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» Edan-Kane Fitzgerald "
❝ Failure. × It's like I'm losing my mind ϕ ❞

× Ma Célébrité : Colin O'donoghue × Nombre de messages : 2656 × Age du perso : 32 piges. × Job : Médecin en chef dans la Marine. × Côté love : Âme captive de la sirène.


Message(#) Sujet: Would you be my savior ? ϟ Adeona & Fitzgerald² Sam 26 Sep - 17:07

Would you be my savior ?
“Well, we're all wounded. We carry our wounds around with us through life, and eventually they kill us. Things happen that leave a mark in space, in time. In us.” -Six feet under. ϟ Adeona & Fitz²
T
erreur nocturne. Toujours le même rêve. Edan les voit s’enfuir, loin, vite, trop vite pour les faire revenir. Ses mains sont retenues par la tête de son ami agonisant contre ses paumes. Son regard divague, sa poitrine se soulève. Il revit la scène, inconscient de état de sommeil. Cruel voyage dans le passé. Allers-retours incessants. Il revoit les fuyards foutre en l'air les derniers petits morceaux de rêve. Des tas de rêves emballés dans des petits sachets, en poudre ou en cachets. Des rêves de toute les couleurs. Balancés aux ordures. Plus rien. Que le noir et le gris. Sans saveur. Ses mains serrent le visage de son meilleur ami, mais l’overdose est plus forte que tout. Sa conscience le secoue soudainement. Il sait ce qui arrive après. Ce rêve, il l’a déjà subi des centaines de fois, dans tous les variantes possibles. C’est quand il voit le visage de Dean prendre les traits de Dwayne qu’il réagit. Affreuse métamorphose. Les battements de son coeur s’emballent, la sueur coule sur son front fiévreux. Un bruit, étrange et inquiétant déchire le ciel New-Yorkais dans lequel l'endormi est projeté. Comme un éclair. Le ciel tonne plus fort encore, l’aidant à revenir à lui. Brutale réalité, noire et brillante. Le ciel ne se tait pas, tonnant toujours, plus fort encore que quand ses paupières étaient closes. Quelques éclairs furieux déchirent la toison céleste, illuminant la vaste toile de brefs éclats. Dwayne. Le militaire appelle son frère absent, dans le noir il tâtonne, empreint de son mauvais présage. Personne. Evidemment. Il est seul. Sorti en trombe, le ciel force l’admiration. Le désorienté le contemple de brèves secondes, minutes peut-être, y cherchant des réponses. La raison le force à se remémorer les paroles d’Estellà : « Ton frère va bien, même trop bien je dirai. » se rabâche l’affolé en boucle, se forçant à répéter ces mots tout bas encore et encore pour se convaincre de leur véracité. Merde. Cette folie ne suffit pas. Les cauchemars qui le hantent sont plus forts que le réconfort de l’amazone. Le portrait que sa sirène a brossé du prisonnier dragueur, du bel enjoliveur, de cet escroc malin colle pourtant si bien à son frère… Mais cette image s’efface malgré tout. Parce que les éclairs lui ordonnent de réagir, parce que les angoisses nocturnes jouent de sa culpabilité. Pas besoin de psychologue pour comprendre. Non, c’est toujours cette même vieille rengaine, cette nuit plus alarmante que toute les autres. La peur viscérale de faillir à son devoir d’aîné comme il a échoué dans son rôle d’ami par le passé, de trahir son propre frère en le laissant croupir entre les barreaux de bois, là-bas sous la tempête qui menace l’île. Le laisser comme il l’a déjà laissé… Et le défi de ne pas rebrousser chemin une seconde fois. Ne plus lui tourner le dos. Jamais. Vite. Dépêche-toi. Ou il périra. Semble gronder l’annonce de l’orage. L’instinct défie la nuit, poussant les mains du militaire à foncer sur sa planque d’armes. L’hésitation. Pas d’armes en territoire amazone. Mais il lui en faudra une pour libérer Dwayne. Edan réalise où il compte aller, l'évidence qui s’impose.
S
on coeur n’est que secousses. Maintes fois Edan-Kale s’arrête en chemin. La nuit l’inquiète. Doit-il agir maintenant ou attendre l’aube ? Son regard aveuglé redoute la jungle hostile plongée dans le noir. Mais plus que tout, il redoute de ne pas tomber sur elle, son seul espoir. Ses yeux sondent le campement militaire sur son passage. En quête de repère, il cherche à identifier la silhouette de Daryl. S’il est là, visible, elle devrait être tout près. Peut-être l’observe-t-elle… Elle… Adeona. C’est ainsi que l’amazone, la sauveuse providentielle lui est apparue la première fois, rodant autour de leur campement, se montrant curieuse et intéressée par ces hommes, les militaires que ses soeurs méprisent pourtant. Les oeillades que Daryl lui lançait dès qu’elle entrait dans son champ de vision n’échappaient pas à Edan non plus. Alors il s’était donné pour mission de veiller sur l'imprudente de plus ou moins loin, de la protéger des mauvaises intentions des plus investis dans la guerre des clans, dans la guérilla contre les amazones. Les liens du sang. C’est comme ça qu’il l’a eu. Par les sentiments. Ses soeurs… Son frère. Sa seule famille prisonnière de la sienne. Vile manipulation que de blesser le coeur. Et pourtant, le sien se fend chaque fois qu’il croise le sourire d’Adeona attendrie par les histoires qu’il lui raconte sur Dwayne, chaque fois qu’il pense à ce qu’il adviendrait d’elle si elle passait à l’action. Malgré tout le voilà qui progresse aux abord de la jungle, obsédé par son objectif. Kale l’a voulu, décidé, ce sera elle, celle qui, innocente, demeure aveugle à ses charmes d’égoïste. Refouler l’amitié qu’il éprouve envers celle à qui il a confié la vie de son frère. Refouler la confiance qu’il lui porte réellement. A elle, « l’ennemie » absurde plus qu’à ses frères d'arme. Les remords viendront plus tard... Oui, il trouvera bien un moyen de se racheter, de lui revaloir un tel risque plus tard. Pour l’instant il la cherche désespérément, convaincu qu’il est temps. Ce soir ou jamais. Ses yeux se perdent dans la cime des grands arbres, connaissant ses habitudes avec le temps. Elle est perchée là quelque part, il le sent. Il est foutu si elle ne l’est pas ! S’accolant à un tronc, il ose pousser un sifflement fluet. « Montre-toi ma jolie, je sais que tu es là. » Provocation discrète. Le mutin en sommeil. Il doit s'en convaincre, croire en sa bonne étoile, en la chance infime qu’elle se trouve effectivement au-dessus de sa tête. Un instant, il pense à ce qu’il adviendrait de sa personne si n’importe quelle autre amazone se présentait devant lui. Un froissement dans les branches nourrit son imagination. Elle lui sauterait au coup pour le trancher de sa lame. Il serait mort sur le champs. Pas même bon à rejoindre Dwayne dans sa cage pour finir noyé ou mort de froid à ses côtés ou bien écrasé sous des branches cassés par la tempête qui menace. Plutôt abattu d’une flèche en plein coeur ou d’un couteau tranchant sa gorge.
L
e discret froissement des branches finit par lui décrocher un sourire presque serein. Soulagé, il reconnait la chevelure de feu qui se dévoile à ses yeux. Son coeur s’apaise devant la silhouette d’Adeona perçant la nuit. « La tempête ! » Premiers mots qui ne laissent à la rousse aucune chance de parler, volant son tour de parole. Son attention se porte sur le ciel orageux et funeste. Quel constat ! « J’peux pas le laisser. » Ah enfin. Ses attentions deviennent claires, limpides comme le bleu des opalines qu'écarquille l’amazone. Ne pas laisser son frère. Il faut donc aller le chercher. Avec ou sans toi, tente de lui faire comprendre l’entêté, jouant sur la promesse qu’ils ont scellé, cette promesse qu’il a voulu, qu’il a tout fait pour entendre. Il espère que ça la décidera à la tenir, qu'elle le guidera, le suivra ou au moins le rassurera. Après tout, il ne sait même pas où il met les pieds ! Elle seule le sait. Elle seule connait l’endroit comme sa poche. Elle seule peut délivrer le soldat prisonnier. Mais elle ne pourra retenir celui qui se tient librement devant elle. « Aide-moi Adeona, j’peux pas le laisser mourir. » Le regard fou supplie, les mots, mauvais présages, se répètent, cherchent à apeurer. Et lui attend, impatient, un seul mot de sa part.
1335 mots © Starseed


