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Message(#) Sujet: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Sam 8 Aoû - 17:46

when i met you, i knew nothing will be the same
Augustine & Lydia

✻✻✻ Lydia était dans le grand salon de la maison de ses parents. Elle tourna sur elle-même, regardant les moindres recoins de la pièce. Il n’y avait personne. « Papa, Maman, je suis rentrée ! » dit-elle plusieurs fois de suite. La pièce résonnait. Puis la porte menant à la cuisine d’ouvrit. Le petit cœur de la jeune fille se mit à battre plus fort. Là, sa mère et son père la rejoignaient, et l’enlaçaient. Puis ses grands frères et sa sœur sont arrivés à leur tour, et sautaient de joie en la voyant. Lydia était rentrée à la maison. Lydia se sentait bien de nouveau chez elle. Sa famille desserra leur étreinte, puis les murs de la pièce sont devenus plus sombres, jusqu’à devenir noirs, et tous les proches de la petite brune ont disparus avec le reste. La jeune fille criait. Elle hurlait, mais la pièce était devenue vide, puis inexistante.

Lydia se réveilla difficilement ce matin-là. Elle ouvrit lentement les yeux, et lorsqu’elle réalisa que tout cela n’était qu’un rêve, elle soupira de soulagement. La petite brune entendait d’autres rescapés, parler pas très loin de sa petite tente. Quelle heure était-il ? La jeune fille se posait souvent cette question. Elle avait appris à lire l’heure d’après la position du soleil dans le ciel, mais regarder une montre qui fonctionne lui manquait. Elle s’assit finalement sur son lit, enfin ce qui lui servait de lit plutôt, c’est-à-dire un tas de couvertures et les restes d’un siège appartenant à la première classe de l’avion. Elle se frotta les yeux, s’étira les bras et les jambes, puis enfila un t-shirt de couleur bordeaux et un jeans noir. Lydia prit ensuite un morceau de miroir qui lui permettait de pouvoir tout de même regarder son reflet. Elle passa sa main droite dans ses cheveux, dans le but de se recoiffer, puis posa le miroir à sa place initial. Elle sortit de sa petite tente, fronçant les sourcils lorsque les rayons du soleil ont commencé à effleurer son visage.

La petite brune se dirigea premièrement vers la cuisine aménagée du campement où se trouvait la nourriture. Lydia avait faim, comme souvent d’ailleurs. Mais elle savait qu’elle n’avait pas le droit de s’empiffrer. Il fallait de la nourriture pour tout le monde. Une fois arrivée là-bas, elle aperçut Daryl et Christopher. Elle roula des yeux et espérait qu’ils ne la verraient pas. Elle prit plusieurs fruits puis alla s’installer un peu plus loin pour petit-déjeuner. Manque de bol, les meneurs l’avaient repéré. « Même pas l’droit de manger tranquillement ici… » Marmonna-t-elle alors qu’ils s’avançaient vers elle. La discussion fut brève. « Lydia, ça serait bien que tu ailles vers l’épave de l’avion aujourd’hui, tu sais, pour essayer de récupérer tout ce qui pourrait servir d’arme une fois un peu arrangé. » La petite brune ne les regarda même pas, elle croqua énergiquement dans son fruit avant de répondre d’un ton lasse« Ouais, ouais, d’accord, j’irais… »

Un peu plus tard dans la matinée, Lydia se dirigea vers l’épave, son sac à dos préféré sur les épaules et sa mine renfrognée sur le visage. « Vas-y Lydia, va faire le sale boulot à notr’ place, pendant que nous on sirote du jus de noix d’coco en continuant à donner des ordres aux autres ! » Marmonna-t-elle à nouveau, tout en donnant des coups de pied dans les cailloux qui se trouvaient à sa portée. Elle savait qu’elle n’avait pas le choix, mais ça ne voulait pas dire qu’elle allait effectuer cette tâche dans la joie et la bonne humeur.
Une fois arrivée sur place, elle posa son sac à dos au sol, et s’approcha d’avantage de la carcasse. Cela ne lui rappelait pas de très bons souvenirs. Peu de rescapés venaient traîner ici maintenant. Et quand ils venaient, c’était le plus souvent pour trouver de quoi améliorer leur confort ou fabriquer de nouvelles armes. Ce n’était jamais pour le plaisir, finalement. Lydia ne l’avait jamais montré devant les autres, mais venir devant cet avion, cela l’affectait tout autant que les autres rescapés. Sauf qu’elle, elle ne pleurait jamais devant les habitants de l’île, elle ne montrait que très rarement des signes de tristesse. C’était peut-être pour ça que les meneurs préféraient l’envoyer elle. Très peu de rescapés étaient au courant qu’elle avait perdu des proches dans ce crash. Sa tante, et son cousin étaient décédés, et elle n’avait même pas retrouvé leur corps. Non pas qu’elle les avait particulièrement apprécié lorsqu’ils étaient en vie, mais ça ne lui faisait pas rien non plus de savoir qu’ils avaient connu une mort atroce et probablement douloureuse.

Lydia commença ses recherches. Tout ce qui était tranchant et solide étaient le bienvenu pour compléter leur collection d’arme. Les rescapés n’avaient pas meilleure ressources que celles-ci, et ils savaient très bien que c’était leur plus gros désavantage. D’après les dires, les originaires étaient beaucoup mieux armés et préparés à une possible guerre de territoire qu’eux. Cela ne rassurait personne, alors ils faisaient leur possible contre une possible attaque. La petite brune posa finalement les yeux sur un bon gros morceau de ferraille, à la fois bien tranchant et plutôt lourd. « Un coup de ça dans la gueule d’un Originaire et il s’ra K.O. » dit-elle en abordant un sourire narquois. La jeune fille retourna vers son sac à dos pour placer la future arme de guerre à l’intérieur. Lorsqu’elle se releva, elle entendit un bruit provenant de l’épave. « ‘Ya quelqu’un ? » Dit-elle instinctivement. C’était peut-être juste un morceau de l’avion qui s’était décroché… A moins qu’il s’agissait d’une personne ? Un ennemi peut-être ? Le bruit ne se reproduit pas, mais la jeune fille resta sur ses gardes…





✻✻✻
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Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Sam 8 Aoû - 19:31


You're Just One Of Them ✗


✗✗✗ ~ En ce jour, comme bien souvent, Augustine avait décidé de rejoindre la Grande Ile, celle située à trois bons kilomètres de son Hydre natale, et qui devait désormais subir en martyr la présence de tant d'intrus, tant d'étrangers, qui menaient à mal l'équilibre si précieux de ce havre de paix qui l'avait vu naître. C'était, comme une obsession. Une obsession qui ne la quittait plus depuis les premières – et affreuses – nouvelles arrivées jusqu'à leur village quelques années plus tôt, alors qu'elle avait vu, avec horreur, l'immense masse aviaire passer si bas dans le ciel, dans un grondement terrifiant, avant de s'abattre sur cette Île sur laquelle elle avait déjà l'habitude de se rendre, dans son amour sans failles pour cet environnement si sauvage et apaisant. A vrai dire, le souvenir même de cette carcasse chutant avec menace et dangerosité en fendant le ciel lui revenait chaque fois qu'elle s'appropriait une embarcation pour parcourir la distance qui la séparait de la Terre Principale, alors qu'elle avait encore, au creux du corps de l'âme et du sang, les frémissements de tétanie qui l'avaient figée ce jour-là. La descente de cet immense Dragon, n'avait jamais quitté ses cauchemars depuis, et Augustine redoutait qu'il en arrivasse un autre pour signer la destruction de ses terres, chaque fois qu'elle se retrouvait aux abords de l'Hydre, son bateau rivé en direction de l’Île.

Du calme. Elle devait se calmer. Le ciel était dégagé, la station n'avait rien repéré l’inhabituel en ce jour, et elle s'était assurée que rien ne pourrait entraver son petit périple régulier. Malgré tout, ce pincement au cœur ne manqua guère de la frustrer tandis qu'elle empoignait ses rames pour ne pas se perdre à quelques mutilations sans fondements, dans un râle d'une rage refoulée que l'on ne connaissait que si peu sur le visage de cette femme si légère souriante et enthousiaste dans sa communauté. Seule la solitude, lui permettait finalement d'extérioriser ses angoisses, en ces quelques élans coléreux.

Son bateau étant enfin arrivé à bon port – enfin, si l'on pouvait dire cela ainsi, puisque port il n'y avait guère – c'est en passant une bonne vingtaine de minutes à dissimuler son embarcation – comme à son habitude, afin que nul naufragé ne puisse s'en servir pour rejoindre l'Hydre – qu'Augustine vérifia avec prudence la désertion des lieux. Nul être humain à l'horizon, tant mieux. Elle ne tenait pas à un face à face, elle qui ne venait que profiter de ses terres, voyez-vous. Enfin. Profitant de la fraîcheur marine pour se ressourcer, c'est après avoir rajusté la lanière de son fusil long sur son épaule – arme qu'elle avait, comme toujours, emprunté au village pour assurer sa protection – qu'elle s'enfonça finalement sur les hauteurs de la plage, glissant bientôt, invisible, dans la forêt pour rejoindre l'un des lieux les plus mystérieux et les plus fascinants de l'Île à ses yeux : L'endroit où la carcasse de l'ancienne machine gisait encore, des années après.

Tranquillement, elle y prit place, s'asseyant au pied de la plus grosse partie de la carlingue encore debout, le dos appuyé contre le métal froid du cadavre inerte du Dragon de fer. Mais alors qu'elle s'attachait calmement sa crinière blonde tout en s'apaisant du bruit des oiseaux, c'est peu après qu'elle sentit la forêt frémir, puis entrer dans un mutisme déplaisant. Des bruits métalliques et terreux se faisant entendre tout comme quelques pas sourds, Augustine s'arrêta soudainement, coupant son souffle alors que cela avait, psychologiquement, le pouvoir de décupler l'ouïe. Et, alors qu'elle tendait l'oreille tel un chat aux aguets, le cœur battant d'une haine viscérale qui commençait à refaire surface à la seule idée que ces bruits puissent être d'une provenance humaine et non pas animale, c'est lorsqu'elle entendit une voix jeune et féminine que son sang ne fit qu'un tour, ses sourcils se fronçant instantanément tandis que son regard frappait le vide, rigide et concentré.

