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Message(#) Sujet: Promenons nous dans les bois... (Jeremiah) Sam 28 Fév - 17:59

Let us walk in the woods ... × ft. Jeremiah

Les klaxons furieux, la circulation dense, les nombreux taxis jaunes, le Starbuck au coin de la rue, les enseignes lumineuses, l'odeur de hot-dog qui lui chatouillait les narines, pas de doute, August était à New-York. Une journée d'automne comme une autre, en somme, il rentrait tranquillement du travail, les mains dans ses poches et la cigarette qui pendait mollement au coin de sa bouche. Il arriva rapidement au bas d'un immeuble et, les mains moites d'excitation, le regard brillant d'excitation, il grimpa quatre à quatre les marches jusqu'à la porte 19. Son chat complètement maso l'accueillit en miaulant, mais il se précipita aussitôt vers la chambre de sa fille. " Lucy ! P'pa est rentré ! " La porte grinça, les pleurs de la petite fille retentirent...
Il frissonna et la réalité rattrapa rapidement le rêve. Oh, non, il n'était pas à New-York, dans son appartement. Loin de là. Mais allongé sur une couchette, sous une tente, dans une île déserte. Il ferma fermement les yeux, essayant de se replonger dans le sommeil et de suivre le fil de son rêve. En vain. Frustré, une larme roula sur sa joue, qu'il essuya rageusement. Ce rêve récurant, ou plutôt ce cauchemar, il ne saurait le dire, revenait sans cesse, depuis plusieurs nuits et il n'arrivait jamais à en voir la fin. Il se redressa et posa ses pieds gelés sur le sable. Il inspira à fond et, légèrement déboussolé, il passa ses mains sur son visage puis sur ses cheveux, les ébouriffant encore plus. Peut-être qu'un peu d'air frais lui ferait du bien... Il s'apprêtait à sortir lorsqu'il se rendit compte qu'il n'était vêtu seulement d'un boxer. Même cette maudite île ne lui enlèverait pas cette fichue habitude de dormir en sous-vêtement, même en en hiver. Il s'empressa d'enfiler un vieux jean usé, ainsi qu'un t-shirt gris, qui avait été jadis blanc. Il fourra fébrilement ses affaires dans ses poches. Dehors, il faisait encore nuit. Il ne saurait dire si c'était la paisible quiétude qui entourait le camp ou alors l'obscurité qui le rassurait, mais il se sentait un peu mieux. Il s'avança doucement, ses pieds nus se posant légèrement sur le sable, et s'approcha près des vagues qui léchaient la plage. Il s'écroula sur les fesses et ramassa ses jambes contre son torse, son menton posé sur son genoux. Son regard se perdit dans l'horizon, l'océan lui semblait plus immense que jamais. Il avait l'air d'un petit gosse, qu'on avait largué au milieu de nul part, seul et démuni, ce qu'il était un peu réellement. Il se laissa tomber sur le dos. Le ciel était presque noir, parsemé d'étoiles, plus brillantes les unes que les autres ; c'était magnifique. Un ciel pareil, admit-il, il y en avait pas à New-York, la ville qui ne dormait jamais. Magnifique ou pas, il aurait tout donné pour se retrouver coincé à nouveau dans sa petite routine, parfois étouffante, avec sa fille, chez lui. Il se perdit dans ses pensées, songeant à des choses superficielles, histoire de se changer les idées. Les minutes passèrent, puis les heures, les mains enfouit dans le sable chaud, puis jouant avec son briquet, regardant ensuite les quelques photos qui contenaient son portefeuille les unes après les autres, il essayait de tuer le temps comme il le pouvait. Le ciel se colora lentement de rose, puis le soleil pointa son nez. Le levé était superbe, et les rayons du soleil jouaient sur les vaguelettes d'eau bleu claire. August admira le panorama, las. Le camp se réveilla lentement et à présent sur la plage régnait un joyeux brouhaha; quelques personnes donnaient des ordres, d'autres s'échangeaient les nouvelles, certains déjeuner et les enfant criaient et courraient déjà partout. Une nouvelle journée commençait. Comme à son habitude, le jeune homme ne se mêla pas aux autres, préférant rester seul, les gens avaient tendance à l'agacer et ils parlaient tous beaucoup trop. Il avala en guise de déjeuner du lait de coco, et en fervent amateur de café, il regretta la boisson chaude comme chaque matin. " Hé ! Scott ! C'est à toi de te charger de ramasser du bois aujourd'hui. T'as pas oublié, hein ? " Le dit-Scott tourna la tête vers l'homme qui venait de l'interpeller, ils se connaissaient peu et quand ils s'adressaient la parole, ça concernait le camp, ce qui n'était pas plus mal au fond. Il avait l'air sympathique et il l'appréciait sans le connaître. Il répondit par un signe de tête négatif. " J'allais justement m'en charger. " Marmonna t-il, juste assez fort pour qu'il l'entende. Bien qu'il était sans cesse de mauvaise humeur et qu'il ne se mêlait pas forcément à la vie du camp, il tenait absolument à se rendre utile, de n'importe quel moyen. Un dernier hochement de tête plus tard et il se rendit une nouvelle fois dans sa tente pour enfiler ses vieilles chaussures de marche qu'il avait acheté lorsqu'il était encore au lycée et qu'il avait eut la bonne idée d'emmener avec lui pour ce qui était censé être un voyage à Tokyo. Il s'engagea dans un petit chemin, qui le mena à la lisière de la jungle, un endroit ou il était quasi certain de trouver du bois (sans blague!). Cette forêt tropicale était un des seul endroit de l'île qu'il affectionnait particulièrement, il pouvait y être seul, et surtout au calme. Le feuillage était vif, la végétation dense et le lieu fourmillait de petites bébêtes, plus ou moins grosse. Il lui arrivait d'y passer des heures. Et ramasser du bois faisait partie des travaux les plus agréables. Peut-être que cette journée-ci ne serait pas si terrible. Il allait s'aventurer un peu plus loin, lorsque le craquement d'une brindille l'avertit de la présence de quelqu'un. Il se retourna vivement, alerte, et il poussa un long et profond soupir exaspéré. Jeremiah Archer. " Qu'est ce que tu fous là ? " Grogna t-il.
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Dernière édition par August Scott le Lun 2 Mar - 10:03, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Promenons nous dans les bois... (Jeremiah) Dim 1 Mar - 20:20

