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Message(#) Sujet: Get out my way ! [Lahas & Adeona] [end] Lun 24 Aoû - 20:31



Get out my way !

Paix à ton âme





L’air frais, une douce pellicule d’humidité se mit à fleureté avec mon visage, le vent fit des allées et venues sur ma peau légèrement asséchée à cause du temps sec de ces derniers jours. Un autre matin parmi eux, un autre matin loin des miens. Mes paupières semblèrent ne pas vouloir s’ouvrirent, elles sont lourdes et gonflées à cause du manque de sommeil. Je suis ici depuis très peu de temps et ce n’est pas difficile de comprendre qu’ils ne sont pas doués pour rendre les choses confortables. Je sentis une douleur vive dans le bas de mon dos, le genre de douleur qui vous fait pester alors que vous essayez de vous tourner sur votre côté pour vous soulager. Je soupirai, ouvris légèrement mes lèvres pour les séparer en douceur. Mes paupières finirent par décider à se hisser jusqu’à mon arcade sourcilière afin de révéler mes grands yeux bleus azurs. La première chose que je vis ce fus cette bestiole, elle me fixa et sembla prête à me bondir dessus aux moindres mouvements. Je la défiai du regard comme pour analyser son état d’esprit. Je fis glisser ma main avec douceur jusqu’à la garde de mon couteau de fortune et le saisis du bout des doigts. Un seul geste brusque et je me faisais mordre par le serpent le plus venimeux de la Jungle. C’était un serpent corail qui avait dû se glisser sous ma tente alors que je tentai de dormir un peu. Il se tortilla avec sa peau teintée d’orange, de noir et de blanc, il savait que j’étais là, il m’attendait simplement. Alors qu’il baissa sa garde et voulu aller explorer le reste de mon espace vitale, je me redressai avec rapidité et lui plantai mon couteau en plein dans sa tête en retenant un cri de victoire. Une simple morsure de cette saloperie et on peut dire adieu à la vie. Je suis bien trop jeune et ai beaucoup trop de choses à accomplir pour mourir aujourd’hui aussi ridiculement. Les miens comptent sur moi, ils attendent mon signal pour envahir le camp. J’ai dit à Gaëd que je ferais un feu le moins étouffé possible pour les avertir.

Après tout, ils sont presque tous convaincu que je suis un bon à rien qui pleure au premier craquement d’une brindille. Cela dit, c’est amusant de les voir me prendre en pitié et d’user de leur patience pour me distraire. Et dire que je suis supérieur à eux dans tous les domaines qui concernent la nature et la chasse. Il faut les regarder pour comprendre que ce sont des novices même si ils sont ici depuis quelques temps. Il leur faut tellement de temps pour allumer un feu que l’on aurait le temps de chasser toute la jungle. Je les méprises, les déteste à ma manière. Il y a quelques personnes intéressantes et habiles de leurs mains que j’aimerais récupérer à mes côtés mais cela ne risque pas d’être une chose aisée à mettre en œuvre. Ils sont naïf mais pas idiots, malheureusement. J’enlevai la lame de l’animal, lui coupai la tête et fis une entaille tout le long de sa peau. Mère nature venait de m’offrir ce présent, je n’allais pas le gâcher en jetant sa dépouille. Je récupérai sa peau qui servira à faire des parties d’un collier ou bien une garde de dague colorée. Je ne savais pas encore ce que j’allais en faire. En ce qui concerne la viande et bien, je venais de trouver mon petit déjeuner. Je préfère le gibier de bonne heure, mais le serpent ne m’incommode pas plus que ça. Une simple question de goût j’imagine. Je fourrais la peau dans un sac que l’on m’a donné pour mettre quelques de mes affaires. Je me dirigeai vers la sortie de ma tente et y passai ma tête pour m’assurer qu’il n’y avait personne dans les environs. A ma grande chance, il n’y avait pas âme qui vive, je sortis alors d’un habituel pas assuré et puis me rappela que je devais plutôt être hésitant.

Je me dirigeai vers un endroit du campement et me trouvai un endroit tranquille pour me faire un feu à l’abri des regards. Je ne tenais pas à ce que l’on voie que je peux en faire un en moins de trente secondes. Quand j’eus fini de m’assurer que personne ne me voyait, je saisi deux cailloux à surface plates et les frottai en une impulsion sèche et violente et là la mousse, que j’avais ramassé au passage, se mit à s’enflammer comme par magie. J’affichai un sourire victorieux tout en plantant ma proie sur un bâton que je posai au-dessus du feu. D’habitude, je ne traine jamais seul pour que cela ne fasse pas trop suspect mais cette fois, j’avais envie d’être un peu seul loin de leurs bêtises et leurs mains destructrices. Même ici ils arrivent à gaspiller ce que la nature leur offre généreusement. Cela me mit en rogne alors que je serrai mon poing en contractant ma mâchoire de rage. Qu’est-ce que je serais heureux quand je verrais ce camp bruler, massacré en partie. Je soupirai en humant le délicat parfum que mon repas émanait. Toutes ces pensées me donnèrent l’eau à la bouche. Je regardai un long moment les flammes vaciller fièrement tout en faisant roussir ce que je lui avais donné. J’eus l’impression que lui aussi semblait manger à sa façon.

Quand se fut prêt, je saisis la petite brindille à moitié consumée et me régalai de ma prise sans cacher la joie que mon visage affichait. Mais toutes bonnes choses ont une fin, je vis au loin Pénopoline qui me fixait, je sentis qu’elle voulait me rejoindre mais elle se ravisa et s’éloigna. Cette femme est la seule chose qui puisse me démasquer ici et mes refus de prendre son corps contre le mien commençaient à l’agacer légèrement. Je soufflai quand je la vis partir mais un malheur ne vint jamais seul. Je cru halluciner, je ne l’avais encore jamais croisé ici…Qu’est-ce qu’elle vient faire dans ce camp ! Cela n’allait pas arranger mes affaires. Je détournai la tête en espérant qu’elle ne me reconnaisse pas mais en vain. Je n’ai pas un physique très passe partout, un peu comme elle.