Un coup de ça dans la gueule d’un Originaire
Et il s’ra K.O.

Intrus. Pire qu'un intrus, même... Un ennemi. Qui d'autre qu'un clan extrémiste adverse, aurait pu tenir de tels propos ? Un coup dans la gueule ? Dans la gueule d'un Originaire ? Bien sûr, que la frustration de Madame en était instantanément remonté à son paroxysme. C'était l'un de ces soit-disant civilisés. Des sauvages, si vous vouliez son avis. Des sauvages sans le moindre amour pour la belle Île qui daignait les accueillir dans ses bras de feuilles et de délices. Ingratitude. Parasite.

Se redressant en laissant son dos glisser le long de la carlingue de l'appareil, c'est en dégainant son fusil qu'en quelques cliquetis précis, Augustine le chargea une fraction de secondes. Elle n'avait qu'une balle, comme bien souvent. Une seule, car en avoir davantage, constituait un risque si jamais des rescapés venaient à mettre la main sur son arme. Plusieurs balles, et c'était une potentielle menace pour l'Hydre. Une seule, et sa vie, uniquement, pouvait y passer, si jamais son fusil venait à lui échapper. Mais elle s'y accrochait tant et si bien, qu'il ne risquait pas de lui faire défaut. Elle la tirerait, ou ce ne serait le cas de personne.

Le bruit, évidemment, alerta l'humain.

Y'a quelqu'un ?

Définitivement, elle était jeune. Elle était jeune, mais peu importait. Emportée par son instinct qui la poussait à chasser tous ces étrangers de ses précieuses terres, c'est au bout de quelques secondes qu'Augustine consentit à sortir de sa cachette, prenant de la hauteur en montant sur un morceau de l'avion tandis qu'elle gardait son fusil en main, sans pour autant le braquer sur la Demoiselle pour le moment. Ses cheveux blonds semblant rayonner au soleil de l'Ile tandis que sa peau si pâle semblait plus fraîche que celle des rescapés – trahissant certainement de meilleures conditions de vie – c'est d'un faciès profondément fermé et distant qu'elle braqua ses yeux si bleus et si clairs sur le visage de la Demoiselle, sa voix tranchant soudainement le silence qui s'était emparé de l'atmosphère :


« Qu'est-ce que tu fais là... Petite fille~ »


La Serka avait sifflé, tel un serpent promettant mille douleurs, à moins que sa menace implicite ne s'apparente davantage à un feulement de mise en garde, assorti à son regard de chat, si clair et si perçant. Mais... La deuxième partie de sa phrase, elle, avait presque été prononcée dans un souffle, un murmure presque lointain glissant d'entre ses lèvres claires, tandis qu'elle avait légèrement penché la tête de côté, de cette concentration féline proche d'un prédateur à la fois assuré et paradoxalement déconcerté. Comment une Demoiselle se son âge pouvait-elle seulement se retrouver si loin des siens ? Non... Peut-être était-elle accompagnée, n'est-ce pas ? Mais peu importait. Ce n'était pas ces fichus étrangers qui allaient lui faire peur, elle qui connaissait l'Île comme l'on pourrait connaître les moindres recoins et les moindres dangers d'une vétuste maison de campagne, hein ? Elle avait cet avantage. Tout comme celui d'avoir, depuis des années, appris à dissimuler son corps entier entre les arbres, les feuilles, les branches ou les rochers. Oh et puis. Son fusil. Son fusil, n'était pas non plus à négliger, tandis qu'elle le mettait déjà en joue sans laisser à la jeune fille le temps de répondre, la fixant de son regard de verre tout en braquant son canon en sa direction, bien que gardant ses distances tout en conservant sa posture de défensive, perchée sur son morceau de carcasse, tel un énorme trophée de chasse.


« Déguerpis... Retourne d'où tu viens. »


Dans son esprit troublé, tout sembla se mélanger à une vitesse ahurissante, tandis qu'une voix, quelque part, qu'elle pensait deviner au creux de la brise, lui soufflait qu'elle n'avait pas à hésiter. Tirer son unique balle, dans un moment pareil, aurait certainement été judicieux pour ses propres ambitions de paix pour l’Île. Toutefois, Augustine avait davantage en tête, le désir profond de voir ces intrus revenir sur leurs terres natales de leur plein gré plutôt que d'avoir à les tuer un à un, elle qui avait toujours voué son existence au soin de blessures si terribles qu'elle ne souhaitait les causer. Elle n'hésitait pas, non. C'était un choix. Un choix, de ne pas appuyer sur la gâchette, bien que son index la frôlasse doucement, assuré. Un tir, un seul. Habituée et experte en son maniement, la Serka n'aurait eu besoin que d'un essai, pour la tuer sur le coup. Mais elle n'en fit rien. Elle n'en fit rien, non, car en plus de sa sagesse, la curiosité la portait également à scruter la Demoiselle, la grande blonde si farouche n'étant pas sans se demander quelles pouvaient bien être les racines d'une telle enfant. Comme les autres, elle venait d'un univers lointain, inconnu, hors du temps et même de cet univers.

Comme les autres...
Elle était de ceux,
Qui détruisaient son île,
A petit feu et sans manières~


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Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Dim 9 Aoû - 11:03

when i met you, i knew nothing will be the same
Augustine & Lydia

✻✻✻« Qu’est-ce que tu fais là, petite fille… » Lydia regardait la femme sortant de sa cachette. Elle avait des beaux et longs cheveux blonds qui virevoltaient au vent, des grands yeux couleurs azur. Elle était plutôt grande de taille, enfin pour une fille, et par rapport à Lydia qui abordait son petit mètre cinquante-cinq. Elle avait un beau teint de pêche. Bref, elle était belle, enfin, c’est ce que se dit la petite brune en premier. Ensuite, elle se dit qu’elle était trop belle. Ses cheveux étaient parfaitement propres et brossés, comme s’ils venaient d’être lavés. Il y avait peu de marques de fatigue sur le visage et sous les yeux de la grande blonde, sa peau était claire et son teint éclatant, et trahissaient d’une bonne alimentation, à la fois saine et équilibré. Loin de ce qu’on pouvait voir parmi les rescapés de leur île. Cette femme était une originaire, à coup sûr. A cette pensée, la petite brune recula d’un pas, et la regarda, méfiante. Que faisait-elle ici ? C’était la deuxième fois que la jeune fille croisait la route d’un originaire. La première fut beaucoup plus violente qu’en ce moment-même, et elle n’espérait pas que cela se reproduise. Zacharia. Cet homme lui avait foutu les chocottes de sa vie, elle espérait ne plus jamais le revoir. Il avait tenté de la kidnapper, enfin, c’est ce que Lydia en avait déduit, mais sans succès pour lui. La petite brune était une battante, elle avait pratiqué des années de boxe, et d’escrime. Elle était agile, souple et plus forte que sa taille ne le laissait penser. Elle lui avait bien fait mordre la poussière. La jeune fille espérait cependant que cette nouvelle entrevue avec un originaire se déroulerait plus calmement. Quoi que se battre, ce n’était pas ce qui dérangeait le plus Lydia, bien au contraire, elle adorait ça.

Cependant, à la vue du fusil que la femme portait à son épaule, la petite brune était tout de même plus réticente à la provoquer. Elle se rappelait de ce qu’elle avait dis à voix haute juste un peu avant que l’originaire ne pointe le bout de son nez. Super, elle a dû bien apprécié ma remarque, pensa-t-elle. Lydia n’était pas dans une très bonne position, il fallait mieux qu’elle range sa langue de vipère pour le moment. Oui, ça serait plus prudent. Mais Lydia, la prudence, elle ne connaissait pas trop. « Et toi qu’est-ce que tu fais là ? Pourquoi tu… » La jeune fille ne finit pas sa phrase, car la femme en face d’elle braqua sans prévenir son fusil dans sa direction. La cœur de la petite brune se mit à battre plus vite et plus fort, elle pouvait l’entendre jusque dans ses oreilles. Elle coupa sa respiration par réflexe. « Déguerpis... Retourne d'où tu viens. » Ajouta l’Originaire, alors qu’elle semblait bientôt appuyer sur la gâchette de son arme. Lydia leva les deux mains au niveau de sa tête, et dit d’un ton agressif tout en fronçant les sourcils et en reculant d’avantage. « Wow, wow, wow. Ca va pas non ? Pourquoi tu braques ton arme sur moi là ? J’te signale que t’es sur notre île, Originaire. » Lydia se mordit la lèvre en voyant que la femme avait l’air de s’apprêter à lui tirer dessus. Bon, pour l’entrevue plus calme et détendue avec un originaire que la précédente avec Zacharia, c’était vraiment raté. A ce moment-là, Lydia maudit d’autant plus les meneurs qui lui avaient demandé de venir ici. J’te jure que si je reviens vivante au campement, leurs ordres à la noix, ils pourront vraiment se les foutre dans le fion, pensa la jeune fille. Cependant, après quelques secondes, qui avait semblé être une éternité pour Lydia, la grand blonde semblait avoir perdue sa dextérité, et d’hésiter. Lydia baissa doucement les bras afin de les croiser au niveau de son buste. « Ca s’rait pas super malin que tu me tires dessus, le campement n’est pas si loin que ça, les autres rescapés pourraient entendre ton coup de feu et rappliqueraient de suite. Tu s’rait vraiment fichue. » Ajouta-t-elle, un petit air provocateur sur le visage. La jeune adulte ne pouvait pas s’en empêcher. Téméraire et insouciante, elle avait profité de l’occasion que l’Originaire hésite à lui tirer dessus pour prendre l’avantage. « Je veux bien oublier que tu as failli me buter. » Commença la jeune fille en se mettant à faire les cent pas devant l’Originaire. Lydia semblait avoir oublié que la femme avait une arme pointée sur son petit minois, mais la façon dont elle hésitait à appuyer véritablement sur la gâchette trahissait le fait qu’elle ne tirerait pas. Enfin elle l’espérait. Lydia ne s’approcha cependant pas plus d’elle. La jeune fille tenait tout de même un peu à la vie. Ca s’trouve, elle est même pas chargée son arme, pensa à nouveau la petite brune. Enfin, elle ne voulait pas non plus le vérifier. « Oui, je veux bien oublier que tu as failli appuyer sur la gâchette. On pourrait recommencer du début, tu n’crois pas ? » la petite brune s’avança un peu vers la femme avec le fusil. « Moi, c’est Lydia, et toi, c’est quoi ton petit nom ? Et puis, surtout, qu’est-ce que tu fous sur notre île ? » Ajouta-t-elle d’un air plus que provocateur, quoi que la fin de sa réplique était surtout aggresive. La jeune fille aimait jouer avec les nerfs des gens. Cela l’amusait d’autant plus qu’il s’agissait d’une Originaire, et qu’elle les détestait, au même titre que la femme en face d’elle détestait les rescapés. Cette guerre des territoires avait divisé et créée des camps, et les tensions s’en ressentaient d’autant plus à ce moment-même. Lydia la jouait détendue, mais elle ne l’était pas. Elle était très mal à l’aise qu’une Originaire se pointe à nouveau sur l’île. Est-ce qu’ils les surveillaient ? Est-ce qu’ils préparaient un plan machiavélique ? Lydia ne serait le dire. Mais elle n’aimait pas l’idée qu’ils aient l’avantage sur les rescapés. La petite brune détestait avoir l’air faible. Mais elle restait sur ses gardes, et peut-être, allait réussir à lui tirer les vers du nez.