August ∞ Jeremiah
heroism requires tragedy
Une inspiration, une expiration. C’était à peine s’il arrivait à se rappeler de laisser l’air entrer dans ses poumons sans craindre de s’étouffer. Ses pieds frappaient le sable, laissant derrière eux des vibrations qui remontaient à travers ses tibias, ses cuisses, son abdomen. Son cœur faisait mal dans sa cavité trop serrée, mais c’était une douleur qu’il savait supporter.
Les quelques grains de sommeil qu’il avait réussi à attraper n’avaient pas été des plus récupérateurs. Les cauchemars, bon sang, il aurait pu s’évanouir qu’ils auraient encore été là, si bien ancrés dans sa conscience qu’il n’arrivait plus à les en sortir. La seule solution qu’il avait trouvée, lorsque ses yeux s’ouvraient en même temps que l’ascension du soleil, la sueur collée à la peau et le corps à bout de souffle, c’était de les fuir. Il courrait, et il courrait vite. Il les laissait derrière lui, ses monstres déguisés en souvenirs, ce passé qui s’accrochait trop bien. Ses pieds nus, des allers-retours constants sur une plage si longue qu’il n’était pas certain de pouvoir un jour la parcourir au complet. Certains le regardaient de travers, d’autres lui disaient que ça ne servait à rien de s’exténuer ainsi, si tôt le matin et qu’il pourrait sans doute passer son temps à mieux faire.
Mais c’était une fatigue qu’il savait apprécier, c’était une douleur familière et c’était le seul moment où son esprit ne courrait pas dans tous les sens. Lorsque ses pieds brûlaient contre le sable encore tiède, il ne pensait plus à rien d’autre qu’à avancer encore et au bruit des vagues qui s’échouaient contre la plage.

Ces derniers temps, les occasions de ne penser à rien se faisaient rare. Jeremiah avait l’impression de toujours être à bout de souffle, toujours en train d’attendre le moment où tout chavirerait. En même temps, ils étaient perdus, au milieu de nulle part, à s’entredéchirer pour des raisons plutôt obscures, c’était difficile de ne pas être nerveux et le jeune homme avait toujours été sujet à l’anxiété. Aujourd’hui, comme hier, s’ouvrait tranquillement, laissant les rescapés entrer dans une routine qui leur semblait plus qu’ordinaire, mais qui pouvait être chamboulé à tout instant. Sa vie, elle, restait comme elle l’avait été depuis qu’il était sur cette île : un bazar qu’il ne savait pas comment ramasser. L’insomnie sur laquelle il avait réussi à reprendre le dessus revenait le ravir au marchand de sable, le laissant trop longtemps les yeux ouverts dans une tente ombragée. Les ombres, la nuit, l’obscurité, tout ça était sujet à des peurs qu’il n’était pas trop certain de savoir comment bloquer.
Lorsque le soleil se levait, tout était plus facile. Il pouvait courir, oublier, forcer son esprit à se concentrer sur d’autres choses que tout ce qui revenait en force lorsqu’il fermait les yeux. Les originaires, les hostiles, ils étaient toujours pas loin, toujours là, mais ils étaient moins effrayants lorsqu’il n’était pas seul. La culpabilité, elle, elle était toujours là et elle était toujours aussi terrifiante.
Assis, Jeremiah avalait une orange, en dégustant les quelques morceaux, se tenant plutôt en retrait, se contentant de rétorquer quelques blagues aux remarques que certains lui adressaient. Aussi extraverti pouvait-il être, il lui semblait parfois qu’il était incapable de trouver le bon équilibre, le bon moyen de ne pas se sentir constamment sous pression. Dernièrement, il essayait, il essayait vraiment, de s’impliquer plus dans le camp, de donner tout ce qu’il avait pour que, peut-être pour une fois, ils aient un peu plus de chance de s’en sortir vivant. Il était tellement jeune, il n’avait pas grand-chose à offrir au campement qu’il n’avait pas déjà, lui et sa tête pleine de monstres et de connaissances assez inutiles sur une île déserte. Son seul avantage, c’était de parler fort, de toujours parler, de ne pas savoir se taire. Mais c’était parfois lourd d’affronter constamment les autres, de toujours devoir s’expliquer, raisonner, convaincre.

