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Message(#) Sujet: ღ One love, one heart, one fate × c l é o s t e n Mar 21 Juil - 6:56

One love, one heart, one fate —
♥ It isn't possible to love and part. You will wish that it was. Sometimes, you just wish you could forget it all, rip it from your heart..

ღ You can transmute love, ignore it, muddle it, change it, bury it, but never, in any case, in any ways can you pull it out of you. out of your heart.

❤ And if i have learned anything, if there is one thing I know by experience it's that the poets are right: love is eternal. it just stays with you.

— cléophée & tristen #cléosten
Déchéance. Indignité. Agitation. Constance. Eternité. Abjection. Faute. Culpabilité. Incrimination. Un dernier mot : manque. Tous ces instants volés, ces secrets enamourés. Toute cette tristesse infinie, ces regrets enfouis. Tous ces baisers évaporés. Un seul mot : manque. Des vies ruinées, des sourires envolées, des visages atterrés, et une mine de de déterré. Et le temps.. le temps continue sa course, le temps nous échappe, mais cette saloperie de temps ne vous épargne pas. Le temps vole, file, coule. Le temps détruit tout. Tout presque, mais pas ça. pas elle. pas l'amour que tu éprouves à son égard. Aucune distance jamais ne réduira l'importance qu'elle avait à tes yeux, qu'elle avait dans ton coeur, qu'elle a encore et aura probablement toujours. Mais le temps court, le temps file, le temps t'échappe, le temps te maudit et te rend misérable. Le temps t'oublie et te méprise. Le temps t'amoindri et te fait lâcher prise. Et jour après jour au fil du temps, jour après jours au fil des saisons, tu te réveilles avec la même appréhension, avec la même sensation, ce sentiment d'abandon. Jour après jour, tu te renfermes un peu plus encore, pour oublier ta peine. Nuit après nuit tu trouves un nouveau lit pour fuir le tien, pour fuir ta vie. Nuit après nuit dans les bras d'une nouvelle fille, tu cherches à l'oublier, elle, la seule, l'unique. Nuit après nuit entre les cuisses d'une nouvelle amante, cherches-tu à cacher combien son absence te pique. Deux années ne sont rien dans la vie d'un homme. Demandez aux anciens, ils pourront vous le confirmer. Mais deux années peuvent faire des ravages dans le coeur d'un homme. Demandez à l'amoureux, qui tente de l'oublier. ta belle, ta brune, la seule qui ait jamais réussit à te comprendre. Et deux ans que tu l'attends. Et deux ans, que tu espères. Deux années qui t'ont fait oublier le sens, de toute chose, de la vie. Deux années qui t'ont rendu la vie amère. Deux années qui donnent aux jours ce goût âpre et bileux. Deux années nuit après nuit, tu sombres. l'appel de l'alcool, de la fumée, du sexe. L'appel de ces choses qui donnent l'illusion. L'illusion d'une vie bien remplie, d'une vie moins noircie. Et jour après jour, tu renfiles ton masque. Celui d'un homme normal, celui du tortionnaire, celui du coureur de jupons. Et jour après jour, tu donnes encore le change. Pour que personne ne se doute, pour que personne ne te questionne, pour que personne ne t'emmerde. Mais à chaque instant, son visage se glisse devant des yeux. A chaque seconde, son regard brille dans tes songes éveillés. A chaque minute, elle mordille sa lèvre inférieure, comme elle le faisait autrefois. Et tu restes là, là où elle n'est plus. Et tu ne la trouves pas, là où elle ne sera plus.

Un jour de plus dans ta lamentable vie. Un jour de plus sans cette fille, cet interdit. Un jour de plus sur une île de malheur. Un jour de plus dans ces prisons de noirceur. à torturer des innocents. à faire mentir des ignorants. Sur leurs visages parfois tu croises ce regard aux yeux verts, cet air narquois, et ce petit nez retroussé. Et une fois encore tu t'infliges la peine ultime. Tortionnaire torturé, tourmenteur supplicié. Horreur. Angoisse. Terreur. Désarroi.