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Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Dim 9 Aoû - 14:49


Underneath it all, We're Just Savages ✗


✗✗✗ Ce n'était pas tant une hésitation qu'un choix. Un choix porté par cette curiosité féline qui caractérisait si bien cette sauvage d'Augustine, à la fois si proche de ses semblables et à mille kilomètres des êtres humains qu'elle considérait comme des intrus, ces extraterrestres venus d'un univers bien trop lointain pour lui apparaître comme réel. Ce n'était pas tant une hésitation qu'un désir de menace, alors que tuer l'enfant n'aurait certainement pas été dans son éthique naturelle. Oh, certes, en d'autres circonstances, il y avait fort à parier pour que la Serka ne baisse jamais son arme avant d'avoir décimé femmes et enfants si jamais ces derniers en venaient à se tourner contre elle, mais... En l’occurrence, le face à face était différent. Et, la lionne qu'elle était ne pouvait pas manquer de suivre ce petit singe des yeux, singe qui relevait déjà ses mains jusqu'au niveau de sa tête, comme si deux minuscules petites paumes bourrées de terre pouvaient être en mesure de constituer un bouclier infranchissable à l'intention des balles de fusil. Un peu léger, comme protection. Mais au moins signe de bonne foi, dans le langage précis qui s'accordait à leur entrevue.

Wow, wow, wow. Ca va pas non ?
Pourquoi tu braques ton arme sur moi là ?
J’te signale que t’es sur notre île, Originaire.

A ces mots, Augustine fronça le nez, rejetant légèrement la tête en arrière pour dégager l'une de ses mèches blondes qui retombaient sur son visage clair. Ce n'était pas, qu'une manière de voir le monde, une façon de penser, alors que toute cette réserve coulait dans son sang, entre ses veines bouillonnantes qui martelaient son crâne et menaçaient de la rendre folle. C'était dans sa peau, ses gènes, son ADN, tandis que tout ce qu'elle avait toujours connu s'était éternellement restreint à ses chères îles. Bien sûr, Augustine avait bien conscience, des actes de son clan et des natifs qui avaient longtemps eu contact avec le Continent. Mais pour elle, c'était un autre monde, une réalité parallèle sur laquelle elle n'était jamais parvenue à mettre d'autres images que celles des écrans, ce qui ne manquait pas de condenser l'étendue de sa conscience du monde. C'était une sauvage, à sa manière. Une fille de sa propre civilisation, profondément liée aux changements de la Nature dans son sens le plus large. Hors de question, qu'elle se prenne à de quelconques conversations avec l'une de ceux qui avaient envahis son territoire sans vergogne. Elle fixait toujours l'enfant, intérieurement méfiante mais extérieurement assurée, d'un calme presque effrayant sous les provocations de ce petit bout d'humain.

Notre Île.
Elle avait dit...
Notre Île.

Inutile de souligner le fait, que les mots de la Demoiselle eurent bien le don de lui faire serrer les dents, alors que jamais ne pourrait-elle accepter l'idée que l'Ile appartienne aux survivants des crashs. Jamais de la vie. Ce n'était que quelques mots, mais elle ne voulait pas les entendre, non. Son fusil braqué sur son visage d'insolente ? Oui, cela était tout à fait légitime. Plus encore. Et ce petit singe, semblait presque sûre de lui en déblatérant ses petites fantaisies.

Ca s’rait pas super malin que tu me tires dessus,
Le campement n’est pas si loin que ça,
Les autres rescapés
Pourraient entendre ton coup de feu
Et rappliqueraient de suite.
Tu s’rait vraiment fichue.

Oui, eh bien... A vrai dire, si Augustine s'écoutait, elle n'en aurait rien eu à faire de se sacrifier, mais elle se garda bien de le dire à voix haute. D'autant que, si Mademoiselle se pensait aussi intelligente et fine en laissant entendre une énormité pareille, la Serka n'avait guère manqué d'y penser auparavant, ce qui, de toute évidence, était un songe à ne pas négliger lorsqu'on se baladait avec une balle unique. Et elle se croyait fine. C'était presque mignon à voir, du haut de ses quoi... Quinze, seize ans ? Peut-être un peu plus. Une adolescente délaissée à un bien cruel destin sur une Île hostile, si vous voulez son avis. Elle inclina la tête, le fusil toujours en joue, arquant un sourcil. Décidément, cette fillette était bien téméraire.

Je veux bien oublier
Que tu as failli me buter.

Bah voyons. Le regard félin d'Augustine suivant les moindres mouvements de la Demoiselle avec attention tandis qu'elle commençait à faire les cent pas devant elle – se promettant intérieurement qu'elle la descendrait sur place si jamais il lui venait l'idée de tourner les talons pour aller prévenir les siens, bien que cela ne soit pas, à priori, dans sa nature d'être aussi extrême – elle demeura pourtant d'une neutralité sévère, sans s'épancher en quelques émotions que ce soit. L'enfant l'amusait presque, pour tout dire. Comment osait-elle seulement lui laisser entendre une chose pareille ? Comme si elle avait l'avantage ; C'en était presque navrant de tant de crédulité. Enfin. Puisqu'elle poursuivait, la Serka ne perdit rien de son attention, la fixant toujours, l'index caressant doucement la gâchette de son fusil, machinalement.

Oui, je veux bien oublier
Que tu as failli appuyer sur la gâchette.
On pourrait recommencer du début,
Tu n’crois pas ?

Encore une fois, Augustine ne broncha pas. C'était à peine, si elle sembla réagir aux propos de l'intruse, qu'elle dardait toujours de ses yeux de chat. Elle avait failli appuyer sur la gâchette, vraiment ? Non, ce n'était pas tout à fait ça. Elle avait mis le doigt sur la gâchette, voilà tout. Actuellement, elle l'avait toujours, et honnêtement, il n'y avait pas de « failli » ou de « manqué » qui ait pu tenir en cet instant là. Tout était une question de contrôle, et si la jeune fille osait jouer du bluff pour la déconcerter, la Serka ne tombait pas réellement dans son jeu. Parce qu'elle les avait vu faire, ces survivants. Tout pour tenter de garder la vie sauve, hein ? En même temps, après être tombé du Dragon de Fer, peut-être était-ce tout bonnement légitime.

Elle n'avait pas envie, de recommencer du début. Pour Augustine, son introduction n'aurait pas pu s'avérer plus claire. Pourtant, c'est sans vraiment avoir l'air de prendre en compte l'arme braquée sur elle que la petite avait poursuivi, plus provocante que jamais de son air goguenard et casse-cou qui sortait par les yeux de la Chirurgienne.

Moi, c’est Lydia,
Tt toi, c’est quoi ton petit nom ?
Et puis, surtout,
Qu’est-ce que tu fous sur notre île ?

A ces mots, l'Hydranne eut un rire. Un rire clair, éclatant et moqueur à la fois, qui s'étouffa bien vite dans les feuilles des arbres environnants, rejoignant le silence de la nature évanouie. Son nom ? Elle lui demandait son nom ? Comme si elle était là pour prendre un café ou partager un peu de bon temps ? Et puis quoi. Elle voulait aussi qu'elle lui fasse des pancakes et des petites tresses dans ses cheveux sales ? Augustine inclina la tête une fois encore, du côté opposé. Mais alors qu'elle la fixait toujours, c'est en perdant son sourire pour un sérieux retrouvé qu'elle trancha d'une voix nette bien que naturellement harmonieuse, sans le moindre détour :


« Parce que tu crois que je vais donner mon nom à une étrangère ? Autant te prendre dans mes bras et te raconter comment on se débarrasse des bêtes sauvages sans se faire mordre au passage. »


Le cynisme se mêlant à la rigidité de ses propos, Augustine était intransigeante. Rien à voir avec le Médecin si avenant et souriant qu'elle était dans sa propre communauté. Ici, elle était une femme farouche, sauvage, heureusement plus réfléchie qu'impulsive. Mais alors qu'elle désignait Lydia d'un mouvement de menton, c'est en haussant les sourcils qu'elle ajouta, bien moins dupe qu'elle ne pourrait le paraître, et finalement non moins provocante que la petite insolente qui se trouvait face à elle :


« … Dis-moi, qu'est-ce que tu comptes faire sur cette Île, exactement, récolter des morceaux de métal pour survivre comme un petit animal mourant, et essayer de me le planter dans le cœur ? Je ne le redirai pas deux fois, déguerpis. J'ai mieux à faire que de parler à un parasite comme toi~ Retourne dans ta maison, trouve de quoi te laver le visage et réparer tes vêtements, l'Ile n'appartient pas à ceux qui se contentent de survivre dans leur propre ombre~ »


Elle n'admettrait pas, que ses cauchemars étaient dus au massacre de la forêt par cet avion de malheur. Elle n'admettrait pas, sa curiosité envers eux. Tout ce qu'elle désirait, au plus profond de son âme, de son corps, était de les voir partir. Loin d'ici. A tout jamais.

