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Message(#) Sujet: (laïla&birdie) + quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi Mar 7 Avr - 20:49





Laïla-Chilali &
Birdie-Everdeen
“quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi”
L
es dernières gouttes de pluie tombaient lentement des branches sur lesquelles elles avaient élues domiciles. Dans les flaques qui parsemaient le sol de l’Ile, un ciel soudainement bleu se reflétait. Le soleil faisait une timide entrée et les oiseaux rattrapaient des journées de silence en emplissant l’air de leurs joyeux gazouillements. Laïla sort d’abord un nez, puis l’ensemble de son visage de la hutte. Elle n’en croit pas ses yeux. Il fait beau ! Enfin la pluie s’était arrêtée ! Un grand sourire illumine son visage tandis qu’elle retourne à l’intérieur pour secouer vigoureusement l’épaule de Thaïs, l’autre jeune fille recueillie par Fernando. Le militaire était déjà partie, surement pour chasser pour l’ensemble du campement en compagnie de ses camarades. « Debout la marmotte, le soleil brille et les oiseaux chantent ! ». La jeune sauvageonne était tellement ravie qu’elle en oubliait d’être désagréable avec sa plus grande rivale. Cette dernière rejeta son bras en grognant. Les deux jeunes filles avaient grandies dans la jungle, chacune dans un clan, et étaient aussi indépendantes l’une que l’autre. Laïla ne se formalisa pas de la colère de sa colocataire forcée, et alla même jusqu’à la décoiffer d’un geste avant de se ruer vers la sortie. « Tu diras à Fernando que je rentrerai pour diner ! ». Aucune réaction. La rousse pensa un instant à aller vérifier si Thaïs ne s’était pas rendormie, mais jugea plus prudent de ne pas aller la déranger une troisième fois. La brune, tout comme elle, ne dormait jamais sans un poignard ou deux à proximité, et Laïla savait que la jeune fille savait s’en servir même les yeux fermés. Il faisait trop beau pour débuter la journée par une bagarre, aussi espéra-t-elle que sa rivale ne faisait que semblant de ne rien entendre, et qu’elle pensera à transmettre le message. Laïla haussa les épaules. De toute façon, elle demandait tous les matins à Thaïs de prévenir Fernando. Le militaire se douterait bien qu’il en était de même aujourd’hui.

Sautillant plus qu’elle ne marchait, Laïla entrecoupait son avancée de roues et de pas de danse. Elle avait toujours aimé le soleil, et la pluie avait une fâcheuse tendance à la déprimer. C’était donc avec une joie non dissimulée qu’elle arpentait le chemin qui la conduisait au potager. Elle espérait y retrouver Everdeen, de son premier prénom Birdie, qui durant ces longues journées pluvieuses s’était mis en tête de lui apprendre la géographie et la biologie, les mathématiques et la calligraphie. Laïla trouvait ces activités aussi instructives qu’ennuyantes. Elle était curieuse et avide de connaissances, mais ce n’était pas dans ses habitudes de passer autant de temps assise à écouter quelqu’un débiter des phrases qui lui semblaient parfois vides de sens. Mais la jeune fille avait supporté ces longs après-midis sans s’énerver, car cela semblait tenir à cœur d’Ever que de lui servir d’instructrice dans l’apprentissage de ces domaines. Et Laïla aimait bien faire plaisir à ses nouveaux compagnons. Malgré quelques coups de blues, la jeune fille commençait à se faire à sa nouvelle existence, et la vie au sein du clan des Amazones ne lui manquait pas autant qu’elle ne l’avait craint. Malgré tout, elle se demandait parfois si elle trouverait un jour sa place au sein du groupe. Ils étaient tous très gentils avec elle, mais lui parlait comme à une enfant, et n’osaient pas lui confier une tâche qu’elle aurait à réaliser seule. Laïla n’était pas stupide, et elle comprenait bien pourquoi ils agissaient de cette manière : pour la même raison qu’Ever s’était mis en tête de lui apprendre des « choses de gens civilisés ». Ils pensaient tous que les Amazones étaient des barbares et des sauvages. Mais les grandes savaient lire, écrire et compter quand elles avaient été débarquées sur l’Ile, et avaient donc appris aux plus jeunes ces précieux savoirs. De plus, leur mode de vie était tout sauf bestial. Elles avaient des lois, des croyances et des savoirs à transmettre aux générations futures.

