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Message(#) Sujet: (laïla&nahya) + mensonges et vérité Jeu 14 Mai - 15:35

Laïla & Nahya
“ mensonges et vérité.”
« Laïla ! Debout ! ». La jeune fille repousse la main qui lui secoue l’épaule, se tourne dans sa couchette en grognant. « Laisse-moi Thaïs … ». Mais la brune ne s’arrête pas et n’hésite pas à la secouer pour l’obliger à ouvrir les yeux. « Laïla arrête tes bêtises ! Y a les enfants qui ont de la fièvre ! ». Laïla se relève tellement vite que les deux jeunes filles se cognent. Grimaçant et frottant leurs fronts endoloris, elles se font face. Thaïs semble triomphante, arbore le visage de celle qui a gagné une bataille, et Laïla semble affolée, de l’inquiétude luisant dans ses yeux encore tout endormis. Bien qu’elles vivaient sous le même toit, les deux adolescentes ne se supportaient pas et étaient en parfait désaccord sur quasiment tous les sujets. Elles ne s’arrêtaient que lorsque Fernando, le militaire qui les avait recueillies, était également présent. Elles ne tenaient pas à ce qu’ils les mettent à la porte, fatigué par leurs disputes incessantes. Alors, lorsqu’il était là, elles s’ignoraient, tout simplement. Le reste du temps, on avait parfois le sentiment de voir deux fauves prêts à s’affronter. « Tous ? ». Thaïs avait touché un point sensible. Laïla passait beaucoup de temps avec les enfants du campement, et les considérait tous comme ses frères et sœurs, si ce n’était comme ses enfants. L’idée qu’ils puissent être malades la rendait folle d’inquiétude. Thaïs hocha la tête, lui donnant -ou plutôt lui lançant- quelques fruits en guise de petit déjeuner. Laïla la remercia d’un geste vague de la main, croqua avidement dans la pomme. Elle plissa les yeux, suspicieuse. « Tu promets que t’es pas en train de me faire une sale blague dans le plus de m’éloigner de Fernando ? ». Thaïs était parfaitement capable de lui tendre un piège quelque part sur l’Ile, pour ensuite déclarer, contrite, que c’était un accident et qu’elle n’avait rien pu faire. Et alors, elle n’aurait plus à partager le militaire avec qui que ce soit. Oui, leur antagonisme allait jusque-là. Excédée, Thaïs promit, l’attrapa par la manche pour l’obliger à se lever. « Bon sang, Laïla, grouille toi un peu ! ». Trébuchant, Laïla dégagea son bras de la poigne de la jeune brune et la dépassa, se dirigeant vers le campement. Au final, les deux courraient presque, bataillant pour être la première arrivée. C’était puéril, c’était stupide, surtout vu la situation, mais cela avait au moins le mérite de les faire se dépêcher. Les adultes étaient tous attroupés autour de la petite infirmerie, une simple hutte un peu plus grande que les autres, qui accueillait plusieurs lits.

