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» Noreen Blodwyn-Barnes "
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Message(#) Sujet: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Ven 19 Juin - 0:04



❝ honey, just put your sweet lips on my lips, we should just kiss like real people do. ❞
Les dernières traces d’une noyade sont d’infimes bulles qui remontent à la surface et symbolisent un dernier souffle. Les souvenirs sont les dernières bulles de Noreen et elles remontent lentement tandis que son esprit commence à émerger. La lumière du jour ne tardera pas à lui brûler la rétine, alors ses paupières demeurent closes tandis qu’elle commence à reprendre conscience.
Elle ne se souvenait pas de la dernière fois que c’était arrivé. Probablement pas sur l’île, voilà ce qu’elle pensait. Ce n’était pas un de ces matins où elle se réveillait avec un sourire forcé aux lèvres, forcé de s’auto-persuader que la journée se déroulerait bien, sans en avoir la moindre certitude. Ce n’était pas un de ces matins où la fraîcheur des nuits sur l’île l’avait gelée jusqu’aux os et éveillée à force de tremblements à maintes reprises. Ce n’était pas non plus un de ces matins où elle avait rêvé à une vie meilleure, ou cauchemardé un enfer pire que celui dans lequel elle se trouvait déjà. Elle ne savait pas où elle était, mais elle avait l’impression de stagner sur un nuage. Un doux nuage édulcoré, le genre d’endroit où seuls les rêves deviennent réalité. Ses beaux songes, alors, allaient-ils se transformer et finir par prendre vie ? Les probabilités étaient moindres et, pourtant, à la lumière de ce jour nouveau, Noreen voulait y croire.

Ses paupières closes avaient passé la nuit à lui jouer des tours et elle s’en rendait tout doucement compte. Elles avaient dessiné un doux visage dans leur noirceur, et cette image lui avait plu. La chaleur avait envahi tout son corps et elle la sentait lentement remonter dans son cœur. Son dessin mental, il avait ce drôle de sourire que lui seul pouvait arborer, cette étrange expression qui, derrière tant de passivité apparente, dissimulait bien des pensées – en somme, cette expression qui ne voulait rien dire. Mais elle signifiait en fait bien plus que cela. Elle avait l’impression de pouvoir le lire totalement, sans faire le moindre effort, rien qu’en plongeant son regard dans le fond de ses yeux ; sans vraiment prendre conscience que cette impression était simplement née de ce drôle de sentiment qui grandissait, à une allure folle et à la fois excessivement lente, au fond de son cœur. Quand finirait-elle par réaliser enfin qu’elle était prisonnière d’une chose bien plus grande qu’elle-même ? Le destin seul pourrait le dire – et peut-être qu’il finirait même par être l’entremetteur généreux, à l’origine de début de quelque chose. Bientôt, elle sentait les papillons danser au fond de son ventre et son cœur s’échapper de sa poitrine, alors même que tout ça n’était probablement qu’une simple illusion provoquée par un rêve trop doux pour être vrai. Encore une fois.
Le temps suivait son fil et les détails se dévoilaient les uns aux autres. Le flou devenait de plus en plus clair, l’esquisse devenait petit à petit un véritable portrait. Et l’image, sans nom, s’imposait finalement d’elle-même. Perdue entre les bras de Morphée et la lumière du jour qui se levait déjà, l’irlandaise sentait se dessiner son visage parce qu’une drôle de force en elle savait qu’un monde sans lui n’était pas envisageable. C’était la raison même pour laquelle elle n’avait pas réussi à quitter l’île. Une bonne dose d’intrépidité mal placée, une folle idée de radeau mais, surtout, le destin. Elle ne pouvait plus en douter : il les avait réuni ici pour la meilleure raison. Si aucun des deux ne souhaitaient se l’avouer, c’était pourtant l’évidence même. La Terre entière elle-même semblait le savoir ; ils ne manquaient que leurs âmes meurtries et probablement trop peureuses pour bien vouloir l’admettre. Ça avait été long, ça pourrait l’être encore beaucoup. Mais il arrivait, malgré tout, que la providence se décide à leur accorder une pause dans leur bêtise mutuelle. C’était les plus beaux moments, ceux qui valaient peut-être leur existence même sur cette île. Ceux qu’ils s’entêtaient à vouloir évincer, mais qu’ils prenaient comme une immense gifle à chaque fois. Ça fait mal au début, ça pique ensuite, et à la fin on réalise que ça valait la peine. Du genre de ceux qu’ils auraient pu vivre à chaque instant ou presque, et qu’ils s’amusaient pourtant si bien à réfuter. C’était comme si quelqu’un, même quelque chose leur accordait une seconde chance éternelle : ils avaient été mis en contact par une force étrange, et leurs différences autant que leurs atomes crochus avaient fait le reste. A ses côtés, elle se sentait indéniablement plus forte, comme si une drôle de force positive la poussait vers un avenir en couleur. Elle ne le remarquait même pas vraiment, la plupart du temps ; et pourtant, elle n’était pas partie alors même qu’un paquebot lui avait fait face. Parce qu’elle ne voulait pas l’abandonner. Elle se contentait alors d’espérer simplement que c’était réciproque, qu’il en ferait de même - complètement incertaine quant à ses chances de pouvoir, cependant, un jour, obtenir une place si importante. Mais elle ne savait pas, elle. Qu’elle se hissait quelque part dans son cœur, à une puissance qu’aucun des deux n’avaient jamais soupçonnés. Elle ne savait pas, probablement parce que Seth lui-même n’en avait aucune idée. Mais elle, elle avait sut que c’était lui ; elle le savait depuis un moment. Elle était seulement bien trop bornée, sûrement stupide et excessivement effrayée pour se l’avouer. Alors même qu’ils étaient l’allégorie de l’évidence. Ils ne tournaient certes pas rond, mais, s’ils marchaient dans le sens contraire de la terre, au moins ils pouvaient le faire main dans la main. Et, si chacune de leur discussion se terminait indéniablement en dispute, c’était simplement parce que derrière leurs haussements de voix se cachait une terrible peur de perdre l’autre. De se retrouver à nouveau seuls, comme avant. Ils étaient seuls contre le monde, et ça leur suffisait. Le reste était bien trop risqué à s’avouer.
La chaleur brûlait sa peau comme jamais. Elle n’avait pas eu froid, pas une seule seconde de cette nuit-là. Pour la première fois depuis plus de deux ans, maintenant. Elle ne pouvait pourtant attribuer ça à un lancé de dés imaginaire – il y avait définitivement une raison à cette paix intérieure. A vrai dire, elle n’avait pas encore pris connaissance de ce cœur qui battait à un rythme calme, bien plus proche d’elle qu’à l’habitude. Comme elle n’avait pas réalisé que sa peau se réchauffait au feu d’une autre, contre laquelle elle se trouvait depuis un moment maintenant. Elle avait les yeux toujours clos d’une irrésistible envie de ne pas briser cette bulle dans laquelle elle se sentait à l’abri. Puis, elle ne voulait définitivement pas voir éclater le dessin qui avait terminé de prendre forme loin des autres regards. Finalement, elle l’imaginait dans sa tête et il lui semblait que c’était pour le mieux. Il était bien là, sous une forme miniature, dans son cœur et son esprit. Oh oui, ça lui suffisait – voilà ce dont elle tentait de se persuader, un drôle de sourire inconscient aux lèvres tandis que Seth déambulait dans son imagination. Et, lentement, les bulles de la veille remontaient à la surface de son esprit, comme des flashs si lumineux qu’ils en provoquent des céphalées.
Elle avait bu. Beaucoup. Elle revoyait cette robe, cette magnifique robe dénichée sur l’hydre. Elle entendait un rire franc et contagieux, celui d’Avery. Elle sentait sa gorge lui brûler encore, ses paumes douloureuses d’une chute incongrue, sa colère et sa haine. Elle se souvenait parfaitement avoir été énervée – elle n’avait aucune idée de ce qui avait bien pu la mettre dans cet état. La brume déposée sur ses souvenirs se faisait de plus en plus épaisse à mesure qu’elle y réfléchissait. Qu’avait-elle bien pu faire, cette soirée là ? Comment avaient-elles terminé, elle et son acolyte d’un soir ? Elle avait l’étrange impression d’avoir fait le tour de ses interrogations et, à un moment, elle finit par oublier la question elle-même. Parce qu’elle se sentait bien. D’un geste incontrôlé, elle se retourna dans ce semblant de lit, jusqu’à toucher un épiderme qu’elle ne reconnaissait pas comme étant le sien. Cela ne suffit pas à affoler son palpitant, qui semblait battre trop calmement pour être chamboulé à l’instant. Toujours à la recherche d’un confort véritablement inaccessible, elle glissa le bout de ses doigts contre son propre corps, réalisant seulement à cet instant qu’elle gisait là en sous-vêtements. Même si les raisons lui échappaient totalement, elle ne ressentit pas la moindre inquiétude non plus. Papillonnant finalement des yeux maintenant que son esprit prenait le dessus sur son inconscient, elle sentit l’image dessinée dans sa tête se transformer en réalité. Le rêve prenait vie là, sous son regard à peine étonné et petit d’avoir si peu dormi. Il avait les yeux fermés d’un sommeil qui lui semblait profond, mais elle n’en était pas franchement certaine. Elle l’observa d’un regard plein de questions. Que s’était-il passé cette nuit-là que son esprit avait refoulé ? Qu’avait-t-elle fait qu’il ne fallait pas faire ? Qu’avait-t-ils faits qui n’était pas prévu ? Mais déjà, son cœur, devenu fou un instant, retrouvait un rythme normal tandis qu’elle prenait conscience de ce qui se déroulait sous ses yeux. Seth était là, allongé à ses côtés. Alors, de quoi avait-elle donc à s’inquiéter ? Elle était fatiguée d’avoir peur, fatiguée d’avoir tant rejeté autant de bons sentiments. Le cœur rempli de joie, et probablement aussi d’un amour débordant qu’elle dissimulait encore trop bien, Noreen vint simplement se lover contre son cœur, au creux de ses bras. Peut-être qu’il la rejetterait, car peut-être qu’elle en avait trop fait, cette nuit-là. Non, définitivement, elle ne se souvenait de rien. Mais elle se sentait bien et, à vrai dire, c’était suffisant pour l’alerter un minimum et lui fournir quelques indications concernant la situation. Elle se sentait presque trop bien pour quelqu’un qui avait finalement eu autant d’alcool que de sang dans les veines. Il allait sûrement lui raconter ce que son esprit torturé avait bien pu faire, quelques heures auparavant. Puis, alors, elle saurait si elle avait vraiment merdé ou pas. Mais, avant d’être prise d’un incroyable mal de tête et d’une gueule de bois bien méritée, il lui semblait logique de connaitre un détail, aussi important fût-il. J’ai vomi, non ? Elle l’avait murmuré presque dans son oreille et était si proche qu’elle avait pu sentir son corps réagir à sa question. Peut-être qu’il allait l’envoyer sur une autre planète à grands coups de réprimandes. Peut-être qu’il se moquerait d’elle jusqu’à la fin de ses jours. Peut-être qu’il lui mentirait pour lui éviter de se le reprocher à elle-même. Et peut-être même risquait-il de lui faire la morale, parce qu’il n’était pas franchement du genre à approuver les comportements adolescents.
Mais, très égoïstement, Noreen n’en avait rien à faire. Non, à cet instant, elle se sentait beaucoup trop bien pour éprouver le moindre remord face à tout ce qu’elle avait bien pu faire, ou ne pas faire. Il finirait bien par mettre la lumière sur toute cette nuée noire dans son esprit. Car cette nuit-là, alors qu’elle ne l’avait nullement soupçonné, Seth avait été là. Comme un ange-gardien qui veillait sur elle, suffisamment loin pour ne pas être vu, suffisamment proche pour toujours prendre soin d’elle. Comme toujours, finalement.




