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Message(#) Sujet: soren. nothing ever goes the way it should. Ven 29 Jan - 20:09

nothing ever goes the way it should
soren && beatriz
Beatriz déambulait sur l’île à la recherche de quelque chose pour se changer les idées. Sa rencontre avec Camille-Clovis lui avait laissé un gout amer en bouche. Entre l’accusation d’être une traitresse dont elle avait été visée et le lot de découvertes qu’elle avait pu faire, il n’était pas plus étonnant qu’elle ne soit pas dans son assiette d’où la nécessité de trouver une occupation. Réparer des choses ne lui suffisait pas puisqu’elle se trouvait confrontée à des souvenirs, quelque chose qui lui rappelait qu’elle avait merdé. Peut-être qu’elle avait été naïve de croire que Camille ne lui en voudrait pas pour ce changement de camp. Elle n’avait pas changé, le fait qu’elle soit parmi les rescapés plutôt que les hostiles ne changeait strictement rien, elle restait son amie (était-elle seulement son amie à la base ?). Le pire dans tout ça était bien le fait que Beatriz se sentait idiote d’en faire un plat. Si Camille ne pouvait pas la voir autrement qu’une traitresse, quand bien même il avait ramené une originaire au sein des hostiles, c’était tant pis pour lui. Certes, ça lui faisait mal au coeur de faire une croix sur cette relation particulière, mais le temps était sans doute révolu de toute façon avec l’arrivée de l’autre fille. Non vraiment, autant ne pas se casser la tête avec ce type, voilà ce qu’elle tentait de se répéter sans cesse et sans grand succès.

C’est finalement dans l’esprit de se changer les idées pour de bon que la jeune femme reprit le chemin du village hostile - ce qui représentait toujours un risque. Elle n’y allait certainement pas pour Camille, non, c’était pour un autre type qu’elle faisait ce trajet. Cette fois, Beatriz était un peu plus sur ses gardes, comme si elle réalisait finalement que si les autres aussi la voyaient comme une traitresse il y avait bien une chance qu’elle ne paye le prix. Ça ne changeait rien à sa détermination, après tout, elle se savait capable de se défendre, mais elle était un brin plus prudente. En somme, elle avait une arme supplémentaire en plus de sa fidèle clé à molette. Ce ne serait pas forcément suffisant contre ses anciens camarades, mais c’était assez pour la rassurer (la seule chose qui importait vraiment).
Et pendant le trajet, elle se permit de maudire intérieurement Camille. La jeune femme était toujours prise par cette pointe de jalousie, par ce ressentiment qu’elle ne pouvait chasser. C’était bien pour ça qu’elle cherchait Soren. Ce type qu’elle ne savait pas classer et qu’elle ne voulait pas classer. Il lui avait permis de se changer les idées par le passé et elle espérait peut-être vainement qu’il puisse faire de même cette fois. Combattre le feu par le feu, la jalousie par de la potentielle passion. Puis, il y avait aussi le fait qu’elle avait écarté d’ores et déjà la possibilité que Soren lui en veuille pour se changement de camp. Il se fichait bien d’elle, se servait de sa personne pour rendre Camille jaloux - ce qui n’était ni possible ni nécessaire maintenant - alors pourquoi diable serait-il dérangé par un changement de camp ? C’était bien le raisonnement qu’elle avait suivi et qui expliquait donc pourquoi elle avait cru que faire le trajet était une bonne idée.

Il restait cependant à trouver Soren sans semer la pagaille dans le village hostile. Après tout, malgré le fait qu’elle était maintenant avec les rescapés, elle n’avait pas spécialement envie d’aller chercher des noises à ses amis et anciens camarades. Protéger les rescapés oui, faire la guerre pour eux… pas vraiment. Beatriz ne mit pas de temps avant de repérer le jeune homme et un mince sourire se dessina sur ses lèvres (elle était presque contente de le voir). Elle se rapprocha avant de lui dire : « Soren, je peux te parler ? » Elle ne savait pas trop ce qu’elle pourrait lui dire, ce n’était pas exactement ce qu’elle voulait faire. Pourtant, elle se voyait mal procéder autrement. Elle lui fit tout de même signe de la suivre, préférant aller dans un endroit un peu plus reclus. Elle ne voulait pas forcément de témoin pour cette rencontre.