Un sourire, écoutant un des rescapés lui expliquer comment il avait échappé à un loup la nuit dernière – Jeremiah doutait fortement qu’il y ait des loups sur l’île, sans qu’ils le sachent déjà, mais il garda son scepticisme pour lui. Son regard, par contre, était loin des histoires du vieil homme, qui semblait plus heureux d’avoir un auditoire que d’être encore en vie, tandis qu’il remarquait une interaction entre deux autres rescapés plus loin. Le naufragé plissa les yeux, voyant l’un de ces rescapés qu’il n’avait jamais vraiment réussi à placer hocher la tête et s’éloigner vers la forêt.
Jeremiah, généralement, faisait confiance en son instinct. Enfin, dire qu’il y faisait confiance était peut-être exagéré, il se contentait d’agir sans réfléchir et mettait la faute sur cette intuition, sans vraiment savoir si elle avait même été une part de ce qu’il avait fait. Une chose était certaine, le rescapé qui entrait à travers les bois, suivant le sentir qui s’éteignait rapidement à travers les trop nombreuses branches, feuilles et plantes qui dominaient l’endroit, ne lui avait jamais inspiré confiance.
Peut-être que c’était un peu exagéré, de se lever et d’aller suivre August, mais celui-ci… il avait toujours donné cette impression au plus jeune, comme s’il cachait quelque chose d’important. Ses manies, cette façon qu’il avait toujours de rester en retrait, c’était suffisant pour déclencher une sorte d’alerte dans son esprit, qui lui criait de tout faire pour qu’il reste le plus loin possible. Le problème, avec Jeremiah, c’était ce besoin de comprendre, de poser les questions et d’y trouver les réponses, elles qui souvent n’amenaient que plus de questions. Ces questions le hantaient, le laissaient avec des milliers d’interrogations sans réponse et personne à qui les poser.
Peut-être était-ce une échappatoire. Suivre le rescapé, s’assurer qu’il ne faisait… rien de mal. C’était plus facile de concentrer son esprit sur des suppositions qui ne faisaient aucun sens, plutôt que de le laisser se noyer dans les vagues de souvenirs qui risquaient de le noyer à tout instant. Malheureusement, même Jeremiah n’avait pas des pieds magiques, et les chaussures qu’il avait enfilé après les nombreux kilomètres qu’il avait parcouru le matin même le rendait plus lourd, plus à risque de briser l’une des nombreuses branches qui ornaient le sol.
Levant instinctivement les mains en l’air, il prit un air offusqué. « On ne peut plus se promener dans la jungle, maintenant? » Se promener dans la jungle lui semblait tout autant amusant que l’idée d’aller nager entre les falaises, mais il préférait mentir. De toute façon, c'était tout ce qu'il faisait maintenant; s'inventer une fausse bravade en espérant qu'un jour elle soit vraie. Baissant les bras, il les croisa sur son torse, avant de regarder le rescapé de haut en bas et de lancer, d’un ton accusateur. « On pourrait tout autant te demander ce que tu fais là. » D’accord, cette remarque ne servait pas à grand-chose, mais Jeremiah n’était pas connu pour ces grandes paroles littéraires.
Il regarda autour de lui, un réflexe nerveux, s’assurant que personne n’était autour d’eux, personne qu’il ne connaissait pas. Son regard ne croisa que des arbres, les branches étaient souvent l’idéal pour se dissimuler et c’était pour cette raison qu’il préférait se tenir loin de la jungle maintenant… ça et les souvenirs difficiles à affronter, les corps sans vie et les yeux verts remplis de terreur. Il alla s’appuyer contre un grand arbre, s’assurant que son dos n’était plus à découvert. Ça en devenait presque une phobie, l’idée que quelqu’un débarque derrière lui… Le jeune homme ne se sentait pas vraiment mieux, mais ça le réconforta quand même. « Alors, à quoi on met le feu aujourd’hui? » Sa voix résonnait entre les arbres. Maintenant que sa présence était connue, autant ne pas laisser passer l'occasion.
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Message(#) Sujet: Re: Promenons nous dans les bois... (Jeremiah) Mar 3 Mar - 13:25