long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
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Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Mar 17 Nov - 16:38, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Would you be my savior ? ϟ Adeona & Fitzgerald² Sam 3 Oct - 15:40

Some saw the sun, some saw the smoke, some heard the guns, some bent the bow.  Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Adeona & Fizgerald²

Mon ressenti s'est avéré vrai, une tempête se prépare. Voilà deux jours que j'observe le ciel, il gronde sous son allure grise et la chaleur sur terre a augmenté. Mon someil est agité, je suis éveillée depuis une bonne dizaine de minutes, impossible de me rendormir. D'ici quelques heures une tempête s'abbattra sur l'île. Et cette fois-ci elle sera violente. Je le sens, l'île nous envois une épreuve. Elle veut nous défier. J'ai prévenu mes sœurs nous sommes prête à affronter la colère de l'île, notre tribu est à l'abri nous seront en sécurité. En revanche les rescapés ne sont pas à l'abri, ils ne doivent pas non plus se douter de ce qu'il va leur tomber sur la tête. Daryl, il faut que je m'assure qu'il soit sain et sauf. Je ne veux pas le perdre, car à mon avis l'île arrachera des vies à ses habitants. La nature peut-être cruelle aussi. Je ne suis pas tranquille, je décida donc de partir avertir les gens de la suite des événements. Même si on me considère comme une ennemie, c'est une question de vie ou de mort. Personne ne mérite de mourir dans une tempête. Je m'habilla rapidement et laissa mon arc, je tiens à être discrète. Voilà quinze minutes que je marche dans la jungle, mes vêtements sont humidifiés à cause de la fine pluie qui tombe depuis deux jours. La pluie ne me gène pas d'habitudes mais cette pluie est signe de mauvais présage. Elle rends les déplacements difficiles et procure une sensation d'inconfort. Être trempée toute la journée me fatigue énormément, il faut que je garde des forces pour la suite. Je ne me sens pas prête pour ce futur événement mais il va bien falloir l'affronter. Tout en m'approchant du campement des rescapés j'aperçus rapidement certaines personnes tout autant stressés que moi. Mon objectif est de trouver Christopher, l'un des chef du campement, je tiens au moins à l'avertir et à lui donner des conseils pour qu'ils se protègent le mieux. J'espère qu'il ne dors pas, après être entrée dans le camp je me dirigea vers sa hutte. De la lumière, lui aussi ne dors pas. Évitez la forêt, mettez vous à l'abri dans des grottes c'est votre meilleure chance ces mots sortirent de ma bouche une fois devant Christopher. Je ne pris pas le temps de le saluer, le temps presse. Je tenta d'expliquer la gravité de la situation et Chris me fît comprendre qu'il a pris les précautions nécessaires pour protéger tout le monde. Une fois le message passé, je l'observa une dernière fois tout en espérant le revoir un jour, entier. Restez en vie fût mon dernier conseil. C'est le plus important mais aussi le plus difficile. La survie n'est jamais simple et aujourd'hui elle l'est beaucoup moins. Je quitta le campement Tikiti pour enfin me diriger vers la planque militaire. Cette fois-ci je choisis de me déplacer d'arbres en arbres, l'accueil sera moins chaleureux s'ils me repèrent de loin. Comme au bon bon vieux temps, je pris le temps d'escalader un arbre assez grand pour pouvoir prendre de la hauteur et observer leurs camp. Rien à signaler. Les militaires sont très souvent calme. Maintenant il faut que je trouve Daryl, ce ne sera pas une tâche aisée. Vaguant d'arbre en arbre je le cherchais du regard. Rien. Personne. Pas un signe de sa part. Il doit surement dormir, je suis idiote de penser pouvoir le trouver en pleine nuit. J'espère qu'il saura se protéger. Je sais que je ne devrais pas m'inquiéter, après tout les militaires équipés pour. Mais je sens que cette fois ce sera différent, ce sera plus violent. Je ne veux pas le perdre. Perchée sur mon arbre à sa recherche je me rendis compte que pour la première fois de ma vie j'éprouve de la peur, je n'ai jamais été aussi inquiète. Si seulement je pouvais agir et aider chaque personnes sur cette île. Malheureusement j'en suis incapable.