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Message(#) Sujet: Re: soren. nothing ever goes the way it should. Dim 31 Jan - 18:12

nothing ever goes the way it should
soren && beatriz

Quant à lui, le jeune homme avait disparu pendant trois longues semaines dans la forêt, c’était courant ici. Ce n’était pas comme si personne ne se perdait ici. C’était monnaie courante, quand on ne retrouvait pas l’individu, on mettait ça sur le camp ennemi, ou alors sur les nombreuses bêtes qui se trouvait dans ce milieu hostile. Vous comprenez le jeu de mot ? Bon, enfin. Passons, mais, Soren avait survécu. Il avait passé trois semaines à survivre. Ce n’était pas trop difficile, maintenant qu’il connaissait les bases. Mais malgré ses airs de grand homme sans aucune peur, lorsqu’il se retrouvait seul, le jeune homme finissait par lâcher les démons. Par montrer ses vraies facettes, comme celle de la peur de l’abandon. Parce que, oui, le fait que vous ne soyez pas venu le chercher, ou du moins pas assez, lui en avait foutu un coup en plein dans la gueule. Comme une claque, un coup dans les burnes, un coup dans le bide. Vous voyez le genre ? Une trahison, la première parmi une longue liste qui suivra finalement. Alors, il avait retrouvé son chemin seul.

A son retour, home sweet home, du moins c’est ce qu’il pensait. La bonne blague, quand il alla rejoindre la cabane de Cam, que n’aperçut-il pas ? Une ennemie dans son lit. Dans ses bras. Nue, qui plus est. Et une femme en plus de ça. Soren s’était toujours dit que cette connerie de bisexualité, c’était une excuse pour ne pas assumer une homosexualité complète, mais non. Finalement, au fond, il était peut-être plus attiré par les femmes que Soren lui-même. Enfin, bon. Deuxième trahison. Alors, il s’était empressé de retrouvé Béa. Cette femme, qui lui avait manqué pendant son absence. Enfin, le terme manqué n’était pas vraiment bien choisi. Ce n’était pas vraiment le manque comme tout le monde pouvait le ressentir que Soren lui ressentait. Bien au contraire. Lui, c’était quelque chose qui lui prenait les tripes. Qui le torturait. Qui le faisait douter de lui, de sa propre vie. De sa propre fierté, vous imaginez ? Enfin bon, il ne la vit jamais. Elle n’était dans sa cabane, pas dans son genre de garage. Elle n’était nulle part, putain. Troisième trahison. Alors, comment vous dire ? Comment vous dire que le jeune homme se retrouvait seul dès à présent. Il n’avait plus rien, et sa seule envie était de se tirer de cette île.

A l’heure actuelle, deux semaines après le départ de la traîtresse, le jeune homme se trouvait en dehors du camp, juste en face. Histoire de ne pas être trop éloigné, mais de ne pas supporter la vue de Cam et de Hope ensemble. Merci bien, ce n’était pas vraiment son fort ; enfin bon. Il était assis là. Par terre. Sur un sol terreux. Où des traces de pieds s’étendaient sur toute la longueur, les gardes venaient de faire leur ronde habituelle. Le regard vers le bas. Une voix. Un coup d’électricité. Des nerfs qui se réveillaient. Des neurones qui se bousculaient un peu trop. Des poils qui se dressaient. Et de la confusion qui manqua d’assommer le jeune hostile. La haine et le manque se mélangeait. Il avait envie de sauter sur cette jeune femme typé, et de la serrer fort contre lui, tout en même temps l’envie de l’étrangler devant lui et de la voir lentement se vider de tout signe de vie, était une bonne option. Il ne répondit pas. Se levant. Essayant de calmer ses fortes pulsions. Mais sa langue voulait franchir le seuil de ses lèvres. Alors, il se mit à rire. Un rire hargneux. Ironique. Méchamment drôle.


« Alors, tu t’es transformé en Camille ? Ah non lui baise l’ennemi, et toi tu te fais baiser par l’ennemi. C’est plutôt cool ! »
.



