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Message(#) Sujet: (Flashback) Head off to make trouble, sir. Ҩ Elias & Edan. Lun 27 Juil - 17:35


Head off to make trouble, sir.
Jones & Fitzgerald



La solitude. Ce sentiment de solitude profond et dévastateur, présent à chaque emplacement, chaque campement de fortune. Où que vous mettiez les pieds sur cette île, la tristesse de cette solitude émanant de tous ces gens démunis vous prenait à la gorge. Voilà ce qui frappe le plus Edan-Kale depuis son arrivée sur l’île… Son arrivée… Comme s’il souhaitait sa présence ici. Un naufrage. Un naufrage aussi lamentable qu’incontrôlable. Ils peuvent bien pavaner devant les naufragés, tous braves militaires qu’ils sont, il n’y a franchement pas de quoi faire bonne figure en réalité, Edan le sait bien. Pourtant, il voit en chaque matin qui se lève une nouvelle occasion de sourire. Et ce sourire paisible sur ses traits le rend coupable dès qu’il croise un visage éprouvé, comme s’il n’avait pas le droit de se sentir bien sur cette île que tous semblent juger maudite et n’espèrent qu'une chose : déserter au plus vite. Il transparaît dans les yeux d’Avery, ce désarroi de ne plus se sentir à sa place nulle part, imaginant ce qu’elle avait pu ressentir en se retrouvant prisonnière tout ce temps. Imaginer, s’inquiéter du sort de son frère, se demandant s’il ressent la même chose que son amie, c’est bien tout ce qu’il peut faire, impuissant qu’il est. A s'épanouir sur cette île que beaucoup craignent lui donne parfois l’impression d’être un étranger parmi les autres. Il se sent utile ici. Aider les rescapés et ses frères d’arme lui occupe l’esprit, l’empêchant de penser et de cogiter toute la journée comme il lui arrivait de le faire à New-York. Et, surtout, il prend sa liberté pour la première fois de sa vie. Il ne pleure pas sa famille, ses parents sur le continent, ne regrette aucune personne disparue ici ou ailleurs, parce que même si sa liberté se trouve compromise, son frère est toujours là, et le savoir pas loin de lui lui suffit. Edan-Kale trouve une meilleure famille que celle du sang en certain naufragés comme Avery ou Elias, et il commence à comprendre qu’il ne pourra bientôt plus imaginer sa vie en dehors de l’île, sans ces personnes-là à ses côtés. Le temps rendait le retour à une vie normale, sa vie d’avant, de moins en moins enviable. Le militaire songe sur le chemin du campement de la mystérieuse amazone qu’il espère retrouver. Du moins, il essaye de retrouver ce fichu chemin, mais tourne complètement en rond à son grand désarroi. Ses soupirs deviennent de plus en plus nombreux, longs, trahissant son agacement grandissant. Il lève les yeux au ciel de temps en temps dans l’espoir d’apercevoir cette saleté de piaf qui volait près de sa mystérieuse blonde la première fois qu’il l’a vue. Mais rien. Pire que rien, le voilà complètement paumé en pleine jungle. La fatigue et l’exaspération empêchent le militaire aventureux de se concentrer, réalisant un peu tard qu’il a dépassé la jungle, se retrouvant dans un coin de l'île encore inexploré. Une nouvelle découverte qui pourrait l’enthousiasmer s’il ne sentait pas ses pieds s’enfoncer dans le sol de plus en plus humide. Mais il est trop tard pour faire demi-tour, il est allé trop loin.

« A l’aide ! » Quoi ? Une voix raisonne dans les parages, tel un vague écho qui semble s’éloigner éternellement. La voix d’un homme, pas franchement ce qu’il espérait. Dommage. Encore un soupir et il se met à suivre la voix qui appelle dans le vide. Enfin non, puisqu’il est là. Mais il ne le fait pas savoir, refusant d’annoncer sa venue, parce qu’il pense reconnaitre cette voix. Sadique ? Oui, un peu. Mais l'occasion est trop belle pour ne pas l'être. Un grand sourire élargit sa mâchoire à chaque pas qui le rapproche dangereusement des marécages, dévoilant l’intégralité de sa dentition quand il découvre enfin le jeune homme qui se cache derrière les appels au secours. Son sourire qui se transforme en rire tout aussi tranché annonce sa présence auprès d’Elias. « Bon sang, comme j’aimerai qu’Avery soit là. » C’est tout ce qu’il trouve à lui dire, l’air heureux de tomber sur lui en pleine galère. Et il y a de ça. Il aurait été très déçu que quelqu’un d’autre lui porte secours à sa place. Le spectacle est bien trop comique pour qu’il n’en profite pas. « Arrête de gigoter, tu t’enfonces plus vite ! » A peine trente secondes qu’il nargue Elias en retrait, entier et au sec, et il a l’impression qu’il ne verra plus sa tête s’il cligne des yeux. Bon. Il tente de chasser les idées stupides de sa tête, toute forme d’humour inappropriée également pour trouver une solution, bien obligé de l’aider à se sortir de ce bourbier. Son regard scrute les plus grosses plantes aux alentours, ne trouvant pas meilleure alternative que de prendre prise à l’une d’elle pour attraper Eli' et le hisser sans se faire avoir à son tour. Manquerait plus que ça ! C’est d’un pas hésitant qu’il empoigne la tige la plus robuste que lui offre son champ de vision, tendant son bras au jeune homme avec méfiance. Il lâche un juron en tirant de toute ses forces pour hisser Elias hors des sables mouvants. Bordel, son bras va finir par craquer ! Ah non, c’est la plante qui l’abandonne, le projetant sans ménagement dans la boue. Et il était presque parvenu à le tirer de là jusqu'à voir ses genoux hors de ce pétrin. Y'a plus qu'à recommencer, génial. Voyons voir… Une espèce de mixture verdâtre tache la paume de sa main à laquelle se mêle le sang de multiples griffures. Il a dû s’accrocher vraiment fort. Une drôle de sensation lui fouette la joue… S'il finit avec une balafre sur la joue il jure qu'il... qu'il quoi ? Oh, de la vase un peu partout, évidemment. Bien sûr, aucun juron à la hauteur de son envie de maudire le blondinet en face de lui qui a clairement envie de se marrer ne lui vient. Vraiment génial. Et dire qu’il devrait profiter d'une charmante compagnie en ce moment-même, au lieu de ça il se retrouve à jouer les Tarzan dans… ce truc visqueux. Mais, derrière ses airs exaspérés, faussement furax, se lit une tendresse enfantine à l’égard de son cadet militaire, plus amusé par le ridicule de la situation qu’autre chose. Les deux pieds dans la boue, que pourrait-il faire d’autre qu’en rire ? Essayant tant bien que mal de contrôler ses nerfs qui lui serrent l’estomac et engourdissent ses jambes pour ne pas s’embourber, il passe son bras dans le dos d’Elias pour qu’ils prennent appui l’un sur l’autre, retenant sa respiration pour s’empêcher de rire et tout faire foirer.

