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Message(#) Sujet: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Sam 25 Juil - 15:13

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
WE THOUGHT EVERYTHING WOULD BE FORGOTTEN BUT I STILL REMEMBER YOUR HANDS RUNNING DOWN MY SKIN. I WONDER IF YOU STILL THINK ABOUT US, THE WAY I DO. HOW OUR LEGS WOULD CRASH INTO EACH OTHER IN THE MIDDLE OF THE NIGHT AND HOW WE ENDED UP CREATING THE MOON IN THE CONFINES OF OUR BED.
La douleur qui te lance dans la tempe gauche. La douleur qui pulse dans ton crâne tel un cœur qui bat dans la poitrine. La douleur qui occupe toutes tes pensées alors que tu conduis pour rentrer chez toi. Un sang rouge carmin et coagulé macule encore ta joue, témoin du caractère récent de ta blessure, de cette journée de travail qui se termine pourtant sur une note positive. Tu as beau avoir été effleuré de près - « Trop près », te reprochera même un de tes collègues - par une balle, tu as arrêté ton suspect, cet homme qui maintenait des femmes blanches captives pour se servir de leur sang comme peinture dans ce vieil appartement miteux du Bronx. Tu grimaces en te souvenant de cette odeur de pisse et de merde qui a soulevé ton cœur quand tu es entré, arme à la main. Tu grimaces en te souvenant de cette odeur âcre et acide, caractéristique de la transpiration masculine, qui a piqué tes narines alors que tu as continué à progresser dans les ténèbres, rassuré par le bruit soutenu de ta propre respiration. Tu grimaces en te souvenant du coup de feu, de la douleur qui a explosé dans ton crâne alors que la balle déchirait ta peau en effleurant ta tempe. Tu as bondi sur le côté pour te cacher derrière un meuble puis tu as tiré, une fois, deux fois, avant que la silhouette fantomatique ne coure se réfugier dans une autre pièce. Ton souffle hiératique, qui trahissait un début de crise, perçait le silence lugubre qui planait dans le salon. Tu as rechargé ton arme avant de suivre le suppôt du mal au plus profond de son antre, acceptant de jouer à son jeu de cache-cache mortel dont le principe était le même que celui des enfants à une différence près : les enfants ne mettent pas leur vie en jeu en y jouant. Tu as avancé dans le couloir sombre. Tout au bout, la porte de la chambre était entrouverte. Tu te souviens avoir pensé : Il est derrière... Il est derrière et il sait que je le suis aussi... Tu te souviens des coups de feu puis du silence qui a accompagné la mort.

***

Tu entres dans la maison sans jeter un œil dans la cuisine où Grey doit être en train de préparer le repas du soir. Il est dix-neuf heures quarante-trois et tu es animé par une seule envie : prendre une bonne douche bien chaude. Le plat de Grey devra attendre un peu pour être dégusté. Après avoir lancé un rapide « Je suis rentré, je vais prendre ma douche. » à ton ami - et non « amant » car tu te refuses toujours à vous considérer comme tels malgré vos baisers et quelques caresses échangées - tu fonces dans la salle de bain, semant chaussures et manteau sur ton passage. Les pupilles bleues croisent leurs jumelles dans le reflet du miroir et tu grimaces une nouvelle fois. Tu as vraiment une sale gueule avec tout ce sang qui souille ton visage. Tu soupires et tends la main pour ouvrir le robinet quand tu remarques que la porte est légèrement entrouverte, ce que tu corriges en y donnant un petit coup de pied. Tu sais que ça n'empêchera pas Grey de te rejoindre mais tu n'as pas envie qu'il te voit de cet état.


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Dernière édition par Tybalt-Royce W. Colt le Sam 12 Sep - 11:20, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Sam 25 Juil - 23:30

Linger on, your pale blue eyes
I dreamt about you nearly every night this week. How many secrets can you keep? 'Cause there's this tune I found that makes me think of you somehow and I play it on repeat until I fall asleep. Do I wanna know if this feeling flows both ways?Sad to see you go. Was sort of hoping that you'd stay. We both know that the nights were mainly made for saying things that you can't say tomorrow day. Crawling back to you. Ever thought of calling when you've had a few? 'Cause I always do. Maybe I'm too busy being yours to fall for somebody new. Now I've thought it through. Do you want me crawling back to you ?

La journée qu’il passe à les voir venir, eux les corps malades, perforés, parfois morts et souvent vivants, eux desquels il doit établir un diagnostic rapide et surtout ne pas se tromper. Aucune erreur de permise, les gestes précis. Deux journées qu’il rentre seulement pour une douche, de nouveaux vêtements, deux journées à n’être qu’un fantôme car il manque son second, qu’il prétend s’être cassé le bras. Charogne. Les corps viennent, les ambulances qui crachent les malades. Le plus complexe reste toujours les enfants, ces petits avec qui il essaye d’être moins mordant, eux qu’il sauve, eux qu’il ne tolère pas de perdre – des années qu’ils ont devant eux. Ce n’est pas comme le vieillard et sa jambe brisée, déjà dans la tombe. Une ambulance qui apporte un cas pour lequel ils ont prévu tous les soins. Une enfant. Douze ans. Brulures au troisième, probablement quatrième degré. Incendie. Les parents accompagnent, affolés. Les pleurs qui sont retenus à l’extérieur et Grey se penche vers le corps calciné. Au souffle presque mort. D’une enfant, il n’en reste rien. Momie. La peau ravagée, les organes en cendres. Elle est déjà morte. Elle ne survivra pas. Des commandes qui percent les lèvres, le choix sans même demander aux parents. L’enfant qu’il ne peut pas tolérer de sauver si c’est pour la condamner. Les soins qu’il arrête. L’ordre qu’il demande à la supérieure. Ophélia qui acquiesce et l’enfant rejoint les limbes. Souffrance achevée. Les parents viennent hurler leur douleur mais Grey n’est pas prêt. Il crache des horreurs, il vomit la situation, il les attaque, les insulte pour leur incompétence, leur ignorance. Pugilat. Il faut trois internes pour les séparer. Œil devenu bleu, joue qui lance quelques éclats de douleur. Il grogne à l’aide qu’on veut lui apporter, il fuit dans son bureau et se laisse glisser contre la porte. Incapable. Les larmes roulent d’une défaite. D’une enfant qu’il ne pouvait pas sauver, d’un choix qu’il a du faire. La laisser mourir. La tuer. Les vies des autres qui lui sont confiés. Il pleure de la rage à ne pas pouvoir les aider. Une enfant.

Dix huit heures cogne à sa montre. La maison qui l’attend, la présence rassurante de Tybalt à qui, pourtant, il n’en dira pas un mot. Mais le visage trahit sa guerre. L’œil déchiré par un poing colérique. La voiture sillonne les rues jusqu’à la résidence où il a élu domicile. Il reste quelques secondes dans le véhicule, à chercher de l’air, à la peur de suffoquer. Ce n’est que le cœur qui s’emballe. L’adoré qui ne doit pas le voir comme ça – défait. Il sort du véhicule et se dirige vers la porte. L’intérieur est absent de vie. Un soupir échappe aux lèvres du blessé.

Dix neuf heures et des minutes passées qu’il ne compte plus. La porte s’ouvre sur Tybalt. Le sang qui empeste dans l’entrée, à la reconnaissance d’une odeur qu’il n’oublie jamais. La seule qu’il soit capable de reconnaître avec aisance. Un regard inquiet qu’il lève mais sans plus. Occupation pour le repas du soir. Grey calme la peur en entendant les paroles qui se veulent rassurantes. Si il parle, c’est qu’il n’est pas au bord de la tombe. Les pas se font curieux jusqu’à la douche, d’une porte qu’il pousse sans même s’annoncer. Vieille habitude que de se faufiler dans la salle de bain. Les robinets sont coupés à son entrée. L'odeur carmine s'est réfugiée dans toute la pièce, une odeur prenante contre laquelle il se fait violence pour ne pas démonter la porte de la cabine et voir les dégats. « Tu empestes le sang. Tu espérais me cacher des blessures ?... Perdu » Le dos contre le mur, les mains aux poches, la menace claque dans les paroles. L’inquiétude aussi. Un mélange d’émotions. « Je peux voir et réparer les dégâts ou tu veux garder des cicatrices pour impressionner tes collègues ? » La malice ricoche et chasse la peur. Cicatrices pour petit guerrier. La curiosité gagne, des plaies qu’il imagine, à se demander dans quelle histoire Tybalt s’est encore retrouvé.
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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Dim 26 Juil - 2:04

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
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Le simple gant que tu abandonnes pour une douche bien chaude. Toujours debout devant le miroir, tu contemples pensivement la marque laissée par ton combat alors que tes doigts commencent à défaire un à un les boutons de ta chemise. La sensation de la peau qui se déchire au passage du plomb brûlant exacerbe ta douleur mais tu serres les dents pour y restes de marbre. Tu es habité par un tout autre sentiment, un sentiment grisant qui apaise un tant soit peu ta souffrance. Tu te sens euphorique, extatique. Tu es le dernier survivant de ce bras-de-fer contre le Mal et tu as échappé de peu à une mort certaine. Comment ne pas se sentir puissant après une telle expérience ? La chemise blanche, au col maculé de sang, qui glisse le long des bras et tombe sur le carrelage dans un bruit mat. La carcasse dénudée que tu traînes dans la cabine. Tu pousses un soupir de contentement en sentant le jet ardent fouetter ton dos. Tes cheveux bruns tombent en cascade sur ton front et de temps en temps, tu repousses une mèche qui vient recouvrir ta blessure. Des mots crèvent soudainement le silence, réclamant des explications sur cette odeur de sang qui se dégage, réclamant des comptes que tu ne veux pas rendre. « Je ne veux pas me disputer avec toi. » Tu préviens sans prendre la peine de regarder Grey à travers la paroi translucide. Lassitude qui pointe dans la voix. Laisse tomber, penses-tu en fermant les yeux. Laisse tomber et retourne dans ta cuisine, penses-tu encore mais ton ami est têtu. « Je peux voir et réparer les dégâts ou tu veux garder des cicatrices pour impressionner tes collègues ? » Tu jures une première fois. La malice qui dissimule son inquiétude, cette insistance qui te fait perdre patience. « Je vais bien alors fous-moi la paix juste quelques secondes, ok ? » Nouveau juron que tu marmonnes dans ta barbe inexistante. Tu espères que tes mots auront raison de Grey, le pousseront à battre en retraite dans la cuisine mais tu te trompes. Grey est tenace, Grey est résolu, Grey est absolu. tu sursautes en le voyant soudainement ouvrir la porte de la cabine et tu serres les dents quand sa main se referme sur ton bras. Sans prêter attention à tes grimaces de douleur, il te rapproche de son visage et tu sens le poids des ambres sur ta plaie ouverte. Dans un énième juron, tu frappes son torse du plat de la main, fort, pour essayer de le repousser mais le salaud reste imperturbable. Lion majestueux embêté par un lionceau revanchard. Bientôt, tu cesses de lutter, le laissant examiner ta blessure à loisir. Tu soupires. « Je me suis pris une balle... Elle m'a seulement effleuré et on m'a laissé rentrer quand j'ai dit que tu y jetterais un œil... Tu es rassuré maintenant ? » Tu fronces les sourcils à la couleur inquiétante que tu remarques sur le visage de Grey. Doucement, ta main se lève, et ton pouce va caresser la zone juste sous son œil. Comment a-t-il eu ça ? Qui a osé levé la main sur lui ? Toute la colère que tu ressentais alors à son égard se volatilise, remplacée par une inquiétude concernée. « Qu'est-ce qui t'est arrivé...? » Tu demandes dans un souffle avant de te hisser sur la pointe des pieds pour déposer un tendre baiser sur cette marque qui balafre le visage que tu aimes tant.

crackle bones • 601 mots




Dernière édition par Tybalt-Royce W. Colt le Dim 26 Juil - 20:58, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Dim 26 Juil - 20:34