Let us walk in the woods ... × ft. Jeremiah


August le détailla de la tête aux pieds, Jeremiah avait prit l'air offusqué -qui lui allait plutôt bien d'après lui-, les deux bras en l'air. " On ne peut plus se promener dans la jungle, maintenant? " Il haussa les sourcils, pas très convaincu. Peu de gens s'amusaient à se promener dans cette forêt tropicale, elle était de loin pas très accueillante. Et August observait, c'était une des rares choses qu'il faisait bien, et il était pratiquement sûr que Jeremiah n'était pas des plus courageux. Dans le cas contraire, pourquoi mentirait-il alors ? Mais il pouvait se tromper. Le jeune pompier passa une main dans ses cheveux, en marmonnant un vague " Mouais " à l'adresse du plus jeune, tout en se penchant pour ramasser deux morceaux de bois. Il sentit le regard d'Archer sur lui, comme si il voulait le jaugeait, les deux bras croisés sur son torse. " On pourrait tout autant te demander ce que tu fais là. " L'entendit-il dire, d'un ton accusateur, qui l'amusa grandement bien que son visage impassible n'en laissait rien paraître. Le brun avait depuis longtemps remarquait la méfiance de Jeremiah envers lui et ça lui déplaisait grandement. Certes, il avait cette manie de rester constamment à l'écart du monde entier et d'ouvrir la bouche rien que pour répondre à des questions futiles, mais ça ne faisait pas non plus de lui quelqu'un de... suspect. N'est ce pas ? " Je ramasse du bois, ça se voit pas ? " Répondit-il, d'un ton sec, deux minutes après, la présence de Jeremiah l'irritait et pas qu'un peu. August se redressa et observa le jeune Archer regardait les alentours comme si il craignait qu'une quelconque créature, sortant tout droit des portes de l'enfer, se jette sur lui par surprise, avec une curiosité mal-dissimulée. Son acolyte Kappa finit par s'adosser à un arbre, le dos entièrement dissimulé, nota August dans un recoin de son esprit. Vu sa position, Jeremiah comptait restait un bon moment. En plus de ne pas supporter les menteurs et les bavards, il avait une profonde aversion pour les incrusteurs. Il lâcha un énième soupir, son plan pour rester seul dans le profond silence de la forêt, venait de tomber à l'eau à cause de ce gamin exubérant, qui n'était plus du tout un gamin. Le jeune père se pencha à nouveau vers le sol pour attraper quelques branches et brindilles, tout en gardant à l'œil Jeremiah, simple réflexe. " Alors, à quoi on met le feu aujourd’hui? " August sursauta et son corps entier se crispa, il se redressa rapidement et essaya de prendre une attitude détachée alors que sans s'en rendre compte il serrait instinctivement les poings, ses jointures devenant rapidement blanches comme la craie. " Que dalle. " Répondit-il sur la défensive, la voix sèche et beaucoup trop rapidement pour pouvoir dissimuler que cette question l'avait ébranlé. Cette simple question l'avait propulsé dix huit ans en arrière, alors qu'il n'était qu'un petit garçon, des fois le souvenir était flou comme si il ne lui appartenait plus, mais d'autres fois, c'était plus vivace que jamais. Les flammes rousses qui l'encerclaient, l'ambiance étouffante, la fumée qui rendait sa langue pâteuse et brûlait sa gorge, ses yeux qui piquaient et la chaleur comme si il venait de tomber dans le cœur d'un volcan en éruption... Il ferma les yeux, comme pour chasser les fantômes du passé, et en rouvrant les yeux deux secondes plus tard, il sut que Jeremiah n'avait pas perdu une miette de sa réaction. Il se racla la gorge, soudain mal à l'aide. Il fourra ses mains dans ses poches, sa respiration se calma aussitôt lorsqu'il sentit le métal froid de son briquet contre sa peau. C'est drôle comme ce petit objet pouvait agir comme un anti-stress sur lui. Il passa une main dans ses cheveux, les ébouriffant et les décoiffant encore plus, pareils à la mer lors d'une tempête. Il se remit au travail et agacé, il releva de nouveau la tête. " Et si tu m'aidais au lieu de m'observer comme si il venait de me pousser un troisième œil sur le front, Archer ? " Demanda t-il d'une voix qui se rapprochait plus du grognement d'un fauve. Il ramassa de nouveau des brindilles et des branches puis il laissa tomber le fagot au pied d'un tronc mort. Il inspira profondément et continua de cueillir du bois sur le sol. August était loin d'être bavard et lorsque le plus jeune se tut enfin, il put se délecter du silence qu'il affectionnait tant. On entendait quelques fois les bruissement dans les buissons ou dans les arbres dû sans doute à des petits animaux et de temps à autres le "tap-tap" d'un Pic-vert contre un arbre résonnait. L'ancien New-yorkais n'était pas très ''nature'', il avait évité toute son adolescence de devoir se rendre chez sa grande tante à la campagne et la circulation New-yorkaise étouffait par sa fenêtre était de loin ce qui l'apaisait le mieux, c'est donc sans grande surprise qu'il se mit à se plaindre dans sa barbe de trois jours de la chaleur étouffante et des moustiques ainsi que d'autres insectes qui lui pourrissait la vie. Mais juste assez fort pour que seules quelques brides parviennes à Jeremiah. Ramasser du bois, c'était facile, mais au bout d'un moment, même pour August ça devenait ennuyant lui qui avait l'habitude d'un travail plus physique. " Tu sais quoi, Archer ? Attendons encore quelques années et tu seras bien content d'avoir un briquet sur toi. A ton avis qui sera le premier du camp a passé sur la broche, lorsque cette maudite île n'aura plus de ressources à nous donner ? " Demanda t-il, d'un ton nonchalant comme si il parlait de la pluie et du beau temps, et non de faire brûler quelqu'un sur une broche, et de ''cannibalisme". Il ignorait pourquoi il avait dit ça et avant même de réfléchir, cette bêtise avait franchit ses lèvres, lèvres que d'habitude il s'efforçait de scellaient d'habitude. Il se maudit lui même de sa réaction, voilà de quoi agrandir sa méfiance... et à présent, il ne s'étonnerait pas si il se mettait à se douter de sa santé mentale. Qui était très saine. Mais l'idée de tirer à profit la méfiance de Jeremiah, pour l'angoisser, ou voir même le faire... peur, amusait grandement le brun. Un sourire moqueur au visage, il le détailla discrètement, attendant sa réaction.