Je connais peu de femmes avec une crinière aussi rougeâtre, hypnotisante et gracieuse que la sienne. Les femmes aux cheveux roux m’ont toujours fasciné. Je me reposai une seconde fois la question. Qu’est-ce qu’une amazone pouvait-elle bien faire ici ? Elle faisait de l’espionnage aussi ? Ou pire, elle trahissait les siens ? Je fronçai les sourcils d’un air grave et très agacé, j’avais envie de l’attraper par son poignet et de lui crier au visage de déguerpir de ma vue, mais cela ne serait pas très correcte surtout si elle le rapporte à ses sœurs. Je la laissai s’approcher de moi alors que j’avalai le dernier morceau de cette chaire blanche autrefois froide. L’expression de mon visage semblait calme mais à l’intérieur de moi tout allait aussi rapidement que le son de nos tambours lors de nos exécutions nocturne. Adeona ne t’amuse pas à me provoquer ou c’est ton corps que l’on retrouvera éviscérer à l’orée du village. Pourquoi je m’énervais autant ? Pourquoi je m’inquiétais d’une simple femme qui n’a aucuns pouvoirs comparé à moi ? Cela pourrait corrompre l’alliance que nous avons forgés ensemble main dans la main. Je doute que ses sœurs n’apprécient d’apprendre qu’elle traine ici de son plein grès. Plus je pensai plus elle s’approcha de moi en roulant légèrement des hanches à cause du sable qui se dérobait sous ses pieds aussi clairs que la chair de ce serpent.

Je pris une grande inspiration, je pensais à quelque chose de calme, reposant pour essayer de me contenir lors de notre futur échange verbale. Pourquoi m’approcher maintenant ? Devant autant de témoins ? –même si ils ne sont que deux- Elle aurait pu se faire discrète et me faire parvenir un message mais non, elle préfère venir à ma rencontre. Et si elle était au courant pour le rôle que je joue ? Et si elle compte faire tomber mon masque de petit homme fragile cachant un monstre sanguinaire et sans pitié. Un bête en cage prête à bondir sur la moindre occasion pour déchiqueter l’homme qui l’a si mal traité. Le challenge ne me fait pas peur, qu’elle vienne jouer et on verra qui va se bruler le premier. Après tout, elle a déjà ses cheveux de la même couleur que le feu, elle devrait passer inaperçue à l’intérieur d’un brasier. Je devins hostile sans aucunes raisons apparentes et cela m’irrita légèrement. C’est quand on perd le contrôle de soi et de son esprit que l’on fait échouer une mission aussi importante que celle-ci. Après cette discussion, je pense que j’aurais grandement besoin d’une balade dans la Jungle pour me vider la tête. Il me faut de l’air fraîchement saturé d’humidité. J’ai besoin de me sentir en danger à tout moment, j’ai besoin de m’imprégner de sa force et de son savoir. J’ai besoin de simplement me retrouver. Je la fixai dans les yeux et la laissa venir à moi pour voir ce qu’elle pourra bien me dire de constructif. Je sens que cette journée va être longue.

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Message(#) Sujet: Re: Get out my way ! [Lahas & Adeona] [end] Mar 25 Aoû - 16:16



   
    Adeona & Lahas
    Get out my way, paix à ton âme.

L
a chaleur commence à se faire ressentir. La lumière jailli doucement à l'intérieur de la caverne, je peu commencer à entendre le chant des oiseaux. La journée a débutée. Je suis réveillée depuis l'aube, mes affaires sont prêtes. Je pars chasser très tôt ce matin. Notre tribu manque bientôt de viande, il est temps pour moi de grossir les provisions. En sortant de la caverne, l'air frais vient me caresser les joues, mes cheveux s'agitent légèrement. Je prends une pause de quelques secondes pour aprécier cette brise d'air frais. Rien de mieux pour commencer la journée. Je fis dernier un tour  près des rives du fleuve afin de remplir ma gourde. Et je quitta mon campement en direction du nord. La forêt est silencieuse, comme à son habitude, quelques craquements résonnaient de temps en temps. La faune dormait encore et les oiseaux étaient les premiers réveillés. La nature est réglée comme une horloge, il est facile de s'y adapter, il suffit juste d'être observateur et attentif. Certains personnes ne s'y habituent pas, certains y sont connectés. Je fais partie de cette derière catégorie, j'ai toujours considéré la nature comme ma véritable mère. Elle m'a élévée, elle m'a appris des tas de choses. Elle me nourris et me donne de quoi survivre. Je la connais par cœur maintenant. Et chaque jours elle m'accueille dans ses bras. En continuant ma balade je commence à repérer des proies. Mes pas silencieux n'ont pas alerté ma cible. Elle est immobile, broute tranquillement l'herbe recouverte de rosée. Je prépare mon arc, vise sa carotide, prends une grande inspiration et relâche la corde. En pleins dans le mille. La biche n'a pas souffert elle a peine poussé un cris. J'ai eu de la chance de tomber sur cet animal, c'est une belle proie. Mes sœurs seront contente de me voir rentrer avec ce gibier. Je me mit à genou à côté de l'animal et remercia l'esprit des animaux, Melonya. Je retira doucement la flèche du cou de l'animal. C'est une belle bête il va falloir que je le ramène seule à la caverne. Ce ne sera pas chose aisée, mais je suis habituée de chasser seule. Je décide donc de cacher l'animal dans un tronc d'arbre, personne ne vient dans cette forêt, le gibier ne risque pas d'être volé. Je le dissimule parmis des feuilles et des fleurs. Si je suis revenue dans une heure, l'odeur ne sera pas trop importante, les charognards ne viendront pas. Mon arc remis en place, je continua mon chemin vers le nord. ce matin j'allais rendre visite au Kappas.