YOUR PALE BLUE EYES
L’eau dégueule un crachat de sang qui embaume la pièce. Les tissus tachés sont répandus au sol, d’autres dans le couloir, c’est comme suivre un Petit Poucet maladroit. Il se fait violence pour ne pas le sortir immédiatement de là. La peur qui mord, à l’inquiétude de ne jamais le voir rentrer. Métier trop dangereux. Les fous à côtoyer. La ville qui crache sa folie comme une gueule béante. C’est toujours l’inquiétude qui le gagne à chaque retour. Comment va t-il aujourd’hui ? Pourquoi ils l’ont envoyé sur une mission aussi dangereuse, et pourquoi LUI accepte d’aller là-bas, d’effleurer la mort… Grey ne peut pas s’y opposer, dire stop, le confiner dans la maison, lui attacher les poignets et mentionner ‘’porcelaine fragile’’. Ridicule ! Alors il vit avec l’impression que Tybalt est condamné à mourir sur le terrain, qu’un jour il ne reviendra pas, qu’un appel annoncera l’ange assassin. « Je vais bien alors fous-moi la paix juste quelques secondes, ok ? » Les épaules tombent à la remarque. Un dégage silencieux qu’il ne prend pas un compte. La rage qui claque dans la pièce et qu’il préfère ignorer. Ils ne sont pas là pour se battre, il n’en a pas la force. Ce n’est que la peur qui s’exprime, après une journée à côtoyer les corps abandonnés. C’est la frayeur de le perdre qui parle, comme chaque soir. Le geste est idiot, inconsidéré mais il s’avance vers la cabine de douche et écarte violemment la porte. D’un autre geste, c’est LUI qu’il attrape et ramène pour observer l’étendue des dégats. Pas de douceur. Prise ferme. Les ambres vrillent de colère lorsque la main du blessé vient cogner contre le torse. Il sent les coups, de l’un qui manque de lui bloquer la respiration. Il ne bouge pas. Statue de Commandeur. Impérieux qui reste inflexible. « Frappe autant que tu veux, je ne te lâcherai pas » Un souffle alors que les coups cessent, faute d’utilité. Sa main droite se lève et effleure le visage, contourne la plaie encore sanguinolente. Une balle. Evidemment. Le regard se fait plus dur, presque assassin, mais il est pour un autre, pour celui qui a osé mettre en péril la vie d’un adoré. « Ils pensent que tu peux réparer ça seul peut-être ? » La plaie profonde, une chance que la balle n'ait pas transpercée sa caboche. La poudre encore présente. « Deux solutions. Soit je suture et à vif, car il n’y a rien ici, sauf si tu souhaites un cocktail de drogues » Belle ironie à l’idée de la drogue, d’une seringue encore présente dans la poche de son manteau. « soit… on attend demain matin, pour voir si la plaie se referme magiquement » Autrement dit. Pas de choix possible.

Le geste premier est un recul en voyant la main s’avancer afin de toucher son visage. Une blessure qu’il avait oublié, trop inquiet par l’état de Tybalt. Le visage se crispe de douleur malgré le geste tendre d’un baiser apprécié. Ça brûle là-dedans, d’un bleu majestueux qu’il devra arborer demain et les jours suivants. La question tombe, évidemment. « J’ai fait un choix » Les mots qui s’absentent, il ne sait pas quoi dire de plus. « Elle… elle était déjà morte, ils n’ont pas compris, un pouls n’est rien, ça n’indique pas qu’elle vit » Les propos s’emmêlent à la langue. L’événement toujours ancré à sa mémoire. Le regard fuit. La tête qu’il détourne. « Chacun son métier… tu risques la mort, et je la provoque » L’un cavale après les charognards, et l’autre tente de réparer leurs dégâts. Un choix devant lequel il est souvent confronté. Sauver ou laisser mourir. Et jamais il n’est possible de savoir lequel sera le bon. « Couture avant ou après avoir mangé ? » Le sujet qui change, revient à la plaie de l’autre.

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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Lun 27 Juil - 0:33

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
WE THOUGHT EVERYTHING WOULD BE FORGOTTEN BUT I STILL REMEMBER YOUR HANDS RUNNING DOWN MY SKIN. I WONDER IF YOU STILL THINK ABOUT US, THE WAY I DO. HOW OUR LEGS WOULD CRASH INTO EACH OTHER IN THE MIDDLE OF THE NIGHT AND HOW WE ENDED UP CREATING THE MOON IN THE CONFINES OF OUR BED.
Tu grimaces de douleur en sentant les doigts de ton ami se poser brièvement sur ta plaie. Tu frémis en lisant la colère dans ses pupilles contractées. Tu aimerais lui répéter que tout va bien, que tu vas bien, mais tu doutes que Grey prête une quelconque attention à tes paroles. Il sait comment tu es dans ces moments. Il sait que tu mens pour ne pas alimenter sa peur et son inquiétude. Il sait que tu minimises tes blessures mais tu ne le trompes pas. Chirurgien de profession, il sait lire le langage de ton corps cabossé. Il sait que tu souffres derrière le masque que tu crois impénétrable, ce masque fissuré par les veines saillantes de ton cou et tes tempes. « Ils savent que tu peux me réparer. » Tu réponds. Deux solutions sont proposées. La première est sérieuse, la deuxième, une simple moquerie qui te fait lever un sourcil blasé. Tu soupires en comprenant que tu n'as pas le choix. « Je ne veux pas de ta drogue... Mais je ne dirai pas non à un verre de bourbon. » Tu sais déjà quelle sera la réaction de Grey, dont le goût est à la bière et au vin de bonne qualité, mais tu ne comptes pas te laisser convaincre. La bière n'est pas assez forte pour dissiper la douleur et le vin est un alcool qui se savoure, se boit en plusieurs gorgées et non cul sec.

Le pouce caresse la marque bleuâtre qui défigure ton exception. Tu serres les dents en le voyant grimacer de douleur. La fureur qui monte à la pensée de cet être apprécié malmené. Ton regard cherche le sien pour lui donner un quelconque réconfort tandis que tu lui demandes ce qui lui est arrivé. Le silence qui plane pendant quelques secondes, le temps de te hisser sur la pointe des pieds et embrasser sa plaie, puis la réponse qui tombe enfin : un choix qui a été fait, un choix funeste que le médecin cherche à justifier. Elle était déjà morte. Le pouls qui n'est rien, qui n'indique pas qu'elle vit. Cherche-t-il à te convaincre ou cherche-t-il à se convaincre lui-même ? Tu restes silencieux, tu ne dis rien, tu attends que Grey ait terminé avant de dire quoi que ce soit. Chacun son métier... Tu risques la mort et je la provoque. Tu secoues la tête. « Conneries. Tu ne provoques pas la mort ; tu sauves des vies. Tu fais ce que tu penses être le mieux pour tes patients. Tu amputes des membres et tu abrèges des souffrances quand tu le juges nécessaire. Tu prends doucement son menton entre ses doigts pour le faire te regarder. « Tu sais aussi bien que moi que dans certains cas, il faut savoir lâcher prise. Un malade dont le bras est bouffé par la gangrène et qui te supplie de le garder ne peut pas survivre sans amputation. Il faut amputer. » Le ton qui se fait plus bas alors que tu presses ton front contre le sien. Tu caresses la ligne de sa mâchoire de ton pouce, comme si cela pouvait aider à chasser les regrets qui hantent sa caboche. « Je ne sais pas ce qui s'est passé et je doute que tu me le dises de façon explicite mais... je suis sûr que tu as fait ce que tous bons médecins auraient fait... et par bons médecins, je veux dire ceux qui ne cherchent pas à prolonger la vie par lâcheté ou pour faire plaisir aux membres de la famille. » Tu lui fais un petit sourire. Tu sais que Grey ne fait pas partie de ceux-là. Le sourire qui se perd alors que tu te redresses, de nouvelles distances qui séparent vos deux corps. Tu te passes une main dans les cheveux pour les repousser une nouvelle fois en arrière. « Tu dis que tu provoques la mort mais tu n'es pas le seul à le faire. » Tu tends le bras pour poser ton index sur son torse, là où la balle a pénétré le corps. Les céruléennes qui se voilent au souvenir de la projection de sang, du suspect qui tombe lourdement en arrière, des gargouillis répugnants qui montent dans sa gorge et des tremblements qui ébranlent sa carcasse. Poumon perforé. « Dylan Fisher. Il est à la morgue si jamais tu veux aller lui rendre une petite visite. » Tu hausses les épaules en récupérant ton bras tendu. C'est comme ça, tu sembles dire. Tu aurais pu le ramener en vie pour le livrer à la justice mais les choses se sont déroulées autrement. Ton suspect est mort et ton affaire est classée. « Recouds-moi après manger... Je n'ai plus très faim de toute façon. » Le discussion est terminée.

***

Tu serres les dents. Ta cage thoracique se soulève à un rythme effréné alors que tu souffres en silence. Tu inspires longuement par le nez quand la pointe de la petite aiguille fouille une dernière fois la chair et un unique grondement roule dans ta gorge. « Bordel... » Tu jures en te relâchant, tremblant de tous tes membres. Assis sur le côté droit du matelas, tu reprends ton souffle avant de te laisser doucement tomber sur ton oreiller. Les saphirs cherchent les ambres, hagardes, et tu murmures dans un souffle. « Merci... » Le silence qui vous sépare pendant quelques instants. La main que tu tends pour attraper la jumelle couverte de sang alors que le corps glissait vers la porte. « Grey... Reviens vite... » Tes doigts pressent les siens, lui transmettant le besoin urgent que tu as de le toucher, de ressentir sa présence à tes côtés. Tu veux effacer le poids des confessions que vous avez partagées au moment du repas par celui de son corps contre le tien. Tu veux effacer le souvenir de cette journée décidément bien pénible pour vous deux. Euphorie évaporée. Tu lâches sa main pour le laisser rejoindre la salle de bain...

crackle bones • 1047 mots


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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Jeu 30 Juil - 9:22

YOUR PALE BLUE EYES
« Ils savent que tu peux me réparer. » Bande d’incapables. Il calme la colère naissante à l’encontre de ceux qu’il ne connaît pas, eux dont il ne possède que le nom pour identité, eux qu’il se jure d’aller cogner dans les prochains jours. Des incapables. Et si il n’était pas rentré et si Tybalt était resté avec une plaie ouverte ? La discussion prend fin sur ce sujet, il ne veut pas attiser une nouvelle colère à propos de ces gens qu’il ne souhaite pas connaître. Les paupières qui se ferment plus d’une demi seconde à l’entente de la demande – du bourbon qu’il réclame comme calmant contre la douleur. Boisson immonde. « Je ne comprendrai jamais comment tu peux aimer ça » Une idée qu’il ne tolère pas, la boisson qu’il observe toujours d’un œil curieux, à hair la sensation que sa gorge se délite.

Son mal qui devient le centre de la discussion. Il grimace de la douleur. L’œil encore bleu d’un poing assassin. « Je me contre fou des adultes, des bras et autres membres tranchés. Là… » Semi vulgarité qui tinte dans les mots hachés par la détresse, de ce qu’il ne voulait pas montrer, de ce qu’il voile toujours. Il n’est pas à s’apitoyer sur son sort, à demander la pitié d’autrui. Grey ravale toujours les émotions. A les garder. A ne pas en parler, et surtout pas de l’hopital et des cas traités. C’est un secret de Pandore. « C’était une enfant… une enfant calcinée à cause des parents. Je l’ai achevé. Je l’ai tué » Les dernières paroles tombent avec une absence d’émotion dans la voix. Il n’y a que les ambres pour trahir qu’il ressent quelque chose là-dedans, que ce n’est pas totalement mort comme beaucoup le pensent. Les mots portent la vérité. Si le feu à engendré la mort, c’est lui qui a abaissé le couperet final, lui qui a donné l’enfant à la faucheuse. D’un surdosage qu’il a recommandé pour taire la douleur et l’endormir. D’une autre seringue pour provoquer la mort. Un acte impardonnable, un procès qu’il risque pour cette décision si Ophélia n’est pas derrière lui pour soutenir son action. Un mensonge encore qu’ils vont devoir inventer pour fausser la justice. Les mains restent aux poches, comme une dernière volonté de masquer les tremblement qui l’habitent – pas le manque cette fois-ci. Juste un surplus d’émotions qu’il ne gère pas. Les mots de Tybalt ne trouvent pas leur impact. Des paroles jetées que Grey ignore totalement. De quoi le déculpabiliser alors qu’il est responsable. Une interrogation qui pointe dans le regard au doigt qui se dresse contre son torse. Ce point qu’il démontre et explique ensuite que c’est l’endroit où une balle a perforé un corps. La mort. « Il n’existe aucun moyen pour que tu abandonnes ce métier ? » L’ébauche maladroite d’un sourire. Le pouce qui souligne la mâchoire. Il disparaît de la pièce.