Retourne auprès de tes proches,
De tes chers rescapés~
Laisse-moi tranquille,
Dans cet endroit qui ne saurait m'apaiser~
Je ne veux ni de toi, ni d'eux, ni de vous,
Qui avez tout changé.


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Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Dim 9 Aoû - 19:54

when i met you, i knew nothing will be the same
Augustine & Lydia

✻✻✻« Parce que tu crois que je vais donner mon nom à une étrangère ? Autant te prendre dans mes bras et te raconter comment on se débarrasse des bêtes sauvages sans se faire mordre au passage. » Bon au moins, les hostilités étaient lancés, Lydia savait qu’elle n’avait pas à faire à une Originaire un peu faiblarde. De toute façon, la petite brune avait repéré direct que ça avait plutôt l’air d’être le genre de personne complètement extrémiste qui cherchaient à faire déguerpir les rescapés. La conversation s’annonçait animée donc. Son éclat de rire fit crisper la mâchoire de la jeune fille. Elle se foutait de sa gueule en plus ? Lydia détestait ça. C’était probablement une des choses à ne jamais faire à la petite brune si vous ne vouliez pas l’énerver et vous la mettre à dos. Se foutre de sa gueule, lui donner des ordres, lui parler avec un ton hautain et la faire se sentir plus faible que vous. C’était ces quelques choses qui mettaient Lydia hors d’elle. La femme en face d’elle démarrait fort donc. Après l’avoir menacé de lui tirer dessus, maintenant elle se moquait d’elle.

La grand blonde se croyait sûrement plus forte parce qu’elle s’était lavée les cheveux avec du shampoing, mais Lydia ne comptait pas en rester là. « T’inquiète pas, j’ai pas attendu ton arrivée pour savoir l’faire ça. J’voulais juste que cette entrevue avec toi soit plus sympathique. Et puis t’sais, j’me disais, que peut-être que je pourrais changer d’avis sur vous et tout ça. Mais apparemment, ça s’ra pas aujourd’hui, vous êtes bien tous les mêmes, vous, les Originaires. » Cracha-t-elle de façon beaucoup plus agressive qu’auparavant. Lydia faisait référence à son presque-kidnapping passé. Elle se rappelait encore la façon dont l’Originaire lui avait sauté dessus alors qu’elle faisait une ronde de nuit. Elle avait senti ses mains attraper sa gorge, et serrer, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus respirer. La petite brune était tombée au sol, pensant qu’elle ne pourrait plus jamais sentir l’air dans ses poumons à nouveau. Mais elle avait réussi à renverser la situation, l’avait fait basculer au sol à son tour, puis avait donné tout ce qu’elle avait dans ses coups de poing. Elle pouvait encore se rappeler comment son cœur battait fort à ce moment, elle avait eu l’impression qu’il était presque sorti de sa poitrine. Elle ne pouvait cependant pas se remémorer à quoi elle pensait lorsqu’elle le tabassait. Peut-être pensait-t-elle à la chaleur qu’elle sentait au bout de ses mains, à cause des coups qu’elle donnait, du sang chaud de l’Originaire qui coulait sur son visage alors qu’elle continuait, encore et encore, à le frapper, et de son propre sang qui émergeait de ses poignes. Ou peut-être qu’elle ne pensait à rien du tout, juste à survivre. Survivre, encore et toujours.

« … Dis-moi, qu'est-ce que tu comptes faire sur cette Île, exactement, récolter des morceaux de métal pour survivre comme un petit animal mourant, et essayer de me le planter dans le cœur ? Je ne le redirai pas deux fois, déguerpis. J'ai mieux à faire que de parler à un parasite comme toi. Retourne dans ta maison, trouve de quoi te laver le visage et réparer tes vêtements, l'Ile n'appartient pas à ceux qui se contentent de survivre dans leur propre ombre. » Survivre. Ce concept devait échapper à l’Originaire qui se trouvait toujours en face de la petite brune. Savait-elle au moins ce que c’était de ne presque jamais manger à sa faim ? De ne dormir que d’un seul œil la nuit, de peur qu’une bête sauvage, ou une personne malveillante vous fassent du mal ? Lydia ne se rappelait même plus de la sensation de l’eau chaude et claire sur sa peau, l’odeur du shampoing dans ses cheveux, et de porter des vêtements, dormir dans des draps qui sentent bon la lessive. La jeune fille n’avait pas choisi cette vie, elle n’avait pas choisi de venir ici. Pourquoi l’Originaire semblait leur en vouloir à ce point ? Pensait-elle qu’ils avaient fais exprès que leur avion se crash sur cette île ? Aurait-elle préféré qu’ils se laissent mourir plutôt que de vivre, espérer que des secours viennent les chercher ?
Les paroles de l’Originaire mit Lydia hors d’elle. De plus la façon dont elle restait calme et froide comme un glaçon l’agaçait d’autant plus. Elle avait rarement rencontré une personne comme celle-ci. La petite brune se demandait même, à la fin de sa réplique, si cette femme avait déjà ressenti des sentiments un jour. Une vraie reine des glaces, pensa-t-elle. Mais la jeune fille ne se dégonfla pas. « Ouais, c’est sur que vous, vous devez pas trop connaître ça sur votre petite île. Etre condamné à vivre dans la précarité depuis plusieurs années. On fait du mieux qu’on peut et t’sais quoi, j’vais t’apprendre quelque chose. On voulait pas venir ici à la base, sur tes petites terres chéries. Alors me fais pas chier, et me prend pas de haut comme ça. » Commença-t-elle à dire en fronçant les sourcils, mais d’un calme aussi déconcertant que provocateur. Elle s’approcha d’elle, dangereusement même. Une lueur de défi dans les yeux, elle ajouta quelques instants après. « Sérieux, regarde-toi, avec tes cheveux blonds et ton teint resplendissant. T’as pas l’droit de t’foutre de ma gueule parce que j’ai d’la boue sur le visage, et que j’ai pas lavé ces fringues depuis des semaines. Tu veux pas parler avec un parasite ? Ca tombe bien, parce que moi j’ai pas envie de parler avec une pète-plus-haut-que-son-cul comme toi. » La jeune fille arqua un sourcil, puis la regarda de bas en haut, avant de tourner les talons. Elle stoppa sa marche, tourna légèrement son visage et dit d’un air narquois. « Et t’inquiète pas, maintenant j’me casse. » Elle s’avança vers son sac-à-dos, dont elle entreprit de mettre les bretelles sur ses épaules après avoir fermé la fermeture éclair. Elle ne se retourna pas, et marmonna un « Pauvre conne. » dans sa barbe, tout en continuant sa marche vers le campement. Lydia pensait en avoir terminé avec cette grande blonde aux airs hautains, mais c’était sans compter le coup de feu. Et très rapidement après, la vive douleur qui émana de son mollet sans prévenir, jusqu’à se répandre dans sa jambe toute entière. Elle sentit un liquide chaud couler jusqu’à son pied. Lydia hurla de douleur, et tomba à terre.





✻✻✻
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» Augustine J. Serka "
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Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Lun 10 Aoû - 2:49


We Wanna be Immortals ✗

 
✗✗✗  Tandis qu’elle gardait son arme braquée sur la Demoiselle, Augustine semblait d’un calme Olympien, et ce malgré le fourmillement d’émotions différentes qui ronronnaient dans ses veines battantes. Non, elle n'avait pas pour habitude de tenir les jeunes filles en joue, bien loin de là. Mais il fallait dire que les circonstances étaient bien particulières, et l'attitude de la brune n'était pas pour arranger les choses.
 
T’inquiète pas,
J’ai pas attendu ton arrivée pour savoir l’faire ça.
J’voulais juste que cette entrevue avec toi
Soit plus sympathique.
Et puis t’sais, j’me disais,
Que peut-être que je pourrais changer d’avis
Sur vous et tout ça.
Mais apparemment,
Ça s’ra pas aujourd’hui,
Vous êtes bien tous les mêmes,
Vous, les Originaires.
 
Elle creusait les fossés, mais Augustine ne put que le comprendre, alors qu'elle-même n'avait rien fait, et même bien au contraire, pour adoucir les échanges qu'elles avaient toutes deux pu se faire depuis le début de leur entrevue. Eux, les Originaires ? Eh bien oui. Peut-être pouvait-on faire de leur petite tribu une généralité... Ou peut-être pas, finalement. Décalant de nouveau une mèche blonde de son visage en un léger mouvement de tête, c'est tout en observant Lydia qu'elle avait glissé, entre deux interstices d'une conversation pour le moins tendue :
 
« Il y a certainement des originaires plus compréhensifs, mais ce n'est pas mon cas. Mauvaise pioche. »

 
Il était étonnant, de voir le changement radical qui pouvait s'opérer dans l'esprit et le comportement social de la grande Augustine, selon si son interlocuteur se trouvait être un natif ou un rescapé des fameux crashs. Si face aux uns elle revêtait le visage même de la douceur et d'une gentillesse rare, son faciès se transformait du tout au tour face aux intrus, qu'elle rejetait viscéralement, sans même chercher à y voir quoi que ce soit d'autre que l'incarnation des malheurs qui avaient pu frapper l'île quelques années plus tôt. Des monstres, figures démoniaques s'échappant des flammes tels de vulgaires masses informes, répandant leurs maladies et leur malédiction à ses si précieuses terres. Peut être la Serka était elle quelque peu extrémiste, en effet. Mais, contrairement à cette définition que l'on conférait bien souvent aux originaires qui ne cherchaient que le pouvoir, Augustine vivait sa nativité Hydrienne davantage comme quelque chose de spirituel. Elle ne chassait pas pour chasser. Elle ne tuait pas pour tuer. Elle ne cherchait pas à dominer pour la puissance, non. Elle rejetait pour la menace, ne parvenant guère à pardonner ce qui pour elle s'apparentant à un fléau de la pire mesure.
 
