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Message(#) Sujet: ❝right now, wrong then❞ (maud) Dim 15 Nov - 19:10



❝ right now ; wrong then. ❞
flashback

❝ Et c’est pour cette raison que Thomas Jefferson est une figure essentielle de notre pays ! ❞ Sa voix se brisa sur le gong et le contact se brisa net. Les élèves, bien trop préoccupés par l’heure, semblèrent tous s’accorder sur le fait qu’il était temps de s’en aller. Le bruit de la sonnerie mourut, écrasé par celui des affaires qu’on jette dans son sac et dans la hâte la plus totale. Le professeur observa sa classe, un léger sourire en coin. Ils faisaient toujours ça, c’était habituel : l’heure de la clope n’attendait pas une seconde de plus. Croisant ses bras sur sa poitrine, il observa le chao qu’était devenue sa classe, et se permit une petite politesse, avant qu’ils ne se décident tous à franchir le seuil de la porte. ❝ Mais je suppose qu’on verra ça au prochain cours, alors à la semaine prochaine, ❞ lança-t-il vaguement aux deux ou trois élèves qui l’écoutaient encore. Il avait l’habitude de les voir se ruer vers la porte aussi vite que possible. Par contre, il y a une chose à laquelle il n’était pas franchement habitué.

Ça l’avait dérangé pendant tout le cours, parce que ça lui avait rapidement sauté aux yeux. Oh, bien-sûr, il n’avait pas son mot à dire, pas ses questions à poser, et pourtant… C’était beaucoup plus compliqué que ça et il avait même commencé à chercher à y comprendre quelque chose. Elle avait été évasive, absente dans sa présence et ça l’avait rendu dingue. Quand les autres élèves n’écoutaient pas, il les remettait gentiment à leur place, et parfois ça marchait. Il avait eu milles occasions de ramener la demoiselle à la réalité, et pourtant, quelque chose l’en avait empêché. Quelque chose de complètement dingue, insensé même : la peur d’en dire trop devant sa classe. C’était terrifiant comme son esprit commençait à se faire des idées, sans la moindre raison tangible. Alors il avait ignoré ça, autant ses propres sentiments que cette jeune fille à demi-présente au fond de la salle, et il avait suivi le cours de son court comme il le faisait à chaque fois. Mais sa tête, elle, n’avait pas été autant accaparé par Jefferson et sa déclaration d’indépendance qu’à l’accoutumé. Il manqua de s’en aller à son tour et de refermer la porte derrière lui, comme il le faisait à chaque fois ; seulement quelque chose l’en empêcha. Il devait comprendre, savoir ce qui se passait dans cette tête affreusement mignonne, avant qu’elle ne s’éloigne de lui encore une fois. Dans un geste relativement désespéré, il attrapa doucement son avant-bras alors qu’elle s’apprêtait à franchir le seuil à son tour. Elle était obligée de stopper sa course, obligée de lui faire face, maintenant. ❝ Maud, je voulais te parler par rapport à ce cours… ❞ Il avait toujours su parler d’un ton qui ne laissait supposer aucune hésitation, de manière à toujours mettre son interlocuteur en confiance. Et, tandis que les derniers élèves se faufilaient droit vers la sortie, il planta son regard dans celui de la demoiselle. Il ne comptait pas y aller par quatre chemins, c’était pas son délire de passer trois semaines à essayer de se faire comprendre. ❝ J’ai remarqué que t’étais pas très attentive pendant le cours, tu avais l’esprit ailleurs… Je sais que je suis ton professeur et pas forcément le mieux placé, mais tu peux m’en parler si quelque chose te tracasse, tu le sais pas vrai ? ❞ Il l’avait dit comme s’il se foutait pas mal de ce qu’elle pourrait bien lui sortir. C’était totalement l’inverse, en fait, et la demoiselle ne tarderait pas à s’en rendre compte.
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Message(#) Sujet: Re: ❝right now, wrong then❞ (maud) Dim 15 Nov - 19:49


