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Message(#) Sujet: It’s how we find each other again (Laïla et Mina) Mer 1 Juil - 13:33


It's how we find each other again
Mina et Laïla

Mina se leva assez tôt, elle n’avait pas très bien dormi. En fait, cela fessait quelque nuit qu’elle ne dormait pas bien, la plus jeune des amazones lui manquait, elle manquait à tout le monde d’ailleurs. Ne plus entendre ses éclats de rire, ses protestations quand elle n’était pas contente ou qu’on essayait de lui coiffer les cheveux, ne plus réparer ses bêtises. Après l’enlèvement de Laïla par les militaires les deux jeunes femmes se sont beaucoup rapprochées, du moins Mina avait compris que je n’ai pas en brusquant la jeune fille qu’on arriverait à lui soutirer des informations sur les militaires. Elle n’était désormais plus une petite fille mais une adolescente, même une jeune femme.
Alors Mina emmenait Laïla en balade, le matin quand le reste des amazones dormait encore, elle lui montrait les beautés cachées de l’Ile, les sources secrètes, les plantes aux fleurs de toutes les couleurs, les animaux. Et alors elles marchaient sur la plage, dans la forêt, toujours en silence. Ce silence c’était leur pacte, quand les autres amazones et surtout Laïlynn la harcelait de questions, Mina elle ne la brusquait, cela ne servirait à rien de toute façon.
Mina était allée parler avec leur chef, c’était sa meilleure amie, sa conseillère, elle pouvait se le permettre. Mais l’une comme l’autre ne semblait pas prête à la discussion ce qui attristait beaucoup Mina. La plus jeune des amazones avait toujours été libre et indépendante, l’arrivée des rescapés n’avait fait qu’accentuer le processus, tout ce que Mina espérait c’est qu’elle vivait bien et qu’elle n’était pas seule. Laïla est jeune encore.
Aujourd’hui, tout était différent, leur petite protégée était partie, rejoindre les rescapés, elle vivait avec eux maintenant et les Amazones ne pouvaient s’empêcher de s’en vouloir, c’était la première fois qu’une amazone quittait le camp de son propre chef
Mina ne savait pas trop ce que devenait sa petite sœur, comment se débrouille-t-elle pour dormir ? Les rescapés sont-ils gentils avec une ancienne amazone ? A-t-elle assez à manger ? Tant de questions qui restaient sans réponses et qui perturbaient Mina, elle qui était la plus calme du clan. Pour ce changer les idées, elle décida de partir faire un petit tour dans la forêt même si aujourd’hui ce n’était pas un jour de grand soleil. Elle quitta le campement et se dirigea dans la forêt.
Après quelques minutes de marche, elle décida de faire un détour par le camp des rescapés pour essayer d’apercevoir Laïla, et puis c’était son nouveau rôle au sein des Amazones. De par sa discrétion, Mina pouvait espionner les rescapés et ainsi les Amazones étaient au courant de ce qu’il se passait sur l’ile. Elle marcha et se rapprocha d’un premier camp. Quelques rescapés s’affairaient à diverses occupations, mais pas de Laïla en vue. Un sentiment étrange monta, elle savait qu’elle ne serait pas tranquille tant qu’elle n’apercevrait pas de ses propres yeux la jeune amazone. Elle se dirigea alors vers un autre camp, vers la mer. Elle se rapprocha encore plus mail là encore pas de Laïla. Mina se posa un instant sur un rocher, pour réfléchir. Connaissant la jeune fille, elle était sûrement partie en vadrouille quelque part sur l’île, surement à l’opposé du camp des Amazones.
En reprenant ça marche, Mina fit un long détour vers des coins plus isolés de l’île, de toute façon elle n’avait rien de spécial à faire au camp aujourd’hui, elle pourra même se détendre à la cascade qui se trouve plus loin. En arrivant, vu qu’il n’y avait personne Mina se jeta dans l’eau. L’eau froide lui fit du bien, elle pouvait enfin se détendre. Elle nagea un peu avant de sortir. Mina remercia Leplynnia pour ce bain avant de se remettre en marche, Laïlynn allait finir par s’inquiéter sinon.
L’eau froide l’ayant soulagé elle se remit en route plus sereinement.
Un bruit soudain la fit arrêter, il lui semble entendre un son étouffé. Elle se cacha derrière un buisson à quelques mètres de l’entrée des marécages tout en retenant sa respiration. Etrange, cet endroit est trop éloigné pour qu’un rescapé s’y aventure seul. Elle sortit avec sa discrétion que lui avait apprise une vie sur cette île, elle se rapprocha le plus doucement possible…

-Laïla ?