ps. j'ai réfléchi et j'veux plus te prêter alors t'avise pas de te l'autoriser sinon j'te fais une vengeance à la taylor swift et j'écris pleins de chansons vilaines sur toi. What a Face What a Face




you gotta get up and try.


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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Sam 20 Juin - 19:17

we should just kiss
noreen&&seth
L’idée d’une soirée n’avait pas effleuré l’esprit de Seth. Même adolescent il n’avait jamais été de ceux qui se présentait dans les fêtes, ça n’avait pas changé depuis. Pourquoi chercherait-il le contact d’une bande de personnes complètement bourrées ? Aucune raison ne pourrait justifié une idée aussi idiote. Après tout, il n’aimait pas particulièrement la compagnie d’autrui. Lui, il cherchait le contact de certaines personnes, un groupe sélect en quelques sortes, mais ça ne justifiait pas l’idée de se rendre à une fête. Certes, il l’avait fait par le passé, mais c’était toujours pour des raisons bien précises. Le plus souvent ça avait été dans le but de protéger Wendy en s’assurant qu’il n’y avait pas de type bizarre pour lui verser des trucs louches dans le verre. croyant que c’était son devoir de frère de s’assurer que tout allait bien pour elle, il avait pris sur lui et l’avait accompagné à quelques fêtes. Maintenant qu’elle était mariée à Edge, il n’avait plus ce devoir primordial. L’autre exception à cette règle non écrite de ne pas fréquenter les soirées avait été leur bal de graduation. Seth étant ce qu’il était, il aurait préféré trouver un prétexte pour ne pas s’y rendre. Pourtant autant sa jumelle que sa mère avaient insisté et il s’était trouvé forcer de passer à travers ce rite, tout comme toutes les obligations qui en découlaient. Il avait donc eu droit à un passage chez le coiffeur, qui au passage lui avait fait une coupe horrible dont il gardait un bien mauvais souvenir, et chez un tailleur pour avoir droit à un tuxedo. Notons d’ailleurs qu’il n’en avait pas garder un très bon souvenir. Il n’avait même pas dansé et avait passé sa soirée à juger ses compagnons de classe en silence.
Ce pourquoi l’idée de la fête sur l’île ne lui disait rien du tout. En toute franchise, il se disait qu’il fallait être particulièrement masochiste pour se décider à passer à la casserole de cette façon, parce que pour lui c’était cela que d’y aller, une épreuve bien désagréable, tout particulièrement pour ses nerfs. Seth ne comptait pas y aller, c’était ce qu’il fallait savoir. Ou du moins c’était le plan d’origine, celui qu’il s’était promis de suivre dès le départ, celui qui fut finalement ignoré bien involontairement.