* * *

La plaie dont il mesure l'étendue. Les doigts courent à la tempe. Cherchent la profondeur. Il sait que la douleur sera mordante. Deux verres de bourbon n'y feront rien. L'héroïne de sa poche aurait été plus appropriée. Un secret. Des mots qu'il tait. L'aiguille perfore une première fois. Le corps qui se crispe. Un baiser a la nuque. « J'en ai 8 à faire » Le mal qui s'incruste à la chair. La nécessité de suturer. La plaie trop profonde. La douceur qu'il emploie un premier temps. Pour finalement choisir la fermeté du geste. Les mains baignent du sang de Tybalt. Curieux effet. Excitation terrifiante. Il fuit dans la salle de bain. Les mains qu'il lave et le sang se mêle à l’eau. Beauté curieuse qu’il observe. A toujours avoir ce même attrait pour les corps sanguinolents, pour la vie qui s’échappe, qu’il peut maintenir. Parque. Le visage sur lequel il dépose de l’eau, à la douleur d’un œil qu’il n’a toujours pas pris soin de réparer un minimum. La glace sera pour demain. Trop tard.

Grey revient à la chambre. Le désir ancré au corps. Il tremble de ses envies. De plus qu'il n'ose pas demander. La peur de l’effrayer, de le voir partir. Le corps qui s'avance vers le lit. Les vêtements qui tombent. Le soin de les plier. Et de les déposer. Un geste terrifiant de minutie. Il se glisse aux draps, à la violente volonté de saccager le corps à sa droite mais les gestes se perdent, encore une fois. Ce n’est qu’un regard qui le trahit. Les ambres vrillées.


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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Lun 3 Aoû - 21:12

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
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« Je ne comprendrai jamais comment tu peux aimer ça. » Tu hausses doucement les épaules en lui montrant un petit sourire malicieux. Tu es amusé par le mépris implicite qui résonne dans ces mots. Tu es amusé par ces mots car tu vous vois comme deux alcools bien différents. Tu te vois comme un bourbon vieilli par la dépression et la fatigue, un bourbon vieilli par la vie elle-même alors que Grey serait un grand cru, un grand cru que tout collectionneur digne de ce nom rêverait de posséder dans sa cave. « Je ne comprendrai jamais comment tu fais pour aimer un homme tel que moi et pourtant, je ne critique pas tes goûts. » Tu rétorques avec un amusement certain.

Le ton qui se fait moins plaisantin au fur et à mesure que la conversation avance. Les paroles que tu prononces pour essayer de rassurer Grey, de lui remonter le moral et le convaincre du bien fait de son action. Le masque de marbre qui arbore à nouveau ton faciès à sa vulgarité, à la raison de sa détresse. Une enfant. Calcinée à cause de ses parents. Le cœur qui se mure derrière des barricades, comme toutes les fois où les céruléennes se posent sur un corps sans vie. Tu ne montres aucune émotion. Tu te moques pas mal de son âge. Tu te moques de savoir que cette patiente était encore au commencement de son existence quand la Faucheuse est venue la prendre. Tu te moques de savoir ce que cette gamine aurait pu devenir si Grey avait essayé de lui sauver la vie au lieu de la tuer car tu le sais très bien : une loque, une âme emprisonnée dans un corps carbonisé, une âme emprisonnée dans un enfer de feu et de sang. « Et alors ? » Tu demandes en plongeant ton regard dans celui ambré de ton ami. « Que serait-elle devenue si tu lui avais sauvé la vie ? Est-ce que son sort aurait été plus enviable que la mort ? » Tu ne cherches pas de réponses. Tu ne fais que poser des questions que Grey pourra se poser après avoir pris du recul sur la situation. Tu murmures en baissant les yeux. « Je ne sais pas pour toi mais si jamais je suis brûlé pendant une mission et que tu me vois débarquer aux urgences... Ne me sauve pas. » Demande de ce qui est impossible. Tu sais très bien que Grey ne te laissera jamais mourir. Tu sais que Grey serait capable de cracher sur tes dernières volontés pour te garder un peu plus longtemps à ses côtés. Tu le sais car tu ferais la même chose si les rôles étaient inversés. Le corps qui se sépare du sien à la volonté de ne pas poursuivre cette conversation mais tu le fais quand même. Le suspect tué est mentionné en une énième tentative pour rassurer cet être adoré et ton cœur se serre à sa demande. « Non... » Tu réponds dans un souffle alors que son pouce caresse la ligne de ta mâchoire. Tu ne peux pas... Tu ne peux pas abandonner sans avoir retrouvé celui qui a détruit la vie de ton père, qui a privé tes cousins et tes cousines de leurs parents. « Je suis désolé... »

***


Les pas qui résonnent dans la chambre, qui annoncent le retour de celui qui fait tant battre ton cœur, de celui sans qui tu ne serais rien. Sans lui, tu ne serais plus de ce monde. Sans lui, tu serais dans un trou creusé dans le sol, à nourrir les vers. Sans lui, tu serais encore cet homme apeuré, qui doute de tout sans la moindre raison. Se rend-t-il compte à quel point il compte à tes yeux ? Bien sûr que non... Comment le pourrait-il alors que tu ne lui montres rien ? Tu ne lui as jamais rien rendu, à cet homme que tu adores. Tu ne lui as jamais rien rendu parce que tu as peur. Tu as peur du regard des autres, des moqueries et des préjugés qui te tomberont sur la gueule si jamais tu lui rends son amour mais tout est différent dans cette chambre. Dans cette chambre, entre ces draps, tu as envie de lui rendre chaque sentiment donné, chaque sentiment partagé. Tu as envie de lui montrer ce que tu ressens à son égard, de lui montrer ton amour. Il tremble, ton adoré. Il tremble alors que les vêtements tombent un à un et un grognement mécontent te monte à la gorge en le voyant prendre le temps de les ranger convenablement sur la commode. « Grey... » Tu le presses dans un murmure. Le corps se glisse entre les draps. Les ambres harponnent les céruléennes et tu fonds subitement sur lui, plaquant tes lèvres contre les siennes. Ton cœur loupe un battement alors que tu perds le contrôle. Tu sens tes mains se poser sur ses joues tandis que tes dents mordent sa lèvre inférieure pour exiger une ouverture. Les effluves de son parfum emplissent tes narines, bloquant toutes pensées qui ne concernent pas vos corps brûlants. Tu ne penses plus au monde extérieur. Tu ne penses plus à ces personnes qui te cracheraient dessus si elles savaient. Tu ne penses plus qu'au souffle de Grey se mêlant au tien lors de ce sensuel ballet qui unit vos langues. « Fais-le... » Tu murmures rauquement contre ses lèvres, à bout de souffle. « Faisons-le... » Tu murmures encore en laissant ta main descendre le long de son corps pour la faire rejoindre son bassin. Le bout de tes doigts effleurent malicieusement le membre turgescent, ce sexe que vous avez en commun mais que tu peines encore à regarder sans en être gêné. Fais-moi tiens, penses-tu. Je suis tout à toi. Les mots explosent dans ton crâne alors que tu niches ton visage dans son cou pour déposer une ribambelle de baisers humides sur sa peau nue. Penché au-dessus de lui, tu es encore habillé, vêtu de ton vieux tee-shirt et de ton boxer.

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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Jeu 6 Aoû - 9:36

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« Je me demande aussi… moi qui les préfère jeunes » Le découragement qui tinte faussement dans les ambres. Une vérité que les garçons qu’il aime, ces gosses dans la vingtaine qu’il emprisonne quelques nuits, eux qui avaient sa préférence jusqu’à Tybalt, la curiosité qui piétine ses lois. Le singulier qu’il ne peut accepter de perdre.

Les questions cherchent des réponses qu’il n’est pas en mesure de formuler. Et si il avait sauvé l’enfant et si il lui avait octroyé la possibilité de vivre ? Une enveloppe morte qu’elle serait devenue, un esprit piégé dans une tombe. Un sort moins enviable que la mort. La culpabilité est toujours présente, devant chaque corps qui cède et rend son dernier souffle. Pas insensible, marqué par chaque abandon. Ce n’est que devant eux qu’il prétend, le personnel, les autres médecins, ses internes. Et après… dégringolade des émotions. « (…) ne me sauve pas » Les dernières paroles seulement qu’il entend. L’interrogation qui pointe au regard, la surprise, la peur, un mélange maladif. « Je serai capable de te maintenir dans un coma artificiel par pur égoïsme sentimental » Il ne ment pas, il énonce une vérité effrayante. Cette volonté de le garder près de lui – quoiqu’il arrive. L’incapacité de le laisser partir, d’abandonner si Tybalt venait à être gravement blessé. Il ne saurait pas… l’enterrer. Abattre le couperet. Il ne saurait pas rayer le nom d’une liste des vivants. Aucun des deux ne le pourrait.

* * *

La chambre torture les sens. A chaque couché, levé, c’est la même idée qui percute la caboche. L’amouraché qui cherche plus, qui demande quelques mots, quelques gestes mais tout reste confiné entre quatre murs, dans une maison, ici. Rien ne doit être montré à l’extérieur. Amis. C’est ce qu’il lui répète. Un ami. C’est ainsi qu’il le présente. Des menteurs. Mais Grey ne peut rien exiger, ne peut pas se permettre le caprice d’une relation dévoilée. Il connaît les moqueries des autres, les insultes qui parfois fusent dans la rue. Du mal qu’ils feraient, il le sait. De la gêne que ressentirait Tybalt, il le sait aussi. Ce n’est qu’une question de temps pense t-il. Lui accorder le temps d’être en confiance, de pouvoir fracasser chaque regard désapprobateur.

Allongé au lit, la surprise est belle. Fauve jeté sur lui. Le t-shirt de Tybalt qu'il enlève et jette. Au contraste du soin porté à ses vêtements. La main glisse à la nuque et rapproche le visage. A l'adoration. Au bonheur des paroles gardées. Les lèvres scellées à l'étouffement. Au refus d'abandonner. Il bascule le corps sous lui. Pas un souci de vulgaire volonté dominatrice. Question pragmatique. Il geint de la demande. Les paroles attendues. De l’acceptation. Cavalent les lèvres au cou. La clavicule. Du torse embrassé. Les mains se faufilent aux cuisses. Les curieuses. C'est l'empressement qu'il ne doit pas laisser dominer. Du temps. De la patience qu'il doit accorder alors qu'il le voudrait a lui. Scellé. Immédiatement. La folie naissante. La cavalcade de ses émotions. Ça cravache là-dedans. Impatient qui doit calmer les volontés. Taire la violence. Douceur qu’il doit prétendre. Pas de peur. Les doigts caressent. Joueurs. Au masculin tenu entre les doigts, effleuré à travers le tissu. Babines retroussées. Il se fait loup. Devient l’infâme. Le tissu gênant qu'il retire et savoure le Beau dressé. Le sourire vogue sur les lèvres. Gourmand. Un regard qu'il coule vers Tybalt. A l’aimé épris et saccagé des émotions. Il est somptueux ainsi, tourmenté par les envies. D’une image dont il pourrait se repaitre, qui serait suffisante à le faire basculer. Une feinte audacieuse, ces secondes à le regarder alors que la main effleure et joue d’un désir à assouvir. Les lèvres qui emprisonnent un instant, la langue roule sur la chair, prison d’une bouche et le voilà à relâcher le désireux. Moquerie d'entendre Tybalt s'impatienter. Les lèvres de l’aimé sur lesquelles il pose un doigt. Pas de question. Il s'évade ailleurs. La cuisine qui trouve son intérêt. Bouteille de verre avec laquelle il revient. Malice aux ambres. Sournois satisfait d’une bêtise prochaine. « Sois plutôt choqué par l'idée que tu cuisines avec de l'huile d'aussi mauvaise qualité » Recours dernier. Il ignore les maigres protestations. La première fois d'un autre. La délicatesse demandée. « Je ne ferai rien que tu ne veux pas » Les paroles pour rassurer. Le regard qui accroche les bleues. La question toujours présente. Confiance accordée. L'huile coule entre les doigts. Un carnage pour les draps. Pensée ridicule dont il ne peut s'empêcher. Il embrasse et ne laisse aucun temps. Les lèvres dévorées. La main gauche court au corps. S'étend plus bas. Torture le dressé. Plus bas. La ou cercle la virginité masculine. Éphémères caresses. Il abandonne le visage. A genoux devant Tybalt. Il semble se jouer de l'instant. Un intrus qui se glisse au corps. Le sursaut de la douleur qu'il tente de calmer. Des paroles rassurantes qu’il chuchote. Les lèvres s'enroulent au membre. A la douleur qu'il tente de faire passer. Première fois toujours singulière. D'un second qu'il ajoute. Perforation. Les doigts qu'il incurve et provoque l'euphorie.