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Message(#) Sujet: Re: It’s how we find each other again (Laïla et Mina) Mer 22 Juil - 22:44

“it’s how we find each other again”


mina & laïla-chilali
C’était une nuit comme les autres sur l’Ile. Les étoiles brillaient de mille feux dans le ciel, en compagnie de la lune. Les astres nocturnes se reflétaient sur l’océan, et la danse des flux et des reflux des vagues offrait à qui voulait bien le voir un spectacle féerique. Les stridulations des criquets côtoyaient les hululements des chouettes, et les rossignols de nuit faisaient leurs vocalises avant d’entonner leur chant. Chacun s’était replié dans son logement, et on entendait ci et là quelques ronflements révélateurs. Les braises des feux de camps s’éteignaient progressivement, tandis que le vent chassait les effluves de la journée passée pour laisser place aux odeurs du jour qui arrivait. Malgré ce calme, malgré cette douce quiétude qui embrumait l’esprit des habitants de l’Ile, Laïla ne dormait pas. Assise en tailleur sur un tronc tombé à terre, le menton posé sur sa main, la jeune rousse soupirait en observant l’horizon. De sa main libre, elle dessinait distraitement sur le sable humide, tandis que ses yeux gonflés de sommeil se remplissaient de larmes. Laïla ne regrettait pas son choix, elle savait qu’elle avait bien fait de rejoindre les rescapés, de ne pas rester planquée au fond de la jungle avec les amazones, mais pourtant parfois elle se laissait aller à la lassitude. Les rescapés avaient beau l’avoir accueillie les bras ouverts, elle ne se sentait toujours pas à sa place au sein du groupe. Sa vie était bien trop différente de la leur, et elle avait parfois le sentiment d’être une note dissonante dans l’harmonie de leur quotidien. Le soir, quand ils se réunissaient pour le repas, beaucoup parlaient entre eux du continent, de leur famille, de ce qu’ils avaient perdus. Et Laïla se sentait exclu, ne comprenant pas toujours ce qu’ils racontaient, n’osant pas demander de précisions, et n’ayant rien à raconter de bien intéressant. Elle avait bien vite compris que, si la plupart des rescapés acceptaient sans difficulté son passé d’amazones, rares étaient ceux qui étaient prêts à l’écouter évoquer ce mode de vie. Ils avaient des idées toutes faites qu’ils ne voulaient pas voir démenties. Alors la jeune fille se taisait, baissait la tête et se concentrait sur son repas. Puis elle s’éloignait et retournait rapidement à la petite cabane qu’elle partageait avec Thaïs et Fernando. Là, elle allait se coucher dans l’espoir vain de trouver le sommeil. Mais toujours les cauchemars l’a rattrapaient et, réveillée en sursaut, elle ne parvenait plus à fermer l’œil de la nuit. Alors bien souvent, elle sortait discrètement du logement de fortune et partait vagabonder sur l’Ile endormie, marchant jusqu’à ce que l’épuisement la fasse s’endormir sur place. Au petit matin, elle se hâtait de rejoindre le campement et se glissait dans son lit, pour ne pas inquiéter ses compagnons. Quelques minutes plus tard, tandis qu’elle s’efforçait de donner l’illusion du sommeil, Thaïs venait la secouer sans ménagement en lui hurlant de bouger un peu ses viandes et de venir l’aider à préparer le petit déjeuner avec les autres préposés aux repas.