Right now, wrong then
Aron & Maud
Maud était le genre d’élève exemplaire qu’adoraient les professeurs. Toujours à l’heure, présente et attentive… Que demander de plus ? Certes, il y avait certains cours qu’elle ne trouvait pas passionnants, mais elle faisait au moins l’effort d’écouter et prendre des notes. C’était pour elle, pour son avenir, elle le savait. Puis, franchement, il y avait quand même bien pire que de rester assis dans une salle à écouter un prof parler. Surtout quand il ne s’agit pas de n’importe quel enseignant… Elle appréciait tout particulièrement les cours de Monsieur Rosenberg. Enfin, l’Histoire ne la passionnait pas… En revanche, son professeur, lui, était tout ce qu’il y avait de plus intéressant. Depuis le début de l’année scolaire, elle avait un petit penchant pour lui. Fallait bien dire qu’il était loin du petit vieux, chauve et bedonnant, que l’on retrouve généralement en professeur d’histoire. Et c’était en partie à cause de cela que la jeune femme se perdit dans ses pensées dès le début du cours. Plus les jours passaient, plus elle le trouvait charmant. De plus, elle devait travailler avec lui pour organiser le bal de fin d’année… Ils avaient donc déjà du se voir quelques fois en dehors des cours pour en parler. Et cela n’avait pas vraiment aidé la demoiselle à garder ses distances. Plus elle apprenait à le découvrir, plus il lui plaisait. Cela accaparait de plus en plus ses pensées, si bien qu’elle finit par décrocher totalement du cours. Son regard s’attardait parfois sur le trentenaire qui s’agitait devant la classe, puis se perdait dans le vide. Elle se plaisait à imaginer des scènes de rapprochement entre eux, avant de redescendre de son petit nuage et se maudire de penser à de telles choses avec son professeur, un homme très certainement en couple et qui n’a rien à faire de la petite lycéenne qu’elle est.
Ce ne fut que lorsque la sonnerie retentit que Maud revint sur terre, réalisant qu’elle n’avait pas vu passer ses heures de cours. Elle n’avait prit que quelques notes ci et là. Le reste du temps, son esprit était ailleurs… dans les bras de son professeur à vrai dire.

Elle rangea alors ses affaires puis se dirigea vers la sortie de la salle, laissant passer les étudiants les plus pressés, presque exaspérée par leur comportement. Elle fut donc une des dernières à se diriger vers la porte. Soudain, elle sentit une légère pression sur son avant-bras, la retenant dans la salle. Elle se retourna aussitôt et fit face à son professeur. « Maud, je voulais te parler par rapport à ce cours… » Elle fronça légèrement les sourcils, se demandant ce qu’il pouvait bien vouloir lui dire. Avait-il remarqué quelque chose ? Elle priait intérieurement pour que ce ne soit pas le cas. Elle lança un dernier coup d’œil derrière elle, constatant que les derniers élèves venaient de quitter la salle. La voilà, seule avec l’objet de ses désirs. C’était aussi plaisant que déstabilisant. « J’ai remarqué que t’étais pas très attentive pendant le cours, tu avais l’esprit ailleurs… Je sais que je suis ton professeur et pas forcément le mieux placé, mais tu peux m’en parler si quelque chose te tracasse, tu le sais pas vrai ? » La jeune femme afficha un léger sourire et hocha la tête. Au moins, il ne semblait pas avoir remarqué qu’elle avait passé une partie du cours à le reluquer. Et c’était bien mieux ainsi. « Je sais, désolée… C’est très gentil de votre part mais ça va aller. C’est juste un peu de fatigue… Tout va bien. » déclara-t-elle en tentant de donner de l’assurance à ses propos, totalement faux.