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Message(#) Sujet: Re: (Flashback) Head off to make trouble, sir. Ҩ Elias & Edan. Mer 29 Juil - 19:47

∞ Fitzgerald & Jones  
Head off to make trouble, sir.
Obéir aux ordres. Je dois obéir aux ordres tout le temps. Elias par ici, Elias par là gniagnia ça commence à me pomper les nerfs ! Et encore si c'était le début...c'est tout le temps comme ça ! Mon séjour en école militaire s'est prolongé de deux années sur cette foutue île. Quel bonheur, si mon père me voyait il serait surement plié en deux. Pff tu parles d'un honneur, je sais même pas si je vais pouvoir rentrer un jour sur le continent américain. Plus le temps passe et plus je me dis que je vais finir ma vie ici. Bref tout ça pour dire qu'il faut que j'aille chercher des lianes, encore. Le Major Karsoca m'en a donné l'ordre ; après que le toit de la cabane, où tout le monde se réunis pour prendre des décisions importantes ,ait dégringolé par magie. Et Elias le bon toutou explorateur est envoyé réparer cette catastrophe. Tu parle d'un début matinée réussi. Où est-ce que je vais bien pouvoir trouver des lianes solides par ici ? Hormis les marécages je vois pas où je peu en trouver. Il y en a bien près des falaises mais c'est trop loin. Tant pis, direction le marécage. Tout en quittant le camp des militaires, Elias se dirigea vers la clairière pour ensuite couper vers la forêt profonde, qui mène aux marécages. En 10 minutes de marche le jeune homme y serait. Quand on connait bien l'île comme lui la connait, le tour est fait rapidement. Équipé de son couteau et de son sac à dos Elias marche d'une allure rapide.
Ah les voilà ces marécages, ça fait un peu ambiance jungle ici. C'est drôle la différence de décors qu'on peu trouver sur cette île. On passe de la plage, à la clairière, ensuite il y a une forêt boréale, une forêt de steppe boisée, des falaises, des lacs, des cascades. On dirait un catalogue naturel. Bref, par où je vais bien pouvoir passer pour trouver ces foutus lianes ? Ah les voilà près d'un arbre au fond, juste à côté des grosse flaques de gadoues...et merde. Ça craint, comment je vais faire pour les attraper ? Il faudrait que j'escalade l'arbre, et que je grimpe sur la branche pour ensuite me pencher et...non c'est trop risqué, je vais faire un plongeon dans la boue. J'ai pas envie de perdre mes chaussures, c'est trop précieux sur une île une paire de chaussure. Je pourrais peut être essayer de confectionner une sorte de tige avec un embout tordu comme une sorte de crochet pour les attraper. Non ça va jamais tenir. Bon j'ai pas le temps d'élaborer un plan là, le Major doit surement être déjà en train de m'attendre à l'entrée du campement. Je vais grimper ce fichu arbre et attraper ces maudites lianes. C'est parti. Elias escalada tant bien que mal le satané arbre, pour s'assoir sur la grande branche. Il se pencha au dessus des grosses flaques de gadoue puantes pour attraper les quelques lianes qui pendaient dans la vide. Tout se déroula parfaitement bien, lorsqu'un gros craquement retentit dans les marécages. La branche sur laquelle Elias était assit se brisa en deux. Le jeune homme tomba à la renverse dans les grosse flaques de gadoues...puantes.

J'y crois pas la branche à craqué et me voilà dans cette gadoues visqueuse et verdâtre. Beurk. Oh non, ne me dîtes pas que...c'est des sables mouvants, et pas de la gadoues. J'ai vraiment pas de bol, j'aurais du mieux m'organiser que ça. Zut comment je vais faire pour sortir, j'en ai jusque à la cuisse ! Impossible d'attraper une branche ou une liane, aaah mais c'est pas possible rien ne va sur cette île ! Et pourquoi c'est toujours moi qui part en expédition et qui fait le sale boulot ? Bon, j'ai plus qu'à espérer que quelqu'un traîne dans le coin.
"À l'aide !" Personne ne réponds, c'est pas étonnant. Je sens que je m'enfonce de plus en plus, j'en ai jusqu'à la taille maintenant. C'est pas le moment de paniquer Elias, tu peu t'en sortir, tu t'en sors tout le temps. Oui mais là j'ai pas envide de ma faire gober vivant par une flaque géante puante ! "Bon sang, comme j'aimerai qu'Avery soit là" Qui ça peut être ? Je connais cette voix. Je me tourna tant bien que mal, luttant contre l'épaisse gadoue. Edan se tenait devant moi, sur la terre ferme, riant comme un bon enfant. Je le savais que c'était lui, j'avais reconnu son rire machiavélique. "Edan ?! Qu'est ce que tu fais par là sans ton matériel...arrête de te marrer et aide moi veux-tu ? Ce truc m'aspire et il est loin d'en avoir finis !" Rien à faire, le médecin militaire ignorait totalement mes appels au secours, tss ça m'étonne pas de lui, c'est le premier à se marrer dès que je fais une bourde. Ça ne le dérangeait vraiment pas de m'observer galérer, il est plié de rire et comme à chaque fois son rire est communicatif et je commence à rire à mon tour. C'est comique mais pas trop, je commence à perdre ma chaussure gauche, ça m'alerte et j'essaie à nouveau de me dégager des sables mouvants, rien à faire ce truc ne fait que m'aspirer en continue. "Arrête de gigoter, tu t'enfonces plus vite !" Merci Captain Obvious, ça fait 10 minutes que je croupis dans cette boue et c'est la seule chose que monsieur Edan ose me dire. Pile à ce moment, il commence à se bouger et réussit à attraper une liane. J'hallucine c'est avec lui que j'aurais du partir en exploration chercher ces satanées lianes. Edan tente tant bien que mal de sortir Elias de se pétrin. Il tire de toutes ses forces sur la liane, Elias est extirpé des sables mouvants jusqu'au genou, puis la liane céda sous l'immense force d'Edan qui rejoignit Elias dans le bain boueux. Et bah on est pas sortit de l'auberge. Il a même réussit à se blesser la joue et la paume, oh la dégaine qu'il a, je peu pas m'empêcher de rire aux éclats et lui aussi apparemment. On forme une super équipe tout les deux ! Après quelques derniers efforts, Edan remua ses jambes pour éviter de se retrouver à deux bloquer dans cet enfer. Il passa son bras autour de mes épaules et tira de toutes ses forces en faisant une grimace bizarre ; certainement pour s'empêcher de rire. Et ce fût la réussite ! Elias et Edan recouvrèrent de leurs forces tout en imitant deux cadavres allongés par terre, recouvert de gadoues puantes. Elias frappa Edan sur la poitrine pour le remercier. Ce dernier fit de même. Et les deux amis explosèrent de rire, encore une fois.
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Message(#) Sujet: Re: (Flashback) Head off to make trouble, sir. Ҩ Elias & Edan. Ven 7 Aoû - 5:17