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Message(#) Sujet: Re: Promenons nous dans les bois... (Jeremiah) Ven 6 Mar - 17:15

August ∞ Jeremiah
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Le courage, difficile de dire ce que c’était. Peut-être un peu d’idiotie mêlée d’ignorance. En tout cas, Jeremiah ne se considérait pas particulièrement courageux. Plutôt stupide, parfois, par moment. Comme à cet exact moment. Honnêtement, d’aussi loin qu’il se souvenait, August ne l’avait jamais inspiré. Il était comme une ombre, et c’était tellement facile pour les ombres de se faufiler derrière vous et d’y faire aller-savoir-quoi. Il avait toutes les raisons d’être suspicieux et peut-être que c’était ça le pire, qu’il puisse avoir raison. S’il avait raison, cela signifiait que lui, Jeremiah, était allé dans la jungle, seul, à peu près aussi désarmé qu’il pouvait l’être sur cette île, pourquoi? L’accuser? S’assurer qu’il n’allait pas mijoter des plans avec les hostiles ou les originaires dans leurs dos? August avait tout d’un espion, mais, justement, les espions essayaient généralement de ne pas avoir l’air d’espion. Peut-être était-ce le plan? Argh, c’était presque comme si ses pensées l’attaquaient.
Il s’appuyait contre un arbre, se sentant déjà un peu mieux, un peu plus calme, tandis que l’autre homme se contentait de dire l’évidence même. « Je ramasse du bois, ça se voit pas ? » Le naufragé resta silencieux, observant les gestes calmes de l’autre rescapé de là où il était. Leur aversion sembla bien réciproque, tandis que le plus âgé soupirait, ramassant lentement quelques brindilles et bouts de bois, un œil toujours sur le brun.
C’était ironique. Ils auraient pu se détruire comme ça, se persuader que l’autre était le méchant, tandis qu’ils étaient du même côté. Son instinct, son intuition et même cette petite voix qu’il ignorait trop souvent semblaient tous lui dire de se méfier pourtant. Au fond, le jeune homme n’avait jamais vraiment cherché à être aimer de tout le monde. Au contraire, ça avait toujours été facile de le détester et il le savait bien. Il savait mieux tirer sur les mauvaises ficelles que les bonnes. Lorsque la question franchit ses lèvres, il ne ressentit aucune culpabilité. Même qu’il eut presque un petit éclair de plaisir, tandis que Scott serrait les poings, son visage impassible. « Que dalle. » disait-il, dans cette habitude que semblait avoir cet homme de toujours aligner le moins de mots possibles. Malgré tout, les deux petits mots résonnaient de sa défensive, ses yeux fermés dans cette position que Jeremiah avait si souvent connu qu’il ne pouvait que l’identifier avec aisance. C’était des souvenirs, des vérités qui traversaient son esprit sans son consentement. Le jeune homme, les bras toujours croisés, se demanda à quoi il pensait, ce qu’il avait vu pendant ces quelques secondes, ce qu’il cachait. L’ambre de ses yeux ne perdait pas un instant, tandis qu’il le voyait enfoncer une main dans sa poche, l’autre à travers ses cheveux. La nervosité était presque écrite sur son visage tant elle était visible à travers chacun de ses mouvements. « Et si tu m'aidais au lieu de m'observer comme si il venait de me pousser un troisième œil sur le front, Archer ? »

