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» Lahas Brody "
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Message(#) Sujet: This man is on fire [Lahas et Nahya ] Jeu 28 Mai - 20:41



This man is on fire

Paix à ton âme




L’astre lumineux venait de pointer le bout de son nez et commençait à percer les épais feuillages par sa chaleur déjà rasante. Ma maisonnette se fit envahir par ses éclats tantôt lumineux, tantôt neutre. Un vent du sud venait fleurter sur mon visage encore endormi. La nature commençait à s’éveiller petit à petit que j’ouvrais mes yeux clairs. La légende raconte que les âmes de la jungle prennent vie dès que le chef de la tribu est réveillé. En ce qui me concerne, Je pense que c’est une simple coïncidence. Comment un simple homme pourrait contrôler un environnement aussi sauvage que le mien ? Je suis libre et ils le sont tout autant que moi. Ici personne n’est soumis à mes instructions sauf les hommes. Car ce n’est pas la nature qui a besoin d’être dressée mais l’homme qui la met en colère sans cesse. Je représente cette jungle, sa force, sa détermination, sa douceur mais aussi sa sauvagerie. Rien ne pourra arrêter mes objectifs. Je veux sauver mes terres de toutes les convoitises dont elle peut faire objet. Chaque intrus qui ne se pliera pas à mes règles ou à mes exigences le paiera de sa vie. Je n’ai pas peur de me salir les mains, c’est même arriver de nombreuse fois. Les hommes de la ville disent avec philosophie que la violence ne résout jamais rien et bien moi je leur réponds avec un coup de machette dans le crâne. Nous ne sommes pas dans une ville, nous n’avons pas de gouvernement pour nous protéger des autres. Nous sommes sans intégration et sans lois. Notre barbarie est égale à notre environnement. Rien ne nous effraye à part la mort elle-même et encore il faut qu’elle arrive à nous attraper. Je me mis sur mon côté et sorti mes jambes de mes « couvertures » pour mettre pieds à terre. Je donnai une impulsion à mon corps pour qu’il se relève entièrement. Je fis ensuite quelques pas pour guetter par ma fenêtre et humer l’air humide de la pièce.

Soudain, on frappa à ma porte avec délicatesse et on me demanda si elles pouvaient entrer pour faire ma toilette. Je leur ouvris la porte et me dirigeai vers un récipient que les gens du continent appellent baignoire. C’est simplement fait avec le tronc d’un palmier mais c’était très résistant. D’habitude, à cette heure, nous sortons pour la chasse mais aujourd’hui était un jour particulier. On avait des prisonniers et il fallait qu’ils me voient comme la pire chose qui leur arrive dans leur misérable vie. J’enjambai le récipient et m’assis au fond en attendant qu’elles versent l’eau qui venait de nos rivières. Nous avons l’eau courante mais j’ai toujours préféré l’eau douce. Ma peau est moins irritée qu’avec une eau de pluie que l’on purifie. Personne ne dit un mot, on entendait que les vaguelettes de l’eau qui heurtaient le bord. C’était un bruit reposant et cela me permettait de mieux réfléchir. Je me laissai bichonné et quand elles eurent fini, je me relevai et me saisit d’une serviette pour m’éponger. D’habitude, je laisse l’air chaud sécher ma peau mais je n’avais pas vraiment le temps pour tout cela. On ne fait pas attendre les invités d’honneur. Les femmes chargées de ma préparation, me déposèrent trois bols remplis de pigments à côté de moi. Comme chaque tribu dans le monde, nous avons nos marques pour la chasse et les rituels. Je trempai mes doigts dans la mixture noire et l’appliquai en une bande négligée sur mes yeux. Le regard est quelque chose d’important dans une exécution. Il faut qu’ils se rappellent de mon visage, de mes yeux perçants même après avoir passé de l’autre côté. Pendant que je badigeonnais mon corps de toutes ces marques symbolique. L’une des femmes me posa une coiffe composée de deux longues cornes signifiant la virilité et la force. Deux autres me posèrent mes épaulières et sanglèrent le tout avec une légèreté que l’on trouve que chez nous.