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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Lun 10 Aoû - 20:55

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
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« Je serai capable de te maintenir dans un coma artificiel par pur égoïsme sentimental. » Sourire qui fracture les lippes, sourire désemparé à cette vérité énoncée : tu sais bien que Grey serait capable de te maintenir en vie par pur égoïsme. Impuissance de celui qui aime, de celui qui refuse de lâcher prise alors que tout sera terminé. Ton cœur se serre à la vue des ambres où luit une souffrance sans nom et tu passes tes bras autour de sa nuque pour te serrer contre lui. Il y a tant de choses que tu as envie de lui dire. Tu as envie de lui dire de ne pas se fermer au monde, de ne pas se fermer aux autres si jamais tu venais à te retrouver dans une telle situation. Tu refuses que ton aimé dépérisse en assistant à ton trépas, à ce coma qui sera ta mort, mais qui es-tu pour lui dire tout ça ? Qui es-tu pour le lui interdire alors que tu seras incapable de tourner la page si jamais les rôles venaient à être inversés ? « Égoïste et cruel... » Tu murmures en posant ton front blessé contre son épaule. Deux mots qui te font peur. Tu as condamné Grey à un amour passionnel et plus vous passez de temps ensemble, plus tu te sens succomber à ces sentiments destructeurs. « Je ferai la même chose... » Tu murmures de nouveau avant de te reculer. « Allons manger... Ça va être froid... » Le corps qui quitte la salle de bain pour rejoindre la cuisine, où confessions et sourires seront échangés.

***

Les mains qui se perdent dans tes boucles brunes, les jambes qui se mêlent, se caressent, et les lèvres de cet adoré qui se promènent sur ton corps dénudé. Un soupir franchit les lippes entrouvertes alors que tu te cambres à la rencontre de cette bouche qui te dévore. Plus... Tu en veux plus... Ses baisers sont des brûlures, son corps, un feu ardent. Tu ressens sa hâte de te consumer entièrement et, tel Icare se rapprochant trop près du soleil malgré les avertissements de son père, tu te donnes à lui sans la moindre retenue. Inconscient hypnotisé par les feux de sa passion, tu te moques de finir brûlé. Tu te moques de ta raison qui te crie de ne pas le faire, de ne pas céder. Tu veux bien finir en cendres si cela le fait rester à tes côtés pour toujours. Le rouge qui monte aux joues au contact des joueuses qui se posent sur tes cuisses. Les céruléennes se tournent sur celui qui devient « amant » et une plainte résonne bientôt entre les murs de la chambre. Ta plainte, mélodie du plaisir que procurent les doigts sur ta masculinité encore dissimulée par une barrière de tissu. Le boxer glisse sur tes hanches et tu lèves légèrement ton bassin en te mordant la lèvre inférieure. Envolé celui qui a honte de son corps, égaré celui qui serait en proie à la gêne. Tu es perdu dans un torrent de sensations. Sursaut qui ébranle la carcasse à la chaleur humide qui entoure le sexe dressé. Tu gémis en glissant une main entre tes cuisses, cherchant les cheveux grisonnants, mais la tête se recule, se mettant hors de ta portée, et tu laisses entendre un grognement mécontent. Tu te redresses en prenant appui sur tes coudes, prêt à lui demander pourquoi il arrête, quand son doigt se pose sur tes lèvres. Tu te retiens pour ne pas le mordre. Il quitte la chambre. Tu ne sais ni où il va ni pourquoi. De longues secondes passent avant que ton adoré ne soit de retour, une bouteille de verre à la main. Tu fronces les sourcils. Incompréhension qui marque brièvement le faciès avant que la peur ne prenne le dessus. Prise de conscience qui te frappe en pleine face, qui te rappelle la douleur que te causera ce moment. Tu en ignores la moquerie balancée sur la mauvaise qualité de ton huile. En temps normal, tu lui aurait ironiquement demandé lequel cuisine entre vous deux et par conséquent, qui est responsable de la cuisine. Tu lui aurais également rappelé la durée de son squat et qui si ton huile ne lui plaisait pas depuis tout ce temps, il lui suffisait de sortir son portefeuille pour en prendre une meilleure ! « Tu veux vraiment utiliser ça...? » Tu demandes sans réussir à dissimuler la réticence qui pointe dans ta voix. « Je ne ferai rien que tu ne veux pas. » Tu ne réponds pas vraiment à ma question, as-tu envie de rétorquer mais le nœud qui noue douloureusement ta gorge te condamne au silence. Tu trembles. Les ambres harponnent ton regard, demande muette pour continuer cette étreinte. As-tu vraiment envie de continuer ? Tu acquiesces doucement. Tu as envie que Grey dérobe ton être. Tu as envie que Grey dérobe ton âme. Tu détournes le regard quand il induit ses doigts de cette foutue huile que tu ne regarderas plus de la même façon après cette nuit. Le cœur palpite à la peur et à la gêne que tu ressens. Les yeux baissés sur les draps souillés, tu attends. Tu attends le moment que tu redoutes. Plainte étouffée contre ses lèvres quand sa bouche emprisonne soudainement la tienne, te forçant à relever la tête et à te rallonger sur le matelas. Les yeux clos, tu sens sa main descendre le long de ton corps, passer dans la toison bouclée, pour prendre le membre tendu. Caresses qui chassent peu à peu la peur, réaniment la flamme, tu gémis contre les lippes gonflées avant de les mordre avec tendresse. Tes mains vont et viennent sur son dos puis passent sur ses côtes pour aller caresser son torse. Tu n'as jamais pris le temps de le toucher, de découvrir physiquement ce corps que tu as pourtant observé sous tous les angles lors de vos douches communes. Les doigts relâchent ton sexe et reprennent leur course folle, allant plus bas, là où se situe ton intimité. Tu rougis violemment à ces caresses singulières. Tu prends une longue inspiration. Tu sais ce qui va se passer alors que ton adoré se met à genoux entre tes cuisses. Tu sais ce que tu vas bientôt ressentir. Tu sais que tu dois te détendre pour te rendre les choses plus faciles mais comment faire pour se détendre quand on a la tête pleine de préjugés sur les premières fois — aussi bien masculines que féminines ? Le majeur se fraie un passage et tu sursautes en laissant échapper une exclamation de surprise. Sensation désagréable qui remue en toi. Tu serres les dents, attentif aux paroles que chuchote Grey pour te rassurer, bouées auxquelles tu te raccroches pour ne pas céder à la panique. Puis, la bouche reprend le membre tendu, le suçant plus longuement que la fois précédente. Les plaintes de gêne se muent en plaintes de plaisir tandis que ta main vient trouver sa place dans ses cheveux pour les caresser. La sensation humide de sa langue fusionne à celle du doigt qui se mouve dans tes entrailles, te mettant bientôt au supplice. Nouveau sursaut au second qui pénètre la barrière de muscles. Tu geins en serrant ta prise sur ses cheveux, ton bassin ondulant lentement pour accompagner les mouvements que fait sa tête lors des va-et-vient de sa bouche.

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Dernière édition par Tybalt-Royce W. Colt le Lun 31 Aoû - 0:39, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Mer 12 Aoû - 23:49

YOUR PALE BLUE EYES
La cavalcade des émotions, d’une furie ardente qu’il calme nécessairement. Le cœur qui cravache des émotions reconnues. Les mois à attendre, les jours décomptés pour le moment adoré. D’aucun autre qui n’a effleuré les draps, de ces garçons observés et non touchés. Grey songe à sa patience, à sa volonté, à Tybalt qu’il a attendu. Ce ‘’oui’’ s'imprimant sur les lèvres tentatrices. Le corps qu’il touche d’effleurements papillons, toile superbe qu’il observe dans un premier temps, à la découverte de ce qu’il a dessiné. Les tracés plus fermes à présent. La douceur est une inconnue dans ses relations, un oubli. La hargne qui gronde toujours. Ne pas montrer le terrifiant. Garder la belle image. C’est la difficulté d’offrir à Tyb la douceur demandée, la patience réclamée pour la douleur à venir. Il sait, de quelques expériences que ce n’est pas agréable, que c’est la douleur féroce si fait avec précipitation. La raison pour laquelle il cogne ceux souhaitant la domination.

Les lèvres emprisonnent celles de l’adoré, morsure et défoulement des passions. Il perd le contrôle à marquer la main au cou, à contraindre le souffle sous ses doigts alors qu’il embrasse, qu’il prend et dévore. La suffocation qu’il attend, la main qui se défait. Seules les ambres trahissent le chaos des émotions, rien de plus, un souffle à peine irrégulier, pas de mots, pas de traits au visage. Grey semble imperturbable dans l’amour pour l’autre. Les doigts courent au torse, touchent, reconnaissent. Le corps aimé offert pour la première fois. Les lèvres sont enroulées au masculin alors que se faufile le supplice de deux perforations. Coordination des mouvements. Il laisse Tybalt mener, apposer et contrôler. L’entier qu’il prend, ne suffoquant pas, quelques secondes de trop et il relâche, au souffle qu’il cherche à retrouver. Un regard qui glisse vers le bleu défait, vers l’aimé au corps torsadé par le plaisir. La langue redevient joueuse alors qu’un troisième prend l’homme. La délicatesse du geste, le temps qu’il octroie. Grey murmure des mots tout contre le bassin, des promesses, des paroles amourachées. Le temps est suspendu. A la mesure parfaite de ses gestes, le corps dont il prend soin, Tybalt qu’il veut pour lui, à ne plus jamais partager. La tête relevée, il regarde, il ne peut s’empêcher de l’aimer ainsi détruit par les émotions. Eros à l’abandon des passions. Ça lui plait. Démesurément.

Il aimerait à voir le bleu danser de plaisir, à voir les tempêtes houleuses dans le regard. Complexité d’une position. Les doigts se retirent, le touché qui vient effleurer la cuisse tremblante. D’une pression à la hanche, il demande le changement, le corps retourné. Genoux sur les draps. La nuque qu’il embrasse, les vertèbres qu’il sillonne des lippes gourmandes. Les mains aux cotes, d’une qui prend place sur le membre et attise. Une joueuse, alors qu’il lui glisse des paroles à l’oreille. Propos indécents, de ce qu’il veut, de ce qu’il lui fait ressentir. Du français qui s’écoule des lèvres, l’accent tinte. Le creux de l’épaule embrassé. Le liquide poisse qu’il reprend et goutte entre les doigts, au sien qu’il touche, douleur d’une envie. L’huile répandue. Dernière demande, être certain qu’il accepte. Il glisse lentement à l’offrande, s’introduit et retient les gémissements qu’il étouffe dans le cou de l’autre. Ajustement. Progression lente. Tybalt. Tybalt qu’il chuchote. Les épaules qu’il accroche. Sensation grisante. Folie. Une année à ne plus avoir froissé les draps. A avoir oublié la reconnaissance d’un corps. Une année à l’attendre. Lui. La perforation totale. Un geste sec. Brutal. La bouche hurlante qu’il couvre d’une main, le mal inséré. La douleur qui vibre encore. Grey joue avec la patience, la sienne, à donner la douceur, alors qu’il n’attend que les coups, la frénésie. Lenteur des mouvements. Une main aux hanches, à faire chuter les genoux. Bassin contre les draps.


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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Jeu 13 Aoû - 23:28