Ce matin-là ne fit pas exception à la règle. Elle était rentrée dès que les étoiles avaient commencé à perdre de leur éclat, après être passé au puit d’eau douce pour effacer toute trace de chagrin sur son visage, et la jeune brune l’avait réveillée brutalement avant de claquer la porte. Laïla s’était alors empressée de la suivre, écoutant sans broncher ses récriminations, et les deux jeunes filles avaient rejoint le petit groupe chargé de préparer le petit déjeuner. Elle avait nettoyé des dizaines et des dizaines de fruits, avait broyé des centaines et des centaines de graines, avait percé quelques noix de coco dont on versait le lait dans des seaux de fortune. Puis elle s’était octroyée le droit de grignoter un petit peu, avant d’aller rejoindre les meneurs qui lui avait demandé d’aller espionner les hostiles. « Ils sont bien trop tranquilles pour être honnêtes. ». Tous les survivants présents avaient hoché la tête, et Laïla s’était alors mis en route sans tarder, prenant juste le temps de remplir sa petite besace de quelques fruits pour la journée. Rejoindre le campement des hostiles n’avait rien de compliqué, même si elle préférait emprunter des chemins peu fréquentés pour ne pas se faire remarquer. Lorsque les cavernes qui servaient de logis aux hostiles entrèrent dans son champ de vision, elle se fit toute petite, cherchant un endroit où se cacher. Elle jeta son dévolu sur un grand buisson d’aubépine, suffisamment éloigné pour qu’on ne la voit pas, mais suffisamment proche pour qu’elle puisse observer tranquillement. Ici aussi, la vie reprenait son cours, et quelques enfants sortirent en hurlant des grottes. Aussitôt, quelques adultes mécontents leur crièrent de se taire, et les gamins gloussèrent. Laïla adorait les enfants, et se demandait comment ceux-ci parvenaient à rester aussi insouciants malgré les crimes commis par les adultes qui les éduquaient. Elle s’obligea à se concentrer sur les adultes, laissant de côté les jeux des enfants. De loin, on aurait pu les prendre pour des survivants comme d’autres, puis on remarquait les poignards ou les armes à feu qui pendaient à leur ceinture, puis on remarquait leurs yeux remplis de haine et de folie. Laïla frissonna tandis que le vieil Hardy, si vouté et ridé qu’il ne ressemblait même plus à un homme, sortait de sa demeure. Sans un regard pour les autres, il se servit dans ce qui semblait être leur réserve, jetant loin derrière lui ce qui ne lui plaisait pas. Personne ne lui prêta attention. Les quelques hostiles réveillés s’étaient rassemblés en cercle et discutaient, jetant des regards autour d’eux. Discrètement, la jeune amazone sortie de sa cachette et se rapprocha du petit conciliabule pour entendre ce qui s’échangeait. Elle ne comprenait que des bribes de la conversation. « Explosifs …. campement …. rescapés …. soir. ». Elle n’en écouta pas plus. Les meneurs ne s’étaient pas trompés, les hostiles mijotaient bien un mauvais coup. L’important était maintenant de trouver une parade pour les empêcher d’agir.

Laïla s’éloigna discrètement, sans tenir compte de la direction qu’elle prenait. Elle voulait mettre suffisamment de distance entre elle et le village hostile pour ne pas risquer d’être découverte. Elle préférait rentrer dix minutes plus tard et transmettre son message que de foncer sans réfléchir et se faire chopper. Une fois qu’elle fut certaine d’être suffisamment éloignée, elle s’arrêta pour prendre le temps de s’orienter. Elle avoir trois possibilités, dont une qu’elle écarta aussitôt car cela l’obligerait à passer par la jungle. Elle mit plus de temps avant de se décider pour l’une ou l’autre des deux solutions restantes. L’une avait l’avantage d’être sûre, mais le désavantage d’être longue, alors que l’autre était plus directe mais plus difficile. Elle finit cependant par choisir de passer par les marécages, ce qui lui fera gagner un temps considérable. Il lui suffisait de faire attention à où elle mettait les pieds. Avançant rapidement, sans tenir compte des paysages qu’elle traversait ni des animaux qu’elle dérangeait, Laïla essayait de réfléchir à ce qu’ils allaient bien pouvoir faire pour contrer les plans des hostiles. S’ils souhaitaient installer des explosifs - où diable avaient-ils trouvé des explosifs sur cette Ile ? - à proximité du campement, le plus simple était peut-être tout simplement de l’évacuer. Mais cela signifierait abandonner des tas de denrées alimentaires ainsi que les matériaux des cabanes. Mais que pouvaient-ils faire d’autre ? Laïla se torturait l’esprit tant et bien qu’elle oublia l’une des choses les plus élémentaires quand on se promène seule sur une Ile déserte : regarder autour d’elle. Ce ne fut que lorsque deux crochets se plantèrent dans sa cheville et qu’un liquide brulant se propagea des glandes du serpent à son organisme qu’elle reprit contact avec la réalité. Elle gémit et balança le reptile quelques mètres plus loin. L’animal, désorienté, s’éloigna tandis qu’elle se laissa glisser au sol. Elle avait le sentiment que sa cheville irradiait de douleur par intermittence, et se rendit compte avec horreur qu’elle n’avait absolument plus aucune idée de ce qu’elle était censée utiliser comme plante. Et même si cela était le cas, elle n’avait plus aucune herbe médicinale dans sa besace. Rentrer en claudiquant lui semblait impossible et elle aurait beau hurler à s’en arracher la gorge, personne ne pouvait l’entendre. Elle hésitait encore entre chercher une solution et se laisser aller au désespoir lorsqu’une voix se fit entendre. « Laïla ? ». Toujours assise par terre, tout son corps crispé par la douleur, la jeune fille se retourna, incertaine. « Mi … Mina ? ». C’était tellement improbable, tellement étrange de voir Mina en ce lieu pile au moment où elle avait besoin d’aide, que Laïla ne put s’empêcher d’éclater en sanglot, comme quand elle était enfant et qu’elle s’était fait mal. « Oh Mina, mais qu’est-ce que tu fais là ? ». Ce matin encore, elle aurait juré qu’elle ne dirait plus un seul mot à une amazone. Mais elle avait tellement mal qu’elle n’en avait absolument rien à faire.