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Message(#) Sujet: Re: ❝right now, wrong then❞ (maud) Dim 15 Nov - 21:44

❝ right now ; wrong then. ❞
flashback

Il y avait quelque chose de plus chez cette demoiselle qui, au fond, avait toujours pu la différencier des autres. Clamer que le jeune professeur appréciait cette élève plus que l’autre aurait probablement été faux – parce qu’en fait, le problème était qu’il avait de plus en plus de difficulté à la considérer seulement comme son élève. Il apprenait doucement à la découvrir, à connaitre ses qualités, et passer du temps avec elle changeait un peu trop facilement cette vision qu’il allait d’elle. Un jour, il s’était même surpris à la trouver belle – ce qui lui avait carrément foutu les jetons. Bien-sûr qu’en tant que mec, il pouvait bien laisser son regard s’arrêter parfois sur d’agréables créatures… Mais pas elle ! Pas une autre, et surtout pas elle – parce qu’elle était son élève et que ça ne changerait pas. Alors il avait fini par se répéter, très naïvement, qu’une élève n’est pas belle, car c’est juste une élève. Et puis, elle avait franchi le seuil de la porte, deux heures plus tôt, et il n’avait pu chasser cette vilaine pensée de son esprit. On dit qu’une fois qu’une idée est dans la tête, on ne peut l’en déloger – le problème, c’est quand les idées commencent à devenir obsédantes. On ne met pas bien longtemps avant de finir par craquer.

Il avait l’audace de l’arrêter alors qu’elle comptait partir : il en avait déjà trop fait. Ca revenait à tenter le diable, c’était n’importe quoi et il le savait. Seulement, cette certitude n’était pas suffisante, et c’est ainsi qu’il se retrouva prisonnier des prunelles de la jeune femme. Il avait toujours trouvé ses yeux obsédants, au point qu’il resta interdit durant de longues secondes, quasiment incapable de lui répondre à son tour. Finalement, il remarqua tardivement que sa main retenait encore le bras de la jeune femme et il la lâcha sur le coup, pas certains qu’elle ait remarqué à quel point elle le troublait. Il fallait qu’il reprenne ses esprits, ce n’était plus une possibilité, alors il recula légèrement et finit par s’appuyer contre le coin de son bureau. Forçant son dos à rester particulièrement droit, il semblait retrouver de l’assurance. Ne jamais se laisser déstabiliser, pour ne surtout rien laisser paraître. Il inspira une grande goulée d’air : il avait le devoir de lui répondre du mieux possible, mais il lui fallait éviter de paraitre suspect, de créer le doute. Il avait suffisamment de soucis comme ça pour s’en attirer de nouveaux, tiens ! ❝ Il faut que tu saches qu’on est là pour t’aider. L’école, tous les professeurs, si tu as besoin de quoi que ce soit… Et moi, évidemment. ❞ Sa phrase s’étouffa dans un sourire qui se voulait rassurant. Ça le faisait bien rire, aussi, de lui préciser qu’il était là pour elle – parce qu’il n’en avait tout simplement pas le droit.
Il hésita à garder le silence, à la laisser s’en aller. Elle devait avoir envie de quitter sa classe, de rejoindre ses amis et de faire toutes ses choses qu’une gamine de son âge pouvait bien faire… Pourtant, il fut bien incapable de la laisser filer. Il n’avait rien de plus à lui dire, si elle ne voulait pas lui répondre. Seulement, Aron n’avait jamais été très doué pour accepter les échecs. ❝ Vraiment, Maud, ça m’ennuierait que quelque chose et que tu n’veuilles pas m’en parler parce que… T’es une bonne élève, et je sais que tu le sais. Ca tu commences à te laisser aller maintenant, ce sera difficile à rattraper plus tard. ❞ Quoi que, si ça arrivait il pourrait toujours lui donner des cours. ❝ T’es sûre qu’il n’y a pas quelque chose que je puisse faire pour toi ? ❞
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Message(#) Sujet: Re: ❝right now, wrong then❞ (maud) Dim 15 Nov - 22:58


Right now, wrong then
Aron & Maud
Maud avait toujours été attirée par des hommes plus âgés qu’elle. Ce n’était pas nouveau… Mais cette fois-ci – et pour la première fois – il s’agissait de son professeur. Un classique, pourtant. Cependant, la jeune femme avait la tête sur les épaules et savait pertinemment qu’elle n’avait rien à espérer de cela. Il lui plaisait, physique et pour l’homme qu’il était. Mais loin d’elle l’idée d’aller le séduire ou de faire quoi que ce soit de ce genre. Elle restait bien sagement à sa place, profitant des moments qu’ils passaient seul à seule. C’était déjà ça… Et puis, elle se plaisait à imaginer comment pourraient être les choses, entre eux, s’ils dérapaient. Oh, elle en rêvait presque de cela, mais elle savait qu’elle se faisait des films. Et pourtant, a chaque fois qu’ils se retrouvaient seuls – pour un projet sur lequel elle lui apportait son aide – elle ne pouvait s’empêcher de constater qu’il y avait presque une complicité naissante entre eux. Ils avaient pas mal de points communs et se comprenaient facilement… Tout un tas de petits éléments qui troublaient encore plus l’étudiante.