À quelques mettre du campement de la plage, je pouvais déjà sentir la doux embruns marins. L'océan est revigorant, dangereux aussi. Soit il nous emporte, soit il apporte de nouvelles menaces. L'eau est maline, il faut s'en méfier. je déposa mon arc et mon carquois à l'entrée du camp, comme à chaque fois. Ainsi les kappas se sentent plus en confiance de ma présence. Armée je ne serais jamais entrée et je n'aurais jamais gagné leur confiance. Peu de monde était éveillé, il est assez tôt. J'ai oublié que les kappas sont des lève tard. Cela ne m'empêche pas de saluer les gardes et de faire un tour du campement. Pas un bruit ne sortait des tentes. Tout le monde dormait profondément. Puis une brève vague de chaleur vint m'entourer. Je sentie une odeur de feu. Me serais-je trompé ? Quelqu'un est debout apparemment. Je suivis la source de chaleur et aperçu un homme assis au tour d'un feu, visiblement en train de cuir un morceau de viande. Il est dos à moi, il serait polie d'aller le saluer. Je m'approche doucement de l'homme matinal. Tout en m'approchant je vis son visage de profil, il me disait quelque chose. Soudainement il se tourna vers moi. Nous échangeons un regard. Il me fallut une seconde pour le reconnaître. Son visage ne passe pas inaperçu. Le chef des Tyakars, se tenait devant moi tranquillement en train de cuire son morceau de viande chez les Kappas. Lahas, que fait-tu donc ici ? Rien de bon, venant de lui rien ne pouvait être un bon présage. Il me fixa pendant quelques secondes, visiblement il ne s'attendait pas à me voir ici. C'était peut être le bon moment pour le saluer. Les kappas ne doivent pas savoir que c'est un hostile, sinon soit ils seraient tous mort, soit Lahas aurait fuis et entamé une guerre contre eux. Je continua donc de m'approcher de lui, il ne bougea pas, il tient donc vraiment à sa couverture. Cet homme je ne l'ai vu que deux fois dans ma vie, mais ce fût largment suffisant. Sa tribu nous est voisine, un accord a été signé par nos deux chefs. Or nous ne les apprécions pas pour autant. Ils restent une grande menace pour notre tribu. Une fois arrivée à sa hauteur, je m'assis en face de lui pour mieux le voir. Il paraît énervé, tout en dévorant son bout de viande il me fixa d'un regard sombre. Je n'ai pas encore ouvert la bouche qu'une tension s'est déjà installée. Assise face au chef des Tyakars je ne su pas trop quoi dire, cet homme est dangereux vaut mieux ne pas trop le chercher. Mais sachant qu'il se trouve en pleins camp Kappa tout le pouvoir me revient. Je pourrais très bien alerter les kappa de la présence d'un infiltré et il serait mort en quelques minutes. Un hostile entouré de ses ennemi ça ne tient pas la route, il a du leur faire avaler ses paroles d'innocent. Quand ils découvriront la véritable face cachée de Lahas, les kappas décenderont très vite de leur nuage. Je mise donc tout sur le culot et lui susure ces mots :"Et bien ça alors Lahas, tu t'es reconvertis en gentil ?" Sa réaction confima ce que j'espèrais, je venais de l'énerver mais il ne pouvait réagir. Il est pris au piège. Je le tenais.

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Message(#) Sujet: Re: Get out my way ! [Lahas & Adeona] [end] Mar 25 Aoû - 21:02



Get out my way !

Paix à ton âme




À peine elle entrouvrit ses lèvres légèrement pulpeuse, je devinai sans la moindre difficulté qu’elle allait jouer la carte de la position de force. Cela me sembla couler de source, j’aurais fait la même chose à sa place. Elle avait dans son regard une étincelle qui venait de s’embraser à mon simple contacte. Elle se sent en sécurité, protégée par le camp, elle profite que je sois entre ces murs pour essayer de frapper là où ça fait mal. Elle est intelligente, belle et a beaucoup de talent pour la chasse mais la seule chose qu’elle ignore réellement c’est qui je suis. Si je suis chef d’une tribu entière c’est que j’ai fait mes preuves en tant que tel. Elle n’obtiendra pas de moi cette réaction que tout homme dans ma situation devrait avoir. De l’angoisse de se faire prendre, une perte d’assurance, de la peur. Je l’ai ressentie un instant, mais depuis qu’elle s’était installée en face de moi toutes ces faiblesses se sont envolées. J’eus l’impression que la Déesse Gravga envahit mon corps pour me donner toute la force dont elle sait faire preuve. Je me sentis aussi intouchable et indomptable que l’océan. Le masque tomba à nouveau sur mon visage qui sembla si innocent et pur. Un air fragile fit surface sur mon fasciés alors qu’un éclat de folie empli mes yeux. Je devais saluer son courage et son audace, la moitié de sa tribu n’aurait jamais osé me parler de la sorte, même si elle tenta de le cacher par de l’humour malhabile. Je relevai mon regard azure vers elle avec un léger sourire en coin. Si j’avais pu, je me serais servi de ce poignard, qui avait enlevé la vie à ce serpent plutôt, pour lui enlever ce petit sourire confiant qui commençait à naître sur son visage. Après avoir choisi avec soin mes mots dans ma tête, je me décidai enfin à lui répondre. « Et bien Adeona, tu t’es reconvertie en traître ? A ma connaissance votre camp ne fait pas les yeux doux aux Kappas. » Mon regard persan traversa les crépitements du feu qui se balançaient fièrement au creux de ma pupille. Pourquoi cherches-tu à me mettre en colère ? Quel est ton but ? Serait-ce parce que tu sais qu’ici je suis censé être un moins que rien ? « Que cherches-tu ? Que me vaut l’honneur de ta visite ? Ou peut-être cherchais-tu le réconfort d’un autre homme ? ».

Je me saisis de mon couteau et je pinçai la lame entre mon pouce et mon index pour la faire tourner de gauche à droite. Je voulais lui montrer que ce n’est pas parce que je suis ici que je n’ai aucun pouvoir sur elle. J’avais envie de l’impressionner quelque part. C’est peut-être son côté un peu effrontée qui m’attire chez elle. Je ne suis pas pour perdre mon temps avec les femmes car elles ont l’art de vous ralentir mais si cela me permettait de répandre mon odeur sur elle, je le ferais. Je n’en étais pas encore là, j’en étais plutôt loin d’ailleurs. Elle ne me donnait pas encore assez envie sur certains points, je ne laissai rien transparaître. J’affichai mon air sérieux et confiant que j’arbore lorsque j’endosse le costume du chef. Je clignai doucement des yeux pour me les humidifier alors que je plantai d’un seul coup ma lame dans le sable juste à côté de moi. « Je pense voir clair dans tes attentions Adeona et si je vois juste, laisse tomber tu ne m’auras pas à ce jeu-là. Je ne sais pas ce que tu fais dans leur camp à rouler des hanches mais je suis sûr que tu aimerais me le dire. » Je ricanai en me laissant partir vers l’arrière pour poser mes coudes dans le sable et prendre ainsi une attitude plus relaxée. Je fis aller mes pieds dans la matière ocre afin que les grains puissent virevolter entre mes orteils. Je marquai une pause comme si j’attendais sa réponse patiemment. Je semblais calme et cela pouvait être déconcertant, je semblais prendre ça à la légère alors que pas du tout je la testais simplement. Jusqu’où pourrait-elle aller ? Je cessai d’agiter mes pieds et soupirai doucement après avoir baillé légèrement. « Mais saches que c’est toujours dans les endroits que l’on se croit le plus en sécurité que l’on est le plus en danger. » Je marquai encore une pause et dis lentement. « Un accident est si vite arrivé ».