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
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Cambrure du dos au membre englouti dans sa totalité. Au bonheur donné par cette gorge profonde. Les céruléennes descendent pour admirer celui qui rend hommage à ta masculinité tendue. Amour qui inonde le cœur à la beauté regardée. Tu te retiens pour ne pas lui dire les trois mots, ces mots que se disent constamment les amoureux, ces mots qui perdent peu à peu de leur valeur au gré du temps et des humeurs. Les ambres rencontrent leurs jumelles et tu te cambres une nouvelle fois au troisième qui se glisse dans ta chaleur étroite. Soubresaut de plaisir. « Aah...! Grey...! » Les coups de langue qui te font perdre la raison, les mouvements des doigts qui embrasent tes reins. Tu maudis cet homme qui se démène entre tes cuisses. Tu maudis cet homme que tu as longtemps repoussé et qui est en train de faire de toi sa chose. Tu maudis cet homme qui a réussi à implanter sa présence dans tes cellules sans avoir eu besoin de te pénétrer. Tu maudis cet homme pour lequel tu succombes jour après jour. Rétention de la contrariété au retrait des habiles pour une pression sur la hanche. Le rouge remonte aux joues à la compréhension et tu tournes docilement le dos à ton amant. Impudicité non appréciée de la croupe ainsi exposée à la vue des ambres. Montagnes russes des émotions avec le retour de la gêne. Tes yeux se ferment alors que tu te concentres sur ta respiration pour calmer la montée de ton anxiété. Aveugle à toute chose, tu savoures les baisers qui se posent sur ta nuque puis de plus en plus bas. Tu savoures les caresses de ces mains qui courent le long de tes côtes. Tu savoures les caresses de celle qui joue avec ton membre. Paroles crues murmurées à une oreille. Excitation accrue à la reconnaissance de ta langue maternelle, à la pensée que Grey a secrètement appris ces mots pour te les susurrer durant ce moment. Puis, la demande. La demande pour continuer. La demande pour te faire sien. Tu hoches doucement la tête. Tu serres les draps dans tes mains en laissant entendre une plainte. Chaleur turgescente qui tâtonne, cherche son chemin pour aller plus profondément. Juron proféré dans un grognement rauque alors que tu luttes inconsciemment contre cette douloureuse intrusion de ton intimité. La peur gronde, sous-jacente, attend son heure, et tu presses ta joue contre celle de Grey pour réclamer davantage de sa douceur. Tybalt. Tybalt. Ton prénom est murmuré telle une litanie. Tu soupires de contentement pour le pousser à continuer. Encore. Encore. Prononce-le encore, penses-tu. Tu as désespérément besoin de sa tendresse, de ses paroles aimantes, des ses caresses sur sa peau, pour repousser la bête qui rôde. Sauvagerie soudaine qui te transperce, nourrit le monstre qui te saute à la gorge. Coup de cravache qui affole les battements du cœur. La peur qui mue en panique. Tu ouvres la bouche pour hurler. Hurlement réprimé par une main qui te bâillonne. Tu trembles de tous tes membres en subissant les vagues de douleur qui te submerge. Impuissant condamné à attendre que son châtiment cesse. Une larme coule le long de ta joue malgré le retour de la douceur. Tu ne veux plus continuer. Tu ne peux plus continuer. « A-Arrête... » Tu murmures rauquement contre sa paume. Un unique mot pour que le temps interrompe sa course. Cessation des assauts. Soupir de soulagement à la douleur qui ne gagne plus en intensité. Tu es tel un animal blessé qui fait le mort en espérant échapper à son prédateur. Tu attends les moqueries ou les reproches. Tu attends le coup de grâce ou le désintérêt. Le membre se retire de ton intimité, te faisant geindre. Soulagement éphémère. La porte qui claque dans ton dos. De la volonté de te lever pour le retenir, de lui demander de rester à tes côtés, à la lâcheté de le faire. Tu pleures silencieusement. Tu pleures ton manque de courage. Tu pleures ta honte. Tu pleures cet adoré que tu as déçu.

crackle bones • 711 mots




Dernière édition par Tybalt-Royce W. Colt le Sam 15 Aoû - 16:10, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Ven 14 Aoû - 12:06

YOUR PALE BLUE EYES
Un coup unique, une violence totale. La cavale d’un désir retenu, le lâché prise. La main qui retient les cris, la main muselière contre la bouche de l’aimé. Le cœur tambourine, pas le sien, mais celui de l’autre. Le corps devenu terreur. Des signes de la crainte, Grey n’en voit rien. Il continue, aveuglé. Jusqu’au mot qui filtre entre ses doigts.

Arrête. Un mot unique jeté comme une dernière plainte. La commande impérieuse. Il s'arrache de suite. Se recule. A vaciller. Les jambes tremblantes. Le corps encore au sursaut des émotions. Arrête. La gorge nouée, les pleurs entendus. Arrête. Il s'enfuit. La porte qui claque. Les pas rageurs. La salle de bain comme refuge. Il tremble le fou. Tremble de peur. De colère. De désir inassouvi. Les poings cognent contre le carrelage. A s'en éclater une phalange. Aucune douleur. Monstre. L'erreur qu'il a répétée. La violence qu'il n'a pas su dérober. Incapable de douceur. De savoir aimer. Il chute dans la douche. Égaré. Au refus de retourner dans la chambre. De l'affronter. De croiser les bleues et l'accusation. Un dégage qu'il entend déjà. Dehors. La scène dramatique. Première fois échouée. Dernière fois. Perte. Il devrait retourner à la chambre. S'excuser. Incapable. La peur gronde, s’enroule et tord la volonté. Plusieurs fois il tente de se relever, mais les gestes sont avortés, vains. Animal égaré qui en a mordu un autre. Condamnation. Il s’était juré – d’être doux, de tout faire pour ne pas l’effrayer. Menteur. Le coup pernicieux. Barbarie d’un geste. L’étouffement de la plainte. Grey se revoit, comprend la douloureuse scène. Le robinet qu’il ouvre d’un geste aveugle, l’eau bouillante qui tombe en rafale. Les yeux clos, il tente de calmer le cœur, ces furies qui cognent, cette rage contre lui-même. Lâche ! Incapable d’affronter les paroles. Des minutes à attendre, à appréhender une porte qui s’ouvre et la voix résonnant. Pars ! Rien de tout ça. L’eau calcine la peau, devenue rouge. Il abandonne quelques minutes plus tard, s’enroule dans une serviette. La chambre est encore ignorée. Le couloir où ses pas se font silencieux. Allongé sur le canapé, encore partiellement trempé, il tremble du manque, tremble de l’absence. Armure arrachée. Grey ne paraît plus invincible. Détruit. Il a tout gâché en quelques minutes. Anéanti. Les sentiments se moquent, les émotions s’emmêlent. Voilà où mènent ses obsessions, à la défaite – toujours.

La nuit n’aide pas à l’apaisement. Les heures défilent devant son regard. Corps contre le canapé. Recroquevillé. Il ne peut pas rester là, attendre. Il ne peut pas reculer devant l’inévitable. A refuser d’affronter Tybalt. Des restants de courage qu’il trouve. Les pas se font timides jusqu’à la chambre. D’une porte non refermée qu’il pousse lentement. Le corps est tourné. Dos a lui. Il le remercie pour ça. Ne pas affronter son regard. Accusations qu’il entend déjà. Doucement il se glisse dans le lit. Reprend sa place. C’est l’hésitation à s’approcher, la peur d’un rejet. Animal apeuré qui se faufile lentement dans le dos de l’autre, passe un bras et niche sa tête dans le cou. Au besoin de contact. « Je suis désolé... c'est… c'est de ma faute » Les mots sont hachés de la peur. Est-ce qu’il dort réellement ? Au souffle que Grey pourrait le savoir. Il ignore la réponse. Il ignore la possibilité que Tybalt puisse tout entendre de ses confessions, de ses craintes. « Je comprendrai si tu veux que je partes. Si tu refuses… » Menteur. Il resterait là, il refuserait de reprendre ses affaires, d’abandonner les sentiments, de piétiner une construction audacieuse. Une relation qui ne peut pas être déracinée pour une erreur comme celle-là, n’est-ce pas ? « Ca faisait longtemps… je... ce n'était pas voulu... » Le mal que j’ai fait. La violence. Le départ. Tout. L’excuse pitoyable qu’il donne. Les corps absents depuis longtemps, les draps non froissés. Ça n’excuse pas son comportement, ça ne lui donne aucun droit de revenir pleurer. Mais Grey l’utilise. Croit encore que ça peut sauver les fautes. Il se presse plus encore contre Tybalt, à la peur de le voir disparaître. La peur gronde sous la cage thoracique. L’éveil d’un cœur. Les émotions dansent à la surface de son corps, vrillent les ambres qu’il étouffe dans le cou.


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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Mer 19 Aoû - 19:26

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
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Claquement de porte qui annonce la débandade. silence soudain qui tombe dans la chambre, sur la pauvre carcasse qui gît au milieu des draps trempés de sueur. Elle tremble, la carcasse, à la peur des jugements, des moqueries et des acerbes qui lui seront certainement balancées à la gueule si elle réussissait à bouger, à se déplacer pour rejoindre celle du fuyard. Alors, elle reste, la carcasse, à attendre que les choses passent. Le cœur cogne, cogne, cogne, alimente la colère de ses battements saccadés, et tu passes rageusement tes mains sur tes joues pour en chasser les larmes. Lâche qui se voit déjà assister à son propre abandon. Lâche qui refuse de se confronter aux ambres en essayant de retenir leur propriétaire. Tu pousses un soupir en te tournant face à la fenêtre. Plus loin, dans le couloir, se fait entendre le jet de la douche et tu prends une grande inspiration pour dompter le monstre qui te troue le cœur. Tu ne veux rien entendre. Tu ne veux plus rien entendre ! Tu ne veux plus entendre le moindre signe de sa présence ici, de sa présence qui ne sera plus que fantomatique quand il aura franchi le seuil de cette maison, te laissant seul...

Grincement du parquet qui annonce un retour. Pincement douloureux du cœur à une énième morsure du monstre mais ta volonté terrasse la bête, domine les tremblements de la carcasse. Tu restes immobile en te demandant où vont le conduire ses pas : à la commode, là où sont rangés certains de ses vêtements, ou bien au sommier, là où tu reposes depuis sa fuite ? Quatre pas. Un arrêt. Une hésitation. Pourquoi hésite-t-il ? Hésite-t-il à prendre ses affaires ou à te rejoindre ? Un poids qui affaisse le côté du gauche du matelas, son côté. La respiration qui se coupe au contact de sa peau contre la tienne, à la caresse de ses cheveux contre ton cou, à la tentation de poser ta main sur le bras passé autour de tes hanches. Des excuses murmurées, entrecoupées par cette peur qui semble vous être commune. « Je comprendrai si tu veux que je partes. Si tu refuses… » Crevure au cœur. La lutte pour ne pas te retourner et le faire taire. De nouvelles larmes menacent de rouler le long de tes joues à la déchirure que serait le départ de celui qui a su se faire une place dans ton existence, de ce parasite que tu as tenté de chasser à coup de méchantes morsures lors de votre première rencontre. Tu veux le garder à tes côtés, cet homme qui a tant insisté, tant résisté pour rester. Tu veux le garder à tes côtés pour toujours. « Ça faisait longtemps... Je... » Torture auditive qui te lacère le cœur. Le timbre suppliant de cet aimé. Les mâchoires serrées, tu luttes encore pour ne pas te retourner, pour ne pas le prendre dans tes bras. Tu luttes pour ne pas pleurer de soulagement. Puis, la résistance qui tombe tel un château de cartes au corps qui se presse contre le tien. Sans crier gare, tu te retournes pour passer tes bras autour de la nuque de celui que tu as imaginé partir, de celui que tu as imaginé prendre la porte sans se retourner. Tes cuisses emprisonnent une de ses jambes, au besoin de te rapprocher, de sentir son cœur battre contre le tien, et rauquement, tu murmures. « Non... Tout est de ma faute... Je pensais que je pourrais supporter mais... » Réminiscence de la douleur incendiaire qui a explosé dans tes reins, de la douleur insupportable qui a déchiré ton intimité. Tu te serres timidement contre la chaleur réconfortante de ton adoré en taisant ce que tu as ressenti au moment de ce coup de reins qui vous a fait tout arrêter. « Je... Je voulais vraiment le faire... Je me suis jeté sur toi... Je suis désolé... » Tu poses tendrement ta main sur sa joue en baissant ton regard sur cette bouche que tu aimes tant. Tu trembles en ayant de nouveau envie de la sentir parcourir chaque centimètre de ta peau, prendre ton membre dans sa totalité pour te pousser dans tes derniers retranchements. Tu trembles en pressant amoureusement tes lèvres contre les siennes. Tu trembles à cause de cette envie contenue qui monte peu à peu. Baiser interrompu. Raclement gêné de la gorge à la turgescence qui exprime les émois embrouillés. « Excuse-moi... Je... Je voudrais recommencer... Peut-être pas tout de suite mais demain ou après-demain... Quand on en aura envie... »

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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Jeu 20 Aoû - 22:24

YOUR PALE BLUE EYES
Un coup unique, une violence totale. La cavale d’un désir retenu, le lâché prise. L’hésitation cogne contre la cage thoracique, d’un cœur fou qui bat et saccage, furie momentanée. C’est la peur à rejoindre le lit, à entendre les mots assassins, la porte pour dernière vision. Quelques pas, timidité d’un fauve qui se faufile contre l’aimé, les bras qui retiennent le corps contre lui, la tête nichée dans le cou. Derniers instants dont il profite avant la commande de colère – sors. Dégage. Qu’il entend déjà. Rien du tout. Silence, à l’attente de celui qui prononcera les mots en premier. Ça s’emmêle dans la gorge, sur la langue liée. Les mots entravés. Grey s’excuse, souffle les dernières paroles pour sauver sa carcasse maladroite. L’attente d’une réponse. Il tremble, les bras liés à l’autre, l’étau de celui qui refuse de partir. Ne peut pas. Pas maintenant. Pas après tout ça. « Non... Tout est de ma faute... Je pensais que je pourrais supporter mais... » La surprise est plaisante. Le creux de l’épaule qu’il embrasse. Un sourire qu’il imprime. Il pensait que… Deux imbéciles. Voilà ce qu’ils sont. A être apeurés de la réaction de l’autre, à toujours croire que le départ est proche. Un rire qu’il étouffe, nerveux, le corps tremblant du spasme. De peu ils ont manqué la fin. « Non » Le mot tonne contre la peau, vibre à l’intérieur. Un grondement qu’il veut impérial, ancré en Tybalt. Qu’il comprenne, qu’il arrête de se croire fautif dans une histoire qui n’a qu’un responsable – Grey. « Je savais… je n’ai pas su être patient, tu es juste responsable de ne pas m’avoir arrêté avant » Le mot résonne encore. Arrête. Un écho aux tympans. Le corps se fige contre celui de Tybalt, aux réminiscences de la commande. La peur qui se faufile encore, qu’il peut sentir. « Garde tes excuses, elles sont inutiles… tu n’es fautif en rien » La satisfaction d'un retour. Emotions partagées. Sentiments est un mot qu'il doit encore rendre absent. La vérité qu'il cache. Le cœur battant. Des mots qu'il ne prononce pas. Qu'il a murmuré la nuit. A la certitude que Tybalt dormait. Assurance qu'il n’entend rien. C'est la crainte du rejet. La peur. Lui qu'il sait non attiré par les hommes. Lui qui a plusieurs fois répété la même phrase. A la crainte de le voir partir, trouver une femme, abandonner plutôt que d’accepter ce qui semble être un défi. Souvent, Grey imagine les pires scénarios, façonne des possibilités de l’atroce. Les départs.

