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Message(#) Sujet: (ISRA) pourquoi le monde n'est-il pas parfait ? Mer 15 Juil - 22:07

Pourquoi le monde n'est-il pas parfait ?
Un nouveau jour se levait sur l’ile et un nouveau jour pour explorer cette île qui est ma maison depuis que je suis née. Alors que je suis encore couchée dans le petit lit que les amazones m’ont confectionnée, quand je fus en âge de dormir seule, je réfléchissais déjà à ce que je pourrais bien faire pour occuper ma journée et faire enrager les filles qui me gardent. Parce que oui, chaque jour je leur en fais voir de toutes les couleurs en leurs désobéissants et c’est tellement drôle que je ne peux pas m’empêcher de recommencer jour après jours. Avant même que je trouve quoi faire, je saute de mon lit pour faire ma petite toilette mais surtout pour manger quelques fruits, parce que mon ventre crie famine. Une fois le tout engloutie, je me promène quelques instants parmi mes amies avant de sortir discrètement du camp. Elles ne veulent pas que je sorte du camp seule mais depuis le temps que je ne les écoute plus vraiment, elles ont arrêtés de me le rappeler, parce que les pauvres savent que de tout façon je n’en ferais qu’à ma tête. Mes pas me guident sans que je sache où je vais terminer ma petite promenade, tout en sachant que de tout façon je rentrerai au camp d’une façon ou d’une autre. Après ce qui me paru une éternité, je me stoppai devant un trou noir que je ne connaissais pas encore. Un léger frisson me parcouru et j’observai rapidement les alentours, me demandant ce que pouvait bien contenir le trou et étant d’une nature très curieuse, je décidai d’entrer dans cet endroit qui m’était totalement étrangé. Si un adulte m’avait accompagné, il m’aurait sûrement empêché d’aller plus loin et c’était un peu à cause de ça que j’entrais dans la mine. Mes petites mains touchaient lentement chaque pierre qui se trouvait à proximité et je m’amusai également à faire quelques cris parce que ma voix se répercutait partout autour de moi et que je trouvais ça très amusant. Vu que l’endroit est totalement désert, je me doute bien que la mine doit être dangereuse, surtout pour un petit être comme moi, mais je ne peux pas m’empêcher de continuer, trop curieuse de savoir où vont mener ses couloirs où le noir est maître et où les animaux nocturnes ont élus domicile.
(c) AMIANTE
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» Israël-Maëlys D. Jakarta "
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Message(#) Sujet: Re: (ISRA) pourquoi le monde n'est-il pas parfait ? Jeu 16 Juil - 11:55

“pourquoi le monde n'est-il pas parfait ?”


joleen-poppy & israël-maëlys
« RAAAH ! ». Israël envoie un coup de pied rageur dans le mur instable, et aussitôt une pluie de poussière se met à voleter autour d’elle. Toussotant, les yeux pleurants, la jeune fille prend conscience qu’il n’est décidément pas très judicieux de se venger sur les parois des vieilles mines, qui semblent prêtes à s’effondrer sur elle d’une seconde à l’autre. Stoppée nette dans sa colère, la benjamine des hostiles se laisse glisser à terre, soudainement silencieuse. Dans sa tête passent et repassent les souvenirs des heures précédentes, tournent et retournent les mots du cruel et ombrageux Caleb. « T’es même pas une hostile ! De quel droit te permets-tu de venir profiter de notre nourriture ?! ». Israël était restée totalement interdite, figée sur place, incapable de répliquer le moindre mot à celui qu’elle admirait - et avouons-le, aimait - tant. Comment pouvait-elle se justifier, alors qu’elle doutait elle-même de sa légitimité au sein du groupe ? Comment pouvait-elle protester, alors qu’elle était tout simplement incapable de trouver un seul argument en sa faveur ? Alors elle était restée plantée là, au milieu du campement, rouge de honte et les larmes aux yeux, tandis que le jeune homme faisait demi-tour pour rejoindre le groupe des hostiles, réunis autour du feu pour écouter les vantardises de tel ou tel membre du clan. Puis, soudainement, elle avait tourné les talons et s’était enfui, lâchement, courant au milieu de la forêt, dépassant les villages des rescapés, pour aller se réfugier dans un des lieux les plus évités de l’Ile : les vieilles mines. Israël aimait le calme qui rodait dans ces galeries abandonnées, aimait l’obscurité qui dissuadait nombre de survivants, aimait la solitude qu’elle y trouvait. À chacune de ses visites, elle s’enfonçait encore plus loin dans les tunnels, se demandant parfois si quelqu’un remarquerait son absence, si elle venait à s’y perdre. Elle osait espérer qu’au moins un ou deux hostiles prendraient la peine de demander « Quelqu’un a vu Israël ? ». Mais ce n’était peut-être qu’un espoir vain, alimenté par le besoin de reconnaissance et d’amour. Elle devait se faire une raison : elle n’était qu’un fardeau pour son clan, une bouche inutile à nourrir, quelqu’un que l’on supportait par égards à sa mère, hostile reconnue et respectée, mais que l’on n’appréciait nullement. La jeune fille essuya rageusement les larmes qui sillonnaient sur ses joues. Une hostile ne pleure pas. Une hostile fait pleurer, c’est différent. Et elle était bien décidée à prouver qu’elle était une hostile.