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Message(#) Sujet: Re: It’s how we find each other again (Laïla et Mina) Sam 25 Juil - 20:55



It's how we find each other again

Laïla & Mina

-Laïla? demanda Mina, à la fois étonnée et intriguée de la trouver ici dans ce marécage perdu, loin de tout. La prenant par surprise, Laïla éclata en sanglot, en lui demandant ce qu'elle fessait là et ce n'est qu'à ce moment là que Mina vit qu'il y avait un problème avec la jeune fille, enfin devrait-elle dire la jeune femme.
Laïla était assise par terre, se tenant la cheville, Mina se précipita à ses côtés et s'accroupie face à elle. Elle ne lui posa pas plus de question, pour l'instant ce qui importait était de soulager la douleur de la jeune femme. C'était une morsure de serpent. Mina soupira.

"Aurais-tu déjà oublié quelle plante on utilise contre une morsure de serpent? " dit-elle en regardant en la regardant.

Elle lui fit tout de même un petit sourire afin de lui montrer qu'elle ne lui en tenait pas rigueur et qu'elle ne la jugeait pas. Mina et Laïla s'était beaucoup rapprochée depuis son enlèvement par les militaires et son changement de comportement. Certaines de ses sœurs n'avaient pas compris, s'étaient énervées mais Mina, elle, dans un certain sens la comprenait. Laïla avait toujours été vu comme la petite chose à protéger surtout depuis l'arrivée des différents rescapés. Elle avait essayé de comprendre l'amazone mais sans parole juste en l'emmenant se balader, lui faire redécouvrir les beautés de l'île. Mais cela n'avait pas suffit et au fur et à mesure que les jours passaient Laïla s'éloignaient des amazones, pas physiquement au début mais mentalement, pensant à toutes les choses qui pouvaient exister en dehors du campement, le seul endroit qu'elle avait toujours connu.
Et puis un jour Laïla était partie, elle avait décidé d'aller rejoindre les rescapés, Mine se souvenait de la colère de Laïlynn, de la tristesse des autres amazones. Ce n'était pas la première fois qu'une de leur quittait le campement mais celle-là était un choc pour toutes: Laïla, leur petite sœur chérie, la benjamine avait décidé de les quitter. Rien n'avait pu lui faire changer d'avis.
L'ambiance avait été terrible sur le campement, elle l'était toujours d'ailleurs, tout leur rappelait Laïla, on n'entendit plus ses éclats de rire, ni ses petits grognements quant on essayait de la coiffer.

Mina sortit alors de son petit sac une des plantes qui servait à guérir les morsures de serpent, elle la frotta doucement dans ses mains, n'ayant pas d'eau sous la main, celle du marécage était surement la plus sale de toute l'île, elle l'appliqua ensuite doucement sur la cheville de celle qu'elle considérait encore comme sa sœur. Après tout elle était venue pour la voir, mais elle ne s'attendait pas à ce que ce soit dans ses conditions.
Elle sourit à la jeune femme,

"Voilà, il ne reste plus qu'à attendre que la plante face son effet", dit-elle avec un sourire.

