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Message(#) Sujet: sometimes the heart sees what's invisible to the eye ♐ t a j & e l i s h a h ; Ven 20 Mar - 2:11

sometimes the heart sees what's invisible to the eye. ♐TAJ&ELISHAH
I can be a nice person, but if someone is messing with me or someone I care about...
the tough side comes out a little more, and i tear their lungs out of their chests.

Tu ouvres les yeux. L'aube pointe le bout de son nez à l'entrée de la caverne. La déesse rose aux doigts dorés te tire du sommeil. Le ciel est encore teinté de la nuit. Tu regardes autour de toi. Ta famille s'est amoindrie. Certaines de tes soeurs ont préféré rejoindre les rescapés du crash, soit par amour, soit par conviction, mais petit à petit, vous êtes de moins en moins nombreuses. Tu pousses un soupir et te redresses. Sans bruit, tu t'éclipses de l'antre sur la pointe des pieds après t'être habillée tout aussi silencieusement. Au passage tu prends un arc et des flèches, pour la chasse, et une de vos grandes épées. Depuis l'arrivée de ces intrus sur votre île, tu ne sors plus sans armes. Certains d'entre eux sont dangereux, et tu préfères avoir de quoi te défendre. Tu ravives ensuite le feu sacré devant la grotte -celui qui brûle en permanence- tout en murmurant son nom et des prières à son égard. La déesse du feu est capricieuse, et pour rien au monde tu ne risquerais sa colère, tu sais ce que coûte son mécontentement. Tu prends quelques fruits dans la réserve et te diriges vers les profondeurs de la jungle, tout en grignotant les baies que tu as dans la main. Tu observes les arbres autour de toi, et guettes le moindre son. A cette heure du petit jour, beaucoup de créatures sont encore endormies, tandis que les nocturnes sont déjà retournées dans leur terrier. C'est l'heure calme, l'heure ou presque rien ne bouge, excepté les feuilles accrochées à leurs arbres qui sont caressées par le vent. Le vent. Tu inspires profondément. L'odeur du début du jour chatouille tes narines. Tu te tournes face à la brise, et souris à l'esprit qui vous est vital. Tes yeux se posent sur un pied de plante guérisseuse. Avec le temps vous avez appris à les reconnaître, même si vous n'en connaissez pas les noms scientifiques, comme certains des rescapés. Tu en cueilles les feuilles, puis les fruits et quelques morceaux de ses tiges, que tu déposes soigneusement dans la sacoche qui pend à ton côté.

Ton chemin continue au hasard entre les arbres. Tu parcoures ces terres sans réel but, sinon peut-être de ramener quelque chose à mettre dans votre garde manger. Mais ce n'est pas vraiment ton rôle. D'autres amazones sont plus douées que toi pour la chasse. Ton empathie à l'égard des animaux t'empêche souvent de tirer ta flèche avec conviction et c'est ainsi que tu rates ta cible. Pourtant, tu as déjà tué des humains.. trop, selon ton opinion. Tu soupires et secoues la tête à une telle pensée. Incapable de tuer un animal, mais tes semblables.. ont souffert sous tes flèches. ❝ Mais ces animaux n'ont pas tenté de te faire du mal, eux.. ❞ penses-tu avec amertume. Jusqu'à présent tu n'as tué que pour te défendre et tu espères que ça restera le cas. Tu n'as aucun goût pour le meurtre et restes hantée par les fantômes de tes victimes, par leurs visages. Chaque nuit tu les vois, chaque nuit ils te réveillent, chaque nuit ils te murmurent des reproches. Il y a ce soldat ; Johan. Il y a cet homme, qui a tenté de te tuer parce que ton allure l'effrayait ; Davis. Cette femme, folle, assoiffée par le goût du sang comme dans les histoires que tu lisais à l'orphelinat, et son conjoint ; Camélia et Oswald, des hostiles. Tu serres les dents en pensant à ces refoulés. Ceux qui vivent à l'écart des autres. Ceux-là.. ceux-là tu les tuerais tous sans hésitation. Sans raison apparente, ton regard se fait dur, tes dents grincent. Tu te méfies des étrangers désormais.. A cause d'eux. Et à cause de ces onze visages qui hantent tes nuits. Tes fantômes t'ont fait oublier le but de ta randonnée et tu continues d'avancer aveuglément. Quand un bruit soudain et plus fort que les autres te tire de tes pensées dans un sursaut. Tu te tournes vers l'origine du bruit tous tes sens en éveil. Tu t'accroupis dos à un arbre, à moitié dissimulée par des broussailles et tu attends. Mais rien ne bouge plus. Tu reprends une inspiration, ce qui te fait réaliser que tu retenais ta respiration. Damnée soit ta nervosité et ta méfiance. Après un temps tu te relèves et reprends ton chemin. Peu à peu, ta nervosité s'apaise, et tu reprends un fil de pensées plus joyeuses. Tu regardes à nouveau les arbres qui t'entourent, laissant tes démons de côté. Tu reconnaîtrais chacun de ses arbres, comme toutes tes soeurs tu connais l'île comme le fond de ta grotte, et tu sais à chaque instant à quel endroit tu te trouves.

Après quelques heures à marcher, tu sais plus que tu ne le vois, que le soleil est à présent haut dans le ciel, et tu n'as pas encore tiré une seule de tes flèches rangées intactes dans leur carquois. Non, décidément tu n'es pas une chasseuse, et pourtant.. Pourtant c'est toi qui a nourri tes petites soeurs à votre arrivée ici. Tu as pris soin d'elles quand elles en avaient besoin. Mais désormais, tu as laissé cette tâche à d'autres et tu as bien fait, car ce n'est clairement pas ton point fort. Tu ris de toi-même et cueilles de nouveaux fruits pour rassasier ton estomac qui commençait à grogner. Alors que tu manges distraitement tout en marchant, tu entends un nouveau bruit. Tu restes là où tu es et te figes. Tu arrêtes de respirer pour mieux entendre ce qui se passe autour de toi. Tu entends des pas approcher, humains, vu le niveau de discrétion.. Tu te retournes vers l'origine du son, et c'est alors que tu le vois. Un homme. Il est déjà beaucoup trop près pour que tu puisses fuir sans être vue. Alors plutôt que la fuite, ce sera l'affrontement, si cela est nécessaire. Tu prends une grande inspiration et les deux fruits exotiques que tu tenais dans la main gauche s'écrasent au sol. Droite et fière, ta longue épée à la main, préparée à toute éventualité, une lueur de défi dans les yeux, tu attends qu'il soit plus près. Néanmoins, ton arme pend à ton côté au bout de ton bras, signe que tu ne souhaites pas engager un combat si tu peux l'éviter. En observant l'homme qui s'approche, insouciant, tu te rends compte qu'il n'est pas armé. Du moins, pas à première vue, et il n'a pas vraiment l'air hostile. Alors, ta méfiance s'amoindrie, mais pas ta vigilance qui ne te quitte que rarement..