Suite au geste de son professeur, Maud interrompit ses pas et lui fit face. Elle se perdit un instant dans son regard, se demandant pourquoi il voulait soudainement la voir. Et même si cela pouvait sembler ridicule et puéril, l’idée de se retrouver seule avec lui, ne serait-ce que quelques minutes, lui plaisait énormément. Il ne se passerait rien, évidemment. Mais la situation était plaisante pour la demoiselle, qui appréciait jouer avec le feu. Il ne tarda pas à lui expliquer qu’il s’inquiétait pour elle. En effet, ce n’était pas dans ses habitudes d’être aussi inattentive et absente en cours. S’il savait que c’était par sa faute… Ce ne fut que lorsqu’il lâcha son avant-bras qu’elle réalisa que ce contact avait duré quelques secondes. Plus que de raison. « Il faut que tu saches qu’on est là pour t’aider. L’école, tous les professeurs, si tu as besoin de quoi que ce soit… Et moi, évidemment. » Ses propos étaient vraiment adorables et touchaient Maud. Malgré tout, elle n’était vraiment pas prête à lui dire quoi que ce soit. Il était le principal concerné. Il était donc hors de question qu’elle lui donne la véritable raison de son comportement. Elle esquissa un léger sourire en coin à sa dernière phrase. Il était là pour elle… Bizarrement, cela résonnait avec un tout autre sens pour la demoiselle. Elle était douée pour voir des doubles sens partout. Y compris dans des situations comme celle-ci, où cela n’a pas lieu d’être. « C’est vraiment gentil… » déclara-t-elle doucement. « Vraiment, Maud, ça m’ennuierait que quelque chose et que tu n’veuilles pas m’en parler parce que… T’es une bonne élève, et je sais que tu le sais. Ca tu commences à te laisser aller maintenant, ce sera difficile à rattraper plus tard. » Il avait raison, elle le savait. Il fallait qu’elle se reprenne. Cela faisait déjà quelques temps qu’elle avait du mal à suivre, trop occupée à rêvasser sur lui. Et ses notes en avaient prit un coup. « Je sais bien… Je vais me ressaisir, ne vous inquiétez pas. C’est juste… une petite baisse de moral en ce moment, rien de grave… Ca va passer. » Pourvu que ça lui convienne et qu’il n’en demande pas plus. Maud lui adressa alors un sourire un peu gêné, espérant qu’il allait la laisser partir ou au moins s’arrêter de la questionner à ce sujet. « T’es sûre qu’il n’y a pas quelque chose que je puisse faire pour toi ? » Maud le fixa un instant, la bouche entrouverte. “Si. Embrassez-moi“ pensa-t-elle avant de réprimer aussitôt ce genre de pensées. Elle n’avait pas le droit, c’était son professeur ! « Hum… C’est juste une histoire de cœur un peu compliquée… A moins d’être Cupidon, je doute que vous puissiez faire quoi que ce soit… Mais merci quand même. » lança-t-elle en espérant qu’il n’ait rien vu de son trouble. Et qu’il se contente de ces informations là.