Je lui souris amicalement alors que je m’approchai avec douceur d’elle sans me montrer hostile aux yeux de nos témoins qui ne voulaient décidément pas déguerpir de mon chemin. J’approchai ma main de ses cheveux tendrement et y enroula deux de mes doigts pour les sentir glisser contre ma peau. Ils sont doux et légèrement râpeux comme je les imaginais. Quand j’arrivais en fin de course de sa longue crinière, je récupérai ma main en lui offrant un énième sourire. Je n’arrivais pas très bien à discerner si elle ressentait de la peur ou tout simplement du mépris. Je m’éloignai d’elle légèrement pour lui laisser l’impression que je lui redonnais son espace vitale qu’elle semblait réclamer de tout son être. « Je suis très heureux de te voir en tout cas ». Cela sonna légèrement faux alors que dans le fond, j’étais sincère. J’aime voir son joli minois traîner non loin de moi. Cela me diverti. Soudain, quelque chose me vint à l’esprit. Si elle erre dans les environs cela voudrait dire que l’on va se croiser plus souvent ? D’un côté cette nouvelle me ravis mais de l’autre ça me rajoute une femme en plus à tenir à l’œil et surtout à faire taire. Et je doute fortement qu’il lui faille du sexe pour qu’elle garde son calme. Cela m’agaça, j’avais envie de lancer l’attaque le plus vite possible dès à présent. Après tout qu’est-ce qui m’en empêche ? Elle ? Je l’ignore…Mais ce que je sais c’est que je dois lui faire tenir sa langue et vite et ce quel qu’en soit la manière. Douce ou forte. Quel sentier va-t-elle choisir pour sa descende chez Uypt ? J’ai hâte de le découvrir.

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Message(#) Sujet: Re: Get out my way ! [Lahas & Adeona] [end] Mer 26 Aoû - 14:45



   
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D
ès les premiers instant, je vis une onde de faiblesse dans son regard. La question que je venais de lui poser l'aurait-tant déstabilisé que ça ? Mais ce passage de stress ne dura pas très longtemps, très vite son regard retourna à l'habituel noirceur qu'il dégage très souvent. Jamais je ne vis un regard attendrissant lui échapper. Assise face à lui, j'eus l'impression de l'affronter. Peu m'importe, je veux savoir ce qu'il manigance chez les Kappas et pourquoi il paraît si détendu. Son visage paraissait pur, mais son regard le trahissait. Un petit sourire en coin, il fusionna son regard avec le mien. Il pris le temps de me répondre, cela se comprenait, je représente une menace. Cependant je ne regrette pas mon action, il représente une menace pour ma tribu et les naufragés. Lahas doit être surveillé. Personne ne veut d'une autre guerre. Après avoir pris le temps de m'analyser, il me répondit enfin : « Et bien Adeona, tu t’es reconvertie en traître ? A ma connaissance votre camp ne fait pas les yeux doux aux Kappas. » En plus d'être un homme dangereux, Lahas sait très bien manier les mots. Il est intelligent, et abuse un peu trop de son statut de chef pour effrayer les gens. Or, on ne se débarasse pas si facilement de moi comme ça. "S'il y a un traître ici, c'est bien toi. Les temps ont changés Lahas, tu devrais peut-être te mettre à jour." Son regard perçant ne me quitta pas des yeux. Il ne bougea pas, il cherche à m'impressionner mais ça ne marche pas. Le feu crépitait, je pouvais sentir la chaleur des braises près de mes pieds. Sans plus attendre, il enchaina : « Que cherches-tu ? Que me vaut l’honneur de ta visite ? Ou peut-être cherchais-tu le réconfort d’un autre homme ? ». Jouer la carte de la tentation, c'est simple pour un homme de son genre. Mais malheureusement pour lui, je ne tomberais jamais dans ses bras.

J'étais prévenue, Lahas est un homme dangereux. Il maitrise parfaitement ses paroles et sait très bien utilisé son charme à des fins stratégiques. Il pris son couteau, et commença à jouer avec. Pourrais il me tuer ici devant les kappas ? Oui il pourrait, mais il ne le ferras pas. Il est bien trop malin pour ça. Son regard jouait avec le mien, il m'observait d'une manière qui me déplais. Il venait de reprendre confiance. Je suis face à l'ennemi, mais je ne bougea pas d'un millimètres, je gardai la même attitude afin de lui montrer que je n'étais pas déstabilisée. Pas si simple de rester neutre dans ce genre de situation, mais il faut que je tienne. Pour mes sœurs et pour les Kappas, il faut que je protège ma famille et les innocents. Tant que je suis vivante Lahas ne les atteindras pas. Soudainement, il cessa de jouer avec son couteau et le planta dans le sable, il releva la tête et me dit ces mots : « Je pense voir clair dans tes attentions Adeona et si je vois juste, laisse tomber tu ne m’auras pas à ce jeu-là. Je ne sais pas ce que tu fais dans leur camp à rouler des hanches mais je suis sûr que tu aimerais me le dire. » Tu penses en effet, mais tu ne sais rien de moi Lahas, chef des Tyakars. Comme je ne sais rien de toi. Ces dernières paroles firent monter en moi une sorte de colère, mon souffle devint plus court. Je bougea délicatement la tête pour le lui faire comprendre; Mais apparemment ça ne l'atteint pas du tout. Il s'allongea sur le sable en y posant ses coudes. Il est satisfait et veux contrôler la conversation. Ce qu'il fait plutôt bien je l'admet. Son rire résonna dans ma tête, je n'aime décidément pas cet homme, il m'inquiète. Je préfère attendre et voir ce qu'il va encore me dire, plutôt que de risquer mes chances de lui faire peur. Je ne m'étais pas trompée, il avait encore des choses derrière la tête. « Mais saches que c’est toujours dans les endroits que l’on se croit le plus en sécurité que l’on est le plus en danger. » Que voulait-il me dire par là ? Il pensait pouvoir briser la trêve de nos deux tribus et venir m'attaquer directement chez moi ? « Un accident est si vite arrivé » me susurra-t-il à l'oreille. Ces dernières paroles me firent frémir, je ne voulais pas risquer la vie d'innocents pour cet homme.

Il avait bel et bien un plan derrière la tête. Je le vis s'approcher de moi doucement, il en profita pour me caresser délicatement les cheveux avec sa main. Ce rapprochement ne me plaisait pas, s'il comptait m'amadouer avec son charme c'est loupé. Il avait beau être bel homme, je me refusais de tomber dans ses bras salis par le sang et la haine. Or je profita de ce moment pour lui glisser quelques doux mots à l'oreille : "Est ce une menace Lahas ? Oserais-tu m'attaquer directement, je ne pense pas qu'une guerre contre les amazones et contre les réfugiés te serait utile. En effet, un accident est si vite arrivé." Après avoir fini son petit manège, il fixa son regard dans le miens. Visiblement il ne réagis pas à mes paroles. Il recula doucement pour revenir à sa place initiale. Il me regarda une dernière fois et me dis « Je suis très heureux de te voir en tout cas » Étrangement ses dernières paroles paraissaient plus vraies que les autres. Je me leva doucement, avant de quitter le mal en personne, je lui fis mes adieu : "Passe une bonne journée Lahas." et partit doucement du feu de camp où il se tenait, lui faisant dos. Je ne sais pas trop quoi faire, sachant qu'il traîne ici, je devrais avertir quelqu'un mais c'était trop risqué. Soit je m'en occupais moi même, soit j'avertis mes sœurs de l'état actuel de la situation. Après avoir affronté Lahas, ce dernier serais capable de me suivre hors du campement et de m'éliminer tout simplement. Je décida donc de rester chez les Kappas, à mes risques et périls.