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Message(#) Sujet: Re: soren. nothing ever goes the way it should. Lun 1 Fév - 13:32

nothing ever goes the way it should
soren && beatriz
Peut-être qu’elle avait été naïve de croire que les choses seraient différentes avec Soren. Beatriz ne s’était jamais considérée comme étant particulièrement naïve ou idéaliste, au contraire, elle se définissait ouvertement comme étant pragmatique. Cela dit, l’accueil que lui réserva le jeune homme fut bien loin de ce qu’elle avait pu imaginer. Déjà, parce qu’il ne semblait pas particulièrement content de la voir, puis, parce que le rire qui traversa ses lèvres n’avait rien de rassurant. Bien sur, elle n’avait pas peur de lui, elle le savait dangereux, mais elle avait tout autant confiance en ses capacités. Sans doute devrait-elle sortir sa clé à molette plus rapidement que prévu et pourtant, la jeune femme se contenta plutôt de croiser les bras en regardant Soren. Bizarrement, cet air lui allait bien et elle préféra même cette pensée sur le dos de l’absence prolongée. Ça faisait assez longtemps qu’elle ne l’avait pas vu, peut-être que ça adoucissait la haine qu’elle avait toujours ressenti pour lui à quelque part.
Visiblement, cette idée ne pouvait pas s’appliquer au jeune homme vu son comportement. Ce n’était pas très surprenant de sa part et Beatriz se contenta d’un soupir en guise de réponse initiale. Elle n’avait pas spécialement envie de se disputer avec lui, après tout, elle était venue en se disant qu’il se ficherait complètement de son changement de camp, sauf que les choses semblaient mal parties. « Charmant. » finit-elle par lâcher en le dévisageant légèrement. Bien sur, elle n’était pas contente du tout d’entendre parler de Camille, la mention de ce dernier lui laissant une sensation amère dans la gorge, mais il était hors de question de le montrer. Autant le provoquer en ce sens - un peu de danger ne lui ferait pas de mal après tout : « Mais ça te va bien d’être jaloux, c’est… mignon. » Elle avait bien insister sur le dernier mot. S’il pouvait se permettre d’être hargneux pour un détail, elle pouvait se laisser aller dans les piques. Elle n’appréciait pas se faire dire qu’elle faisait baiser par l’ennemi (déjà parce que le concept d’ennemi la décourageait plus qu’autre chose).

Mais finalement, ce qui ressortait plus du lot, c’était bien le fait qu’il avait appris pour Camille et Hope. Soren semblait prendre la chose encore plus durement qu’elle ne l’avait fait. Devait-elle insister sur la chose ? Après tout, s’il insistait pour être désagréable, elle en était tout autant capable. C’était bien ce qui changeait quand elle était avec lui, ses mauvais côtés ressortaient aux galops. C’était sans doute ainsi qu’elle arrivait à se changer les idées en tout temps. « La nouvelle fréquentation de Camille n’a pas l’air de te faire plaisir en tout cas. » Elle essayait de dire le tout avec le plus de détachement possible, comme si elle, contrairement à lui, elle s’en fichait. C’était bien loin d’être le cas, mais ça, il n’était pas obligé de le savoir. Si bien qu’elle enchaina, histoire d’éviter d’insister trop longtemps sur la nouvelle relation de Camille et ainsi oublier la pointe de jalousie qui se faisait toujours sentir : « Enfin, je venais pas te voir pour ça et je suis pas du tout comme lui. » Elle espérait qu’il n’insisterait pas en ce sens, elle voulait simplement être avec lui un peu, se changer les idées par la même occasion. « Tu vas vraiment me reprocher de ne plus être avec les hostiles ? » Une question épineuse qu’elle aurait préféré évité, mais finalement peut-être qu’elle devait être posée, parce que comme ça, elle serait où elle en était avec lui. Cela dit, Beatriz ne se faisait pas d’illusion cette fois, Soren ne semblait pas d’humeur à aller dans un sens opposé que celui que Camille avait pris.



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Message(#) Sujet: Re: soren. nothing ever goes the way it should. Lun 1 Fév - 16:13

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soren && beatriz
Il fallait savoir tout d’abord que quand Soren était furieux, énervé, contrarié, blessé, surtout dans sa fierté, il ne faisait pas dans la dentelle. Il n’aimait pas ça. Il n’était pas dans le milieu, pas dans le standard. Avec lui, c’était toujours trop. Quand il était énervé, c’était toujours trop, quand il tenait à quelqu’un, c’était toujours trop. Bien que pour la dernière option, ça ne se voyait pas toujours. Même presque jamais. Il était comme ça, il dissimulait tout. Parce que dans sa vie, on lui avait appris à tout cacher, à tout garder pour soi. A encaissé, encaissé, jusqu’à ce que ça éclate. Et quand ça éclatait, c’était jamais bon. Ce n’était pas bon signe de se trouver sur son chemin. C’était une bombe. Une bombe à retardement. On pouvait jamais prévoir exactement quand ça allait arriver, y avait des signes précurseurs, mais il fallait les connaître. Et elle, Béa, elle avait déclenché le retardement. En partant, en l’abandonnant ici. Mignon ? Il arqua un sourcil alors. Se foutait d’elle de sa gueule, où rêvait-il ? Elle comptait vraiment jouer avec le feu ? Son visage parsemé de saleté, de sable, de poils qu’il ne pouvait raser que très rarement se tordait. Il se tordait devant l’audace de la jeune femme. « Ne joue pas avec moi. Je rigole pas avec tes conneries. » . Oui, ça se voyait qu’il ne s’amusait pas, on l’avait tous compris.