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Message(#) Sujet: Re: ❝right now, wrong then❞ (maud) Sam 28 Nov - 22:02

❝ right now ; wrong then. ❞
flashback

S’il avait eu le choix, c’est certain que le jeune professeur aurait préféré que les choses se passent autrement. Mais, l’avait-il vraiment, hein ? Personne ne lui avait demandé son avis, c’est pas comme si ce petit bébé potelé avec son foutu arc était venu sonner à la porte de son cœur et lui demander l’autorisation de planter sa foutue flèche. Bien-sûr qu’il pouvait prétendre le contraire, fermer les yeux sur la réalité, se crier à lui-même que tout ça n’était que fabulation. Mais, au fond, ça n’y changeait pas grand-chose : son cœur battait toujours un peu plus vite quand elle était dans le coin, et ses yeux étaient inlassablement attirés par les siens, quoi qu’il décidait d’y faire.
Il ne pouvait pas accepter ça, mais pouvait-il réellement s’en détourner ? Ca passerait, avec le temps, voilà ce qu’on se dit quand on n’a pas le courage d’affronter la réalité. Il attendrait sagement de ne plus rien ressentir, et si ça n’arrivait pas, il attendrait la fin de l’année, moment où elle quitterait sa classe et où ils ne se reverraient jamais. C’était ça, le deal, posé dès le début d’un accord tacite avec lui-même. Il devait juste être un bon professeur, il ne pouvait pas faire autrement – parce qu’il aimait ça et qu’il ne s’imaginait soudainement pas devenir un mauvais prof. On pouvait lui reprocher tout un tas de choses, mais certainement pas ça, pas de se foutre de ses élèves. ❝ Ce serait dommage, il faut que tu te ressaisisses, tu es une bonne élève Maud, je veux pas te voir gâcher tes chances. ❞ Et, alors, même si la demoiselle était définitivement à part, elle avait tout de même droit aux mêmes faveurs que tous les autres : les fameux conseils – inutiles – d’Aron, le mec qui croit tout connaitre alors que pas du tout. Il était persuadé, en lui proposant son aide, qu’il saurait la guider quelque part, la rassurer, lui promettre que tout irait bien. Pas parce qu’elle était Maud, mais parce qu’elle était son élève. Il ne pouvait pas faire de différence, pas entre elle & tous les autres… Mais alors, comment expliquer ce pincement, au fond de son cœur, alors qu’elle venait de lui avouer le fond de son problème ? C’était si prévisible, au fond… Elle était jeune, belle et pleine d’avenir. Un mec, c’était tout ce qui manquait pour rendre le tableau parfait, à son âge. Il était si ridicule qu’à cet instant, il eut presque la pulsion de la virer de sa classe pour se retrouver seul et retomber sur ses pieds. Qu’est-ce que ça pouvait bien lui foutre, au fond, ses histoires de cœur douloureuses ? C’était pas son rôle, il était pas censé, il en avait rien à battre, normalement… C’était désagréable à entendre, pourtant, et pire encore à imaginer. Mais Aron, le roi de l’illusion, sorti les meilleures cartes de son jeu pour sauver avec brio toutes les apparences. ❝ Oh, alors c’est ça qui prend ton esprit en otage, ❞ annonça-t-il en faisait mine d’être plutôt soulagé par la nouvelle. C’était pas vraiment le cas, au fond. ❝ Ecoute, je suis certainement pas Cupidon, mais… C’est douloureux, ces histoires-là, à ton âge. Je te conseillerai de pas forcément y penser trop, la plupart du temps c’est inutile. Avec le temps, tout finit par s’arranger, ❞ lança-t-il en mode psychologue improvisé. Et pourtant. Pourtant il n’en pensait pas un seul mot. Y’a rien de plus compliqué que les histoires de cœur, et ce à n’importe quel âge.
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Message(#) Sujet: Re: ❝right now, wrong then❞ (maud) Lun 14 Déc - 12:14


Right now, wrong then
Aron & Maud
Maud le savait très bien, beaucoup de personnes autour d’elle s’étonnaient de la voir encore célibataire. Elle était une jeune femme ravissante, agréable et sympathique… Pourquoi restait-elle donc seule ? La véritable raison à cela était tout simplement que la demoiselle n’était pas franchement attirée par les garçons de son âge. En fait, c’était même pire que cela. Elle était surtout attirée par les relations compliquées, voire impossibles. Un jeune homme, tout ce qu’il y a de plus normal, de son âge ? Non… Cela ne la tentait pas. Par contre, dès qu’il s’agissait d’un homme plus âgé, cela devenait un peu mieux. Maud n’y pouvait rien… Et plus une relation entre eux semblait impossible, plus elle se sentait attirée par lui. Alors forcément, un homme plus âgé qu’elle, marié et qui était, de surcroit, son professeur… C’était le jackpot ! Parfois, la demoiselle se maudissait d’avoir ce genre de désirs et pensées… Parce que ce n’était pas simple à gérer au quotidien. Et elle demeurait lucide ; il resterait son professeur. Pourquoi ne pouvait-t-elle pas être une étudiante de son âge « normale » ? Elle avait parfois l’impression de venir d’un autre monde… Et elle ne pouvait partager cela avec personne. Qui pourrait la comprendre ?

