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» Noreen Blodwyn-Barnes "
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× Ma Célébrité : rachel laplubel. × Nombre de messages : 1897 × Age du perso : trente ans. no comments. × Job : pompier/planquée dans la forêt. × Côté love : i never knew i could love someone the way that i love you.


Message(#) Sujet: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Jeu 10 Mar - 17:53



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L’écho du tonnerre claqua contre les parois froides de la mine, et Noreen hurla de toutes ses forces. Des jours qu’elle se le promettait, sans jamais s’arrêter : elle devait être forte, car dorénavant plus personne ne pourrait l’être à sa place. Elle avait essayé, à chaque heure de chaque journée, de lever la tête au plus haut, de serrer les poings et d’avancer, coute que coute. A vrai dire, elle avait même tout tenté – mais, parfois, il arrive que la réalité vous rattrape, trop vite, trop fort, trop violement.
Son existence de recluse lui laissait le ventre vide et la tête pleine à craquer. Chaque soir, les larmes noyaient ses pupilles ; et chaque matin la peur tétanisait tout son corps. Alors elle restait là, soigneusement dissimulée derrière les branches, au beau milieu de la forêt. Là où personne ne pourrait la trouver. Là où personne ne pourrait plus jamais trahir sa confiance. Elle avait tenté, à maintes reprises, d’oublier ces derniers jours qu’elle avait subi, mais même le plus ardu de ses efforts s’était révélé vain. Le cauchemar tournait en boucle, sans jamais s’arrêter, à chaque fois qu’elle fermait les yeux pour essayer de trouver le sommeil. Alors, elle avait pris une décision, la deuxième depuis celle de vivre loin de tout le monde : puisqu’elle ne faisait que revivre sa captivité à chaque tentative ratée de trouver le sommeil, alors elle ne dormirait plus. C’était aussi simple que ça.

Le zombie qu’elle était devenue trainait difficilement sa carcasse entre les branches. Son allure ralentissait à chaque heure ; son visage palissait à chaque minute ; son état empirait considérablement à chaque seconde. Peut-être bien qu’en fait, elle allait crever là, comme ça, toute seule dans cette forêt qu’elle ne reconnaissait même plus. Elle tomberait car son corps ne pourrait plus la porter, elle mordrait la poussière et, boum, son cœur arrêterait de battre sans la moindre chance de retour. Elle rendrait son dernier soupir dans un silence déjà trop morbide. Peut-être était-ce ce qu’elle cherchait, au fond ? Elle s’était retourné le cerveau à force d’y réfléchir, de se demander où aller. Les originaires ne voudraient probablement plus d’elle. Les rescapés ne sauraient pas la protéger de ces hostiles fous qui lui couraient après. Elle n’avait plus sa place, là, sur cette île. Alors, elle avait fini par se résigner. Quelque chose lui tomberait dessus et, alors, elle laisserait le destin s’occuper de son cas. Peut-être qu’au fond, elle l’avait bien mérité. C’était ça, la fin d’une existence pourrie, collier de merdes qu’elle avait noué autour de son cou pour finalement se pendre avec. La triste réalité lui frappait la figure à chaque bruit qu’elle entendait. A un moment, elle avait simplement choisi de s’y faire.

La vérité, c’est juste que Noreen était en état de dépression si avancée qu’il lui deviendrait bientôt impossible de prononcer le moindre mot. Elle n’en avait plus la force, de toute façon : ni de parler, ni de chercher à s’en sortir. Elle traînait sa carcasse vide d’un arbre à un autre, en imaginant son périple long et fastidieux et sans même réaliser qu’elle ne franchissait que quelques mètres, chaque jour. Et pourtant. Malgré tout son manque de volonté, ses réflexes ne l’abandonnèrent pas lorsque le ciel s’assombrit sans préavis. Sans trop savoir comment ni comprendre pourquoi, elle se retrouva là, protégée de cette pluie battante et de ce vent qui se déchaînait. L’orage avait toujours été son pire cauchemar et, aujourd’hui, c’est comme si l’infime part d’humanité en elle s’en souvenait. Elle en avait toujours eu peur. Elle avait toujours eu une main à serrer dans ces moments-là. Aujourd’hui, elle devrait affronter ça seule, sale, vacillant au-dessus d’un invisible précipice.
Peut-être que ça faisait des heures qu’elle se tenait là, recroquevillée sur elle-même, le dos enfoncé dans la mine. Elle n’avait pas bougé, pas dit un mot ; elle attendait simplement que l’affreuse sentence tombe du ciel, se répande dans un terrifiant fracas et craque le ciel de mille éclairs. Evidemment, l’orage ne tarda plus à arriver, malgré ses quelques espoirs de paix. Comme pour accompagner le premier coup de tonnerre, tout son corps se mit à trembler violemment, tandis que sa gorge se serrait déjà et que les frissons glissaient contre son dos. Elle ne put que se relever, certaine qu’elle ne saurait bientôt plus respirer. Est-ce qu’elle avait vraiment oublié comment faire ? Trente ans sans problème, et aujourd’hui elle n’y arrivait plus ? Elle le sentait, là, que quelque chose ne marchait plus : elle ne pouvait plus respirer, pétrifiée par la peur.

Si elle avait pu replonger dans ses souvenirs, alors elle aurait su, qu’on peut contrôler, ou au moins essayer de dompter une crise de panique. Mais, trop proche de l’hystérie, Noreen ne le réalisa pas, et se contenta de suffoquer dans un affreux râle. Ce qu’elle remarqua, ce n’était même pas cette ombre qui s’approchait d’elle, même pas ses cris qui accompagnaient l’orage, mais simplement ses joues qui se trouvaient de nouveau inondées. Un jour, elle n’aurait sûrement plus assez de larmes pour extérioriser toute cette peine.






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Dernière édition par Noreen Blodwyn-Barnes le Mer 23 Mar - 17:02, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Ven 11 Mar - 14:35

vapid. stupid. perfect. you.
noreen && seth
N’importe qui de moindrement sensé pouvait se demander ce que pouvait bien faire Seth si loin du campement, si loin de tout - même pour les standards d’une île déserte. Il n’avait rien à faire dans cette mine abandonnée, aucune raison de s’y trouver en plein milieu d’un (gros) orage. Du moins, c’était ce qu’on pouvait penser et ce n’était sans doute pas très faux. Pourtant, lui, il voyait une raison qui dépassait toutes les limites de la rationalité. Cette raison reposait sur une personne : Noreen. Encore une fois, on pouvait se demander comment la jeune femme pouvait expliquer sa sortie alors qu’il y avait un orage, surtout aux vues de leur dernière rencontre. Vu comment les choses s’étaient terminées, vu comment tout était tombé comme un château de carte sur lequel on avait braqué un ventilateur, la logique aurait du être toute autre. Pourtant, petit coeur battant, il affrontait la tempête pour elle.
Oh bien sur, le soldat n’était pas idiot à ce point, ou plutôt, il savait pertinemment qu’il avait merdé auparavant. Il savait également qu’elle ne voudrait sans doute pas le voir même s’il arrivait à la trouver. Disons simplement qu’elle avait été affreusement claire à ce sujet. Les mots qu’elle avait utilisés résonnaient encore dans sa tête et il se savait plus que bien du message qu’elle avait voulu faire passer. Sauf que ça importait peu, même que ça n’importait pas du tout à cet instant précis. Parce qu’il savait autre chose : il savait que les orages la terrifiaient. L’intention pouvait donc sembler être presque mignonne en fin de compte. Il bravait l’orage parce qu’il savait qu’elle devait avoir peur et il voulait être là pour elle. Adorable peut-être, complètement idiot surement. Après tout, Seth devait bien être la dernière personne qu’elle voulait voir, notamment en raison de leur dernière rencontre. Sans doute même qu’il ne serait pas du tout une présence rassurante à ses yeux. Sauf que voilà, il s’en fichait un peu, parce qu’il était inquiet pour elle, parce qu’il voulait être certain qu’elle était saine et sauve dans cet orage, qu’elle n’était pas complètement pétrifiée de peur. (Donc oui, moins mignon)

Cela dit, pour expliquer sa présence dans les mines, il fallait creuser un peu. Après tout, ce n’était certainement pas le premier endroit où il aurait cherché la demoiselle, il n’y avait même pas penser d’une quelconque manière. Sauf que voilà, l’orage se faisait sentir sur l’île entière et un moment donné, il dut renoncer à l’idée de poursuive dans le fort des intempéries. Il fallait attendre une accalmie ou du moins une baisse d’intensité pour poursuivre ses recherches. Ça ne servait sans doute pas à grand chose de s’entêter dans la pluie, ce n’était pas comme s’il était près de trouver la jeune femme (ou du moins c’était ce qu’il croyait). C’est donc sans doute plus un concours de circonstances, un hasard ou même le destin qui le fit pénétrer dans les vieilles mines. Certes, il y avait une part de volonté, celle qui l’avait forcé à rechercher Noreen à la base, mais elle ne valait rien face au destin (ou face à moi en l’occurence).

Plus ou moins résolu face à cette situation qui le coinçait alors que Noreen était on ne savait trop où, Seth resta d’abord près de l’entrée, de façon à observer tout changement dans les températures. Cependant, il dut finalement baisser les bras, ne serait-ce que temporairement et décida donc de s’aventurer un peu plus profondément dans les mines. Il ne croyait pas trouver quelque chose d’intéressant, mais au moins, ça lui occuperait l’esprit le temps qu’il puisse reprendre ses recherches. Évidemment, à cet instant précis, le soldat était bien loin de s’imaginer si près du but. Il s’avança lentement, faisant bien attention à l’endroit où il mettait les pieds. Après tout, son instinct lui rappelait vaguement qu’une mine n’était pas un endroit sécuritaire et que par conséquent, il devait faire attention. C’est finalement en s’avançant un peu plus que la donne changea et que toute la précaution dont il pouvait faire preuve s’envola totalement. Il entendit une voix, des sanglots et si c’était déjà en soit inquiétant ce n’était rien en comparaison du fait qu’il reconnaissait tout ça. Ce n’était pas n’importe qu’elle pauvre petite personne perdue : c’était Noreen. Peut-être que c’était le destin qui soufflait cette idée à son esprit, peut-être qu’il reconnaissait vraiment l’identité de cette personne, mais quoi qu’il en soit, son coeur ne manqua pas de sauter quelques battements alors qu’il s’empressait de s’approcher de la source des sons, de s’approcher d’elle.

Planté devant ce fantôme de Noreen, il la regarda avec inquiétude pendant un moment. Peut-être qu’il n’osait pas s’approcher, craignant qu’elle le repousse à nouveau. Néanmoins, de la voir ainsi lui brisait le coeur. Il ne savait pas ce qui s’était passé depuis le kidnapping raté, mais il se doutait bien que ce n’était rien de bon. « Noreen… » Que dire d’autres ? Des excuses étaient sans doute de mise, mais elles ne parvenaient pas à traverser ses lèvres. À la place, il se décida finalement à franchir l’espace qui le séparait de la jeune femme. Il s’accroupit devant elle, essuya une partie des larmes avec son pouce et dit de sa voix la plus douce : « Je suis là, ça va aller. » Oui parce qu’il était clairement une présence rassurante pour elle. Il pouvait se targuer d’être plus rassurant qu’un orage, c’était toujours ça (ou au moins il l’espérait). Toujours accroupi, il déposa un doux baiser sur son front, comme s’il pouvait rattraper la donne avec des gestes amoureux. Il essayait de rebâtir le château de carte et il ne pouvait qu’espérer qu’elle ne le balaierait pas d’un coup.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Sam 12 Mar - 20:56



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Noreen avait toujours été de ces gens qui pensaient qu’il était toujours possible de s’en sortir, quoi qu’il puisse arriver. Le problème, c’est qu’elle n’avait jamais escompté pouvoir, un jour, ne plus avoir envie de se battre. Tout un monde séparait celle qu’elle avait été de ce qu’elle était devenue, en l’espace de quelques jours seulement. Un affreux cauchemar avait fait tanguer tout son univers, au point qu’elle avait fini par se demander si tout ça avait été bien réel. Mais, aurait-elle véritablement pu fantasmer un tel enfer ? C’était fort peu probable. La vérité, c’est qu’elle ne méritait absolument rien de tout ce qui lui était arrivé. Elle-même n’aurait jamais cru ça possible ; elle s’en serait certainement indignée, si elle avait eu vent de tels agissements. Sauf que c’était bien sur elle que la folie meurtrière s’était abattue, sans raison probante. C’était bien son visage qui en portait les stigmates encore saignants les plus terrifiants. Dos au mur, elle ne pouvait que se rendre à l’évidence, et accepter son sordide sort.

Elle avait cru en mourir, parce qu’elle n’avait plus aucun espoir de s’en sortir seule. Elle n’avait jamais cru en son ange gardien, parce qu’elle pensait simplement ne pas en avoir – elle avait oublié comment accorder le bénéfice du doute, affublée de trop nombreuses déceptions. Son calvaire n’en finirait plus, ou alors c’est son existence qui se stopperait net, voilà ce qu’elle imaginait, cette tête qui finirait bientôt par exploser. Probablement qu’elle avait eu la plus mauvaise des idées, en laissant ses pieds la guider jusqu’aux mimes car, d’ici, tous les sons étaient encore plus terrifiants. L’orage claquait contre chaque paroi et la lumière des éclairs se diffusait dans de grands éclats. Elle était terrifiée, tellement apeurée qu’en fait elle ne remarqua même pas cette présence qui s’approchait d’elle.
Sa lumière aurait pu la surprendre, mais ce n’est que lorsqu’il rompit les quelques mètres qui les séparaient qu’elle fit attention. Au moment précis où elle posa ses yeux sur lui, elle fut frappée par la violence de tous ces sentiments qui remontaient à la surface, les uns après les autres. C’était autant terrifiant que rassurant, si bien que même si elle avait pu parler, elle ne l’aurait probablement pas fait. Un instant, pourtant, elle eut envie de lui hurler de s’en aller, de se barrer très loin et de ne pas revenir – elle en était bien incapable. Tentant, sans le moindre succès, de calmer sa respiration, ses yeux ne pouvaient cependant s’empêcher de flotter dans les siens. A trop pleurer, elle n’y voyait déjà presque plus mais, à vrai dire, probablement qu’elle aurait pu le reconnaitre entre cent. Plus que ça, même. Il est des présences qui, sans qu’on puisse bien comprendre pourquoi, éblouissent simplement en entrant dans le champ.

Elle avait oublié de lui en vouloir parce que tout était allé trop vite dans sa tête, et que tant d’autres choses, bien plus terribles qu’une trahison, l’en avaient empêché. Tout se bousculait dans sa tête et, malgré toute sa bonne volonté, elle ne put accepter ce contact. Ses tremblements redoublèrent de violence au moment même où elle sentit le pouce de Seth glisser sur sa peau ; et elle ne put que s’enfoncer un peu plus contre la paroi lorsqu’enfin, ses lèvres atteignirent son front. Il ne fallait pas qu’il la touche, c’était impossible. Alors elle se releva avec violence - le peu que son état lui permettait encore, et fit quelques pas en arrière pour s’assurer qu’il ne souhaiterait plus briser cette distance. Elle en avait besoin, plus que jamais, parce qu’elle ne pouvait supporter qu’il en soit autrement. Trop de doigts, de matériel, de bistouris avaient déjà caressé son visage, et elle était bien incapable d’accepter que quelqu’un d’autre ne la touche. C’était plus fort qu’elle, elle ne pouvait supporter le moindre contact physique – elle qui, quelques temps auparavant, n’avait aucune difficulté à se jeter dans les bras de qui le voulait bien. Mais tout avait changé, en si peu de temps. Pouvait-il la reconnaitre, même si elle n’était plus vraiment la même ? Pouvait-il vraiment l’aimer encore, après tout ce qui s’était passé ?

Il y avait au fond de ses yeux toutes ces choses qu’elle ne savait pas lui dire. Combien elle était mal, effrayée, un peu par l’orage et beaucoup par la peur de mourir. Mais elle n’était plus seule, et c’était bien une lueur d’espoir qui commençait à illuminer ses yeux. Elle ne pouvait pas le repousser, parce que c’était bien la dernière chose dont elle avait envie. Elle aurait pu tomber sur n’importe qui, mais c’était bien lui qu’on ne sait quelle force lui avait envoyé et, même si elle ne pouvait pas encore le voir, elle se rendait bien compte que refuser son aide reviendrait à courir à sa perte. Mais comment lui faire comprendre toutes ces choses que son traumatisme empêchait de raconter ? Comment lui faire comprendre que, si tout son cœur n’attendait plus qu’un contact physique, tout son corps refusait de l’accepter ? Elle ne savait même plus, elle-même, si elle voulait le forcer à s’en aller ou simplement se jeter à ses pieds. La seule chose qui importait, pourtant, était cette crise qui l’empêchait de respirer correctement, ce cœur fou qui semblait n’avoir qu’envie de s’échapper de sa cage thoracique, ces jambes qui, à force de tant trembler, finiraient par ne plus la porter.
Les larmes, malgré ses efforts, n’avaient pas cessées de couler. Elle était fatiguée, fatiguée d’être toujours entre deux extrêmes. Ils auraient sa peau, s’il ne faisait pas quelque chose pour elle. Pour eux aussi, probablement. Elle dut réunir toutes ses forces pour y parvenir et, malgré plusieurs tentatives infructueuses, elle parvint à se convaincre que c’était la bonne chose à faire. Pas un mot n’était sorti de sa bouche depuis des jours, et sa camisole invisible semblait à tout prix vouloir l’en empêcher. Le poing serré, pourtant, et le regard accroché à celui de Seth comme à une bouée de sauvetage, elle parvint à dompter cette minuscule voix, cassée, tremblante, au travers d’un souffle à peine audible. ❝ Aide-moi… ❞ A respirer. A dompter cette crise. A survivre à tout ça.