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Message(#) Sujet: Re: sometimes the heart sees what's invisible to the eye ♐ t a j & e l i s h a h ; Ven 20 Mar - 6:07


Encore une nuit interminable passée à me retourner dans tous les sens. Encore une nuit à me sentir seul face à mes pensées, sentant mes souvenirs devenir de plus en plus lointain. Je me forçais à garder les yeux fermé, afin d’avoir le sentiment de pouvoir me reposer, faute d’arriver à dormir. C’était aussi plus facile de faire travailler son imagination et de s’imaginer ailleurs. N’importe où, mais ailleurs. J’essayais de me rappeler des musiques que j’écoutais, ou des hamburgers bien gras que j’adorais engloutir. Alors, je restais les yeux clos, essayant de me projeter dans ce qui me semblait maintenant être un univers parallèle. J’étais passé de l’autre côté du miroir, et pour la première fois, je redoutais la nuit. Car la nuit avait amené bien des souffrances à notre camp. Beaucoup avaient disparus, et beaucoup ne reviendraient jamais. Quant à moi, j’étais un enfant du soleil. J’avais besoin de m’épanouir à la lumière et de savoir ou j’en étais. La nuit représentait le doute et la journée, l’espoir d’une nouvelle chance. Je réalisais qu’avant le crash, j’avais déjà tendance à attendre les premières heures du matin avec impatience. Fixer l’horloge jusqu’à ce qu’il soit temps d’aller surfer, et faire quelques câlins en attendant, c’était une routine plutôt plaisante. Maintenant, je croisais des familles, des couples, et je me forçais à me concentrer sur le reste. Mais mon cœur avait ce petit manque que j’essayais de faire taire. J’avais noué des amitiés sincères sur l’île, mais cela s’arrêtait là.


A force d’utiliser les ressources présentes autour du camp, il fallait de plus en plus s’enfoncer dans la jungle pour trouver quelque chose. Et il y avait souvent des conflits liés à la nourriture, alors j’avais tendance à ne pas aller me servir dans les rations : je préférais ne pas dépendre des autres. Je m’étais donc mis en tête d’aller explorer la jungle à la recherche de nouveaux arbres qui pourraient nous aider pour les stocks de bananes ou de noix de coco. Qui sait, peut-être que le destin allait jouer en ma faveur. Mon optimisme me faisait presque oublier les dangers de l’île, ou peut-être étais ce simplement les pouvoirs du soleil. Il faisait beau, alors rien de mal ne pouvait arriver. C’était ça, mon état d’esprit : l’important c’est d’y croire et ne pas prendre la vie trop au sérieux. Et c’était un sacré challenge dans de telles circonstances.

La jungle semblait calme, mais lorsqu’on s’arrêtait de marcher, le bruit des oiseaux se faisait entendre. J’appréciais ces moments de solitudes, bien différents de l’ennui nocturne. C’était… différent. Les rayons du soleil avaient parfois du mal à passer à travers les branches, ce qui créait une lumière étrange, sublime et intriguante à la fois. Je m’y perdais un peu, tant tout se ressemblait. Je n’avais pas l’habitude de la nature intouchée par l’homme, ou presque. Il y avant tant de choses à observer et à découvrir. Mon regard restait vif, mais j’étais captivé facilement par le moindre papillon, la moindre toile d’araignée… Je laissais ma main glisser sur les feuilles, levant les yeux vers les immenses arbres qui m’entouraient, cherchant quelque chose qui pourrait être utile au campement. J’étais comme transporté ailleurs, et j’osais m’aventurer ici sans arme, comme si je me promenais dans la jungle Australienne, celle que j’avais connu. Après un temps incertain, je repérais un nid d’oiseaux en haut d’une branche, mais impossible de voir s’il y avait des œufs. Mon esprit d’aventure et ma curiosité d’enfant firent que… je me devais de grimper là haut. Après tout, pourquoi réfléchir, qu’est ce qui pourrait bien m’arriver de grave ? Une branche, deux branches, trois branches, je continuais à grimper et le sol commençait à s’éloigner. Le nid fut enfin visible, ainsi que les quelques petits œufs qui s’y trouvaient. Mais mon regard fut rapidement attiré ailleurs, avant même de savoir pourquoi.


Une femme passa quelques secondes dans mon angle de vue, et je me figeais, ne sachant pas de qui il s’agissait. Hostiles, survivants, ou bien… Dans tous les cas, la curiosité m’avait piquée, et mon corps avait naturellement essayé de se rapprocher pour mieux voir, en oubliant complètement que j’étais dans un arbre et que toutes les branches n’étaient pas très fiables. Un léger craquement et je me retrouvais au sol, et PAF. Heureusement, je n’étais pas allé trop haut, et la mousse avait… légèrement rattrapé ma chute. J’étais tout de même sonné, et restait quelques secondes par terre. Mon corps fut plus réactif et je me relevais à moitié, me retrouvait assis par terre. Mouais. Je savais monter aux arbres, mais clairement pas en descendre. Je secouais la tête pour reprendre mes esprits. Est-ce qu’on m’avait entendu? Et si oui, ou était-elle passée ? Je restais silencieux, sans bouger, et n’entendait aucun signe aux alentours. Je n’aimais pas trop ce silence trop parfait, j’avais l’impression que quelque chose avait changé, sûrement parce que… je n’étais plus seul. Pourtant, après un temps, un léger bruit, lointain, impossible à distinguer si on ne le cherche pas. Je tentais un petit coup d’œil, et pu apercevoir une belle jeune femme s’éloigner. Mon regard fut attiré par un accoutrement disons, peu moderne. Non… je n’arrivais pas à me dire que ce pouvait être une amazone. J’avais entendu tellement d’histoires, mais cela restait un terrain inconnu. Alors évidemment… je ne pouvais pas en rester là. Mon cœur battait bien fort, et la logique me disait que ce n’était pas une bonne idée de suivre une Amazone. Premièrement parce qu’elles n’avaient pas la réputation d’être très dociles, et deuxièmement parce que je ne savais absolument pas ce que je faisais. Mais j’étais comme guidé par ma curiosité, et je refusais de laisser cette belle apparition disparaître. Je la suivais alors, gardant une grande distance pour ne pas me faire repérer tout de suite. J’essayais de trouver quoi lui dire, comment faire. J’essayais de prévoir tous les scénarios possibles, en oubliant celui ou elle risquait d’essayer de me tuer. Et si ce n’était pas une Amazone et que j’étais en train de me faire un scénario complètement fou ? Je m’étais peut-être cogné la tête un peu trop fort, qui sait.


Quoiqu’il en soit, je n’étais pas satisfait de la suivre en essayant lamentablement de ne pas la perdre. Je n’arrivais même pas à la voir correctement, et je passais autant de temps à essayer de la retrouver. Je n’étais pas un roi du sens l’orientation, et encore moins un spécialiste de l’approche discrète. Pourtant, notre petit jeu de cache cache dura longtemps, et ma curiosité se faisait de plus en plus insatiable. Je l’avais à nouveau perdue, et, après un mauvais détour, je me retrouvais bien trop prêt pour rester invisible. La jeune femme se retourna, et mon cœur ressentit quelque chose que je n’avais pas senti depuis longtemps. J’oubliais tout ce que j’avais voulu dire. J’oubliais même mon nom, l’île, tout. Mon regard glissa sur son épée : oui, c’était bien une Amazone, il n’y avait plus de doute. J’essayais de ne pas avoir l’air de trop la fixer, mais c’était plus ou moins impossible. Elle semble tellement sûre d’elle, sauvage, et belle comme le ciel. J’ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais réalise qu’on est pas dans le monde occidental et que je ne sais pas comment faire la conversation à une femme de la forêt. Son arme est baissée, mon esprit est intrigué, alors je m’approche, les yeux rivés sur elle, comme pour voir jusqu’où elle me laisserait avancer. Mais je ne voulais pas lui donner une mauvaise impression. Il fallait que je lui dise quelque chose, mais quoi ?



- Je ne voulais pas te faire peur, je... .