Croisant le chemin d’un hérisson tout aussi heureux qu’elle du retour du soleil, Laïla chassa de son esprit l’évocation de celles qu’elle avait longtemps considérées comme ses sœurs. Elle n’était plus une amazone. Elle avait quitté le clan de son propre chef, et devait donc cesser de considérer ce mode de vie comme étant le sien. Malgré cette décision, elle eut un petit sourire et grimpa d’un geste dans un arbre. Le potager était tout proche, et il lui semblait avoir entendu le rire clair et joyeux de son amie. Aujourd’hui, c’était à elle de lui donner une leçon. Non pas une ennuyante leçon d’arithmétique, mais une leçon de légèreté et d’insouciance. La météo était propice au repos et à la rigolade. Que pourraient-elles donc faire ? Aller piquer une tête dans le lac ? Aller escalader les parois de la falaise ? Ou bien encore jouer avec le vent sur le pont qu’on qualifiait de « dangereux » ? À vrai dire, Laïla n’en avait encore aucune idée, et toutes ces propositions la réjouissaient d’avance. Il était encore tôt, peut-être qu’elle arrivera à convaincre la jeune fille de tout faire aujourd’hui. Déjà, avançant le plus silencieusement possible afin que le bruissement des feuilles ne trahissent pas son arrivée, Laïla était presque arrivée au-dessus de la tête de son amie, actuellement en train de cueillir quelques baies à un buisson. Presque tous les rescapés venaient régulièrement afin d’entretenir le potager. Laïla, elle, venait lorsque cela lui chantait. L’Ile regorgeait de richesses, et elle peinait à comprendre pourquoi les survivants se bornaient à vouloir les regrouper toutes au même endroit. Ces plantes avaient besoin d’un espace différent pour prospérer, et Laïla était persuadée qu’un jour ou l’autre ils ne parviendront plus à faire pousser quoi que ce soit sur ce terrain. Soudain, entourant la branche de ses jambes, elle se laissa tomber tête en bas, telle une chauve-souris, devant Birdie-Everdeen. « Alors miss oiseau, prête à prendre ton envol ? ».

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Message(#) Sujet: Re: (laïla&birdie) + quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi Sam 11 Avr - 19:00


quand deux jeunes filles jouent à robinson et crusoé
laïla et ever
Il pleuvait encore. Tapie dans sa petite tente, les yeux rivés sur l'Océan, Everdeen soupira. La jeune femme s’était habituée à l’humidité constante de l’île. Le soleil se faisait de plus en plus rare ces derniers jours, et cela faisait quelques temps qu'elle ne s'était pas tranquillement prélassée sur le sable chaud de la grande plage. Cela lui manquait. Tant de choses lui manquaient. Des choses qu'elles n'auraient jamais songé manquer, comme par exemple les impossibles choux fleurs de sa grand-mère Coco ou encore les devoirs de sa fac qu'elle détestait par dessus tout faire. Mais pas dessous tout, ce qui lui manquait le plus, c'était sa famille et son petit ami. Que donnerait-elle pour les revoir juste une dernière fois et leur dire combien elle les aimait ! Ils devaient probablement la croire morte. Avec un peu de chance, ils étaient passés à autre chose. Et si elle ne les revoyait plus jamais ?
La pluie s'arrêta enfin de tomber et un rayon de soleil pointa le bout de son nez à travers les nuages gris qui peuplaient le ciel sombre. Enfin ! Elle allait enfin pouvoir sortir de son trou et aller cueillir quelques fruits pour nourrir la tribu. Ce n'était pas à son tour de le faire, mais elle n'avait rien d'autre à faire et avait besoin de bouger un peu. Avec un autre soupir, Everdeen se leva péniblement et sortit de sa petite tente. Elle ne prit pas la peine de mettre ses sandales et se dirigea vers le potager. Sur le chemin, elle ne croisa personne. Tant mieux, elle n'était pas tellement d'humeur à communiquer avec quelqu'un. Depuis quelques jours, elle songeait beaucoup trop à son passé, cause de son humeur maussade.
Une fois arrivée au potager, elle n'y trouva personne non plus. Elle y entra et se dirigea immédiatement vers les tomates qu'elle avait planté une semaine auparavant. Des tomates ! Tout ce qui la préoccupait, c'était de savoir comment se portaient des tomates ! Réalisant la stupidité de sa pensée, Ever lâcha un petit rire mi-joyeux, mi-triste. Elle se trouvait complètement ridicule. Jamais auparavant elle n'aurait pensé qu'elle se trouverait un jour sur une île perdue en plein milieu de l'Océan à planter des légumes. Pathétique, elle se baissa, et les observa avec attention. Ses tomates avaient commencé à grossir et étaient devenues d'adorables petites boules rouges, des petites tomates cerises. Il fallait qu'elles grandissent encore un peu, puis elle pourrait les manger.
Se détournant de ses tomates, la jeune fille se dirigea vers un buisson pleins de fruits pour y cueillir des baies. Oh non, elle n'avait pas pensé à prendre un panier ! Elle poussa un énième soupir, exaspérée par sa propre personne.
Brusquement, une branche craqua et quelque chose - ou plutôt quelqu'un - tomba du ciel et elle se retrouva nez-à-nez avec une jeune fille aux cheveux roux-blonds vénitiens.