« Ce serait dommage, il faut que tu te ressaisisses, tu es une bonne élève Maud, je veux pas te voir gâcher tes chances. » Elle acquiesça, sachant pertinemment qu’il avait raison. Mais il lui faisait beaucoup trop d’effet ! « Oui, je vais me reprendre… » confia-t-elle en se promettant de travailler davantage chez elle, si toutefois elle n’arrivait pas à se concentrer réellement en cours. Sous l’insistance de son professeur, elle dut alors trouver une explication, quelque chose pour justifier son manque de concentration en cours. Oui, elle avait de plus en plus la tête ailleurs parce qu’il lui plaisait. Ce n’était pas juste qu’elle le trouvait charmant… Elle le désirait. Et plus elle passait du temps avec lui, plus elle découvrait l’homme qu’il était… plus elle était sous le charme. Et ça, ce n’était pas bon. Pas bon du tout ! « Oh, alors c’est ça qui prend ton esprit en otage » Finalement, ce qu’elle lui avait dit était vrai. Elle avait juste omit un détail : c’était lui, l’homme qui occupait ses pensées. « Ecoute, je suis certainement pas Cupidon, mais… C’est douloureux, ces histoires-là, à ton âge. Je te conseillerai de pas forcément y penser trop, la plupart du temps c’est inutile. Avec le temps, tout finit par s’arranger. » Elle ne put retenir un vague sourire en coin face à l’absurdité de la situation. Celui qui était à l’origine de tout cela était en train de la conseiller et de l’inciter à ne pas y penser. Sauf que ça, c’était difficile lorsqu’il était devant elle. Ce n’était que dans ses cours qu’elle décrochait et se perdait dans ses pensées… pour la simple et bonne raison qu’il était là, devant ses yeux. Et qu’il n’en fallait pas plus à Maud pour se perdre sans des pensées interdites… « Si seulement c’était si simple… » murmura-t-elle tandis que son regard s’attardait un peu trop longtemps sur l’alliance que portait son professeur. Il était marié, elle le savait depuis longtemps. Mais cette pensée l’attristait à chaque fois un peu plus… rajoutant une barrière entre elle et lui. Elle releva soudainement la tête, réalisant qu’il allait se poser des questions si elle ne faisait pas attention à ce qu’elle faisait. La proximité entre leurs visages la troubla à nouveau. Pourtant, elle ne recula pas. « Bon… je crois que je vais y aller. Merci pour… de m’avoir écouté et pour vos conseils. Ne vous inquiétez pas pour moi, ça va aller… » déclara-t-elle en affichant son plus beau sourire. Factice, évidemment. Mais ça, il était difficile de le deviner…




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Message(#) Sujet: Re: ❝right now, wrong then❞ (maud) Dim 20 Déc - 13:39