A vrai dire elle ne savait pas enfin plus très bien quoi lui dire, lui demander comment elle allait? Était-elle bien avec les rescapés? Avait-elle trouver des personnes de confiance, qui pouvait la protéger en cas de problème? Tant de question qu'elle avait envie de lui poser mais qui elle le savait si elle ne voulait pas la braquer devraient rester en suspens. Mais elle ne savait pas pas où commencer après tout elle ne voulait plus de contact avec ses anciennes sœurs.
Le silence néanmoins ne les gênait pas pour le moment, elle avait pris cette habitude de ne pas parler lors de leurs escapades dans la forêt, et puis Laïla devait également avoir des questions pour elle, d'ailleurs elle n'avait toujours pas répondu à sa question. Comment lui dire qu'elle était là pour elle, qu'elle la cherchait depuis quelque temps déjà et qu'elle était morte d'inquiétude à la seule idée qu'il lui soit arrivée quelque chose. Aucune amazone ne s'en remettrait.
Plusieurs minutes s'écoulèrent, de longues minutes, Mina se releva et regarda sa cheville, déjà la plante fessait ses premiers effets, Mina lui adressa un sourir encourageant.

Comment te sens-tu? lui demanda-t-elle.
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Message(#) Sujet: Re: It’s how we find each other again (Laïla et Mina) Dim 26 Juil - 20:20

“it’s how we find each other again”


mina & laïla-chilali
Au fur et à mesure que le poison se propageait, la douleur s’étendait, et Laïla n’avait plus aucune idée de ce qu’elle était censée faire. À force de vouloir échapper au passé, on en oubliait même jusqu’aux choses les plus utiles et les plus importantes. Alors la jeune fille serrait les dents, et tentait d’empêcher ses larmes de couler. Alors elle se demandait comment elle allait faire pour rejoindre le campement pour aller trouver les médecins des rescapés. Elle aurait pu rester ainsi longtemps, à tergiverser avec difficulté, le cerveau embrumé par la douleur. Ce fut l’arrivée inattendue et impromptue de Mina qui rompit cette réflexion, et la surprise qu’elle ressentie alors déclenché ce que la douleur seule n’avait pas parvenu à faire : Laïla éclata en sanglot. Elle demanda à Mina ce qu’elle faisait ici, parce que c’était la seule chose qui lui venait à l’esprit, parce qu’elle n’avait pas vraiment envie de lui demander de l’aide, et parce que de toute façon Mina voyait parfaitement bien le problème sans qu’elle ait besoin de lui dire. Mais Mina ne répondit pas, elle s’accroupit à côté d’elle, et Laïla dû se retenir pour ne pas se blottir dans ses bras comme une enfant. « Aurais-tu déjà oublié quelle plante on utilise contre une morsure de serpent ? ». Mina avait beau lui sourire, Laïla se dit que cela devait l’attrister, de voir sa petite sœur avoir oublié tout ce qu’elle lui avait appris. Laïla aurait voulu la consoler, lui dire que ce n’était pas de sa faute, mais elle ne savait pas comment expliquer ce qu’elle ressentait, alors elle préféra se taire. Elle se contenta de hocher doucement la tête en murmurant : « De toute façon, même si je m’en souvenais, ma besace est vide … ». Parce qu’elle avait balancé du haut de la falaise toutes sa réserve d’herbes médicinales, parce que les rescapés normaux ne s’encombraient pas de feuilles ni de racines étranges et qu’elle ne voulait pas être trop différente des autres. Mais si elle disait ça, elle savait qu’elle allait attrister encore plus Mina, la seule qui était restée gentille avec elle malgré ses sautes d’humeur. Elle ne voulait pas la rendre triste. Alors elle préférait faire croire que c’était juste une pénurie, qu’elle n’avait pas pris le temps d’aller en cueillir de nouvelles, ou bien qu’elle n’en avait pas trouvé, même si elle se doutait que Mina n’était pas dupe. « Et puis les rescapés ils ont leurs propres médecins … donc pas besoin de se trimballer avec des tas de plantes partout, ils ont ce qu’il faut à l’infirmerie … ». Encore fallait-il pouvoir s’y rendre.