Soudainement je vis une ombre au loin bouger. Qui est-ce ? Quelqu'un s'est réveillé. Je ne suis pas la seule à m'inquiéter. L'ombre bougea rapidement, elle se dirigea vers l'entrée du campement. Ce n'est pas Daryl, j'aurais reconnu sa démarche. L'ombre s'arrêta au niveau d'un arbre, observant la cime. À cause de l'obscurité je ne le vis pas clairement, le bruit de la pluie sur les feuilles des arbres m'empêchèrent également de bien le percevoir. J'ai l'impression de le reconnaître. Il cherche quelque chose, qu'est ce que ça peu bien être ? Malgré les bruits parasites je réussi à capter les paroles qu'il murmura. « Montre-toi ma jolie, je sais que tu es là. » Cette voix, ça ne peu être qu'Edan. Je m'approcha de le l'arbre devant lequel il se tenait. Sautant agilement d'une branche à l'autre. Je l'aperçu. Il a l'air terrorisé et perdu ; puis quand son regard se posa sur le mien son visage s'apaisa. Puis avant que je puisse lui demander ce qu'il faisait debout à cette heure là, il enchaîna en disant : « La tempête ! » Il sait. Il sait qu'il va se passer quelque chose de grave. J'aurais du le voir directement en l'observant. Il montra du doigt le ciel et me regarda à nouveau, essoufflé et apeuré. « J’peux pas le laisser. » Son frère, il parle de son frère. Il m'en avait parlé auparavant. Il est prisonnier dans ma tribu. Son regard me supplie, il a peur et me demande de laide. « Aide-moi Adeona, j’peux pas le laisser mourir. » Sa voix le trahit, il est effrayé et veux sauver son frère. Je le connais, même si je décline sa demande il partira chercher son frère. Il fera tout pour le sauver, sinon il ne serait pas venu jusqu'ici pour me trouver. Sa voix tremblante me rappela que j'étais venue pour trouver Daryl. Je me met à sa place, je ferais tout pour sauver Daryl comme lui le ferait pour son frère. Je peu libérer son frère mais ça me coutera cher. Les prisons sont à l'extérieur de la grotte, Edan a raison son frère va mourir, y compris les autres prisonniers. Je choisis de l'aider. Il ne me reste pas longtemps pour agir, si je veux le sauver c'est maintenant. Edan me fixait toujours, je pris une grande inspiration avant de lui dire «Trouve Daryl et restez en vie, tous les deux.» Je ne sais pas pourquoi j'ai pris cette décision. Surement dû à la gravité de la situation, aussi à la peine qu'Edan m'a fait ressentir. Je grimpa sur une branche et sauta sur l'arbre voisin, je continua mon chemin ainsi laissant Edan derrière moi. Espérant qu'il trouve Daryl et qu'ils réussissent à survivre à la tempête. Quant à moi je vais devoir trouver un moyen de libérer un prisonnier sans me faire repérer. Il me reste un quart d'heure pour trouver une stratégie. Un quart d'heure pour sauver le frère d'Edan. Ce ne sera pas une tâche facile mais je devrais m'en sortir. De toute façon je n'ai pas le choix, soit je le sauve, soit on meurt tous les deux.

1363 mots











LIÉES PAR LE SANG:
 



Dernière édition par Adeona-Maely S. Azalaïs le Lun 23 Nov - 15:38, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Would you be my savior ? ϟ Adeona & Fitzgerald² Ven 16 Oct - 20:29