J’entendis les tambours s’affoler dehors, les miens crier de joie à l’idée de me voir les punir. J’étais prêt, je pris une grande inspiration et ouvris ma porte pour enfin me montrer. Ils m’acclamaient alors que je me dirigeais vers mon « trône » principalement composé de reste humains. Je m’assis de manière royale et attendis que l’on m’amène les fauteurs. Ils avaient été gardés dans des cages plus loin dans la jungle. On les entendait s’approcher grâce à leurs cris de stupeur face aux personnes que l’on avait enterrées et seulement laissé leur tête dépasser. Certains étaient encore vivant et d’autre se laissaient glisser vers les abîmes. Ils ne pouvaient crier que dans leur tête car Caïn s’amusait à leur coudre les lèvres avec une écorce de Renaco. Parfois, il avait envie de changer et cousait les paupières entre-elles et s’ils avaient le malheur de se les arracher… Il prenait le temps de leur enlever de leurs orbites leurs yeux. C’est l’un de mes guerriers les plus passionné mais aussi le plus incontrôlable. Sa soif de sang est si grande ainsi que son sadisme que je crains parfois qu’il me défie. Non pas que j’ai peur de lui car j’ai moi-même ma bestialité mais il a une force que peu d’entre nous sous-estimons. C’est pour cela que j’essaie de le canaliser en lui donnant une partie de nos victimes. Il était justement en face de moi et me fixait légèrement comme pour me faire comprendre qu’il allait avoir enfin quelque chose pour se défouler. Son visage était couvert de pigments noirs imitant la forme d’un squelette. On l’appelle « le nécromant » car il est aussi tenace que Tyopi. Les victimes finirent par arriver et elles furent balancées à mes pieds comme de vulgaire moins que rien. Certain avaient peur, d’autres se contenaient et essayaient de montrer aucunes failles. Je donnais ceux qui se donnaient le plus de courage à Caïn afin qu’il leur montre ce que qu’est la véritable peur.

Les tambours cessèrent et je fini par me lever pour me mettre devant eux. Ils ne semblaient pas réaliser où ils étaient et cela me ravi. « Vous vous demandez pourquoi vous êtes ici ? ». J’ouvris les bras en riant. « Vous avez dépassé ce qui ne vous appartenait pas et pour ça vous allez le payer de votre vie ». L’un d’eux ne semblait pas du même avis que moi et me cracha sur mes pieds. Les miens poussèrent un cri choqués et surtout surpris de son audace. Je vis la flamme s’embraser dans les yeux de Caïn. Il savait ce qui allait se produire et il l’attendait avec impatience. Je le saisi par les cheveux avec violence. « Parfais tu seras l’exemple pour tous les autres ». Sa femme se mit à crier et à me supplier de le laisser tranquille, il ne voulait pas faire ça. On savait tous les deux qu’il en avait eus envie et ce genre d’actes sont punis durement. Je le trainai jusqu’au feu où on avait mis un poteau au centre. Je leur lançai l’homme pour qu’ils le montent et l’attachent pendant qu’il m’insultait de tous les noms. Sa femme lui suppliait d’arrêter et criait de désespoir. Je fis un signe à Caïn pour qu’il s’en occupe et c’est limite s’il ne sauta pas dessus comme un tigre. Il se saisit de son visage et plongea sa main avec rapidité dans sa bouche en même temps que sa lame pour lui sectionner une partie de la langue. Il n’aimait pas finir les choses trop vite, nous avons au moins ce point en commun. Le choc de son homme fut grand ma sa rage était intacte. Je tendis mon bras pour que l’on me passe mon arc. Quoi de mieux qu’une cible qui est mouvante et qui chauffe à petit feu ? Je décochai plusieurs flèches à des endroits non vitaux et puis le déposai pour me saisir de ma dague. « Ils viennent chez nous, détruisent nos terres, l’exploitent sans même demander l’autorisation ! Devrions-nous les laisser faire ? » Les miens crièrent tous en cœur un non.