Finalement, Mina se résolut à chercher dans son propre sac, à sortir ses propres herbes, et plutôt que de lui tendre pour qu’elle le fasse elle-même, elle prépara les plantes avant de les appliquer sur sa cheville. Laïla sursauta, car cela piquait, mais elle savait qu’après, ça irait mieux. Et même si elle cherchait à se persuader que les amazones lui avaient toujours menti, elle ne pouvait pas nier les bienfaits des plantes. Elle serra un peu les dents et s’obligea à ne pas enlever les herbes avant qu’elles n’aient fait effet. Elle rendit timidement son sourire à Mina. « Voilà, il ne reste plus qu'à attendre que la plante face son effet. ». Elle hocha la tête, parce qu’il n’y avait pas grand-chose à répondre. Elle avait envie de redemander à Mina pourquoi elle se promenait dans ce coin-là de l’Ile, si éloigné de la jungle, où les amazones ne venaient que rarement. Elle avait envie de savoir par quel hasard elles s’étaient retrouvées face à face alors que Laïla faisait tout pour ne pas croiser une de ses sœurs amazones. Mais elle craignait que Mina pense qu’elle n’avait pas envie de la voir, de lui parler. Et bizarrement, alors qu’elle s’obstinait à répéter qu’elle ne voulait plus jamais parler à aucune amazone, elle n’avait pas envie que Mina parte. Elle n’avait pas envie de se retrouver seule dans ce marécage si inquiétant. Elle n’avait pas envie de se retrouver seule avec ce terrible message, cette terrible nouvelle qu’elle était censée apporté au plus vite au campement. Elle surveillait du coin de l’œil de ciel, exhortant le soleil à ne pas se coucher tout de suite, pour avoir le temps de prévenir ses camarades de l’attaque prochaine des hostiles. Finalement, au bout de quelques minutes, Mina lui demanda : « Comment te sens-tu ? ». Elle tâcha de calmer des larmes, d’apaiser sa respiration. D’une voix encore tremblante, elle répondit : « Ca va un peu mieux … ». Elle avait encore mal, mais ce n’était plus insupportable. Elle pourrait presque se lever et claudiquer le plus rapidement possible jusqu’au campement, mais elle savait que ce n’était pas encore le moment. Qu’il fallait attendre que la plante termine de calmer le feu de la douleur. Alors pour passer le temps, pour briser ce silence étouffant, Laïla questionna timidement et poliment : « Tout le monde va bien chez les amazones ? ». Elle aurait pu demander si tout allait bien chez elles. Mais pour l’instant, le camp des amazones n’était plus son chez elle. Alors elle parlait des amazones comme si elle n’en n’était pas une.

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Message(#) Sujet: Re: It’s how we find each other again (Laïla et Mina) Mar 28 Juil - 13:59



It's how we find each other again

Laïla & Mina

La plante commençait à faire ses effets, Mina voyait bien que la Laïla essayait tant bien que mal de se calmer, mais elle était presque certaine que ce n'était pas seulement la douleur qui la mettait dans cet état, peut-être étais-ce le fait qu'elle soit là alors qu'elle ne voulait plus aucun contact avec ses anciennes sœurs.
Aucune amazone n'avait de besace vide, toujours avoir de quoi se soigner, toutes les amazones le savaient, Mina ne répondit pas, ne préférant pas se lancer dans ce sujet épineux. Mina avait toujours cru que rien ne pouvait dépasser le pouvoir des plantes mais les rescapés s'en sortait toujours sans les plantes. Encore une choses à laquelle les amazones ne pouvaient donner de réponse.
Les minutes passaient, mais le silence se transformait en malaise, Mina pouvait le sentir, toutes ces questions que toutes les deux devaient avoir pour l'autre. Que fais-tu ici? D'ailleurs que fessait la jeune fille dans ce marécage, même les rescapés n'y mettaient jamais les pieds de peur de rester coincé dans les sables mouvants ou bien de tomber sur une quelconque bête sans aide à proximité.
Finalement, ce fut Laïla qui rompit le silence; « Tout le monde va bien chez les amazones ? ». Mina regarda la jeune fille s'attendant à tout sauf à cette question. En apparence oui, tout le monde allait bien, pas de maladie, pas de pénurie de nourriture, pas d'attaques avec les militaires oui, on pouvait dire que tout le monde allait bien, que la vie continuait son cours sur le camp des amazones. Mais malheureusement, ce n'était qu'une apparence, enfin pour Mina, car certes il y avait eu le départ d'Estellà et d'Aïdena qui avait secoué le camp mais le départ de Laïla sonnait différemment. Mina étant très proche de Laïlynn savait que cela l'affectait énormément même si elle essayait de ne pas trop le montrer.
Mina voulait lui dire que tout allait bien qu'elle n'avait pas à s'en faire, mais ce n'était pas la vérité.