Would you be my savior ?
“Well, we're all wounded. We carry our wounds around with us through life, and eventually they kill us. Things happen that leave a mark in space, in time. In us.” -Six feet under. ϟ Adeona & Fitz²
L
e sentiment que quelque chose se prépare. Grave et imminent. Quelque chose va leur tomber sur la gueule, à tous, toute ces âmes tranquillement endormies pendant que l’insomniaque panique. Ce foutu sentiment qui le prend aux tripes sans vouloir le lâcher. Edan avait hésité, une fraction de seconde, entre courir auprès de ses frères d’armes et prendre les choses en main lui-même. Mais de lui-même il ne peut pas faire grand chose, seulement brasser de l’air et s’en remettre à la chance comme il le faisait en pénétrant dans la jungle. Ombre parmi les ombres, ses doutes se matérialisent en d’effrayantes formes. Des pensées troubles sur le sort de son frère, des prières pour qu’il reste en vie. Et son imagination dessine une amazone inconnue lui tomber dessus pour lui ôter la vie. Sa main se raccroche au canif caché dans sa ceinture, ce canif qu’il doit remettre à Dwayne, ce canif qu’il ne peut faire parvenir jusqu’à lui par ses propres moyens. La nuit l’aveugle, l’aube tarde à apparaître, tout n’est qu’ombre inconnue, comme une étendue nouvelle jamais explorée. Kale douterait même pourvoir faire le chemin jusqu’au repère d’Estellà. Et cette maudite pluie qui se met à tomber, rien que des fines goûtes, traitres, fourberie de la tempête qui se prépare, a le don de le déprimer. La voix grave du militaire impatient perce rapidement la toison nocturne, quémandant la présente d’une sauveuse, se convainquant lui-même qu’elle est là quelque part, perchée dans les arbres tout près, qu’elle le voit. Elle doit venir, pour Daryl, elle viendra. C’est la première fois que le sort du solitaire repose sur l’amour unissant deux êtres, au point qu’il se sent tout drôle lorsque la silhouette de l’amazone se distingue à ses yeux troubles. Il croit déceler de la peur dans ses grands yeux en amande d’ordinaire joyeux, ou alors est-ce sa propre terreur qui s’y reflète ? La présence de la rousse apaise ses craintes un instant, le temps de balbutier de futiles paroles. Il peine à exprimer ce qui se cache derrière cette tempête. Non, ce n’est pas la peur de l’île, de la colère du ciel, des dégâts ou des vies perdues. Rien que la volonté égoïste de sauver son petit frère. La frayeur irrationnelle de le perdre lui, lui et lui seul. Mais il ne peut pas avouer cet égoïsme pur, ce besoin viscéral de contrer une nouvelle vague de culpabilité s’il reste là à ne rien faire, pas pour aider tous les autres inconscients en plein sommeil, ceux qui se réveilleront trop tard, mais Dwayne et aucun autre. La tempête, de l’aide, son frère qui va périr s’ils laissent l’eau et le vent ravager sa cage, le noyer entre les murs de sa prison, les mots s’enchainent, maladroits et incertains alors que ses pas prennent les devants, risquant de s’enfoncer dans cette végétation où il ne distingue aucune piste, ne ressentant que son appel, l’appel des liens du sang.
L
a pousser à le suivre, à accepter de l’aider en ne lui laissant pas le choix, vile tentative désespérée. Le silence de l’amazone qu’il devine pensive ne le freine pas. Il avance, à reculons pour ne pas la quitter des yeux que les siens sollicitent toujours, et il avancera jusqu’à ce qu’un son le dissuade de faire un pas de plus. Daryl. Trouver Daryl. Les premiers mots d’Adeona lui déchirent le coeur. Il ne peut s’empêcher de penser à elle. Estellà. Au chemin qu’elle n’a pas fait jusqu’à lui. A l’inquiétude qui ne l’a pas poussée à le trouver comme sa soeur est venue trouver Daryl. Un doute soudain, aimerait-elle qu’il le fasse ? Qu’il vienne a elle ? Et d’autres suivent, a-t-elle vu à sa façon ce le désastre prêt à s’abattre ? A-t-elle su le sort qui lui est réservé ? Il ne sait même pas où la trouver. Est-elle en sécurité auprès de ses soeurs ou s’est-elle isolée ? Et il ne le saura pas. Parce qu’il ne demandera rien. Parce qu’il doit taire leur liaison. Il ne peut qu’écouter l’inquiétude d’Adeona faire écho à la sienne, faisant taire ses propres sentiments pour l’ainée de ses soeurs. S’inquiète-elle seulement pour lui où qu’elle soit ? Une dernière question silencieuse. Torture de l’esprit. Daryl. L’Amoureuse le sort de ses pensées avant qu’il s’égare encore. « Attends ! » Edan-Kale refuse de la laisser partir comme ça, se résoudre à se décharger du fardeau qu’il porte sur ses épaules pour la laisser s’en démener. Il doit lever la tête pour s’assurer qu’elle se soit arrêté dans son ascension, prête à disparaitre d’un bon dans l’arbre. « Donne-lui ça. C’est un truc entre nous, il saura. » Il sort le canif d’un geste lent et mesuré de derrière son dos tout en parlant, le tenant par la pointe pour lui tendre le manche avec le plus de précaution possible. Un truc entre nous, un vieux et imposant couteau de chasse. Il n’ose confronter son regard dubitatif pour ne pas échapper un rire. Comment lui faire comprendre la spécificité de ce simple couteau ? Du mot qu’il a caché dans le manche ? « T’auras pas besoin de le libérer, il le fera. Tu pourras faire vite comme ça, je ne voudrai pas qu’il pense à se venger si tu restes auprès de lui. » Voilà, c’est dit. Aveu du risque qu’il redoute dans un élan d’honnêteté, celui que le prisonnier profite de cette opportunité pour se venger, pour lui faire du mal ou la menacer. « Je vais m’assurer personnellement de la sécurité de Daryl. » Une promesse en échange d’une autre. Tentative de détourner son attention du danger, du risque que représente Dwayne en acceptant à son tour la mission qu’elle lui donne. Mais voilà, l’aîné ne peut s’assurer que son cadet reste sage et qu’il s’en ira gentiment le retrouver. Malgré les paroles rassurantes d’Estellà, il ignore ce qu’il a vécu tout ce temps, comment il a ruminé pour passer le temps, de quelle façon il s’est lié aux amazones le surveillant, si des machinations se cachent derrière ces liens. Alors une petite voix lui dit que peut-être, il ne se servira pas de ce couteau pour le bon usage. Mais Adonna est là, prête à foncer pour lui venir en aide, littéralement prête à voler à son secours à la voir ainsi bondir d’arbres en arbres sous le vent pliant leurs branches. Pour ça il compte la protéger, quitte à prendre le risque qu’elle revienne sur sa décision. Au lieu de quoi elle disparait dans la tempête naissance.
L
e stress grimpe à mesure qu’il aide les militaires à mettre le matériel en lieu sûr, s’occupant au mieux de l’infirmerie tout en bataillant pour qu’Avery suive ses collègues dans leur planque. Certains s’éparpillent pour assister les naufragés, d’autres investissent un abri provisoire. Lui, guette le moment propice pour attraper Daryl et le forcer à ne pas jouer les héros. Evidemment ses seules paroles vont pour l'être aimée qu'il veut préserve. Edan commence à connaitre la chanson, aigri par tout cet amour dont on le plombe ! S’éclipsant avec la complicité du militaire, le stress s’amplifie à mesure des rafales de vent et de pluie, déjà plus rapprochées, plus violentes. Il songe à la rencontre entre l’otage et son secours, à l’indice qu’il doit découvrir. Le soleil se couche à l’Ouest, ou en jargon de fugitif ma voiture est garée à l’Ouest, jargon que les frangins connaissent bien. Un stratagème un peu tordu mais dont ils ont déjà usé dans leur jeunesse pour faire comprendre à l'un que l'autre l’attend. Dwayne n'a qu’à suivre cette direction pour le retrouver, et ensemble ils rejoindront l'abri des militaires. Du moins, c’est ce que Fitzgerald avait imaginé, mais maintenant que le temps presse il s’agirait surtout de se trouver un abri de secours. Des cris de rage contre les éléments lui barrant la route lui brulent la gorge sans se faire entendre pour autant, aspirés par les bourrasques. Bientôt trempé, ses mains tremblantes peinent à tenir la boussole le guidant vers la bonne direction. De nouveau aux abords de la jungle dont la noirceur s’évapore dans un levé de jour tristement grisâtre, il profite d’une accalmie qu’il sait provisoire pour reposer ses nerfs, allant se tapir sous des racines déterrées. Ses inquiétudes sont à présent doubles : pour Dwayne qu’il attend impatiemment de voir débouler, pour Adeona qu’il sait menacée et qu’il espère en sécurité. L’attente est insoutenable.
1523 mots © Starseed


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Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Mar 17 Nov - 16:38, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Would you be my savior ? ϟ Adeona & Fitzgerald² Mar 20 Oct - 0:09

Some saw the sun, some saw the smoke, some heard the guns, some bent the bow.  Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Adeona & Fizgerald²

La terreur se lisait sur son visage. Mais aussi de l'amour, son regard en est remplie. Edan veut sauver son frère, mais je sais aussi qu'il est en train de penser à Estellà. Comme moi je pense à Daryl. Je l'observe, assise sur ma branche, j'observe l'espoir, la peur, l'amour. Il se tient devant moi, trempé par la pluie qui ne cesse de tomber depuis de nombreuses heures maintenant. Le ciel ne va pas tarder à se déchaîner. Pourtant je ne quitte pas des yeux Edan, il me rappelle que je suis la seule à pouvoir prendre mon destin en main. Il me rappelle également que je peu compter sur lui, le nombre de fois où l'on m'a toujours dis de faire attention aux militaires. Edan m'a prouvé que ce sont simplement des hommes ayant perdu tout espoir de retourner sur leur pays d'origines. La pluie s'intensifie doucement. Je ne cesse de le regarder droit dans les yeux, comme si j'attendais un sermon finale. Mon cœur s'agita, mon poul s'accélère je le sens. C'est le moment d'agir. Je glissa doucement de la branche pour bondir sur la prochaine. Laissant Edan derrière moi. Ce ne sera pas une tâche facile, mais je peu le faire, après tout je connais chaque recoins de la tribu. J'ai moi même crée des passages secret pour m'y échapper discrètement. Mes pieds glissaient sous le bois humide, la pluie ne facilite pas mes déplacement. Une fois à terre ce sera plus simple. Une voix me fit stopper net. Edan ? Que peu bien-il encore me vouloir ? Le temps presse, ce n'est pas comme si je pouvais papoter tranquillement. « Attends ! » Je descendis doucement de la branche sur laquelle je me tenais, pour retomber délicatement sur mes pieds. Il arriva, essouflé, sa main dévoila un couteau qu'il venait de prendre depuis sa ceinture. Je l'observa attentivement et le regarda à nouveau; « Donne-lui ça. C’est un truc entre nous, il saura. » Un truc entre eux ? Un souvenir certainement. Peu importe je le pris et le glissa dans ma ceinture avec attention. Ses dernière paroles me guideront à travers mon futur périple pour aider son frère. Je suis censée le laisser partir seul de son côté ? On verra bien, mais je ne risque pas de le lâcher d'une semelle s'il doit arriver ici vivant. Une promesse est une promesse, on ne sait jamais ce qu'il pourrait être capable de faire. Et s'il s'en prends à ma tribu ? À mes sœurs. Non c'est bien trop risqué. Je veux bien aider Edan, mais je le ferais à ma façon. Son frère aura le couteau et il aura sa liberté, accompagné par mes propres soins. « Je vais m’assurer personnellement de la sécurité de Daryl. » Daryl, je compte bien le retrouver après. Si je fais tout cela c'est bien pour lui. Mais quand est-il d'Estellà, Edan sait-il où elle se trouve ? Il doit être très inquiet. Je peu compter sur lui, nous sommes tous les deux attachés à quelqu'un et nous ne voulons pas la perdre. Je me tourna une dernière fois vers Edan avant de lui dire; "À toute à l'heure." Maintenant je ne peu compter que sur moi et espérer que tout se passe bien.