Depuis son retour de l’hydre, Seth ne s’était pas beaucoup éloigné de la caverne des hostiles. Il avait passé son temps à soigner ses blessures, autant physiques que mentales, et il avait pensé à sa fuite. Il ne se souvenait même pas des détails, l’adrénaline avait embarqué trop rapidement pour qu’il ne se souvienne du tout. Cela dit, ce qui s’était passé avant son échappée restait très clairement imprimé dans son esprit. Il avait pensé à ce que Noreen avait dit dès qu’il avait eu un moment de répit, à chaque fois qu’il en avait eu un. Il s’était aussi remémoré ce qu’elle lui avait dit, regrettait par moment d’être allé trop loin dans ses dires. Certes, il n’avait pas voulu être particulièrement méchant avec elle, tout ce qu’il avait voulu c’était la convaincre de partir avec lui. L’idée qu’elle soit restée là-bas l’inquiétait toujours. Il avait tant voulu qu’elle revienne sur l’ile principale, qu’elle ne reste pas là-bas dans un état constant de danger, mais ce n’était pas ce qui s’était passé. Ce n’était pas ce qu’elle avait voulu et il n’aurait certainement pas pu la faire changer d’avis. Tout ce temps à y penser n’avait rien changé. Il n’aimait pas le fait qu’elle soit parmi les originaires tout comme elle n’était pas en accord avec son choix de rejoindre les hostiles. La question ne se posait même pas à vrai dire. La question qui se posait, c’était plutôt de savoir si elle allait bien.
C’était pour cela qu’il s’aventura hors de la caverne des hostiles, pour savoir si elle allait bien. Il n’avait pas l’intention de se rendre jusqu’à l’hydre. Une part de lui-même craignait toujours cet endroit si bien qu’il n’osait pas s’en approcher de trop près. Il voulait seulement voir s’il ne pouvait pas la trouver en dehors de l’île que contrôlaient les originaires. C’était rêver, avoir des espérance qui étaient sans doute destinées à être brisées. Noreen ne quitterait sans doute pas l’hydre de sitôt. Seth déambula dans l’île, tâchant de faire taire ses craintes par la même occasion. Il devait apprendre à passer outre ce qui s’était passé aux mains des originaires, il avait outrepassé de pires histoires. Rester terrer dans la caverne des hostiles ne l’aidait en rien, il en était bien conscient.

Ses pas l’amenèrent finalement vers le campement des rescapés. Peut-être était-ce le destin qui le guidait ainsi. Ce destin qui les rapprochait toujours avant de les éloigner à nouveau. Ce destin qui se jouait bien d’eux au final. Il ne pensait pas la revoir ainsi, l’apercevoir du coin de l’oeil alors qu’il s’approchait du petit bar. En temps normal il serait reparti aussi tout rien qu’à l’idée de voir une fête, mais elle était là. Il était resté en silence pendant un moment, n’osant pas s’approcher davantage. Elle devait encore lui en vouloir, il s’était enfui, mais il l’avait très certainement blessé avant de le faire. Puis que pouvait-il bien lui dire ? Silencieux et en retrait, il s’assurait qu’elle ne puisse pas le voir, comme s’il ne voulait pas qu’elle vienne lui adresser la parole. Ce n’était pas le cas, mais il ne fallait pas chercher à comprendre avec Seth. À la place, il observa la scène en silence, regardant la fête de loin. Il comptait resté ainsi aussi longtemps qu’il le fallait, ne voyant pas ce qu’il pouvait faire d’autre. C’était du moins jusqu’à ce qu’une personne qu’il ne connaissait pas l’approche avec un verre à la main. Bien tenté de refuser, il n’en eut pas la chance puisque cette dernière ignora totalement ce qu’il disait pour lui forcer le verre dans la main. Tant pis, ce n’était pas plus mal de boire. Il cala rapidement le verre qu’il avait dans les mains avant de le déposer sur le sol. Cela dit, il ne comptait pas s’aventurer plus loin, il avait déjà passé outre le plan qu’il avait établi à la base.

C’était du moins, encore une fois, son intention, une vague idée qui ne serait sans doute pas respectée. Ce fut exactement le cas lorsque Seth remarqua Noreen à nouveau. Si lui s’était contenté d’un verre, ce n’était pas le cas de la blonde. Elle avait visiblement bu et probablement beaucoup trop. Il ne comprenait pas exactement pourquoi elle était là ou pourquoi elle avait autant bu, mais il ne pouvait pas la laisser seule alors qu’elle était dans un tel état.
Le tout fut une aventure, il fallait bien savoir que Noreen bourrée n’était que très peu coopérative à son égard. Il eut droit à certaines insultes, quelques coups même. Elle n’était pas d’humeur à le voir, c’était une évidence. Il dut donc faire violence sur sa personne pour ne pas s’énerver contre elle. Elle n’était pas à blâmer si elle avait bu. Enfin c’était ce qu’il se répétait incessamment alors qu’il l’amenait en direction de la tente qu’elle avait occupée par le passé. C’était ce qu’il se répétait aussi lorsqu’il eu droit à une pause forcée par la jeune femme qui vomi à ses pieds. C’était presque charmant, sans doute que s’il avait été intoxiqué davantage il aurait pu penser ainsi. À la place, il s’autorisa à soupirer alors qu’il la prenait dans ses bras à la manière d’un sac de patates. Une fois que c’était fait il eut beaucoup moins de difficulté à transporter Noreen jusqu’à la tente. Suite à quoi il la posa sur le sol, remarquant alors qu’elle tenait à peine debout. La suite fut ardue, à savoir de lui retirer ses vêtements pour ne pas qu’elle reste dans des vêtements sur lesquels elle avait vomi avant de la forcer à entrer dans sa tente. Il n’était pas idéal qu’elle reste aussi peu vêtue, mais il n’avait rien à lui mettre sur le dos, lui même devant retirer les vêtements qu’il portait puisqu’ils avaient subi le même traitement lorsqu’elle avait été mise sur son épaule.
En voyant la scène de l’extérieur, quiconque aurait pu croire que Seth allait faire quelque chose qui n’était pas net. Après tout, il y avait cette demoiselle dans une tente, en sous-vêtements, une demoiselle qu’il appréciait visiblement, sans le savoir tout de même. Ne rien faire pouvait sembler idiot ou alors il y avait peut-être vraiment un problème avec lui. On pouvait se demander s’il était vraiment victime d’une impuissance sexuelle qui faisait qu’il ne pouvait pas profiter d’une situation qui s’offrait d’elle-même. Après tout, il était un hostile, c’était le genre de chose qu’il devrait vouloir faire ! Heureusement pour tout le monde, ce n’était définitivement pas le cas. Ne rien faire étant la bonne chose et le soldat avait un minimum de respect pour ne pas outrepasser le fait que Noreen ne pouvait pas y consentir. Bon, pour la forme il fallait soulever le fait que ce n’était pas non plus un manque d’envie de sa part ou qu’il était ithyphallophobe. Il avait bien envie de passer sous la couette avec elle et il n’était pas craintif de voir une tente se soulever dans ses pantalons, mais pas comme ça, disons-le tout de suite.