-Oui, commença-t-elle, tout le monde va bien. Elle s'arrêta un moment ne sachant pas très bien quoi dire d'autres. "Mais....tu sais ce n'est plus pareil sans toi" se lança-t-elle finalement. De toute façon, Laïla devait surement s'en douter, elle qui les fessaient toujours rire.
Mina eu un petit rire nerveux, elle voulait profiter de cet instant de retrouvailles avec sa jeune sœur, car quoiqu'il se passe elle resteraient toujours sa sœur. Mina ne pouvait pas faire de croix sur tout ce qu'elles avaient vécues. Elle n'avait pas envie de voir Laïla repartir et de ne pas savoir quant elle se reverrait, dans longtemps surement.

"Tu nous manque tu sais...à toutes", ajouta-t-elle finalement, elle savait que la jeune femme comprendrait le sous-entendue, du moins l’espérait-elle: mais elle ne voulait pas aborder le sujet de leur chef, c'était avec elle que Laïla avait eu des longues et interminables discussions qui la plupart du temps finissaient en disputes.

"Et toi, tout ce passe bien?" finit-elle par lui demander. Si certains rescapés ne devaient pas être gênés par sa présence, d'autres pouvaient ne pas comprendre le fait qu'elle ait quittée les amazones et tout les rescapés ne sont pas gentils. Mais Mina ne pouvait s'empêcher d'être attiré par eux, de vouloir en savoir plus sur eux, leur mode de vie et le monde d'où ils viennent, qui doit être si différent de l'île, Elle n'arrivait pas à s'imaginer leur monde, comment le pourrait-elle, elle qui ne se souvient même pas de ce qu'est une voiture ou bien internet. Mais elle aimait ce poster sur un rocher et regarder vers l'océan et penser à toutes les vies qu'il y avait là-bas.
Il était normale qu'elle s'inquiète pour sa jeune sœur face à l'inconnu.
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Message(#) Sujet: Re: It’s how we find each other again (Laïla et Mina) Lun 2 Nov - 21:50

“it’s how we find each other again”


mina & laïla-chilali
Le temps, implacable et inébranlable, continuait son chemin, tandis que Laïla, infortunée messagère, s’arrêtait au bord du sien. Les minutes narguaient la jeune fille, précédées par leurs filles les secondes, qui pulsaient au rythme des battements de son cœur. L’amazone déchue était trahie par la nature, celle-là même qui fut sa meilleure amie durant les premières années de sa vie. L’Ile se vengeait de celle qui l’avait reniée, la laissant abattue et blessée. Et Laïla paniquait, s’affolait toujours plus, alors même que la plante appliquée par Mina commençait à faire sentir ses effets. Le silence devenait pesant, chargé de non-dits et de paroles refoulées. Laïla avait peur du silence, peur de ce qu’il racontait à son insu. Alors elle le brisa, sans état d’âme, sans une seule pensée pour ces étincelles de calme que ses paroles tuèrent. Elle posa la première question qui lui passa par la tête, espérant que Mina allait y répondre, combler ce vide de mots qui flottaient autour d’elles. « Oui, tout le monde va bien. ». Puis plus rien. Laïla prit peur. Mina allait-elle la laisser se noyer dans ce vide inquiétant ? Elle s’apprêtait déjà à reprendre la parole, pour proférer une quelconque absurdité sur le temps qu’il faisait, mais Mina continuait, à son grand soulagement. « Mais ... tu sais ce n'est plus pareil sans toi. ». Ces quelques mots suffirent à plonger Laïla dans un mutisme inquiétant, petite perle nacrée se réfugiant dans sa coquille, petite huitre aux sourcils froncés qui refusait l’amour de sa famille. Un petit rire nerveux. Mina semblait elle aussi atteinte par la lourdeur du silence, mais Laïla ne se sentait pas prête à l’aider. Pas alors qu’elle la plongeait dans ce tourbillon glacé de souvenirs et de rires, qui l’attaquaient sans qu’elle ne puisse les retenir. « Tu nous manque tu sais ... à toutes. ». Rire cynique, rire sarcastique. Laïla ne put s’en empêcher. Toutes, vraiment ? Mina y croyait-elle vraiment ? Poings serrés, visage fermé, Laïla avait envie de crier. Elle ne devait pas manquer à Laïlynn, bien au contraire, celle-ci devait être bien contente de s’être débarrassé du fardeau représenté par Laïla. Mais Mina n’y était pour rien dans le comportement de leur chef, et Mina semblait tellement triste. Et Laïla lisait dans les yeux de sa sœur une souffrance identique à la sienne.