Un soir de plus accoudé au comptoir. Un soir de plus à noyer ton désespoir. Un soir de plus gaspillé à boire. ❝ hey! tris'! ❞ tu ne te retournes même pas vers la voix qui t'appelle. Tu ne prête même pas à ce passant, une oreille. Tu réponds machinalement pour éviter qu'on te prenne la tête. Tu aboies méchamment, pour qu'on te laisse à ta petite fête. ❝ what? ❞ tu vois endreya te lancer un regard qui en dit long. Un regard plein de compassion mais de désapprobation. Mais elle ne dit rien. Elle ne dit jamais rien. Il n'y a qu'une personne sur cette île qui sache ce qui t'habite. Il n'y a qu'endreya sur cette île qui connaisse les pensée qui te hantent. Endreya écoute. Mais Endreya jamais n'ébruite. Et l'autre continue de déblatérer.. ❝ remember this girl that disappeared? ❞ Tu ricanes amèrement par dessus ton verre aux saveurs d'amertume. ❝ which one? 'not like there was only one of 'hem.. ❞ Tu avales une gorgée. Une bouchée brûlante de cette boisson enivrante. ❝ well.. you know.. your friend's sister, you helped looking for her everywhere, remember? ❞ Soudain ton intérêt est attiré. Même la barmaid a levé les yeux de son ouvrage et prête plus qu'une attention distraite aux commérages du jacasseur. Tu poses ton verre et tournes les yeux vers la l'orateur. ❝ what about her? ❞ lâches-tu sèchement. Tu n'aimes pas qu'on te parle d'elle. Tu n'aimes pas qu'on te la rappelle. Et le gars de te sourire. Et toi de ne pas comprendre. Comment peut-il sourire en pensant à elle. A jamais perdue. Pour toujours hors de ta vue. Ton poing se sert sur ta cuisse. Ton bras te démange. Et si tu n'avais pas l’irrépressible envie de savoir ce qu'il a à te dire, tes phalanges se seraient sans doute déjà écrasées sur sa mâchoire. ❝ well this girl, she's back. they found her on the other island. they brought her back ❞ tu fronces ton nez, et lui lances un regard noir. ❝ if that's a joke, mate, it's not a funny one.. ❞ et lui de répliquer ❝ no man i swear! ❞ et toi de sauter de ton tabouret et de sortir du bar plus empressé qu'un boulet de canon. Si elle est de retour, tu dois être là, tu dois la voir, tu dois la toucher, tu dois en être certain.

La distance entre le bar et la plage ne t'avait jamais parue si longue. A demi courant, à demi titubant tu parviens jusqu'au sable chaud qui jouxte le ponton aux pirogues, l'endroit où les gars qui reviennent de l'autre île accostent. Et là tu constates. La foule se presse, la foule l'oppresse. quelques personnes, quelques curieux. La foule n'est pas nombreuse, mais la foule est tout de même là. Tu joues des coudes, et te faufiles. Jusqu'à te tenir devant elle, incrédule. Il y a bien à tes pieds un corps amaigri. Un corps sali et affaiblit. Tu te laisses tomber à genoux, à ses côtés. Défiant, dubitatif, méfiant, perplexe, sceptique. Tu n'oses y croire tellement l'événement est inespéré. Tu tends la main et touches son bras. Tu la regardes et restes bouche bée. ❝ cléophée? ❞ et ce n'est que lorsqu'enfin son regard croise le tien que enfin tu prends conscience que c'est la vérité. ❝ it's real. you're really here. you're finally back! ❞ tes sentiments sont confus et tu ne sais plus vraiment si tu dois rire ou pleurer, alors tu te contentes seulement de la regarder. Et là, le monde s'éclipse. Et là, tu recommences à respirer. Et là, ta misérable petite vie reprend un sens.
code by lizzou — gifs by TUMBLR — 1280 MOTS.


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Message(#) Sujet: Re: ღ One love, one heart, one fate × c l é o s t e n Sam 1 Aoû - 2:03

Owning our story can be hard but not nearly as difficult as spending our lives running from it. Embracing our vulnerabilities is risky but not nearly as dangerous as giving up on love and belonging and joy—the experiences that make us the most vulnerable. Only when we are brave enough to explore the darkness will we discover the infinite power of our light..
Cléosten