Ses bras se déliaient et il soupirait, tandis que ses mains attrapaient un bout de bois. Autant être utile, pensa-t’il. Ses lèvres étaient serrées, retenant un flot de paroles au fond de sa gorge. Les brindilles et les branches s’accumulaient dans ses bras, tandis qu’il ignorait tout ce qu’il avait envie de dire et laissa le silence s’installer entre eux. Ça aurait pu être paisible, si le silence ne le laissait pas constamment plus nerveux, avec cette irrésistible envie de le briser, de dire quelque chose qui ne servirait probablement à rien ou qui finirait par lui attirer plus de problèmes. Le jeune homme déposait le tas de branches près de ceux d’August, se demandant à quel moment ils brûlaient tant de bois. Le plus âgé murmurait des paroles incompréhensibles aux oreilles du réfugié, qui s’assurait de toujours l’avoir au coin de l’œil, au cas où. Les branches autour d’eux, les animaux, ils s’assuraient de ne pas laisser le silence aussi lourd qu’il aurait pu être, mais Jeremiah ressentit malgré tout un certain soulagement à entendre la voix du rescapé briser le silence pour de bon. « Tu sais quoi, Archer ? Attendons encore quelques années et tu seras bien content d'avoir un briquet sur toi. A ton avis qui sera le premier du camp a passé sur la broche, lorsque cette maudite île n'aura plus de ressources à nous donner ? » Ses épaules se tendaient, tandis que ses doigts entouraient une branche de plus. Il leva les yeux vers le rescapé, haussant un sourcil. Les sous-entendus dans sa phrase étaient palpables et le plus jeune ignorait que faire de ces menaces. « J’savais pas que tu pouvais aligner plus de huit mots, Scott. Franchement, tu m’impressionnes. C’est moi qui déteins sur toi? » dit-il, parce que bien entendu que plutôt de se défendre, il allait essayer de se moquer. Il ramassait une branche de plus, sentant un goût ferreux sous sa langue, tandis que ses dents mordaient sa lèvre d’un geste nerveux. Les branches tombaient sur le tas de bois déjà accumulés, tandis qu’il les laissait glisser de ses doigts, certaines dégringolant jusqu’à ses pieds, d’autres restant tout en haut de la pile. Son regard retrouvait le plus âgé, tandis qu’il prenait une grande inspiration. « On verra ça dans quelques années, hein? À voir si tu seras encore parmi nous, les traîtres n’ont pas une longue espérance de vie sur cette île. » Il ne fit aucun effort pour cacher les insinuations qui se liaient à ses paroles. Sa voix avait adopté ce ton nonchalant qu’avait pris celle d’August, un sourire moqueur se glissant sur ses lèvres, n’atteignant pas du tout ses yeux. Le rescapé ne s’en rendait peut-être pas compte encore, mais Jeremiah avait toujours été une tête brûlée, aussi anxieux et terrifié pouvait-il être – et les mots, c’était sa défense de prédilection. C’était facile pour lui, de dire tout ce qu’il lui passait par la tête, de ne pas penser aux conséquences de ces paroles, ou de savoir exactement lesquels lui apporteraient ce qu’il cherchait.
À ce moment-là, le réfugié était plus que déterminé à découvrir ce qu’il cachait, pour son propre bien et celui du camps.

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Message(#) Sujet: Re: Promenons nous dans les bois... (Jeremiah) Sam 14 Mar - 16:47