Taj, trouve quelque chose de plus intelligent à lui dire, allez. La jeune femme ne semblait pas convaincue par mes mots, et c'était compréhensible. Il y eu petit moment de silence, passé à s’observer mutuellement. Je décidais de ne pas me laisser décontenancer par ses yeux clairs et sa prestance, et retentais le coup. Au fond, je voulais juste entendre sa voix…


- Comment tu t’appelles ?


Toujours rien. Peut-être qu’elle savait que j’avais passé pas mal de temps à la suivre et qu’elle attendait des explications. Peut-être qu’on ne parle même pas la même langue et que je passe vraiment pour un idiot. Mais je n’arrive pas à regarder ailleurs, je suis comme subjugué. Comme si j’avais souhaité retrouver la beauté, et qu’elle venait d’apparaître comme le plus doux des songes. De son coté a elle, je devais avoir l’air d’un type étrange. Je regardais mon accoutrement délabré, et mes mains pleines de terres que j’essuyais discrètement sur mon pantalon, cherchant le mot magique pour qu’elle me réponde. Je regardais aux alentours, commençant à me sentir un peu nul de me retrouver dans cette situation.
- Je commence à me sentir bête là…

Je ne savais même plus si je parlais à voix haute ou dans ma tête, mes yeux clairs continuaient de fixer l’étrangère, me contentant du silence, tant qu’il me permettait de la regarder encore quelques instants.


Dernière édition par Taj Burrows le Dim 22 Mar - 9:36, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: sometimes the heart sees what's invisible to the eye ♐ t a j & e l i s h a h ; Ven 20 Mar - 21:06

sometimes the heart sees what's invisible to the eye. ♐TAJ&ELISHAH
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Tu le regardes s'avancer, encore et encore, toujours vigilante, mais tu as abandonné l'idée qu'il représentait une menace. Il ne porte aucune arme, et semble fasciné par la vision que tu lui offres plus qu'autre chose. Tu ne dis rien, et l'observes. Il garde ses yeux posés sur toi et ne semble pas vouloir te lâcher du regard, il te dévisage, tandis que tu étudies son allure, ses épaules larges, sa démarche, son air curieux et amical. Il semble différent de tous les étrangers que tu as rencontrés jusqu'à présent, plus ouvert à la conversation, moins.. effrayé. Il ouvre la bouche comme pour commencer à parler, mais aucun son ne quitte ses lèvres. Il a l'air d'un poisson hors de l'eau, ce qui te ferait rire, si tu savais pouvoir lui faire confiance. Mais ta méfiance à l'égard des étrangers retient toute forme d'amusement de transparaître sur ta personne. Et tu resteras sur tes gardes, jusqu'à ce que tu sois certaine de pouvoir te fier à lui. Tu hausses un sourcil interrogateur, comme pour l'encourager à dire ce qu'il avait en tête. L'intimiderais-tu? Il aurait toutes les raisons de l'être, de vous deux, tu es celle qui est armée. Et pourtant.. Pourtant il continue d'approcher sans aucun signe de peur, et tu n'as aucune envie de lui faire du mal. Et il s'avance encore, doucement, comme tu le ferais avec un animal apeuré, et tu ne fais rien pour l'en empêcher. Son être tout entier attise ta curiosité, et tu es comme hypnotisée par cet homme qui semble vouloir établir un contact de manière bien moins brutale que ces congénères. Tu penches légèrement la tête avec intérêt. Et si c'était une ruse?

D'autres ont essayé auparavant. Gagner votre confiance pour mieux vous attaquer ensuite.. Certains soldats que vous reteniez captif ont séduit certaines de tes soeurs pour pouvoir regagner leur liberté. Mais après tout qui es-tu pour les juger? Tu avais prévenue Laïlynn que ce n'était pas une bonne idée de les retenir captifs. Tu l'avais mise en garde sur le fait que retenir des gens contre leur volonté ne vous bénéficierait en aucun cas. Tu n'as jamais été en faveur de sa décision, mais tu ne peux t'en prendre qu'à toi.. Après tout, tu n'as jamais voulu du commandement de votre petite famille alors que certaines t'auraient préférée à leur tête. Tu n'as jamais eu de goût pour le pouvoir, ta seule volonté était de les garder en vie et saines et sauves sur cette île. Ce que tu as fait. Et lorsqu'elles furent assez grandes, tu t'es un peu éloignée, tu as laissé les décisions à Laïlynn qui s'est empressée de prendre le pouvoir sur elles toutes, tandis qu'Estella est toujours restée en arrière, à contempler ce qui se passait, sans vraiment agir.. Elles faisaient confiance à Laïlynn. Assez pour capturer chaque membre de leur unité, sans même poser de questions. Que pouvais-tu bien faire ensuite? ❝ Je ne voulais pas te faire peur, je.. ❞ sa voix te sort de tes pensées, et ta prise sur le manche de ton épée se resserre, ce qui a pour effet de relever la lame de quelques centimètres. Assez, certainement, pour lui faire comprendre qu'il ne dois pas t'approcher de trop près. Mais trop peu pour représenter une véritable menace. Peur? A-t-il réellement cru qu'un homme désarmé te ferait peur? Non. Tu n'as pas peur, tu n'as juste pas confiance. Et la confiance ne s'acquière pas toute seule sur un simple regard. Et néanmoins.. Néanmoins tu ne peux t'empêcher de croire qu'il pourrait être facile, de juste croire en lui. Son regard, son visage, tout en lui t'appelle à croire qu'il n'a aucune raison de vouloir te faire du mal. Tout en lui te crie d'abandonner tes doutes et tes suspicions, et de juste croire qu'il ne te fera aucun mal. Tout chez lui te hurle qu'il n'est pas un danger pour toi.

Et le silence perdure. Il occupe l'espace entre vous, comme si le temps s'était arrêté dans sa course folle. Comme si le monde tout entier avait finalement cessé de respirer pour que tu puisses juger et décider si oui ou non tu peux croire en lui. Tes yeux rivés sur les siens cherchent des réponses à tes questions. Mais un regard ne peut te donner ces réponses, pas plus que ton esprit raisonnable qui t'ordonne de te méfier, quand ton coeur te dicte de ranger ton arme et de tenter de discuter. Tu comptes chacune de tes inspirations, cependant que s'établit un duel entre ton instinct et ta raison. ❝ comment tu t’appelles ? ❞ Tu es prise au dépourvu par sa question, et ne penses même pas à lui répondre. De tous ces étrangers, il est le seul a avoir pris la peine de te demander ton prénom. De tous ces étrangers, aucun n'a cherché à vous connaître.. Ils ont simplement supposé que vous étiez des guerrières sanguinaires et que vous représentiez une menace, que vous étiez des meurtrières sans âme et sans coeur. Certes vous ne vous êtes pas présentées avec des cadeaux et des offrandes en signe de bonne foi.. Mais tant qu'ils n'avaient pas pénétré sur vos terres secrètes et sacrées, vous n'aviez montré aucun signe d'hostilité, vous n'aviez pas cherché à faire de victimes. Jusqu'à l'arrivée de ces soldats. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer dans la tête de Laïlynn lorsqu'elle a ordonné leur capture. A nouveau tu te fustiges mentalement à propos de toute cette histoire. Tu n'aurais jamais du la laisser faire. Vous aviez gardé votre existence secrète jusqu'alors, vous auriez pu continuer à ignorer les étrangers..