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Dernière édition par Noreen Blodwyn-Barnes le Mer 23 Mar - 17:01, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Dim 13 Mar - 21:51

vapid. stupid. perfect. you.
noreen && seth
Puisque le destin semblait être de leur côté, autant en profiter… ou du moins essayer. Après tout, malgré toutes les tentatives d’aide de la part du destin, ils ne semblaient jamais se trouver complètement. Il y avait toujours quelque chose qui clochait, l’un d’eux (comprendre Seth) venait tout gâcher. Cette fois n’était probablement pas différente. Dans son affection, dans sa joie de la retrouver plus ou moins saine et sauve, il n’avait rien remarqué. Le manque de luminosité expliquait peut-être le fait qu’il n’avait pas totalement compris qu’elle avait été mutilée, mais normalement rien ne pouvait justifier son manque total de compréhension de la situation. Il voulait l’aider d’une manière ou d’une autre et ça le rendait totalement aveugle, mais bon, après tout, c’était bien ce qu’on disait au sujet de l’amour. Pendant un instant, il resta silencieux, impassible alors qu’elle s’éloignait précipitamment. C’était plus que ça, c’était violent comme recul. Quelque chose que même Seth pouvait percevoir. Quelque chose avait changé chez elle et il se plaisait à croire qu’il n’en était pas l’unique raison. Quelque chose d’autre avait du se produire, quelque chose de nettement plus dramatique qu’un petit kidnapping. Après tout, il avait peut-être trahi sa confiance et elle avait sans aucun doute toutes les raisons du monde de lui en vouloir, mais il ne s’était pas attendu à une telle réaction. Non, il s’était attendu à du venin craché dans sa direction à nouveau. Pas une crainte comme celle qui prenait vie chez la jeune femme.
Le soldat se voyait réduit à essayer de comprendre ce qui n’était pas dit. Il essayait donc de lire dans son regard ce qu’elle taisait. Chose plus complexe qu’il ne l’aurait voulu. Il n’avait jamais été doué pour ce genre de chose. Il ne comprenait que les mots qu’on lui disait (et encore, seulement s’ils étaient clairement énoncés), il ne comprenait les émotions qui étaient suffisamment forte pour lui donner l’impression qu’on lui donnait un coup en plein visage. Il ne pouvait donc qu’être totalement perdu face à Noreen qui ne lui donnait pas grand chose à comprendre. Pourtant, sans doute qu’il aurait du savoir plus qu’il n’arrivait à voir. Lui aussi, il avait vécu des traumatismes. La guerre l’avait marqué sans doute au même titre que la vie venait de marquer Noreen (dans tous les sens du terme).

❝ Aide-moi… ❞ Avouons-le, il ne s’était pas exactement attendu à ça. Seth resta donc immobile, ne sachant pas trop quoi faire. Il n’était pas quelqu’un qui pouvait aider autrui d’une façon assez subtile pour les nécessités de la situation. Peut-être qu’avec un minimum d’effort il aurait été apte dans une situation moins délicate. Peut-être même qu’il aurait été capable de la serrer dans ses bras jusqu’à ce que la jeune femme réussisse à se sentir mieux, mais c’était hors de portée à présent. Il était hors de question qu’il lui impose un nouveau contact physique. Eh oui, il avait été capable de comprendre que c’était une bien mauvaise chose à faire. Il fallait donc qu’il fasse autre chose, qu’il l’aide sans la toucher, qu’il la réconforte sans en avoir les capacités. « Ça va aller. » finit-il par répéter. C’était sans doute dit autant pour lui que pour elle. Parce que pour une fois, il voulait se montrer à la hauteur, pour une fois, il voulait lui montrer à quel point il l’aimait - toujours sans le dire. Il devait donc faire quelque chose, sans trop savoir ce qui était possible. Sans doute que dans une autre situation la meilleure chose aurait été de l’amener en sécurité, mais ce n’était pas tellement une option. D’abord parce que la tempête l’en empêchait totalement, mais aussi parce qu’il pouvait difficilement l’entrainer à quelque part sans un moindre contact physique.

Faute de meilleure option, il dut se résoudre à affronter la tâche immédiate : la rassurer quant à sa panique immédiate. Il ne savait pas commentaire faire une telle chose, il n’était pas la personne adéquate. Cela dit, il comptait essayer, c’était la seule option viable. Il répéta donc des mots qu’on lui avait dit à maintes reprises : « Prends de grande respiration, fais comme moi. » Le meilleur moyen d’affronter une crise d’angoisse (ce que c’était potentiellement) c’était de forcer un certain calme sur sa personne. Bien sur, Seth ne savait pas du tout si ça pourrait fonctionner. Il prit néanmoins de grandes respirations pour lui montrer ce dont il voulait parler. Au moins, l’avantage, c’était que ça lui permettait de se calmer aussi. Parce que de voir Noreen, cette personne qu’il aimait tant, dans un tel état, ça ne pouvait que lui briser le coeur. « Personne ne te fera de mal. » Après tout, s’il n’était pas là pour la kidnapper et la mettre en danger, comment quelqu’un pourrait l’atteindre pour la blesser ? Bon ce n’était peut-être pas la chose à dire et il garda plutôt ce commentaire pour lui. « Je te le promets. » Chose sans doute fort peu utile. Sa parole valait-elle seulement quelque chose à présent ? Il n’en savait absolument rien, mais s’il s’avait une chose, c’était bien qu’il devait essayer de trouver les bons mots pour la rassurer. Choses plus difficile à faire qu’il n’aurait pu le croire. Enfin, peut-être que des gestes seraient mieux pour lui apporter un peu de réconfort. Il proposa donc la première chose qui lui passa par l’esprit. « Je peux faire un feu si tu veux… » Proposition de choix, évidemment. Fort impossible vu la température, mais bon, une proposition était mieux que rien. Un feu suffirait peut-être à raviver la flamme entre eux.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Lun 14 Mar - 20:23



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Elle se trouvait bien incapable de lui faire comprendre tout ce qu’elle ne savait pas dire, parce que son état psychologique ne le lui permettait pas encore. Toute sa mésaventure lui revenait sous les yeux par à-coups, violents et terrifiants. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui dire, de toute façon ? Il est des maux si douloureux qu’on ne peut les faire sortir de là où ils sont. Elle n’avancerait pas, mais elle n’en avait de toute façon aucune envie. Elle avait besoin que la terre s’arrête, juste une heure, et la laisse reprendre son souffle. Le temps s’écoulait déjà trop vite sous ses yeux et l’avait réduit au statut de simple spectatrice ; elle ne pourrait pas éternellement se cacher derrière sa barrière de souffrance protectrice. Un jour, elle devrait sortir la tête de l’eau, mettre des mots sur tout ça, et aller de l’avant. Il y avait juste, à présent, un peu d’espoir : elle n’aurait peut-être pas à faire tout ce chemin seule.

Peut-être que c’était un appel du destin, une ultime chance qu’il leur offrait pour enfin faire tourner leur monde dans le bon sens. Elle n’en était pas trop certaine, après tout ce qu’elle avait vécu, et particulièrement tout ce qu’ils avaient traversé ensemble ; elle savait simplement qu’à cet instant précis, il était bien la seule personne qui parvenait, au moins un peu, à apaiser les battements fous de son cœur. Comme si sa simple présence suffisait déjà à balayer une partie du problème. Oh, le chemin serait encore long ; mais peut-être bien qu’ensemble, ils parviendraient à quelque chose d’un peu meilleur.
Quelque chose changea du tout au tout dans l’attitude du jeune homme et, même dans son état critique, Noreen put l’observer. Elle n’avait pas voulu le rejeter, mais son corps l’en obligeait. Et, au milieu de toute son incompréhension, de ces tas de choses qui avaient changé sans qu’il n’en soit averti, Seth ne s’éloigna pas. Il semblait hésiter, c’était même certain ; mais rien dans son attitude ne prouvait qu’il avait l’envie d’abandonner. Il ne l’avait en fait jamais vraiment eu, malgré tout ce qu’ils avaient vécu ensemble. Au travers de cette situation bien singulière, Noreen semblait commencer à s’en rendre compte.

Le rejeter n’était pas la solution ; seule cette main tendue en était une. L’attraper, la saisir de toutes ses forces et essayer de remonter la pente, voilà ce qu’elle devait faire. Malgré ses sanglots persistants, cette peur au fond des yeux et cette respiration interrompue, elle l’écouta, plus attentive qu’elle ne l’avait sûrement jamais été. Probablement qu’il le lui avait déjà dit, que tout irait bien ; pourtant c’était bien la première fois qu’elle lui accordait tant de crédit. Parce qu’il était là, et que c’était déjà beaucoup – parce qu’il avait probablement une idée, une solution miracle. Parce que c’est un peu ce qu’il était, à cet instant précis. Alors, naturellement, elle parvint à contrôler les tremblements de ses membres et à appuyer ses mains contre son cœur. S’il ne pouvait pas la toucher, elle pouvait au moins tenter de s’en sortir autrement. Les battements étaient fous, mais elle se devait de faire comme lui ; alors, les yeux ancrés dans les siens, elle l’imita avec la plus grande assiduité. De grandes inspirations, faire le plein d’air dans les poumons et laisser les choses reprendre un rythme normal. Les premières fois, elle manqua de s’étouffer un peu plus, mais elle décida rapidement de lui accorder toute sa confiance. Elle avait eu beau se le jurer, que plus jamais elle ne lui ferait confiance, il est de ces moments où il faut savoir revenir sur ses propres promesses. Si bien qu’à un moment, elle put sentir ce torrent qui s’abattait sur ses joues. Sa respiration reprenait un court à peu près normal, et les mots de Seth l’apaisaient un peu plus qu’elle ne l’avait escompté. Elle n’était pas totalement certaine que d’ici, personne n’était vraiment à même de la trouver pour se venger une nouvelle fois ; mais elle devait tenter, encore. Parce que c’était la meilleure chose à faire.
De longues minutes suffirent à apaiser son cœur ; si elle haletait toujours, elle avait déjà moins l’impression d’être en train de rendre son dernier souffle. Ses râles étaient bruyants, et probablement qu’elle aurait dû se sentir gênée de se présenter dans une si mauvaise passe – parce qu’il ne l’avait jamais vu comme ça. Et, pourtant, il restait, armé de sa meilleure volonté. Ses mots glissaient sur elle comme la pluie l’avait fait quelque temps auparavant, mais quelque chose était bien en train de se passer. C’était cette crise qu’elle semblait, seconde après seconde, parvenir à contrôler. Elle était encore loin de pouvoir courir un marathon, mais ses craintes s’évanouissaient les unes après les autres. Durant ces longues minutes, elle ne cessa de le fixer, comme s’il était son unique port d’accroche. C’était un peu ce qu’il était en train de devenir, au fond.

Sa proposition, si spéciale, ne manqua pas de l’étonner ; mais, à la seconde suivante, précisément celle où elle imagina des flammes et une certaine chaleur, elle qui avait eu si froid, abandonnée dans cette forêt hostile, hocha positivement de la tête. Elle n’avait pas vraiment conscience que c’était en fait plutôt impossible, de faire du feu à partir de rien et en étant trempé ; mais l’idée de se réchauffer lui semblait suffisante, alors elle accepta, encore une fois sans le dire. Son regard ne quittait pas le sien car, au fond, c’était tout ce qu’elle avait, à cet instant. Et puis, elle réalisa. Qu’elle venait d’accepter quelque chose qu’elle ne voulait pas du tout. C’était pire que ça, en fait : la plus mauvaise proposition, à laquelle elle venait de dire oui. Sans avoir le temps d’y réfléchir, elle tua cette distance qu’elle leur avait imposé et, attrapant la main de Seth dans un geste vif, le fixa de ses yeux qui savaient déjà tout dire. ❝ Nan, me laisse pas… ❞ Au milieu de toutes ses contradictions, peurs et craintes, il y avait bien celle-là qui s’imposait plus forte que les autres : elle ne voulait pas qu’il s’en aille. Et certainement pas pour faire un feu qui, de toute évidence, ne prendrait jamais. Elle resta là, plantée et accrochée à ses doigts avec pour seule crainte celle de le voir s’en aller, encore. Il était déjà parti, trop loin et trop longtemps. D’accord, c’était elle qui s’en était allée, mais ça ne changeait plus rien : il ne devait plus s'en aller, jamais.






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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Mar 15 Mar - 19:19

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Face à une Noreen aussi vulnérable, Seth était complètement perdu. Bien sur, elle avait toujours eu ce côté un peu vulnérable qui ne découlait sans doute même pas de sa personne. Après tout, c’était beaucoup plus expliqué par le fait qu’il avait toujours été dangereux… Enfin ça importait peu considérant la présente situation. C’était une toute autre chose, il avait l’impression qu’un faux mouvement suffirait à la briser en deux, une réalisation qui ne pouvait que le rendre encore plus incertain. Bien sur, un problème de taille se posait, à savoir le fait qu’il était définitivement incapable de bien réagir face à une telle situation. Ça ne l’empêcherait pas d’essayer. S’il ne faisait pas un effort pour Noreen, il n’en ferait pour personne. Peut-être que ses tentatives découlaient nécessairement du fait qu’il avait merdé le reste du temps. C’était une manière comme un autre de se rattraper, parce que c’était évidemment une nécessité. C’était aussi une façon de lui montrer à quel point il tenait à elle, pourtant, il doutait que cette aspect ressorte véritablement du lot. Sauf que voilà, il ne fallait pas non plus s’attendre à mieux venant de lui et une autre démonstration ne serait sans doute pas plus appropriée.

Reléguant ses doux sentiments vers un coin de son esprit, Seth préféra s’attaquer au problème principal, à ce qui était le plus gérable. L’orage était hors de son contrôle, il n’avait malheureusement pas la capacité de contrôler la météo. Les choses auraient sans doute été beaucoup plus simple s’il avait eu ce talent, mais Noreen devrait se contenter de quelque chose de plus sobre. Il s’attarda donc sur la crise d’angoisse qui la secouait, lui montrant la chose à faire. Montrer à une tierce personne sa façon d’affronter ses angoisses était étrange, il n’en avait certainement pas l’habitude, notamment parce que ça impliquait d’admettre même implicitement qu’il en avait parfois. Pourtant, il ne se brusqua pas à l’idée de démontrer la chose à Noreen. Il pouvait bien faire cet effort pour elle, c’était encore l’idée qui s’imposait chez le soldat. Il fit donc bien attention à prendre de grandes respirations, ne se stoppant pas un instant. Bien sur, les difficultés initiales de la jeune femme l’inquiétèrent pendant un moment, mais voyant que la chose se faisait tout le même, il préféra poursuivre. Il ne s’arrêta finalement que pour dire des mots qui se voulaient rassurant. Il ne savait pas s’il disait vraiment les bonnes choses, il restait plus maladroit qu’autre chose, mais il pensait chaque mot qui traversait ses lèvres. Pour une personne extérieure qui connaissait moindrement Seth ce n’était probablement pas très difficile à croire. Noreen faisait de ces quelques personnes qui avait droit à toutes ses douces attentions (ce qui comprenaient malheureusement les tentatives de kidnapping), en conséquent, il fallait comprendre qu’il ne voulait absolument pas lui faire de mal. Puis, il y avait aussi le fait que s’il pouvait potentiellement lui faire du mal (encore une fois le kidnapping) il était tout simplement impensable que quelqu’un s’en prenne à la jeune femme devant lui. On pouvait donc dire qu’elle était bel et bien en sécurité. Ça semblait surréel comme affirmation, mais cette fois, c’était la vérité.