C'est avec bonheur qu'il accepte le corps venu se lover contre lui. Un bras qu'il passe dans le dos. Au soupir de retrouver l’Abandonné. Les lèvres embrassées. Tendresse. Si loin de la barbarie précédemment exprimée. « J'attendrai... » La patience qui n'est plus rien. Quelques jours. Quelques semaines et tout ça face à une année ? Rien. Il saura encore attendre. Malgré les sensations curieuses. Adorées. Le corps pris. Le corps sien. Un aperçu. Une ébauche d'un plaisir fou. Les yeux se ferment à la friction des deux corps. Les masculins se cognant. Geignant. « C’est tentant de te laisser dormir comme ça » L’amusement qui tinte au regard, fourberie de retour. Une main qu’il passe à la nuque du brun, convoite les lèvres jusqu’à épuisement. Les gestes furieux qu’il doit laisser de côté. Apprendre la douceur. Il ne sait pas. Les draps toujours froissés dans la brutalité, surtout avec eux, les jolis garçons. Tendresse pour Tybalt. Le tendu qu'il attrape entre les doigts. L'effleurement sournois contre le sien. Des deux emprisonnés. De quelques gestes il pourrait les mener à la petite mort. Belle expression. . Verser dans l’extase. C’est l’envie de recommencer, de croire qu’il le laissera à nouveau approcher. D'un geste de hanche, il retrouve la posture du dominant. « Arrête moi a tout moment » Au rappel qu’il peut disparaître d’un mot. Lèvres à la joue. A la bouche ravagée. Au cou. Le lobe de l'oreille tenu entre les dents. Un instant. Clavicule effleurée. Une main agace le membre. Bientôt les lèvres qui s'y enroulent. Langue joueuse. Le regard porté vers l'aimé. Seconde seulement pour voir le visage. La répétition d’une scène. Les doigts qu’il tâche de liquide déposé au sol. « Fais moi confiance ». Le souffle d'une approbation demandée. Les doigts cerclent et agacent. D’un corps déjà prêt, mémoire d’un acte avorté. Les malicieux se faufilent, de deux. A l'attente de réaction. Souffle coupé à la vue superbe. Torsion des émotions. A la volonté soudaine de le voir défait, tout de suite. Il se retient de peu pour ne pas saccager le corps. Grogne contre la cuisse et se redresse. Mouvement gracile. A genoux. Un cours instant. Et c’est le vol des lèvres, la furie qui bondit. Morsure et sang versé. A gémir contre la bouche sanglante. L’inversion, encore. Grey, dos contre les draps. Et lui, Tybalt, en triomphe. Au dessus. Qu’il décide, qu’il impose. « Doucement… prends ton temps » Murmure audible de peu. Les mains aux hanches, à se retenir de ne pas y graver des bleus.

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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Mar 25 Aoû - 23:20

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
WE THOUGHT EVERYTHING WOULD BE FORGOTTEN BUT I STILL REMEMBER YOUR HANDS RUNNING DOWN MY SKIN. I WONDER IF YOU STILL THINK ABOUT US, THE WAY I DO. HOW OUR LEGS WOULD CRASH INTO EACH OTHER IN THE MIDDLE OF THE NIGHT AND HOW WE ENDED UP CREATING THE MOON IN THE CONFINES OF OUR BED.
« Non » Un mot qui tonne. Un mot qui glisse sous la peau pour marquer le cœur. Un mot qui monte au cerveau pour marquer la conscience. Un mot qui provoque un sourire chez celui qui se sait pardonné. Un mot qui est suivi par des nouveaux, qui pointent du doigt, accusent, rejettent la faute sur celui qui les a prononcé. A quoi jouez-vous ? A un match de tennis ? Tu secoues doucement la tête avant de murmurer contre son cou. « Balle au centre... Je suis tout aussi responsable... Je ne voulais pas arrêter... » Encore. Réminiscence de ce que tu as pensé à maintes reprises avant que les choses ne dérapent. Tu sens le corps de Grey se tendre contre le tien et tu glisses une main sur sa nuque pour la caresser de ton pouce. Arrête. Supplique qui retourne à la mémoire, qui culpabilise malgré son caractère nécessaire. Tu ne voulais pas repousser Grey mais il te faisait tellement mal... Tu ne voulais pas lui donner matière à penser que tu allais le rejeter. « Je suis désolé... » Tu murmures encore. Excuses inutiles. Des paroles que tu te retiens de contredire pour ne pas alimenter le sujet.

« C’est tentant de te laisser dormir comme ça. » Cet amusement qui hante les ambres, cet amusement qui te fait sourire malgré la tentation énoncée. Tu secoues la tête en te serrant davantage contre le corps de ton aimé. Il ne pourra pas te laisser dormir dans un tel état. Il ne pourra pas vous laisser dormir dans un tel état. « Tu en as autant envie que moi... Je le sens... Tu ne peux pas me mentir... » Tu susurres en jetant un rapide regard en direction de son bassin, de ce sexe tendu qui réclame ton attention. Bientôt, sa bouche capture fougueusement la tienne, coupant ta respiration, et tu plonges ta main dans ses cheveux pour approfondir cet échange. Embrasement des sens alors que tu goûtes de nouveau à la saveur de sa peau, aux sentiments qui animent les ambres, animent le cœur. Tu goûtes à son parfum, brûlant, entêtant, sublimation de cette odeur caractéristique que dégage le cuir quand il est imperméabilisé au goudron de bouleau. Tu goûtes aux bouffées de tabac blond que les femmes commençaient à fumer au cours des années 20. Tu y goûtes encore et encore, à chaque inspiration, comme quand tu étais enfant, quand ta mère se garait pour faire le plein et que tu baissais la fenêtre pour respirer les émanations délicieusement nauséabondes du carburant. Tu y goûtes sans arriver à te lasser. Cuir de Russie. Nom du parfum adoré, du parfum qui obsède ton odorat de ses notes acidulées où se mélangent aldéhydes, citron, mandarine et sauge sclarée. Plainte étouffée entre deux baisers à la main qui serre le masculin pour le coller contre un autre. Tu ondules contre le turgescent emprisonné entre les cinq, à la recherche de ce paroxysme du plaisir appelé la petite mort. Tu veux bien mourir tant que tu es dans ses bras. Tu veux bien mourir tant que vous êtes ensemble. Changement des positions. Lui au-dessus. Toi en-dessous. « Arrête-moi a tout moment. » Tu ne peux pas arrêter. Tu ne veux pas arrêter. Tu hoches doucement la tête en laissant tes mains caresser le torse musculeux de ton amant tandis que sa bouche se pose sur ta joue mal rasée, tes lippes pleines de vos précédents baisers, ton cou où palpite la jugulaire. Tu sursautes en sentant les dents mordre le lobe de ton oreille et tes ongles rendent la pareille sur les pectoraux saillants. Encore ! Cri du cœur. Cri du corps. Baiser donné à la clavicule avant la descente, plus bas. Tu gémis au contact de la chaleur humide, de la langue taquine, contre ton membre tendu. « Fais-moi confiance. » Des mots qui te semblent si lointains. « Je te fais confiance... » Confiance accordée pour ne pas recommencer le pernicieux coup de reins qui a tout arrêté. Préparation faite par le retour de deux habiles. La carcasse est malmenée par les émotions qui la submergent. Le cœur cogne, encore et encore, tandis que les muscles se contractent de manière spasmodique. La respiration est rapide, haletante, comme après un marathon. Le corps brûle, bouillonne, donnant aux joues une couleur rougeoyante. Le cerveau reçoit et envoie des signaux dans tous les sens mais ne produit aucune pensée cohérente. Qui es-tu ? Quel âge as-tu ? Tu ne sais pas, tu ne sais plus et tout cela est sans importance tant que les doigts qui sont en toi continuent à te pénétrer. Le retrait. La sensation de vide. Tu grognes alors que Grey se redresse. Le mécontentement brille dans les céruléennes au moment où la bouche est capturée pour un nouveau baiser et tu mêles ton gémissement à celui de ton amant. Morsure qui déchire la lèvre inférieure. Tu grognes en faisant un geste pour te reculer mais la nouvelle inversion des rôles empêche toute forme de retraite. Lui en-dessous. Toi au-dessus. Tu passes ta langue sur ta lèvre ensanglantée. « Tu m'as mordu. » Tu marmonnes avant de te redresser pour mieux le regarder. « Doucement… Prends ton temps. » il murmure en guise de réponse et tu rougis en comprenant que tu dois mener la danse, cette première nouvelle danse. Tu marques un temps. Rassemblement du courage. La main gauche avance et recouvre les voyeuses. Amant momentanément aveuglé tandis que la seconde oriente timidement le membre pour presser son sommet contre les musculeux anneaux qui forment le cercle de la masculinité. Hésitation avant la brève ondulation des hanches. Plainte qui franchit la barrière des lippes entrouvertes. Tu trembles en sentant le turgescent se frayer un chemin au cœur de tes entrailles. Douleur qui consume le bas des reins, à la dureté de ce singulier contact, de ce peau contre peau qui ne fait que vous rapprocher plus encore. La main abandonne le masculin pour se poser sur le torse de ton adoré et une nouvelle plainte résonne dans la chambre, au tendu entièrement enfoui dans la chaleur de ton intimité. Tu murmures doucement « Aide-moi... Je ne sais pas comment bouger... » Mouvement maladroit, inconnu de ceux qui partagent ton genre. Lentement, sûrement, tu commences à te mouvoir, guidé par les mains posées sur tes hanches. La gêne gronde au fond de ton être, menace de te faire tout arrêter, mais tu continues. Tes yeux fixent la main qui aveugle Grey comme si elle était une ancre et tu accélères la cadence. Il ne peut pas me voir, tu penses pour te rassurer. Il ne peut que me sentir. Un petit sourire étire le coin de tes lèvres alors que le plaisir remplace peu à peu la sensation désagréable que provoquait la grosseur du membre dans ton intimité. Les céruléennes dévorent le visage de celui que tu chevauches et tu te penches sur lui pour embrasser sa bouche entrouverte. Tes dents taquinent et attrapent sa lèvre inférieure pour mordre. Fort. Une perle de sang jaillit sur la peau blessée que tu commences à sucer avec avidité. « Payback... » Tu susurres rauquement avant de geindre de plaisir. Tu trembles. Tu trembles tellement que tu as le sentiment que tes forces te quittent. La main gauche libère la vue pour se poser à côté de sa jumelle et tu prends appui sur ton torse pour mieux bouger. La chambre est emplie de tes plaintes concupiscentes et tu murmures entre elles « Grey... Reprends le dessus... Je... Je ne peux plus continuer... »

crackle bones • 1318 mots


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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Mer 26 Aoû - 23:02

YOUR PALE BLUE EYES
« Oups » Sournois amusé qui ricoche, les lippes rieuses d’un geste rapide. Morsure à la lèvre. A ne pas pouvoir se passer d’une violence, d’un besoin de dominer l’autre. A toujours les marquer, les faire siens, les présenter au monde. Des bleus le lendemain, des morsures. Il les aime comme ça. Barbouillés de la veille, montrés dans la débauche la plus certaine. Ils sont beaux, conquérants. Là. Perdus dans les draps, le corps arqué. Ses garçons, ses Eros. Ils disparaissent de sa mémoire. Ils ne sont plus rien. Des chimères, des abandonnés, des visages fumée. Que Tybalt. Que le prénom qu’il murmure encore et encore, à s’en écorcher la langue. Les lèvres rougies. Il l’aime, il pourrait lui dire, lui hurler, lui graver, mais il se tait. Toujours. Grey garde les sentiments. A la peur d’être rejeté, les mots piétinés et recrachés par la haine. Des mots qu’il n’a jamais donnés à d’autres. Juste une femme. La première, l’unique. Ophélia. Et les autres, ceux qui ont suivi. Rien. Grey a toujours conservé les sentiments, n’a jamais su trouver quelqu’un pour les recevoir. Une personne où l’intérêt sera total, entier. Tybalt.