Laïla se frayait un passage parmi la foule, jouant des coudes et n’hésitant pas, pour une fois, à coincer sa tunique sous sa ceinture, afin de mettre en évidence les quelques poignards qui ne la quittait pas. Tandis qu’elle s’approchait de l’entrée, elle entendait quelques murmures. « Sauvages ! Retournez dans votre jungle ! ». Elle tourna la tête, croisa le regard de Thaïs. Voyant la main de cette dernière se crisper sur les manches d’un poignard, Laïla lui donna un coup sur les doigts, murmurant : « C’est pas le moment Thaïs ! Tu te battras plus tard ! ». Les deux adolescentes supportaient depuis leur arrivée ces brimades. Pourtant, elles ne venaient pas de la même tribu, et ne s’étaient jamais croisées avant de se rencontrer chez Fernando. Laïla venait de chez les Amazones, Thaïs de chez les Taykars. Les deux tribus n’étaient pas en conflit, mais n’entretenaient que peu de relations. Le hasard avait fait que les deux « filles de la jungle » étaient arrivées en même temps, et vivaient ensemble. Ce hasard avait induit les rescapés en erreur, et ils semblaient penser qu’elles étaient venues ensemble. Un instant, Laïla crut que Thaïs allait protester, voire même reporter sa colère sur elle. Mais elle ne fit que la pousser pour l’inciter à rentrer. Laïla cligne les yeux pour s’habituer à la soudaine obscurité, entend quelques toussotements, quelques gémissements. Comme toujours lorsqu’elle entre dans l’infirmerie, elle ne sait pas trop comment se comporter. Elle ne sait même pas pourquoi Thaïs est venue la chercher, ni ce qu’on attend réellement d’elle. « Tu es bien Laïla ? ». Elle hoche la tête, incapable de prononcer un mot. Les soignants semblent exténués. Ils se regardent, gênés. Apparemment, aucun ne semble décidé à prendre la parole. Derrière elle, Thaïs tapote du pied, impatiente. Un nouveau gémissement semble donner le signe de départ. Un homme se décide finalement à parler, au nom de tous. « Laïla, on sait que tu connais les plantes qui soignent sur l’Ile … ». Il s’arrête, s’attendant sans doute à la voir exploser de colère, comme toujours lorsqu’on ose évoquer ses connaissances amazones. Mais elle se tait, le regard rivé vers un des lits. Son cœur se serre. Pauvre petite Roxanne. « … Et, heu, on ne sait plus trop quoi faire alors … heu … on aimerait bien que tu nous aides, que tu fabriques des remèdes … Enfin, tu vois ? ». Laïla s’oblige à détacher son regard du petit corps frêle de la petite fille. Elle plante ses yeux dans ceux de l’homme. « Ok. ».

***

Laïla balance un coup de pied dans une branche qui traine par là. Elle aurait dû s’en douter. Durant toute la conversation avec les médecins de l’Ile, Thaïs avait laissé sous-entendre qu’elle allait accompagner Laïla, qu’elle allait l’aider, après tout elles étaient les deux seules à connaitre l’Ile comme leur poche. Les adultes l’avaient remercié, l’avait félicité d’être aussi impliquée, puis leur avait décrit les symptômes afin de les aider dans leur quête. Ils les avaient ensuite poussées vers la sortie, déclarant à la foule que les deux jeunes filles allaient revenir avec un remède. Et si Laïla baissait la tête, gênée par tant d’attention, Thaïs levait fièrement la tête, ravie d’être au cœur de l’attention. Elles étaient sorties du village, et Laïla s’était tournée vers Thaïs pour lui demander par où elle voulait commencer. Thaïs lui avait alors ri au visage avant de déclarer « Parce que tu pensais vraiment que j’allais t’aider ? ». Elle avait ensuite tourné les talons, la laissant plantée là, abasourdie et furieuse. Elle avait hurlé, presque implorante « Mais j’vais pas aller seule dans la jungle ! ». Thaïs s’était retourné, arborant un grand sourire mauvais. « Pourquoi, t’as peur ? ». Elles s’étaient défiées du regard, jusqu’à ce que Laïla déclare « J’ai pas peur. » et se mette en marche, sans un regard pour Thaïs, qui rigolait sous cape derrière elle. Laïla attendit d’avoir effectué plusieurs bifurcations et plusieurs détours pour s’arrêter, une fois certaine que Thaïs ne pouvait plus la voir. Malgré ce qu’elle avait fanfaronné, elle était terrifiée à l’idée de mettre les pieds dans la jungle. Elle ne trouvait plus rien de familier ou d’attirant dans ce lieu, et craignait plus que tout de croiser des amazones, ses sœurs qu’elle avait reniées. Elle savait que la chef, furieuse de sa désertion, l’avait bannie, et qu’ainsi chaque amazone avait le devoir de l’abattre si elles la voyaient sur leur territoire. Or, Laïla allait bien être obligée de s’y rendre pour trouver les herbes dont elle avait besoin. Elle aurait bien voulu que Thaïs soit avec elle. Elle ne l’aimait pas, mais était bien obligée de reconnaitre ses talents en tant que tireuse. Alors, furieuse et effrayée, Laïla avançait le plus silencieusement possible, regardant tout autour d’elle telle une bête traquée, s’attendant à chaque instant à voir surgir une amazone de derrière les arbres. Elle préférait encore se retrouver face à une bête sauvage. Là elle avait encore une chance de s’en sortir. Alors que si une guerrière amazone attaquait, Laïla serait incapable de se défendre.