Peut être est ce que la Demoiselle se braquerait, à son rire. Peut être prendrait elle bien mal la réaction de son aînée, mais peu lui importait bien. L'altruisme n'était guère pour ceux qui ne le méritaient pas, et, aux yeux de la sauvage, la fameuse Lydia ne faisait pas partie de la liste de ceux qui méritaient une seconde chance. Pourquoi ? D'abord pour son insolence, sans doutes, puisqu'il en était là la première chose qu'elle avait montré d'elle. Et s'il y avait bien une chose que la Médecin haïssait en ce monde bien plus encore que les intrus, c'était bien le manque de respect dont faisaient preuve bien trop d'êtres humains - Lydia la première. Et puis. Si elle la frustrant encore, si elle signait cette rencontre d'une main glacée, peut être avait elle une chance, de voir le petit singe retourner chez les siens. Voilà tout ce qu'elle désirait. Non pas connaître son nom, non pas se promener sur l'île à ses côtés... Mais qu'elle disparaisse.
 
Disparais, je t'en prie.
Disparais et cesse donc,
De me regarder comme si
J'étais celle dont il fallait se débarrasser~
 
Augustine n'avait pas relâché son arme. L'espace d'un instant pourtant, elle l'avait sensiblement abaissée, suivant le mouvement de la jeune fille lorsqu'elle se rapprocha, de cette attitude menaçante. Un frisson désagréable parcourant l'échine de la grand blonde tandis que Mademoiselle avait considérablement réduit la distance qui les séparait - tout comme le faisaient parfois les animaux pour s'assurer que le prédateur ne les suivrait pas s'ils se décidaient enfin à fuir. Pourtant, elle ne bougea pas. Seul un léger frémissement semblait s'être nerveusement emparé de son visage si pâle, mais à part cela, Augustine restait de marbre, une lueur flamboyante ronronnant au fond de ses yeux terriblement clairs demeurés inlassablement rivés sur la survivante.
 
Jouant le jeu de la rescapée, Augustine avait rétorqué dans une provocation basse et pure, mettant en exergue ce qui les séparait. Non, elle n'avait jamais cru mourir de faim. Non, elle n'avait jamais connu l'existence de l'insécurité dans un monde totalement nouveau. Non, elle ne s'était jamais départie de la délicieuse sensation de l'eau chaude contre sa peau, son dos, en ce simple plaisir qui était pourtant bel et bien refusé aux nouveaux arrivants. Justement. Le fait était, que Madame, aussi fourbe que l'enfant en cet instant, avait remis ça sur le tapis pour la remettre en place par la même occasion. Pour la frustrer, engager sa colère pour provoquer son départ. Mieux valaient encore les mots que sa dangereuse balle, non ?

Ouais, c’est sur que vous,
Vous devez pas trop connaître ça sur votre petite île.
Etre condamné à vivre dans la précarité depuis plusieurs années.
On fait du mieux qu’on peut et t’sais quoi,
J’vais t’apprendre quelque chose.
On voulait pas venir ici à la base,
Sur tes petites terres chéries.
Alors me fais pas chier,
Et me prend pas de haut comme ça.

On y était. Ses petites piques avaient bien fini par toucher l'enfant quelque part, n'est-ce pas ? Peut-être était-elle calme en cet instant, tentant tant bien que mal de se rassurer en se perdant en maintes nouvelles vulgarités. Mais au fond, son vocabulaire même, sa manière de réagir, en disait long sur les souffrances que son corps avaient bien dû subir depuis l'époque du crash. Augustine arrivait petit à petit au but. Celui de la pousser à ses limites, pour qu'elle consente enfin à partir. Mais elle continua, tout de même.

Sérieux, regarde-toi,
Avec tes cheveux blonds et ton teint resplendissant.
T’as pas l’droit de t’foutre de ma gueule
Parce que j’ai d’la boue sur le visage,
Et que j’ai pas lavé ces fringues depuis des semaines.
Tu veux pas parler avec un parasite ?
Ca tombe bien, parce que moi
J’ai pas envie de parler avec
Une pète-plus-haut-que-son-cul comme toi.

Augustine avait pincé les lèvres, réprimant presque un sourire. Il était presque cocasse de voir, à quel point la frustration pouvait mener à l'audace, une audace dangereuse lorsque l'on avait accessoirement un fusil braqué sur soi. Mais elle ne se démontait pas, l'adolescente. Et d'un côté, elle n'était pas sans rappeler à la Serka sa propre fougue, alors que depuis ses premières années, elle n'avait jamais laissé quiconque lui marcher sur les pieds. Aventureuse, mais non moins intéressante, finalement.

Et t’inquiète pas,
Maintenant j’me casse.

Pauvre conne.
 
Comment ça, pauvre conne. Comment une petite tête comme la sienne pouvait elle seulement déblatérer autant de vulgarités en si peu de temps ? Augustine grimaça intérieurement. Décidément, elle aurait tout vu. Ce n'était pas tellement dans son vocabulaire, non, mais avec les rescapés dans les parages, elle avec vais rapidement compris ce que ce genre de mots voulaient dire. Et si elle ne le prit pas réellement au réel sens du terme - puisque cela était bel et bien typiquement lié au continent - l'Hydrienne ne manqua pas d'assimiler une chose : Elle la provoquait, l'insultait. Il n'en fallut pas davantage pour que, une fois la Demoiselle prête à quitter l'épave de l'avion, Augustine ne replace son index sur la gâchette de son fusil, et ne lâche le coup de grâce, orientant brusquement le canon en direction du tibia de la jeune adulte.
 
BANG.
 
C'est ainsi que l'on écrit un coup de feu, normalement. Et c'est bel et bien ce qui se passa alors. En effet, c'est en moins de temps qu'il ne m'en aura fallu pour le dire que, voyant la cadette lui échapper sous tant de vilénies, Augustine avait tout bonnement opté pour un appui court et clair sur l'un de ses meilleurs alliés. Fidèle au poste, son cher fusil ne put que répondre à l'ordre de Madame, et, non content d'avoir libéré la balle destructrice sur un enfant, il avait comme éclaté de joie, contrairement à sa Maîtresse simplement restée stoïque. De sang froid. Elle avait tiré de sang froid. Et pourtant, malgré la douleur lancinante, Lydia s'en remettrait sans trop de mal une fois passée chez le médecin. Elle avait visé, et visé juste. Juste assez pour l'interrompre et lui prouver qu'elle saurait tenir ses promesses. Juste assez pour lui montrer, que si elle savait viser les moindres maux, elle pourrait éventuellement, en cas de besoin, choisir les pires.
 
 
« J'oubliais... »

 
Ce disant, dans une voix presque douce et échappée dans un murmurre, Augustine était descendue de son perchoir en un simple saut, ses chaussures certes abîmées mais encore entières frappant le sol en un bruit sourd. S'approchant de la jeune fille en un pas félin et inaudible, c'est en la contournant et en plaçant son fusil sur l'épaule qu'elle ajouta à demi voix, ses yeux si perçant la caressant telle une langue de feu étouffante :
 
 
« Je ne tiens pas à ce que tu ailles raconter des âneries à tes camarades... »

 
Et, alors qu'elle gardait ses distances tout en inclinant la tête sur le côté - une manie chez elle visiblement - c'est en passant cette fois son arme en bandoulière qu'elle ajouta dans un souffle calme :
 
 
« Tu es une jeune fille intelligente malgré ta vulgarité, n'est ce pas ? Tu dois connaître la signification de la notion d'avant-goût, hm ? Si j'apprends que tu as parlé de moi - ou de nous - à qui que ce soit, je n'hésiterai pas à toucher tes ponts vitaux. Tu comprends ? »

 
En d'autres termes - et finalement non moins effrayants, tant ils étaient peu usités par le commun des mortels - elle la tuerait. Contrairement à bien des gens sur cette île, Augustine ne se perdait pas en fantaisies. Elle ne souriait pas jusqu'aux oreilles en lui annonçant sa mort, ne riait pas d'hystérie ou ne commençait pas à chantonner en lui promettant une traque infernale, non. Son ton, avait presque quelque chose de professionnel, de direct, presque pédagogique ou maternel, et cela n'en faisait pas moins froid dans le dos. Oh, peut-être est-ce que la fameuse Lydia riposterait, ou tenterait de l'attaquer à son tour, qui savait donc ? Mais la Serka savait pertinemment lorsqu'elle était exposée ou non, et, en occurrence, c'était de cette voix profonde qu'elle s'était adressée à elle. Comme une remarque. Peut-être un conseil ? En tous cas une vérité, pure et simple, claire comme de l'eau de roche.

Je n'ai jamais aimé la violence,
Mais vois-tu,
Tes moindres mots sonnent pour moi comme une agression...
Je ne te demandais pourtant pas grand chose,
Simplement de t'en aller,
Sans faire d'histoire,
Sans dire mot,
Sans m'agacer~

Alors ?
Promets. ♥

 
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Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Lun 10 Aoû - 14:37

when i met you, i knew nothing will be the same
Augustine & Lydia

✻✻✻BANG. En une fraction de seconde, la balle avait persécuté le mollet de Lydia, lui provoquant la douleur la plus atroce qu’elle n’avait jamais ressenti avant. La jeune fille avait l’habitude des bagarres depuis qu’elle était petite, des coups de poings dans la figure et dans certaines parties plus sensibles, elle en avait reçu plus d’un. Mais cette douleur là, elle était bien au dessus de toutes les autres. Une sensation atroce de brûlure, comme si sa jambe s’enflammait de l’intérieur. Le tiraillement intense se diffusa instantanément dans toute la jambe de la petite brune, se tordant à présent de douleur sur le sable, recroquevillée en position fœtale. Lydia poussait des cris, exprimant la souffrance et la torture qu’on était en train de lui affliger. Ses mains étaient fermement positionnées sur son mollet, la blessure provoquée par l’impact de la balle avait disparu sous une masse de sang impressionnante, recouvrant également les doigts de la jeune adulte. Lydia tenta tant bien que de mal de se relever en position assise, et de regarder l’envergure de sa blessure. Elle écarta la plaie, et avança d’avantage son visage vers celle-ci, de façon à voir si le projectile était profondément enfoncé à l’intérieur ou non. Elle se mordait la lèvre et se faisait violence pour ne pas crier d’avantage. Elle avait déjà vu Edan enlever des balles dans le corps d’autres rescapés, et elle savait que ce n’était pas toujours très simple à retirer, surtout si la balle se fractionnait en plusieurs morceaux dans la chair. A première vue, elle semblait être en un seul morceau. Cela était sûrement dû à la longue distance qu’avait parcourue le projectile avant de se retrouver dans la jambe de la petite brune, en plus de l’os de sa jambe qui avait sûrement dû ralentir la force de l’impact. La respiration de la jeune fille était forte et saccadée, elle n’arrêtait plus de gémir de douleur et de jurer. « Putain de merde, ça fait un putain d’mal ! » disait-elle d’un ton entre la colère et la souffrance. Elle en avait presque oublié la grande blonde qui se tenait non loin devant elle, toujours l’arme dans ses mains. Elle l’entendit finalement se rapprocher d’elle, après avoir murmuré quelque chose que la jeune fille n’avait même pas entendu tellement son cœur battait fort dans ses oreilles. Elle aurait aimé tomber dans les pommes, là, maintenant, pour ne plus à avoir ressentir cette panoplie de sensation plus que désagréable.