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Message(#) Sujet: Re: Get out my way ! [Lahas & Adeona] [end] Ven 28 Aoû - 0:16



Get out my way !

Paix à ton âme




Elle ne se laissa pas impressionnée par mes dires et cela m’amusa d’autant plus. Je n’aime pas vraiment que l’on me cède si facilement. J’ai déjà bon nombre de choses grâce à mon statut alors pourquoi j’attendrais que les personnes à l’extérieur de mon camp soient pareilles ? Je la regardai longuement en écoutant la moindre de ses inspirations. Elle me dit du tac au tac qu’il fallait que je me mette à jour car les choses avaient bien changées de leur côté. J’avais envie de pouffer de rire devant son ignorance. Certes, elle avait raison sur ce point, les choses ont changées. Elles se sont ouvertes aux Kappas et certaines ont tissés des liens mais toutes ne sont pas de cet avis. Certaines se rassemblent dans un endroit de la jungle pour que je les rejoigne en pleine nuit pour discuter de l’avenir de ce camp qui fait changer bien trop de choses. Elles sont discrètes et ne veulent pas nuire à leurs sœurs mais la vérité est là. Leur camps est en partie divisé dans l’ombre, le cœur de beaucoup d’entre elles se partagent avec les Kappas alors que de l’autre côté une poignée monte un groupuscule radicaliste. Devrais-je lui dire que je suis même très bien à jour ? Non, elle a du cran mais elle ne mérite pas de savoir l’entière vérité. Même dans la lumière la plus immuable et pure qui puisse exister, celle-ci contient toujours une part d’ombre. Rien n’est sincère, rien n’est durable, tout évolue et change. Et le changement est pour dans peu de temps. Nous sommes assez restés dans l’ombre, nous les avons assez observés pour savoir dans le moindre détail leur emploi du temps, plans de chasse. Bientôt, nous serons l’ombre sur leur lumière. Rien ne pourra stopper la machine, nous sommes armés comme eux, nous connaissons la jungle mieux que qui conque. Qu’est-ce qui pourrait nous arrêter ? Je me le demande très sincèrement. Même ma propre mort n’arrangerait pas la situation…Cela l’empira d’avantage. Il y aura toujours quelqu’un pour prendre ma place mais pour l’instant, je compte bien rester debout.

Contrairement à ce que je croyais, elle me laissa parler sans même répondre une seule fois. Je dois l’avouer cela me frustra légèrement. C’était tout ? Même pas une nouvelle protestation ? Je continuai alors et c’est à ce moment que je vis son expression changer. Cela me fit doucement sourire, j’avais enfin obtenu d’elle ce que je désirais. Je m’étais approché d’elle et alors que je glissai mes doigts dans ses cheveux, elle me chuchota quelques mots à l’oreille. Un sourire se dessina à la commissure de mes lèvres. Qui a donc parlé de guerre ? Je n’ai jamais sous-entendu une telle chose. Je tiens à notre alliance et aux accords que l’on a instaurés. Pourquoi je gâcherais des semaines de négociations pour une simple femme ? Elle osait me dire que je la menaçais alors qu’indirectement, elle faisait pareil. Si je voulais m’en débarrasser, je ferais passer ça pour une attaque animale ou un piège qui s’est actionné par mégarde. Je ne la toucherais pas de mes propres mains. Je ne suis pas le dernier des crétins, je ne voudrais pas que l’on remonte jusqu’à moi. Je retournai à ma place avec délicatesse et la regardai une nouvelle fois tout en lui disant calmement. « Qui a parlé de guerre Adeona ? Je tiens aux vôtre bien plus que tu ne le crois. Et ne t’inquiète pas, je suis très à jour sur votre situation et même très bien. » Je riai légèrement de manière sincère. « Ne me prends pas pour un imbécile, si je voulais vraiment te faire du mal, je ne ferais pas ça moi-même. ». Elle ne dû pas apprécier ma dernière réplique car elle prit bien vite congé de moi. Lui aurais-je fais peur ? J’espère au moins un peu. De toute façon, elle n’est pas vraiment dans mes projets pour l’instant. J’avais d’autre biche à fouetté que de passer mon temps à établir un plan pour l’anéantir.

Je la regardai partir un long moment pour voir où elle allait bien pouvoir se diriger. Étrangement, elle s’enfonça vers le camp. Je souris, je lui ai fait peur, cela m’amusa. J’allais pouvoir l’observer sans même me faire repérer. Peut-être allais-je même jouer avec elle sans que les autres ne s’en aperçoivent ? Rien qu’en y pensant, j’eus l’impression que ma journée allait-être plus mouvementée que je ne le pensais. Je me relevai en lançant du sable sur le feu dans mes mouvements. Quand je fus debout, je frottai énergiquement mes mains sur mon pantalon en toile clair et remis une mèche de mes cheveux vers l’arrière. Je pris une grande inspiration en effectuant une rotation sur moi-même pour observer le panorama. Mes yeux s’arrêtèrent sur Thaïs, ma sœur, qui me regarda de loin en faisant une mine haineuse. Elle m’en voulait toujours même si on avait discuté de la situation en retrait. Elle partit elle aussi vers le camp. Je soupirai en plissant les sourcils tristement. Je suis décidément très maladroit avec les femmes. Cela ne me dérange pas d’habitude, mais quand il s’agit de ma famille cela m’agace. Elle est la seule personne qu’il me reste et je ne compte pas la laisser partir avec cet homme qu’elle connait à peine. Je serrai le poing en pestant. Pourquoi fallait-il que chaque chose se complique d’avantages ?