La pluie tombait désormais de plus en plus fort. Il est de plus en plus difficile de voir où je marche et dans quel direction je me dirige. Heureusement je connais le chemin par cœur. Le retour sera moins facile, en compagnie du frère d'Edan. Tenant le couteau qu'il m'a donné fermement entre mes doigts, je commence à planifier la façon dont je vais faire évader Dwayne. Il va d'abord falloir expliquer mon absence à Aïdena. J'espère qu'elle me comprendra même si je ne compte
pas trop là dessus. Le ciel vibre, les premiers éclairs affichent leurs colère dans le ciel, ce qui me laissa entrevoir où je me trouvais. La tribu, elle n'est plus très loin, je reconnais les lieux. Plus que quelques mètres et j'y suis. L'eau ruisselle sur mes cheveux, mes vêtements sont totalement collés sur ma peau. Je n'entends aucun animal dans les parages. Uniquement le bruit de la pluie et les éclairs dans le ciel. Rien de très rassurant. Mais une fois l'antre secrète devant moi, l'espoir réchauffa mon cœur. Je ne dois pas perdre une seule secondes. J'agis vite, je me dirigea rapidement vers ma hutte, y déposa quelques affaires et bondit vers mes sœurs pour leurs expliquer l'état du ciel et de la situation. Leurs paroles et leurs inquiétude me fit paniquer. Vais-je vraiment réussir à libérer Dwayne ? Et s'il était trop tard ? Soudainement le ciel gronda de plus belle. La tempête est toute proche, c'est maintenant ou jamais. Je m'excusa en prétendant vérifier que toute la grotte est sécurisé, afin de m'éclipser discrètement par l'arrière de la grotte. Un petit passage que je suis la seule à connaître et qui mène directement vers l'arrière des cachots. Le moment d'agir est venu. Aucun garde se trouve dehors, et la pluie a déjà à moitié inondé les cellules. À première vu, les prisoniers m'ont encore l'air en vie. J'escalade le cachot dans lequel se trouve Dwayne et glissa sur le côté pour atteindre directement la serrure qui fermait la porte. Je ne pris pas le temps dé vérifier s'il m'a entendu ou bien s'il s'apprète à me sauter dessus. Je sortis le couteau qu'Edan m'a confié et brisa la serrure sans grande difficultés. J'ouvris la porte d'un mouvement frénétique. De l'eau de pluie coula vers mes pieds, une ombre s'approcha de moi, je ne le distingua pas vraiment au début, il faisait trop sombre. Mais dès qu'il mit un pas en dehors de son cachot, je découvris enfin le visage du frère d'Edan, abîmé par l'emprisonnement. Il est trempé, ça dois faire longtemps qu'il prends la pluie. Ses yeux perçants me dévisagèrent. Il ne dis rien, pas un mot, pas un signe, aucun geste brusque. Je lui tendis le couteau. Il l'observa attentivement avant de le prendre et leva à nouveau ses sombres yeux vers moi. Je recula d'un pas pour lui faire comprendre de passer derrière moi. Ce qu'il fit, sans me quitter du regard. Je ferma la porte, et me tourna vers lui. Il tenait fermement le couteau. Edan avait raison, ce couteau signifie beaucoup pour son frère, et cet objet m'a très certainement sauvé la vie. En effet, Dwayne ne doit pas être en très bon terme avec ma tribu et il a toutes les raisons du monde pour m'ôter la vie maintenant, mais il ne l'a pas fait. Finalement, j'ai peut-être une chance de nous sauver tous les deux des griffes de la tempête. "Suis moi, je vais te sortir d'ici." Après ces mots j'escaladai à nouveau le cachot et retomba de l'autre côté, sans tourner les yeux, j'entendis Dwayne me suivre, je lui souffla alors; "Edan nous attends." Oui, il nous attends, et j'espère qu'il est bien abrité, car la tempête arrive.

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Message(#) Sujet: Re: Would you be my savior ? ϟ Adeona & Fitzgerald² Mer 28 Oct - 21:01




Stabbing Westward
What do I have to do ?
Adeona & Edan & Dwayne
« Would you be my savior ? »Depuis quelque jour, du fond de ma cage, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose d’anormal qui se passe sur l’île. Bien sûr, étant enfermé depuis longtemps, j’ai perdu la notion du temps et je ne suis pas à jour dans les nouvelles de ce qui se passe sur l’île. Où je suis, il n’y a personne pour prendre de mes nouvelles, s’enquérir sur mon état ou encore me dire ce qui se passe sur l’île et pour combien de temps encore on va être pris ici. Ma vie ne se résume pour l’instant qu’à manger de peine et de misère, dormir et attendre. Rien de bien excitant. J’ai tellement hâte de sortir d’ici juste pour avaler un énorme burger avec une bonne bière avec mes amis soldats. Est-ce qu’ils pensent à moi où je fais déjà parti du passé dans leur esprit ? Peut-être qu’ils se disent que c’est peine perdue pour moi et que je ne les reverrais jamais… Ou ils me croient mort. J’imagine déjà leur réaction en me voyant débarquer au campement. Mais pour ça, il faudrait que je commence par sortir d’ici et trouver ledit campement… Le tonnerre gronde, me faisant sursauter. La nuit est plus noire que jamais, je n’ai jamais vu une chose pareille. Mes yeux ne s’habituent pas à l’obscurité. On dirait que la fin du monde va arriver. Le froid pénètre mes entrailles et me glace les os. J’ai peine à me mouvoir, je grelotte. Je n’ai ni couverture, ni manteau, ni chauffage pour m’aider à traverser cette épreuve. Ici, je suis seul avec moi-même. Ça y est ! Si les amazones n’ont pas eu ma peau, c’est la vie qui aura raison de moi. Mourir dans une cage, ce n’est pas la meilleure façon de mourir. J’aurais aimé voir mon frère une dernière fois avant de m’éteindre. Juste pour lui dire que je l’aime et lui raconter tout ce qu’il ne sait pas. Ce que je n’ai jamais osé lui dire par lâcheté. Mourir sur une île déserte, loin de sa famille, c’est vraiment moche. J’ai peur. Oui moi Dwayne, le militaire endurci, avec une carapace solide qui cache une grande sensibilité et rendu monstrueux par les atrocités de la guerre. Moi, je vais disparaître sans avoir mon mot à dire. Le seul point positif qui me vient en tête est qu’au moins les amazones ne pourront plus me faire souffrir.