Let us walk in the woods ... × ft. Jeremiah


Sans perdre une miette de la réaction du jeune homme, August remarqua ses épaules qui se tendaient, ses doigts fins et longs qui entouraient une énième branches et son regard qui se posa ensuite sur lui, un sourcils haussé. Il fit de même, attendant une quelconque réponse. « J’savais pas que tu pouvais aligner plus de huit mots, Scott. Franchement, tu m’impressionnes. C’est moi qui déteins sur toi? » Il haussa nonchalamment ses épaules, d'un air presque dédaigneux. Par contre toi, tu parles trop , songea t-il. « P'têtre bien. » Marmonna t-il, revenant à ses deux-trois mots habituels, mal articulés. Au fond, il s'en fichait bien, il n'a jamais été un grand bavard, encore moins lorsqu'il était en présence de quelqu'un qu'il n'appréciait pas, mais lorsqu'il avait quelque chose à dire, il le disait. Ce qui ne penchait pas toujours en sa faveur, comme à ce moment même. Mais il se fichait encore plus de ce que pensait le Kappa de lui. Il commençait à apprendre petit à petit à le connaître, et la moquerie semblait être sa manière de se défendre préférée, ça le dérangeait pas plus ça, mais... cela l'amusait, plutôt. Les bras ballants, le pompier observa Jeremiah ramasser une branche, qui se mordait nerveusement la lèvre. Par moment, le jeune homme l'intriguait. Autant qu'il l'agaçait. Le bruit des branches heurtant le sol sortit l'aîné de ses pensées et son regard croisa celui du Archer -qui prit une grande inspiration. « On verra ça dans quelques années, hein? À voir si tu seras encore parmi nous, les traîtres n’ont pas une longue espérance de vie sur cette île. » Dit-il d'un ton nonchalant. Sa main glissa de nouveau dans sa tignasse brune et l'autre main se fourra dans sa poche, au contact du métal froid du briquet, essayant de se calmer et de ne pas sauter au cou du jeune homme qu'il trouvait si exubérant et si... insupportable. Son cou se teinta légèrement de rouge, à cause de la colère qu'il essayait de taire. Un traire ? Lui ?! Et bien ces insinuations apprenaient des choses à August qu'il ignorait lui-même ! Le cueilleur avait un sourire moqueur aux lèvres, mais ses yeux ne souriaient pas, eux. Il ricana ; d'un rire moqueur, entièrement dénué de joie et de malice, comme si ce que disait le plus jeune était la chose la plus ridicule du monde, la plus invraisemblable et que tout cela l'amusait grandement. Mais, trop fier, il ne cherchait pas à se disculper. A quoi bon ? Après tout, il pouvait croire ce qu'il voulait, il s'en fichait bien. Mais cela le frustrait, bien plus que ce qu'il voulait bien se l'avouer. « T'as du cran. » Reconnut-il, sincère, de toute manière, il ne mentait jamais, de plus c'était un piètre menteur. Ses paroles le surprit, il appréciait souvent ce trait de caractère chez les gens. Après tout, Jeremiah n'était pas dans une jungle pour le moins terrifiante, seul, avec celui qu'il supposait être un quelconque criminel ? Si il l'aurait vraiment été, il n'aurait pas hésité à se débarrasser de lui. Il le jaugea du regard, comme si il voulait percer son âme sous l'intensité de ses yeux bleus. Et il haussa les épaules, désinvolte et tourna les talons. Il posa un regard vide sur le tas de branches. Les deux hommes en avaient peut-être ramassés un peu trop. Il s'assit finalement sur un rocher, enfouissant son visage dans ses mains. Perturbé, il recroisa de nouveau les yeux de Jeremiah, une lueur inquiétante dans le regard. « Fais gaffe, Archer. » Il fixa le jeune homme une longue minute et finit par murmuré. « Les fouineurs n'ont pas une longue espérance de vie non plus. »

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» Jeremiah G. Archer "
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× Ma Célébrité : Dylan O'Brien × Nombre de messages : 2394 × Age du perso : vingt-et-un × Job : bonne question ! × Côté love : nada, que dalle, le vide. (sauf peut-être une petite lueur, parfois)


Message(#) Sujet: Re: Promenons nous dans les bois... (Jeremiah) Mar 24 Mar - 23:27