Tes yeux sont plongés dans le vide, comme si tu cherchais la bonne réaction face à cet homme qui ne semblait pas vouloir être ton ennemi, face à cet homme qui.. bouge? Ton regard est attiré par ses mouvements, et tout ton corps se retrouve en tension. Ta mâchoire se serre, ta poigne sur ton épée avec. Mais non, aucune menace, il essuie simplement ses mains salies par la terre sur ses habits -ou plutôt ses guenilles-. Il n'a pas vraiment une apparence reluisante, mais aucun d'eux, à vrai dire. Ce qui est disons.. normal, voilà deux ans qu'ils sont coincés ici. et pourtant aucun d'eux n'a eu l'idée de faire des vêtements avec la peau des animaux qu'ils tuent pour se nourrir. Ils doivent trouver ça trop barbare, et arriéré.. Mais qu'ils reste ici plus d'une quinzaine d'années comme vous l'avez fait, et ils verront bien.. Nul ne peut survivre ici sans reprendre un mode de vie décrit comme archaïque.. ❝ Je commence à me sentir bête là… ❞ A nouveau sa voix interromps le fil de tes pensées. Tes lèvres s'étirent en un minuscule sourire. Il pouvait se sentir bête, mais c'était ta faute. Si tu avais répondu à sa question, il se sentirait peut-être moins idiot. C'est toi, qui te perds dans tes pensées. Qui reste muette. Tu devrais te sentir sotte de rester silencieuse. Un instant encore tu le fixes sans un mot. Tu le regardes droit dans les yeux. Tu n'as toujours pas choisi de lui faire confiance. Tu n'as pas non plus choisi de fuir. Tu as une décision à prendre ; t'enfuir? le tuer? ou lui parler? Ton combat intérieur se termine. Tu sais. Tu as choisi. Tu ranges lentement ton épée à ta ceinture. Tu fais un pas vers lui, hésitante, as-tu vraiment fait le bon choix? Tu l'espères sincèrement. Mais malgré ta décision, ta voix est rauque, dure et cassante. Il te faudra un moment avant de t'adoucir. Tu souhaites qu'il le comprenne. ❝ Je ne te donnerais mon nom lorsque tu m'auras donné le tien.. Qui es-tu? Et pourquoi me suivais-tu? ❞ Et qui pourra te garantir qu'il ne te mentira pas du début à la fin? Personne. Mais au plus profond de toi, tu as ce sentiment, cette sensation, cette certitude qui te vient du coeur, que tu peux lui accorder ta confiance. Tu es persuadée contre tout raisonnement et toute sagesse que tu peux croire en lui. Et tu ne sais même pas pourquoi.. Ou peut-être serait-ce la manière qu'il a de te regarder, ou encore cette ébauche de sourire sur son visage, ou cette voix profonde qui te remue les tripes. Tu ne sais pas, mais ta décision est prise. Le choix est fait. A tes risques et périls, tu as choisi de lui faire confiance.

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Message(#) Sujet: Re: sometimes the heart sees what's invisible to the eye ♐ t a j & e l i s h a h ; Dim 22 Mar - 9:35

J’avais l’impression qu’à chaque mouvement, nos regards respectifs s’animaient. Nous étions deux, à nous observer minutieusement en plein milieu de la forêt. Si quelqu’un était passé par là, il se serait sûrement demandé ce qu’on était en train de faire, si proches et si lointains en même temps. Mais je l'avais vu sourire, j'en étais certain. Cette esquisse de sourire adorable me fit voir autre chose en elle, une certaine douceur, dissimulée par son apparence de guerrière. Et évidemment, cela m'intrigua encore plus.

- Je m’appelle Taj, et je t’ai suivi parce que…

J’hésitais un court instant. J’aurai pu lui dire que je la suivais parce qu’elle m’avait captivé, parce qu’elle était différente... Ou j’aurai pu lui dire qu’il m’avait semblé rêvé d’une telle rencontre, et que j’avais du mal à croire que c’était réellement en train de se produire. J’aurai pu lui dire que j’avais toujours voulu rencontrer une Amazone, que j’avais milles questions à lui poser… Mais je me rappelais de tous ces gens que j’avais jadis rencontré. Tous ceux qui venaient me parler de surf, me parler de leurs rêves, comme s’ils m’avaient toujours connu. Je sais aussi que c’est un peu gênant lorsqu’on se trouve face à quelqu’un qui nous dévisage comme si l’on était un don du ciel. Et j’ai conscience que c’est exactement comme ça, que je la regarde. Je me déconcertais moi-même, moi qui avait tendance à dire ce que je pense tout le temps, j’en avais presque perdu mes mots.

- Parce que je…

Je la regardais à mon tour avec un petit sourire, impossible à cacher. Est-ce que j’avais vraiment besoin de le dire à voix haute ? Je regardais autour de moi, comme si j’allais trouver une réponse correcte dans la nature qui nous entourait. Mais non, aucun oiseau n’allait venir me souffler quoi dire. J’étais en terrain inconnu. Je ne pouvais pas parler de musique, de films, de la vie… J’avais l’habitude des survivants, de ceux qui venaient de mon monde, et avec qui je pouvais toujours trouver quelques traits en commun. Mais dans cette situation précise... je ne trouvais que des réponses dignes des pires techniques de drague possible. Non non, je n'allais pas faire ça. Je réalisais qu'en fin de compte, j'avais l'habitude que les filles viennent vers moi. Mais lorsque c'était moi qui prenait l'initiative... j'étais comme un petit garçon maladroit.

- A ton avis, pourquoi je te suivais ?

C’était un peu risqué de dire ce genre de chose : ça pouvait être mal interprété. Mais j’avais toujours eu ce petit défaut de vouloir jouer au plus malin. De faire le clown. Et ça se voyait dans mon regard, c’était comme un jeu involontaire de ma part. C’était plus fort que moi. Cela m’offrait quelques secondes de plus pour trouver quoi dire à la jolie Amazone, qui semblait avoir compris que je ne lui voulais aucun mal. Après tout, c’était plutôt moi qui était en danger : c’était moi qui n’avait rien à faire ici. Mais je ne regrettais pas une seule seconde ma petite excursion, cela faisait des mois que je ne m’étais pas sentit aussi vivant. Je m’étais trop longtemps réfugié dans le travail pour ne pas penser à la vie qui semblait continuer sans moi, à l’autre bout du monde. Je restais effacé, à faire le nécessaire pour que tout le monde survive, sans prendre le temps de penser à mon propre bonheur. Mais tant que j’avais l’océan à proximité, je préserverais ma force vitale. Le son des vagues n’existait plus dans cette jungle, et c’est peut-être ça qui me rendait encore plus hors de mon élément. Je n’aimais pas rester sur place, a me sentir observé. Alors, je fis un pas en avant. Toujours avec mon petit air joueur, toujours un peu trop sûr de moi. Je ne sais pas franchement ce qui me passait par la tête, à me rapprocher du danger. Mais jamais le danger n’avait eu d’aussi jolis yeux.

- La vérité c’est que… je t’ai trouvé fascinante.

Je m’étais rapproché doucement en disant ça, comme pour insister ce que je venais de dire, mais nous gardions tout de même nos distances. J’avais beau avoir confiance en mon instinct, j’avais légèrement moins confiance en son épée. J’essayais de lire dans ses pensées, comme si un regard pouvait suffire à m’en dire plus sur l’étrangère. Parce que c’était comme ça, que j’apprenais à connaître les gens. Tout simplement en les regardant. Et le plus intriguant dans l’histoire, c’est que la jeune femme semblait avoir la même approche que moi. Petit sourire.

- J’ai le droit de connaître ton nom maintenant ?