Ainsi, Seth se coucha près d’elle, restant lui aussi en sous-vêtements et tombant bien rapidement dans les bras de morphée. La fatigue eut raison de lui et le sommeil l’accueillit à bras ouverts jusqu’au petit matin. Jusqu’à ce qu’il sente quelqu’un se mouvoir contre lui puis se lover dans ses bras. Encore suffisamment endormi et surtout beaucoup trop bien pour réagir davantage il passa son bras autour de la silhouette en question. Il serait bien resté ainsi sans bouger plus qu’il ne le fallait, profitant du moment. Néanmoins la voix de Noreen le ramena à la réalité, à ce qui s’était passé la veille et à la situation présente, le forçant par la même occasion à ouvrir les yeux. Il n’en avait pas envie, mais il devait bien répondre à la question qu’on lui avait posé. « Oui. » Cette fois pas de mensonge pour qu’elle se sente mieux, pas de détail jusqu’à ce qu’il se décide de préciser : « C’est pas très grave, mais ta robe a été ruinée. » Que de détails, il fallait le remercier de ses éclaircissements. Même qu’à la place de répondre à d’autres éventuelles questions, il décida de lui en poser à la place : « Ça va ce matin ? Vu tout ce que tu as bu ça m’étonnerait pas que tu aies un mal de tête horrible. D’ailleurs tu célébrais quoi ? » À croire que tout ça l’intéressait tout particulièrement, ce qui était le cas en fait, mais surtout, en lui posant des questions il pourrait continuer à profiter de ce moment de paix, celui qui lui permettait presque de croire que le bonheur était accessible avec elle, une idée qui lui plaisait plus qu’il ne l’aurait cru.



    for you i have to risk it all
    how do i breath ?when you're not here i'm suffocating i want to feel love, run through my blood tell me is this where i give it all up?
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Dernière édition par Seth A. Lightfellow le Mar 30 Juin - 4:59, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Jeu 25 Juin - 18:38



❝ honey, just put your sweet lips on my lips, we should just kiss like real people do. ❞
Son nuage ne désépaississait pas. C’était comme frôler le ciel d’un peu trop haut. Et peut-être que, comme le fils d’Icare, elle flotterait trop près du soleil et finirait par sentir ses ailes la brûler. Alors, elle retomberait, probablement pas dans un sommeil éternel, mais au moins dans la véritable vie, celle qui laisse un goût amer et une douleur irréversible. On n’atteint pas les étoiles en espérant y rester pour toujours, pas vrai ? Son esprit se jouait d’elle, mais Noreen n’en avait que faire. Peut-être qu’elle aurait dû faire preuve de prudence, rester de son côté, ne pas forcer les choses lorsqu’elles ne le réclamaient pas, mais elle n’en avait pas la force. Ses doigts formaient de minuscules ronds inconscients tout contre la peau de Seth et elle ne remarquait pas qu’ils venaient déjà de franchir une immense limite qu’ils s’étaient mentalement posé, sans jamais en avoir conscience. Elle n’avait étrangement plus peur d’essuyer un refus, plus peur de s’approcher trop près du bord, ni même de tomber dans des sentiments qu’elle était incapable de comprendre et, pire, de nommer. Alors qu’elle aurait dû sentir la puissance et l’allégresse de toutes ses émotions mélangées qui la prenaient indéniablement en otage, l’assommant sous une merveilleuse pluie d’étoiles qu’elle lisait dans son regard. C’était en vérité terriblement effrayant, mais une petite voix, au fond de son être, lui intimait de ne pas écouter sa raison. Il était déjà trop tard, maintenant qu’il l’avait, à son tour, encerclé de son bras pour la garder au plus près de lui. Son regard jouait à s’ouvrir puis se refermer aussi subitement, comme si ses yeux crevaient de rester ouverts mais ne supportaient pas d’éloigner cette vision qu’elle croyait encore à peine réelle.

Elle avait choisi de rompre le silence sans trop savoir pourquoi, et maintenant qu’elle se sentait dos au mur, à peu près prête à assumer ses actes et à affronter une réalité dont elle était anesthésiée, elle commençait lentement à le regretter. Il ne la ménagerait pas, parce qu’il n’était pas comme ça, et c’était sûrement pour le mieux. Elle avait merdé et il fallait à présent assumer, tout simplement. Elle ne put retenir un léger sourire lorsqu’il évoqua la robe. Quel gaspillage, voilà ce qu’elle pensait à l’instant précis. Pas nécessairement pour la robe, elle se fichait pas mal de savoir qu’elle avait vécu un triste sort au moment où Noreen l’avait portée. Non, le vrai problème, c’était que l’unique personne pour laquelle elle avait été choisie n’avait pas pu admirer tous les efforts fournis, et l’avait, à la place, vu complètement souillée. Dans un élan d’optimiste incroyable, elle se surprit à inventer qu’elle en aurait l’occasion, une prochaine fois. De se faire belle et de le lui montrer, avant de tout foutre en l’air. Bof, de toute façon c’était même pas la mienne, souffla-t-elle d’une voix plus basse qu’elle ne l’avait imaginé. Ça faisait bien longtemps qu’elle n’avait plus une seule robe potable à mettre, et celles qu’elle avait pu posséder par le passé n’étaient en fait que des emprunts malheureux qui avaient, pour la plupart, été rendus depuis. Une de plus ou de moins, ça changeait quoi, vraiment ? Rien. Pas pour l’instant, en tout cas. Une fois son chemin vers l’hydre retrouvé, ça risquait pourtant d’être une toute autre histoire.
Mais elle refusait de penser à ce moment qui viendrait, sans nul doute, beaucoup trop rapidement. A la place, elle écouta attentivement les interrogations de Seth, dans lesquelles elle crut entendre une sorte de raillerie. Il avait bien raison de se moquer d’elle, elle l’avait bien cherché, on récolte facilement ce que l’on sème, au fond. Elle se contenta d’un autre sourire adressé au vide puis tâta rapidement son corps à la recherche d’une quelconque douleur. Non, définitivement, ça allait beaucoup trop bien pour être normal. Mais elle ne pouvait que s’en féliciter, pour une fois. Je l’aurais bien mérité, mais pour l’instant ça va. En fait, c’était probablement lui qui devait avoir mal au crâne, parce qu’il avait probablement dû supporter ses absurdités pendant un long moment. Tant mieux, finalement, il était le seul à s’en souvenir, ça éviterait à Noreen de se sentir stupide pendant des jours, voir des semaines. Mais je crois que je vais quand même aller me faire une transfusion à l’infirmerie, lança-t-elle ironiquement. Elle avait définitivement l’impression d’avoir bien plus d’alcool que de sang dans les veines et, pourtant, elle n’avait pas encore à devoir supporter une terrible gueule de bois. A vrai dire, la raison était plutôt simple, pour peu qu’on s’en soucie. Elle avait certes dégurgité un minimum, mais certainement pas assez pour complètement se décharger de tous ces litres. En fait, il restait encore beaucoup de substances à couler dans ses veines, ce qui expliquait, pour le moment, cet air en apparence assez frais pour quelqu’un qui avait probablement bu l’équivalent de trois mois de pluie sur l’île. Elle sentait sa bouche pâteuse, ses pommettes brûlantes et ses doigts tremblants ; tous les muscles de son corps souffraient de drôles de courbatures et un mouvement trop brusque lui aurait sans doute fait tourner la tête. Mais ce n’était même pas un bref aperçu de ce qu’elle risquait de vivre, durant les vingt-quatre prochaines heures. Elle se refusait d’y penser, car ça allait être franchement douloureux. Pourtant, il y avait bien une drôle d’huile essentiel qui glissait jusqu’à son cœur pour l’apaiser et l’aider à sortir la tête de son eau aux effusions alcoolisées. Elle trouvait simplement ses traits dans le corps allongé à ses côtés et finalement, Noreen n’avait qu’à jeter un œil sur Seth pour retrouver un semblant de plénitude. Ça ne durerait certainement pas, mais pour le moment c’était le cas et ça lui suffisait amplement. Elle se souvenait de sa colère, mais surtout de sa déception au moment précis où elle avait réalisé qu’il ne viendra pas, et elle se rappelait pourquoi elle avait commencé à boire. Pas grand-chose à célébrer, en somme. Presque rien, c’est juste que quand on a trop d’espoir, c’est toujours douloureux les déceptions, tu vois ? Elle avait légèrement tourné la tête dans sa direction comme pour guetter ses réactions, alors même qu’il ne savait pas qu’il avait été sa déception de la veille. Il ne l’avait jamais poussé à boire, et Noreen n’ignorait pas non plus qu’elle était la seule à blâmer, autant pour son comportement ridicule et potentiellement dangereux que pour tous ces espoirs vains qui prenaient de plus en plus son esprit en otage. Un jour, peut-être qu’il comprendrait. Ou peut-être pas en fait, seul le temps pourrait le dire.