« Et toi, tout ce passe bien ? ». Laïla répondit bien trop vite, bien trop fort, pour être honnête. « Oui, bien sûr. Tout va très bien. ». Mais c’était faux, tellement faux, que si elle s’appelait Pinocchio son nez serait plus grand qu’un bateau. Tout n’allait pas très bien, à commencer par cette situation, mais elle ne pouvait pas répondre cela, elle ne voulait pas inquiéter Mina. Sinon celle-ci ne la laissera pas repartir, elle fera tout pour la rapatrier chez les amazones, et ça Laïla ne le voulait pas. Elle venait de gouter à la liberté, et elle ne laisserait personne la lui arracher tant qu’elle n’en aurait pas explorer toutes les facettes. Elle se résolut cependant à livrer quelques gouttes de vérité, car elle savait que cela ne servait à rien de cacher des choses à Mina, qui la connaissait trop bien pour se laisser berner. « Enfin, globalement, ça va. Certains sont plus … méfiants que d’autres, c’est tout. ». Tellement méfiants que certains ne prenaient même pas aux sérieux ses avertissements quand elle revenait de chez les hostiles, persuadés qu’elle n’était qu’une espionne chargée de leur donner de faux renseignements pour les embrouiller. Mais Laïla avait compris que cela ne servait à rien de s’acharner à les faire changer d’avis : il était plus productif de parler à un mur. Afin de détourner la conversation de ce sujet épineux, elle décida de raconter à Mina ce qu’elle faisait. « En général, je suis chargée de m’occuper des enfants. Ils sont terriblement mignons, et je crois qu’ils m’aiment bien. Je m’occupe aussi des repas, mais ils ont jugés plus prudents de me mettre à l’épluchure des légumes depuis que j’ai laissé cramer un repas entier … ». Elle espérait faire sourire Mina, à défaut de la faire rire, pour la rassurer un peu, pour lui montrer qu’elle va bien, qu’elle est toujours aussi nulle en cuisine. « Sinon, je fais un peu tout ce qui peut être utile, en fonction des besoins : je participe à quelques patrouilles la nuit, je vais pêcher ou puiser de l’eau au puit … ». Tout cela ressemblait tellement à ce qui se faisait au campement des amazones … Mais c’était aussi totalement différent. Car les rescapés gardaient toujours un œil sur la mer, dans l’espoir de voir débarquer un nouveau paquebot, dans l’espoir de voir arriver une nouvelle chance de rejoindre le continent.

Et puis, il y avait la crainte de voir arriver les originaires ou les hostiles. Les hostiles. Laïla était horrifiée d’avoir oublié la menace durant quelques minutes. Elle reprit la parole. « Et puis je suis aussi chargée d’aller espionner les hostiles. ». Elle se doutait que Mina allait tout de suite s’inquiéter de sa sécurité, lui dire ne pas y aller, de faire attention … Alors elle poursuivit immédiatement, sans lui laisser le temps d’enclencher son monologue de grande sœur : « C’est de là que je revenais. Ils projettent de disposer des explosifs autour du camp, cette nuit. Il faut que j’aille les prévenir, vite. C’est pour ça que je suis passée par ce … raccourci. ». De nouveau, la panique menace de l’envahir, de nouveau elle essaye de se calmer. Il faut qu’elle y aille, mais elle n’est pas certaine que sa jambe veuille bien la porter. « Tu veux bien … heu … m’aider à rentrer ? ».

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Message(#) Sujet: Re: It’s how we find each other again (Laïla et Mina)

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