Intérieurement, je jubilais, comme si je m’attendais à ce que l’on me révèle un secret incroyable. Moi, je n’avais rien à cacher, et on pouvait lire en moi comme un livre ouvert. Je n’essayais pas de me cacher derrière les apparences, ou à mentir. Je me tenais là, avec un petit sourire discret, et une posture qui indiquait que je semblais de plus en plus sur de moi. Mais pas d’arrogance, jamais. C’était simplement dans l’air, impalpable. Voir ce visage si fier m’inspirait un profond respect, avant même de savoir quoi que ce soit sur elle. J’appréciais chaque instant, et cette rencontre me semblait si pure, si unique… en dehors du temps. Ce devait être tellement fascinant de connaître cette île par coeur, de savoir comment survivre à tous les hostiles... tous ces fous. J'aurai voulu lui demander de m'apprendre tout ce qu'elle savait, sans hésitations, mais c'était impossible. La loi de la jungle était bien différente, et je ne pouvait pas demander à une Amazone de me divulguer ses secrets en... quelques minutes. Mon esprit curieux avait envie de nouvelles découvertes, mais ma logique me rappelait qu'il ne fallait pas effrayer cette belle apparition en la bombardant de questions complètement déplacées. Et puis, ne disais-t-on pas que la curiosité est un vilain défaut?
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Message(#) Sujet: Re: sometimes the heart sees what's invisible to the eye ♐ t a j & e l i s h a h ; Lun 23 Mar - 20:47

sometimes the heart sees what's invisible to the eye. ♐TAJ&ELISHAH
I can be a nice person, but if someone is messing with me or someone I care about...
the tough side comes out a little more, and i tear their lungs out of their chests.

Tu l'observes. Il fait de même. Tu l'étudies sous toutes les coutures. Et si ton instinct te trompait? C'est assez rare, en général.. Mais et si? Trop tard, Elishah.. Arrêtes de te torturer, tu verras bien ce qu'il adviendra. Quand tu commences à te poser cette question 'et si..?' tu finis toujours par imaginer les pires scénarios catastrophe.. Et puis de vous deux, tu es celle qui a le moins à craindre, non?

Vos regards se cherchent, et tu n'arrives pas à détacher tes yeux des siens. Vraiment, cet homme est un mystère.. Tu ne prêtes plus vraiment attention à la nature qui vous entoure, et qui pourtant est si importante à ton coeur. Rien n'importe plus vraiment, toute ton attention est reportée sur lui. Et tu fixes sa silhouette, aussi bien pour surveiller ses moindres mouvements que pour essayer de décrypter son comportement, et ses intentions. ❝ Je m’appelle Taj, et je t’ai suivie parce que… ❞ eh bien! c'était rapide.. il a l'air de vraiment vouloir connaître ton prénom. Mais pourquoi s'interrompt-il? Tu l'encourages d'un simple signe de tête. Te révèlera-t-il la raison pour laquelle il t'as suivie? ou cherchera-t-il une excuse minable comme tous les autres? Il te regarde du même regard inquisiteur, mais il semble y avoir quelque chose d'autre, quelque chose, une intention que tu n'arrives pas à déceler. Tu aimerais savoir, tu voudrais pouvoir lire dans sa tête, comme tu sais lire dans un livre.. ❝ Parce que je… ❞ Tu fronces les sourcils en incompréhension. Pourquoi laisse-t-il son explication en suspend à nouveau? Sa raison est-elle si gênante pour qu'il n'ose pas te l'avouer? Tu fais un pas en avant pour l'inciter à continuer. ❝ oui..? ❞ Il sourit. Cela lui va bien. Trés bien, même. Et son sourire est communicatif, et contamine tes lèvres dont les commissures s'élèvent quelque peu, hésitantes. Il détourne le regard un instant, et ton sourire s'efface. Tu sors de cette espèce de transe hypnotique. Eh bien! Le regard de cet homme t'inspire vraiment confiance. C'est la première fois qu'un étranger te fais cet effet là. C'est la première fois que tu souris si facilement à quelqu'un dont tu ignores tout, mais ça te fait tellement de bien. Tu te sens comme à ta juste place, dans une situation que tu exècres en général..

Tu relèves les yeux vers lui, lorsqu'il te pose une nouvelle question. ❝ A ton avis, pourquoi je te suivais ? ❞ Tu fais un pas en arrière, et poses la main sur la poignée de ton épée, toujours rangée à ta ceinture. Toute ta posture change lorsque la méfiance s'insinue à nouveau en toi. Tu te raidis, et ta mâchoire se serre. Tu craches entre tes dents. ❝ woh.. ne joues pas à ça avec moi, tu veux? je t'ai posé une question.. ❞ Tu hausses un sourcil pour appuyer tes paroles. Tu n'as aucune envie de jouer à ce petit jeu. Tu n'as jamais aimé les devinettes, et son sourire à beau te faire fondre, tu ne commenceras pas à les apprécier aujourd'hui.. Il avance d'un pas. Tu ne peux t'empêcher de reculer un peu plus, et maintenir une certaine distance entre vous. Tant qu'il n'aura pas répondu, tu ne seras pas certaine de pouvoir lui accorder ta confiance. Cependant, son attitude n'a pas changé, et son visage non plus. Il arbore toujours un petit sourire confiant et tu finis inconsciemment par arrêter de reculer, le laissant alors réduire l'écart qui vous sépare, tandis qu'il se livre finalement sur le but de sa filature. ❝ La vérité c’est que… je t’ai trouvé fascinante. ❞ La vérité.. Ca l'est certainement. Personne n'invente de mensonge de ce genre en guise d'excuse. Tu ouvres de grands yeux étonnés. Tu perds ta contenance face à cet aveu. Tu ouvres la bouche pour répliquer mais n'émets aucun son. Fascinante, toi? Tu hausses les sourcils stupéfaite. Celle-là on ne te l'avais jamais faite. Tu baisses les yeux vers le pommeau de ton arme sur laquelle ta main repose négligemment. A présent te voila gênée. Tu ne sais plus que penser.. Est-ce une simple forme de flatterie? Ou un aveu sincère?

Tu n'as pas pour habitude de te laisser décontenancer aussi facilement, et encore moins de.. rougir? Woh! Ceci n'est certainement pas courant chez toi. Tu gardes un instant la tête baissée, le temps de te remettre de ta stupeur et de ta confusion. Tu te ressaisis tant bien que mal, mais ne peux t'empêcher de te demander ce qui peut bien te troubler à ce point.. ❝ j’ai le droit de connaître ton nom maintenant ? ❞ Tu sursautes presque au son de sa voix. Son sourire est toujours présent et irradie son visage tout entier, il te nargue sans mauvaise pensée. Tu le sens, tu le sais. Et tu finis par te détendre à nouveau, jusqu'à sourire, sincèrement, largement. ❝ eh bien.. ❞ ton sourire s'agrandit alors que tu fais un nouveau pas en avant le regard tourné vers le sol pendant un instant.. ❝ je m'appelle elishah. ❞ lui apprends-tu.