Puis vint l’étrange moment où, juste après un immense trou noir, on commence à redescendre sur terre et à se poser de vraies bonnes questions. Si son esprit avait divagué un moment et s’était laissé bouffer par un sentiment d’allégresse inattendue, il était grand temps qu’elle se demande ce qu’elle foutait là, à moitié à poil dans un lit qui, en fait, en était à peine un. Le fait que c’était le corps de Seth qui était allongé à côté du sien et pas un autre la rassurait plus que de raison, mais tout était loin d’être éclairci. En fait, les indices déposés tout autour d’eux prouvaient qu’ils n’avaient pas franchi de limite irréversible – elle ne se serait définitivement pas réveillée autant habillée si ça avait été le cas. Et puis, elle lui faisait suffisamment confiance pour savoir qu’il n’était pas du genre à profiter d’une telle situation. Peut-être bien que c’était dangereux, mais elle s’en fichait pas mal, car aujourd’hui encore, il lui avait prouvé sa bonne foi. Pourtant, si Noreen savait ce qu’elle pouvait devenir avec un peu d’alcool dans le sang – à savoir, un vrai bisounours aux déclarations aussi mignonnes qui mielleuses et chiantes, ses trous noirs, eux, l’empêchaient de savoir qui elle était quand elle buvait beaucoup trop. Elle se souvenait bien d’avoir été énervée, mais en était-elle devenue violente pour autant ? Elle se rappelait de ces belles paroles échangées avec Avery, alors était-elle restée douce et particulièrement expressive tout le courant de la soirée ? Elle se tenait quand même dans une tente, et passé toutes ces belles pensées naïves, elle devait bien admettre qu’ils pouvaient très bien être là aussi pour une raison qui lui plaisait soudainement moins. Peut-être bien qu’elle avait cherché à provoquer une situation semblable, en l’attirant vers elle d’un air bien plus enjôleur que d’habitude. Certes, elle ne se connaissait pas comme ça, mais aucune possibilité n’était à écarter – puis il fallait bien avouer que, pour le coup, ses sentiments édulcorés à l’alcool avaient très bien pu la trahir lamentablement. Elle devait quand même s’assurer d’une chose, pour être soulagée d’un poids. Elle s’en doutait, mais il se devait de le lui confirmer, et pour ça Noreen avait sa question bien singulière. Est-ce que t’as vu mon tatouage ? lança-t-elle mystérieusement. Si c’était le cas, il saurait probablement très bien de quoi elle parlait. Sinon, il avait certainement dû voir celui qu’elle arborait fièrement dans le haut de son dos, deux immenses ailes d’ange qui ne passaient définitivement pas inaperçues. Ça faisait sens qu’il ait déjà vu celles-là par le passé, particulièrement s’il avait légèrement fait attention aux détails de sa personne – mais il ne pouvait être au courant de celui auquel elle faisait référence seulement s’il avait été explorer un peu trop loin. Ça aurait probablement pu bien plus l’inquiéter, mais ce n’était pas si important, encore une fois. Parce qu’elle avait une confiance aveugle en la personne de Seth. Et parce qu’il était à ses côtés, plus proche que jamais en fait, ça n’avait pas franchement d’importance.
En recherche constante de sa chaleur corporelle et de confort, Noreen déposa finalement le plat de sa main contre le cœur de Seth ; et, avant qu’elle ne le remarque, leurs palpitants battaient déjà à l’unisson, dans un rythme serein et toujours plus rassurant. Dans un même mouvement et alors qu’elle se tournait presqu’au point de lui faire face, la jeune femme glissa sa jambe par-dessus celle de Seth, trouvant alors une partie de son appui sur lui. Ça n’avait, en somme, rien de dérangeant, si seulement Noreen avait pu remarquer qu’en fait, elle était à quelques centimètres d’atteindre un point relativement sensible. Pas le moins dérangée par la chose ni gênée par son propre geste, elle plongea son regard dans celui de Seth maintenant que sa position lui permettait, et le força à plonger dans un océan de questions. J’étais plutôt une Noreen qui fait rigoler, ou une qu’on a envie de jeter d’une falaise ? Elle pouvait avoir dépassé autant de limites qu’elle voulait, son excuse valait pour tout et, pourtant, s’il y avait bien quelque chose qu’elle devait faire, c’était s’excuser, et ce sans plus tarder. Pourtant, considérant l’avoir assez emmerdé avec ses questions pour le moment, elle finit par appuyer son front contre le corps de Seth et ravala toutes ses autres interrogations. Il avait, lui aussi, droit de reposer ses oreilles, surtout après ce qu’il avait très probablement subi, quelques heures auparavant.
Et là, prisonnière de ses bras, elle qui avait toujours cru en lui, commençait doucement à croire en eux.







