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» Edan-Kane Fitzgerald "
❝ Failure. × It's like I'm losing my mind ϕ ❞

× Ma Célébrité : Colin O'donoghue × Nombre de messages : 2656 × Age du perso : 32 piges. × Job : Médecin en chef dans la Marine. × Côté love : Âme captive de la sirène.


Message(#) Sujet: Is your middle name Trouble ? ϟ Opale & Edan-Kale. Dim 28 Juin - 0:01

is your middle name Trouble ?

Trouble is my middle name, but in the end i'm not too bad. Can someone tell me if it's wrong to be ?

O p a l e & E d a n

Ses yeux se plissent sous le poids de la fatigue, éprouvé mentalement, incapable de fixer les plantes étendues sur le plan de travail plus de quelques minutes d’intervalle. Concentré, il aimerait l’être, mais la migraine le gagne s’il se refuse des pauses. Même brèves. Les réserves d’onguent s’entassent progressivement sur le sol de sa tente. Les allers-retours pour chercher de nouvelles plantes le font hésiter. Il resterait bien là, dans son repère, plutôt que de supporter la chaleur du feu sur la plage sur lequel fond la cire d’abeille. Malgré la nuit qui tombe progressivement sur le campement militaire, la sueur coule sur son front. Il laisserait volontiers tout tomber pour se jeter dans la mer si sa conscience ne le retenait pas. Et surtout si autre chose que ses activités de médecin pouvait le distraire. L’intrusion de Sara reste encrée dans son esprit sans qu’il ne puisse se défaire de toute ces histoires sur l’Hydre. Partagé entre fascination et inquiétude, les indices qu’elle a bien voulu laisser trainer sur son passage ravageur lui reviennent en tête encore et encore, sollicitant ses méninges, inspirant son imagination. Machinalement, se yeux guettent le retour d’Avery d’il ne sait où, hâtif de lui poser mille et une questions à leur sujet. Hélas pour lui elle semble occupée ailleurs. Il se rabat donc sur ses nouvelles recettes d’onguent l’ayant occupé toute la journée. Accueillant la fraicheur de fin de soirée avec soulagement, des bruits voisins lui parviennent sans susciter son intérêt pour autant. Estellà doit déteindre sur lui d’une certaine façon pour qu’il s’éloigne aussi régulièrement de son clan, se recentrant sur lui-même, bien décidé à ne pas rejoindre les rangs cette nuit encore. Il va plutôt rester au coin du feu à cogiter, la mer agitée devant lui comme seul tableau. Mais l’agitation ne semble pas venir seulement du roulement des vagues. Des voix se heurtent quelques mètres plus bas, il peut les entendre s’échauffer, se confronter, presque déçu de ne pouvoir déceler une bride de conversation. Seulement des cris inaudibles semés dans le vent. Quand un coup de feu le surprend. Le silence s’abat tout d’un coup mais faillit à s’imposer. Alerté par des notes aiguës, féminines, Edan-Kale se lève, soulevant le sable qui houle sur son passage à la recherche de son arme de service. Son intention n’est pas de répondre à la violence qui menace le camp, simplement de pouvoir faire face si besoin. Nerveux, sa main ébouriffe plusieurs fois ses cheveux noirs corbeaux quand il dévale la pente séparant son fief du reste du repère militaire. Deux silhouettes familières portant un treillis similaire au sien lui tournent le dos. Il doit en surprendre un pour que l’autre remarque sa présence. Poussant nonchalamment son frère d’arme le plus proche pour s’imposer entre eux, il se freine dans son élan en découvrant une jeune femme au sol. Impulsif, Edan marmonne des insultes dans sa barbe, comprenant que trop bien d’où est parti le coup de feu. Dans sa lutte, la jeune femme a dû échapper l’arme qui se trouve à ses pieds, recouverte de sable. Le sable… Il fronce les sourcils en remarquant les goutes de sang déferlant dans le flot des grains de sable blanc. Il lance un regard plein d’incompréhension à l’inconnue face à lui. Pourquoi une jeune femme se bat-elle pour une arme ? Pourquoi a-t'-elle l’air de se retenir de ricaner ? Et pourquoi le regarde-t’-elle comme si elle voulait le tuer ? Ah oui. L’uniforme. Du moins une partie. Kale expire un souffle las, peu étonné qu’elle le mette dans le même panier que les deux colosses derrière lui. En pensant à eux, l’instinct le pousse à se retourner. Il ne sait même pas pourquoi il regarde en arrière puisqu’il a tout de suite compris qu’ils n’étaient déjà plus là. L’arme non plus évidemment. Difficile d’étouffer le rire nerveux qui le gagne en la voyant se tortiller dans tous les sens pour éviter de saisir la main qu’il lui tend gentiment. Encore une impression de déjà-vu, plus rien qui ne l’étonne en découvrant cette femme -trop ?- fière et entêtée. A croire qu’il les attire comme un aimant… Un aimant à blondes rebelles ! Cependant, son statut de médecin ne le trompe pas. Elle souffre. En silence, peut-être, mais le mal l'éprouve. Il tique immédiatement quand son bras flanche sous le poids de son corps pourtant léger. Ni une ni deux, il se baisse pour l’attraper de force et la faire tenir sur ses pieds. De toute façon, il doute qu’elle puise suffisamment de forces en elle pour le repousser.