Tout en marchant, Laïla cueillait les plantes dont elle avait besoin. Elle évitait de prendre l’intégralité des plants, pour ne pas que les amazones découvrent que quelqu’un avaient volé leurs herbes présumées secrètes. Elle ne tenait pas à ce qu’elles organisent une vague de représailles contre les rescapés. Alors elle tâchait de rendre sa cueillette la plus discrète possible. Sa petite besace se remplissait petit à petit, mais elle n’avait pas encore la moitié des ingrédients nécessaires. Elle leva la tête, espérant que le soleil allait lui donner une indication sur l’heure. Mais les branches étaient trop touffues, la forêt trop épaisse. Laïla se sentait oppressée, pire, observée. Elle n’était pas seule dans le coin. Elle se redressa, sur ses gardes. Presque instinctivement, elle attrapa un de ses poignards, trouvant dans le contact de la garde un certain réconfort. Elle regardait tout autour d’elle, prête à s’enfuir si besoin. Mais personne ne se cachait derrière un arbre, au contraire. La silhouette avançait sans chercher à se faire discrète, et Laïla poussa un soupir de soulagement. Ce n’était pas une amazone. Ce n’était que Nahya, la prêtresse de la tribu des Taykars. Laïla et elle se connaissait bien, puisque la mage des amazones emmenait souvent la petite fille rencontrer Nahya pour diverses cérémonies, dans le cadre de son apprentissage. Laïla secoua la tête, peu désireuse de renouer avec ces souvenirs. Déjà le doute l’envahissait : Nahya savait-elle ? Était-elle au courant de son déshonneur ? Allait-elle prévenir les amazones de sa présence ? Il n’y avait qu’un moyen de le savoir. Nahya était trop proche pour ne pas l’avoir reconnu. Laïla lui fit un petit signe timide de la main, rangea son poignard au fourreau et fit quelques pas en sa direction. « Salut Nahya … ». Cela faisait tellement longtemps qu’elles ne s’étaient pas parlé que Laïla ne savait pas trop quoi lui dire. Le plus simple était peut-être d’attendre la réaction de la prêtresse …
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Dernière édition par Laïla-Chilali G. Liliana le Dim 24 Mai - 17:19, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: (laïla&nahya) + mensonges et vérité Jeu 14 Mai - 20:03