L’Originaire, dont Lydia ne connaissait toujours pas le nom, mais que cependant elle appréciait de moins en moins au fil des minutes, la contournait, lui tournait autour, et marchait tel un lion, fort et fier, s’apprêtant à sauter sur sa proie. « Je ne tiens pas à ce que tu ailles raconter des âneries à tes camarades... » Lui dit-elle dans un souffle. La jeune fille faisait à peine attention à ce qu’elle disait, elle était d’avantage obnubilée par la quantité de sang impressionnante qui s’émanait de sa jambe et la douleur qu’elle tentait tant bien que de mal d’oublier. Même si c’était impossible. La grande blonde continua de lui parler, et Lydia leva enfin la tête vers elle, le visage fermé et le regard noir, tout en maintenant fermement la plaie ouverte qui continuait de saigner. « Tu es une jeune fille intelligente malgré ta vulgarité, n'est ce pas ? Tu dois connaître la signification de la notion d'avant-goût, hm ? Si j'apprends que tu as parlé de moi - ou de nous - à qui que ce soit, je n'hésiterai pas à toucher tes ponts vitaux. Tu comprends ? » Alors c’était pour ça ? Cette vieille folle lui avait tiré une balle dans la jambe parce qu’elle avait été vulgaire ? Quel genre de personne était assez taré et sadique pour faire ça ? La jeune fille n’en revenait pas, et malgré la souffrance autant physique à cause du projectile, et émotionnelle car elle ne s’était rarement jamais senti aussi vulnérable qu’à cet instant, Lydia ne comprenait décidément pas ce qui pouvait bien se tramer dans la tête de son interlocutrice. Elle lui avait dit de s’en aller, et c’est ce que la petite brune avait fait. Et maintenant elle lui tirait une –putain- de balle dans la jambe ? A quoi jouait-elle au juste ? Elle ne voulait pas que Lydia parle d’elle aux autres rescapés, mais pensait-elle réellement qu’ils n’allaient pas se poser de questions en voyant dans quel –putain- d’état se trouvait sa jambe droite ? Croyait-elle qu’ils étaient aussi stupides et demeurés que ça ?

Lydia regarda fixement l’Originaire, sa respiration toujours aussi saccadée. « Et toi… T’es une femme intelligente malgré qu’tu sois complètement folle, non ? » Elle fit une petite pause, regarda sa jambe, puis tourna à nouveau la tête en la direction de la grand blonde. « T’aurais dû penser avant d’me tirer une putain de balle dans la jambe, que ça allait piquer la curiosité de tous les rescapés une fois que j’rentrerais au campement ! » Commença-t-elle en fronçant les sourcils et en haussant le ton au fur et à mesure que les mots sortaient de sa bouche. Puis, étonnement, son visage se détendit, Lydia soupira longuement. Après quoi, elle eut un petit rire amer, mélange de douleur et de nervosité. « Tu crois que ça passe si je leur dis que je me suis tirée moi-même une balle dans la jambe hein ? Qu’est-ce que tu crois ? Que je vais garder ce que tu m’as fais pour moi peut-être ? T’es vraiment encore plus conne que j’le pensais ! » La petite brune marqua un autre silence, et à l’aide de ses deux mains, tenta tant bien que de mal de se relever sur ses deux pattes. En posant la jambe droite –celle blessée- sur le sol amovible, la jeune fille se crispa et laissa s’échapper de sa bouche un petit cri de douleur. Elle s’appuya d’avantage sur son autre jambe afin de diminuer la douleur, un tant soit peu. La jeune fille replaça son sac-à-dos droit sur ses épaules, et elle fixa à nouveau la grande blonde, toujours devant elle, en élançant ses bras sur les côtés. « Bah vas-y, qu’est-ce que t’attends ! Bute-moi ! T’façon, si tu m’tues pas, j’irais quand même leur raconter ! » Dit-elle d’une voix forte et provocatrice.

Seul le regard de la petite brune la trahissait. Un mélange d’anxiété, de peur et de dextérité. Bien sur elle ne voulait pas mourir. Mais pour une raison que Lydia elle-même ne pouvait pas expliquer, elle continuait à la provoquer. Peut-être voulait-elle simplement ne pas paraître faible devant l’Originaire, lui montrer qu’elle ne ferait pas d’elle une petit chose qui aurait peur d’elle. Elle restait là, debout malgré la douleur, malgré l’angoisse de ce qui allait se passer après. Peut-être aurait-t-elle dû simplement acquiescer, lui promettre qu’elle ne dirait rien, mais cette petite menace qu’elle lui avait faite ne suffisait pas à la soumettre à la grande blonde.






✻✻✻
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Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Lun 10 Aoû - 17:54


Close Your Eyes and Sing To Me ✗


✗✗✗ Alors que la balle était partie à une vitesse aussi étonnante que destructrice, Augustine n'avait jamais quitté Lydia de ses yeux bleus et si intenses, la rejoignant presque tranquillement tout en rajustant la lanière de son fusil alors replacé sur son épaule, tandis que la survivante hurlait de douleur, gesticulant au sol tel un animal blessé. Mais c'était bien ce qu'elle était, n'est-ce pas ? Une petite lionne tordue sous le vil coup du chasseur.

Putain de merde,
Ça fait un putain d’mal !

Oui... Oui, certes. Cela, Augustine pouvait bien le concevoir, et d'ailleurs, c'était à peu près l'une des seules choses que Lydia avait pu dire depuis le début de leur entrevue, qu'elle était en mesure d'approuver sans remettre en question ses propos. Comme quoi, elles pouvaient certainement être d'accord, de temps en temps. Douce ironie du sort.

Elle s'était approchée, non sans que la vision du sang n'éveille en elle son instinct protecteur, celui-là même qui lui soufflait qu'elle n'avait qu'une envie en cet instant : Celle de lui venir en aide, de soigner cette plaie des plus douloureuses, afin d'apaiser ses maux. Pourtant, elle n'en fit rien ; Pourquoi s'y pencherait-elle seulement ? Après tout, la Demoiselle devait bien avoir son propre médecin auprès des siens, et... Non, elle ne pourrait jamais consentir, à réparer les plaies sanguinolentes d'une étrangère. Surtout que cette dernière ne semblait pas non plus de son côté particulièrement ouverte à recevoir de quelconques soins, son regard noir et tranchant se rivant de nouveau dans celui de l'Originelle.

Et toi…
T’es une femme intelligente
Malgré qu’tu sois complètement folle, non ?

Folle ? L'était-elle seulement ? Eh bien... A ce qu'elle avait entendu, certains assuraient que les génies étaient un peu fous, dans un certain sens. Oh, non pas que Madame se soit un jour considérée comme tel, mais enfin. Disons que la pique de la jeune fille, balancée comme légitime défense en pleine face de l'Hydrienne, ne fut pas tellement pour la déstabiliser, une fois encore. Combien de fois est-ce que ses patients avaient pu lui cracher qu'elle était cinglée de prolonger et d'aggraver leurs souffrances alors qu'elle ne faisait que désinfecter leurs plaies ? Ce n'était pas des mots qui l'atteignaient ; Tout simplement parce que c'était souvent ceux qui venaient les premiers aux lèvres, lorsque l'on n'avait plus de défense, et que l'on se sentait vulnérable sous la douleur qui menaçait de faire perdre l'esprit. Néanmoins, Augustine restait attentive. Elle savait, que l'enfant aurait toujours les moyens de chercher à poursuivre la bataille, même une fois à terre. D'ailleurs, cette dernière ne manqua pas de ramener à nouveau ses commentaires sur le tapis, une flamme d'adrénaline parcourant vraisemblablement son esprit et son corps tout entier dans un nouvel élan d'audace, puisqu'elle n'hésita pas avant de poursuivre, bien que se débattant toujours avec le sang qui s'écoulait, chaud et dévastateur, de sa jambe endolorie.

T’aurais dû penser avant d’me tirer
Une putain de balle dans la jambe,
Que ça allait piquer la curiosité de tous les rescapés
Une fois que j’rentrerais au campement !

Ses sourcils semblaient se froncer à chaque seconde, tout comme ce ton qui emplissait l'espace avec de plus en plus de détermination, c'est attentive qu'Augustine, tout en tapotant légèrement la crosse de son fusil du bout de ses doigts, l'écouta poursuivre en laissant échapper un léger souffle de dénégation.

Tu crois que ça passe
Si je leur dis que je me suis tirée moi-même
Une balle dans la jambe hein ?
Qu’est-ce que tu crois ?
Que je vais garder
Ce que tu m’as fais pour moi peut-être ?
T’es vraiment encore plus conne
Que j’le pensais !