Je recouvrai le petit feu de sable pour l’étouffer et me dirigea moi aussi vers le camp. Je trainai légèrement les pieds et baissa le regard pour sembler fragile comme à mon habitude. Je saluai tous ceux qui vinrent me dire bonjour. Contre toute attende, j’étais plutôt apprécier des autres. Bien plus que je ne l’espérais en tout cas. Les hommes me prenaient pour un crétin et les femmes ne cessaient de dire que j’étais « adorable » dans ma maladresse. Pour tout vous dire…Je n’ai jamais su ce que ce mot voulait dire. Je me suis donc contenté de sourire un peu gêné et cela les a encore plus attendri comme si elles étaient devant un nouveau-né. Je n’ai jamais compris pourquoi certaines femmes pouvaient aimer ce genre d’homme. Serait-ce de la pitié ? Je l’ignore. Tout ce que je sais c’est que pour moi c’est un signe d’entière faiblesse dans le monde dans lequel on vit. Comme à mon habitude, j’errai dans le camp en participant aux tâches que l’on voulait bien me confier. On me savait maladroit alors on me donnait des choses plutôt facile et réductrices à faire. Aujourd’hui, ils avaient été imaginatifs, ils m’ont donné la tâche de tailler du bois pour en faire des petits pièges pour les lapins qui pouvaient trainer dans les environs. Je suis un grand connaisseur dans le domaine et je dois l’avouer, j’eus beaucoup de mal à simuler là-dessus. Une autre personne fut mise avec moi et je fus content en voyant que c’était elle. Elle a toujours été aimable avec moi et a cru à mon potentiel comme si elle pouvait réellement voir en moi. Elle ne me prenait pas en pitié, ni pour un incapable. Elle voulait juste que j’y arrive et faisait tout pour que ce soit le cas.

Je commençai à tailler la brindille en discutant avec elle de tout et de rien mais alors qu’elle fut distraite, je fis dévier la lame vers ma main pour me la couper. Directement, elle abandonna ce qu’elle faisait pour m’aider à stopper l’hémorragie plutôt bégnine. À chaque fois qu’elle était affectée avec moi, elle pensait à prendre de quoi me soigner. Elle prit ma main et la nettoya légèrement en me souriant alors qu’elle enroula un bandage autour de ma blessure. Elle me susurra avec douceur un « Avec toi, je vais finir par devenir une grande infirmière ». On se mit à rire d’un air sincère alors qu’elle me prit dans ses bras avec douceur pour me caresser mes cheveux. Elle avait toujours prit cette habitude et cela ne me dérangeait pas. Je fixai un point dans le décor et me mit à partir dans mes pensées. C’était peut-être une des seules personnes que ça allait être difficile à trahir. Je n’étais pas réellement moi-même avec elle mais je laissais transparaître des parcelles de moi un peu trop à mon goût. Et si elle découvrait mon véritable visage ? Serrait-elle capable de l’accepter ? Je n’avais pas envie de la blesser. Je ne savais pas encore ce que j’allais faire à ce sujet. Quand ma vue commença à se faire plus clair, je pu apercevoir Adeona qui nous regardait. Depuis combien de temps était-elle là ? A-t-elle vu quand nous avons ris ensemble ? Je me redressai en douceur pour baisser le regard en bouillonnant à l’intérieur de moi. Je déteste que l’on me voie dans des positions incongrues. Je ne savais pas comment elle allait réagir face à ça mais je la vis s’approcher de nous alors que j’espérais qu’elle allait disparaître. J’avais dans l’idée de l’espionner pas qu’elle me retrouve dans le bras d’une femme à sourire comme un enfant.

Mon effet était raté…Qu’allait-elle bien pouvoir lui dire ? J’avais envie de trouver une excuse pour partir mais ce ne serait pas digne de ma part. J’avais hâte de voir ce qu’elle allait bien pouvoir faire ou dire. Décidément cette femme me mettait vraiment dans l’embarras…Peut-être qu’il faudrait que je pense à l’éliminer ?

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Message(#) Sujet: Re: Get out my way ! [Lahas & Adeona] [end] Mar 1 Sep - 20:17



   
    Adeona & Lahas
    Get out my way, paix à ton âme.

L
ahas a beau essayer de me faire peur ça ne marche pas. Son petit discours était certes impressionant mais je ne m'arrêterais pas si facilement dans mes recherches. Toute coquille peut-être percée. Il me suffit juste de trouver son point faible ou de trouver quelques choses qui me rassurerais et qui prouverais que ce n'est pas un simple homme immoral. Même les pires monstres gardent une petite part d'humanité en eux. Et je sais que Lahas n'a pas encore perdu toute sa tête. La preuve est qu'il tient à sa tribu plus que tout. Même à l'accord qui lie ma tribu à la sienne. Je dois cependant garder mes distances, il est dangereux et imprévisible. Je ne peu prévoir ce qu'il va arriver par la suite. Je n'ai plus de choix que de faire copain copain avec l'ennemi. Après avoir quitté la chaleureuse compagnie de Lahas, je me dirigea vers l'entrée du camp afin de voir si les gardes ont besoin d'un coup de main. Je prie la place d'un des gardes qui s'occupait de veiller sur la sécurité du camp tout entier. Parfait je vais pouvoir me balader à ma guise tout en observant Lahas tranquillement. Le campement des Kappas est toujours aussi calme que d'habitude, les derniers à se réveiller baille tout en sortant de leur tente. Les chefs sont toujours aussi occupés à gérer les différents problèmes sur l'île ou au sein du campement. Je n'ai pas besoin de me concentrer énormément sur l'activité interne, les kappas sont sains et saufs près de la plage. La seule menace apparente est ici même. Les malheureux, s'ils étaient au courant de ce que mijote Lahas je doute que leur calme et apaisement soit toujours présent. La matinée est à son comble, l'heure du dîner approche rapidement et je suis toujours chez les Kappas. Lahas semble avoir déserté son petit feu de camp improvisé. Ça se voit à deux kilomètres que ce n'est pas un kappa, la façon dont il recouvre le sable sur le feu le trahit et montre bien que c'est un des enfants de l'île. Pourquoi suis-je la première à m'en rendre compte ? Et pourquoi ce genre de situation me retombe toujours dessus ? Le destin dirait mes sœurs, mais je penserais plus à mon talent de me frotter aux mauvaises personnes. Je n'ai plus qu'à trouver une solution pour me sortit de cette situation infernale. Observe Adeona, soit attentive. Tout en suivant Lahas du regard. Je continuais la ronde à faire au sein du camp. De temps à autres je m'arrêtai pour ceux qui en avait besoin. Deux trois petits soucis par ici, deux trois par là. Mes aptitudes sont demandés très souvent, que ce soit pour réparer des huttes ou bien comment conserver la nourriture, j'ai pris pour habitude de partager mes astuces aux naufragés. Le partage et la charité est l'une des valeurs les plus importantes à mes yeux, sans elles nous vivrions dans un monde agressif. Il y a certaines règles à respecter pour vivre en paix avec autrui. Faire des efforts et tolérer les étrangers. Aussi simple que cela paraisse la plupart des hommes ne font pas attention à ces règles et déclenche des conflits sans arrêt. L'homme peut-être cruel et bien plus effrayant que tout autres dangers extérieur. Malgré la protection de notre mère, l'île, je sens cette menace et cette agressivité tous les jours. Nous approchons une nouvelle guerre, je le sais. Le fait de voir Lahas se balader avec les kappas confirme ce que je ressens depuis quelques temsp. Quelque chose de terrible va nous arriver.