Le problème était maintenant de l’aider à faire autre chose que calmer son angoisse. Il pouvait lui dire de respirer longuement, mais il ne pouvait pas vraiment faire autre chose. De là venait la merveilleuse proposition de faire un feu. C’était une proposition idiote et voir Noreen accepter d’un hochement de tête le posait dans une situation délicate. Après tout, même avec toute la bonne volonté du monde (ce dont il était animé), il n’y avait aucune chance qu’il puisse réellement partir un feu avec du bois imbibé d’eau en raison de l’orage et l’humidité ambiante. Sauf que voilà, il avait proposé la chose, elle avait accepté, donc il devait livrer la marchandise. Fort heureusement, alors qu’il commençait à se tourner pour s’aventurer vers la pluie, il sentit la main de Noreen qui agrippait la sienne alors que la jeune femme lui demandait de rester. Pour une fois, il n’allait certainement pas s’y opposer. Il n’allait pas non plus jouer au plus fin en lui faisant remarquer que c’était bien elle qui était partie la dernière fois. Non, à la place, il se surprit en caressant doucement sa main. « Je ne te laisserai pas. » Autant dire la chose le plus clairement possible, pour ne pas qu’elle s’inquiète d’un éventuel départ. Il ne comptait pas l’abandonner de sitôt, encore moins lorsqu’elle était dans un tel état. Mais son idée de faire un feu avait bien été la seule qui avait traversé son esprit et il ne savait absolument pas ce qu’il pouvait faire pour l’aider. Il se voyait limité par ses propres inaptitudes, mais aussi par la peur qui avait secoué Noreen. L’entraînant derrière lui, il alla s’assoir près d’une des parois et l’invita à faire de même par la même occasion. « Tu sais, la première fois que je suis revenu d’un déploiement avec l’armée, je ne pouvais plus sortir de ma chambre tellement j’étais terrifié. » Est-ce que ça pouvait vraiment compter comme une petite anecdote que de raconter cela ? Surement pas, il restait encore fois bien plus maladroit qu’autre chose, l’histoire avait simplement été pour démontrer que ce n’était pas très grave d’avoir peur, ça arrivait à tout le monde. « Enfin, ce n’était pas que mal. Il y a une bonne histoire avec une chèvre, c’était drôle. » Ou pas, encore une fois, il n’était pas particulièrement doué pour raconter des histoire. Il fallait aussi dire que c’était plus pour ne pas trop déprimer la jeune femme en lui racontant ses traumatismes de soldat… elle n’en avait surement pas besoin.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Mer 16 Mar - 17:58



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Malgré tout ce qu’ils avaient bien pu se faire mutuellement subir, par abus de conneries et de sentiments non-avoués, le pire venait probablement du fait qu’au final, aucun des deux n’était véritablement responsable de tout ce qui avait bien pu se passer. Ça n’avait jamais été qu’une suite d’événements, de mésaventures que personne n’avait jamais réclamées. Le problème, c’est que tout ça était bel et bien arrivé, et que c’était bien Noreen qui se retrouvait là, brisée en millions de minuscules morceaux.
Elle aurait pu lui cracher son venin à la figure, parce qu’elle ne manquait pas de reproches à lui faire, qu’elle avait encore mille questions à lui poser, pour obtenir des réponses qu’elle ne voulait même pas entendre. Le vrai problème, outre le fait qu’un autre hostile lui avait réservé un bien pire sort, c’est qu’elle n’était plus certaine de tout ce qu’elle pouvait bien ressentir. Bien-sûr qu’elle avait envie de se jeter sur lui juste pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas le droit de jouer avec ses pieux sentiments, de se foutre d’elle comme ça. La vérité, celle qui était bien entendu beaucoup plus difficile à avouer, c’est qu’elle n’avait pas envie de revivre ça. Sa part de naïveté la plus vaillante y croyait encore, que ça n’avait jamais eu lieu. Qu’il ne l’avait pas vraiment kidnappé pour gonfler les rangs des prisonniers des hostiles. Qu’il n’avait pas vraiment eu envie de faire d’elle une captive. Qu’il ne s’était pas servi d’elle seulement pour aider son clan. Qu’au fond, elle n’avait pas fait qu’espérer dans le vent quelque chose qui n’arriverait jamais. Elle avait abandonné tous ses sentiments quelque part, au fond de son cœur détruit, et elle ne voulait plus revivre cette douleur d’aimer sans l’être en retour. Elle avait choisi, sans trop le savoir, d’ignorer tout ça, au moins pour un moment. Et pourtant, le simple fait de plonger son regard dans celui de Seth ne faisait que lui rappeler leur dernière rencontre, et toutes ces promesses qui avaient suivi. Ne plus jamais le revoir, ne plus jamais lui faire confiance. A lui et à aucun autre, d’ailleurs. Parce que ça aboutissait toujours sur une déception ; parce que ça finissait toujours par faire trop mal.

Toutes ces contradictions se battaient en elle à mesure qu’elle tentait de reprendre son souffle. Pourquoi il faisait ça, au juste ? Lui faire croire toutes ces merveilleuses choses, tout foutre en l’air, puis revenir comme une fleur pour lui sauver la mise ? Il n’avait pas le droit, parce qu’elle ne méritait pas ça et qu’elle ne lui avait – presque – jamais rien fait. Seulement, c’était bien sa main qui s’était tendue vers elle, bien lui qui faisait tous les efforts du monde pour l’aider à s’en sortir. C’était aussi rassurant que déstabilisant ; aussi terrifiant que magnifique.
Tout se battait en elle, mais elle prit le parti de ne pas y penser. Sortir la tête de l’eau, s’éloigner de cette crise, c’était tout ce qui importait, à cet instant. Elle le jetterait violement plus tard, une fois sur pied. Et pourtant, malgré toutes ces bonnes intentions et ces belles promesses qu’elle s’était faite à elle-même, elle se surprit presque à saisir ses doigts, comme s’il était son unique espoir. C’était totalement le cas, et c’était finalement beaucoup moins difficile à montrer qu’elle ne l’avait escompté. Elle voulait qu’il reste là, à ses côtés, pour l’aider à s’en sortir, à surmonter ça. Juste l’orage, juste ce moment où elle était au fond du trou. Elle tentait encore une fois de se convaincre qu’après tout ça, il reprendrait sa route et elle ferait de son mieux pour combattre cette envie de le revoir. C’était si naïf, déjà vain, d’imaginer qu’elle pourrait seulement se détourner de lui.

Il y avait toujours eu cette petite lueur en plus au fond de ses yeux lorsqu’il s’agissait de Seth, et elle ne put que briller de plus bel quand il prononça ces mots. Il ne la laisserait pas, c’était tout ce qu’elle avait eu envie d’entendre, sans vraiment le savoir. Elle savait pertinemment, pourtant, que ses mots n’avaient plus la moindre valeur, depuis la dernière fois ; et pourtant, tout en elle tendait à le croire. Il y avait bien cette petite voix dans sa tête qui lui répétait que c’était faux, qu’il partirait comme tous les autres, parce qu’il n’était pas différent, parce que lui aussi n’avait jamais fait que se servir d’elle pour ses propres intérêts. Mais c’est dans son cœur que toute la différence se jouait, et c’est lui qui la laissa suivre Seth, et même s’installer à ses côtés. Un instant, elle en oublia tout ça : son corps qui faisait mal, son visage qui ne ressemblait plus à grand-chose, cette crise qui n’hésiterait pas à l’emprisonner encore à la moindre occasion. Elle oublia, pour l’écouter parler… De chèvre. Un sourire, minuscule, presque imperceptible, se dessina sur ses lèvres. Des jours, presque des semaines qu’elle n’avait pas souri. Elle avait presque oublié ce que ça faisait – elle sentit à peine ses blessures se rouvrir légèrement sous la pression de ses fossettes. Elle voulait tout savoir, de cette chèvre, de cette chambre, de ces peurs qui émanaient de cette guerre et qu’elle avait déjà tant voulu entendre. Un instant, elle songea à lui poser toutes ces questions, mais l’orage l’en empêcha. Un autre coup de tonnerre, auquel elle fit attention, cette fois-ci. Sans appel, elle se recroquevilla sur elle-même et, au moment où elle envisagea de retomber dans ses démons, se força à respirer, aussi fort et aussi lentement qu’ils l’avaient fait, quelques minutes auparavant. Ça ne suffirait pas mais, à vrai dire, l’orage n’était pas son plus gros problème, à cet instant précis. Les yeux perdus dans le vide, les genoux au plus près de sa poitrine comme pour se protéger d’une vérité qu’elle ne voulait même pas entendre, elle osa, malgré tout. ❝ Pourquoi tu m’as fait ça ? ❞ Elle l’avait chuchoté plus qu’autre chose, peut-être bien qu’il n’avait pas entendu et qu’il lui raconterait toutes ses anecdotes salaces sur sa chèvre. Elle n’osa cependant pas relever la tête vers lui, persuadée d’une chose : tout ce qu’il pourrait bien répondre à cette question briserait un peu plus son cœur. Ça n’avait pas grande importance, il ne restait déjà plus grand-chose.






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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Jeu 17 Mar - 20:28

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Dire qu’il ne la laisserait pas n’était pas vraiment un problème pour Seth. C’était simplement la vérité, ni plus ni moins. Il fallait dire que malgré tous les problèmes qu’ils avaient pu traverser (ensemble ou non), une vérité s’imposait plus que tout le reste. Que depuis ce sous-marin, Noreen avait été la seule véritable constante dans sa vie, la seule roche sur laquelle il pouvait (parfois) s’appuyer. Il ne fallait pas oublier qu’elle restait la seule personne à qui il s’était ouvert. Oui, on ne pouvait pas nier qu’il y avait toujours Wendy qui connaissait tous les secrets qu’il ait pu avoir jusqu’à ce qu’il disparaisse à leurs dix-huit ans. Sauf qu’après ce départ, après les ponts soudainement coupés, seule Noreen avait entendu les états d’âme du soldat, seule elle avait eu droit à une quelconque explication sur ses émotions. Certes c’était partiel, incomplet et surtout c’était une seule fois, mais ça comptait plus que tout. Parce que c’était la promesse que dans une bonne situation, une nouvelle confidence pourrait se faire. On aurait pu croire que ce n’était pas pour tout de suite, qu’il faudrait attendre que leur relation se rebâtisse à nouveau pour qu’il consente à le faire. C’était bien sur de sa faute si tout était tombé en morceau, mais la logique aurait voulu qu’il attende un peu avant de nouvelle confidence. Ne serait-ce que dans un simple esprit de préservation. Parce que c’était bien ça le risque de s’ouvrir à nouveau, qu’elle en profite pour détruire ce qui serait alors à sa portée. Elle n’était pas comme ça, elle ne l’avait pas détruit lorsqu’elle avait su pour Edge, mais les choses étaient différentes maintenant. Il devait faire attention parce qu’il n’avait toujours pas payé le prix de ce qu’il avait fait et c’était une épée de damoclès qui restait au dessus de sa tête.
Enfin, là n’était pas vraiment la question, il ne fit ni preuve de prudence ni de sagesse. Après lui avoir dit ce qu’il pensait réellement, à savoir le fait qu’il ne comptait pas la quitter, il s’était ouvert, un peu en essayant de lui dire que la peur qu’elle pouvait ressentir n’était que normal. Une petite confession sur la peur qui l’avait paralysé à son premier retour de la guerre. Il ne s’attarda pas particulièrement sur la question, tentant plutôt une anecdote plus marrante sur une chèvre. L’histoire pouvait sembler bizarre sans plus d’explication, mais du autre côté tout raconter d’un coup rendrait le tout terriblement ennuyeux. Il fallait qu’il la divertisse (chose qui n’était définitivement pas dans ses cordes) et le meilleur moyen pour le faire était de garder son intérêt. L’intention était là, c’était l’évidence même. La question de s’il allait réussir ou non était un plus peu plus délicate.

L’orage trancha à sa place. Un nouveau coup de tonnerre se fit entendre et Noreen se recroquevilla à ses côtés. À cet instant précis, Seth fut complètement désemparé. Il revenait toujours à l’idée qu’il ne voulait pas la voir comme ça, qu’il voulait la voir heureuse. C’était bien loin de la présente situation, après tout, il ne pouvait rien faire pour elle à cet instant précis. Il hésita pendant un moment. Devait-il continuer son histoire ? Devait-il passer à autre chose ? Faute de réponse claire, à croire que personne ne voulait répondre à ses interrogations, il préféra rester dans le silence. Peut-être que pour une fois, il prit la bonne décision puisque quelques instants plus tard, elle posa une question bien particulière. Il ne l’avait que vaguement entendu, cette question murmurée, mais ça suffit amplement pour le perturbé davantage. Il fallait qu’il réponde, il le savait, dire la vérité serait sans doute la chose à faire. Pourquoi avait-il fait ça ? « Honnêtement… » Dire qu’il avait fait ça pour son propre bien semblait être une grossière erreur. Le croirait-elle seulement ? Oh bien sur, lui, il le pensait, mais ça ne garantissait rien. « J’avais peur, je ne voulais pas te perdre. » Chaque mot était dit lentement, comme s’il hésitait sur la formulation. Il fallait dire que ce n’était pas facile à avouer. Il n’aimait pas s’étendre sur ses peurs et c’était la deuxième fois qu’il le faisait dans la même conversation. Sauf que voilà, il avait beau admettre tout ça, un détail manquait cruellement à cette déclaration. C’était ce qu’il y avait de plus important, c’était l’explication de cette peur. Normalement, il aurait du commencé par ce détail, admettre que tout ça, c’était parce qu’il l’aimait. Trois petits mots auraient sans doute suffi pour lui faire comprendre un peu plus les intentions qu’il avait eu, pourtant, ça se bloquait dans sa gorge, comme s’il n’arrivait pas à l’admettre à voix haute.

Ainsi, il retourna dans un certain silence. Rapprochant ses genoux de son torse, Seth retint un soupir. Il avait l’impression de ne pas avoir fait assez, que toutes ses explications ne rattraperaient pas. Oui parce qu’au moins il avait fini par comprendre que kidnapper les gens ce n’était pas bien. C’est peut-être le fait qu’il se rappela de ce détail, de cette réalisation qui le força à ajouter quelque chose. « Je suis désolé. » C’était surement plus que du. Il aurait du commencer avec ça, lui dire dès le départ qu’il était désolé. Certes, c’était sans compter le fait qu’il aurait sans doute recommencer, justement en raison de la crainte qu’il avait de la perde, mais ça il préféra le taire. Autant se dire qu’il n’allait pas retenter l’expérience, qu’il ne lui referait pas subir la chose à nouveau. Ce n’était peut-être pas la vérité, mais c’était un objectif à atteindre. Ses excuses ne valaient sans doute pas grand chose, mais c’était mieux que rien. L’étape suivante était d’avouer les doux sentiments qui causaient des petits papillons dans son estomac. Peut-être qu’il y arriverait un jour.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Ven 18 Mar - 23:07



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Elle n’avait jamais vraiment remarqué, ou alors elle avait toujours prétendue le contraire. Qu’elle comptait, probablement un peu plus à chacune de leur rencontre, aux yeux de Seth. Elle n’avait pas vu qu’elle prenait de plus en plus de place à mesure qu’il en faisait de même dans son cœur. Certainement qu’elle ne s’en sentait pas digne, parce qu’au fond elle n’avait pas fait grand-chose de plus pour briser sa carapace – elle avait simplement été là, un peu plus longtemps, un peu plus assidument que les autres. Elle avait su voir en lui quelque chose que beaucoup d’autres n’avaient pas pris le temps d’observer. Elle avait appris à lire, au moins un peu, au fond de ses yeux qui savaient toujours en dire bien plus que ses mots. Et, sans qu’elle ne s’en aperçoive, il était parvenu à en faire de même.

Il lui était parfois arrivé de se figurer leur relation comme un champ de bataille, parce qu’au fond elle n’en était pas si loin. Ils avançaient sans arrêt dans une direction qui paraissait ne pas être la bonne, se retrouvaient toujours bloqués quelque part, un peu plus amochés à chaque fois. Elle avait souvent supposé que, peut-être, ça ne valait pas le coup. Il est des situations qui méritent qu’on baisse les armes et qu’on fasse machine arrière, seulement, Noreen n’avait jamais appris à le faire ; finalement, ça n’avait jamais fait que lui traverser l’esprit. Parce que seuls ses yeux suffisaient à lui faire comprendre qu’ils avaient tout à gagner à continuer, encore un peu. Sans le savoir, Seth lui avait appris que chaque pas importait, peu importe la direction vers laquelle ils s’engageaient. C’est comme ça qu’elle s’était retrouvée sur l’hydre, originaire en devenir et modèle qui acceptait toutes les missions, à condition de pouvoir faire un tour sur la grande île dans l’espoir de croiser ses beaux yeux. Comme ça qu’elle s’était souvent surprise à rire dans le vide, à sourire sans aucune raison, le cœur remplie d’une immense joie qu’elle avait un jour cru pouvoir ignorer. Le plus drôle, c’est qu’ils n’avaient jamais rien dit de tout ça à haute voix. Oh, bien-sûr, la Noreen dévergondée des soirées un peu trop arrosées en avait fait quelques confidences à sa meilleure copine. La Noreen mielleuse avait osé imposer à Seth des gestes doux, et s’était même parfois permis quelques mots plus bas que d’autres. Mais jamais ils n’avaient pris leur courage à deux mains et avaient osé faire face à leurs sentiments, inavoués seulement par les deux principaux concernés. Et jamais il ne lui avait si frontalement ouvert son cœur comme il le faisait à présent.

Sauf que si Noreen l’entendait, elle refusait de l’écouter. Une barrière invisible avait pris place en elle, décuplée par la force de l’orage, et qui l’empêchait d’accepter ce qu’il pouvait bien lui dire. Au fond, elle ne voulait pas de ses mots, parce qu’elle les savait – ou alors elle les supposait – complètement faux. Il n’avait pas fait ses preuves, il avait pris une éternité à attraper son cœur et quelques secondes à le jeter par terre pour le briser. Pourquoi elle lui ferait confiance, après tout ça ? La cadence de ses mots marqua son esprit, ils étaient lents comme quelqu’un qui, tout en marchant sur des œufs, tente de garder un semblant d’équilibre. A l’image de leur relation, il n’était qu’apparence et faux semblants. Ce qu’il pouvait bien raconter n’avait pas la moindre importance, parce qu’elle le savait, maintenant : il mentait. Mais pourquoi, alors, s’entêter à lui reposer inlassablement la même question ? Elle l’ignorait, complètement, totalement. Probablement qu’à chaque fois qu’elle l’attaquait de la sorte, c’était bien plus son cœur qui parlait qu’elle-même. il y avait toujours eu cette part naïve d’elle qui voulait juste recoller les morceaux et recommencer à zéro ; son état était ce qui l’en empêchait, cependant.
Relevant lentement la tête, elle le fixa en silence pendant de longues secondes sans dire un mot. Son regard était dur ; contrairement à la dernière fois, il ne dégageait pas tant de haine, mais quelque chose qui ressemblait plutôt à de la déception, mêlée à une intention de ne plus jamais lui accorder sa confiance. Il parvenait, encore une fois sans le vouloir, à lui faire retrouver un peu d’humanité. Probablement pas comme il l’espérait mais, comparé à la profondeur de ses plaies, c’était déjà significatif que Seth réussir à en faire tant en si peu de temps. Il en faisait toujours trop pour elle et elle le lui rendait si bien ; sans qu’elle ne le remarque, ses larmes s’étaient remises à couler sur ses joues, les mêmes qu’il avait essuyé quelques temps plus tôt. Elle n’avait aucune raison particulière de pleurer ; elle n’avait aucune raison non plus de ne pas le faire. Elle voulait tant se défouler sur lui, faire retomber toute cette pression, lui hurler des tas de mots tranchants ; et pourtant il la laissait sans voix. Elle avait beau ne pas le croire, c’était encore trop que de le lui relancer en pleine face.