August ∞ Jeremiah
heroism requires tragedy
C’était un peu bête peut-être que d’utiliser les mots comme il le faisait pour se défendre. C’était une parade, comme d’autres utilisaient les poings ou se refermaient sur eux-mêmes. Lui, il parlait trop, il essayait de trouver ce qui faisait mal et il en oubliait presque que, parfois, les mots étaient plus douloureux encore que bien des coups. Pourtant, il le savait. Combien de fois avait-il goûté à sa propre médecine? Le lourd poids de quelques syllabes qui revenaient hanter les plus longues des nuits, qui se répétaient, sans arrêts. Les mots étaient éternels, ils ne tarissaient pas avec le temps et la signification qu’ils portaient pouvaient grandir si on leur en laissait la chance. C’était étonnant, ce que quelques phrases pouvaient faire à quelqu’un et Jeremiah était probablement mieux placé pour le savoir que bien d’autre.
Mais c’était facile et, malgré toutes ses bonnes volontés, les vieilles habitudes étaient toujours bien ancrées dans ses gestes, ses veines, son corps. Être gentil, ça n’avait jamais vraiment été dans sa définition. Lorsqu’on lui demandait de se décrire au primaire, il osait écrire qu’il était franc, mais pas honnête, pas gentil. La gentillesse, c’était trop risqué pour lui. Non, il mentait, il pouvait raconter les plus grands bobards et y insinuer des vérités qu’il n’aurait pas osé dire autrement. À ce moment-là, tandis qu’il avait les deux pieds enfoncés dans une drôle de situation, il ne savait plus s’il avait écouté son instinct ou sa tête, s’il avait suivi aucun des deux pour chercher les problèmes une fois de plus. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il cherchait à piquer August et qu’il ne pouvait pas vraiment dire pourquoi, pas expliquer pourquoi il tenait tellement à appuyer là où ça faisait mal, peut-être même à le voir avouer une faiblesse, si ce n'était qu'il se disait que c'était pour le camp, pour les Kappas.
Non, peut-être y avait-il une vraie raison. Peut-être était-ce parce qu’August était tout ce qu’il n’était pas, parce que le jeune homme ne pouvait simplement pas comprendre comment on pouvait être aussi… constant sur une île où rien ne l’était plus.
Tout le monde avait des faiblesses.
« T’as du cran. » Jeremiah haussait un sourcil, tandis que les échos du rire faux qu’il avait laissé entendre résonnaient encore entre eux. Il pouvait y sentir la sincérité, l’étonnement aussi, comme si même August n’arrivait pas à croire qu’il venait de dire ses paroles. Pendant un instant, Jeremiah aurait presque pu dire qu’il était touché. C’était un compliment, un vrai, et ils étaient rares ces derniers temps. Ils étaient probablement plus rares encore de la part du brun. Malgré tout, il ne dit pas merci, il garda ses mots pour lui, parce qu’il ne savait plus trop qu’en faire. Était-il assez obstiné pour frapper encore? Un haussement d’épaules, absolument caractéristique de l’autre brun, tandis qu’il allait s’asseoir sur une roche, enfouissant son visage entre ses mains. Sa posture criait une sorte de fatigue que Jeremiah pouvait plus que comprendre. Il jeta un regard vers le tas de branches qui s’accumulaient de façon presque inquiétante. Il faudrait définitivement plus d’un aller-retour pour ramener tout ça au campement. « Fais gaffe Archer. » Le regard ambre trouva celui du plus vieux, un regard effroyablement suspicieux, qui aurait pu pousser Jeremiah à s’inquiéter s’il n’était pas aussi à bout de tout, de la vie, de cette guerre, de fatigue.
Au fond, il se tenait dans cette jungle avec un probable meurtrier et il s’en foutait complètement. Qu’il le tue si ça lui tente, il ne serait définitivement pas le premier à avoir tenté son coup. C’était comme si la vie s’acharnait sur lui, mais que quelqu’un quelque part désirait vraiment le garder en vie par les moyens les plus ridicules. « Les fouineurs n'ont pas une longue espérance de vie non plus. » C’était à son tour d’avoir des mots qui frappaient.
Le plus jeune resta un peu ballant pendant un instant, son regard se détournant de celui du plus vieux pour bien comprendre. Un fouineur? L’était-il? Peut-être bien un peu, sa curiosité était un problème en soi et, s’il ne l’était pas, il ne serait pas là à cet instant. Malgré tout, il ignorait pourquoi, mais il pouvait presque sentir qu’August lui disait qu’il allait être celui qui allait s’occuper de son cas. L’instinct du plus jeune étant assez défectueux, il ramassa une branche, la levant face à August, il haussa un sourcil. « C’est des menaces, ça? » Personne n’avait une longue espérance de vie sur cette île de toute façon, pensa-t’il, tandis qu’il marchait quelques pas plus près, allant jusqu'à appuyer la branche contre le torse du plus âgé, à la façon qu'il aurait aussi bien pu le faire avec son doigt. Il rigolait presque, une lueur brillant dans son regard, tandis qu’il continuait à parler. « Parce que tu ne serais définitivement pas le premier ni même le dernier à essayer de te débarrasser de moi, ça m’inquiète pas plus que ça. » Il haussait les épaules, imprégnant cette même nonchalance qu’affichait si souvent Scott dans chacun de ses mouvements. Puis, il lui tourna le dos, reculant de quelques pas, décidant que c'en était assez de ces bêtises. Il était buté, et ce n'était pas en l'attaquant d'un coup qu'il arriverait à quoi que ce soit. Ses mains entourèrent un paquet de branches du paquet et il les plaça de façon confortable, avant de lancer un sourire au plus vieux et de faire un signe de tête dans la direction du camp. « Vaut mieux ramener ce bois-là au camp si on veut avoir fini avant la nuit. » Ça allait être long, si la simple densité de la pile qu’ils avaient accumulée était simplement révélatrice.


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it’s hard, isn’t it? living with a shattered heart. you breathe in and hope the shards don’t pierce your lungs. but, eventually, they will. there is no escape from it. you will bleed. you will gasp. and you will scar. but what matters in the end, darling, is that you will survive.
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Message(#) Sujet: Re: Promenons nous dans les bois... (Jeremiah)

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