Il serait menteur de dire qu’il n’aime pas la vision offerte. Le corps au dessus de lui, l’Hésitant et ses joues rosies de la crainte. Appréhension d’un rôle offert. Pas le plus aisé. Solution qu’il a trouvée, pour ne pas le blesser, pour qu’il choisisse, qu’il puisse fuir à tout moment.

Les mains ravissent les ambres, assassinent la vision. Il ne reste rien, que l’appréhension, la mémoire. Aux mains posées sur les hanches. A attendre. A mourir de la patience demandée. « Tricheur… je… » Hoquet de surprise. La prison d’un autre, d’un corps sur lui. Le souffle coupé. A savourer chaque seconde, à attendre la emprise totale. Il se tait Grey, n’est plus capable d’un mot. Le corps tendu. Les suppliques retenues dans la gorge, à ne pas vouloir laisser de mots s’évader. Juste un souffle moins régulier. Il faut les mots de Tybalt pour qu’il revienne à lui, efface un peu des sensations superbes. Egoïsme à supprimer. Les doigts s’impriment aux hanches, cherchent l’appui. Un rythme à donner. Lente ondulation. A se maitriser. Les yeux toujours bandés d’une main. La vision qu’il n’aime pas qu’on lui supprime. Il tolère, pour Tybalt, il accepte de ne pas poser un regard sur l’Incroyable. La prise aux hanches qui se raffermie. Scalpe la chair. Morsure des doigts. C’est de trop. Trop vite. A supplier, plus de lenteur.

La main disparaît. Vision trouble. Un temps pour recouvrir la vue et le voir, là, sur lui. Transpercé de désir. La demande pour reprendre. Le contrôle. Il n’en a plus Grey. Juste la volonté d’achever, de les mener, les gorger, les assassiner. Mouvement adroit de hanche, à la facilité de le retourner sous lui. Légèreté d’un corps. L’enclave qui n’est pas défaite. Toujours accroché. Imbibé de l’autre. Scellé. Il se fige contre le torse de l’aimé, se surprend à écouter le cœur battant, la furie qui toque contre la cage, s’acharne à sortir de là. Des heures qu’il pourrait rester ainsi, en lui. Contre lui. La patience s’étiole et revient la passion. La destructrice. La terrible qui terrasse le contrôle. Les coups plus puissants… sans violence. Juste la fureur des émotions. Il semble trop serein pour la bataille de ses envies. Le visage lié, mais les ambres tempêtent. Gémissements contre la barrière des lèvres. A la fois humain et robotique. Curiosité. C’est pour retenir l’épanchement. Ce trou au cœur, cette peur des émotions trop vives. Il est proche, de trop, à ne plus pouvoir se contrôler, à ne plus donner cette superbe, la cadence maitrisée. Le suppliant qu’il prend entre ses doigts, exécute le même acharnement, impossible. La main de Tybalt qu’il va chercher, pose et indique de le faire de lui-même. Des mots qu’il n’a pas. A ne pas apprécier de parler. Parfois des dérapés crus. Pas là. Magma des vives émotions. Il crève. Tybalt le premier. Les coups qui continuent. Cravache des corps. Au visage enfoui dans le cou. Pas de ça. Pas d’elles. Les regards ne se croisent plus et s’éclatent les émotions. Le prénom murmuré, répété, sans fin. Les mots entrecoupés. Le souffle. Et la gorge nouée. D’un ressenti trop important. Acte final. Il geint contre le torse, se laisse chuter. égarement du colosse. Fracture. Le cœur devenu fou. Il tremble Grey. Le corps sans plus aucun maitrise, le corps contre l’aimé. Il cache le visage, il cache les nacrés. Le visage défait, les émotions vives. Les pleurs de la débâcle.



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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Jeu 27 Aoû - 21:14

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
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Un nouveau changement, un nouvel inversement opéré par un énième mouvement de la hanche, à la demande de celui qui ne peut plus continuer, de celui vaincu par les voluptueux tremblements qui ébranlent sa carcasse. Pendant un instant, les céruléennes rencontrent les ambres, instant durant lequel le temps semble suspendu, et le cœur meure, loupe un battement à la chaotique beauté. La main se lève, à la volonté de toucher ce visage, de caresser la rugueuse du bout des doigts, mais la tête se pose contre le torse pour écouter le tambourinement enfoui sous la cage thoracique. La cavalcade du temps qui reprend, qui accélère au gré de la passion exprimée dans les coups de reins. Les bras passés sous ceux de ton amant, tu pousses un cri en serrant sa taille entre tes cuisses alors que tes mains mordent ses omoplates de leurs ongles. Tu scandes ton plaisir, encore et encore, incapable de contenir tes plaintes. Seule sa main pourrait te faire taire alors que tu meurs, agonises, et celle qui se pose sur ta masculinité tendue te pousse un peu plus dans les bras de la Faucheuse. Mielleux supplices, doucereuses tortures, que sont les caresses prodiguées. Tu pleurniches au plaisir qui se fait douleur. Tu as tellement envie de jouir, là, maintenant, mais la main abandonne ton membre pour aller chercher la tienne, ralentissant brutalement la venue de ton orgasme. Hoquet de bonheur au contact du membre qui tend douloureusement le bas-ventre, de cette protubérance que tu prends entre tes doigts pour y effectuer de rapides mouvements de bas en haut. Ton cœur explose tandis que ta semence souille vos deux ventres et tu te laisses tomber contre le matelas alors que Grey continue à te pénétrer. Grimace aux martèlements qui prolongent la jouissance, la rendent plus aiguë, moins douce. Tu geins doucement à celle de ton amant, à celle qui te remplit tout entier. Sensation étrange, singulière, que tu savoures sur le moment. Relâchement de la tension, détente qui immobilise les muscles, tu restes sans bouger alors que les endorphines prennent possession de ton être. Le silence règne dans la chambre, encourage la venue du sommeil, mais tu résistes. Tu ne veux pas dormir maintenant. Tu veux admirer celui avec qui tu as partagé cette première fois, celui dont tu apprécies la beauté brute. Les yeux cherchent à contempler le visage adoré mais celui-ci est caché, dissimulé dans le creux de ton cou. Tu ris doucement en glissant une main dans ses cheveux avant de te figer à la caresse humide qui glisse le long de ta peau. Tu fronces les sourcils en prenant appui sur tes coudes pour te redresser. « Grey...? » Les mains se posent tendrement sur les joues pour le faire rencontrer les céruléennes mais il refuse, détourne le regard, et tu dois le pousser sur le dos pour découvrir son visage. « Mais...? Pourquoi tu pleures...? Je suis si bon que ça ? » La taquinerie pour essayer de le faire sourire. Tu ne comprends pas ses pleurs, ne comprends pas pourquoi il ressentirait de la tristesse à un tel moment. A-t-il encore peur que tu le quittes ? Tu te penches sur lui pour lui voler un long et amoureux baiser avant de te redresser à la hauteur des larmoyantes. Tu veux chasser ces larmes, ces opalines qui brouillent la beauté des ambres, et tu en cueilles une du bout de ta langue avant de passer tendrement tes pouces dessus. « Je t'aime... » Les trois mots. Les trois mots prononcés, murmurés. Les trois mots que tu lui avoues maintenant que tu es certain de leur véracité. Tu aimes cet homme. Tu aimes cet homme que tu as pourtant méprisé. Tu aimes cet homme que tu as sauvé sans le savoir et qui est venu te sauver quand tu en avais le plus besoin. Tu aimes cet homme qui est resté quand les autres sont partis. Tu ne sais pas encore si tu es prêt à aimer cet homme aux yeux de tous mais tu es prêt à le faire dans cette chambre, dans cette maison qui est maintenant la vôtre.

crackle bones • 706 mots


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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Ven 28 Aoû - 23:56

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Le corps exténué. Le souffle s’égare contre la peau, dans le creux du cou où il a enfoui son visage. Au refus de regarder, d’admettre le surplus d’émotions. Quelques rares fois qu’il a frôlé cet état. Les larmes. Rares. Il se cache Grey, à la peur des moqueries, d’un jugement hâtif. A trop vouloir tout retenir, à garder les émotions derrière la cuirasse. Implosion. L’amour dévoilé. Pour une effervescence. Une folie. Le cœur cogne des battements malades, endiablés. De ceux qu’il ne parvient toujours pas à calmer. A croire qu’il meurt, qu’il s’essouffle des folies. C’est la réalisation de ce qu’il s’est passé, d’une attente comblée, d’une acceptation. Tybalt. Qu’il chuchote doucement. Le visage toujours perdu dans le cou. Des mots qui font sourire contre la peau. Un rire léger qui résonne. Peut-être. Peut-être qu’il a été le meilleur qu’il ait eu, pour cause de sentiments, pour cause d’une dégringolade du cœur. C’est encore flou là-dedans, c’est chaotique. A ne plus totalement se souvenir. Il tremble contre l’aimé. S’’harponne pour ne plus le lâcher. Sur le dos. Contraint de se dévoiler. Il clos les yeux. Capricieux. Détourne encore la tête. Quelques secondes. Le visage est emprisonné.

Les trois mots. Une résonance dans la chambre, un écho qui semble ne connaître aucune fin. Répète-les, encore et encore ! Il fixe, sans même plus être capable d’un battement de paupière. Statue. Il doute d’avoir entendu. Un mirage. Encore une fois. Un rêve. Les ambres virevoltent, cherchent la vérité. Le visage qu’il agrippe de deux mains fébriles, à fouiller les bleues, à creuser au fond des billes surprises. Baiser vorace, meurtrier, à se jeter sur lui. A oublier la tendresse pour l’explosion des émotions. Les lèvres tachées, embrassées, non quittées jusqu’au souffle qu’il n’a plus… n’ont plus. A suffoquer. Tybalt qu’il relâche au dernier moment. Et retombe la tête contre le matelas. Il ne peut pas Grey. Lui avouer. Tout lui dire maintenant. Les mots sont précieux, il les garde encore, au fond du cœur, emprisonnés dans sa gorge. C’est douloureux quelque part, d’avouer des sentiments, de mettre des mots dessus, il craint leur disparation. Eux qui ne sont pas permanents. Eux qui se sont effacés avec Ophelia. C’est le doute qui grogne maintenant. A la peur de l’abandon. Larmes. Encore. Elles sont différentes, traitresses de ses peurs, du corps qui s’agite sans qu’il ne puisse retrouver de contrôle. Panique de la mécanique du cœur. Petits rouages qui s’enclenchent, se réveillent, et tout s’orchestre difficilement. Un sourire qu’il essaye, tordu, inapproprié. Une rature sur son visage. Un essai. Grey n’y arrive plus. Les émotions toutes bloquées à l’intérieur. C’est l’envie soudaine de fuir, de tourner le dos. Les trois mots. Il n’y croit pas. Il ne sait pas. Effrayé par la vérité. Tybalt dont il croit les mots déviés par l’acte, prononcés comme beaucoup pour combler le vide de paroles. Pas de ça ! Grey chasse la négation des pensées, secoue doucement la tête. « Tu ne mens pas ? Beaucoup disent ces mots là… sans les penser, ils ne savent pas ce qu’ils représentent… » La voix hachée de tremblements. Apeuré qui chasse l’aimé. Tourne le dos. « Répète-les… » Un murmure. Une demande qu’il n’a pas le droit de faire. La commande. Il en a besoin. Pour les conserver, pour les imprimer dans sa mémoire.