« Arrête de gigoter comme ça, tu vas aggraver ton cas. » Pas génial comme première impression, trop sévère sans doute, mais tant pis. Pour le moment, le militaire n’a d’yeux que pour son bras qu’il sonde tel un scanner, remontant jusqu’à son épaule. Une tâche de sang à travers son t-shirt lui indique l’origine de la douleur. Une balle perdue. Sa main s’avance dans une tentative d’approche mesurée, comme s’il se trouvait devant un animal blessé que tout mouvement brusque pourrait faire fuir. Soulevant à peine la manche de son haut, le sang se mêle à des éclats de balle qui n’a pas pas traversé sa peau, préférant se loger dans sa chair. « Tu t’es pas loupée ! Mais ça aurait pu être pire, j’aurai pu ne pas passer par là, et par chance pour toi je suis un excellent médecin. Le meilleur sur cette île ! » Il arque un sourcil espiègle, entrainant avec lui son sourire le plus charmeur. Forcé d’admettre qu’il ne serait plus que l’ombre de lui même s’il n’était plus capable de tirer profit de ce genre de situation. Une jolie blonde en détresse, fière et sauvage. L’occasion de se vanter est trop belle pour taire ses atouts. D’ici, il peut voir les flammes de son feu de camp crépiter, s’élançant dans l’air frais pour mourir dans la nuit. Et tous les pots d’onguents qui l’attendent sagement à côté… Il en vient à ironiser la situation, pensant à tout l’attirail à disposition dans ses quartiers. « Je te demanderai bien de vouloir me suivre, parce que je suis un garçon poli, mais je ne vais pas te laisser le choix, tout compte fait. » Il cerne suffisamment le personnage pour se douter qu’elle ne se laissera pas faire si facilement, blessée ou non. Edan avoue clairement profiter de sa position de faiblesse, conscient qu’elle n’est pas en mesure de négocier. Il préfère encore se prendre une baffe, payer pour les camarades qui l’ont mise à terre plutôt que la laisser repartir dieu sait où et que la plaie s’infecte jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus bouger sans hurler. En revanche, il ignore toujours ce qui a motivé le conflit auquel il a assisté. Attrapant délicatement son bras valide pour la soutenir, il la toise tout le long du trajet. Impossible de s’en empêcher, il fixe son visage dans l’espoir d’en extirper des réponses. Plus il l’observe, plus le paradoxe grandit. Edan doute de sa totale innocence, et pourtant, elle a tout de la blanche colombe, la fille sage et fragile pour laquelle tout homme aimerait jouer les héros protecteurs. Si bien sûr une lueur de malice ne s’était pas embrasée dans le creux de ses iris à l’instant même où elle l’avait repoussé. Cette lueur, Edan-Kale la reconnaitrait entre mille puisque la même illumine ses propres yeux depuis toujours. « Dis-moi, pourquoi tu voulais cette arme ? » Aucune allusion à sa condition féminine ou autre préjugé stupide du genre. Il cherche de quoi satisfaire sa curiosité, comprendre ce qu’une fille comme elle, jeune, rescapée lambda- comptait trafiquer avec une arme d'entrainement militaire. Alors qu’elle ne semble pas disposée à lui répondre, le jeune médecin prie intérieurement pour entendre le son de sa voix manifester autre chose que le refus, redoutant le malaise. Non pas que faire la conversation à la gente féminine le mette mal à l’aise, bien au contraire, mais elle venait de lui flanquer une sacrée trouille ! Un coup de feu en milieu de soirée, les cris d’une femme en furie, ce spectacle ressemblait davantage à un kidnapping qu’à une gué-guerre personnelle. L’aidant à s’assoir sur une buche près du feu, Edan-Kale relâche son emprise sur l’Intrépide pour préparer le nécessaire qu’il installe méticuleusement à ses pieds. Muet, il commence à asperger une pince de rhum pour la désinfecter, ne disant mot exprès pour renforcer la tension qui monte. Peut-être que s’il n’arrive pas à la faire parler, les outils de torture l’y contraindraient ?

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long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
Song to the Siren

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