Il ne fallait seulement jamais sous-estimer ses ennemis, et Noreen sursauta derechef à l’écho du tonnerre. Jamais elle ne s’y ferait, c’était définitif. ❝ Pourquoi ? ❞ souffla-t-elle une nouvelle fois. Cette fois, seulement, ses yeux brumeux n’avaient pas quitté ceux de Seth, et c’était comme s’ils lui hurlaient de lui balancer la vérité, enfin, pour une fois. Elle ne savait en fait pas vraiment ce qu’elle voulait ; mais elle avait de toute façon toujours plus été du genre à savoir ce qu’elle ne voulait pas.
Le tonnerre décidait de ses mouvements et, sans prévenir elle se retrouva debout sur ses deux jambes flageolantes. Probablement que la situation avait été plus agréable, quelques secondes plus tôt, quand ils en étaient restés bloqués sur cette chèvre. Mais, peut-être que tout s’alignait pour qu’enfin, elle lâche tout ce qu’elle avait sur le cœur, une bonne fois pour toute. Prenant une grande inspiration pour éviter de céder une nouvelle fois à la panique, cette fois son regard ne quitta plus celui de Seth. ❝ Pourquoi moi ? Y’avait toutes les autres, y’en a des tas, pourquoi c’est à moi que t’as fait ça ? ❞ C’était déjà trop tard : elle lui en voulait, d’avoir eu si peu de considération pour elle. D’avoir jeté tant de poussière d’étoile dans ses yeux. De l’avoir laissé espérer quelque chose qui n’existait que d’un côté. ❝ Je t'avais rien fait du tout... ❞ Elle pleurait toutes ces larmes qu’elle avait refoulé ; parce qu’elles étaient pour lui, celles-là. Elle n’avait juste pas prévu de le laisser assister à ce terrible spectacle.






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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Sam 19 Mar - 20:10

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Même après qu’un certain temps ce soit écoulé depuis le kidnapping, Seth n’était pas idiot au point de croire qu’il allait s’en tirer si facilement. Même pour lui qui avait certainement des standards un peu étrange et des façon de pensées particulièrement, c’était évident que cette histoire allait lui retomber dessus à un moment ou un autre. Il n’avait pourtant pas prévu que ce soit si rapidement et dans une telle situation. Il n’était pas prêt à affronter les reproches, pas plus qu’il ne l’était à fournir une quelconque explication. Il fallait dire que même s’il voulait lui prouver qu’il ne l’avait pas kidnapper pour lui faire mal, c’était sans doute une chose difficile à accepter. Toutes les raisons du monde ne justifieraient pas le geste, pas à la victime. Peut-être que l’aide d’Avery l’aurait aidé cette fois ? Enfin faute de pouvoir compter sur l’aide de l’autre jeune femme, il fallait qu’il fasse les choses de lui-même.
Puis bon de toute façon, le fait qu’il peinait à trouver les bons mots ne changeaient pas tellement de toutes les autres fois. C’était bien l’histoire de leur relation non ? Il faisait quelque chose de stupide, elle lui en voulait - avec raison - et après ce qui était généralement une rupture, les choses finissaient pas s’arranger. Certes c’état plutôt difficile de prévoir un tel résultat vu ce qu’il avait fait et vu la situation dans laquelle il se trouvait. Pourtant, c’était tout de même le cercle habituel de leur relation. Un espère de cercle vicieux auquel ils ne semblaient pas pouvoir échapper. C'était sans doute épuisant, surtout pour Noreen, mais pour Seth, c’était aussi une routine à laquelle il pouvait s’habituer en quelque sorte, une constante comme une autre. C’était difficile à la longue, parce que jamais il ne voulait lui faire du mal et il finissait toujours par le faire.

Cet instant précis ne faisait pas exception à la règle. Il suffisait de voir le regard de Noreen pour le comprendre. Il y avait certes une amélioration, il n’y voyait plus la haine qu’il avait pu observer lors du kidnapping et pourtant, il n’y avait l’amélioration cessait après ce simple point. Il n’y voyait ni joie, ni bonheur, ni même une vague compréhension du geste. Son regard était dur et c’était sans doute tout ce qu’il méritait, mais ça ne l’aidait en rien. Il ne savait pas trop ce qu’elle attendait de lui. Il avait, après tout, dit la vérité ou tout du moins ce qu’il considérait comme tel. C’est alors qu’il remarqua les larmes qui coulaient à nouveau sur les joues de la jeune femme. Comme quoi, il n’avait absolument rien réussi. Il ne pouvait que se sentir un peu plus misérable, un peu plus pathétique. Bien sur, il se garda bien de lui faire savoir, préférant plutôt baisser le regard sans demander son reste. Tout ce qu’il avait envie de faire à cet instant précis c’était bien de prendre la fuite pour ne plus devoir affronter les conséquences de son acte. Ce serait un acte de lâche, mais c’était bien ce qu’il était après tout.

Puis, une nouvelle question tomba avec l’effet d’une bombe pour le jeune homme. Pourquoi ? Devait-il vraiment l’expliquer ? Pouvait-il seulement le faire ? Oh bien sur, il y avait toujours l’explication ultime, la véritable raison : les quelques mots qu’ils n’avaient jamais su se dire. Relevant le regard, il remarqua que Noreen était à présent debout et pendant un instant, il ne put s’empêcher de craindre qu’elle veuille partir. Certes, il ne le pensait pas vraiment, la voir sortir dans un orage serait sans doute un miracle ou un massacre, mais une peur était toujours quelque chose d’irrationnel. Au moins sa crainte ne se réalisa pas, à la place, la jeune femme poursuivit le questionnement. Toutes les autres ? Pensait-elle qu’il était un kidnappeur en série qui ne voulait que ramener une proie aux hostiles ? Sans doute pensait-elle quelque chose en ce sens, mais elle n’était que trop loin de la vérité. Il lui avait dit pourquoi ça avait été elle. C’était parce qu’il avait eu peur de la perdre, elle, de ne plus la voir une fois qu’elle serait confortablement installée sur l’Hydre (là où elle pouvait prendre des douches). Un autre originaire n’aurait été d’aucune utilité. Il se fichait bien des hostiles, il ne les avait jamais rejoint par sympathie pour leur cause. Il avait été de leur côté parce qu’il était un meurtrier comme lui ou parce qu’il croyait avoir une meilleure chance de protéger les gens qu’il appréciait. Il n’aurait donc pas eu d’intérêt à kidnapper un originaire pour eux. On revenait donc au point central de cette histoire, aux mots qu’ils n’avaient jamais dit.
Les poings serrés, Seth se releva lorsqu’elle lui dit qu’elle ne lui avait rien fait. La voir pleurer encore plus fut sans doute la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Et à cet instant, il manqua du contrôle dont il faisait preuve la majorité du temps : « C’est parce que je t’aime ! » (cliché) Oups ? Venait-il vraiment de laisser passer une telle affirmation ? On ne pouvait pas dire que c’était une bonne chose, il ne pouvait même pas se dire que son ton avait été assez faible pour qu’elle n’ait pas entendu. Il avait été un idiot de a à z dans cette histoire et ça culminait avec cette déclaration qui n’avait ni sa place, ni un quelconque pouvoir de conviction. Sans doute que, comme tout le reste, elle n’y croirait pas. Plus que jamais Seth eut soudainement envie de disparaitre dans le plancher ou de prendre ses jambes à son cou. La seule chose qui le retenait ? Les quelques mots qu’il avait fait l’erreur de dire un peu plus tôt. Il lui avait promis qu’il resterait et c’était ce qu’il devait faire. Quitte à se prendre plus de venin dans le visage ou la honte du siècle. C’était tout ce qu’il mériterait de toute façon. Toujours avec les poings serrés, il baissa à nouveau le regard, espérant que le fait de ne pas regarder lui ferait perdre l’ouïe par la même occasion.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Dim 20 Mar - 19:10



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Il arrive forcément à jour où on doit faire face aux conséquences de ses actes. Noreen avait, probablement inconsciemment, attendu ce moment plus que de raison. Sauf qu’elle avait la bonne place, pour peu qu’il puisse en être ainsi, car elle n’était pas celle qui avait pris la mauvaise décision. Le problème, c’est que son esprit était totalement fermé. Elle n’était pas prête à l’entendre dire quoi que ce soit, que ça aille dans son sens ou non, d’ailleurs. Elle réclamait des explications qu’elle n’avait en vérité même pas envie d'entendre. Alors, peu importe la position de Seth, tout ce qu’il pouvait bien lui avouer ne servirait pas sa cause. Ou, tout au moins, c’est la direction que semblait prendre cette discussion.
Ils avaient toujours eu un sérieux problème de communication, dont l’une des principales causes était le fait qu’ils avaient totalement oublié qu’ils pouvaient se dire les choses sans filtre. Ça aurait tellement tout simplifié, au final, s’ils avaient pu partager ouvertement leurs ressentis et, surtout, leurs sentiments. Noreen n’était pourtant pas du genre discrète, et la moindre de ses expressions la trahissait. Peut-être qu’elle avait fini par s’adapter à Seth, à force d’essayer et de n’avoir que trop peu de résultats, parce qu’au final il ne semblait jamais vraiment la comprendre. Dès le début, pourtant, elle aurait pu essayer. Lui dire, sans mot pesé plus qu’un autre, sans pirouette maladroite, que quelque chose se passait et que, même si elle ne savait pas vraiment ce que c’était, elle n’ignorait pas que ça commençait à devenir important.
Elle aurait pu, tant de fois, lui dire. Au moment précis où, volontairement bloquée sur l’Hydre, elle s’était baladée souriante et plus amoureuse que jamais. Elle avait essayé, peut-être, en cherchant à provoquer toutes ces rencontres qui n’avaient jamais abouti. Et puis, il avait tout envoyé balader, en l’emmenant là où elle ne voulait pas être. En la kidnappant, tout simplement. Quel genre de personne saine d’esprit pouvait bien faire ça ? C’était probablement une des raisons pour lesquelles elle souhaitait tant se tenir le plus loin possible de lui. Et pourtant, il aurait suffi qu’elle lui ouvre ses oreilles comme elle lui avait ouvert son cœur auparavant pour tout comprendre. Il avait une explication infaillible, imparable. Qu’elle ne voulait pas entendre.

Une seule question avait encore une réponse : elle l’aimait, c’était certain. Elle ne savait simplement plus si ça valait encore la peine, si ça risquait de les mener quelque part, un beau jour. Tous ces sentiments semblaient se battre en duel dans son cœur, alors qu’elle cherchait juste un semblant de réconfort au fond de ses yeux. Il pouvait l’aider, pas la sauver. Il ne pouvait pas faire ça, parce qu’ils n’étaient pas animés par les mêmes sentiments, voilà ce qui lui trottait dans la tête tandis que ses premières larmes retrouvaient le chemin de ses joues. Ses questions ne faisaient que peu de sens, car elle les avait déjà posées. Une partie du schéma lui était invisible, et elle restait là, debout pour mieux lui faire face, et surtout persuadée de n’être qu’une parmi les autres. Un instant, elle se demanda même si son choix avait été compliqué, s’il avait tiré au sort pour la choisir elle. Etait-elle véritablement la pire des pires, celle qui méritait sa cage et les coups ? Cette pensée saugrenue lui arracha le cœur et, tandis que les larmes coulaient de nouveau à flot, elle ne put garder son calme une seconde de plus. ❝ T’as joué avec moi, t’as fait que ça ! Depuis combien de temps tu t’amuses à ça, hein ? ❞ Si elle avait si peu besoin de réponses, alors pourquoi s’acharnait-elle tant ? Probablement parce que la colère était plus simple à assumer que cet amour déçu et orphelin. Alors elle s’obstinait, encore et toujours, à raviver cette haine qui n’existait même pas vraiment. On raconte bien, après tout, que c’est plus facile de s’accrocher à la haine parce qu’une fois qu’elle est partie, on est obligé de faire face à la douleur. Noreen en était là. ❝ T’as pas l’droit d’me laisser croire quelque chose alors que c’est pas vrai, je t’ai rien fait et j’ai jamais mérité ça ! ❞ Parlait-elle seulement encore du kidnapping ? C’était en fait plus son cœur brisé qui criait, à cet instant. Elle lui en voulait de l’avoir attiré chez les sigma, c’était certain. Mais elle lui en voulait encore plus pour tout le reste, toutes ces choses qu’elle comptait taire encore longtemps. ❝ J’t’ai fait confiance, tellement longtemps, mais t’as juste joué avec moi, tu mérites même pas que j’te regarde dans les yeux tu sais, c’est toi qui aurait du être dans cette cage ! ❞ La rage, la colère l’obligeaient à tout mélanger. Elle ne savait même plus trop de quoi elle parlait, au fond ; la seule chose qu’elle avait semblé oublier, c’est qu’il ne s’agissait pas d’un monologue.

Bloquée dans son flot de haine, elle ne le vit même pas se relever vers elle, et ne manqua pas de faire un pas en arrière lorsqu’elle réalisa leur nouvelle proximité. Elle avait assisté à cette scène comme une spectatrice, peu attentive à la maigre plaidoirie de Seth. A un instant alors, elle stoppa son flot de parole et planta son regard brumeux vers celui de Seth, un sourcil arqué. Cette fois-ci, elle en avait conscience : elle ne voulait pas l’entendre. Seulement, elle l’avait bel et bien écouté.

Elle l’avait déjà entendu dire bien des choses, mais ça ne semblait pas faire partie de son vocabulaire. Seth, cette barrière infranchissable venait de s’ouvrir à elle, tout entier, et sans qu’elle ait - presque – rien demandé. Elle aurait pu continuer si longtemps, de lui cracher son venin sans s’arrêter. Mais elle devait se rendre à l’évidence : elle n’avait pas rêvé ses mots, ils étaient bien sorti de sa propre bouche.
C’était au tour de Seth de jeter son cœur à ses pieds et c’était bien la première fois qu’il le faisait si frontalement. Et elle faisait quoi, maintenant ? Ce qui était certain, c’est qu’ils ne pouvaient pas revenir en arrière. Elle aurait pu faire semblant, ignorer tout ça, mais c’était bien impossible. Et, déjà, un drôle de sentiment envahissait tout son corps. Elle garda le silence pendant de longues secondes, le regard toujours accroché à celui de Seth, puis essuya elle-même ses larmes. ❝ Vraiment ? ❞ Peut-être qu’il voulait pas vraiment dire ça. Peut-être que c’était sorti tout seul, sans qu’il ne le pense vraiment. Peut-être que ça ne venait pas de tout changer, absolument toute la situation. Elle renifla en réalisant qu’au final, c’était pas elle, la grande incomprise de l’histoire. Et, sans vraiment s’en apercevoir, elle fit un pas dans sa direction. Elle n’avait pas vraiment envie de laisser ce cœur, posé à ses pieds, moisir comme ça, et tous les efforts du monde n’auraient pas suffi à l’en convaincre.






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Dernière édition par Noreen Blodwyn-Barnes le Mer 23 Mar - 16:58, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Mar 22 Mar - 21:18

vapid. stupid. perfect. you.
noreen && seth
L’interrogatoire de Noreen rendait Seth on ne peut plus mal à l’aise. Il fallait dire que tout ça tournait trop près d’information sensible, quelque chose dont il ne voulait pas parler du tout. Il était un habitué du silence et taire tout ce qui était important. C’était une mesure de sécurité, une façon comme une autre de tenir tout le monde à distance. La jeune femme, malgré toute son importance, ne faisait pas exception à la règle. Il lui avait dit certaines choses et pourtant elle ne savait pratiquement rien. Ça semblait plutôt évident lorsqu’elle l’accusait de s’être servi d’elle et de l’avoir kidnappé pour le bien des hostiles. Pour lui qui ne pouvait que savoir pertinemment l’importance de Noreen ça ne pouvait qu’être incompréhensible. Jamais une personne ne s’était attachée à sa vie de cette façon, jamais une personne n’avait pu le toucher de cette façon. Noreen était importante, Noreen était sans comparable dans la vie de Seth, c’était une réalité qu’on ne pouvait nier.
Bien sur, il y avait eu Edge, ce premier amour d’un adolescent confus. On pouvait croire que c’était lui la véritable exception à la règle. Après tout, il était le seul homme que le soldat avait jamais aimé. La seule personne qui avait eu la chance de briser son coeur en mille morceaux et pourtant, il ne pouvait pas se mesurer à l’importance que Noreen avait. Peut-être que si les choses s’étaient passé différemment et si Edge n’avait pas fini marié avec Wendy, dans cette hypothèse il aurait pu devenir bien plus qu’important. Seulement, la réalité était tout autre et il devait se contenter d’une troisième place là où la blondinette rejoignait la jumelle de Seth sur le podium. Cette belle hiérarchie existait bel et bien pour lui qui faisait un classement sans même s’en rendre compte, pourtant, elle ne servait pas quand il était le seul à savoir. Après ce n’était pas surprenant, ils n’avaient jamais été très bons à se dire réellement les choses (ou du moins sans se crier dessus) et il était de loin le pire d’eux deux.