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» Seth A. Lightfellow "
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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Mer 1 Juil - 1:22

we should just kiss
noreen&&seth
Sans doute que si on lui avait donné le choix, Seth aurait décidé de rester dans cette tente à tout jamais. Là, ce matin si différent de ce qu’il avait pu vivre, sur l’île ou même avant. Il était bien, chose rare le concernant. Peut-être que c’était pour cette raison que tout le monde cherchait éternellement l’amour, pour ce moment de bonheur. Sans doute allait-il le regretter dans un futur proche, c’était une ligne finement tracée qui avait été franchie. Une ligne qui avait été là depuis toujours, mais qui avait à présent disparu. Cette disparition pouvait sembler être miraculeuse, quelque chose qui aurait du arriver il y a bien longtemps, mais c’était maintenant une perte de repère pour les deux et Seth sentait son coeur battre à la chamade dans sa poitrine, quelque chose qu’il ignorait au mieux de ses capacités. Bien qu’il était bien à ce moment précis, il n’était pas question de se mettre à considérer les drôles de sentiments qui pointaient leur nez depuis un certain moment déjà.
Il eut néanmoins le bon sens de rester silencieux contrairement à Noreen qui rompit le silence. Pas la meilleur idée du monde, un vague retour à la réalité que le jeune homme tâcha de taire. Ce n’était pas le moment, ce n’était pas agréable à envisager, après tout, la réalité n’avait rien d’attirant à ce moment précis. Il eut tôt fait de répondre à sa question pour lui en renvoyer d’autres, histoire qu’elle soit celle qui fasse toute la discussion. Il évoqua d’ailleurs la robe sans trop s’en préoccuper. Ce n’était pas de sa faute après tout, c’était elle qui avait vidé son estomac dessus. Il ne soucia guère de savoir qu’elle n’était pas la propriétaire de la robe. Sans doute avait-elle pris la robe chez les originaires. Ça ne changeait rien pour lui. Tout ce qu’il voulait c’était s’accrocher à ce moment de bonheur. C’était sans doute trop demander, le destin n’était généralement pas aussi clément à leur égard. Sans doute que la donne allait changer sous peu, mais pour le moment, ils pouvaient encore en profiter, ne serait-ce que pour un moment.

Au moins, ils pouvaient se rassurer dans le fait qu’elle se portait plutôt bien malgré la quantité d’alcool qu’elle avait ingurgité la nuit précédente. Ce n’était pas plus mal, sans doute devait-elle être contente de cette réalité. En entendant ce qu’elle disait alors il aurait surement pu se permettre une brève rigolade, mais Seth garda le sérieux qui lui convenait tellement. « Ce n’est pas une mauvaise idée, tu en aurais surement besoin. » Si seulement les transfusion étaient chose courante pour traiter des gueule de bois, voilà qui règlerait son problème. Enfin, il fallait quand même avouer qu’elle se portait beaucoup mieux maintenant qu’elle ne l’avait été la veille. Il se rappelait très bien la galère qu’il avait du subir pour la transporter jusqu’à sa tente et le vomi auquel il avait eu droit. Il n’insista pas davantage sur ce fait. Il ne cherchait pas à la ménager pour une raison ou une autre, non, ce n’était pas son genre que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. À la place, il lui offrait le plus souvent une franchise parfois blessante. S’il gardait le silence cette fois, c’était plutôt par souci de profiter d’un moment bien particulier, de ce havre de paix. Sentir Noreen si près de lui l’apaisait, sans doute parce qu’il n’avait pas fait bien attention à la situation. Ouvrir les yeux serait fatal pour le calme qui l’envahissait, après tout, il était normalement constitué et ce genre de proximité risquait de réveiller certains instincts en lui. Enfin, il valait mieux ne pas y penser en outre mesure et plutôt se concentrer sur leur discussion. Échange qui semblait d’ailleurs faire revenir certains souvenirs à la blonde qui lui offrit une réponse énigmatique à la question qu’il avait posé. Les déceptions ? Le soldat devait avouer ne pas comprendre d’où pouvaient venir de telles déceptions et se surprit à vouloir le savoir. Toujours les yeux fermés, il se permit alors d’ouvrir la bouche pour poser une nouvelle question : « Pourquoi des déceptions ? » Il était bien loin de se douter qu’il était la déception qu’elle visait par sa phrase et c’était sans doute mieux ainsi. D’abord parce qu’il n’accueillerait sans doute pas l’accusation, mais aussi parce que c’était révéler des sentiments qu’il ignorait. Parce que si elle avait été déçue, elle devait forcément avoir eu espoir, espoir de le voir. Espoir vain vu la situation, mais franchement, l’ignorance était la meilleure chose qui pouvait lui arriver, la réalité risquait de le brusquer.

Toujours niché dans un sentiment de bonheur, qui durait étonnamment longtemps, Seth était bien inconscient de ce qui se passait dans l’esprit de Noreen. Encore une fois, c’était sans doute mieux ainsi. Après tout, s’il s’était réellement montré digne de sa confiance, il était peut-être mieux pour tout le monde que le jeune homme ignore qu’il avait droit à cette confiance. Autrement, il risquait de réagir, craignant de ne pas être à la hauteur de cette confiance. Il ne comprit donc aucunement ce qu’elle voulait savoir lorsqu’elle lui demanda s’il avait vu son tatouage. La question lui fit ouvrir les yeux alors que son regard parcourait ce qui était à la portée de sa vue. Il quittait à présent sa quiétude pour risquer de ne plus y retourner. « Les ailes d’ange ? » Il n’avait jamais fait spécialement attention au tatouage de la demoiselle, encore moins lorsqu’il s’était occupé d’elle la veille, mais il avait souvenir de ce tatouage si bien qu’il fut le seul que Seth pu évoquer. De toute façon, même s’il avait désiré faire un examen approfondi de la jeune femme, il aurait eu bien du mal vu le manque de lumières, enfin passons. « Pourquoi tu me demandes ça ? » Était-ce parce qu’il y avait un tatouage qu’il aurait du voir ? Ou bien qu’il n’aurait pas du voir ? La question se posait, les tatouages pouvaient être quelque chose de bien personnel. Il était le premier à le savoir même si son propre tatouage ne pouvait pas être manqué par quiconque s’y attardant moindrement. Son flanc en entier était décoré d’encre en l’honneur d’un jeu auquel il avait tant joué avec sa jumelle. Enfin, la question n’était pas tellement à ce sujet et il ne fit pas remarquer ce fait. Sans doute n’avait-elle rien à faire de son tatouage et des raisons qui l’avaient poussé à le faire. Ce n’était pas plus mal d’ailleurs, il était sans doute mieux pour tout le monde de se concentrer sur ce que la jeune femme lui demandait.
Ce qu’il fit d’ailleurs lorsqu’elle lui posa une autre question. À vrai dire, s’il était autant concentré sur les questions qu’elle lui posait, c’était parce qu’il commençait à réaliser le trop peu de distance qui les séparait. Il se rendait compte de la proximité, autant physique que sentimentale, et ça l’effrayait. Il sentait la main de Noreen contre lui, puis son corps se rapprocher considérablement alors qu’elle passait sa jambe par-dessus la sienne. Espérant, sans doute vainement, pouvoir limiter ses réactions, Seth réfléchit un moment. Elle n’avait définitivement pas été une Noreen qui l’avait fait rigoler, mais il fallait dire qu’une raison pour cela avait été l’inquiétude qu’il avait ressenti en la sachant si bourrée. Toujours en était-il qu’il ne put retenir sa franchise habituelle alors qu’il lui répondait : « Plutôt qu’on a envie de jeter d’une falaise j’imagine. » Avec lui en tout cas, il ne pouvait certainement pas parler pour les autres personnes qu’elle avait côtoyé la veille. Réalisant alors qu’elle voudrait sans doute des précisions à ce sujet, il s’efforça de continuer : « Tu étais bien bourrée, j’ai eu droit à mon lot d’insultes. » Même sur le coup il n’avait pas tellement compris la raison derrière ces insultes, mais au final, ce n’était pas plus important que ça. Il devait bien l’avoir mérité d’une façon ou d’une autre.