❝ right now ; wrong then. ❞
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Mentir, pour se sentir mieux, pour laisser le monde penser autre chose, pour croire encore un peu que rien n’est réel. C’était devenu le crédo d’Aron, lui, cet homme habituellement si droit dans ses bottes, sûr de lui et de ses positions. Il y avait pourtant bien une chose qu’il n’assumait pas, un mouvement en particulier qui lui causait bien des misères ; celui de son cœur qui, à chaque instant, devenait fou en la voyant. C’était ridicule, délirant, enfantin presque, et pourtant, il était attiré vers elle comme un aimant et n’attendait secrètement que le moment de le lui faire savoir. C’était dangereux, stupide, immature – il pouvait finalement bien trouver tous les adjectifs négatifs et les associer à ses pensées, ça n’y changerait franchement rien. Ça allait passer, avec le temps. L’année se déroulerait sans encombre, elle réussirait ses examens, et elle s’en irait vers une autre classe, d’autres professeurs et il passerait à autre chose. Voilà ce qu’il se disait, ce dont il tentait encore bêtement de se convaincre. Et pourtant, au fond de lui, il se sentait croiser les doigts en espérant que les choses ne se déroulent pas vraiment comme ça.
Aron pouvait comprendre Maud, parce qu’il ressentait la même chose. Il aurait pu répondre à ses questions, éclairer certaines de ses interrogations, si seulement elle avait osé lui en parler. Mais c’était impossible, et tous deux en étaient totalement conscients. C’était ça, le plus drôle – et tragique de l’histoire : ils auraient pu se comprendre et s’épauler, si la situation n’avait pas été si compliquée. Il l’observait d’un œil plein de questions. En fait, il ne comprenait pas vraiment ce qui poussait la jeune femme à agir de la sorte, il la connaissait et pourtant il ne reconnaissait plus cette élève distante, rêveuse et détachée. Ça lui faisait de la peine, parce qu’elle était un bon élément, qu’il avait de l’espoir et qu’elle commençait à tout laisser tomber. Mais aussi parce que, quelque part, il commençait à sentir qu’elle se détachait peu à peu de lui et ça, ça lui plaisait pas franchement. Elle lui promit de se reprendre, mais ce n’était pas vraiment suffisant, alors il n’hésita pas à renchérir. ❝ En tout cas je suis là, si t’as besoin d’aide pour rattraper les cours ou reprendre certaines notions, n’hésite pas, d’accord ? ❞ Il la gratifia d’un regard encourageant, parce qu’il le pensait réellement. Il voulait être là pour lui sortir la tête de l’eau, si seulement elle désirait faire appel à lui. Après tout, ils s’entendaient bien, se voyaient parfois en dehors et surtout, elle semblait ne plus suivre le fil du cours qu’il donnait lui-même. Alors, ça aurait été dommage de se priver, pas vrai ? Il essayait de s’en convaincre tandis que ses yeux encourageaient la jeune femme à vider son sac. Pas franchement efficace, le coup du professeur inquiet – elle semblait bien loin d’avoir envie de se confier à lui. Un peu plus et ça aurait pu briser son pauvre petit cœur, mais il n’était pas franchement décidé à la laisser s’en tirer à si bon compte. ❝ Ça peut être simple, tu sais ? Il suffit que tu penses à autre chose. Je trouve ça bien que tu t’investisses dans des projets, ça te permet de te libérer l’esprit ! ❞ Il en faisait probablement trop, mais avec elle il avait tendance à toujours vouloir jouer l’homme prêt à jeter des fleurs à la moindre occasion. C’était peut-être un peu maladroit, probablement stupide, mais au final il ne pouvait pas faire grand-chose de plus. Il tenta de dissimuler sa déception lorsqu’elle annonça qu’elle s’en allait. Elle n’allait pas non plus prendre racine dans sa salle, peu d’élèves le faisaient mais… Mais c’était elle et il n’avait pas franchement envie de la voir s’éloigner de si tôt. Il fallait qu’il trouve une excuse, qu’elle reste encore un peu – c’était trop dommage de la laisser filer si rapidement. ❝ Y’a aucun souci, j’ai sûrement pas été d’une grande aide mais n’hésite pas, en tout cas. ❞ Il aurait pu la laisser filer, mais la voir prête à s’en aller le redit immédiatement différent. ❝ Au fait, pour la fête de fin d’année ! On a eu de nouvelles idées qui pourraient te plaire, ce serait bien qu’on en parle autour d’un café, ou quelque chose comme ça. ❞ Il se faisait mystérieux, mais peut-être que c’était suffisant pour la faire rester ? ❝ Enfin, sauf si tu es trop occupée ou quelque chose comme ça, je comprendrais. ❞
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Message(#) Sujet: Re: ❝right now, wrong then❞ (maud)

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