« Alors miss oiseau, prête à prendre ton envol ? » lui lança cette dernière.


Everdeen poussa un cri de surprise et sursauta violemment, en faisant tomber les quelques baies qu'elle tenait dans sa main. Levant les yeux au ciel, elle posa une main sur son coeur qui avait raté plusieurs coups. Ce n'était pas la première fois qu'elle tombait sur son amie ainsi, et à chaque fois, elle se faisait avoir.

« Seigineur, Laïla, ne me refait plus jamais ça ! Tu vas me rendre cardiaque. »


Elle lui lança un sourire amusé et l'aida à descendre de sa branche - bien que celle ci n'eut pas vraiment besoin de son aide. Elle se débrouillait très bien seule, et souvent, Ever se demandait si son amie n'était pas née singe plutôt qu'humaine.

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[bon la qualité est très passable, je t''avoue que j'ai un peu de mal à me remettre dans le bain cache ]
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Message(#) Sujet: Re: (laïla&birdie) + quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi Dim 12 Avr - 15:57





Laïla-Chilali &
Birdie-Everdeen
“quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi”
S
i Laïla prenait un grand plaisir à évoluer ainsi dans la cime des arbres, les oiseaux qui y avaient élu domicile et qu’elle dérangeait à son passage n’étaient pas du même avis. Elle eut un grand sourire face au cri indigné que poussa un malheureux pic vert lorsqu’elle surgit devant lui. Elle s’excusa silencieusement et ne s’attarda pas plus longtemps dans cet arbre. Elle ne put retenir un petit gloussement lorsque l’oiseau se remit à tambouriner frénétiquement contre son tronc, comme pour lui faire comprendre qu’elle l’avait contrarié dans son activité. Laïla avait toujours aimé les oiseaux. C’est d’ailleurs à cause de son émerveillement permanent face à ces animaux que les amazones lui avaient donné son second prénom, Chilali, qui signifiait « oiseau blanc ». Mais Laïla ne voulait plus rien avoir à voir avec les amazones, et refusait donc que quiconque utilise ce prénom. Laïla n’était plus un oiseau blanc, elle avait perdu ses ailes le jour où elle avait tourné le dos au clan. Laïla ne pouvait plus voler, même dans ses rêves, elle ne pouvait plus que faire semblant. Elle n’arrivait même plus à suivre la merveilleuse danse des oiseaux le soir, ses yeux ne parvenaient plus à saisir l’immensité du ciel. Oui Laïla avait perdu ses ailes, et était donc de plus en plus jalouse des oiseaux qui les possédaient encore. N’avaient-ils donc aucune compassion envers elle, pour continuer de danser ainsi devant elle et de chanter leur joie d’être libres ? Elle-même était maintenant clouée au sol et avait perdu une partie de la liberté qui la caractérisait. Et pourtant, pour rien au monde elle ne tournerait le dos à sa nouvelle vie. Elle avait choisi de quitter la tribu, ce n’était pas pour y retourner à la moindre difficulté. Laïla était têtue, tellement têtue, et c’était peut-être même cela qui l’avait conduit à sa perte. Laïla, peu à peu, oubliait que l’Ile n’était pas un simple morceau de terre au milieu de l’océan. Laïla, peu à peu, perdait la faculté qu’elle avait de ressentir l’harmonie de la nature.