Je fais une dernière survolte de ma vie dans les dernières années, je peux bien faire ça avant de mourir pour me convaincre à quel point ma vie était merdique. Au fond, ce serait une sorte de libération pour moi, non ? Ça fait exactement… En fait je n’ai aucune idée du nombre de temps que j’ai passé ici. Mais ça fait beaucoup trop longtemps à mon goût que j’étais pris ici entre les griffes de ces folles sauvages et voraces. Plusieurs semaines que je suis fait prisonnier d’elles et mis dans une cage étroite et inconfortable où j’ai toujours froid et faim. Quand je ne crevais pas de faim, je souffrais. Je souffrais, car cette folle me torturait. Elle, c’était la pire d’entre toutes. Je m’étais promis que si je sortais d’ici un jour, je me vengerais, quitte à la tuer. Combien de nuits d’insomnie j’ai passé ici à essayer d’échafauder toute sorte de plans tous plus irréalisables les uns que les autres. Pourquoi ? Parce qu’elles me surveillaient constamment. La seule façon de sortir d’ici aurait été d’avoir une aide à l’interne. Qu’est-ce que j’aurais donné pour être libre et sortir de cette fichue île pour aller retrouver mes parents et ma vie d’avant ? C’était une chose impossible à envisager pour le moment. J’allais peut-être mourir ce soir… Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point de regrettais d’être venu ici. Pourquoi m’étais-je embarqué dans cette maudite aventure de merde ? Regardez où cela m’a mené. Pourquoi moi et pas les autres ? Qu’est-ce que j’avais de plus ou de moins qu’eux pour être si intéressant aux yeux des amazones ? J’étais jaloux de la liberté qu’avaient les autres. Qu’est-ce que j’aurais donné pour être parmi eux…

Une branche casse et se fracasse bruyamment sur le dessus de ma cage. « Bordel de merde ! » Je n’ai jamais eu aussi peur. Je suis seul et sans défense contre mère nature qui se déchaîne et s’en prend à moi. Je n’ai pas pu m’empêcher de hurler ainsi. Le vent se déchaîne dans une valse qui entraîne tout sur son passage. Au moins, ma cage est assez solide pour que je ne sois pas entraîné moi aussi. Je ne peux pas me mettre à l’abri. Mon seul abri, c’est la cage. Je me mets à genoux sur le sol, colle mes mains ensemble et commence à prier. Je n’ai jamais été quelqu’un de très croyant, mais là, c’est mon dernier recours contre la mort. « S’il vous plaît mon dieu, faites que je ne meure pas. Il me reste encore trop de choses à vivre et mon frère à retrouver… » Malgré le son infernal du vent, je crois entendre un craquement. Merde, pas encore une branche qui casse. Je vois une silhouette arriver au loin. J’ai l’impression que c’est une femme, mais je ne suis plus sûr de rien. Peut-être que j’hallucine ou que je suis somnambule… Je ne peux même pas dire l’heure qu’il est. La pluie monte de plus en plus et ça m’inquiète beaucoup. Finalement, je vais peut-être mourir noyé, qui sait… J’ai de plus en plus peur. « Qui est là ? » Aucune réponse. Je vois juste un couteau se glisser entre les barreaux de ma cellule et briser la serrure. Non impossible ! Mon rêve s’est réalisé, quelqu’un est venu me sauver ! Je bouille d’excitation à l’intérieur. Je sors doucement de la cellule en ne faisant pas de geste brusque au cas où ce serait un piège et que ce soit une amazone qui attend juste de me tuer. Mais il ne se passe rien. J’observe la jeune femme. Rousse, assez grande, complètement trempée et elle n’a pas l’air trop méchante. Je ne sais pas si je peux lui faire confiance… Je prends le couteau qu’elle me tend dans ma main glaciale qui a peine à se mouvoir. Toujours pas de geste brusque, préférant analyser la situation avant d’agir. Elle me dit de la suivre et commence à marcher devant moi. J’en profite du fait qu’on vient d’escalader la falaise et qu’elle a le dos tourner pour sauter et lui coller le couteau directement sur sa carotide, en exerçant une petite pression pour ne pas qu’elle s’enfuie. « Pas si vite la rouquine. Je veux d’abord m’assurer que tu n’es pas l’une des leur et que je peux te faire confiance. Je pourrais facilement te tuer, tu sais ? » Après avoir passé des semaines dans une cellule, c’est normal que son tempérament agressif refasse surface. Tant de colère et d’impuissance accumulée qui doivent s’extérioriser. « Peu importe qui tu es, je suis conscient que tu n’aurais pas mis ta vie en danger juste pour me tendre un piège. Merci, mais si j’apprends que tu es une des leurs, c’est fini. Je fais le serment de me venger sur chacune d’entre elles… » Quand elle prononce le prénom d’Edan et qu’elle me dit qu’il nous attend, je me détend. Si c’est pour retrouver mon frère, je suis prête à la suivre coûte que coûte. « On va trouver Edan, mais c’est moi qui contrôle à présent. Allons vers l’ouest. » Je n’ai même pas pensé lui demander son nom ni d’où elle venait. La seule chose qui me préoccupait vraiment c’est mon frère. Alors que nous avançons dans notre périple, je réalise à quel point la tempête fait rage.
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Message(#) Sujet: Re: Would you be my savior ? ϟ Adeona & Fitzgerald² Mar 17 Nov - 16:32