Tu as retrouvé ta contenance et ton aplomb, ta fierté également, et à présent que tu as le sentiment que tu peux lui faire confiance, tu t'adoucies et délaisses ton attitude revêche. Tu avances un peu plus encore, de ta démarche assurée. Jusqu'à pouvoir le toucher rien qu'en tendant le bras, mais tu n'en fais rien. Au lieu de ça tu le contournes, tu passes derrière lui, et demandes à l'arrière de sa tête ; ❝ mais je me demande ce qui peut bien te fasciner au point de me suivre.. ❞ Tu fais un pas de plus et te retrouves à son côté. Tu penches la terre pour être à même de voir son visage. ❝ .. sur mon territoire.. ❞ Tu finis de le contourner et te plantes face à lui une main sur la hanche, l'autre sur le pommeau de ton arme, une lueur espiègle dans le regard. ❝ .. et en plus de ça, désarmé.. ❞ Un petit air taquin s'est glissé sur ton visage. Tu aimerais vraiment connaître la réponse à cette question, mais la vérité est que tu n'as pas envie de t'en aller et que tu lui poserais n'importe quelle question pour pouvoir demeurer en sa compagnie. Tu penses à la réaction que tu avais eu quelques jours plus tôt face à ce jeune homme qui a tenté de d'aborder.. Tu as disparu. Pourquoi aujourd'hui serait-il différent? Pourquoi lui dérogerait-il à la règle? Tu n'en sais rien. Tu es impuissante à déterminer quel élan te pousse à rester, mais tu persistes, souriante en plus de ça.

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Message(#) Sujet: Re: sometimes the heart sees what's invisible to the eye ♐ t a j & e l i s h a h ; Ven 27 Mar - 9:15


Si j’avais su que je trouverai la paix ici, au beau milieu de la forêt, je serai partit en excursion bien avant ça. Je pu enfin entendre le son de sa voix, et me contentait d’un seul mot, qui m’encourageait à lui répondre. Je me sentais de plus en plus dans mon élément, même si son apparence me rappelait toujours que j’étais en présence d’une Amazone, et que je jouais avec le feu. Evidemment, ça ne risquait pas de m’arrêter, bien au contraire. On ne vit qu’une fois, autant profiter de chaque instant et ne pas se poser de questions. Je suivais son regard, elle semblait suivre mes mouvements, et notre petit jeu me rappelait le plaisir du surf : s’adapter à l’inconnu, rester à l’écoute, les sens en éveil. Elle me fit un sourire, et je retrouvais ce même sentiment précieux de ne faire qu’un avec le monde... Je me laissais observer tranquillement, sans me gêner pour faire de même. Elle semblait réceptive à notre énergie commune, et c’était apaisant. Deux âmes qui se croisent dans la jungle, deux jolis sourires, et plus rien d’autre n’avait d’importance. Et puis mes mauvaises habitudes ont repris le dessus, et j’ai voulu jouer au plus malin. Raté. La jolie Amazone fit un pas en arrière, prête à répondre par la force. Je m’arrêtais aussi, pour ne pas la brusquer plus que ça. Mais c’était de ma faute, je l’avais cherché, à vouloir voir jusqu’ou je pouvais aller sans trop en dire. J’étais bête des fois, et maladroit, toujours. J’avais trop tendance à dire la première chose qui me venait en tête. Et comme j’avais souvent la tête ailleurs… c’était tout ou rien. Je reposais mon regard sur la jeune femme qui après tout, avait bien raison de rester sur ses gardes. Dieu sait ce qu’elle avait du vivre sur cette île, avec tous ces fous. Je savais que les Amazones n’aimaient pas beaucoup voir des hommes débarquer dans leur vie, ou essayer de les séduire, voir pire. J’aurai voulu trouver la phrase magique pour lui dire qu’elle n’avait rien à craindre de moi, que j’étais plutôt du côté des Bisounours, la tête dans les nuages. Mais je préférais laisser parler l’instinct, et répondre le plus honnêtement du monde. Visiblement, j’avais bien fait. Mon compliment semblait l’avoir troublée, et la voir baisser les yeux me fit réagir et faire de même. On se comprenait, et ça me rendait heureux. Alors, je ne pouvais pas ôter ce petit sourire constant qui s’affichait sur mon visage. Et mon regard ne pouvait pas regarder ailleurs très longtemps, car je n’avais qu’une seule envie : en apprendre plus sur elle. A commencer par son prénom. Elishah…

- Enchanté, Elishah...

J'avais prononcé ces mots avec une petite révérence polie. Elle s’avance, et semble vouloir jouer à son tour. Alors, je la laisse faire, restant là, à me laisser observer alors qu’elle passe derrière moi, comme un petit animal curieux. Mes bras restent le long de mon corps, et je regarde un temps devant moi, avant de tourner très légèrement la tête vers elle alors qu’elle finit de me contourner. L’air de vouloir dire ‘satisfaite ?’. Mais elle continue son petit tour. Il n’y a plus de distance entre nous, et j’aurai presque l’impression que nos corps se frôlent, tant que je ressens cette énergie naissante, celle de nos esprits aventureux. Je ne dis rien. Mon corps a toujours ce besoin de rester actif, alors, inconsciemment, je sautille très légèrement sur place. C’est à peine perceptible, mais je n’arrive jamais à rester en place très longtemps. Or, je ne veux pas bouger. Ses mouvements me parlent alors, j’essaye de faire taire mon naturel hyperactif. J’écoute ses mots, alors qu’elle me demande ce qui a bien pu me fasciner au point de la suivre. Grand sourire de ma part. Je la regarde une seconde, avant de me forcer à regarder devant moi, comme un militaire devant son sergent. Reste sérieux. Essaye de ne pas succomber à chaque fois que les regards se croisent… Mais c’est comme ça. J’aime bien me donner des limites impossibles.

Elishah se tenait maintenant devant moi, espiègle comme tout, la main tranquillement posée sur son arme. Elle utilisait l’avantage certain qu’elle avait sur moi pour me faire parler. Pour que je lui en dise plus. Moi, j'avais juste envie de me pencher pour l'embrasser. Mais je n'en fis rien: j'avais beau être maladroit, je savais que c'était un peu trop... direct comme approche. Je devais me concentrer sur sa question, pas sur sa bouche.

- Je ne sais pas… je suppose que le danger m’attire...

Maintenant qu’elle avait compris mon comportement un peu enfantin, et que j’avais compris qu’il fallait être honnête, j’essayais de trouver un compromis. Parce que j’avais beau être sûr de moi, je ne l’étais pas au point de lui dire que je la trouvais somptueusement belle, et que je n’avais pas été capable de la laisser s’éloigner sans en savoir plus. Je ne voulais pas lui offrir un compliment facile, ou l’impression que j’attendais quelque chose de… différent. J’avais trop souvent joué les jolis cœurs, et je savais une chose : ce n’est pas du tout comme ça que je voulais être perçu. L’île m’avait fait mûrir, et je semblais avoir oublié les faux-semblants de la civilisation. J’avais oublié la drague, cette danse ridicule qui permettait d’obtenir ce qu’on voulait sans réellement s’intéresser à l’autre. Le flirt, c’était autre chose. De un, parce que je le faisais sans même m’en rendre compte. De deux, parce que le flirt ne dissimulait rien, il traduisait une intuition. Alors oui, c’était bien tout son être qui m’avait fasciné. J’avais aimé son visage, ses cheveux, sa façon de marcher puis, sa voix. Puis, ses gestes, sa prestance et son attitude. Cela me faisait rire de lui dire ‘Je ne sais pas’ alors que j’aurai pu lui trouver milles qualités, parce que je voyais bien qu’elle avait compris ce qui se cachait derrière mon regard. Je ne me laissait pas décontenancer : je la regardais droit dans les yeux, sans peur, et la relançait sur une nouvelle question :

- Est-ce que je devrais avoir peur ?