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Il ne connaît pas son prénom, seulement son visage qu'il a aperçu un nombre dérisoire de fois, et pourtant il écume la jungle depuis des heures à la recherche de sa cachette. Chaque heure qui passe l'effraie un peu plus : aurait-il complètement perdu la tête ? Il tourne en rond, râle, peste, souffle, se perd dans l'infini du ciel qui a changé plusieurs fois de couleur depuis son départ de la planque militaire. Quand il sent ses pieds glisser sur une surface humide, il capitule. Il pose ses yeux sur ses semelles pleine d'une boue étrange, perplexe. En étudiant le paysage qui lui semble autant nouveau qu’inconnu, il devient excédé. Effectivement, cet endroit ne lui dit rien du tout, mais surtout rien qui vaille son mérite. La chaleur l’étouffe, l'air humide et poisseux le rebute, et bordel il n'a aucune idée de quel chemin prendre pour s'en éloigner. Un énième souffle agacé lui échappe à l'idée de refaire tout le chemin en sens inverse, quand une voix masculine se fait entendre. Du moins, il le devine, car ce n'est rien d'autre qu'un élan de panique. Il lève les yeux au ciel comme s'il interrogeait une force supérieure en laquelle il ne croit pas. Serait-ce un signe ou une connerie de ce genre ? Très bien. Il va donc suivre la voix, se dit-il à lui même alors qu'il s'enfonce un peu plus dans cette partie de l'île inexplorée. Un rire d'enfant joyeux et plein d'entrain signale sa présence auprès de l'homme appelant au secours. Elias. Il l'aurait parié ! Incapable de prononcer un seul mot sans éclater de rire, il se contente de regarder la scène, la moquerie plaquée sur son faciès, analysant la situation. Ou plutôt le pétrin impossible dans lequel il s'est fourré. Le spectacle est inédit, le médecin étant bien plus habitué à voir « le cadet Jones » camper devant l'infirmerie qu'à tomber sur lui en train de barboter dans les sables-mouvants. Avery. Le regret qu'elle ne soit pas présente pour profiter de ce merveilleux hasard. Voilà tout ce qui lui vient à l'idée pour qu'il puisse s'exprimer. Il y a beaucoup de tendresse dans sa voix, ce qui le surprend lui-même, prenant conscience qu'il s'habitue à ce nouvel équilibre, cette fausse fratrie qu'Avery, Elias et lui composent pour le meilleur et pour le pire. Le pire étant apparemment réservé à Jones à en croire le nombre incalculable de fois qu'il l'a rafistolé, à l'infirmerie ou sur le terrain. Fitzgerald arque un sourcil désapprobateur pour toute réponse quand il s'inquiète de le voir sans son équipement, ce qui a pour conséquence de l'amuser davantage. Est-ce vraiment l'objet de ses soucis, maintenant ? Impossible de retenir un autre ricanement quand il le somme de lui venir en aide. Lui ne l’aide vraiment pas. « Loin d'en avoir fini ? Moi je dirai plutôt que ta fin est imminente, Jones ! » Ce ton mauvais et la posture de bad-guy de film d'action qu'il adopte lui siéent bien. Kale prend un malin plaisir à le narguer de toute sa hauteur, bien au sec, parce qu'il est évident qu'il va lui prêter main forte. Alors qu'il cherche quelque chose à quoi s'accrocher pour prendre appui, les mots d'Elias raisonnent dans sa tête. Il pense à son équipement soudainement. Edan-Kale, pas franchement un accoutumé de l'uniforme et tout l'attirail au complet, excepté peut-être pour se pavaner sur le campement auprès de la gente féminine. Ironie du sort, la gente féminine qui l'intéressait aujourd'hui n'est étrangement pas très sensible au prestige de l'uniforme... Sa mains attrape ce qui se rapproche le plus d'une corde, cette bonne prise chassant aussitôt tout regret de son esprit. Pourquoi s'encombrer du kit du parfait petit soldat quand on a ce qu'il faut à portée de main ? Un craquement brusque, le choc. Survient un drôle de picotement sur sa joue, et ses mains qui s'enfoncent dans... Il relève immédiatement la tête, refusant de comprendre. Se redressant le plus délicatement possible, des tas de pensées stupides défilent dans son esprit, comme la possibilité que la liane ait cédé sous le poids de son ironie, celle que la poisse soit un virus contagieux et bien sûr des jurons, mais aucun ne franchit la barrière de ses lèvres qui tremblent devant le rire éclatant d'Elias. « Profite ! » Sous-entendu tant qu'il le peut, pour une fois que c'est lui qui donne matière à rire à Eli et pas l'inverse. Le médecin voudrait le fusiller du regard, exploser dans une colère noire effrayante, mais impossible, il a trop de mal à se retenir de pouffer bêtement. Même son orgueil n'y peut rien, sa fierté noyée dans la vase. Il reste un court moment sans bouger, contrôlant sa respiration pour l'aider à penser à autre chose qu'à l'euphorie du blondinet maladroit. En soutenant Jones, un détail lui ayant échappé le frappe soudainement... L'odeur. Vraiment très appétissant. Il ne manquait plus que ça pour que le spectacle soit un triomphe ! Ou peut-être que le coup de grâce est donné dans le dernier élan du militaire pour relever complètement son camarade, serrant le ventre pour bloquer toute forme de rire qui pourrait s'en échapper.