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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Dim 30 Aoû - 1:02

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Silence qui accueille la déclaration des sentiments, qui sème le doute dans le cœur qui les ressent, dans la caboche qui les raisonne. Aurais-tu commis une erreur en lui avouant le contenu de cet irraisonnable qui tambourine sous la cage osseuse qui le renferme ? Aurais-tu, sans le savoir, mis un terme à ce « vous » qui commençait tout juste à prendre forme ? Le monstre gronde à nouveau dans les profondeurs de tes entrailles. Tu redoutes une seconde débandade du corps et ta main se rapproche discrètement de son poignet, prête à empoigner le malheureux qui tenterait de fuir, de te laisser seul avec tes sentiments déballés. Ses mains se posent sur tes joues alors que les ambres harponnent les céruléennes, à la recherche de ces sœurs que les gens appellent véracité et sincérité. Il tremble, celui qui a reçu ton amour. Il tremble lors de la dissection de ton âme, à la crainte de découvrir un mensonge, une tromperie, un énoncé contraire de la vérité qui se parerait de belles paroles pour mieux lui arracher le cœur. Tu soutiens son regard, la peur et la déception crevant le tambour des émotions. Puis, sa bouche emprisonne soudainement la tienne, animée par une passion mordante. Tu grognes de contentement à cet acte de cannibalisme pratiqué par tous ceux qui aiment, par tous ceux qui veulent goûter à leur partenaire sans avoir à les cuisiner. Belle asphyxie que ce baiser. Ta tête retombe sur le matelas alors que les céruléennes regardent Grey, assistent à la montée de la panique. de nouvelles larmes coulent le long de ses joues, compagnes des tremblements qui le parcourent, conséquences de la peur qui gronde sous la carcasse, demeure dans les ténèbres. Il tente un sourire tordu, un sourire pour sauver les apparences mais ça ne prend pas. Tu ne crois pas à ce sourire qui sonne faux, à ce sourire qui est un mensonge contrairement aux sentiments que tu as avoués. La demande, la demande qui crève le cœur de celui qui pensait se tromper, qui aurait voulu se tromper. « Je ne mens pas... » Tu commences avant que ton amant ne te tourne le dos. Le nœud qui entrave douloureusement la gorge à la montée des larmes que tu chasses de la main. Tu ne veux pas pleurer. Tu ne vas pas pleurer. Il ne te repoussera pas, pas après tout ça. « Répète-les… » La commande impérieuse, qui surprend le plus jeune. Agacement soudain qui prend le pas sur le romantisme. « Si tu crois que je vais te les répéter alors que tu as le dos tourné... » Tu marmonnes avant de passer ta jambe au-dessus de ses hanches. La main enfonce les côtes alors que tu prends appui sur la carcasse pour passer par-dessus. Une fois installé face à lui, tu le pousses sur le dos pour grimper sur ses hanches avant de prendre ses poignets entre tes mains pour les passer au-dessus de sa tête. « Maintenant, tu as intérêt à bien écouter ce que je vais te dire parce que je ne vais certainement pas te le répéter tous les jours : je suis sincèrement et profondément amoureux de toi. Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne alors quand je te le dis, je te défends de remettre mes sentiments en cause ou de leur tourner le dos, est-ce clair ? » Tu déballes sans prendre le temps de respirer. Ta bouche fond sur la sienne pour un énième baiser passionné durant lequel les dents attaquent les charnues. Châtiment pour le dos tourné, sentiments que tu transformes en acte, en quelque chose de tangible pour celui qui craint les mots. Puis, tu te recules sans lui laisser le temps de répondre, le laissant sur sa faim, alors que tu rejoins ton côté du sommier pour aller dormir.

***

Le matin, les aurores, tu ouvres doucement les yeux. Jour de congé après avoir échappé à la mort, pour que tu puisses récupérer de cette expérience traumatisante. Le corps qui se glisse hors des bras qui le tiennent prisonnier, hors des draps qui ne couvrent rien. Les jambes basculent lourdement sur le côté alors que main chasse les dernières traces du sommeil. Courbatures laissées par vos ébats. Debout au milieu de la chambre, tu serres les dents à la sensation singulière que tu ressens entre tes cuisses. Tu laisses ta main aller entre pour récupérer un peu de la substance blanchâtre quand un haut-le-cœur ébranle ta carcasse. « On a pas pensé à la capote » Tu marmonnes en attrapant un mouchoir pour essuyer le reste de la semence qui souille tes cuisses avant de le jeter sur ton amant. « Il faut que je passe des tests ou tu es clean ? » Tu demandes en allant te pencher sur Grey pour caresser ses cheveux avec tendresse. Les céruléennes sont dénuées de jugement. Tu ne fais que demander, pour la forme, même si tu te doutes que ton amant a été prudent lors de ses précédentes escapades amoureuses à cause de son statut de médecin. « Je... Je suis désolé... Je ne suis pas très romantique pour le coup... » Tes lèvres rencontrent brièvement les siennes et tu murmures contre en posant une main sur sa joue pour la caresser. « Je vais appeler ta femme pour lui dire que tu es malade et je vais nous préparer le petit-déjeuner... »

crackle bones • 943 mots




Dernière édition par Tybalt-Royce W. Colt le Lun 31 Aoû - 14:27, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Dim 30 Aoû - 11:07

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Sur le côté, à se cacher, à taire la méfiance, la peur qui geignent à l’intérieur, un mélange chaotique d’émotions qu’il ne peut pas gérer. Qu’il ne sait plus. Armure à ses pieds. Il voudrait… il voudrait lui dire qu’il est désolé, qu’il n’a plus l’habitude de ressentir tout ça. Qu’il sait tout retenir, ne pas exposer, ne pas donner. C’est différent maintenant. Violence des sentiments. « Je ne mens pas » Ce n’est pas suffisant comme parole, pas assez pour qu’il y croit. Mais c’est déjà trop tard. Grey a pris les mots, les a mêler à sa mémoire. Ce n’est plus que la peur du rejet. La peur d’une moquerie si lui aussi les prononce. A toujours craindre la réaction de l’autre. Animal roulé en boule. Peureux. Grognement d’un corps qu’on déloge de sa position. L’autre qui grimpe, revient et finalement gagne un combat. Le corps noué. Les poignets liés au dessus de la tête. Fausse résistance. « Je me suis toujours demandé ce que tu préférais. Dominer ou non » Le rire nerveux. A ne plus vouloir des mots précédents. A ne plus vouloir revenir sur la discussion des amours, des sentiments, de ce tout douloureux. La nouvelle déclaration assassine la première. Il observe Grey, cherche le mensonge dans les bleus, fouille à l’intérieur et ne trouve que la vérité, la superbe vérité. Sourire d’un bonheur trop grand, d’une euphorie nouvelle. Spasmes au corps. Il geint contre les lèvres qui embrassent et déchirent, il geint à la belle douleur qui met en action les mots. La volonté de répondre. Impossible. Le corps retenu. Il pourrait, de quelques gestes mais ne fait rien. Retombe sur le dos et soupir… heureux. Trop d’émotions qui se sont emmêlées. Maintenant dominées par la joie. L’éclat des plus belles. De longues minutes qu’il reste à fixer le plafond, à se remémorer les paroles de Tybalt. Et doucement, il se faufile dans le dos de l’autre. Prison des bras. A la respiration, il sait que le sommeil n’est pas total. Que Tybalt peut entendre, mémoriser les mots. « Je t’aime maladivement, maladroitement. Je t’en veux pour ça… c’est dangereux Tybalt, tu ne sais pas ce que je ferai pour toi… tu ne sais pas... » Chuchotements.

* * *

Prisonnier des bras, position inchangée. De celui qu’il ne souhaite pas laisser s’échapper. A moi qu’il clame même dans son sommeil. Les bras qui se serrent plus encore lorsque Tybalt s’agite, s’échappe. Capitulation de Grey, encore à moitié endormi. Rappel d’un oublié. Grey qui ricane doucement et attrape maladroitement le mouchoir envolé pour le poser avec une délicatesse dérangeante sous le lit. « Ça fait un an… je me protège toujours. Ce n’était pas un oubli, c’était volontaire » Sourire a demi étouffé dans l’oreiller. Un an à croire. Une année à observer les garçons sans les effleurer. Juste pour lui. Amour fou. « Tu en as partout. J'aime bien. Tu devrais rester comme ça. Débauché » L’allure des nuits fauves, de ces draps froissés, corps taché. Il observe Grey, plus attentif à présent. Et surtout intrigué, intéressé. Bouille d’un renard qui se lève doucement, fait cogner la joue contre la main tendue. « Ophelia. Pas ma femme. Faut annuler le mariage. Faudrait que tu m'épouses un jour » Les mots jetés. Au réveil, Grey mélange tout, ne possède pas la belle armure. Egaré dans ses pensées. Euphorie d’une nuit passée. Il dévoile tout. jette ses pensées. « Tu ne peux pas mentir à Ophé. Tu ne sais pas. Dis-lui d’apporter du champagne, elle sait lequel… elle a perdu. On avait un pari » Sur le dos. A sourire avec un bonheur terrifiant. Non reconnaissable. Pari à propos d’une abstinence forcée. Et si il ne veut pas… jamais ? Qu’elle avait demandé. Idée à laquelle il ne voulait pas songer. Une main qui s’enroule à la cuisse du fuyard. Le retient près du lit. Il se redresse celui qui n’a pas encore quitté ses songes. Les doigts qui effleurent au vice. Maculées les cuisses. « Regarde… tu en as oublié ici » Malicieux. Doigt à la bouche. « Et c’est ça que tu trouves écoeurant… c’est pourtant ce que tu acceptes d’avaler comme un affamé » Joueur. A présent debout. Les lèvres qui claquent à la joue de Tybalt. « Une douche et après je prépare le petit déjeuner » Fuite. Un regard en arrière.


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Message(#) Sujet: Re: - hot - we were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire [terminé] Dim 30 Aoû - 21:44

We were tearing apart by the addiction of patience and urge of infinite desire Feat. Greyson&Tybalt
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Incompréhension qui passe dans les bleues, compréhension qui cogne soudainement la caboche. « Ça fait un an » Les mots résonnent, encore et encore, marquent ton cœur au fer rouge. Comprends-tu réellement ce que ces mots semblent révéler ? Comprends-tu réellement ce que semble sous-entendre cet amas de consonnes et de voyelles ? Tu secoues la tête en laissant les céruléennes vagabonder dans les coins de la chambre. Tu ne veux pas comprendre. Tu ne veux pas comprendre que tu as été encore plus aveugle et égoïste que tu ne le pensais. Tu ne veux pas comprendre à quel point tu aurais pu te montrer cruel si les choses avaient continué comme elles étaient avant que tu ne déclares tes sentiments. La mention des rapports protégés, de ces rapports qui remontent à des mois, de ces rapports qui se sont arrêtés à peu près au moment où Grey a commencé à faire des allées et venues entre ta maison, celle de son épouse, et les urgences. « Je... Je ne suis pas sûr de comprendre... Tu... Tu veux dire que depuis tout ce temps, tu as attendu que je succombe à tes avances sans jamais voir un autre homme ? » Le cœur tambourine à ne pas savoir comment prendre la nouvelle. La honte te submerge alors que tu savoures la pensée de ces garçons délaissés, abandonnés par celui qui a jeté son dévolu sur ta personne au lieu de la leur. Sournois coquin qui se réjouit de la souffrance des autres. Tu secoues une nouvelle fois la tête pour chasser ces ignominies de ton esprit avant de reprendre la parole. « Je... Je suis touché... » Tu lui fais un petit sourire alors que la suite meure au fond de ta gorge. La peur de le blesser entrave les cordes vocales alors tu te retiens. Tu te retiens de lui dire que son abstinence était inutile et que tu en aurais rien eu à faire des ses amants passagers. Le silence vous sépare pendant de longues secondes, secondes durant lesquelles tu caresses sa joue de ton pouce avant de lui proposer de contacter sa femme. Les paroles claquent, surprennent. Annulation du mariage pour un autre qui se déroulera un jour. Le sourcil qui se lève au verbe employé et la malice qui se glisse dans les mots prononcés. « Peut-être mais pour ça, il faudrait que tu me fasses ta demande. » Jeu dangereux que de prononcer ces mots mais le bonheur pousse à la faute, donne des ailes. Tu ne te doutes pas de la réponse de ton amant, ignorant encore que tu es le plus raisonnable des deux, puis, tu croises les bras contre ton torse à la découverte du pari existant entre les anciens amants. « Je te laisse le soin de lui rapporter ta victoire dans ce cas. » Tu déclares avant de te relever pour aller vers la porte de la cuisine quand une main ferme se pose sur ta cuisse. Un petit sourire étire tes lèvres aux aventureux qui montent caresser ton intimité et tu baisses les yeux sur Grey pour le regarder prendre en bouche les derniers restes de sa semence. Rire qui résonne à la taquinerie, aux paroles du joueur qui rêve éveillé. « Pour avaler ton foutre, il faudrait déjà que je te suce, ce qui n'est pas le cas. » Les bleues remontent alors que ton amant se retire des draps, à la volonté de garder le contact des ambres. La bouche esquintée par ton précédent baiser embrasse ta joue avant que son propriétaire ne fuit dans la salle de bain en jetant un regard dans ta direction. Invitation muette pour le rejoindre ? Un rictus déforme tes lippes alors que tu lui emboîtes le pas...

crackle bones • 641 mots


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