Oui, il avait vécu la relation comme une double trahison. Une, sentimentale, et la deuxième point de vue des hostiles. Bien que c’est vrai, qu’il était venu parmi les hostiles, juste parce qu’il savait qu’il y serait en sécurité. On prend toujours le camp des plus forts quand on est un lâche, non ? « Je m’en fou, il saute qui il veut, je suis pas une pédale, moi. » . Si, Soren, t’en es une. A moitié, mais t’en es une quand même. Son visage de tordait à nouveau, si quelqu’un apprenait sa bisexualité, il serait obligé de lui faire du mal, et même s’il en voulait à Béatriz, il ne voulait pas aller jusqu’à l’écraser comme il l’avait fait avec le précédent, de toute manière, ici, il n’y avait pas de voiture, alors… Son regard se releva un instant, radoucit. Se souciait-elle vraiment de son avis ? Mais, ce ne fut que de très court durée, ses doigts agrippèrent les épaules de la brune, et ses pupilles s’assombrirent encore plus qu’elle ne l’était habituellement ; ses empreintes déjà marquèrent la peau de la jeune femme. « Tu penses vraiment que j’en ai à foutre que t’ailles ailleurs qu’ici, je pensais que tu te souciais un peu de la gueule de ce très cher Soren, et tu t’es tiré ; comme ça. Sans prévenir, sans même m’en parler. Alors, écoute.. Ecoute-moi bien Béatriz. Va te faire foutre, va côtoyer l’ennemi. Et ne reviens pas. De toute façon, tout le monde est à tes trousses ici. » . Un fin sourire, horrible, se dessina sur les lèvres du jeune homme abîmées par les aléas du temps. « Il suffit que je pousse un cri et tu finis… Vraiment, vraiment, mal. » .




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Message(#) Sujet: Re: soren. nothing ever goes the way it should. Mar 2 Fév - 22:39

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soren && beatriz
Bon, visiblement, monsieur était de si mauvaise humeur qu’il valait mieux ne pas plaisanter. Monsieur n’aimait pas ses blagues, monsieur pourrait presque faire peur. Bien sur, Beatriz n’allait pas avoir peur de lui, mais elle pouvait facilement comprendre comment quelqu’un d’autre pourrait ressentir cette émotion. Ça ne l’empêchait pas de vouloir savoir jusqu’où elle pouvait aller, jusqu’où elle pouvait le pousser avant de dépasser une borne claire et précise. L’envie y était et pourtant, elle réussit à la retenir en se disant qu’il ne serait pas brillant de trop le provoquer. Elle finit donc par hausser les bras, comme en un signe qu’elle allait cesser ses plaisanteries un moment. Elle changerait d’angle d’attaque en tout cas, voilà qui était certain. Et il était plus difficile de le faire qu’elle ne l’aurait cru en lui accordant un court répit. Arrêter de plaisanter était une chose, se retrouver confronter à une affirmation du genre « je ne suis pas une pédale » en se promettant intérieurement de ne pas pousser… c’était beaucoup plus difficile. Non pas que Beatriz avait une certitude quant à la sexualité de Soren - ça ne l’intéressait pas à ce point - seulement elle considérait que le jeune homme s’était servie d’elle pour rendre Camille jaloux ce qui laissait présager une quelconque attirance pour l’autre hostile. Cela dit, elle eut un minimum de retenue et se contenta d’un « Oui bien sur. » à peine sarcastique. Elle ne voulait pas le provoquer à ce sujet là et elle préférait rendre les armes plutôt que débattre de son orientation sexuelle.