Puis le silence retomba. Noreen ne posa aucune question supplémentaire et Seth se plaisait dans son mutisme habituel. Il en profitait plus qu’à l’habitude, il était bien, peut-être trop d’ailleurs. Alors que la jeune femme commençait à croire en eux, il commençait à s’inquiéter, à se demander si ce moment de bonheur n’était pas annonciateur d’autre chose. Ce ne serait d’ailleurs pas très étonnant. Tout de même, malgré une inquiétude grandissante, quelque chose qui lui correspondait plutôt bien au final, il aurait sans doute choisi de rester ainsi si on lui avait demander son avis. À croire que la place de Noreen pouvait réellement être dans ses bras. Ce n’était peut-être pas si étrange de penser cela finalement. « Tu n’es plus sur l’hydre ? » On pouvait croire que c’était de l’espérance de sa part ou peut-être qu’à l’inverse il cherchait les problèmes en posant cette question là, mais ce n’était rien de tout ça. Il ne pensait pas réellement qu’elle avait tourné le dos à son nouveau clan si bien qu’il n’était pas question d’espérance, mais il ne cherchait pas non plus à la provoquer. Il voulait juste comprendre, savoir ce qui l’avait amené sur l’île principale pour le temps d’une soirée. Peut-être qu’au final il voulait savoir s’il avait raison de croire que ce n’était qu’un beau moment bien temporaire.



    for you i have to risk it all
    how do i breath ?when you're not here i'm suffocating i want to feel love, run through my blood tell me is this where i give it all up?
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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Mer 8 Juil - 0:51



❝ honey, just put your sweet lips on my lips, we should just kiss like real people do. ❞
C’était inspirer un souffle nouveau, insuffler un nouvel air dans ses poumons et finalement parvenir à respirer correctement. C’était comme combler un vide qui avait été là depuis si longtemps qu’on avait fini par s’y habituer. C’était comme enfin trouver sa place après l’avoir cherchée pendant l’éternité. C’était retrouver le chemin de là où on se sent enfin bien, et avoir de nouveau l’impression d’être au bon endroit. Sauf qu’elle ne connaissait pas ce souffle nouveau qui glissait contre sa peau, qu’elle n’avait encore jamais pu goûter à la douceur de ces bras, et n’avait que trop bien ignoré cette place qui, pourtant, aurait pu l’abriter du reste du monde des jours durant. A mesure que son cœur s’emplissait d’une joie sourde, elle appréciait la façon dont le destin la couvait de ses grandes ailes, à cet instant. Noreen était là, ici et maintenant, mais surtout avec Seth, et c’était tout ce qui pouvait bien importer. A vrai dire, elle ne mesurait pas franchement les risques qu’ils encouraient à se laisser porter de la sorte par leur chaleur naturelle et rassurante. Dans leur étreinte nouvelle et inespérée, ils étaient comme deux êtres reposés sur un nuage invisible, fait d’espoirs impossibles et d’illusions qui finiraient déçues. Mais Noreen ne l’était pas. Elle ne voulait pas s’aventurer à penser au futur, même si ce dernier risquait d’arriver bien plus tôt que prévu. Il faudrait y penser, à se relever et à quitter cet éphémère féérique, à replonger de plein fouet dans la vraie vie, celle qui blesse à chaque instant et laisse des traces indélébiles. Mais leur réalité à eux était bien plus belle, elle n’avait besoin d’aucun embellissement, elle s’illuminait d’elle-même et jusqu'au fond de leurs yeux minuscules. Quelque chose de magique était en train de se produire, et il semblait même que, pour la première fois, le sort s’était décidé à leur accorder un moment de répit. Noreen ne l’ignorait pas : il fallait en profiter, car demain serait un autre jour, un de ceux où le soleil brillerait sûrement beaucoup moins fort et où les gros nuages prendraient vite place dans un ciel qu’ils avaient, l’espace d’un instant, eu le culot d’espérer clément.
Cet instant aurait pu, sans le moindre doute, se passer de mots. Seulement, Noreen ne savait pas faire autrement ; il fallait définitivement qu’elle gâche tout à grand coup de questions aussi idiotes qu’elle, toujours plus intrigantes et mystérieuses. Il y avait tout un gouffre entre ces vérités qu’elle désirait connaitre et la façon dont elle les réclamait à Seth qui, pour sa part, se contentait, comme à l’accoutumé, de réponses brèves mais précises. Elle ne put retenir un sourire à son affirmation, réalisant néanmoins qu’elle n’échapperait pas à ses conneries et qu’elle devrait affronter une sévère gueule de bois, malgré tout bien méritée, dans les prochaines heures. En attendant, son héros du moment réclamait les raisons de cette débauche et ça, c’était à priori beaucoup moins plaisant. Parce qu’il faudrait alors lui annoncer qu’en fait, il avait été, indirectement, ce qui avait poussé l’irlandaise à boire comme un trou – cette vérité, en plus d’être dérangeante, se voulait révélatrice d’un tas d’autres choses. Ils pouvaient bien se complaire dans leur bulle de bonheur, mais s’avouer qu’il était bel et bien en train de se passer quelque chose à cet instant précis, quelque chose d’invisible mais d’intense, c’était renoncer à ce semblant d’ignorance dont ils faisaient preuve depuis ce qui semblait être une éternité. Ne pouvant simplement l’ignorer, elle se décida à lui livrer une réponse brumeuse, et néanmoins teintée d’une certaine vérité. C’était une fête et j’avais imaginé que tout le monde serait là, mais je me suis trompée, alors j’ai trouvé ça... Dommage. Car elle ne pouvait pas –vraiment- lui mentir, elle s’autorisait bien de passer les véritables détails – à savoir, son envie dingue de le croiser lui et simplement lui. Probablement qu’il aurait pu tout comprendre, si elle le lui avait annoncé. Les raisons de son énervement à son égard, sa cuite, son je-m’en-foutisme incroyable, et la façon dont elle se tenait précisément au creux de ses bras. Mais ça aurait été bien trop simple, pas vrai ? Il aurait simplement suffit qu’il remplace ce fâcheux tout le monde par un simple toi pour éclairer toute la situation. Trop tard.