Mais quand son pied foule la terre, le contrôle lui échappe. Son corps s'affale à même le sol, s'étirant de tout son long. Son rire est une cacophonie de plusieurs sons dénués d’harmonie, entrecoupés par sa respiration essoufflée. Les rires d'Elias se mêlent aux siens, quand un coup sur sa poitrine lui fait réaliser la position tout à fait gracieuse dans laquelle ils se trouvent. Deux corps jetés à la mer. Edan lui retourne la frappe amicale, avec plus d'entrain tout de même, parce qu'il le mérite bien. Se redressant après quelques secondes de répit, il tend une main à Elias pour l'encourager à faire de même. La frousse ne se lit plus sur le visage du jeune homme rieur, de plus il se tient debout. C'est suffisant pour qu’Edan leur épargne les questions superflues sur son état. Comment va-t-il ? Comme quelqu'un qui a failli se faire aspirer vivant par des sables-mouvants sans doute. Edan fait mine de ne pas s'en soucier, laissant aller les éclats de rire, les frappes et les piques complices pour ignorer tout le reste. « Comment tu t'es retrouvé là ? Tu t'es encore fait avoir j'parie ! » C’est tout ce que Kale meurt d'envie de savoir, certain qu'une mission foireuse se cache derrière tout ça. Il en mettrait sa main au feu. Sa main qu'il fixe, examinant le reste de son corps d'un air écoeuré. Il ne sait pas s'il doit se réjouir que son cuir ait survécu, ou s’inquiéter de ne pas pouvoir voir sa joue qui chauffe comme s’il se prenait une baffe. Mais il n’y a aucune femme hystérique en face de lui pour l’aider à outre-passer la douleur. Perturbant. Il frotte sa joue sans délicatesse, la débarrassent de la mélasse verdâtre qui la recouvre. Pas de nouvelle blessure de guerre pour cette fois. « Bon, dis-moi ce qu'ils ont encore inventé pour te faire souffrir, que je t'aide et qu'on s'en aille fissa ! » « Ils », les autres militaires. Comme s'il désignait un corps étranger. Vieux restes d'une rancœur tenace. Une pointe d'amertume rend la voix du militaire plus grave qu'elle ne l'est naturellement, partagé entre l'enthousiasme d'entendre un nouveau récit des mésaventures d'Elias Jones et l'envie de foutre une rouste à leurs gros malins de supérieurs, qu’eux aussi trempent un peu dans la vase. Toujours ce bon vieil instinct protecteur, le coeur du grand frère en sommeil mais qui ne s’éteint pas. Edan-Kale voit déjà les visages fiers et moqueurs se dresser à leur retour en pareil état. Mais surtout, il sait qu'Elias ne s'est pas retrouvé là en faisant une promenade de santé. Il soupire, un écho de nostalgie cette-fois, songeant au gouffre qui séparait les affaires du camp de ses propres soucis ce matin encore. Il n'a qu'une hâte maintenant, retourner au campement dont il s'évadait au signal de l'aube le plus vite possible. Il priera qui veut bien l’entendre pour que le destin ne se joue pas de lui en envoyant la mystérieuse amazone sur sa route. « C'que j'donnerai pas pour une douche ! » Aucun rapport. Nul lien dans le cheminement de ses pensées. Un souhait lâché. Un souhait idiot et vain, mais trop beau et profond sur l’instant pour ne pas le partager.

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Message(#) Sujet: Re: (Flashback) Head off to make trouble, sir. Ҩ Elias & Edan. Mar 11 Aoû - 19:48