De toute façon, elle avait d’autres chats à fouetter alors que Soren lui agrippait les épaules avec une certaine violence. Elle sentait les doigts s’enfoncer dans la peau et se doutait qu’elle allait avoir de merveilleuse trace en souvenir. Pour une fois, Beatriz se surprit à avoir peur alors qu’il prenait la parole, un sourire inquiétant sur les lèvres. Il lui faisait peur et elle n’appréciait pas vraiment. Elle s’efforça néanmoins de rien laisser paraitre alors que sa main alla chercher instinctivement sa clé à molette, cette arme qui lui servait depuis le début. Il était hors de question de laisser Soren l’intimider ainsi. Ce pourquoi elle releva le regard et le planta dans celui du jeune homme. « Parce que tu vas pousser un cri ? Montrer à tout le monde que tu n’étais pas capable de t’occuper du problème seul ? » Elle essayait de faire appel à son égo, lui prouvait qu’il serait idiot d’appeler les autres hostiles. « De toute façon, tu l’as dit toi même que ça ne changeait rien à ta vie que je sois partie alors pourquoi tu me le reproches ? » Elle lui posait la question, mais elle le pensait pour tous les gens ici qui lui reprocheraient son départ. Elle avait certes quitté le village hostile pour rejoindre les rescapés, mais ça ne voulait aucunement dire qu’elle allait agir contre ses anciens camarades. La soldate ne voyait tout simplement pas pourquoi tout le monde en faisait un plat. Franchement qu’elle soit avec eux ou non ne changeait sans doute pas grand chose à leur vie. « Maintenant lâches moi, sinon je vais vraiment penser qu’en fait tu es triste que je sois partie. » Une provocation de plus, ce qu’elle s’était promis de ne pas faire. Seulement, il fallait qu’elle montre qu’elle n’avait pas peu ou plutôt qu’elle le convainc que toute cette intimidation ne fonctionnait pas avec elle.



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Message(#) Sujet: Re: soren. nothing ever goes the way it should. Ven 5 Fév - 14:13

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soren && beatriz
Le « oui bien sûr », passa comme une lettre à la poste, il ne releva pas. Il ne voulait pas relever, en fait. Il préférait passer sur autre chose, se dire que de toute manière, tout le monde savait qu’il était un hétérosexuel pur, et que personne n’avait à avoir de doutes dessus. Ses yeux ; sombres, étaient plantés dans ceux de son ancienne amie, et pendant un instant, un court instant, il se demanda ce qu’il faisait. Pourquoi elle se retrouvait entre ses doigts, et pourquoi ses doigts la serraient si fort. Il se demandait si finalement les Hostiles n’avaient pas une trop grande influence sur lui. Puis, il secoua la tête. Comme pour se tirer d’un brouillard trop dense, comme pour avoir une nouvelle vue, et c’est ce qu’il se passa. Il était con de penser comme ça, les Hostiles étaient ce qui lui avait permis de rester en vie, ici. Ils étaient pas spécialement, normaux. Ils étaient même un peu trop violent, quelques fois même aliénés, mais sans eux, Soren n’aurait pas pu rester en vie, il en était sûr. Ses doigts se ré-enfoncèrent un peu plus, et ce fin sourire-là, qu’il avait perdu, se redessina à nouveau. Le jeune Wittemore, ne voulait pas se laisser aller par des pensées stupides. Il était quelqu’un de mauvais, il devait être avec les mauvais. Voilà tout, donc il devait se comporter comme un mauvais, et Béa, elle, elle s’était tirée avec les bons. Mais les bons étaient les mauvais pour les Hostiles, enfin bon, tout ça pour dire que ce qu’a fait Béa était impardonnable. ">. « Tu penses vraiment que je ne peux pas te tuer de mes propres mains ? » lâcha-t-il dans un murmure qui ressemblait presque au sifflement d’un serpent. ">. « Je pourrais le faire, mais ça serait trop rapide, et tu me connais si bien, toi, je préfère quand c’est lent. Quand on profite de voir la personne en face de nous dans tous ses émois. » Bien sûr que sa phrase avait un double sens, bien sûr qu’il parlait de leurs parties de jambes en l’air passées.