Finalement, après avoir installé un nouveau silence entre elles, la fameuse Lydia tenta de se redresser, non sans mal, devant le regard empli d'une profonde neutralité de celle qui avait pu incarner son bourreau. Si seulement elle avait été une native de l'Ile, Augustine n'aurait pas manqué de se précipiter sur elle pour l'aider à se remettre sur ses pieds tout en cherchant à apaiser ses souffrances. Mais tel n'était pas le cas, non, et de surcroit, l'enfant la prenait encore une fois pour un bien piètre penseur. Croyait-elle réellement, qu'Augustine n'avait pas pensé à une chose pareille ? Pensait-elle réellement, qu'elle n'avait jamais songé au fait que les rescapés puissent alimenter une curiosité sans bornes à propos de cette balle s'ils la voyaient ? Pensait-elle sincèrement, que l'Originaire aurait pu s'arrêter à une erreur aussi singulière, alors qu'elle avait justement voulu l'arrêter en pleine course pour lui glisser ces petites recommandations ? C'était bien mal la connaître. Toutefois, pour la défense de Mademoiselle, ni l'une ni l'autre ne se connaissaient sinon de ces conflits qui étaient nés à l'instant même où leurs regards s'étaient croisés. Ni plus ni moins. Elle avait de l'audace, Lydia. Elle avait de l'audace, pour l'insulter à nouveau, petite vipère qu'elle était. Mais plus encore alors qu'elle la provoquait de nouveau, là, presque les bras en croix comme le martyr, cherchant la mort dans les yeux de la lionne comme pour la mettre au défi de lui laisser la vie sauve.

Bah vas-y, qu’est-ce que t’attends !
Bute-moi !
T’façon, si tu m’tues pas,
J’irais quand même leur raconter !

Sa voix était forte, comme lancée dans un éclat de douleur mêlée d'une provocation encore inégalée. Dans son aura tout comme de ses attitudes, la Demoiselle persistait malgré la souffrance, malgré le sang qui s'écoulait de sa jambe tremblante. Ah oui, vraiment ? Eh bien... Non, en fait. Pour tout dire, Augustine n'était pas vraiment d'accord avec ça. Déjà, parce qu'elle n'avait pas réellement l'intention de la tuer malgré les apparences, mais surtout, elle ne pouvait acquiescer la fin de son propos. Aller leur raconter ? Non, elle n'irait pas leur raconter. Ni comment elle était parvenue à croiser une Originaire, ni la manière dont leur conversation avait tourné, et encore moins cette douloureuse petite interlude en plein Premier Acte.

Si jamais elle en venait à chanter,
Ce ne serait certainement pas pour son propre campement.

Poussant un soupir presque dépassé, c'est en laissant ses épaules retomber tout en laissant glisser ses yeux bleus sur le visage empreint de douleur de la jeune fille, qu'Augustine répondit enfin, comme d'une profonde lassitude, au bord de l'évidence :


« Non, tu ne leur raconteras pas, Lydia... »


Ce disant, elle s'était approchée, et, d'une simple main exerçant une pression brève mais précise sur l'épaule de la jeune fille, elle la bouscula très légèrement, cette petite impulsion suffisant néanmoins pour qu'elle s'écroulasse au sol, de sa jambe amochée qui la fragilisait certainement plus que jamais. Mais cette fois, au lieu de rester debout à ses côtés, c'est en la fixant toujours qu'elle s'accroupit doucement devant elle, la caressant d'un regard curieusement moins glacial mais sensiblement plus affable – presque effrayant de cette ombre sensiblement plus ouverte, ce qui ne pouvait finalement que cacher davantage de détermination :


« Écoute-moi bien, petite sauvage~ Tu ne leurs raconteras pas, car je sais qui tu es, je sais te trouver, et je sais également que tu te promènes souvent seule comme aujourd'hui~ Un accident est si vite arrivé... »


Elle avait arqué ses sourcils blonds, et un léger sourire apparut sur ses lèvres claires, une douce brillance au fond de ses yeux perçants. Mais alors qu'elle les baissait vers la jambe ouverte de la jeune fille, c'est sans crier gare qu'elle y enfonça les doigts tout en la regardant à nouveau dans les yeux. Et, tandis qu'elle retrouvait son aura aussi austère que catégorique, c'est en extirpant lentement la balle de la plaie, les doigts ensanglantés et sentant les chairs de Lydia lui racler la peau qu'elle ajouta, à demi-voix :


« Tu ne leur raconteras pas, car ce n'est pas une balle qui a traversé ta peau, mais une branche... Dans cette chute malencontreuse~ Pourtant, ils ne te pensaient pas maladroite, hm ? C'est un endroit dangereux, cette Ile... »


Son regard n'avait pas quitté le sien, infiniment sérieux. Et, alors qu'elle lui montrait la cause du méfait qu'elle tenait à présent entre son majeur et son index, c'est après avoir haussé les sourcils qu'elle rangea le métal chaud et rouge dans la poche de son pantalon lâche, ses doigts tâtonnant le sol à la recherche d'une branche idéale. Mais alors qu'elle en trouvait une, c'est tout en la plantant sans scrupules dans la plaie d'une Lydia qu'elle maintenait au sol de sa main libre qu'elle lui glissa, tranquillement :


« ...Si j'étais toi, j'irais directement à l'infirmerie... Tu sais qu'un grand pourcentage de décès sont causés par une simple petite infection~ ? »


Et, alors qu'elle se redressait en essuyant sa main ensanglantée sur son débardeur, c'est en rajustant une dernière fois son fusil sur son épaule qu'elle ajouta :


« Au fait, je m'appelle Augustine.
Finalement, il vaut mieux que tu connaisses mon nom~
Mais je crois que tu as compris qu'il fallait que tu évites de le répéter~ ♥ »


C'était, leur petit secret. Peut-être est-ce que, d'ailleurs, la fois suivante, si elles se recroisaient, Lydia aurait la bonne pensée, la prudence mesurée, de ne pas chercher à interpeller celle qui lui disait de s'en aller. Peut-être aurait-elle dû, oui, passer son chemin sans la provoquer. Peut-être aurait-elle dû écouter cette voix qui lui murmurait, de ne pas s'arrêter, de ne pas regarder, de ne pas se souvenir, de ne pas se perdre en moindres curiosités.

Je crois qu'en d'autres circonstances,
J'aurais pu te protéger, et même t'aimer~

Mais vois-tu,
Ta souffrance est méritée,
Toi qui es de ceux qui nous reprochent
D'avoir étés choisis pour perdurer~


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Dernière édition par Augustine J. Serka le Mar 18 Aoû - 14:31, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Mar 11 Aoû - 2:41

when i met you, i knew nothing will be the same
Augustine & Lydia

✻✻✻« Non, tu ne leur raconteras pas, Lydia... » La jeune fille la voyait se rapprocher dangereusement. Lydia ne demandait bien ce que l’Originaire avait dans la tête à ce moment précis. Elle n’eut même pas la force de tenir en équilibre lorsque la grande blonde la poussa d’un geste sûr. Lydia s’écrasa à nouveau sur le sol, en tombant sur ses deux mains pour amortir la chute. Sa tête commençait à tourner, sûrement à cause du sang qu’elle avait perdu, et la douleur de sa blessure qui se faisait de plus en plus lancinante à mesure que le temps passait. Elle se sentait faible. Si faible, et impuissante face à la femme devant elle, qui la regardait de haut. Cette dernière finit par s’abaisser à sa hauteur, la petite brune la suivait du regard. Un regard froid et sombre. Lydia passa le dos de sa main sur son front, dégageant les petites gouttelettes de sueur qui s’y étaient installées. « Écoute-moi bien, petite sauvage. Tu ne leurs raconteras pas, car je sais qui tu es, je sais où te trouver, et je sais également que tu te promènes souvent seule comme aujourd'hui. Un accident est si vite arrivé... » Lydia ne s’en faisait même pas pour sa propre vie à ce moment-même. C’était à peine si elle comprenait ce que l’Originaire était en train de lui dire. Elle avait cependant bien intégré qu’il s’agissait de menaces, encore. La jeune fille ne répondit rien, trop occupée à penser à cette souffrance qui émanait de sa jambe et qui semblait brûler d’avantage. Ou peut-être était-ce parce que Lydia avait perdu toute l’énergie qui lui restait. L’adrénaline lui avait permis de se relever, mais maintenant, elle sentait la fatigue, la douleur et la chaleur environnante l’envahir. Son cœur continuait de battre à une allure folle, tandis que sa respiration était toujours aussi irrégulière.

Elle jeta de nouveau un œil à sa jambe ensanglantée, et c’est alors qu’elle vit les doigts de la grande blonde s’enfoncer dans sa plaie. Le tiraillement de la blessure s’accroissait à mesure qu’ils pénétraient la lésion et écartaient la chaire vive. Lydia posa instinctivement sa main gauche sur le bras de l’Originaire qui était en train d’extraire le projectile de sa jambe, tandis que sa main droite lui servait à se tenir un tant soit peu en position assise. La poigne de la jeune fille accrocha fermement le poignet de la grande blonde, serrant avec le peu de force qui lui restait. « Tu ne leur raconteras pas, car ce n'est pas une balle qui a traversé ta peau, mais une branche... Dans cette chute malencontreuse. Pourtant, ils ne te pensaient pas maladroite, hm ? C'est un endroit dangereux, cette Ile... » Lydia ferma les yeux avec insistance, exprimant la douleur par des petits gémissements. Ca faisait vraiment un mal de chien. Lydia comprit finalement qu’elle était en train d’extraire de sa jambe ce qu’elle avait introduit quelques minutes plus tôt. « Putain… Qu’est-ce que tu fous… Arrête ! » Dit-elle en haussant le ton, la souffrance augmentant à mesure que l’Originaire sortait la balle de la plaie. Lydia regarda avec une étrange attention le morceau de métal entre les doigts pâles de la femme à ses côtés. Lorsque cette dernière le rangea dans sa poche, la petite brune fixa à nouveau la grande blonde dans les yeux, soutenant son regard noir et menaçant, autant qu’il pouvait l’être.