Sauf que voilà, le silence était une chose, mais les accusations dont on l’accablait en était une autre. S’être joué d’elle était une impossibilité. D’abord parce qu’il n’était pas de ceux qui pouvaient le faire. Il savait mentir bien sur, mais la plupart du temps, il préférait mentir en omettant des informations. Par exemple, quand il l’avait kidnappé, il ne lui avait peut-être pas dit ses véritables intentions, mais il ne les avaient pas non plus enterrées sous une pile de mensonge. Puis, quand il ne pouvait pas omettre, il restait silencieux. C’était bien ce qu’il avait fait depuis le début de cette histoire. Il ne pouvait pas lui dire qu’il l’aimait pour des raisons apparentes (à savoir une incapacité probante à être franc pour ce qui était de ses émotions), mais il ne le niait pas non plus ouvertement. Il essayait de lui montrer d’une façon ou d’une autre ce qui malheureusement se faisait plutôt mal si elle pensait qu’il se jouait d’elle de cette façon. Mais que pouvait-il répondre ? Elle ne semblait pas d’humeur à le croire, peu importe ce qu’il disait alors pourquoi s’entêter à lui faire comprendre la véritable raison. Lorsqu’elle continua, Seth préféra garder son silence. Il ne voyait pas en quoi il lui avait fait croire à quelque chose qui n’était pas vrai. Sauf que, encore une fois, il n’y avait aucun intérêt à discuter ce fait. Même si en soit, il fallait avouer qu’il avait bien envie de savoir ce qu’elle avait cru. Il n’était pas assez doué pour voir ce dont il en retournait. Il était donc bien loin de penser qu’elle laissait plutôt parler son coeur brisé. Peut-être que les choses se passeraient différemment s’il l’avait su. Peut-être qu’il n’aurait pas été aussi têtu, peut-être même qu’il aurait pu lâcher la vérité. À la place, il ne pouvait qu’attendre en silence. Il n’avait pas de défense ou du moins rien qui ne pouvait vraiment être dit.

Puis, c’était tombé. Il n’avait même pas compris ce qui lui avait pris, ce qu’il avait bien pu pensé alors qu’il se levait pour finalement dire la vérité. Il venait de lui déclarer son amour, sans prévenir et sans pouvoir revenir sur les mots qu’il venait de dire. Ouvrir son coeur ne faisait pas partie de ses habitudes, même que jamais il ne le faisait. Edge n’avait jamais eu vent des sentiments qu’il avait eu pour lui, même Wendy ne l’avait pas su. Et voilà que maintenant il avouait sa flamme pour la blonde. Le pire ce n’était pas tellement cette soudaine déclaration que le fait qu’il se trouvait coincé avec ce qu'il venait de dire. Il n’y avait aucun échappatoire dans cette histoire, la seule chose qu’il put faire était de baisser les yeux. Peut-être que s’il ne la fixait pas, elle allait manquer ce qu’il venait de dire. Il souhaitait qu’elle oublie ce qu’il venait de dire. Après tout, il était bien loin de s’imaginer qu’elle pourrait peut-être penser la même chose, ressentir ces mêmes doux sentiments pour lui. Et pourtant, lorsqu’elle lui demandait s’il pensait vraiment ce qu’il venait de dire, la réponse lui échappa de nouveau. « Oui, vraiment. » Il le pensait après tout. Puis, quitte à se faire rejeter, autant le faire en bonne et due forme. Autant lui offrir son coeur pour qu’il puisse être briser en mille miettes. Au moins de cette façon il serait fixé et il pourrait fuir comme il avait terriblement envie de le faire. « Enfin ce n’est pas… » Important ? Crédible ? Toutes ces réponses surement, au final, il n’avait pas trop envie de voir sa réponse.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Mer 23 Mar - 16:55



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Jamais leur histoire n’avait été vouée à foncer droit dans le mur. Mais personne ne les avait mis en garde sur ces difficultés qu’ils rencontreraient à communiquer. C’était débile, certainement puérile et totalement inutile, mais de ce drôle d’attachement était née une peur irrationnelle. Celle de ne pas être assez bien pour l’autre, celle de faire une nouvelle erreur, celle de faire confiance sans raison, et probablement encore plus celle de ne pas être aimé en retour. Ça ne rimait à rien, parce que la peur n’est pas un guide. Ils avaient passé l’âge de la crainte de l’engagement, de la simple appréhension de faire face à leurs émotions ; mais c’était comme si quelque chose les empêchait constamment d’aller de l’avant. Quelque chose comme un passé jalonné de mauvaises expériences, une hantise stupide de ne plus savoir bien faire les choses. Ils avaient inventé une épée au-dessus d’eux et s’étaient imposé une distance afin d’éviter qu’elle ne leur tombe droit sur le crâne. Sauf qu’il n’y avait aucune arme quelconque qui les menaçait réellement, à part celle de leur absurdité inavouée.
A cet instant, la peur paralysait Noreen, comme c’était le cas depuis un bon moment déjà. Elle ne s’en était cependant pas rendu compte, pas si violemment et sans appels. Elle avait toujours su voir le bon côté des choses, même dans toutes leurs engueulades. Bien-sûr qu’elle lui avait sorti des tas de choses qu’elle n’avait jamais pensé, bien-sûr qu’elle avait fait semblant de cracher sur ce qu’ils avaient tant de mal à construire, et bien évidemment qu’elle avait promis des choses qu’elle était bien incapable de tenir. Mais elle n’oubliait pas combien la simple présence de Seth l’apaisait malgré tout. C’était contradictoire, parce qu’elle était toujours tiraillée entre toutes ces pensées positives, et toutes ces peurs qui en découlaient. Celle de le voir s’en aller, celle de le savoir loin, probablement aussi celle de ne pas le voir ressentir la même chose à son égard. Rien de tout ça n’avait jamais fait partie du discours de Seth, et, au fond, il ne le voulait pas non plus. Un jour, il faudrait qu’elle s’en rende compte. Et ce jour venait probablement d’arriver.

Elle avait toujours agit par instinct et su suivre ses pulsions lorsque ces dernières devenaient oppressantes : c’est ce qu’elle fit, encore une fois, tandis que ses larmes exprimaient si bien cet état de tension dans lequel elle se trouvait. Il en avait bouffé, lui aussi, de ces fameuses pulsions qui ressortaient sans prévenir et, malgré son silence, il n’avait jamais semblé se plaindre. Ce ne fut encore une fois pas le cas, lorsqu’elle ne se priva pas de lui souhaiter la même chose. C’était faux, tellement faux : bien-sûr qu’elle ne voulait pas le voir enfermé dans une cage, jamais, et même qu’elle lui avait déjà permis d’en sortir. Mais elle avait cru ne pouvoir faire que ça : lui souhaiter, implicitement, qu’un jour aussi, quelqu’un brise son cœur comme il avait brisé le sien. Sa deuxième option était plus simple encore : il aurait suffi qu’elle l’écoute, pour comprendre tout ce qu’il n’avait jamais osé dire. Ça aurait seulement été beaucoup trop simple, si elle s’était arrêtée là-dessus.

Malgré tout, Seth n’hésita pas à confirmer ses dires une deuxième fois. De son statut d’inquisitrice, Noreen retomba bien vite pour s’installer dans un drôle de mutisme. Maintenant qu’il l’avait répété, elle ne pouvait plus en douter. Il n’avait pas menti, il n’avait pas dit ça simplement pour qu’elle se taise. Ça lui coûtait tant de dire ce genre de choses, elle le savait ; et pourtant, il venait bien de lui confirmer qu’il l’aimait. Tout simplement. Quelques pauvres mots qui, soudainement, prenaient une importance immense dans le cœur de la jeune femme. Elle l’observait, le cœur au bout des lèvres et littéralement incapable de réagir. Tout se bousculait dans sa tête, maintenant que la bombe était lâchée. Le problème, c’est que ça remettait en cause toute cette haine, cette colère et cette tristesse qui avaient grandi en elle pendant tout ce temps. Cette sorte de pilier qu’elle s’était inventé et qui, quelque part, l’avait sauvé des griffes de Desmond. C’était aussi ça qui l’avait poussé droit vers sa cage, mais ça l’en avait simplement sorti. Elle était encore bien incapable de voir les choses de cette manière, mais c’était pourtant évident : ces simples mots venaient d’inverser la donne et, surtout, de sauver cette enveloppe charnelle qu’elle était devenue.

Alors, sans le moindre préavis, Noreen éclata d’un rire si franc qu’il en ouvrit ses blessures à peine cicatrisées. C’était sa peau qui tombait en lambeau et son rire qui éclatait contre chaque paroi de cet endroit complètement miteux où il venait de lui faire la déclaration. Celle qui renversait tout, qui annonçait enfin l’éclaircie après des mois d’hiver. Elle en riait après en avoir pleuré, parce que maintenant, ça faisait sens. Elle pouvait presque tout comprendre, grâce à ces trois mots, de cet adieu trop rapide et froid qu’elle lui avait infligé avant son idée dingue de quitter l’île jusqu’à ce que Seth ne parvienne à la maitriser complètement pour la faire quitter l’hydre. C’était pas chez les hostiles qu’il voulait l’emmener, non. Il l’avait dit lui-même, mais elle n’avait pas su l’écouter : il pouvait bien aller n’importe où, du moment qu’ils étaient ensemble. Elle ne cessa de rire qu’au moment où l’air frais lui manqua, et le nouveau silence trancha complètement avec l’ambiance. C’était lourd, froid et peu rassurant, tellement que Noreen en frissonna. Il attendait une réponse ? Le problème, c’est qu’il n’avait posé aucune question. Certes, il avait fait la majeure partie du travail, mais elle ne pouvait pas tout comprendre de son propre chef ; et ça semblait tellement évident, à ses yeux, qu’elle était dingue de lui depuis suffisamment longtemps pour qu’il s’en soit rendu compte. ❝ Tu sais, j’aurais quitté l’hydre sans me retourner si tu me l’avais dit avant. ❞ Elle parlait au passé sans même s’en rendre compte, mais elle ne mentait pas. Ils s’étaient tant engueulés à ce propos, mais jamais l’un n’avait su demander à l’autre de s’en aller, tout simplement. C’était débile et, devant l’ironie de la situation, Noreen ne put retenir une nouvelle crise de larmes. C’était en fait beaucoup plus que le fait de comprendre pourquoi il avait agi comme il l’avait fait ; c’était celui de réaliser que, parfois, les grands mots arrivent après le pire. L’accumulation de ces journées de calvaire, de cette absence, et cette révélation la rendait totalement dingue, mais elle ne put retenir ses larmes une nouvelle fois. Au bord d’une nouvelle crise, pourtant, elle parvint à improviser un sourire au milieu des larmes. ❝ T’as un don pour me faire pleurer. ❞ Elle ne lui en voulait pas, ou alors pas vraiment. Et puis, sans se l’avouer, elle le voyait déjà, l’arc-en-ciel qui annonçait la fin du cauchemar et son réveil imminent.






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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Jeu 24 Mar - 18:48

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Qui aurait pu croire que ce serait dans une stupide grotte, dans cette entrée de mine, que Seth déclarerait son amour de cette façon ? Lui-même avait du mal à le croire, principalement parce qu’il n’aurait pas cru le dire un jour, pas d’une façon aussi direct en tout cas. Il n’avait pas pensé les mots qui avaient traversé ses lèvres avant qu’il ne le fasse. Certes, il était sans doute temps qu’il avoue ses doux sentiments, même qu’une éternité s’était écoulé depuis le moment où il aurait du dire le tout. Enfin, vaut mieux tard que jamais non ? Ça ne s’appliquait probablement pas à leur relation qui avait souffert de ce silence de sa part - comme elle risquait de souffrir d’un éventuel silence de la jeune femme. Ce fait était une toute raison. Toujours en est-il que les choses se seraient sans doute mieux passé s’il avait assumé la vérité et avait dit ces trois petits mots avant tout cette histoire. Bien sur, il n’aurait jamais pu deviner qu’ils suffiraient à la convaincre de quitter l’hydre ou que ça aurait été une justification plus adaptée pour le kidnapping.
Ayant l’impression qu’elle ne l’aimait pas ou du moins pas comme ça, il ne pouvait même pas s’imagine que la chose pourrait avoir cet effet sur elle. Et là était bien le problème. À défaut de comprendre qu’elle avait des doux sentiments à son égard, le soldat ne pouvait pas comprendre que certaines choses qu’elle lui disait venait justement de cette réalité. Il n’avait donc pu que croire au venin qu’elle avait craché lorsqu’il l’avait ramené chez les hostiles et encore maintenant, il ne pouvait que penser que les accusations qu’elle formulait étaient plus que justifiées. Il se disait que si elle disait tout ça, c’était bien parce qu’il était un être désirable (ce qui en soit n’était pas faux). Il aurait été plus simple qu’il ait pu voir que ce n’était pas le cas, que si elle lui disait tout ça, ce n’était pas uniquement parce qu’il le méritait, mais aussi parce que son coeur brisé décuplait tout ce qu’elle pouvait ressentir. Il ne l’aurait pas forcément cru, mais rien que le fait de savoir aurait sans doute apaisé son petit coeur qui souffrait bien plus qu’il ne voulait l’admettre.

Enfin, maintenant que la vérité était sortie et que le coeur de Seth était à la vue de la jeune femme, prêt à se faire détruire au moindre geste, on pouvait penser que les choses ne pourraient que s’améliorer. Après tout, il avait été on ne peut plus clair, il avait même osé confirmer la chose. Il ne s’était pas enfui, il ne s’était pas caché derrière des demis-mots. Malheureusement, les choses ne seraient jamais aussi simples entre eux. Plutôt que de ressentir une quelconque fierté à l’idée d’avoir enfin assumé ses sentiments, il fut plutôt assailli d’une bonne dose d’appréhension. Il n’avait pas osé lui demander si c’était réciproque, il n’était même pas certain de vouloir le savoir. Alors il se tenait en silence, à peu près convaincu que son coeur se ferait brisé sous peu. Ce n’était pas une sensation agréable, mais c’était bien quelque chose qu’il avait mérité. Et en entendant la jeune femme rire devant lui, il ne put que sentir son coeur se serrer. Oh, bien sur, il ne savait pas du tout ce qui causait cette soudaine hilarité, mais optimiste comme il était, il ne pouvait pas s’empêcher de voir ça d’un mauvais oeil. Peut-être riait-elle parce que c’était complètement ridicule comme situation ? (ce qui encore une fois n’était pas faux) Peut-être riait-elle en raison du fait qu’elle comprenait qu’il était un idiot ? Bref, aucune hypothèse ne répondait vraiment à ce rire sans que ça ne lui fasse un peu plus de mal. Il finit donc par opter par sa solution de prédilection : un peu plus de silence. Que pouvait-il vraiment faire d’autre de toute façon ? Poser une question était toujours une option, mais il n’était toujours pas certain de vouloir une réponse.

Puis, Noreen dit quelque chose qui s’apparentait à une réponse ou du moins qui en était clairement une pour quelqu’un sachant lire un minimum entre les lignes. Bien sur, Seth n’était pas un expert en la matière et ne vit pas que lorsqu’elle disait qu’elle l’aurait suivi loin de l’hydre si seulement il avait dit ces quelques mots avant, elle voulait dire qu’elle aussi était dingue de lui, comme il l’était d’elle. Non, tout ce qu’il put comprendre, c’était bien le fait qu’il avait merdé. Une énième réalisation ce sens qui le força à garder le silence encore pendant un cours moment. Avec que l’idée ne germe dans son esprit. Il n’en comprit pas le fond, mais elle suffit à lui faire finalement poser une question : « Ça aurait vraiment suffit ? » Comme quoi il ne fallait pas sous-estimer ce qu’il y a de plus simple. Bon, il ne comprenait pas tellement ce que ça impliquait au fond, sans doute devrait-elle être beaucoup plus claire si elle voulait que le message ne passe, mais il fallait admettre qu’il y avait un pas dans la bonne direction qui était fait et c’était important.