nahya&laïla
“ mensonges et vérité ”
Le sommeil n’était pas vraiment là. Pas aujourd’hui, la jeune fille croyait que celui-ci l’avait quitté, littéralement. Des pensées venaient et repartaient, des souvenirs, des erreurs et des réflexions. Voilà à quoi se résumait ses nuits les plus troublantes. Son regard bleu restait coincé sur le mur qui était juste à côté d’elle, contre son lit, un mur froid qui lui rappelait qu’elle était bien réveillée et non dans un rêve. Nyx se remettait sur le dos en levant sa main, écartant ses doigts pour les observer. Elle ne savait pas vraiment quoi faire, à part rester ici, à attendre. Atteindre, mais quoi ? Tout d’un coup, son corps lui ordonnait de se lever, faire un tour, prendre de l’air car ici même, elle étouffait et n’attendrais certainement pas que Gravga fasse un signe de vie avant. Chose pensé, chose faite. La belle blonde se levait de son lit pour sortir de ces petites maisonnettes que les Taykars avaient fait, c’était bien sécurisé à vrai dire. Le soleil tapait automatiquement sur son visage, l’aveuglant pendant quelque secondes, le temps que ses grands yeux bleus s’habituent à cette lumière beaucoup trop scintillante. C’était un beau jour et les enfants de la tribu en profitaient déjà pas mal, courant dans tous les sens et jouant, ils aspiraient la joie de vivre. Un petit sourire se formait sur son visage lorsqu’elle regardait les petits enfants jouer et rire aux éclats. Un d’eux avait aperçu Nahya au loin, courant par la suite vers elle tout en courant. Il savait que celle-ci était aussi joueuse et qu’elle adorait les enfants et surtout ceux de sa tribu, c’était des anges et elle comprenait cette joie de vivre, auparavant elle l’avait aussi. Ses longues jambes se pliaient pour être au même niveau que l’enfant qui voulait à priori lui parler. « Ô prêtresse, vous voudriez bien venir jouer avec nous ? » La main droite de Nahya venait ébouriffer les cheveux de cet enfant qui avait l’air si innocent et merveilleux, il avait une petite cicatrice sur son front, signe qu’il avait dû auparavant tomber et s’ouvrir le front. Ses doigts glissaient vers cette cicatrice pour la toucher avant de sourire une nouvelle fois et hocher en doucement son visage. Elle se levait, alors que la petite main blanche du jeune enfant venait attraper la sienne pour la ramener où se trouver plusieurs autres enfants. Tous la saluait avec respect mais ces rires et ces amusements avaient disparus avec l’arrivée de Nahya, et c’était tout bonnement normal, les enfants et même les adultes l’a respectait énormément, mais elle, elle détestait ça, elle voulait tout simplement être une femme normal et jouer normalement avec ces enfants sans pour autant qu’ils aient peur ou voire même honte. Son cœur se serrait un peu plus devant cette réaction un peu attendu alors qu’elle s’asseyait par terre, sur la terre tout en croisant ses jambes. « Alors les enfants, à quoi voulez-vous jouer ? Que diriez-vous de passer uns par uns aux chants rituels, c’est amusant et divertissant non ? » Elle riait doucement, histoire d’être douce face à eux qui étaient honteux et rouge de honte. Le petit enfant qui était venu la chercher était le premier à rire et approuver cette idée, tous les autres le suivaient dans cet élan de joie. Effectivement, ils avaient repris leur naturelle personnalité. Tous s’asseyaient face à elle alors que le premier commençait à chanter avec une de ces voix d’enfant mais des plus douces qu’elle n’avait trouvait magnifique et reposante. Les autres bambins fermaient à leurs tours les yeux pour apprécier cette mélodie des plus mielleuses. Petit à petit, la voix se faisait de plus en plus faible pour finalement s’arrêter, le chant rituel avait pris fin, laissant la jeune blonde ouvrir ses yeux en applaudissant le petit garçon, fier de lui.

Puis les autres passaient uns par uns, leurs voix étaient semblables aux chants d’oiseaux au petit matin. C’était tellement mélodieux et bien chanté que Nahya n’avait qu’autre envie que de les accueillir chaque matin et les faire chanter. C’était bien pour eux ainsi que pour elle, ça lui faisait changer un peu les idées et la faisait décompresser du poids qu’elle portait sur ses épaules. La dernière petite fille qui avait à son tour fini avait l’air d’être la plus jeune de tous et par la même occasion la plus timide, mais tous les autres enfants l’applaudissaient en lui souriant, chose qui l’a faisait sourire aussi. Elle s’appelait Nokomis d’après ce que Nahya avait compris par les autres bambins qui l’appelait pour qu’elle se retourne vers eux et leur annonce qu’elle était heureuse de chanter devant la grande prêtresse. Chose qui faisait sourire la jeune Nyx. La blonde frappait alors des mains pour que tous se relèvent, ainsi qu’elle. « Eh bien, c’est magnifique de vous entendre chanter, j’espère que chaque petits matins je vous reverrai ici pour vous apprendre de nouveaux chants ? » Ils riaient tous en hochant le visage, s’en allant alors en courant vers leur petite maison, certainement pour conter à leur parents ce qu’ils venaient de faire. Nahya secouait son visage en riant avant de se retourner pour sentir l’air frais sur son visage et admirer les arbres et le feuillage qui était vert et tout frais. Il fallait que chaque jour, elle s’en aille dans la grande jungle pour apprécier cette nature un peu plus qu’elle découvrait chaque jour. C’était presque comme un rituel à vrai dire.