Désillusion. Trahison. Tentation. Abandon. Prison. Et comme seule conclusion: dévotion. Les jours s'assemblaient mais se teignaient d'une douce obscurité. Chaque levée devenant une banalité couteuse, anxieuse. De brasiers qui ne cessaient de brûler sur les cendres d'une animosité. Un combat jamais satisfait. De deux idéologies diamétralement opposées. La rationalité et la supériorité. Des clans se débattant, se rongeant lentement. Sur deux îles avoisines, sur des bouts de terres ensanglantés. Luttant pour un semblant de vie, une si jolie ineptie. Ils se contentaient de noyer leurs émotions dans leurs salvations, pour fixer leurs pardons. Mais leurs coeurs étaient noircis par la colère éphémère, par une haine acide, tangible. Ils s'aveuglaient de cette haine assassine, se noyant dans leurs tourments. La pression s'accumulant. L'effervescence mutant. Tels des bombes à retardement. Ils allaient imploser, faire exploser cette quiétude de sentiments. Crevant, mourant lentement sous leurs pensées meurtrières, sur leurs vengeances ouvrières. L'encre de leurs âmes bavant sur leurs blâmes. Et sous cette rancoeur ouvrière se cachait une torture d'un coeur. Le tien, insuffisant petit palpitant. Les souvenirs saignant d'un manque tangent. Ces sourires qui faisaient la beauté d'un monde si fascinant, s'envolant en même temps que la dépendance d'un homme décadent. Perdue, dans cette descente en enfer aiguë. La belle craquelait, la belle s'essoufflait. Cette pureté qui la caractérisait, siégeant dans un faux semblant. Cette innocence violente t'avait été prise le jour même où ces faux semblants s'étaient dévoilés dans leurs laideurs permanentes, convalescentes. Sous leurs envies constantes d'un contrôle imparfait. Défait. Et défaite, tu t'étais échappée, défaite, tu t'étais envolée. Pensant que tes nuits se déferaient de leurs cauchemars apeurés. Mais ton tort était consumé, tes regrets restant cachés. Tes paupières se fermaient et tu sombrais. Dans cette légitimité, tes démons ne succombant jamais. Tu étais éprise, tu songeais à lâcher prise. A retourner, là où tout avait commencé mais tes plaies t'en dissuadaient, car tu étais un déchet brisé, torturé. Une petite paumée au milieu d'un infini imparfait. Spectatrice, éternelle observatrice d'un temps qui s'écoulait sans que le manque ne se lasse. Lâche. Tâche. Crasse. Le temps avait su taire ce désir incomplet de s'envoler, de revenir à tes premiers pêchés. Sur cette île, où tout se devait d'être contrôlé. Cette réalité n'étant qu'un contrefait. Et deux années s'étaient consommées sans que tu daignes de prouver ta vivacité. Deux années d'égarement complet. A regarder ce monde brûlait lentement sous les maux incessants de ces rescapés. Eux que vous aviez observé dans un désir particulier, de les voir succomber à leurs précarités. Tu t'étais identifiée à leurs banalités, tu t'étais dévoilée sans te cacher. Appréciant, enviant. Cette vie d'antan. Ce passé qu'ils cherchaient à dissimuler pour oublier les visages familiers. Les erreurs qu'ils avaient laissées mais qu'ils étaient prêt à réparer. Toi t'étais bien trop lâche pour même y songer. Et pourtant, une part te manquait. Cette infime partie qui te faisait sourire au delà de la douleur. Cette parcelle qui réanimait ton coeur. Sans rancoeur et sans aigreur. Une illusion de bonheur. Une parenthèse à cette candeur. Celui qui comblait tes nuits d'une démente douceur pour t'éveiller dans l'horreur. Tu avais feinté l'oubli pour te combler dans le mépris. Mais tu n'avais pas réellement compris. Ce sentiment ne se tarirait jamais malgré la distance. Lui t'avait volé pour plus jamais te lâcher. Pillant ton coeur, crevant tes pensées pour se les accaparer. Voleur, usurpateur, menteur.

Mais les tensions continuaient de se mêler, les esprits s'échauffaient, le brasier s'enflammait. Et les îles avoisines tremblaient. Le sang prêt à couler. Et tu n'étais plus en sécurité, tu étais englobée dans un engrenage qui finirait par te dévorer. Les regards changeaient, les mentalités se dissipaient dans l'obscurité. Et les monstres n'étaient plus ces illusions amères dans tes cauchemars, ils étaient réels. Face à toi. Face à face. Jugeant, démontrant ton étrangeté. Tous les moyens étaient bons pour achever l'adversaire. Toutes personnes pouvant servir d'exemple pour blesser. Et tu le sentais, tu le savais que si tu t'obstinais tu finirais par y rester. Tu avais fuit l'hydre pour un peu de liberté, tu fuyerais cette île pour ta sureté. Ce monde n'étant pas pour toi, ce monde n'étant pas le tien. Alors tu t'étais échappée à la lueur de la matinée, les reflets s'étaient échoués sur tes cheveux emmêlés, la crasse épuisant ta carcasse. Redoutant le soleil, douloureuse anxiété que te devoir affronter des fantômes du passé, que te revoir cette lumière torturée. Cette lumière qui n'avait cessé de te poursuivre dans ton pêché. Lui et ces grands yeux dorés. Tu n'étais pas préparée, pas prête à affronter la vérité. Te doutant que ces deux années d'absence t'avait fait perdre l'essentiel. L'entièreté de tes pensées. Et pourtant cette excitation te précipitait, cette excitation te noyait. Et tes pas s'étaient défaits, tu étais tombée plusieurs fois sans jamais te laisser aller. Te relevant, espérant. Puis ton corps t'avait lâché prêt de la marée, là où ces visages familiers venaient accoster. Et tu avais patienté, lentement, pensant, songeant. T'empourprant dans ton propre tourment. Et s'ils te jugeaient et s'ils te bannissaient pour ton égarement. S'ils apprenaient que tu étais restée de ton plein grès... Qu'est ce qu'ils feraient? Qu'est ce qu'il te ferait? Te torturer? Te tuer? Si seulement ils savaient, les pensées qui te rongeaient. Cette rancoeur qui te déviait de tes priorités, qui te faisait les détester de cette même haine que les rescapés. Ces années t'avaient marqué de ton indifférence, de ta violence. Tu défendais les traitres, repoussant les hautes lumières qui t'avaient élevé. Même tu les méprisais. Et cette colère insatiable finirait par t'abuser dans ton entièreté. Cette colère finirait par t'assombrir et t'éloigner de ceux que tu avais aimé. Du seul qui comptait...