Toujours dans le jeu, ma voix restait douce, mes yeux taquins, en accord avec les siens. Je me demandais comment elle me percevait, moi qui ne m’était pas vu dans un miroir depuis pas mal de temps. Et je me demandais comment elle percevait le monde, l’île, et tous ses habitants. Avait-elle toujours vécu ici ? Est-ce qu’elle habitait uniquement avec des femmes, comme les rumeurs que j’avais entendu ? Milles questions animaient mon esprit, mais je n’osais pas encore sortir de notre petit jeu. Je voulais rester là pour toujours. Je ne voulais pas revenir à mon petit lit de fortune, à devoir écouter les survivants se plaindre les uns des autres. J’aspirais au calme, à la simplicité d’une rencontre inattendue, qui me transportait déjà vers de nouveaux horizons.
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Message(#) Sujet: Re: sometimes the heart sees what's invisible to the eye ♐ t a j & e l i s h a h ; Lun 30 Mar - 2:51

sometimes the heart sees what's invisible to the eye. ♐TAJ&ELISHAH
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Tu lui tournes autour. Tu tournes autour de lui, comme un rapace vole en cercles concentriques dans le ciel, comme le ferai un faucon chassant sa proie. Lentement, mais sûrement. Pas après pas. A force de foulées mesurées. La tête penchée sur le côté, tes yeux fouillent chaque parcelle de son corps, chaque grain de sa peau. Tu l'étudies et l'examines sous toutes les coutures. Tu prends note de chaque détail composant sa silhouette, chaque angle composant sa posture. Tu observes et analyses soigneusement sa position, son port de tête, ses bras forts, ses mains sales, et même ses ongles noircis de terre. Tu l'observes et tu voudrais ne jamais lever tes yeux de sa personne. Tu ne sais pas ce que tu peux bien lui trouver. Il est sale, et mal rasé. Il a un air négligé. Mais tu l'inspectes, toujours plus près. Tu t'avances plus proche encore. Tu réduis la distance, à l'en frôler. Dans son dos, tes doigts effleureraient presque l'étoffe éliminée de ses vêtements. A chaque instant, tu voudrais franchir ce dernier espace. Tu aimerais rien qu'une fois annihiler cette barrière invisible entre vos deux corps. Mais non. Tu n'en fais rien. Pas encore. Pas pour l'instant. Une fois face à lui, tu ancres tes jambes dans le sol, et tu continues de le regarder avec ce petit sourire indescriptible, qui étire le coin de tes lèvres.

Inconsciemment, tes doigts jouent avec la poignée de ton arme, comme ils le font souvent machinalement. Tu as également du mal à rester immobile, tu ne peux laisser tes mains sans un mouvement bien longtemps. C'est pourquoi tu joues souvent avec le manche de ton épée, ou une brindille ramassée dans la forêt, une feuille cueillie d'une branche, bref.. tes doigts sont rarement figés. Sa voix te fait hausser un sourcil, chaque mot plus hypnotique, chaque syllabe plus envoûtante, et pourtant quels mots ordinaires. C'est sa voix. Ce sont ses intonations. C'est.. lui.. C'est étrange. ❝ Je ne sais pas… je suppose que le danger m’attire... ❞ Un petit rire franchit la barrière de tes lèvres encore closes devant cette évidence. Qui ne l'est pas? Personne ne s'aventure dans la jungle, sans rechercher un minimum de danger. Personne ne se promène entre ses arbres à la merci de tous sans être en quête d'une certaine dose d'adrénaline. Personne ne franchit le seuil de la jungle dépourvu de défenses sans être un tant soit peu attiré par les situations périlleuses. Ce n'est pas la réponse que tu veux. C'est une fausse réponse, pour éviter d'avoir à avouer la vraie nature de ses intentions. Une demi vérité. Ton regard est planté dans le sien cherchant cette fameuse réponse, cette fameuse vérité cachée. Mais son regard fouille le tien de la même manière. Tu ne dis rien. Tu tentes silencieusement de découvrir ce qu'il peut bien penser.. jusqu'à ce que cette voix, sa voix, retentisse à nouveau entre vous.❝ Est-ce que je devrais avoir peur ? ❞ Tu clignes des yeux. Deux fois. Sa phrase était-elle réellement intelligible? Tes yeux se baissent sur ses lèvres un instant, et le sens de sa question fini enfin par s'insinuer en toi. Avoir peur? Ici? Dans la jungle? La réponse était simple, et logique. Claire et limpide comme un court d'eau. ❝ oui. ❞ T'exclames-tu comme si c'était une évidence. Bien sûr qu'il devait avoir peur dans cette jungle! Aucun d'eux de devait s'aventurer ici trop sûr de lui. Il ne sait rien de ce qui peut lui arriver ici. Rien! Il n'a aucune conscience des dangers qui se cachent et se profilent au coeur de cette forêt. Derrière chaque tronc, et chaque feuille, se cache une potentielle menace. Mais tu sais que ce n'est pas la réponse qu'il attendait. Du moins, ce n'était pas le sens de sa question, et tu le sais. Tu as cette sensation qui te fait hésiter et donner une nouvelle réponse, l'opposée parfaite. ❝ heu.. non. ❞ Tu fronces les sourcils et fait une petite grimace, avant de passer de te frotter l'arrête du nez, et de te corriger avec honnêteté.. ❝ enfin.. oui et non? ❞ Tu es loin d'avoir l'air convaincante. Tu te passes une main dans les cheveux, et te frottes la nuque..

Tu soupires de manière sonore, et te frottes la tempe et le front de la main. A nouveau, tu plantes ton regard dans le sien. Puis avec un petit sourire timide, et un pas en arrière tu sors de votre petit jeu et finis par t'expliquer d'une voix grave et sérieuse. ❝ aucun de vous n'est en sécurité ici.. Aucun. ❞ Un avertissement qui retentit presque comme une menace. Pourquoi ta voix est-elle redevenue ce son cassant et sec d'ordinaire? Ce n'était pas ton intention. Tu souhaitais simplement le prévenir.. Mais tu n'as jamais su évoquer les dangers cachés avec légèreté. Chaque menace est prise trés au sérieux chez vous. Et tu n'as pas véritablement l'habitude de jouer avec le danger, d'en plaisanter. Mais tu ne voulais pas obscurcir cette entrevue, ni votre connection. Alors avec un nouveau petit sourire tu ajoutes dans un clin d'oeil ; ❝ mais tu n'as rien à craindre de moi.. ❞ Et ton sourire s'élargissant, tu lui lances une plaisanterie, comme pour passer l'éponge sur ce brusque changement d'humeur ; ❝ du moins.. pas tant que tu n'essaieras pas de me poignarder par derrière. ❞ Et après un clin d'oeil, tu lui tournes le dos et commences à marcher. Tu en as marre de faire du sur place. Tu n'es pas faîte pour ça. Tu aimes marcher. Tu aimes sautiller.

Tu sautilles. Tu fais quelques pas entre les arbres, évitant les branches basses et les lianes qui pendent en travers de ton chemin. Après un instant, alors que tu n'entends que tes propres pas, tu te retournes vers le jeune homme resté sur place. Tu te penches derrière un arbre pour poser ton regard sur lui, et tu hausses un sourcil dans sa direction. Cet air taquin s'est à nouveau glissé dans ton regard, alors que tu lui demandes sur le ton de la plaisanterie ; ❝ dis-moi.. tu comptes prendre racine? ❞ Tu lui lances un sourire, et disparaît aussitôt entre les arbres, dans un éclat de rire enfantin et joueur. Osera-t-il te suivre? Tu en es persuadée. Néanmoins tiendra-t-il le rythme? Certainement. Toutefois, tu tends l'oreille jusqu'à distinguer le bruit sonore de ses pas lourds et peu discrets qui signifie qu'il t'a emboîté le pas. Tu avances à pas discrets, un pied devant l'autre de ta démarche souple mais assurée, et féline bien que sautillante. Tu attends qu'il soit à ta hauteur et le regardes par dessus ton épaule. ❝ qu'est-ce que tu es venu faire dans cette jungle? ❞ le ton que tu emploies n'est plus celui du jeu. Il est un peu plus sérieux, mais tout aussi curieux. Tu aimerais réellement en savoir plus.