Sauf que voilà, la belle déclaration qu’elle avait pu faire n’avait pas vraiment d’incidence alors que quelques instants plus tard, elle était au bord d’une crise de larme. Noreen insista d’ailleurs sur la question, soulignant le fait qu’il avait un talent pour la faire pleurer. Probablement que quelqu’un d’autre aurait compris que ce n’était pas vraiment un reproche, pourtant, Seth ne put s’empêcher de répondre : « Désolé… » Il ne savait pas trop pourquoi il s’excusait, il n’y avait même pas pensé sur le coup, ça avait plutôt été une évidence pour lui. Enfin, l’instant d’après, il ajouta : « Ce n’est vraiment pas mon intention. » Bien sur que non, lui il voulait la voir sourire, il voulait la voir heureuse. Il ne pensait pas être la bonne personne pour la rendre heureuse, mais il espérait pouvoir l’être un jour. C’est d’ailleurs dans cet optique qu’il lâcha une nouvelle information d’intérêt général, espérant que ça lui plairait de l’apprendre : « Au fait… je ne suis plus avec les hostiles. » Information lâchée sans lien, mais quitte à être dans les déclarations… Puis au moins comme ça, il n’aurait plus à sentir son coeur aussi à découvert.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Ven 25 Mar - 20:54



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Noreen avait sans cesse côtoyé cette peur de ne pas être assez bien pour Seth. Elle n’avait pas mis trop de temps à comprendre qu’elle n’aurait jamais l’importance que pouvait avoir Wendy, et c’était bien légitime. Après tout, qui était-elle donc pour prétendre dépasser sa jumelle ? Absolument personne, et c’était pour cette raison qu’elle n’avait pas pris la peine de demander à Seth de quitter l’île avec elle quand elle en avait eu l’idée. Peut-être qu’au final, elle s’était simplifiée la vie ; trop persuadée de n’avoir qu’une importance minime, elle avait préféré ne pas tenter le diable, et éviter à son cœur un autre coup dur. Malgré ces moments qu’ils avaient partagés et durant lesquels ils avaient pu être particulièrement proches, jamais il n’avait laissé entrevoir la moindre ouverture. Elle avait laissé son cœur se remplir d’espoir, alors même qu’elle était au courant des sentiments que Seth avait nourri à l’égard d’Edge. Il lui avait semblé, en y repensant, qu’elle avait laissé ses propres illusions la berner, et qu’elle avait oublié ce détail crucial : Edge était un homme. Peut-être bien que Seth ne considérait pas Noreen autrement car il ne le pouvait pas, parce qu’elle était une femme. C’était ridicule et, longtemps, elle avait cru pouvoir passer outre. Le reste du temps, elle avait préféré oublier ses craintes, préférant s’abandonner à de doux rêves pleins d’espoir vains.
Pourtant, il la laissait là, devant le fait accompli, tiraillée entre l’envie de se jeter dans ses bras, et celle d’oublier tout ce qu'il venait juste de se passer. Oh, bien-sûr, elle n’avait aucune envie d’effacer de sa mémoire ces mots si précieux, mais tout ça lui paraissait trop simple. Ça l’était, au vue de la situation ; c’était en fait la seule chose concrète, facile et naturelle au beau milieu de l’enfer qu’était devenue son existence. Elle avait juste trop peur pour l’accepter si facilement, si frontalement. Et puis, que pouvait-elle bien faire de ses informations ? Elle ne pouvait supporter le contact physique, alors se jeter dans ses bras – ce qui lui paraissait être une bonne solution, quelques temps auparavant – était bien au-dessus de ses forces. Lui répondre la même chose aurait été si simple, pourtant. Est-ce qu’elle l’aimait encore, malgré tout ça ? L’évidence lui faisait face et, pourtant, elle se bornait à penser qu’elle ne savait plus. La vérité, c’est que trop d’informations circulaient à cet instant précis dans sa tête pour qu’elle puisse mettre les choses au clair. Et pourtant, il ne faisait de doute que pour Seth qu’en fait, Noreen était totalement amoureuse de lui. Littéralement, entièrement, elle était tombée dedans ; malgré toutes ces emmerdes qui formaient un mur infranchissable devant elle, malgré toutes ces marques qu’elle avait sur le visage, c’était une certitude qui ne pouvait rien faire de plus que troubler les principaux intéressés. ❝ Bien-sûr que oui, Seth. Fais pas comme si tu le savais pas. ❞ Parce qu’à ses yeux, elle avait tout fait pour le mettre sur la voie. Depuis le moment où elle ne s’en était même pas encore rendue compte jusqu’à tout ce que ses yeux pouvaient lui dire alors qu’il l’avait kidnappé sans le moindre scrupule. Tout ce qu’elle avait fait n’était allé que dans un seul sens : le leur, celui de cet amour incertain vers lequel ils prenaient à chaque rencontre la direction. ❝ C’est évident que tu comptes beaucoup plus que tous les autres. ❞ Avait-elle seulement un point de comparaison ? Bien-sûr, Noreen était du genre à ne jamais être seule, toujours accompagnée d’une personne différente. Mais elle ne se sentait véritablement bien qu’à ses côtés ; elle buvait ses paroles à s’en étouffer ; elle pouvait bien le suivre, les yeux fermés, du moment qu’il la guidait. A quel moment ça avait bien pu lui échapper ? Elle n’aurait su le dire mais, quelque part, ça brisait un peu plus son petit cœur. C’était tellement évident, pourtant, à ses yeux, qu’ils en brillaient de mille feux dès qu’elle croisait le regard de Seth. Ça n’avait jamais été une énigme à déchiffrer, il n’avait jamais été autre chose que son évidence, et le fait qu’il ait un instant pu en douter la rendait encore un peu plus malheureuse.

Il n’était pas la raison de sa peine, maintenant qu’elle comprenait. Elle n’était certainement pas prête à accepter ce qu’il avait fait, mais le temps fermerait cette blessure, avant d’en ouvrir d’autres. Elle ne manqua pas d’esquisser un misérable sourire alors qu’il ne réalisait même pas qu’il était celui qui la tenait encore debout après tout ça. Il était simplement là, et ça faisait la différence. Quelque part, elle pouvait sentir son cœur s’alléger d’une peine immense. Parce qu’elle n’était plus seule et elle ne l’avait jamais vraiment été. Le brutal changement de sujet lui laissa à peine le temps d’essuyer ses larmes et elle l’observa de longues secondes sans dire un mot. A vrai dire, elle le dévisageait, pour tenter de comprendre ce que signifiait sa révélation. Il les avait quittés, après tout ça ? Est-ce qu’il l’avait enfin écouté ? Elle prit le parti de ne pas se laisser avoir par de nouvelles illusions ; il avait bien confirmé ses sentiments, mais elle n’était probablement pas la cause de ce changement. Elle ne se priva donc pas de lui demander, la voix pleine basse qu’à l’accoutumé. Elle reprenait son souffle, il y avait encore l’orage, mais maintenant Seth était là aussi. ❝ Pourquoi ? ❞ Elle s’en doutait, bien-sûr. C’était l’évidence même, ça l’avait toujours été et elle s’appelait Wendy. Relayée au dernier rang de tous ses problèmes, Noreen ne parvenait toujours pas à expliquer sa haine envers la boule d’amour qu’était la version féminine Lightfellow. La vérité, c’est qu’elle en demeurait persuadée : tous les choix de Seth n’étaient motivés que par sa sœur. Probablement qu’elle avait posé une question rhétorique ; au moins, elle pourrait sourire d’avoir eu raison.
Mais une énième chose participa à faire remonter tous ses souvenirs à la surface. Les hostiles, qu’elle ne portait déjà pas dans son cœur. Cet endroit où elle avait définitivement passé beaucoup trop de temps. Et où elle avait laissé trop de peau, de larmes et de sang. ❝ T’as enfin compris qu’ils étaient pas tous aussi gentils que tu l’pensais ? ❞ Elle avait beau feinter l’ironie, tout son corps transpirait la détresse. Il y avait au fond de ses pupilles une douleur qui ne se dit pas. Celle d’avoir été littéralement torturé par un malade mental. Jamais, au même titre que son corps, son âme ne s’en remettrait ; elle ne put que baisser les yeux en le réalisant à nouveau. Elle devrait revivre à chaque instant cette douleur sans nom. Et ce souvenir ravivé acheva d’éteindre la lumière de ses yeux, qui brillait précisément depuis que Seth lui avait avoué l’inavouable.






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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Dim 27 Mar - 10:54

vapid. stupid. perfect. you.
noreen && seth
Malgré une soudaine déclaration d’une importance capitale, force était de constater que bien des soucis auraient été évité et le seraient encore sans doute à nouveau si Seth daignait en dire un peu plus. Cela dit, s’il était naturellement un homme de peu de mots, c’était encore pire lorsque ça touchait ses sentiments. Il avait donc dit le principal, rien de plus, mais au moins, il n’avait dit rien de moins. C’était déjà beaucoup trop pour lui qui se sentait trop à découvert, trop susceptible de regretter les quelques mots qu’il venait de dire. C’était d’ailleurs bien la différence de l’histoire avec Edge. S’il avait fini avec le coeur brisé, il n’avait pas pour autant eu la honte de déclarer son affection avant de se faire rejeter. Avec Edge, il avait souffert dans le silence, il avait souffert sans que personne ne le sache vraiment avant son départ et avant qu’il ne déballe toute l’histoire devant Noreen. Il n’avait jamais pu être fixé sur les sentiments d’Edge à son égard - même si on pouvait déduire du fait qu’il se mariait avec Wendy qu’il n’était pas intéressé. Sans doute avait-il fait ça dans l’idée de garder un minimum d’espoir. Enfin, ça aurait été une option, si seulement il était du genre à garder de l’espoir pour ce genre de chose.

Cette fois, c’était donc bien différent. Seth ne pouvait qu’attendre que les mots lui soient redits, que Noreen lui confirme qu’elle aussi le pensait, qu’elle aussi l’aimait. Attendait-il vraiment qu’elle le fasse ? Il ne le savait même pas. C’était normal d’attendre une réponse, quelque chose qui permettait de savoir clairement s’il devait avoir honte de cette soudaine démonstration ou s’il pouvait en être conforté et savoir qu’il n’avait pas fait ça rien que pour se faire du mal. Cela dit, le problème, c’était bien le fait que Noreen ne répondait pas. Elle n’avait pas dit un faible « moi aussi » ou un plus fort « je t’aime aussi » (dire moi aussi étant plus simple que la deuxième option). Elle s’était contentée de lui dire que ça aurait suffit à la faire quitter l’hydre, quelque chose dont il ne pouvait s’empêcher de douter avouons-le. Il voulait la prendre aux mots et savoir qu’il avait donc pris l’option la plus complexe pour la protéger - et la plus dommageable - et pourtant, une partie de lui-même ne pouvait s’empêcher de soulever le fait que… ce n’était pas vraiment une déclaration.
Enfin, il n’allait certainement pas relever ce détail de vive voix, il préféra donc s’attarder sur le doute qui restait en lui, en somme, le fait que ça aurait vraiment suffit. La réponse de Noreen ne le laissa que plus perplexe. Après tout, si pour elle ça coulait de source, lui ne pouvait pas voir les choses ainsi. Rien n’était évident, rien n’était si simple, ils étaient en étaient l’exemple même. Bon, il devait tout de même avouer que ça faisait tout de même l’effet d’un certain baume sur son coeur, l’idée que son amour aurait suffit de cette façon. C’était bien un couteau à double tranchant : d’un côté il était soulagé de le savoir, de l’autre, il ne se sentait que plus idiot. Il resta tout de même silencieux, faute de savoir quoi répondre à une telle déclaration. La suite fut tout de même plus plaisante alors qu’elle lui disait qu’il comptait plus que toutes les autres. Ce n’était peut-être pas une déclaration, mais ça faisait assurément l’effet d’un baume sur son coeur à découvert. Le sourire qui vint se poster sur ses lèvres le montrait assurément (enfin pour ceux qui savaient à quoi ressemblaient ses sourires). « Vraiment ? » Il avait du mal à croire qu’il ressortait du lot dans un sens positif. Il voulait y croire, il voulait comprendre tous les signaux qu’elle avait pu lui envoyé au fil du temps, mais Seth restait Seth et il n’était pas du genre à comprendre tout ça. Il avait du mal à comprendre ce qu’il ressentait lui-même, alors il ne fallait pas trop attendre de sa part. Pourtant, tout son être lui criait de dire quelques mots, de lui faire comprendre qu’elle aussi ressortait du lot, mais il resta tout de même silencieux en ce sens. Il avait déjà trop découvert son coeur, il n’avait pas besoin de se mettre à citer l’évidence en plus.

À la place, il préféra un subtil changement de sujet en annonçant son changement de clan. Changement qui ne faisait pas grand différence dans sa vie puisqu’il restait tout aussi solitaire qu’auparavant. Enfin, il s’était dit que ça lui ferait peut-être plaisir de l’apprendre, elle qui lui avait dit et redit son opinion au sujet des hostiles. Il crut pendant un moment que la conversation se stopperait là, à cette belle information. Il ne s’était pas tellement attendu à devoir délivrer une explication. C’était d’ailleurs une excellente question. Il ne s’était pas vraiment posé sur cela, préférant simplement décider du changement de camp. Ce qui posait problème à cet instant précis… Bizarrement, il se doutait qu’un « je ne sais pas » ne serait pas une réponse digne de ce nom. Après un moment de réflexion, il opta pour une des nombreuses raisons, celle qui figurait en haut de la liste avec celle qui relevait de l’évidence. Il y avait bien sur l’idée de se rapprocher de Wendy, mais il y avait aussi une autre raison. « C’était pour te prouver que je n'oeuvrais pas pour les hostiles… » Il ne l’avait jamais fait. Son alliance avec eux n’avaient été que par soucis de compter sur les plus dangereux pour affronter les originaires, mais ce choix lui avait couté aussi. Ça avait été en partie la cause de soucis avec Noreen si bien qu’un changement de camp s’était finalement imposé.
Le commentaire que fit alors Noreen le fit arquer les sourcils. Il n’avait jamais vraiment fermé les yeux sur les horreurs que pouvaient faire les hostiles. Pendant un moment il fut tenté de lui faire remarquer ce détail avec un minimum de mauvaise foi. Sauf que l’état dans lequel elle semblait être l’en dissuada. À la place, il préféra oser poser une question, espérant qu’il faisait la bonne chose. « Pourquoi tu dis ça ? » Elle avait toujours été incisive envers les hostiles, mais quelque chose semblait différent cette fois. Et finalement, il ne pouvait comprendre que si elle prenait le temps de lui expliquer.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Lun 28 Mar - 18:56



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Probablement que, dans toute situation normale, Noreen n’aurait jamais réagi de la sorte. Certainement qu’après une telle déclaration, elle se serait jeté sur Seth et ne l’aurait plus jamais lâché d’une semelle. Sans s’en rendre compte, il venait de lui offrir, sur un plateau doré, ce qu’elle attendait depuis de longs mois maintenant. Sauf que la vie ne semblait jamais simple pour eux, si bien qu’elle ne savait quoi faire de ce cœur qui battait presque sous ses yeux. Trop de choses avaient changé, en si peu de temps. Parfois, la vie n’est en fait qu’une question de bon, ou de mauvais timing.

L’idée de le voir douter lui était insupportable, il n’avait tout simplement pas le droit de remettre en cause tout ce qu’elle avait bien pu faire, simplement pour sauver sa belle gueule. Elle ne savait pas voir, au fond, qu’il n’avait jamais fait que douter de lui et de sa capacité à la faire tomber amoureuse si facilement. Parce qu’au fond, rien n’avait été plus simple : il leur avait suffi de passer du temps ensemble, d’apprendre à se connaitre et, avant même d’avoir réussi à s’amadouer, ils étaient tombés amoureux, chacun de son côté. Comment pouvait-il douter d’elle, après tout ce qu’ils avaient traversé ? Elle l’observa, une grimace de colère barrant son visage. Il ne pouvait pas être bien sérieux, c’était certain. ❝ Comment ça, vraiment ? ❞ Elle avait croisé ses bras sur sa poitrine sans même s’en rendre compte, parce que la conversation l’énervait. C’était pas tellement ça, en fait : elle était juste sidérée qu’il n’ait jamais su voir toutes ces choses qu’elle n’avait pas dites, mais qu’elle pensait pourtant particulièrement claires. ❝ T’as pas l’droit Seth. Tu peux pas douter de ça après tout c’que j’ai fait pour nous. ❞ C’était sorti tout seul, et pourtant ça voulait déjà tout dire : elle avait employé un nous qui n’avait jamais existé à haute voix. Pourquoi devait-elle lui en vouloir, alors ? A vrai dire, elle l’ignorait ; mais ça l’avait sûrement plus vexée qu’elle n’aurait pu l’admettre. C’était si triste, au fond, d’être incapable de s’avouer les choses de vive voix. Comme si c’était amusant, après tout ce temps, de tourner encore autour du pot. Elle laissa ses bras se décroiser et adopta une posture plus sereine, en réalisant que ça ne rimait à rien. ❝ J’suis désolée, au fond, que tu l’comprennes seulement maintenant. ❞ Est-ce que ça avait seulement la moindre espèce d’importance ? Elle ne savait pas voir que les choses risquaient de changer pour le mieux. Ils avaient déjà perdu une éternité à éviter d’aborder ce sujet épineux, elle n’était pas vraiment certaine d’avoir envie de perdre une minute de plus – elle était pourtant bien incapable de le lui jeter à la figure, pour qu’il comprenne enfin la puissance des sentiments qu’elle éprouvait à son égard.

Malgré tout, la suite de la conversation ne l’apaisa que brièvement. C’était une épreuve, pour Noreen, que de revivre encore ces quelques jours au crochet de Desmond ; elle qui venait de passer plusieurs minutes à ne plus y penser revoyait tous les souvenirs l’assener de grands coups. Elle avait oublié ses blessures, comme elle avait oublié l’orage pour ne plus se concentrer que sur Seth ; et c’était précisément lui qui remettait ça sur le devant de la scène. Il lui fallut toutes les forces du monde pour ne pas vaciller si rapidement, et ses poings serrés ne lui furent que d’un bref secours. Elle voulait être ironique, mais c’était son cœur qui se brisait un peu plus à chaque instant. Parce qu’elle ne voulait pas vraiment qu’il lui rappelle qu’il avait fait ça pour Wendy. Comme elle ne souhaitait pas non plus repenser aux hostiles. Sa réponse lui fit cependant froncer les sourcils, et elle garda de longues secondes de silence, juste le temps de retourner sa phrase dans tous les sens. Est-ce qu’il avait dit ça parce qu’elle lui faisait pitié, avec ses questions oratoires et sa gueule de travers ? Ça aurait pu être le cas, si seulement ça n’avait pas été Seth. Elle le savait, il ne parlait jamais pour dire quelque chose de futile. C’était important à ses yeux, et ça devait l’être tout autant à ceux de Noreen. Elle prit une grande inspiration au moment où elle remarqua les battements fous et difficilement explicables de son cœur. ❝ T’as jamais été comme eux. ❞ Sous-titré : j’te l’avais bien dit. C’était probablement un peu de ça qu’il s’agissait, mais c’était surtout un poids qui disparaissait. Ne plus le savoir au milieu de ces dingues faciliterait leurs échanges et, surtout, leur permettrait de se voir. Il était évident que, de toute sa vie, Noreen ne comptait plus jamais remettre les pieds de ce côté de l’île.
Elle ne comptait pas non plus lui dire qu’elle aussi avait dû changer de camp, parce qu’au moins un originaire était à ses trousses. De toute façon, elle avait décidé qu’elle vivrait là, dans son trou, au milieu de nulle part. Elle aviserait plus tard, ça n’avait au final pas la moindre importance. Ce qui en avait, c’était ce sujet, qu’ils avaient si joliment réussi à esquiver. Mais, elle le savait, un jour elle devrait y passer. On ne trimbale pas de telles marques en prétendant s’être cassé la gueule en forêt. C’était impossible, et son visage, bouffi, sale et lacéré traduisait cet état mental défaillant dans lequel elle se trouvait. ❝ Parce qu’ils sont pas gentils ? ❞, souffla-t-elle au bord du gouffre. Elle était prête, même si c’était un peu prématuré, à se jeter la tête la première dedans. Elle ferma les yeux pendant plusieurs secondes, reprenant son souffle et tentant de trouver des mots à mettre sur cette douleur. Elle se mordilla la lèvre pour retenir encore un peu ses larmes, juste le temps de cracher le morceau. Après, il lui dirait ah, okay et ils pourraient passer à autre chose. C’était tout ce qu’elle voulait. ❝ Il m’a… ❞ Elle avait essayé de lui dire les choses, mais sa voix se brisa dans un violent sanglot qu’elle ne put, cette fois, absolument pas contrôler. Elle ne sentit pas les tremblements agiter de nouveau son corps, et se laissa simplement envahir par cette vague de tristesse et de peur qui reprenait le dessus. Elle n’avait plus envie de lutter, parce qu’au fond, ça la fatiguait encore plus que de pleurer toute une journée.