∞ Fitzgerald & Jones  
Head off to make trouble, sir.
L'odeur est insupportable et je commençais a étouffer dans cette gadoue. Il était temps qu'Edan me sorte de là. Pffiou tu parle d'une expédition secours, ça bien foiré. On a l'air bien fin maintenant, je suis entièrement recouverts de cette matière visqueuse qu'on appelle "vase". Edan en a aussi mais les dégâts sont limités comparés aux miens. Il s'essuie la joue et je remarque alors qu'il s'est coupé par je ne sais quel moyen. Ça devait très certainement être la liane, lorsque qu'elle a craqué sous son poids, et ça l'a fouetté en pleins visage. Tout en me relevant je m'accroche à Edan, ce dernier râle en marmonnant quelque chose, une fois debout on s'observe tout les deux pour faire un bilan général de notre état. Impossible de retenir le rugissement qui va sortir de ma gorge d'un moment à l'autre, j'explose de rire, suivit d'Edan. On a mis une bonne dizaine de minute à se remettre de ce fou-rire. D'ailleurs je crois qu'on va encore en rire pendant de nombreuses soirée autour du feu de camp avec Avery. Ce ne sera pas la seule au courant, il faut bien qu'on rentre au campement. Et merde. Je vais encore me faire ridiculiser. Je redoute déjà le regard du Major Karsoca, je suis pas encore totalement sorti du pétrin. Heureusement qu'Edan est avec moi, ça passera peut être mieux avec lui. Au pire il pourra ramasser les pots cassés. "Comment tu t'es retrouvé là ? Tu t'es encore fait avoir j'parie !" Sur ces mots, j'avais presque envie de le repousser dans les sables mouvant pour égaliser la part des choses tellement je détestais partir en mission pour les supérieurs. À la place un rire nerveux sortit de ma bouche et le mot presque s'en suivi. Presque, j'ai presque faillit attraper les lianes avant de tomber dans cette boue du diable. Il suffisait d'une petite longueur de bras supplémentaire et je n'aurais pas eu la moindre goutte de vase sur mes habits tout propre. Ou alors il aurait fallu que je sois plus léger ou bien que la branche soit plus épaisse. C'est trop tard pour avoir des regrets maintenant que je pue la vase. Au moins on a des lianes, enfin une-demi. Qui se tient dans la main d'Edan, à croire qu'il ne veut plus la lâcher. "Bon, dis moi ce qu'ils ont encore inventés pour te faire souffrir, que je t'aide et qu'on s'en aille fissa." La raison, tu l'as dans la main. Mais je ne doute que ce soit suffisant pour réparer le toit de la cabane principale de notre camp. Je fis un cours résumé à Edan de la situation mais aussi de son urgence. Tout en lui expliquant, je le vis changer d'expression. Au début il avait un regard sérieux et attentif, puis à la fin il avait les yeux rieurs et se pinçait les lèvres pour s'empêcher de craquer tout en toussant de rire. Mon rire monta automatiquement, à croire qu'Edan est l'élément déclencheur de mes fous rire. J'avais tellement rigolé que je ne sentais plus les commissures de mes lèvres. Après cet égarement je fis signe à Edan de m'aider à ramasser quelques lianes supplémentaires. Nos déplacements furent difficiles, la vase commençait à sécher, avant d'arriver au camp on serait transformés en statues de terre; je nous imagine figé à l'entrée du campement. Les gens rendraient hommages à notre sacrifice pour quelques bout de lianes, afin de sauver les belles fesses du Major Karsoca de la féroce pluie. J’exagère un peu, mais c'est presque ça. Heureusement qu'Edan est avec moi dans cette galère. C'est le seul à me défendre et à me soutenir quand les supérieurs n'ont rien d'autres à faire que de m'envoyer en mission, pour que je puisse me retrouver dans de belles galère, comme celle-ci. Quand j'y repense, Edan a été le premier à me parler après notre naufrage, il a tout de suite engagé la conversation et m'a pris sous son aile. S'il ne l'avait pas fait j'aurais certainement fini solitaire et maltraité par les autres gars. Après tout je ne suis même pas un "vrai" militaire, comme s'il existait des "faux" militaire. Ma formation n'est pas achevé donc on me met de côté et on me donne les sales corvées. Je n'ai jamais compris cette étiquette que l'on m'a donné : l'apprenti. Comme si j'avais choisi de me cracher sur cette île. Comme si j'avais choisi de devenir militaire. Tout s'est retourné contre moi depuis la catastrophe. Je n'ai pas baissé les bras et j'ai quand même réussi à m'intégrer. C'est en grande partit grâce au grand guignol qui se tient devant moi, il forme une famille avec Avery, ces deux-là m'ont réparés plus d'une fois et maintenant je peu l'affirmer. Il vient encore de me le prouver aujourd’hui, il avait certainement autre chose à faire mais à quand même laissé tomber son activité pour venir me sauver. Pas grand monde l'aurait fait.

Après avoir ramassé, difficilement, une dizaine de lianes Edan me fis signe. C'est l'heure de rentrer. Le soleil commence à se coucher, la terre a durcit sur mes vêtements comme je l'avais prévu. En se dirigeant vers le sentier principale Edan me fit partager ses pensées "C'que je donnerais pas pour une douche !" tu l'as dis bouffi, je me tarde d'arriver au camp d'écouter les paroles de Karsoca et de courir vers la plage, pour me jeter dans ses bras. Ah le bonheur. Mais bon ça resteras de l'eau salé. Je doute que les douches soit disponibles à cette heure là, la réserve d'eau douce sera surement épuisé avec la chance qu'on a. Le chemin du retour est difficile, Edan me résuma sa journée et je lui comptais la mienne. Chacun notre tour, nous nous imaginions ce que pourrait dire les gars lorsqu'ils nous verront arriver au campement, ce sera surement long à leur expliquer. Je vais encore être élu pire militaire du mois. De toute façon même si je mentais je ne serais pas crédible dans cet état, j'ai mis plus de temps que prévu mais j'ai les lianes c'est déjà ça. Ils les auront leurs foutus lianes. Je commence à voir le bout du sentier, la silhouette de la plage se dessine doucement devant nous. Le soleil effleure l'eau et Edan lance un soupir accompagné du miens. La journée a été longue pour nous deux. D'ailleurs je ne sais toujours pas ce qu'il faisait sans son matériel se baladant dans la jungle. C'est pas son genre de partir sans son attirail de médecin, mission personnel je suppose. J'aurais tout le temps de le questionner après notre arrivée. À la sortie du sentier, nos pieds touchèrent les premiers grains de sables, l'entrée de notre camp se tenait devant nous au loin, plus que 5 minutes et nous y seront. Je fis une pause et lance un dernier regard à Edan et lui dit "T'es prêt pour le grand final ?" mon regard se pointa vers l'horizon comme si j'allais affronter le boss final d'un jeux vidéo. Sauf que Karsoca c'est le boss tout cours des militaires. Il est temps d'y aller, j'ai vraiment envie de prendre cette douche.