Mais Laïla n’allait pas laisser ces sombres pensées venir gâcher cette belle journée ! Aujourd’hui, elle allait apprendre à Everdeen à voler. Comme pour prouver aux oiseaux que, même sans ailes, elle continuait à les concurrencer. Comme pour se prouver qu’elle n’était pas complétement perdue. C’est pourquoi, la tête en bas et les yeux pétillants de malice, Laïla venait d’apparaitre devant Everdeen en l’interpellant joyeusement. Elle obtient pour seule réponse un cri de surprise. Elle éclata de rire devant la mine déconfite de son amie. « Seigneur, Laïla, ne me refait plus jamais ça ! Tu vas me rendre cardiaque. ». Elle haussa les épaules. De toute façon, on pouvait dire n’importe quoi à Laïla, elle finissait toujours par n’en faire qu’à sa tête. Comme pour montrer que, même clouée au sol, elle gardait une certaine liberté. On en revenait toujours là. L’éternelle opposition entre les oiseaux et les humains. Tout comme elle, Everdeen portait ce contraste dans ses prénoms. « T’es trop jeune pour être cardiaque, t’inquiète pas. ». Elle sourit lorsque son amie l’aida à descendre de sa branche. Même si elle était parfaitement capable de s’en sortir toute seule, elle aimait bien se sentir soutenue. Ne plus être seule dans son coin. Elle rejeta ses cheveux en arrière et tira sur son tee-shirt pour le remettre en place. Elle avait des feuilles partout, des bouts de branche aussi, mais elle n’y portait aucune importance. Elle aura tout son temps pour les enlever plus tard. En l’instant présent, elle n’avait qu’une seule préoccupation : qu’allaient-elles donc pouvoir faire ? Elle planta son regard dans celui de son amie. « Aujourd’hui, fini les calculs à rallonge. À mon tour de t’apprendre quelque chose d’utile. ». En son for intérieure, elle se dit que cela allait peut-être être plus utile que les mathématiques, mais elle ne voulait pas froisser Everdeen et gardait donc ces pensées pour elle. Elle avait si peu d’amis, il fallait tout faire pour les garder !

Elle jeta un coup d’œil circulaire à l’environnement qui les entourait. Le potager était certes un bel endroit, mais Laïla trouvait que l’homme y avait mis un peu trop sa patte et l’avait totalement dénaturé. Ici, tout était parfaitement aligné et ordonné, les plantes ne poussaient que là où les rescapés les y avaient autorisés, et celles qui n’étaient pas les bienvenues étaient rapidement déracinées. Ce que Laïla aimait, c’était les grandes étendues sauvages, les arbres qui poussaient un peu n’importe comment et les surprises que réservait la nature. D’autant plus que, malgré ce que paraissaient penser les anciens habitants du continent, aucune herbe n’était « mauvaise ». Toutes servaient à quelque chose, toutes avaient une utilité. Non, décidément, ce n’était pas ici qu’elle devait commencer sa leçon de vie sauvage. Elle se tourna vers son amie. « Qu’est-ce que tu veux apprendre à faire ? ». C’était la première chose à apprendre, au fond : faire ce qu’on avait envie de faire, sans se laisser influencer par telle ou telle contrainte, sans demander l’autorisation à n’importe qui. Laïla tend la main pour attraper quelques baies et les grignote distraitement. Elle est curieuse de voir ce qui fera le plus plaisir à Everdeen. Elle est curieuse de voir ce que celle-ci entend par « vie sauvage ». Déjà, Laïla ressent le besoin de bouger, déjà elle a du mal à rester en place. Elle est impatiente de pouvoir attraper Everdeen par la main pour l’emmener en courant vers le lieu de leur première leçon.