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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Jeu 31 Mar - 15:46

vapid. stupid. perfect. you.
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Maintenant qu’il avait déclaré ses doux sentiments, Seth ne se trouvait pas plus avancé qu’auparavant. La triste réalité, c’était bien qu’il lui manquait une information cruciale, quelque chose qui était plus que nécessaire. Il ne savait pas ce que Noreen ressentait pour lui et de ce fait, il ne pouvait que douter. Ses propres sentiments n’avaient jamais vraiment poser problème, tout ce qu’il avait du faire, c’était bien passer outre ses propres réticences à l’idée de tomber amoureux. Ce n’était pas si simple à faire, surtout pas pour quelqu’un comme lui, mais ce n’était qu’un petit cap à franchir en comparaison avec ce qu’il devait grimper pour admettre que Noreen pourrait bel et bien l’aimer.
D’un côté, il y avait un semblant de travail sur lui-même, un effort supplémentaire pour se dire que ce n’était peut-être pas une si mauvaise idée d’aimer Noreen. Que s’il y avait bel et bien quelqu’un avec qui de tels sentiments coulaient de source, c’était bien elle. Bref, un effort supplémentaire qui n’était pas des plus simples, mais qui somme toute était faisable et qui surtout pouvait donner envie d’être fait pour elle. De l’autre côté, il y avait l’idée qu’elle pouvait l’aimer qui franchement… était plutôt impossible à admettre. Ce n’était pas qu’il doutait ouvertement de sa parole, quand bien même elle n’avait pas encore dit la chose expressément. Il avait bien du mal à admettre qu’il puisse vraiment avoir une importance si grande pour elle qu’il en ressortait du lot. Disons que c’était à nouveau un travail sur lui-même qui devrait être fait, mais qui était d’autant plus complexe parce qu’il y avait une variable supplémentaire. C’était bien sur le fait qu’il ne pensait pas qu’on puisse l’aimer. Ça pouvait sembler idiot dit ainsi, mais il fallait admettre qu’il était tout spécialement habitué à ce qu’on lui préfère Wendy. En tout premier lieu, c’était ce qu’avait fait Edge - donc la seule autre personne qu’il ait véritablement aimé. Puis, en temps normal, c’était la situation qui se réalisait le plus souvent. Bien sur, il n’était pas non plus en train de s’imaginer que Noreen allait lui préférer Wendy d’une manière ou d’une autre, mais l’idée restait présente à quelque part.

Seulement, il avait fait l’erreur de signaler son doute à la jeune femme. Ça lui avait semblé évident, principalement parce qu’il voulait une confirmation. Ça n’empêcha pourtant pas qu’elle prit mal la chose. Il n’y avait pas vraiment doute à ce niveau là, Seth n’était pas idiot au point de ne pas capter son énervement. Il la regarda en silence, sans trop savoir où se mettre et quoi dire. Après tout, elle ne semblait pas avoir capté ce qu’il avait voulu dire, ce qu’il avait laissé paraitre entre demandant si elle disait vraiment la vérité. Il baissa donc le regard lorsqu’elle commença à lui dire qu’il n’avait pas le droit d’en douter, à la manière d’un gamin qui se faisait gronder. En d’autre temps et s’il avait eu une mentalité moindrement plus positive, il aurait pu voir qu’elle avait utilisé un mot si particulier, un indice sur ce qu’elle pensait réellement. Ce « nous » mythique qu’il avait lui-même utilisé pour justifier son kidnapping. Enfin, bien sur, il ne vit pas la chose comme telle et buta plutôt sur le fait qu’elle lui reprocher de douter. Ça ne put que le déranger, après tout, elle avait bien douté de sa déclaration, pourquoi ne pouvait-il pas faire la même chose ? « Je ne doute pas de toi… » Pouvait-il seulement dire ouvertement ce dont il doutait ? Ça lui semblait compliqué, difficile à admettre et puis franchement ça semblait un peu présomptueux de dire qu’il n’arrivait pas à croire qu’elle l’aimait (potentiellement). Non vraiment, il ne voulait pas se laisser espérer et risquer de tomber de haut. À la place, il se contenta de lui donner raison, parce que c’était bien le cas. « Moi aussi. » Bien sur qu’il était désolé de le comprendre que maintenant. Combien de détournements auraient pu être évités si seulement il avait compris le out avant ou plutôt si seulement ils avaient pu être un peu plus honnêtes l’un avec l’autre.

C’était peut-être ce qu’il essayait de faire - inconsciemment - en l’informant de son changement de camp d’entrée de jeu. Il avait d’ailleurs essayé d’être honnête dans sa réponse ou du moins plus que ce qu’il aurait pu vouloir dire normalement. Après tout, il aurait préféré pouvoir passer à autre chose après lui avoir dit qu’il avait changé de camp. Enfin, autant lui dire, avouer qu’il avait fait ça pour elle en grande partie. Il aurait même pu être plus que content de l’entendre dire qu’il n’était pas comme eux. Il avait refusé de l’admettre, d’accepter qu’elle pouvait penser cela. Cette fois, c’était différent, cette fois, il aurait été prêt à accepter si ce n’était d’une chose. « Je ne suis pas beaucoup mieux qu’eux. » Certes, il était peut-être différent, mais il n’était pas mieux et il y avait le kidnapping pour le lui rappeler. Enfin là n’était pas la question, sans doute qu’il valait mieux mettre cette histoire derrière eux d’une façon ou d’une autre. Chose difficile à faire puisque quelque chose manquait à Seth une information cruciale sur le temps qu’elle avait passé loin de lui. Il décida donc de demander un peu plus de précision, sans trop savoir s’il faisait le bon choix en demandant. Il fronça légèrement les sourcils en entendant sa première réponse. Devait-il lui faire savoir que la majeure partie des gens sur cette ile n’étaient pas gentils ? Probablement pas. De toute façon, son attention fut tout de suite captée par la suite, par le début d’explication qui se termina en un sanglot. Seth se tint debout devant elle sans savoir quoi faire. Il ne voulait pas lui faire du mal, il ne voulait pas ajouter à sa détresse en lui demandant plus de précision ou en la serrant contre lui. Seulement, il n’avait aucune idée de ce qu’il pouvait faire d’autre et il était difficile d’ignorer l’inquiétude qui montait en lui. « Il a fait quoi ? » Il fallait qu’il sache, surtout il fallait aussi qu’il sache de qui elle parlait. Il ne pouvait pas le savoir sans lui demander. Il ne pouvait donc qu’attendre sa réponse et résister à l’envie de la serrer dans ses bras.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Dim 3 Avr - 21:27



❝ forever's gonna start tonight ❥ ❞
Ça faisait une éternité qu’elle était au courant, mais elle n’avait jamais daigné l’avouer à haute voix. Et c’était triste, si triste qu’au final, elle apprenne que c’était réciproque seulement maintenant. Une part d’elle espérait secrètement qu’il n’était pas trop tard pour ces douces confessions. Qu’ils réussiraient, malgré tout, à construire quelque chose de beau simplement à partir d’un amour enfin avoué, même si tout était à reconstruire, encore et toujours. C’était leur château de cartes qui s’effondrait à chaque épreuve qu’ils traversaient, et la force de leur volonté qui parvenait toujours à le reconstruire. Mais, pour combien de temps ? Cette autre part d’elle était terrifiée à l’idée de ne le savoir que trop bien. Peut-être qu’ils en avaient traversé trop, des mers en pleine tempête, et que leur navire avait chaviré au moment où le premier scalpel avait déchiré sa peau. Le problème, c’est qu’elle ne savait plus si elle était capable de survivre à tout ça. Bien-sûr qu’elle relèverait la tête, et qu’elle accepterait son aide. Mais, elle le savait, jamais elle ne serait celle qu’elle avait pu être. Peut-être qu’il n’y avait plus de place pour celle qu’elle était devenue dans la vie de Seth. Peut-être qu’il ne s’en rendait pas encore compte, mais peut-être qu’il ne pouvait pas aimer celle qu’elle devenait. Elle fixait son regard, le cœur en bord de l’effondrement, en tentant de s’en persuader. Tout irait bien, puisqu’il le lui avait promis. Mais pour combien de temps, encore ?

Peut-être qu’elle était si déçue de sa réaction parce qu’au fond, c’était elle qui doutait d’eux. De leur capacité à construire quelque chose d’assez bien pour qu’ils y soient heureux tous les deux. Ça lui semblait si compliqué, maintenant qu’elle était au fond du trou et qu’il semblait si désespéré d’essayer de la sauver. C’était dur, autant que d’admettre que, bah, ouais, elle l’aimait aussi. Elle avait construit une carapace, elle aussi. Elle avait tant blâmé Seth d’en avoir une, sans jamais le lui dire et sans prendre le temps d’admettre qu’elle avait fait de même. De peur de réaliser qu’il ne pensait définitivement pas la même chose. Alors, pourquoi perdre tant de temps à condamner Seth, alors même qu’il doutait tout autant qu’elle ? Ses mots lui imposèrent un léger sourire, toujours autant cassé qu’auparavant – à croire qu’ils avaient dompté leurs zygomatiques ensemble. C’était sûrement un peu sa faute à elle aussi, si ses signaux n’avaient pas été si clairs qu’elle le pensait. La vérité, c’est que ça n’avait plus la moindre espèce d’importance, maintenant qu’il savait. Elle avait réussi à s’en persuader, que cette fois, il avait compris, sans qu’elle ne le dise ouvertement. Elle ne doutait plus, lui non plus, alors à quoi bon rester là-dessus ? ❝ C’est pas très grave, ❞ souffla-t-elle avec plus de légèreté. Elle commençait sérieusement à saturer de perdre son temps sur ce genre de détails. Ils devaient avancer, ensemble, s’ils voulaient garder l’espoir d’atterrir quelque part, un jour. Elle n’avait plus le droit de lui reprocher ses erreurs, si elle n’était pas capable d’assumer ses propres torts.

Elle dût néanmoins se forcer à inhaler une grande goulée d’air lorsqu’elle entendit ses mots. Ils avaient beau s’éloigner des sentiers déjà battus, choisir d’autres directions, ils en revenaient toujours au même et c’était fatigant. Vraiment, elle n’avait plus la force de lui signaler le contraire, de lui expliquer par a plus b pourquoi il valait bien mieux qu’eux. Bien-sûr, son avis n’était que subjectif, et probablement que son petit cœur et les papillons de son ventre lui listeraient toutes les qualités qu’elle pouvait bien lui trouver s’il les lui demandait. Mais il ne savait pas entendre ça, qu’elle le savait meilleur qu’eux, et que la plupart de tous les autres survivants. Elle ne s’efforça pas à argumenter, parce que c’était clairement parler à un mur et elle n’en avait pas la force. Seule sa mou, encore triste et particulièrement désapprobatrice, s’exprima à sa place.
Seulement, à trop fréquenter les chemins glissants on finit par se casser la gueule et, Noreen, enfermée dans sa nouvelle crise de larmes, venait à peine de s’en souvenir. C’était douloureux, d’avoir à revivre tout ça encore une fois. Mais ça faisait encore plus mal de devoir le dire à haute voix, parce qu’alors, ça signifiait que c’était vraiment arrivé. Que tout ça avait réellement eu lieu, qu’elle l’avait bel et bien vécue et qu’elle en était là. Paumée, au milieu du noir et sans apercevoir la moindre lumière. Elle ne remarqua même pas qu’il ne savait plus vraiment quoi faire face à toutes ces contradictions. Elle avait besoin d’aide mais s’évertuait à le repousser, pour son propre bien. Peut-être qu’elle le rendrait dingue, à force. Et ça commençait à lui faire peur, de ne plus savoir être celle qu’il avait connu et dont il avait pu tomber amoureux. Peut-être qu’ils avaient laissé passer leur chance – à trop entendre on finit par y perdre au change.
Elle ne retint pas ses larmes car elle n’en avait simplement plus la force. Ses sanglots, violents et bruyants, résonnaient dans la mine, et elle était prête à exploser. Plus rien ne la retenait, rien, ou presque. Elle tentait de capter son regard à travers ce voile de larmes et elle ne le voyait plus. Elle put entendre sa question, mais fut bien incapable de retenir de nouvelles larmes. Il voulait savoir et elle ne pouvait pas lui expliquer. C’était terrible, et elle ne se sentait pas assez forte. Même pour lui, son courage manquait. C’était juste elle, ses larmes et cette couleur, son foutu cœur pendant dans le vide qui n’attendait plus que de se casser la gueule. Elle manqua de partir en courant, au bout de plusieurs minutes à bêtement pleurer. Elle se tourna même, prête à déguerpir pour ne pas lui imposer cette vision ridicule d’elle. Mais, devait-elle réellement s’en aller maintenant, et le laisser seul à se battre pour eux ?
Elle se jeta dans ses bras au moment où elle réalisa qu’elle n’en avait pas la moindre envie. Là, le visage enfoncé contre son cœur, elle déversa un nouveau flot de larmes, celui qui exprimait un peu plus de peine encore que tout à l’heure. Elle ne pouvait peut-être pas lui dire, et certainement que ça faisait mal de se retrouver collé à lui comme ça, mais c’était une douleur qu’elle était prête à surmonter, le temps de capturer encore un peu sa chaleur. ❝ J’voulais pas tout ça, jamais, ❞ lâcha-t-elle entre deux sanglots. Au fond, elle s’en voulait plus à elle qu’à n’importe qui d’autre, parce qu’elle avait provoqué tout ça. Ça ferait parti de toutes ces choses qu’elle se garderait bien de lui dire, mais ça ne changeait rien à cette culpabilité qui grandissait en elle. Celle d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. ❝ J’te jure, j’avais rien fait, ❞ Là, maintenant que sa tête trempait son tee-shirt, c’était presque comme si elle se sentait à l’abri de tout. Mais ce n’était pas vraiment le cas. Une réalité lui échappait encore. ❝ J’vais jamais m’en sortir… ❞ lâcha-t-elle, avant de laisser ses sanglots reprendre le dessus.






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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Lun 18 Avr - 12:05

vapid. stupid. perfect. you.
noreen && seth
Face à Noreen, il vacillait. C’était une réalité qui s’imposait depuis le début de cette histoire, mais elle n’en était que plus vrai à présent. La retrouver était un bonheur ou du moins c’était ce qu’il avait cru, seulement, il devait réaliser que les choses avaient changés et que jamais, il ne pourrait les reprendre là où elles étaient avant qu’il ne décide de la kidnapper. Parce que pour lui c’était bien le coeur du problème, parce que pour lui, il était le seul fautif dans cette histoire et ignorait donc les faits et gestes d’un tiers, d’une personne qui avait peut-être encore plus nuit à leur histoire. La culpabilité le rongerait, il n’y avait pas de doute là-dessus, mais elle était aussi balancé par une touche d’espoir, espoir qu’il écouterait peut-être un jour. En attendant, il préférait se laisser aller au doute qui faisait son nid chez lui. Seth avait toujours été de ceux qui laissaient les sentiments négatifs le submerger. Il n’était pas assez bien pour Edge qui avait bien sur choisi sa soeur jumelle. Wendy était de toute façon bien mieux que lui. Noreen méritait mieux que lui. Lui-même ne méritait pas qu’elle lui dise ouvertement ses sentiments - ce qui au passage n’était pas complètement faux vu le silence de la jeune femme. Surtout ça suffisait pour que même après avoir ouvert son coeur sans retenu, une première venant du soldat, il était toujours pris, un pas en arrière sans savoir s’il devait plongé tête première. L’amour était un sentiment terrifiant pour quelqu’un qui tenait tout le monde à une distance respectable. Sauter sans retenue ne pouvait être une option, pas sans savoir si quelqu’un l’attendrait en bas ou si la personne le rattraperait.
Enfin, au final, Noreen avait sans doute raison, ce n’était pas grave. Autant avancer à ses côtés, quitte à être déçu à la fin. Il lui devait bien ça. Il voulait aussi le faire, parce que sa présence lui était vitale en fin de compte. C’était compliqué et peut-être qu’il n’avait rien voulu de tout ça, il n’avait certainement pas besoin d’une complication supplémentaire dans sa vie qui ne tenait que comme un château de carte - tout comme leur relation d’ailleurs. Et pourtant, Seth semblait déterminé à faire les pas nécessaires pour solidifier le tout. Bien sur, avouer son affection plus tôt leur aurait sans doute sauver des péripéties, mais ça aurait été beaucoup trop simple.