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Message(#) Sujet: Re: (Flashback) Head off to make trouble, sir. Ҩ Elias & Edan. Lun 31 Aoû - 18:43


Head off to make trouble, sir.
Jones & Fitzgerald



L’odeur qui lui pique le nez, la crasse qui irrite ses yeux, et les rires qu’il ne peut contenir devant la gueule cassée du héros raté qu’il est. Il se console en regardant l’état d’Elias, bien pire que le sien, qu’il ne se lasse pas d’admirer, de petits sourires taquins traversant son visage. Le spectacle ne semble pas lui déplaire non plus, puisqu’ils éclatent de rire simultanément. Leurs rires, nerveux, se mêlent un long moment, le temps de se foutre des conséquences et de toute question pratique comme : Comment allons-nous rentrer ? Qu’est-ce que Jones foutait là ? Il faut qu’on rentre raconter ça à Avery… Qu’on rentre. Merde. Il faut passer par le camp. Edan imagine déjà leur retour triomphal sous les applaudissements de tous les militaires surement impatients de revoir Jones ! Tu parles ! Edan ne cache pas son manque d’enthousiasme à cette perspective, et à en juger par la tête d’Elias, il n’a pas l’air franchement emballé non plus. « Tu t'es encore fait avoir j'parie ! » Fait avoir par les militaires ou par sa maladresse légendaire, l’interprétation revient au survivant des marécages. A voir la tête qu’il tire, il a opté pour la seconde. Edan lui lance un regard défiant, arquant les sourcils d’un air interrogateur, encouragé par les rires nerveux qu’il pousse. Allez Jones, conte-moi ta dernière aventure. Mais il se fait désirer. Alors Fitzgerald tente une nouvelle approche avec plus de souplesse, accusant directement les militaires qu’il tient pour responsables de ce carnage. Le médecin les connait suffisamment. Il ne compte plus les fois où il a rafistolé son jeune camarade après une mission foireuse. Il râle toujours tout au long des soins. Pas après Eli, mais après eux, qui restent alignés en un jeu de quilles à se fendre la poire pendant que le Docteur répare les dégâts. Ou bien il se tait, gardant un sérieux qui dissuaderait n’importe qui d’ouvrir la bouche, pour se retenir de rire lui aussi devant les sales états dans lesquels il a le don de se mettre, se surpassant à chaque fois. Pourtant, n’importe qui lirait aisément de la tendresse dans ses ricanements et ses moqueries légères, celle d’un frère taquin. Edan n’imagine pas une seconde tenir la raison de ce cirque dans sa main. Et il s’y accroche à ce morceau de liane, comme s’il pouvait venger l’éraflure qu’elle lui a fait à la joue en l’étouffant entre ses doigts. Une mission foireuse. Il en aurait mis sa main à couper ! Il détourne légèrement la tête, regardant ses pieds plutôt qu’Elias pour ne pas se laisser aller une nouvelle fois. Mais c’est incontrôlable. Il imagine Karsoca râlant et pestant après tout le monde, après Elias qui ne revient pas à mesure que le toit s’effondre un peu plus sur sa tête. Peste donc Karsoca. Peste autant que tu le peux. Edan-Kale craque, mauvais envers ce supérieur qu’il se réjouirait presque de faire languir. Ses moqueries à l’encontre du commandant doivent avoir du succès à en croire le rire franc d’Elias. Le médecin resterait bien là, quitte à refaire les cents pas dans cette jungle infernale pour trouver un détour qui les mènerait directement à l’infirmerie, où à un coin isolé de la plage. Au lieu de ça il s’affaire, ramassant le plus de lianes possible. La vase sèche sur son jean, lui donnant l’impression de se mouvoir dans une armure dont il doit supporter le poids à chaque pas qu’il lève. Mais il ne relâche pas le rythme. Il faut bien sauver l’honneur du cadet Jones ! Pense-t-il amusé. Le Major Karsoca qui doit protéger sa jolie chevelure de quelques goutes de pluie, il s’en moque pas mal. Arriver au camp, ignorer les rires et les vannes, poser les lianes sur la table et ciao, direction la mer pour se débarrasser de cette crasse, c’est tout ce qui l’importe. Une douche ! Ouais, le rêve ! Fier de sa prise, il s’approche d’Elias un sourire malicieux au coin des lèvres, et dépose quelques-unes lianes en collier autour de son cou avant de faire pareil autour du sien. « On a fière allure comme ça, Karsoca va être ébloui ! » Un rire étouffé. Encore un. Il faut bien décompresser ! Il devine le stress s’emparer de son jeune ami maintenant qu’ils n’ont plus de raison de retarder leur retour au campement. Lui ne montre rien. Il prie intérieurement pour croiser le regard de Daryl ou Matt’, ça en fera toujours deux inquiets sur les dix. Même s’il pense que sa présence aux côtés d’Elias dissuadera quelques moqueries, il sait qu’il en sera la première cible. Mais il est là, comme il l’a toujours été, depuis le jour où il ont tous embarqué dans le sous-marin maudit. Peut-être parce que lui aussi, malgré son statut respecté de médecin et sa maturité, il ne se sent pas l’âme d’un « vrai » militaire comme peut se sentir son frère Dwayne. Lui s’était engagé sur un coup de tête, une envie de changement, de trouver un remède à son syndrome de la bougeotte. Le contact est facile avec Elias, et sa capacité à encaisser l’étonne de jour en jour. Comme souvent, il espère que sa présence le rassure, cherchant ce qu’il pourrait faire de plus pour éviter une humiliation à « l’apprenti », en minimiser l’impact au moins. Peut-être qu’une idée lumineuse lui traversera l’esprit en marchant. Savoir qu’il n’a pas choisi cette vie, qu’il la vit mal… Ce crash, cette île… Qu’il ne se sent pas à sa place alors que lui se réjouit de son sort l’attriste. Edan se sent coupable parfois d’évoluer et de s’épanouir quand ceux auquel il tient comme Elias rêvaient à la nuit tombée qu’un bateau accoste sur l’île pour les ramener à New-York. Peut-être pour quoi il s’évertuait tant à leur rendre la vie moins dure ici, à lui, à Avery, à Dwayne…