Une fois la ronde finis, je retourna à l'entrée du campement. Trop habituée par ce poste, le temps me parait très court quand je suis de garde, observer la forêt ne me pose pas de problème. J'apprécie son calme. Il n'y a rien de plus simple que la nature. Si seulement la vie humaine pouvait fonctionner de la même manière. Il y aurait beaucoup moins de conflits et tout le monde vivrait en harmonie. Un peu utopique je sais. Mais c'est ainsi que j'ai été élevée. En voyant que tout danger était écarté du campement, je me permis de faire à nouveau un petit tour à l'intérieur. Rien d'anormal, la journée allait se dérouler tout à fait sereinement. J'observais les gens, à la recherche de Lahas bien évidemment. Il n'est pas facile à trouver, étrangement il se fonds bien dans la masse. Après l'avoir cherché du regard pendant quelques minutes mes yeux se posèrent enfin sur lui. À ma plus grande surprise ce dernier s'occupait de couper du bois en compagnie d'une femme. Il se comportait étrangement, je ne l'avais jamais vu comme ça auparavant. Plutôt joueur, je les vis rire depuis mon point d'observation. Il discutait avec elle, il avait l'air de l'apprécier, ça se voyait au travers de son regard. Et c'est réciproque, leurs complicitée est évidente. Serait-ce possible qu'il ait des sentiments pour cette femme ? C'est bien la première fois que je le vois aussi doux avec un être humain. Je suis en train d'observer Lahas alors qu'il se trouve dans une position de faiblesse. Ça risque certainement de le déranger si je m'incruste au sein de son petit cocon amoureux. On dis souvent que les sentiments sont une faiblesse, mais je pense que c'est plutôt le contraire. Cependant je ne compte pas utiliser ses sentiments pour le menacer. Ce n'est pas honnête et je ne veux pas me rabaisser à son niveau, lui en serait certainement capable. Je décida néanmoins de m'approcher d'eux, par pour le menacer mais par simple curiosité. Après tout je suis en train de faire ma deuxième ronde, ce n'est pas comme si je n'avais pas le droit de m'approcher d'eux. Tout en effectuant les premiers en leurs direction je vis le regard de Lahas changé soudainement, il m'a repéré et comme je l'imaginais il n'a pas l'air très content de me voir. Néanmoins il fallait que je trouve quoi leur dire ou quoi faire une fois à côté d'eux. Je n'avais pas vraiment pensé à ça. Tant pis j'improviserais. À peine me trouvais-je à cinq mètres d'eux que je sentis la colère de Lahas m'envahir, plus je m'approchais et plus je doutais de ce que j'étais en train de faire. Une fois arrivée, je me trouvais seulement à quelques centimètres de Lahas, sans le regarder je savais que lui avait les yeux rivés sur moi. Ce n'est pas lui que je suis venue voir mais la jeune femme qui se trouvait face à lui. Je m'adressa donc à cette dernière : "Je vois que les pièges à lapins avancent à grand pas ! Bien joué, si vous continuez comme ça vous pourrez aller les poser dans la forêt d'ici une heure." Ce n'est pas très original mais c'est tout ce que j'avais sous la main, j'avais au moins réussi à engager la conversation. La femme me regarda et me sourit tout en me remerciant. "Vous êtes douée, ça fait longtemps que vous faites ça ?" Faire connaissance avec la femme que chérie Lahas me paraissait une bonne idée, et ça avait l'air de marcher, son attitude à changé et il n'a pas placé un mot depuis que je suis là. Assez intéressant comme expérience, après avoir écouté la femme parler, je les salua tous les deux. Je me tourna légèrement en direction de Lahas et lui fit mon plus beau sourire. Je quitta la scène et partit me reposer dans la forêt, je suis train d'apprendre à connaître Lahas, et je pense continuer ainsi.

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Message(#) Sujet: Re: Get out my way ! [Lahas & Adeona] [end] Lun 7 Sep - 21:01



Get out my way.

Paix à ton âme




Son regard bleu s’entremêla avec l’azur de mon iris, elle m’avait vu, épié et elle avait profité de la situation. Elle était venue me défier devant ses yeux. Il avait fallu qu’elle vienne mettre son grain de sel dans mon jeu de comédie presque authentique. Je ne pouvais plus me permettre de la laisser me charrier ainsi. Elle est la poudre et je serais l’explosion. Ma réponse à son insolence sera forte, contrôlée mais pourtant cruelle. Nous nous sommes assez tu, avons assez accepté, assez canalisé nos forces pour pouvoir les déchainées sur cette terre souillée de leur présence. Je devais être prudent, je devais contenir leur haine et les empêcher de tous les tuer. La chose serait très facile à envisager mais je veux créer chez eux une peur viscérale, destructrice, je veux que leur militaires s’aventurent dans nos fourrées et périssent sous une pluie de nos balles et de nos flèches. J’aimerais tellement qu’ils se sentent petit face à notre ingéniosité et notre rapidité. Nous nous sommes bien préparés à ce moment avec tous les curieux et les perdus. Je regardai Adeona avec des yeux agressifs, elle avait compris qu’elle était entrée dans quelque chose qu’elle ne devait pas, elle semblait si peu sure d’elle à son arrivée mais tellement satisfaite quand elle partit avec ce sourire aux lèvres provocateur. Pourquoi essayait-elle de me provoquer ? Qu’attendait-elle de moi ? Quoi qu’elle puisse attendre, je n’allais pas lui laisser l’occasion de gagner sur cette partie. Elle a tendance à oublier qui je suis et cela m’horripile de plus en plus. Je la laissai partir sans prononcer un seul mot et reportai mon attention sur la femme qui était en face de moi. Cette femme qui semblait si heureuse d’avoir reçu un compliment aussi banal que celui-là. Je continuai mon activité à ses côtés tout en pensant à comment j’allais m’y prendre pour avertir les miens. Je devais étouffer un feu mais faire ça en plein jour était risqué de me faire voir et surtout de me rendre coupable de cette attaque. Il fallait donc que je me fasse désigner pour allumer le feu ce soir-là. La tâche n’allait pas être aisée mais je savais comment m’y prendre.