Je me dirigeai vers l’homme qui avait perdu de son piquant et lui arrachai les nombreuses flèches dans aucune douceur. J’avais perdu de mon humour, j’avais l’air grave et étais très en colère. Je glissai ma dague dans le début de l’orifice entre le derme et la chaire et la laissai glisser. J’allais avec douceur et je fini par tirer pour lui déchirer sa peau dans toute sa longueur. Je remontai le long de sa cuisse tout en découpant le tout comme pour faire de fines tranches de viande que je laissai pendre par la suite. Plus jamais il n’oserait me cracher dessus, plus jamais il ne poserait son regard sur moi. Car sa mort sera la plus longue et la plus douloureuse. Il a fait le mauvais choix et c’est seulement maintenant qu’il s’en rend compte. Je répétai l’action sur toutes les parties de son corps où j’avais pu faire une ouverture. « Je penses que nous sommes d’accord pour dire que tu compris la leçon ». Je m’écartai de lui et laissai le feu consumer son sang qui ruisselait tout le long de son corps meurtris. Je me retournai vers les autres victimes qui ne faisaient que fixer le sol. Il n’y en avait qu’un qui pouvait valoir de l’argent au marché les autres semblaient faibles et peu utiles. « On garde celui-là, ces deux-là sont pour toi Caïn, moi je me charge du dernier. » Quelqu’un se chargea de remonter sa tête vers moi alors que je le fixai dans les yeux. « Tu es l’enfoiré le plus chanceux de cette bande ». Je levai ma machette et lui coupai la tête d’un seul coup. Les miens m’acclamèrent alors que je me mis à pousser un cri puissant pour montrer ma supériorité. J’agitai ma machette en signe de victoire et me dirigeai vers ma maison pour me débarrasser de tout ce sang.

Mais à peine que j’avais franchi le seuil de ma porte, quelqu’un y frappa. Je soupirai et demandai qui ça pouvait bien être. Et là j’entendis la porte s’ouvrir, me retournai et vu la petite tête blonde de la prêtresse. Je n’étais pas vraiment étonné qu’elle vienne me voir. Généralement Gravga prend possession de son corps quand elle vient ici. Je ne dirais pas que je n’aime pas Nahya mais c’est toujours compliqué pour moi de savoir les dissocier. Je déposai ma coiffe sur une petite table pour laisser enfin mes cheveux respirer. « Qu’est-ce que tu veux ? ». Je lui avais posé cette question de manière plutôt neutre. Elle ferma la porte derrière elle et se dirigea vers moi pour défaire les sangles qui ornaient mon dos. Je me retournai vers elle et posai mes mains sur ses épaules. « J’ai l’honneur de parler avec laquelle ? ». Elle ne me répondu pas tout de suite et cela me déstabilisait légèrement. Je pris alors mes distances pour ne pas subir l’une de ses avances si au cas où elle était possédée par Gravga. Je ne dirais pas que je ne la trouve pas jolie mais le simple fait de savoir qu’elle peut perdre le contrôle de son corps facilement me déroute. De plus, on ne pas vraiment dire que l’on est proche elle et moi. Nous avons simplement des rapports « politiquo-religieux » rien de bien transcendant. Je m’assis sur une chaise et remontai mon regard vers elle. « Tu as aimé la cérémonie de sacrifice ? ». Elle était si silencieuse que je n’aimais pas ça du tout. « Ce n’est pas à toi que Caïn a coupé la langue pourtant ». Je poussai un petit rire pour essayer de détendre l’atmosphère. Elle était là à me regarder aller et venir. Je me suis dit qu’elle attendait tout simplement le bon moment pour parler. Il y avait forcément une raison à sa venue ici. J’espère pour elle que c’est important, la chasse a déjà pris du retard. Même si ils savent faire sans moi.

2015


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