Kale fait signe à Eli sur le chemin. La nuit tombe. La fin est proche. Ils avancent, les jambes lourdes. Il se retourne sur le blond littéralement en train de ramer et se met à taper dans ses mains en battant la cadence. Une deux, une deux. Quelques encouragements. Il profite de la situation, persuadé qu’Elias n’a pas assez d’énergie pour lui ordonner de la fermer. De toute façon, il n’a pas le choix. Or de question qu’il révèle la raison de sa présence dans cette jungle, sans son attirail comme il le dit, qu’il soit militaire ou médical. Jones devra apprendre à vivre avec sa curiosité, parce que Fitz ne lâchera pas le morceau. Plutôt mourir transformé en statue de boue séchée que d’avouer sa nouvelle obsession pour la mystérieuse amazone… Il blablate pour éviter le sujet, racontant sa matinée avec Avery, n’oubliant pas d’anticiper sa réaction future, pestant contre cette maudite cabane qui menaçait de s’écrouler depuis un bail, tandis qu’il écoute Jones lui conter ses mésaventures sous un nouvel angle. Très vite les pronostiques fusent, sur qui fera la première vanne, qui aura le plus gros rire. « Ils vont être déçus en voyant que tu as les lianes ! » Il le rassure, fier de ne pas leur faire le plaisir d’un échec. La fête ne sera donc pas parfaite côté militaire. Le bruit des vagues se fait rapidement entendre, berçant le médecin comme le chant des sirènes. Hypnotisé par la vue de la plage de plus en plus limpide, il ne pense qu’à s’y laisser couler. Ce n’est pas le sable collant aux semelles de ses chaussures sales qui l’en dissuadera. « T'es prêt pour le grand final ? » La voix du jeune homme le stoppe dans son élan. Son regard est la platitude même quand il se tourne vers lui. Dépité d’avance. Il hésite une seconde, pas décidé à reprendre la marche. Doit-il prendre les devants ? Y aller seul ? Non. Ils n’imagineront que pire encore au sujet d’Elias. ll acquiesce finalement d’un signe de tête, marchant d’un pas décidé jusqu’à la cabane branlante. Les braves petites fourmis s’affairent tout autour, sauf que, sans les lianes pour réparer, ils ne sont utiles qu’à brasser de l’air. Un sourire en coin, mauvais, étire ses lèvres. Le Désinvolte siffle pour signaler sa présence et forcer la troupe à leur faire face. Devant leurs regards interdits, Kale se sent comme une éponge, prêt à absorber tout ce qu’ils pourraient dire ou faire sans sourciller. « Bah quoi ? Vous n’avez jamais pris de bain de boue ? C’est très bon pour la peau ! » Quoi ? Ca crève les yeux que les lianes n’étaient pas franchement idéalement situées, pas besoin de les regarder dans le blanc des yeux en attente d’explications rationnelles. Quand au fait qu’Edan accompagne Elias, ça ne devrait même plus les surprendre. Il se retourne vers lui pour lui prendre les lianes, prenant garde à ce que sa silhouette cache au mieux son piteux état. « Et voilà ! » Il les dépose sans grand ménagement sur la table. « Toute mes excuses pour l’attente, c’est moi qui l’ai retardé. » Il ne leur laisse pas le temps de s’en étonner qu’il enchaine : « Si vous permettez, je vous l’emprunte encore le temps de m’accompagner à l’infirmerie, j’me suis salement amoché. » Salement, c’est le cas de le dire. Un discours évasif, bref, balancé avec suffisamment d’aplomb pour dissuader les questions. Il ne leur laisse même pas le temps d’en poser, se retournant vers Jones pour prendre appui sur ses épaules, feignant un léger boitement de jambe. Ils penseront bien ce qu’ils voudront, en attendant, Elias n’a même pas eu à faire acte de présence. Ils s’éloignent ainsi en direction de la place, Edan menant le tandem droit sur l’infirmerie. Il veut quand même désinfecter l’éraflure sur sa joue avant de se jeter dans l’eau. Un dernier regard en arrière pour s’assurer que plus personne ne peut les voir, et il se redresse, sa jambe miraculeusement guérie. Prêt à crier victoire et à aduler son génie, le visage fermé de Jones l’interpelle. N’aurait-il pas apprécié sa mascarade ? Pas le temps de le lui demander, la réponse vient à lui d’un éclat de rire qui le fait sursauter. Bruyant. Féminin. Aigu… Edan doit offrir à Elias une vue imprenable sur son visage pétrifié, deux grands yeux ronds prêts à sortir de leurs orbites. Il vient de comprendre. « Mais regarde qui nous attendait ! C’est trop gentil de venir faire la lessive Lydie ! » Sa contre-attaque peine à couvrir le son de son rire hystérique qui ressemble à un hurlement de hyène ! « Viens faire un câlin à tonton Edan et cousin Elias ! » Guilleret, il ouvre grand les bras en avançant dangereusement vers elle, prêt à courir pour l’attraper, quitte à y laisser ses dernières forces.

1805 mots
AVENGEDINCHAINS


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long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
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Message(#) Sujet: Re: (Flashback) Head off to make trouble, sir. Ҩ Elias & Edan. Mar 8 Sep - 0:21