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Message(#) Sujet: Re: (laïla&birdie) + quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi Mer 15 Avr - 13:05


quand deux jeunes filles jouent à robinson et crusoé
laïla et ever
« T’es trop jeune pour être cardiaque, t’inquiète pas. » Everdeen lui lança un regard mi-amusé, mi-agacé. « Avec toi, ça va aller plus vite. » Puis, elle l'aida à redescendre de la branche où elle était accrochée comme un petit singe. La jeune femme s'étonnait toujours de son amie. Bien qu'elles avaient à peu près le même âge, à ses yeux, Laïla, avec son petit corps menu, restait une petite fille avec un esprit d'enfant. Everdeen admirait par-dessus tout son autonomie et sa liberté. En effet, elle savait que son amie était têtue et n'en faisait qu'à sa tête, peu importe les conséquences : elle aurait aimé être pareille, mais elle réfléchissait bien trop. « « Aujourd’hui, fini les calculs à rallonge. À mon tour de t’apprendre quelque chose d’utile. Qu’est-ce que tu veux apprendre à faire ? » lui lança la petite rousse. Everdeen sourit. Cela tombait bien : elle était justement en plein ennui et ne savait que faire. Laïla était arrivée au bon moment car avec elle, elle ne s'ennuyait jamais et trouvait toujours quelque chose de très créatif à faire.

Au regard brillant de son amie, Everdeen devina qu'elle ne voulait pas parler de mathématiques, de géographie ou d'une quelconque autre matière ennuyante. Qu'allait-elle encore lui trouver à faire ? S'enfoncer dans les grottes ? Nager avec les piranhas ? Faire un cache-cache dans les branches ? Non, rien de banal. Everdeen avait envie de faire quelque chose de plus différent, pour une fois. Elle adorait s'amuser et faire des folies avec son amie, mais elle quelque chose lui faisait beaucoup réfléchir. La relation de Laïla avec son "clan", les Amazones. Pour une raison qu'Everdeen n'arrivait pas à comprendre, son amie avait renié sa tribu - sa famille. « J'aimerais beaucoup rendre visite aux Amazones... » commença la jeune femme. Son ton était lent, prudent, et elle observait attentivement la réaction de son amie. Pendant une seconde, elle eut peur qu'elle réagisse excessivement et reparte de son côté, froissée. Mais comme cette dernière n'avait pas encore explosé de colère et n'avait encore montré aucun signe de négativité extrême, elle continua. « ... Attention, elles ne doivent pas forcément nous voir. On peut se cacher et leur faire des misères, si tu veux. Mais n'as-tu pas envie de les revoir, même un tout petit peu ? Après tout, tu as passé tant d'années avec elles, elles sont ta famille... » Everdeen pensait absolument tout ce qu'elle disait. Si ça aurait été elle, elle donnerait tout rien que pour revoir sa famille une dernière fois. Le comportement de Laïla auprès des siens la désespérait et d'une certaine façon, l'irritait légèrement. Elle ne se rendait pas compte de la chance qu'elle avait.

Mélancolique, elle secoua la tête et ravala les larmes qui avaient commencées à lui envahir les yeux. Cela ne servait à rien de se lamenter sur son passé. Ce qui était fait était fait, et elle ne pouvait rien y faire. Après tout, ce n'était pas comme s'ils étaient morts. Ou peut-être l'étaient-ils ? Qui sait ? Elle n'avait pas eu de nouvelles d'eux depuis quelques petits moments déjà.


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Message(#) Sujet: Re: (laïla&birdie) + quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi Lun 4 Mai - 19:41