Would you be my savior ?
“Well, we're all wounded. We carry our wounds around with us through life, and eventually they kill us. Things happen that leave a mark in space, in time. In us.” -Six feet under. ϟ Adeona & Fitz²
A
tout à l’heure… C’est avec ces quelques mots rassurants qu'Adeona l'a laissé en s'évaporant dans la nuit. A tout à l'heure. Il doute d'y arriver, de voir ce "tout à l'heure" devenir son présent alors que ses pas se font de plus en plus lourds tant il s'évertue à repousser les rafales du vent déchainé. Tant d'efforts envers lui même, de lutte contre les éléments qu'il a regretté à l'instant même où il a pénétré dans la jungle plus hostile que jamais. Là dehors à la merci de la tempête naissant des eaux, assourdi par le bruit des éclairs frappant l'horizon, ses inquiétudes se sont tues un instant. Il n'a pas eu le temps de penser à quoi que ce soit d'autre qu'avancer, à faire un pas de plus, puis encore un, et encore un, jusqu'au dernier qui l’a fait s’écrouler à même le sol trempé. La colère passagère envers les amoureux sollicitant son coeur jaloux le quitte pour un sentiment plus doux, celui que lui inspire les retrouvailles avec son frère. Tapi sous un arbre déraciné, c'est vers son cadet que se tournent toute ses pensées. Ses doutes également. Une scène de guerre martèle son esprit trop imaginatif. L'aîné voit le couteau se planter dans la gorge de l'amazone, et son cadet lui revenir les mains tachées du sang d’une innocente. Non. Adeona a dû partir, le laisser se délivrer seul. Il le lui a bien fait comprendre, la menaçant presque. Son frère reviendra seul, les mains trouvant ses épaules pour s'accrocher, et aucune goute de sang assassine ne salira sa veste. Les minutes s'éternisent aussi lentement que passent les heures pour l'impatient qui attend, démuni, l'inquiet à l'affut du moindre signe dès qu'une branche plie. Le ciel gronde plus fort, alors son cerveau s'ébouillante à force de réfléchir. Se concentrer, encore. Réfléchir, plus vite. L’explorateur nouveau repense à chaque recoin de l'île que ses pas on foulée, puise dans sa mémoire le souvenir d'un potentiel abri, d'une grotte qu'il croit se remémorer mais qui pourrait n’être qu’un mirage, la source d'eau dans le désert sans fin. L'imprudent jure comme un ivrogne quand l'idée de s'élever lui traverse l'esprit. Casse-cou, les semelles de ses rangers effritent l'écorce de l'arbre le plus solide qu'il voit, casse-cou mais pas suicidaire !- tandis que ses bras s'agrippent aux branches glissantes comme si sa vie en dépendait. Son carcan de cuir pèse une tonne sur ses épaules, ou peut-être est-ce le poids de la peur qui déforme la sensation d'apesanteur. Quelques mètres dérisoires pour se hisser plus haut. L'espoir qu'il vient décrocher sur la branche au dessus de sa tête, celui d'apercevoir une piste qui les mènerait tous les deux à l'abri du danger, une fuite toute tracée à l’horizon.
L
es yeux irrités par la brume, les genoux branlants, celui qui s’est improvisé acrobate se tue les iris à la vue de deux silhouettes devançant les éclairs. Sans attendre il glisse, saute et a à peine le temps de tomber que déjà il se relève et accourt vers les égarés. Ou peut-être est-il le seul en quête d’un chemin ? Un sourire enjoué égaye à lui seul le chaos sévissant tout autour d’eux. Il est si heureux, si fier de voir Dwayne mener la marche, ce frère que le sort lui a arraché, sa seule famille de laquelle il a été séparé tout ce temps. Une étreinte poignante et robuste suit au bonheur affiché sur son visage. Suite logique. Émotion qu’il ne peut réfréner. « Hey p’tit frère ! » Trémolos dans sa voix devant ce frère tout sauf petit même si en palpant ses épaules, réflexe du protecteur qui se soucie de sa santé- ses mains constatent son amaigrissement. Une moue soucieuse fronce ses sourcils quand il se détache de lui. C’est à ce moment là seulement qu’Edan prend conscience de la deuxième silhouette, celle dont la chevelure enflammée ne trompe personne. Une apparition qui lui ôte les mots de la bouche. Son regard virevolte d’Adeona à Dwayne et de Dwayne à Adeona, plein de soupçons : Sait-il qui elle est ? « Mais qu’est-ce que tu… » fous là. Le couteau dans la main de Dwayne attire enfin son regard interdit. « Mais t'as… » perdu la tête. Reconnaissance éternelle, reconnaissance éternelle, reconnaissance éternelle… Oui, il lui doit une reconnaissance éternelle, peu importe ses tendances suicidaires, peu importe s’il échappe au courroux de Daryl par miracle, ce qu’elle a fait pour lui, pour son frère, l’oblige à retenir les mots de trop, changeant ses airs d’ahuri en un sourire se voulant rassurant. « Daryl est en sécurité. Et si je ne m’assure pas que tu l’es aussi il me tuera ! » Et si l’amazone prononce un mot au sujet de son amoureux, pour sûr son coeur aigri implosera. La présenter comme une proche de Daryl, laisser entendre qu’elle serait l’une des leurs, peut-être que ça suffira à épargner Dwayne de tout soupçon à son tour. L’ennemi décrété prie intérieurement pour que les gros yeux alarmistes qu’il a posé sur elle suffisent à lui faire comprendre qu’il vaut mieux faire attention à ce qu’elle pourrait dire. Mieux vaut que le soldat n’apprenne pas qui elle est. Pourvu qu’il n’ait pas déjà compris, ou les heures à venir risquent d’être longues…
P
ressé, Edan se passe bien volontiers des présentation et avance de nouveau pour vite se mettre à l’abri, ne leur laissant guère le choix. Ils resteront ensemble, et lui ouvre la marche à la recherche de la petite grotte vue dans ses souvenirs. Il toise Adeona du regard parfois, à la recherche d’une approbation sur les directions qu’il prend, parce qu’il sait qu’elle connait l’île comme sa poche et qu’elle a surement compris où il compte se rendre. Un regard perdu entre douceur et crainte, parce qu’à chaque fois qu’il la regarde, il ne peut réprimer la vision du couteau de chasse sous sa gorge ni s’empêcher de ressentir une sorte de culpabilité, ou d’appréhension pour le temps qu’il leur reste à passer ensemble. Alors ses pas se calent momentanément au rythme de Dwayne qu’il gratifie d’une tape sur l’épaule. « T’as trouvé le mot ? » Mais l’inventif constate que le manche du canif est intact, ce qui lui déclenche un nouveau sourire en mémoire du bon vieux temps. Le mot a été inutile, le symbole du couteau a suffi, vieille rengaine que les frangins connaissent par coeur, Edan l’attendant toujours garé à l'ouest pour le sortir des sales coups, avant que ce soit lui qui s’y fourre… La vue de la grotte tant espérée le rappelle à la réalité chaotique. A voir d’aussi près, la grotte paraît plus étroite qu’il ne se le rappelait. Charmante ambiance de huit clos en perspective, pense l’ironique en faisant entrer l’amazone et l’ancien prisonnier avant de s’y engouffrer à son tour. Se plaçant au milieu, Kale ne peut s’empêcher de toiser le couteau du coin de l’oeil, pas franchement serein. Quelques minutes assis collés tous les trois à écouter la pluie se déverser sur la roche et des arbres tomber au loin. Quelques minutes pendant lesquelles il se mord la lèvre pour ne pas demander des nouvelles d’Estellà à la rousse. Elle-même amourachée d’un soldat ou pas, elle ne doit pas savoir. Personne ne doit savoir et d’ailleurs personne ne sait. De toute façon s’il parle, Dwayne devinera la vraie nature de l’amie venue le délivrer, alors il saura également avec qui son frère a sympathisé en son absence… Ouais, super ambiance en perspective.
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long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
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Message(#) Sujet: Re: Would you be my savior ? ϟ Adeona & Fitzgerald² Lun 23 Nov - 15:52