Je laissai les heures s’écouler en attendant patiemment l’heure du soupé, je fis les activités qu’ils me donnèrent et m’arrangeai pour rester sur le campement pour pouvoir planifier mon plan. Le soir venu, je sentis la hâte m’envahir et ce sentiment de victoire me gagner. J’ai su utiliser les bons mots pour que l’on me donne la responsabilité du feu centrale. Je l’allumai d’abord en prenant mon temps et en laissant les flammes consumer les petites buches et quand personne ne fut dans les parages, j’y glissai des morceaux de tissus pour que la fumée devienne plus épaisse et noir. Le léger smog noirâtre plana dans l’air au moins dix minutes avant que je ne cesse de l’alimenter en tissu. Je m’assurai qu’il ne resta aucuns morceaux pour ne pas que l’on sache que cela venait de leur campement. Même si cela m’arrangerais pour qu’ils se soupçonnent et s’accusent entre eux de traitrise. Une trentaine de minutes s’écoula, nous avions déjà posé le poisson sur la grille et je les attendais avec hâte. Tout semblait si calme alors que la tempête était en chemin. Soudain, les buissons flanchèrent, un bruit sourd fendit l’air et commença à s’abattre sur la terre. Des flèches des arbres fusèrent entre les petites tentes du campement, des cris se firent entendre, les gens qui étaient avec moi me regardèrent avec de grands yeux. Nous nous mirent à courir pour fuir, je n’allai pas bien loin car une flèche vint se loger dans mon épaule et je m’effondrai au sol en prenant un air effrayé. Ils tentèrent de m’aider mais l’un de ces indigènes arriva à ma hauteur et me traina de force dans un coin du campement où ils semblaient faire des prisonniers. Trois de mes hommes les surveillaient tandis que chacun avaient pris une place différente.

On entendit le bruit des mitraillettes des militaire et des nôtre se confronter dans un fracas encore jamais vu sur cette île. Ceux qui s’occupaient du camp se servaient simplement de leurs arcs et dagues, ils étaient beaucoup plus agiles et rapides qu’eux de toute manière. La panique était au rendez-vous, j’aurais tellement voulu participer à ce massacre activement. J’aurais aimé planter ma dague dans leur chair si douce et fragile. Au loin, je vis Gaëd diriger d’une main de fer cette attaque, il avait suivi mes indications à la lettre, ce rôle lui allait aussi bien qu’à moi, l’illusion était parfaite. Je gardais mon air apeuré et lui sa posture de guerrier. Je devrais le félicité à notre retour au campement. Des torches furent lancées au milieu de ce camp qui fut le mien tout un moment. Les flammes déchirèrent les toiles, les vivres, mordirent les arbres. Nous allions devoir demander pardon à la déesse de la nature pour le sacrifice de quelques de ses enfants mais nous avons tout ce dont nous avons besoin pour nous faire pardonner. Les armes à feu cessèrent de cracher, les corps de tomber, nous, les prisonniers furent les premier à quitter le campement pour nous aventurer dans la jungle. Certains pleuraient, d’autre restaient fort et persuadé que tout allait s’arranger. J’aurais aimé leur faire comprendre qu’ils avaient tort, qu’ils allaient mourir ou pire encore. Les cris du camp calciné s’éloignèrent plus on s’enfonça dans la végétation luxuriante. Ils n’allaient pas nous poursuivent, ils devaient contrôler la destruction de leur camp et maitrisé ce feu destructeur.

La marche fut longue pour ces novices mais le but fut atteint tout de même avec brio. Gaëd avait rejoint la tête du groupe et beaucoup lui lancèrent des regards mauvais. J’avais tellement hâte de voir leurs visages quand ils apprendront que c’est réellement moi l’organisateur de ce massacre. Nous aussi nous avons perdus des hommes mais cela n’est rien face à notre volonté de les faire fuir à tout jamais de cette île et par la nage s’il le fallait. Les torches positionnées à l’entrée de notre camp furent enfin visible et cela fit monter l’angoisse générale d’un cran. Nous traversâmes la terre jusqu’au trône où je m’assois d’habitude pour donner les sacrifices. Gaëd les regarda tous un à un, il me regarda aussi et passa son regard sur le suivant comme si de rien n’était. Je souris intérieurement, je m’amusais autant que lui. Il fit un petit grognement et puis se dirigea vers moi pour me tirer en avant. Certains crièrent un « non » qui m’étonna légèrement. Je ne pensais pas que je pouvais être si « important » à leurs yeux. Gaëd brisa la flèche qui s’était logée dans mon épaule alors que je me relevai pour enlever le carreau de ma peau. Je me retournai vers eux pendant que Gaëd me débarrassa de cette veste hideuse qui avait trouvé refuge sur moi. Une femme de notre tribu s’approcha en posant sur ma tête cette coiffe qui faisait de moi un symbole de puissance et de respect. Ils m’offrirent tous la plus belle des expressions, le dégoût mélangé à la surprise.

Je les regardai un par un comme Gaëd l’avait fait il y a quelques minutes en leur faisant un petit sourire. « Bienvenu chez moi ! » Leur dis-je sous un air légèrement théâtral. Je pointai du doigt certaines personnes qui pourraient me rapporter gros au marché d’esclave et laissai les autres sur la terre sèche prête à accueillir leur sang. Nahya finit par faire son apparition avec la dague qui servait à faire les rites posée sur un morceau de pierre lisse. Elle me fit un signe de tête comme pour me dire à toi l’honneur. Je choisis ma victime de ce soir et ils l’attachèrent à un socle au milieu du village. Je parlai dans ma langue pour remercier notre déesse de nous avoir offert tant de chance. Je regardai mon gibier dans les yeux, je saisis la dague sacrée et la fit glissée contre sa poitrine, je la fis descendre jusqu’à son entre-jambe et puis d’un coup sec, sans même prévenir, j’enfonçai la lame et la remontai jusqu’à sa gorge lentement. Je regardai son dernier souffle, ses derniers battements de cils, je la regardai donner son âme à celle qui nous a gardées ce soir. Le liquide carmin fleureta avec mes mains pour descendre jusqu’à mes avant-bras et se séparer de mon corps en fines gouttelettes qui tombèrent au sol. Les miens m’acclamèrent alors que je fis un cri de guerre en brandissant ma dague vers le ciel. Les prisonniers kappas, n’avaient désormais plus aucune compassion à mon égard, ils me prenaient pour un fou. Leurs chocs fut de courte durée car chaque jours, j’en choisissais un autre et ce jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un seul dans la cage à sacrifice. Leur restes furent pendu à des arbres dans les coins de chasse des kappas. Nous espérons leur faire peur, nous espérons avoir pris en force, nous espérons les surprendre une nouvelle fois par notre fureur et notre violence mais cette fois avec moi en meneur. La vie dans la jungle est injuste et un cadeau, je joue le rôle de cette nature mutilée qui vient reprendre ses droits sur ses agresseurs. Azmack Taykars, Azmack svragdra*.

*Longue vie aux Taykars, longue vie à la justice.

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