Laïla-Chilali &
Birdie-Everdeen
“quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi”
L
’Ile était sauvage, et l’Ile était belle. Même si elle était attirée par le continent et ses mystères, Laïla ne s’imaginait pas un seul instant vivre ailleurs que sur ce beau de terre que l’océan coupait du reste du monde. Elle n’était peut-être pas vraiment née ici, elle essayait peut-être de se couper de ses origines, mais cela ne l’empêchait pas de considérer l’Ile comme sa maison et son domaine. Elle en connaissait les moindres recoins, pouvait parcourir des trajets entiers les yeux fermés, et ne craignait aucun des dangers qui surprenaient ceux qui n’étaient pas avertis. C’était sans doute pour cela qu’elle peinait à s’intégrer réellement aux rescapés : ils avaient tellement peur de l’Ile qu’ils ne l’avaient quasiment pas exploré, ils passaient la majeure partie de leur temps au campement alors qu’il y avait tellement de choses à faire ! Laïla était incapable de rester plus de cinq minutes au même endroit sans ressentir le besoin de bouger, ne parvenait pas à se concentrer sur quelque chose sans se laisser distraire par une autre. Cela lui valait souvent le regard noir de certains lorsqu’elle s’éclipsait pendant les réunions. Quand Fernando lui demandait de faire des efforts, elle répondait inlassablement que c’était plus fort qu’elle, qu’elle allait exploser si elle restait une minute de plus autour du feu de camp à écouter les meneurs hésiter sur la conduite à tenir. Pour Laïla, c’était simple : il suffisait de foncer dans le tas et de taper sur tout ce qui bougeait. Ça avait toujours très bien marché. Mais ils semblaient être d’un autre avis, et on lui faisait les gros yeux dès qu’elle avait le malheur de prendre la parole pour donner son opinion. Finalement, pour ne pas causer du tort à Fernando, elle avait fini par ne plus se rendre aux réunions, demandant à son protecteur de lui faire un compte rendu à son retour. Parfois, Thaïs restait avec elle, d’autre fois elle y allait, comme pour lui lancer un défi. Défi que Laïla se savait incapable de tenir. Même si cela lui coutait de l’admettre.

Et la voici maintenant face à Birdie, attendant avec un brin d’impatience que la jeune fille lui exprime ce qu’elle souhaitait faire aujourd’hui. Dans les premiers temps, sa nouvelle amie ne proposait que des excursions terriblement raisonnables et par conséquent terriblement banales, au grand désespoir de Laïla qui avait envie de sensationnel. Mais plus le temps passait et plus Birdie se laisser gagner par la soif d’aventures de Laïla. Cette dernière était donc déjà prête à s’élancer en direction du lieu que lui indiquerait Birdie, quel que soit l’endroit indiqué. « J'aimerais beaucoup rendre visite aux Amazones... ». Elle faillit se mettre joyeusement en route, jusqu’à ce que les paroles de Birdie parviennent à son cerveau. Alors, coupée nette dans son élan, elle faillit trébucher en marchant sur ses propres pieds. Elle se retourna donc et croisa les bras sur sa poitrine, les sourcils froncés. Il y a encore quelques semaines, elle aurait explosé de colère et serait partie sans un regard en arrière. Mais Fernando lui avait expliqué que réagir ainsi était la meilleure façon de se brouiller avec ses rares amis, aussi essayait-elle de rester calme. Il lui suffisait de refuser, tout simplement, de toute façon elle ne pourrait pas la forcer à se rendre là où elle ne voulait pas aller … Déjà Birdie continuait. « ... Attention, elles ne doivent pas forcément nous voir. On peut se cacher et leur faire des misères, si tu veux. ». Laïla avait envie de lui hurler que cela ne changeait rien au problème. Se rendre dans la jungle, c’était déjà trop. Depuis son départ du clan, elle n’y avait mis les pieds qu’une seule fois : pour aller avec Thaïs et Fernando voler les ressources des Hostiles. Depuis, elle avait soigneusement évité de s’en approcher, même si cela l’obligeait à faire de longs détours qui lui prenaient parfois cinq ou six heures. De la même façon, Laïla ne se rendait plus sur les rives du fleuve et privilégiait les petits ruisseaux. Elle pensait que cela était clair : elle ne voulait plus entendre parler des amazones.