Elle eut peu de le temps pour comprendre ce qui lui arrivait, se remettant à peine de l’extraction de son mal, que la grande blonde attrapa d’un geste agile une branche et la planta sans scrupule avec force et –presque rage- dans la jambe de Lydia, à la place du projectile. La jeune fille ne tint plus et s’allongea violemment au sol, hurlant à nouveau de douleur, sa main gauche agrippant avec dextérité le t-shirt de la grande blonde et sa main droite soutenant sa jambe de cette nouvelle intrusion. « ...Si j'étais toi, j'irais directement à l'infirmerie... Tu sais qu'un grand pourcentage de décès sont causés par une simple petite infection ? » Lydia lâcha sa prise sur le vêtement de l’Originaire et laissa tomber mollement sa main près de son visage. Elle se sentait tellement faible. Elle détestait ça. Mais étrangement, la dernière chose qu’elle avait envie de faire, c’était bien de lui répondre. Elle fixa l’horizon devant elle, tentant de se calmer. L’infirmerie. Cela lui semblait tellement loin. Elle pouvait à peine bouger, comment allait-elle rentrer jusqu’au campement ? Elle aurait aimé pouvoir penser à quelque chose d’agréable, lui permettant d’oublier sa souffrance durant quelques secondes, et de réfléchir ensuite à tête reposé pour trouver une solution, mais rien n’y faisait. Elle était irrémédiablement attirée vers la réalité. Elle ferma les poings, tandis que l’Originaire lui parlait à nouveau. « Au fait, je m'appelle Augustine. Finalement, il vaut mieux que tu connaisses mon nom. Mais je crois que tu as compris qu'il fallait que tu évites de le répéter. »

Augustine. Elle n’oublierait jamais ce nom. Elle espérait cependant ne plus jamais avoir affaire à elle. Pour la première fois depuis bien longtemps, la petite brune s’avouait vaincu. Elle ne souhaitait plus qu’une chose, rentrer au campement, qu’Edan ou Avery s’occupe de sa blessure, et qu’elle rejoigne sa petite tente pour aller dormir. Lydia avait finalement lâché prise, après tous ses efforts, il fallait se rendre à l’évidence. Augustine, l’Originaire avait eu le dessus. « Je ne le répèterais pas. » répondit finalement Lydia en serrant les dents, sans savoir si ça voulait vraiment dire quelque chose. La jeune fille avait sûrement voulu dire qu'elle avait compris la leçon et qu'importe, elle ne répèterait pas ce qu'il s'était passé aujourd'hui. la douleur ne lui permettait plus de cogiter correctement. Ses pensées se mélangeaient et se brouillaient dans sa tête, elle n'avait plus la force de faire des phrases complexes et censées.

Lydia roula lentement sur le sable et s’allongea sur le ventre. Elle se mit à ramper vers une grosse branche qu’elle avait repérée un peu plus loin. Tant pis pour la dignité, se dit-elle. Au final, il n’y avait plus que la survie qui comptait. Une traînée de sang se répandait à chaque mètre qu’elle parcourait. Elle atteint finalement l’objet convoité après une bonne minute de galère, et avec toutes les peines du monde, Lydia réussit tant bien que de mal à se relever une nouvelle fois à l’aide du morceau de bois. Elle jeta un dernier regard furtif vers la grande blonde qui l’avait fixé tout le long. J’espère ne jamais te revoir, pensa-t-elle, bien que son regard suffisait à lui seul à exprimer cette pensée. Elle finit par détourner la tête, et sans un mot de plus, tourna les talons, et marcha tant bien que de mal dans la direction du campement.







✻✻✻
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× Ma Célébrité : Elizabeth Mitchell. × Nombre de messages : 110 × Age du perso : 45 ans. × Job : Médecin, spécialisée dans la Chirurgie / Originaire prête à tout pour défendre l'Ile qu'elle a toujours connue, à vos risques et périls. #TeamEpsilon × Côté love : Kitty ♥ Foxy


Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same. Mar 11 Aoû - 19:08


In the Valley of the Dolls We Sleep ✗


✗✗✗ Là où bien souvent Augustine apparaissait rayonnante et angélique aux yeux de ses semblables – elle qui incarnait bien souvent les traits du sauveur – il y avait de bien fortes chances que pour la Demoiselle, elle incarnasse plutôt la détestable figure du Démon, partisan de la sentence et des larmes amères. Sous ces yeux de feu et de glace qui fixaient le sang s'écouler de la jambe amochée de la jeune fille, il n'y avait pas réellement de satisfaction, mais plutôt une certaine forme de profonde neutralité, de fatalité, comme si Augustine n'était finalement que la messagère exécutive d'une loi spirituelle qui échappait aux rescapés. Elle avait tiré, pour le bien de la communauté. Pour avoir le temps de glisser les menaces qui la préserveraient de la langue un peu trop pendue de la Demoiselle. Ce n'était pas pas plaisir, mais par dévotion. Dévotion pour ses idéaux, sa manière de penser et de voir le monde. Malheureusement pour Lydia, elle était tombée sur une originelle particulière, autonome et si impliquée dans sa propre vie de native qu'elle en avait subi les conséquences. Et voilà qu'elle se tordait de douleur, agonisant sur la terre qui se chargeait bien de teinter ses jambes claires de nouvelles traces naturelles qui ne manquaient pas de lui rappeler sa condition d'humain en terres hostiles. Sa poigne n'avait pas de forces, mais une détermination admirable, tandis que ses doigts d'enfant se refermaient contre l'avant-bas de la grande blonde, sans que cela n'intercepte pour autant son geste catégorique d'extraction de la balle.

Leurs regards se confrontaient.
L'un dans l'autre.
Si intenses, douloureux et déterminés.

Augustine avait eu le temps de lui susurrer quelques mots, bien consciente que la jeune fille ne serait pas tout à fait en état de les entendre ou de les assimiler dans leur totalité. Peu importait sans doutes, tant que Lydia comprenait le principal : Elle ne devrait plus traîner dans les parages, et encore moins raconter leur petite entrevue à qui que ce soit, sous peine de risquer de plus grands maux encore.

Je ne le répèterai pas.

Elle avait serré les poings, certainement pour faire face à la douleur et tant de frustration, mais sa phase était tout de même parvenue à filer d'entre ses dents serrées, bien que cela semblasse lui coûter bien du mal. Bien. Très bien. Voilà tout ce à quoi elle avait aspiré depuis le départ, n'est-ce pas ? Que la jeune fille mette en mot sa promesse, de ne rien révéler aux autres. Oh, certes, Augustine n'en avait pas réellement besoin, après tout. Mais... Elle n'avait pas pu s'empêcher, de vouloir les entendre, de ses propres oreilles, comme si cela pouvait également lui donner le semblant d'espoir, que les rescapés finissent par rentrer chez eux en quittant son Ile. Se fourvoyait-elle ? Certainement. Mais elle était ainsi, et ne pouvait guère y changer quoi que ce soit : L'horreur de sentir la présence d'intrus à quelques mètres, voire quelques kilomètres d'elle, la rendait malade. Lydia n'était que l'incarnation de l'un d'entre eux, mais cette petite graine était finalement tout aussi détestable que les autres.

Bientôt, Lydia roula sur le ventre, la Serka peinant pour elle rien qu'à déposer son regard observateur sur ses moindres mouvements. Il n'était pas temps, non, de prendre qui que ce soit en pitié, mais il fallait bien avouer que ce spectacle n'avait rien de grandiose à ses yeux. Elle ne s'en congratulait guère, non, mais plutôt que d'apaiser les souffrances de la Demoiselle, elle se contenta bel et bien de la regarder ramper sur le sol, à la recherche de cette aide qui ne mettrait finalement plus grand temps à arriver. Des secondes, des minutes, qui semblèrent être des heures, mais la rescapée parvint tout de même à mettre la main sur son tuteur, ce dernier l'aidant malgré tout à reprendre une station debout, ne serait-ce que pour lui permettre de rejoindre son campement. Assistant à la scène sans broncher sinon en terminant d'essuyer ses mains – et son bras, pour le coup – contre son débardeur clair désormais taché de sang, c'est en croisant le regard noir de la jeune fille qu'Augustine ne cilla pas du sien, le gardant rivé avec force et stabilité, en cette neutralité qui semblait finalement tant la caractériser. Pas un sourire, pas un souffle, pas un mot, simplement le faciès du prédateur sous l'accalmie passagère.


« Puisses-tu retourner chez toi... »


Elle n'avait que murmuré, presque inaudible, tout en suivant la jeune fille de son regard intense, la regardant tourner les talons et s'éloigner tant bien que mal, claudiquant sous la douleur et ses gémissement. Sa voix s'en était faite si basse, mais loin de s'en trouver hautaine, finalement plus compatissante, bien qu'autoritaire à la fois. Retourner chez elle, oui, mais non pas uniquement jusqu'à sa petite tente de fortune, non. Retourner chez elle, bien plus loin encore, jusqu'au Continent qui l'accueillerait avec plaisir et certainement bien plus de douceur que l'Ile et ses natifs. Puisse t-elle retourner chez elle, et, pourquoi pas, vivre une vie heureuse.

Puisse t-elle retourner chez elle,
Loin d'ici,
Et ne jamais revenir.

Lydia disparaissant petit à petit en s'enfonçant entre les arbres, c'est après avoir poussé un profond soupir et passé une main fine et pâle dans ses cheveux blonds qu'Augustine laissa son regard clair vagabonder autour d'elle, caressant les cimes des arbres d'où elle entendait à nouveau le chant des oiseaux et le bruissement d'ailes des insectes tropicaux. Fermant les yeux une fraction de secondes pour se délecter de cet Opéra naturel qui l'accueillait de nouveau en ce nouvel acte, c'est après les avoir rouverts qu'elle remercia, silencieusement, la nature de lui offrir tant d'apaisement, malgré les actes auxquels elle avait bien pu se perdre égoïstement. Choisissant finalement de regagner d'Hydre, c'est finalement sans rester sur la Terre Principale plus longtemps malgré ses première prévisions de la journée, qu'Augustine retrouva rapidement la direction de son embarcation, non sans se demander, un instant...

Si la jeune fille
Saurait trouver Médecin à temps~


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Message(#) Sujet: Re: (Augustine&Lydia) + when i met you, i knew nothing will be the same.

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