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Message(#) Sujet: Re: sometimes the heart sees what's invisible to the eye ♐ t a j & e l i s h a h ; Ven 17 Avr - 7:39

Cela faisait des mois que les conversations du camp ne m’intéressaient plus. Je m’étais effacé dans les vagues, passant mon temps à pêcher pour rester proche de ma seule et unique passion : la mer. Depuis le crash, je réalisais que j’avais passé ma vie à m’amuser, incapable de faire face à la réalité de la vie. J’avais été dans une bulle de bonheur, bien protégé du monde et des tracas quotidiens. Alors, je me tournais vers la mer. C’était mon jardin zen, mon refuge psychologique. Dans cette jungle, j’étais doublement hors de mon élément. Mais je dois bien l’avouer… si on m’avait proposé de rentrer chez moi, en Australie, là tout de suite… j’aurai dit NON. Sans hésiter. Je sentais son corps tout près du mien, et intérieurement, je tremblais. J’essayais de lire dans son regard afin de savoir ce qu’elle avait en tête, et je lui jetais des petits regards faussement discrets. Elle me dit que oui, je devrais avoir peur. Je regarde autour de moi, faisant mine de m’assurer qu’il n’y a pas de danger à l’horizon. Je fais une petite moue, l’air de dire ‘Mouai.’ Evidemment, je sais qu’elle a raison. Elle a l’air plus…sage que moi, et elle a bien raison. Elle était si proche de moi que j’avais l’impression que nos corps se touchaient. J’aurai pu tendre un peu la main afin de frôler la sienne, mais je luttais de tout mon être pour de rien faire. Ne soit pas si impatient… Observe, attend, apprend. Ses vêtements attiraient mon regard : c’était comme être transporté dans un ancien temps. Un temps que je n’avais pas connu et qu’il me semblait maintenant contempler, dans ses yeux, à elle. Un temps dirigé par des lois simples : celles de la survie. Et Elishah était la petite voix de sagesse qui me rappelait que j’étais parfois trop naïf, à me sentir invincible. La force de l’habitude. Est-ce que son arme avait déjà tuée ? Est-ce que je ne risquais pas la colère de ses amies Amazones à la suivre ainsi ? Au fond, est-ce que de pareilles pensaient allaient m’arrêter ? Non.

J’avais beau réfléchir sans cesse, mes pensées n’avaient pas d’impact sur mes décisions. Car j’en revenais toujours à la regarder, et à oublier n’importe quel début de réflexion. Et puis, j’avais retenu l’essentiel « tu n’as rien à craindre de moi »… et puisqu’elle l’avait dit, j’y croyais. J’étais peut-être naïf, mais ces mots avaient fait battre mon cœur légèrement plus vite. J’allais lui répondre que je ne risquais pas de poignarder qui que ce soit, mais elle s’éloigna, en m’incitant à la suivre. Elle n’avait pas besoin d’une réponse. Elle sautillait, je souriais, découvrant une autre facette de cette belle Amazone : légère, souriante, détendue, ce qui m’incitait encore plus à me dire qu’on était faits pour s’entendre. Ma véritable peur, maintenant, c’était de devoir retrouver ma société et devoir me ré-adapter à la vie normale. Parce que c’était dans des moments comme ça, que je voulais vivre. C’était le contact avec les autres qui faisait battre mon cœur. Ce cœur battait lentement, reflétant un calme intérieur. Mais il me semblait sentir chaque battement.

C’est drôle de réaliser à quel point tout peut changer vite. On peut se réveiller le matin, empli de mélancolie puis, quelques heures plus tard, sentir que la vie prend le parfait tournant. Lorsque je la regardais, c'était comme si les temps modernes n'avaient jamais heurtés ce monde. Elle m’invitait à la suivre sur une touche d’humour, et j’eu un petit rire, baissant la tête en réalisant que j’étais resté sur place. Non, je ne comptais pas prendre racine. Mais j’étais un rêveur, et j’avais un temps de réaction un peu, disons, différent. Je perdais conscience de mon corps physique sans m’en rendre compte, à force de la regarder comme la huitième merveille du monde. Il était temps de bouger, effectivement. Et heureusement pour moi, elle avait pris les devants, ou je serais resté là longtemps, planté comme un idiot. Mais je suis en terrain inconnu, alors je préfère me laisser guider.




J’ai peur qu’elle me prenne pour ce que je ne suis pas, et pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai envie de faire bonne impression. Alors, j’attends son autorisation pour continuer à la suivre. Je ne fais pas attention au bruit de mes pas, lourds et certes peu discrets. On s’en fout. J’accélère un peu pour ne pas la perdre à nouveau dans la densité de la jungle, et pour tenter de la rattraper. Elle s’arrête, je m’arrête, et elle me demande ce que je fais dans la jungle. Ben… disons que j’ai pas trop eu le choix. Le destin s’est dit qu’il allait me balancer sur une île pour voir comment je pouvais vivre sans surf ? Non, je savais bien que ce n’était pas le sens de sa question. Elle devait bien savoir que j’étais du côté des survivants, rien qu’à ma dégaine. Après tout, je ne savais même pas vraiment ce que j’étais venu faire ici.

- Je voulais faire un tour, et je me suis dit que j’allais explorer… vu qu’on commence à manque de nourriture autour de la plage.

Je n’avais pas de raison de lui mentir, elle devait déjà savoir où les survivants avaient leurs camps. Autant éviter le passage où je me suis cassé la figure, petite histoire de fierté mal placée. Et puis au fond, j’étais surtout partit explorer, sans avoir de réel but en tête. Le destin, c’est tout. Première fois que j’ose m’éloigner du camp, première fois qu’un changement montre le bout de son nez. Il me fallait juste sortir de ma bulle dans laquelle je m’étais enfermé, il y a des mois de cela. La survie avait décidemment des effets différents sur tout le monde.

- Je sais, c’est sûrement moins intéressant que ta vie de tous les jours.

Au fond, je n’en savais rien. J’avais juste dit ça par curiosité, car je mourrais d’envie d’en savoir plus sur elle. J’imaginais qu’elle devait connaître bien des choses sur l’île et la survie, et que ce devait être source d’incroyables récits d’aventures. L’âme de gosse qui prenait le dessus. Les livres d’aventures de l’enfance, cette époque ou on peut croire que tout est beau dans le meilleur des mondes. J’allais lui retourner la question avant qu’une autre ne m’arrive en tête. Une question que j’avais toujours rêvé de poser à une Amazone. Je marche les quelques pas qui me séparent de Elishah, jusqu'à me retrouver en face d'elle. Mes yeux pétillants de curiosité, au point que j’en oublie qu’une pareille question pourrait la gêner.

- Dis moi… tu as toujours vécu ici ?

Depuis qu’on m’avait parlé de ces Amazones de la jungle, cette question m’avait obsédé. Qui leur avait donné naissance ? Comment étaient-elles arrivées là ? Je m’étais imaginé bien des scénarios, et a ce stade, je ne pouvais plus résister : je devais savoir. Et, l'espace d'un instant, j’oubliais que nous étions de deux mondes différents. Peut-être que le concept de parents étaient totalement inconnu pour elle. Peut-être qu'elle ne savait pas d'où elle venait.
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