« Mais n'as-tu pas envie de les revoir, même un tout petit peu ? Après tout, tu as passé tant d'années avec elles, elles sont ta famille... ». Laïla n’aimait pas particulièrement quand Birdie se mettait en tête de lui soutirer des confidences. Elle n’avait pas envie d’en parler, mais son amie pouvait se révéler têtue quand elle le voulait. En temps normal, lorsqu’elles étaient penchées sur les leçons, Laïla pouvait dévier la conversation en posant une question sur le sujet qu’elles étaient en train d’étudier. Mais là, elle ne pouvait pas vraiment y échapper. Elle pourrait tout simplement ne rien répondre du tout, mais elle ne tenait pas à se fâcher avec Birdie. Alors, les mâchoires serrées et l’air boudeur, elle répliqua. « Non. Je ne veux plus les voir, je ne veux plus en entendre parler. Elles m’ont menti pendant des années, elles ont massacré les militaires alors que ceux-ci n’avaient rien fait. ». Elle serra les poings, comme toujours lorsqu’elle repensait à tout ce que les amazones avait dit, avait fait, à tout ce qu’elles avaient cachés, à tout ce qu’elles avaient racontés pour justifier leurs actes. Elles s’en remettaient toujours aux esprits, comme si le vent allait leur parler, comme si l’eau allait les éclairer, comme si le soleil allait les écouter. « De toute façon, elles m’ont certainement bannie, et m’abattront à la seconde même où je poserai les pieds dans la jungle, sans hésiter une seule seconde. Tuer, c’est la seule chose qu’elles savent faire correctement … ». Et le pire, surement, c’est que Laïla était persuadée de ce qu’elle racontait. Le pire, sans doute, c’est qu’elle n’imaginait même pas que cela puisse être autrement. Après tout, elle lui avait caché tellement de choses, jusqu’à l’existence d’une autre tribu dans la jungle, et ce pendant 18 ans ! Thaïs lui avait expliqué que les anciens de son Clan préconisaient de se méfier secrètement des amazones, même s’ils commerçaient avec elles. « Alors non, je n’irais pas chez les amazones. Si tu veux y aller, vas-y, mais ce sera sans moi. ».

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Je tiens à m’excuser pour le retard, j’essayerai de faire plus vite la prochaine fois !
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Message(#) Sujet: Re: (laïla&birdie) + quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi Mer 17 Juin - 11:32


quand deux jeunes filles jouent à robinson et crusoé
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En proposant à sa petite amie de rendre visite à son ancien clan, Everdeen s'était doutée qu'elle avait appuyé sur un sujet sensible. Elle savait que Laïla allait probablement s'énerver, ou hurler, mais elle avait espéré que cela ne durerait pas et qu'elle n'allait pas s'éloigner et lui faire la tête. En effet, à peine ses paroles sorties de sa bouche, Laïla s'arrêta net et fronça les sourcils, mécontente. Au moins, elle ne cria pas. Elle avait fait des gros progrès, depuis le temps où elle piquait des crises interminables. Elle se contenta de serrer les poings et de dire non calmement.
Everdeen n'insista pas et se contenta de la regarder en souriant. Elle savait que cela ne servait à rien d'essayer de négocier : la petite était têtue, et rien ne la ferait changer d'avis, surtout lorsqu'il s'agissait des Amazones. D'un côté, elle la comprenait. Les trahisons commises par ceux qui comptent le plus à vos yeux sont celles qui font le plus mal, et sont celles qui guérissent le moins. Mais d'un autre côté, elle ne la comprenait pas. Malgré leurs actes, les Amazones avaient passé tant de temps auprès d'elle, à s'occuper d'elle, à l'élever. Malgré tout, elles avaient forcément passé de bons moments ensemble. Comment un être humain pouvait arriver à se détacher de quelqu'un totalement, à ce point ? Ce sujet ne cessait de torturer Ever, qui avait décidé d'écrire un papier sur ce sujet de psychologie si un jour elle rentrait sur le continent. De ce qu'elle avait retenu de son escapade sur l'île, c'était de toujours te réconcilier avec tes congénères. Avant de se crasher au milieu de nulle part, la jeune fille s'était disputée avec une amie d'enfance à propos de quelque chose de complètement débile, tellement débile qu'elle ne se souvenait plus de la raison. Et maintenant, son amie devrait probablement penser qu'Ever était morte, et qu'elles ne se pardonneraient jamais. Mourir fâchée, c'était une des plus grandes peur d'Ever. « Si tu n'y vas pas, moi non plus. Je ne connais presque personne là-bas, et puis qu'est-ce que je ferais sans toi ? Et arrête de faire la tête et souris, quelqu'un pourrait tomber amoureux de ton sourire. » Ever sourit et fit un clin d'oeil à son amie. Elle avait dû lancer cette dernière réplique de série un million de fois, à chaque fois que sa jeune camarade était triste ou énervée.
Puis, elle croisa ses bras sur sa poitrine et leva le nez vers le ciel. La pluie passée, ce dernier était devenu d'un bleu pur et étincelant, qui laissait briller le soleil comme une étoile. « Par contre, là je sèche. J'ai proposé quoi faire, à ton tour. »
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Message(#) Sujet: Re: (laïla&birdie) + quand deux jeunes filles jouent à Robinson et Vendredi

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