Les heures s'étaient épuisées sur ton corps fatigué, le soleil laissant place à cette lune de rancune. Tes yeux n'avaient pas quitté l'horizon lointain de cette mer agitée. Attendant, patiemment le jugement. Puis des voix paniquées t'avaient encerclé pour te soulever loin de l'hostilité. Loin de la réalité. Et tu étais restée ainsi, le regard perdu, les bras pendus. Creuse, vide. Ne bougeant pas, ne feignant aucunes émotions. Simplement éperdue. Close, étroite, tendue... Les flots te replongeaient dans ces traversées de dangerosité, dans ces souvenirs emmêlés. Et l'anxiété t'achevait. Les minutes devenant des heures, les secondes des années. Et enfin ils accostaient, soulevant ta maigre ossature pour la poser sur ce sable tremblé. Et l'un des hommes qui t'avait récupéré se mit à courir loin de la bordée. Annonçant la nouvelle, dénoncant l'essentiel. Et peu à peu, une foule venait se mêler à tes yeux apeurés. Tous des visages familiers, des murmures inquiets. Personne ne daignant pour autant de te toucher. Que des simples vautours qui se nourrissaient de ton retour. Attendant un scoop de ta part. Un scoop qui ne ferait qu'accroître la haine envers les étrangers. Mais leurs attentes pouvaient être misérables car tu te repliais, baissant ton regard vers le mirage à l'opposé. Tu refusais de leur offrir cette issue tant convoitée. Tu refusais de leur parler avant de le voir, lui... Car cette seule chose qui t'avait ramené ici restait cette même personne qui t'avait hanté pendant deux putains d'années. A te briser dans ton anxiété,à te torturer de ton impuissance face au manque. Mais les minutes s'écoulaient et ton monde s'écroulait. Ton retour devenant hantise. Seuls ces murmures résonnant encore dans ton esprit convalescent. Puis quelqu'un venait enfin oser de toucher, doucement, lentement. Essayant de te sortir de ta transe de torpeur, de ta léthargie d'horreur. Pourtant tu ne bougeais toujours pas, captive de ta propre emprise. Et ton prénom s'essoufflait sur ce silence désinvolte. Trois syllabes sans importance. Une supplication sur des lèvres damnées. Un rappel à la liberté. La parenthèse dorée... cléophée? Ton regard se détournait, s'ancrait dans ces yeux d'une incroyable immensité. Et ton coeur se perforait dans sa totalité. Tes prunelles d'ambres s'essoufflant d'humidité. it's real. you're really here. you're finally back! Il était là, le voleur de rancoeur, la candeur à l'aigreur. Il se tenait droit, face à toi et tu perdais toute ta foi. Ta culpabilité rongeant ta misérable ossature. Mais malgré cette vision d'une pure vérité, tu n'arrivais à distinguer les faussetés à la réalité. Te persuadant de ta démence, te convainquant de ton ignorance. Tu rêvais, tous cela n'était qu'une illusion perfide. Ton échappée, ton arrivée... Qu'un simple rêve aux allures de cauchemars. Puisque celui ci menaçait de se terminer à chaque instant. Pourtant, tu t'y logeais dans ce mirage, tu te précipitais dans ton infâme impulsivité. Et tu l'attrapais, tes bras malgré ton corps défait venaient s'échouer autour de son cou faiblement, cherchant cette ancre à laquelle se rattacher. Tu t'épuisais dans cette étreinte, tes larmes s'écoulant sur des joues de porcelaine et tu blêmissais. Puis tes lèvres murmuraient à son oreille tes erreurs, ton crève coeur.i'm so sorry... Et la légèreté qui oublie la culpabilité. Le monde devenant tout d'un coup plus entreprenant, plus signifiant. Plus grand...

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