∞ Fitzgerald & Jones  
Head off to make trouble, sir.
La gadoue, personne n'aime ça. Moi le premier. Encore la gadoue, en soit c'est pas l'horreur. Mais la gadoue sèche c'est une torture. Ça colle, ça alourdie, ça salie et ça fatigue. L'impression de se transformer en une statue de pierre me déplait plus que tout. Chaque pas est épuisant, plus on avance plus la gadoue sèche et plus mon degrès de ridicule augmente. Heureusement, le bruit de la mer me rassure. On est bientôt arrivés. C'est rassurant et effrayant. Va falloir rentrer au camp. Et Edan a l'air d'avoir sauté la case "retour au campement". J'avoue que j'aurais bien aimé ne pas y passer. Faire un colis et leurs envoyé les lianes aurait été bien plus pratique, parce qu'après tout, c'est seulement à ça que je sers : de livreur. Edan à raison lorsqu'il me dit que je suis utile juste pour aller chercher les quelconques demande de Karsoca. Je me présente, Elias Jones, livreur privé du Major Karsoca. C'est exactement ce que j'ai fait aujourd'hui. Mais heureusement pour moi, je suis tombé sur Edan. Il est l'un des rares militaires à comprendre ce que je subis chaque jour sur cette île. la vie de militaire n'est pas facile, elle l'est encore moins quand tu a un grade qui ne signifie rien au yeux de certains. D'ailleurs je ne sais toujours pas ce qu'il faisait vers les marécages. À quoi bon lui demander. C'est un détail. Maintenant que nous ressemblons à des statues d'argiles plus rien ne pourra nous ralentir encore plus. À moins qu'on tombe sur des hostiles, mais là ce serait vraiment le pompom ! En y pendant ça pourrait être drôle, Karsoca serait encore plus énervé. Sachant que tout le monde nous attends depuis au moins trois heures. Je pouffa une de rire une dernière fois tout en étudiant l’allure d'Edan. Il se portait mieux que moi. Son entaille à la joue a cessé de saigné, elle s'est mélangé avec la gadoue et ça donne un mélange assez étrange. Dégoûtant même. Quant à moi, mon pantalon était entièrement recouvert de boue sèche, le fait d'avoir marché a créer des  craquelures un peu partout. Ça donne un look étrange. Au moins ma tenue est adaptée pour le camouflage. Au pire des cas si je me fais virer du campement, je peu proposer à Karsoca mes services d'espion, avec cette tenue, même les amazones ne me remarqueraient pas. Après une courte pose face à la mer, Edan fit le premier pas en direction du camp. Il est temps de rentrer à la maison. Je m'efforce de penser à la douche, mais le visage du Major ne fait qu'apparaître en boucle dans mes pensées. Tout en suivant difficilement Edan, les lianes autour du cou celui-ci me dit : "Ils vont être déçus en voyant que tu as les lianes !" après ces mots un fou rire démarra à nouveau, oh pour ça oui ils allaient être déçus, même étonnés ! S'il y a bien une chose qui est sûr c'est que je n'irais plus jamais chercher des lianes.

En approchant du camp, la fatigue se fait ressentir de plus en plus. L'envie de prendre une douche également. Le silence reigne et l'entrée du campement est face à nous. Edan a l'ai sur de lui, il a pris les rênes en mains. Je décide donc de le suivre et de ne rien dire sauf s'il on me pose des questions. L'entrée est fracassante, chaque militaire se retourne sur notre passage. On est pas vraiment discret. Lianes autour du coup, gadoue en guise de déco, ça change des militaires ordinaires. L'objectif se rapproche devant nous. Tout en restant neutre j'échange des regards avec les autres militaires, et trouve Karsoca. Une fois devant la cabane détruite, Edan pris les lianes à la mains et fis face à Karsoca, tout en les passant à un militaire il dit
« Bah quoi ? Vous n’avez jamais pris de bain de boue ? C’est très bon pour la peau ! » Ne pas rire, ne pas rire. Je me concentra énormément pour ne pas laisser échapper un sifflement de ma bouche, la situation est très gênante et à la fois extrêmement drôle. Presque tous les militaires sont autour de nous, nous observant étrangement, on est si ridicule que ça ? Karsoca n'avait pas envie de rire, il ne dit pas un mot, tout en nous observant des pieds jusqu'à la tête. « Toute mes excuses pour l’attente, c’est moi qui l’ai retardé. » Edan continuai son show et ça marchait parfaitement. Personne ne s'attendait à me voir rentrer dans cet état, et surtout accompagné d'Edan. Ça devait être doublement perturbant pour eux. Edan enchaîna sans attendre une réponse : « Si vous permettez, je vous l’emprunte encore le temps de m’accompagner à l’infirmerie, j’me suis salement amoché. » Pour être sale on l'était, abîmé ? Mentalement oui, la journée fût longue. Au début je ne réagis pas trop quand Edan s'appuya sur moi feignant une blessure à la jambe. Puis une fois notre direction éclairci, je le félicita mentalement. Il s'est très bien débrouillé. je n'ai même pas eu besoin de parlé à Karsoca afin de lui expliquer mon retard ! Une fois le campement éloigné, et hors de vue des militaires Edan se remit à marcher normalement.Mon épaule en est contente, il fait son poids tout de même !  Je suivis Edan jusqu'à l'infirmerie, apparemment ils compte nettoyer ses blessures. Compréhensible, on ne sait jamais, il y avait surement des saletés dans cette boue. En me tournant vers lui je vis qu'il avait l'intention de me dire quelque chose. Je suis soulagé que ce soit finis, on va enfin pouvoir se décrasser ! Nous nous trouvions non loin de l'entrée du campement des Kappas, quand soudainement on entendis un éclat de rire. Comme une moquerie. Je reconnus directement ce rire. Lydia ! Edan aussi, il me fixa avec ses gros yeux ronds. On ne s'attendait pas à ça ! Tout en nous dirigeant vers la source du son, Edan s'adressa à Lydia : « Mais regarde qui nous attendait ! C’est trop gentil de venir faire la lessive Lydie ! » Je suis épuisé, mais Edan réussit à me faire sourire à chaque fois Lydia se trouvait près de l'infirmerie, pliée en deux son rire hystérique est très communicateur. Je ne pu m'empêcher de rire à mon tour. « Viens faire un câlin à tonton Edan et cousin Elias ! »  En suivant l'inspiration d'Edan, j'ouvris mes bras à mon tour. Tous les deux nous pourchassions ainsi Lydia, qui reculait comme elle le pouvait tout en poussant des cris de dégoûts. "Qu'est ce qu'il y a, on sent si mauvais que ça Lydia ?" Notre course continua, nous rions aux éclats, Lydia se retrouvait prise à son propre piège, c'est pas bien de se moquer des gens ! On avait bien le droit de se détendre, après l'horrible journée qu'on venait de passer. Quitte à y laisser mes dernières ressources d'énérgies, autant les dépensées dans de l'amusement. Une fois notre cible proche, Edan et moi lui donnions un énorme câlin pleins d'amour et de gadoue. Je lui glissa à l'oreille : "Un câlin ne fait de mal à personne, nous aussi on t'aime Lydie." Ses cris et ses tentatives d'évasions confirme ce que je pensais : elle est ravie de nous retrouver. Je relâcha mon emprise, edan fis de même. Lydie était aussi belle que nous maintenant, en partie recouverte de gadoue. J'échangea un regard avec Edan, nos rires résonnèrent en même temps, un high five échangé en guise de victoire et le regard noir de Lydia en guise de récompense. La journée ne s'est pas si mal passé que ça au final.


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