Les heures passaient, et rien ne bougeait. Assise sur le sol poussiéreux, adossée contre le mur, Israël tâchait de mettre en place un plan infaillible, un plan qui lui permettrait de mériter sa place au sein du groupe, un plan qui ferait d’elle une véritable hostile, et pas uniquement une g amine tout juste bonne à aller chercher du bois pour le feu. Son découragement avait disparu, remplacé pour une détermination sans faille. Cette fois-ci, elle n’échouera pas. Elle ne tombera pas dans son propre piège. Elle ne se trompera pas de cible. Elle sera parfaite, du début à la fin. Et alors, ils ne pourront pas nier son ingéniosité ni sa volonté. Même Caleb ne pourra rien dire. C’est cette idée qui la motivait, cette perspective qui l’animait. Elle se voyait déjà, rentrant au campement, fière et rayonnante, rapportant derrière elle les preuves de sa victoire. Elle voyait déjà le regard éberlué de Caleb, celui satisfait de Karl, et peut-être même celui approbateur de sa mère.

Soudain, un bruit la fit se redresser. Un cri. Un cri qui n’en finissait pas de résonner, pour emplir l’ensemble des galeries. Pour la première fois en l’espace de plusieurs mois, Israël n’était pas seule dans ce lieu. Quelqu’un d’autre venait de s’y engouffrer, quelqu’un qui n’avait apparemment aucune crainte d’être remarqué. Doucement, la jeune fille se releva, s’épousseta, et ramassa la sacoche de tissu qui ne la quittait jamais. Elle y transportait tout ce qu’elle ne pouvait pas laisser dans les grottes, par crainte de ne plus les retrouver le soir venu : couverture, bandages et vieille boite de médicaments - tout trois rapportés lors du pillage du vieux bunker -, quelques fruits, un rouleau de ficelle, un couteau suisse rouillé, ainsi que quelques babioles plus ou moins utiles chapardées ci et là. Ce sac contenait ses biens les plus précieux. Discrètement, elle rebroussa chemin, se rapprochant de l’entrée des mines … et par conséquent de l’intrus. Israël était d’un naturel assez possessif, et cela ne lui plaisait pas d’avoir à « partager » ce lieu. Alors elle était bien décidée à chasser cet invité indésirable afin de pouvoir retourner à ses réflexions. Sans même avoir besoin de réfléchir, la jeune fille tournait et retournait dans ce labyrinthe souterrain. Elle connaissait ce lieu comme sa poche, à force de venir s’y réfugier lorsqu’elle avait besoin de solitude. Subitement, elle stoppa net. Des petits pas s’approchaient, accompagnés d’une petite mélodie. Qui donc était suffisamment fou pour chanter dans les vieilles mines ? Israël passa une tête dans le couloir, et failli s’étrangler. Une enfant. Ce n’était qu’une petite fille. Et elle avait beau tendre l’oreille et plisser les yeux pour mieux voir, elle ne discernait aucun adulte à ses côtés. Elle était seule. Elle était mignonne, comme toutes les petites filles, bien qu’Israël n’ait pas beaucoup d’éléments de comparaison, la seule petite fille qu’elle connaissait étant la fille d’Alys. Et Alys, toute hostile qu’elle soit, n’aurait jamais laissé ses deux enfants se promener seule dans les mines. Israël était intriguée, d’autant plus que la petite fille n’était pas vêtue comme les autres rescapés. Peaux de bêtes et plumes colorées, elle semblait sortir tout droit d’une réserve indienne. Un déclic se fit alors dans son esprit : une amazone. Cela ne pouvait être qu’une de ces satanées amazones. Comme tous les habitants de l’Ile, Israël se méfiait de ses femmes, qui étaient parvenues à tuer des militaires, malgré leur armement et leur entrainement. Israël inspira un bon coup. Finalement, l’arrivée de cette enfant était peut-être une aubaine pour elle. Elle dissimula les poignards qui pendaient à sa ceinture sous son gilet, et entra dans la galerie où se tenait l’enfant. Elle s’accroupit. « Eh bien, qu’est-ce que tu fais-là, toi ? ». Elle avait essayé de gommer toute agressivité de sa voix, mais elle était tellement habituée à répondre avec hargne à ses interlocuteurs, qu’elle craignait d’effrayer l’enfant rien qu’en lui parlant.

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