De toute façon, en attendant, ils avaient également d’autres soucis. Le constant débat au sujet du fait que Seth était potentiellement meilleur que les autres hostiles n’en faisaient pas tellement partie. L’un comme l’autre ne semblait pas prêt à changer son avis sur la question et finalement, ça ne changeait pas grand chose. Lui n’accepterait jamais de se considérer comme mieux, encore moins après ce qu’il lui avait fait. Elle ne voulait pas admettre qu’il était aussi mauvais que les autres (ce qui était pourtant la vérité). Ce refus de la part de Noreen révélait bien plus que le fait qu’elle avait une meilleure image de lui qu’il ne pourrait jamais avoir. C’était un indice quant aux sentiments qu’elle pouvait lui porter, mais bien sur, Seth ne voyait pas les choses ainsi. Lui y voyait simplement une subjectivité qu’il n’estimait pas avoir, il ne pouvait donc pas écouter ce qu’elle disait même si finalement, elle n’avait sans doute pas tord.
Mais voilà, les autres soucis n’était pas ce détail, un désaccord parmi les autres. Non, c’était plutôt ce que Seth ignorait, le coeur du mal dont il ne voyait que les symptômes. Les larmes qui commencèrent à couleur sur les joues de Noreen étaient d’ailleurs un excellent exemple, mais forcément, il ne sut pas comprendre ce qu’ils démontraient. Tout ce qu’il put faire, c’était baisser le regard et serrer le poing. Parce qu’il voulait l’aider, à cet instant, il aurait sans doute été prêt à tout faire pour pouvoir lui apporter un quelconque réconfort. Seulement, il n’était ni doué pour le faire, ni dans une position où il avait cette chance. Que pourrait-il faire alors qu’elle ne supportait pas un quelconque contact physique ? Planté devant elle, il cherchait les bons mots, les bons gestes qu’il pourrait faire, mais rien ne lui venait. C’est finalement Noreen qui mit fin à son questionnement intérieur en se jetant dans ses bras. Seth fut surprit par cette soudaine démarche - toujours aussi incertain de la chose à faire - mais opta finalement pour la serrer contre lui. Elle ne supportait peut-être pas le contact physique, mais elle avait initié le contact alors il en profiterait pour lui témoigner un peu d’affection. « Ça va aller… » En savait-il seulement quelque chose ? Absolument pas et pourtant, il voulait se montrer rassurant, il voulait lui faire savoir que tout irait mieux et que si elle le voulait, il était là pour elle. C’était bien la seule chose qu’il pouvait faire au final. Et quand elle lui affirma que ce n'était pas de sa faute, Seth ne put que répondre : « Je sais. » En fait, il n’en savait absolument rien, mais, il ne pouvait tout simplement pas croire que Noreen soit la fautive dans cette histoire, dans ce qui lui était arrivé. Si bien qu'il ne pouvait que la croire lorsqu'elle lui disait qu’elle n’avait rien fait. « Je te crois, ne t’en fais pas. » Ses mots restaient vides de sens alors qu’il parlait de quelque chose qu’il ne connaissait absolument pas. Et pourtant, que pouvait-il faire d’autre ? Sa présence était la seule chose qu’il pouvait lui offrir. Bien sur, il aurait préféré lui offrir la lune, il aurait sans doute été prêt à s’arracher le coeur si seulement ça aurait pu lui apporter un peu de réconfort. Sauf que rien de tout ça n'était vraiment une option et lorsqu’elle lui dit qu’elle ne s’en sortirait jamais, il n’eut rien à lui offrir. Il ne put que la serrer un peu plus contre lui, tout en faisant attention à ne pas l’étouffer. « Tu vas t’en sortir. Je suis là et je ne t’abandonnerai pas. » Peu importe ce qui se passerait, peu importe ce qui s'était passé. Il n’avait cure du fait qu’elle n’était plus là même. Tout ce qu’il voulait, c’était lui prouver à quel point il tenait à elle. Il voulait changer pour elle et rattraper toutes les horreurs qu’il avait pu lui faire subir. Sauf que finalement, il lui manquait toujours une information cruciale.




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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Mar 17 Mai - 23:13



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Il est de ces douleurs que les mots ne savent exprimer, et Noreen devait à présent s’y confronter. Le vrai problème, c’était qu’au-delà des mots, elle ne pouvait pas lui dire. Il avait beau vouloir l’entendre, elle n’avait pas la force de raconter, à haute voix, tout ce qu’elle avait dû traverser. Elle ne savait même pas pourquoi elle – probablement que c’était encore un coup du destin, qui semblait bien s’amuser de la voir en peine à une fréquence suffisamment régulière pour que sa vie soit particulièrement instable. Ce qu’elle savait, c’était que la douleur prenait son cœur en otage et pouvait parfaitement lui rappeler chaque instant qu’elle avait vécu dans cet enfer. Les mots, elle ne les mettrait pas dessus, parce qu’elle en était incapable. Peut-être bien qu’elle aurait pu les lui écrire ; mais sa fuite de l’hydre ne le lui permettrait pas, matériellement parlant. Alors, qu’est-ce qu’ils leur restaient ? De la patience, probablement plus que Seth n’en aurait jamais ; et toute cette douleur qui dégoulinait des yeux de Noreen. Ses sanglots, son visage lacéré et ses nouveaux doutes demeuraient les seules traces de ce qu’il s’était passé, alors même que Seth ne s’était probablement pas trouvé si loin de tout ça. Il risquait d’y avoir une année lumière entre le moment où elle pourrait tout lui raconter, et probablement qu’un brouillard viendrait semer le doute à chaque instant. Parce qu’elle ne saurait pas le dire avant d’avoir recollé les morceaux dans son cœur, et retrouvé le chemin de la quiétude. Sa rémission s’annonçait aussi longue que complexe ; mais là, dans les bras de Seth, elle avait presque envie d’y croire.

Elle ne savait pas lui raconter, alors elle disait n’importe quoi. Bien-sûr que c’était sa faute ; si ça n’avait pas été le cas, jamais elle ne se serait retrouvée dans une telle situation. Elle n’avait pour autant rien demandé de tout ça, mais est-ce que ça changeait quelque chose ? Certainement pas. Tout était différent à présent, et il faudrait faire avec. Malgré la désinformation de Seth, il fallait qu’il comprenne l’étendue des dégâts, qu’il réalise qu’elle ne pouvait vraiment plus être celle qu’il avait connu, quelques temps plus tôt. C’était particulièrement ironique, à quel point les choses avaient évolué en l’espace de quelques semaines. Elle était passée de l’originaire amoureuse transit à la recluse en état de choc. Tout avait changé ; une seule constante demeurait, dans le décor chaotique qu’était devenue sa vie. Elle s’accrochait à ça comme elle le pouvait, malgré la douleur, physique et mentale, que pouvait provoquer un tel rapprochement. Elle aurait tant voulu pouvoir tout lui raconter ; à défaut de cela, elle s’accrocha à lui comme s’il était son dernier espoir, et le laissa la rassurer comme lui seul savait le faire. Peut-être que c’était pas grand-chose, que quelques mots, seulement c’était cette voix qui les prononçaient, et ça changeait tout. Elle pouvait y croire, là, enfermée dans son étreinte et les yeux brillants de douleur. Elle avait envie de lui faire confiance, malgré tout ce qu’ils avaient bien pu vivre, et même s’il pensait, quelque part, ne pas le mériter. Elle le savait parfaitement, qu’elle ferait de son mieux pour lui pardonner tout, pour passer à autre chose et pour lui accorder, de nouveau, une confiance aveugle et sans limite. Elle le laissa déverser tout son amour en écoutant attentivement ses mots, et se laissa même rassurer par tout ce qu’il pouvait bien lui promettre. La lune, et plus encore : une convalescence, au travers de laquelle ils passeraient tous les deux ensemble. Main dans la main.

Alors, après avoir retrouvé son calme et une respiration à peu près stable, elle se recula doucement pour quitter le creux de ses bras. A un bon mètre de lui, elle put observer les dégâts ; les plaies de son visage s’étant rouvertes, elle avait tâché le vêtement de Seth. Probablement qu’elle s’en voudrait une autre fois, mais il y avait quelque chose de plus important à faire, à cet instant. Alors, lentement, elle attrapa la main de Seth, et la guida jusqu’à son propre crâne, à la base de son cuir chevelu. Du bout des doigts, il pouvait sentir les plaies, ces trous qui marqueraient probablement son visage à jamais. Elle frissonna d’ailleurs au moment où leurs peaux entrèrent en contact, parce que ses blessures ne demandaient qu’à s’ouvrir de nouveau elles aussi. Noreen prit alors une grande inspiration et regroupa toutes ses forces pour expliciter son geste. ❝ Il voulait aller dans ma tête, ❞ lâcha-t-elle d’un ton particulièrement neutre. Elle était prête à tout, cette fois, pour ne pas pleurer encore. Il fallait qu’il sache et, si elle ne pouvait pas tout lui expliquer, elle pouvait au moins tenter de le mettre sur la bonne voie. Elle relâcha alors la main de Seth et l’observa en silence, un sourire triste collé au visage. Quelque chose dans ses yeux mêlait une tristesse incommensurable, et l’envie, minuscule, de s’en sortir, ou au moins d’essayer. Mais certaines vérités ne pouvaient pas lui échapper. Ils devaient, cette fois, se mettre d’accord sur la suite des évènements. Ils avaient tout fait à l’envers, mais cette situation réclamait d’eux la certitude d’aller dans la même direction. Pour la première fois, de manière explicite. Elle se força ainsi à prendre une autre respiration et, après quelques secondes de silence, se lança. ❝ Je serai plus jamais celle que tu connaissais. ❞ La tristesse teintait sa voix et elle dut marquer une pause de plusieurs longues secondes pour se retenir de pleurer avant de continuer. ❝ Même si j’essayais, je pourrais pas y arriver. ❞ Elle avait envie, pourtant, de reprendre les choses là où ils les avaient laissé et d’enfin avancer main dans la main. Mais c’était un de ces cas où l’envie ne suffit pas : elle le savait, elle avait trop changé. La douleur noircissait son âme et la rancœur prendrait son esprit en otage pendant une éternité. Elle ne serait plus que douleur, tristesse et culpabilité. Mais, pire que ça, elle le sentait déjà, ce désir de vengeance pressent qui s’annonçait. Elle ne pourrait pas le combattre. Elle devrait y retourner, dans la gueule et les griffes du loup, pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Et, alors, il ne la reconnaitrait pas. Il fallait qu’il le sache. Et qu’il ait conscience des possibilités qui s’offraient à lui à cet instant. ❝ Alors, tu peux partir maintenant si tu veux. ❞ Elle avait senti son cœur se briser au moment de le dire. Mais il fallait être honnête. Il pouvait s’en aller. C’est ce qu’il devait faire. Sinon, elle risquait de le briser. Comme elle l’était elle-même.






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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen) Sam 11 Juin - 22:40

vapid. stupid. perfect. you.
noreen && seth
Face à une Noreen en pleine crise de larmes, Seth était des plus impuissants. Essayer de la rassurer était une évidence, mais la façon de le faire lui échappait totalement. Il ne fallait pas s’étonner, il n’avait jamais été capable d’être en touche avec ses propres émotions alors comment pourrait-il l’être vis-à-vis de celles de quelqu’un d’autre. Il aurait volontiers accueilli une solution miracle, tout comme il aurait été plus que soulagé de voir Avery apparaitre de nouveau, mais rien de tout ça ne semblait être possible. Il devait réussir à la rassurer et il devait le faire par lui-même. Pour ce faire, il essayait ce qu’il faisait de mieux - ou ce dans quoi il était le moins mauvais - à savoir des vagues paroles rassurantes. Il ne savait pas de quoi il parlait, il ne pouvait donc pas savoir s’il avait raison, mais il le disait quand même. Et c’était peut-être suffisant, parce que sa voix se voulait rassurante. Il montrait une douceur que peu de personnes avaient eu l’occasion de voir et il espérait que cela apporterait un minimum de réconfort à celle qu’il aimait. Sauf qu’il était bien difficile de trouver les bons mots pour réparer des tords qu’il ne pouvait même pas imaginer. Si s’excuser du kidnapping avait pu régler quoi que ce soit, il l’aurait fait encore et encore, seulement, le creux du problème se situait bien loin de ses faits et gestes. C’était une conséquence de ce qu’il avait osé faire, mais Seth lui-même n’en était pas la cause. Alors il essayait, maladroitement, sans pouvoir faire plus que penser à ce qu’il serait prêt à sacrifier pour pouvoir apposer un baume sur le coeur de Noreen.
Puis, après avoir quitté ses bras, cette dernière lui donna un indice, une vague description de ce qu’on lui avait fait tout en accompagnant la chose d’un geste. Les doigts du soldat se posèrent sur le bas du crâne de la jeune femme pour y découvrir des blessures qu’il n’aurait pas pu imaginer. Il avait vu son lot de blessures, il en avait causé un nombre impressionnant, mais jamais il n’avait eu à découvrir une telle chose. Bien sur, une telle découverte ne pouvait que soulever une question : qui ? ‘Il’ ne constituait pas une indication sur l’identité, après tout, trouver une personne assez dérangée pour faire une telle chose sur l’île reviendrait à chercher une aiguille dans une botte de foin et ce n’était certainement pas le fait de savoir qu’il s’agissait d’un homme qui aiderait une éventuelle recherche. Seth finit par retirer sa main, craignant d’empirer la situation déjà précaire de ces blessures, mais la question ne le quittait pas pour autant. Seulement, pouvait-il vraiment insister ? D’un côté, il n’osait pas, ne voulant pas la faire pleurer à nouveau, de l’autre, insister était le seul moyen de découvrir l’identité de l’horrible personnage. « Il ? » Une question, un mot prononcé dans l’espoir d’avoir un peu plus d’informations et ainsi commencé une quête qui ne finirait sans doute pas sur une bonne note. Ça, Noreen n’avait pas besoin de le savoir.

L’idée dut néanmoins être écartée, ne serait-ce que le temps d’une discussion qui s’impliquait. Le regard du jeune homme se planta dans celui de celle qu’il aimait alors qu’elle reprenait la parole pour lui annoncer une vérité d’une importance capitale. Encore une fois, il ne sut comment réagir, se contentant de la fixer en silence. Il avait bien senti la tristesse dans sa voix et encore une fois il voulut y remédier sans pouvoir le faire. Ce qu’elle lui avait dit ne lui apprenait pourtant rien de particulier, sans doute avait-il pu comprendre par lui-même qu’elle avait changé de façon permanente et qu’il devait à présent faire une croix sur la Noreen qu’il connaissait. Il ne voulait donc pas lui demander d’essayer de redevenir comme avant, il n’y aurait pas grand intérêt à le faire. Seulement, dans son incertitude sur la marche à suivre devant la jeune femme, Seth n’avait pas du tout prévu ce qu’elle allait dire par la suite. Partir ? Avait-il vraiment l’air de quelqu’un qui voulait partir ? Peut-être que oui, peut-être qu’il n’arrivait pas à témoigner ce qu’il ressentait vraiment. Il fallait donc se montrer le plus clair possible, ne laisser aucun doute. « Je ne veux pas partir. » Il ne voulait pas la laisser, il était hors de question de la perdre après toute cette histoire. Certes, il ne voyait sans doute pas l’étendu des dommages, mais il y avait une certitude dans cette histoire et c’était qu’il aimait Noreen. Il avait eu du mal à l’admettre, il avait sans doute rater bien des occasions de le faire avant que tout cette histoire n’arrive, mais là n’était plus la question. Les sentiments - parfois étouffants - qu’il ressentait à son égard suffisait amplement à justifier son entêtement. Donc non, il ne comptait pas partir de sitôt. « Tu n’as pas à être comme avant. » Ce n’était pas ce qu’il attendait d’elle, de toute façon, même Seth n’était pas idiot au point de penser qu’elle aurait pu être la même après ce qu’il avait fait. Certes ce n’était plus uniquement ce simple fait et elle changerait sans doute plus qu’il n’aurait pu le prévoir, mais ça ne changeait rien. Il voulait continuer, il voulait être présent pour elle et en quelques sortes réparer ses tords. La question ne se posait donc pas pour lui… mais peut-être qu’elle se posait pour elle. Seth fronça légèrement les sourcils lorsque cette idée lui traversa l’esprit, mais il ne put la chasser de lui-même. Il se résolut donc à faire la seule autre chose à sa portée : lui demander. « À moins que tu veuilles que je parte ? » Il sentit son coeur se serrer en lui demandant, mais il se devait de le faire. Lorsqu’il l’avait kidnapper il avait fait passer ses émotions avant tout le reste, il avait dépassé une ligne et s’il voulait l’aider, il se devait d’agir différemment. Si elle lui demandait vraiment de partir, il le ferait. Quand bien même il serait sans doute blessé et que son coeur se briserait à nouveau. « Mais je pense qu’on peut s’en sortir, ensemble. » Une vague tentative de lui montrer sa volonté, de lui prouver qu’il ne comptait pas l’abandonner de sitôt. Si seulement une telle démonstration pouvait être suffisante.




    for you i have to risk it all
    how do i breath ?when you're not here i'm suffocating i want to feel love, run through my blood tell me is this where i give it all up?
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Message(#) Sujet: Re: ❝ vapid. stupid. perfect. you. ❞ (sethreen)

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