Puis aux derniers mots de la jeune femme, il la relâcha, levant doucement ses mains au-dessus de sa tête, dans un air innocent. Ah, petit Soren que tu pouvais être lunatique, et comme ta fierté pouvait te guider. Ses mains restèrent tout de même prêtes. Prêtes à une future riposte, il connaissait Béa. Il savait comment elle marchait. Il savait que s’il baissait sa garde, elle lui sauterait dessus. ">. « Petite Béa, ce que tu ne comprends pas, c’est que le fait que tu partes, je m’en contre bas les couilles. C’est le fait que tu n’aies même pas daigné me le dire. J’ai envie de te dire, libre à vous, si vous voulez vous foutre en danger en allant fricotter avec l’ennemi, libre à vous, c’est votre cul qui bouffera pas le mien, mais, si t’es même pas foutu de venir me le dire en face, alors que tu sais très bien que je t’aurais pas dénoncé… Bref, je vois pas ce que tu fous là. Tire-toi. Je t’ai dit, tire-toi, j’entends quelqu’un venir ! » Avec force, il poussa la jeune femme dans le buisson qui se trouvait à ses côtés, premièrement pour sa propre survie, et il fallait l’avouer, parce qu’il tenait un minimum à la mécano.








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Message(#) Sujet: Re: soren. nothing ever goes the way it should. Dim 7 Fév - 11:36

nothing ever goes the way it should
soren && beatriz
Sans doute Beatriz devait être reconnaissante que Soren n’ait pas relevé ce qu’elle avait dit au sujet de sa sexualité. Elle avait pu comprendre qu’il était sensible à ce sujet - ou plutôt tout particulièrement dangereux quand on touchait à cette corde, et pourtant, elle n’avait pas pu se taire. Elle n’avait pas eu envie de le provoquer sur le sujet, mais elle n’avait pas su retenir un sarcasme. En somme, le fait que le jeune homme n’ait rien relevé venait sans doute de faciliter sa survie. Survie qui ne semblait pas du tout assurée vu le comportement de l’hostile, d’abord par la menace d’appeler les autres et ensuite par une menace à peine voilée. En toute vérité, Beatriz espérait qu’il n’était pas capable de la tuer ou plutôt qu’il n’en avait pas envie. Ça ne l’empêcha pourtant pas de revenir à son mécanisme de défense préféré, la provocation : « Tu peux essayer. » Elle n’était pas de ceux qui reculait devant un défi, elle n’était pas non plus quelqu’un qui montrait ouvertement ses peurs et il fallait qu’elle fasse une parade d’une façon ou d’une autre. La suite de ce qu’il disait était tout de même plus rassurant - ce qui était assez paradoxal - alors qu’il rappelait leurs parties de jambes en l’air. La soldate s’autorisa même un mince sourire. « C’est sur que tu étais plutôt doué pour ça. » Elle pouvait le lui concéder, elle n’avait jamais eu à se plaindre de ses talents d’amants.
En revanche, elle pouvait lui reprocher ses capacités d’ami, puis que monsieur lui faisait un nouveau reproche. Au moins, elle put être soulagée d’être enfin relâchée. Elle se tenait prête à lui faire sa fête s’il dépassait les bornes d’une façon ou d’une autre. Elle n’allait pas l’attaquer pour rien, mais elle était plus que prête en cas de besoin. Elle écouta le reproche en silence, tout de même énervée parce qu’il lui disait. Il se fichait qu’elle était partie, mais monsieur était outré qu’elle ne l’ait pas consultée auparavant ? Beatriz n’eut cependant pas le temps de lui faire savoir le fond de sa pensée puisqu’il l’envoya valser dans un buisson. Son réflexe aurait été d’en sortir le plus rapidement possible pour lui donner une bonne correction, mais elle se rendit bien contente qui venait de lui sauver les fesses en entendant quelqu’un s’approcher. Elle dut donc prendre son mal en patience et attendre que cette tierce personne qui venait de les déranger. Une option aurait été de se débarrasser de cette personne, mais la jeune femme n’avait pas envie d’empirer ses rapports avec les autres hostiles. Elle en ressortit rapidement lorsque les bruits de pas s’éloignèrent. « Merci… » marmonna-t-elle. Elle était peut-être en colère contre lui, mais elle pouvait admettre qu’il venait de lui sauver les fesses. « Tu sais, ce n’est pas que je ne voulais pas te le dire, c’est que je ne peux pas dire quelque chose au vide. » Un rappel qu’il n’avait pas été là et que par conséquent, elle voyait mal comment il pouvait lui reprocher ouvertement de ne lui avoir rien dit. Tout comme avec Camille, elle le lui aurait dit si l’occasion s’était prononcée. « Mais je suis contente de savoir que tu te fiches de mon départ. » Son ton bourru montrait que c’était ironique, elle en était même plutôt vexée. C’était bien ce qu’elle avait prévu à la base, que lui il s’en ficherait, mais c’était dérangeant maintenant qu’il le disait de vive voix.



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Message(#) Sujet: Re: soren. nothing ever goes the way it should.

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