Nahya s’en allait pour rejoindre la jungle, prenant quelques précautions avec elle, au cas où une arc. Qui sait ce que l’on pouvait trouver entre cette nature grandiose, et qui sait, elle pourrait même tomber nez à nez avec un de ces pourrisseurs. Elle les haïssait tellement qu’elle serait capable de les abattre sans cœur. Ses jambes l’a menait vers de nouvelles horizons, regardant toujours autour d’elle et touchant un peu de tout pour apprécier d’autant plus cette harmonie qui se dégageait d’ici. Elle cueillait par-ci par-là des plantes médicinales et surtout des feuilles de phytelephas, il lui en fallait pour son anémie, surtout qu’elle en utilise tous les jours avec ses parents, c’était normal qu’elle aille en cueillir presque chaque jours. Un bruit se faisait entendre, un bruit de feuilles sèches qui se faisait écraser par une marche rapide. Le visage de la jeune femme se tournait vers ce bruit, apercevant une silhouette peu intrigante. Elle lui rappelait quelqu’un, mais qui. Le danger n y était pas en tout cas, et c’était tant mieux, elle ne voulait pas rater l’occasion de se promener encore et encore. Nahya s’approchait de celle-ci qui l’avait certainement aperçu aussi, et cette silhouette n’était qu’autre que Laïla. C’était une jeune apprentie prêtresse qui venait souvent accompagnée d’Elishah, elles avaient la même tranche d’âge donc elle s’entendait assez bien. D’ailleurs, elle trouvait que cela faisait longtemps que les deux jeunes filles ne s’étaient pas rencontrées pour des cérémonies à vrai dire. Un sourire s’affichait sur le visage de Nahya alors qu’elle s’approchait toujours un peu plus de Laïla. « Salut Nahya … » Elle n’avait pas l’air d’aller très bien, du moins c’est ce que Nahya pensait. « Oh salut Laïla comment tu vas ? Il y a un moment que je ne t’ai pas vu, qu’est-ce que tu deviens ? » Effectivement, je l’a regardais de haut en bas pour me rappeler à quel point il y avait un moment que je ne l’avais pas vu dans les horizons, et puis d’ailleurs il fallait que je revois Elishah pour quelques cérémonies.

(c) fiche:WILD BIRD + mots : 1260

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Message(#) Sujet: Re: (laïla&nahya) + mensonges et vérité Dim 24 Mai - 17:18

Laïla & Nahya
“ mensonges et vérité.”
Laïla jouait nerveusement avec une mèche de ses cheveux tout en marchant. Elle ne pouvait s’empêcher de sursauter au moindre bruit, et avait failli mourir d’une crise cardiaque lorsqu’un oiseau prit son envol devant ses yeux. Elle était sur le qui-vive, et regrettait amèrement d’avoir accepté cette mission sans négocier quelque clause à ce contrat … Genre, elle aurait pu demander à être accompagnée, si possible par un militaire, puisque Thaïs l’avait lâchement abandonnée. Mais elle n’avait pas eu le réflexe, trop préoccupée par l’état des enfants pour s’inquiéter de son propre sort. Mais maintenant qu’elle se retrouvait dans cette jungle devenue hostile, elle s’auto-traitait d’imbécile, de naïve et d’arrogante. Elle marmonnait tout en avançant, furieuse et honteuse. « Fernando t’avait pourtant dit de pas accepter tout ce qu’on te propose … ‘spèce d’idiote … ». Si elle n’avait pas peur de faire du bruit et de trahir sa présence, elle aurait bien donné quelques coups de pieds dans toutes les pierres qui passaient devant elle. Cela n’aurait rien changé à sa situation, mais lui aurait permis d’évacuer sa colère. Alors, puisqu’elle ne pouvait extérioriser sa fureur, la jeune fille s’en prenait à ses pauvres cheveux, qui n’avaient rien demandé. Elle était bonne pour des heures et des heures de démêlage, mais s’en moquait complétement. Régulièrement, elle s’arrêtait, s’accroupissait, arrachait quelques plants qu’elle fourrait dans sa besace, se redressait et reprenait son trajet. On pouvait l’entendre marmonner quelques vertus de ces plantes, tentant de se rappeler tout ce qu’elle avait appris à leur sujet. Elle était la première étonnée de constater que, malgré ses efforts pour effacer de sa mémoire tout ce qu’elle avait vécu avant de rejoindre les rescapés, il ne lui était pas bien difficile de se remémorer les recommandations d’Elishah. Elle regardait avec satisfaction sa sacoche se remplir peu à peu, au fur et à mesure que sa cueillette avançait.