Some saw the sun, some saw the smoke, some heard the guns, some bent the bow.  Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Adeona & Fizgerald²

La tempête se consume derrière moi. Et Dwayne me fais maintenant face, un couteau à la main. Je n’ai pas le temps de regretter mon action, ce qui est fait est fait. Je n’ai plus qu’à espérer qu’il ne me tranchera pas la gorge une fois le dos tourné. Je l’ai libéré, j’ai fais ce que Edan a tant souhaité, j’ai exaucé son vœux. J’espère sincèrement qu’il est en vie. Tandis qu’un ancien militaire rendu aigris à cause de l’enfermement menace de me tuer ainsi que toutes mes sœur, je pris une grande inspiration tout en tentant de rester le plus calme possible. Je veux protéger ma tribu, mais après ce que j’ai fais je ne serais plus en mesure de le faire. Il va donc falloir que j’éloigne le plus Dwayne de mes sœurs. « Je pourrais facilement te tuer, tu sais ? »  Je suis au courant oui, tu es armé et tu m’es étranger, mais il ignore qui je suis et ce dont je suis capable, j’ai un avantage sur lui même si c’est un homme je suis plus agile que lui et je connais ces lieux par cœur. S’il tente quoi que ce soit je saurais comment réagir. C’est lui qui va mener la danse apparement, il passe devant moi déterminé à retourner auprès de son frère. Je l’avertis cependant du danger de la tempête. Il est assez malin pour éviter de repasser trop près de l’antre secrète des amazones. La tempête fais rage dehors, encore plus rage qu’une heure plus tôt. La nuit est tombée très vite, c’est le noir complet dans la forêt. Mon regard se fixe sur ma tribu je pense à Wilwarin, j’espère qu’il va mieux maintenant et qu’on s’est occupé de sa blessure. Pour un homme qui resté emprisonné pendant une période assez longue, il arrive assez bien à se repérer et à retrouver le chemin vers le campement des militaire. Je n’eu pas besoin d’intervenir, à part l’avertir de la chute de quelques branches. Nous avons mis énormément de temps pour lutter contre la tempête et essayer d’échapper à son destin. La pluie nous repoussa en arrière, les éclairs illuminèrent notre chemin de temps à autre. Nous n’avions pas le temps pour faire des pauses, soit on se faisait griller par la foudre, soit on se risquait à recevoir un tronc d’arbre sur la tête. La tempête ressemble de plus en plus à une apocalypse. Il est vraiment urgent que nous nous protégions, car dans peu de temps on aura moins de chance à survivre.

Je commence à voir le bout du tunnel. Nous sommes à la limite du campement. J’espère sincèrement qu’Edan à réussi à se protéger ainsi que Daryl avec lui. J’espère qu’ils sont en vie et que je n’ai pas fais tout ça en vain. Lorsque nous approchions l’entrée du camp je dis à Dwayne ; « Edan devrait être dans le coin, on va le trouver. » Je l’espérais vraiment. Par pitié Edan soit en vie. Les éclairs sont de plus en plus nombreux à rugir dans le ciel, si bien que je réussis à apercevoir une silhouette au loin sauter par dessus un tronc. Dwayne l’a vu aussi, il s’arrêta et se mis à courir en direction de la mystérieuse silhouette. Puis j’entendis « Hey petit frère ! » Edan il a survit ! Je cacha ma joie, je ne voulais pas gâcher leur retrouvailles, mais c’est un soulagement pour moi d’avoir réussi la mission et d’avoir réunis les deux frères. Et je serais plus en sécurité au côtés d’Edan, c’est mon ami après tout, il pourra expliquer à son frère que je ne suis pas un ennemi. Mes pensées se tournèrent ensuite vers Daryl. Je ne le vois pas aux alentours, il doit surement être à l’abri. Je m’approcha des deux frères une fois que leurs étreinte se soit terminée. Je vis le regard d’Edan, il a l’air perturbé de me voir ici, c’est vrai qu’il m’avait conseillé de fuir et de laisser son petit-frère se débrouiller. Je n’eus pas besoin de comprendre ce qu’il me dit pour savoir qu’il est surpris, choqué, ahuri dème voir ici. Je luis fis comprendre d’un regard que j’ai pris les choses en mains et que finalement tout s’est bien déroulé. Enfin pour le moment. « Daryl est en sécurité. Et si je ne m’assure pas que tu l’es aussi il me tuera ! » Daryl, j’ai hâte de le revoir, il me manques. J’espère qu’il ne s’inquiète pas trop. Je fis un signe de la tête pour faire comprendre à Edan que c’est le moment d’aller s’abriter. Il démarra la marche, je resta derrière suivant les deux frères de près. La tempête fait rage, nos déplacement sont difficiles je prie pour qu’on réussisse à rejoindre la grotte au plus vite. Je devine très vite où il nous emmène. D’où le fait qu’il me regarde de temps en temps pour me consulter rapidement si on est sur le bon chemin. Quelques minutes après nous arrivons enfin à destinations. La pluie commence à me peser, être trempé constamment c’est fatiguant à la longue. L’un après l’autre nous entrions dans la grotte, nous sommes ans sécurité maintenant. Enfin plus ou moins. En tout cas nous risquons moins notre vie ici que dehors. Une fois au sec, j’observa la tempête qui ne cessa de monter en intensité. Beaucoup de personnes vont risquer leur vie ce soir, j’espère que la plupart sont en sécurité.  Je me tourna alors vers Edan et Dwayne, les deux frères sont silencieux, cependant je remarqua qu’ Edan a envie de me parler, mais il se retient peut-être a t-il envie de me protéger. Je tenta alors de lancer un début de conversation ; « On s’en est plutôt bien sortit, ça aurait pu être pire. » J’essaie d’être optimiste, déjà que l’ambiance est pesante autant tenter d’embellir un peu les choses. De plus on va rester plusieurs heures ici, avant que la tempête ne se calme. On a la nuit pour discuter donc autant briser la glace maintenant. « Les rescapés sont en sécurité ?» Je ne pu m'empêcher de prendre des nouvelles. C'est eux qui sont le plus en danger, je ne m'inquiète pas pour ma tribu, les amazones sont préparés pour ce genre d'évènements. Mais les rescapés eux ne sont pas préparés. Je préfère être cash et demander à mon ami des nouvelles, quitte à risquer ma couverture, il me doit bien ça.

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Message(#) Sujet: Re: Would you be my savior ? ϟ Adeona & Fitzgerald²

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