Cependant, elle fût bientôt contrainte de cesser cette saine et utile occupation. Après un bruit qui la fit sursauter de frayeur, la silhouette de Nahya, grande prêtresse de la tribu voisine et amie de la jeune fille, apparu au loin. Laïla espérait de tout son cœur que les amazones n’avaient pas mis les Taykars au courant de son bannissement. Sinon, les rescapés pouvaient dire adieu à leurs remèdes, et à Laïla par la même occasion. Il était de toute façon trop tard pour tenter de se cacher ou pour s’éloigner. Alors, craignant de se jeter droit dans la gueule du loup, elle fit quelques pas en direction de son amie et la salua. « Oh salut Laïla comment tu vas ? Il y a un moment que je ne t’ai pas vu, qu’est-ce que tu deviens ? ». La jeune fille se retint de ne pas soupirer de soulagement. Nahya semblait n’être au courant de rien. Et Laïla n’avait nullement l’intention de lui révéler. Cela allait lui couter de faire semblant d’être encore au sein du Clan, mais cela lui permettait de se déplacer dans le territoire des deux tribus en toute impunité. C’était là l’avantage des prêtresses et de leurs apprenties : elles étaient libres comme l’air. Alors Laïla décide de cacher la vérité à son amie, alors elle se dit que c’est mieux ainsi. « Je vais bien … et toi ? ». Elle préférait ne pas s’étendre sur le sujet, sinon elle risquait de se trahir. Elle cherchait activement une raison valable à une absence aussi prolongée. « Oh, bah je suis toujours l’apprentie d’Elishah … Mais j’étais malade … Rien de grave, hein, mais Elishah préférait que je reste au campement. ». Une chance que Nahya ne venait pas souvent chez les amazones. En général, elles se retrouvaient toutes les trois sur les rives du fleuve. Laïlynn n’aimait pas qu’on conduise des étrangers, même amis, au campement. Pour une fois, les mesures prises par la chef des amazones arrangeaient la jeune fugitive. Elle serra les poings en songeant à son ainée, qui l’avait chassé du Clan sans avoir cherché à comprendre les motivations de son départ.

« Sinon, comment va la tribu ? Tout le monde est en bonne santé ? ». Moyen détourné de savoir si, par hasard, la maladie dont souffraient les enfants ne venait pas de la jungle. Théoriquement, ils avaient l’interdiction de s’en approcher, mais Laïla les connaissait suffisamment pour savoir qu’ils se moquaient des restrictions comme de leur premier collier de coquillages. De plus, elle préférait orienter la conversation sur un sujet moins brulant que sa propre personne … et surtout de son absence. Laïla n’était pas très à l’aise pour les mensonges, elle finissait toujours par s’embrouiller dans ses histoires. Alors, elle préférait en dire le moins possible, cela était plus prudent. Elle désigna l’arc de son amie. « Tu allais chasser ? ». Laïla n’avait jamais été douée avec un arc, aussi ne participait-elle que rarement aux parties de chasse des amazones. Cela faisait de toute façon des années qu’elle ne mangeait plus de viande, refusant de faire souffrir un animal pour sa propre satisfaction. La plupart des rescapés l’avaient d’ailleurs beaucoup raillé à ce sujet, à son arrivée, mais ils avaient vite compris qu’il était préférable de ne pas chercher la jeune fille, qui était alors sur les nerfs. Les premières semaines avaient été riches en bagarres, et Laïla en gardait encore quelques cicatrices ci et là. Ce n’était que suite à la menace de Fernando de la mettre dehors si elle ne se calmait pas que Laïla avait commencé à ne plus réagir aux provocations. Même si, de temps en temps, il lui arrivait encore de se laisser emporter. Nul n’était parfait, et l’un des gros défauts de Laïla était son impulsivité. Elle s’obligea à revenir à l’instant présent.
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Message(#) Sujet: Re: (laïla&nahya) + mensonges et vérité

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