Elle était tellement paisible, là, dans ses bras, qu’elle aurait pu en ronronner de plaisir, si seulement ça n’avait pas été aux frontières de l’indécence. Elle sentait ses repères se perdre les uns après les autres, les barrières s’écrouler lourdement. Une part d’elle, cependant, demeurait aux aguets. Elle ne leur posait pas les bonnes questions, elle n’évoquait pas les vraies problématiques, mais elle cherchait à éventer le brouillard de la nuit passée, c’était déjà un début. C’est pas très important, tu sauras t’en souvenir, si un jour tu tombes dessus. Elle ne répondait à ses questions qu’au travers de hiéroglyphes étranges auxquels il ne comprenait certainement rien, mais c’était mieux ainsi – car, finalement, l’irlandaise avait ses réponses sans avoir pu éveiller le moindre soupçon concernant d’éventuelles pensées légèrement déplacées. Seth devrait alors se contenter de lui faire confiance, et pour le coup, seul l’avenir finirait par donner un sens à ses mots ou pas.
Franchement, je sais pas comment tu fais pour me supporter. Ses paroles éclairaient faiblement ses restes de souvenirs et Noreen commençait sérieusement à se demander si, quelque part, elle était responsable de tout ça. De cette nuit improvisée, sur cette île qu’ils avaient tous deux reniés, de ce lit et surtout de cette chaleur partagés – avait-elle réclamé tout ça ? Elle avait en mémoire une histoire de mariage, quelques insultes et beaucoup de rires, elle ne situait Seth dans ce tableau que grâce à ses propres dires. Elle aurait certainement pu en rire aux éclats ou bien choisir de se terrer six pieds plus bas pour ne plus seulement se sentir aveuglée par la honte, mais une drôle de peine commençait à obscurcir ses pensées. Elle n’avait jamais eu une haute estime de sa personne et, sans qu’elle sache expliquer pourquoi, elle se sentait ridicule de lui imposer tout ça. C’était, sans nul doute, le genre d’anecdote qui la ferait rire, plus tard – aujourd’hui elle se demandait juste ce qu’il foutait encore là, à s’occuper de quelqu’un qui finirait indéniablement par se remettre en danger à la première occasion. C’était définitivement elle la cause perdue, ça ne faisait aucun doute. Mais il valait sûrement mieux le prendre avec le sourire, pour s’éviter de nouvelles peines inutiles. La prochaine fois faudra pas hésiter surtout, ça te fera des vacances méritées ! Elle ne tenait pas vraiment à ce qu’il la jette du haut d’une falaise à la première occasion, mais en fait, ça voulait peut-être aussi signifier qu’elle espérait, quelque part, une prochaine fois.

L’évocation de l’hydre la força à ouvrir les yeux, littéralement mais aussi sur ce qui l’attendait. Elle allait devoir retrouver son quotidien de nouvelle originaire mais, surtout, traverser cette île entière et les bons kilomètres qui l’en séparaient. Dans son soupir qui suivit, il y eut un peu de désolation, et une certaine flemme. A vrai dire, elle aurait voulu rester ici pour toujours, et ne plus jamais devoir retourner là-bas – alors, elle retarderait le compte à rebours, retournerait le temps s’il le fallait, mais elle lutterait pour que ce moment lui soit arraché des doigts à l'ultime seconde. Une nuit où tout le monde se réconcilie, c’était le bon moment pour revenir par ici, non ? Elle se surprit à sourire dans le vide, mais sa réponse ne suffirait probablement pas alors elle s’empressa de lui répondre avec un léger soupçon de sérieux. Mais il va falloir que j’y retourne, j’ai bien besoin d’une bonne douche je crois. Elle aurait tellement voulu le prendre vraiment avec le sourire, mais leur différent lui brisait le cœur à chaque instant où elle s’autorisait à y penser. Elle tournait autour du pot et s’en éloignait de plus en plus, mais parvenait néanmoins à lui faire comprendre qu’elle n’avait pas changé d’avis, et qu’elle ne le ferait pas. Elle aurait tellement voulu croire que l'avis de Seth n’était pas important, mais le simple fait de ne pas avoir obtenu sa bénédiction rendait son existence de cet autre côté toujours un peu plus fade. Mais elle pouvait encore sentir son cœur apaisé et la perspective d’un retour sur l’hydre ne l’inquiétait même pas. Elle aurait du, pourtant, réaliser qu’elle avait saccagé sa robe et que, par conséquent, elle n’avait plus aucun vêtement dans lequel se glisser avant de quitter la tente. Le moment était encore trop beau pour se fourvoyer dans de sombres pensées – à la place, elle avait l’impression que l’instant des confidences pointait son nez, et elle ne pouvait définitivement pas passer à côté, elle qui avait un sac suffisamment énorme à ses yeux pour être déchargé de la sorte. Je t’ai menti. Quand tu m’as demandé ce que je faisais chez les originaires. Elle n’avait jamais aimé mentir, et encore moins à Seth. Elle avait simplement pensé que ses véritables raisons risquaient de l’énerver, alors elle ne lui avait rien dit. Mais il ne pouvait pas s’énerver maintenant, pas vrai ? Je voulais pas rester sur l’île, alors j’ai demandé à Boones qu’on s’en aille. On a construit un radeau et apparemment il a trouvé le chemin du retour. Moi aussi, en quelque sorte, j’ai trouvé quelque chose qui ressemble à ce que je voulais. Ça n’avait rien d’une excuse, non, elle désirait simplement faire table rase du passé. Mais si, au passage, il pouvait, pas comprendre, mais au moins accepter son choix, alors elle aurait tout gagné. En évoquant ce mensonge, une part d’elle acceptait de redevenir cette blonde paumée et dont les pas étaient souvent guidés par la tristesse. Il n’avait jamais eu vent d’une quelconque envie de se barrer de cette île et il était sûrement à des lieues d’imaginer qu’elle avait eu l’espoir vain de s’en échapper – c’était pourtant le cas et elle s’était enfin décidé à le lui dire. Je t’ai menti aussi, quand on s’est croisé juste avant que je m’en aille. J’ai pas pensé la moitié de ce que je t’ai dit, mais je suppose que c’était plus simple de te dire au revoir de cette façon. Elle murmurait des vérités qui auraient du rester secrètes, car en prononçant ces mots elle faisait sûrement naître un nouvel espoir. Celui d’un retour, au moment où elle réaliserait qu’elle n’avait jamais quitté aucune île. Elle était suivie, de très près, par toute cette histoire. Ça ne changerait pas, et elle n’était pas prête de s’en rendre compte. Mais elle en avait déjà beaucoup dit, et c’était à son tour de tuer ses espoirs, déjà mort-nés depuis bien longtemps. Et toi, tu regrettes pas d’avoir abandonné ton camp pour une nuit ? D’ailleurs, tu m'as pas dit ce que tu faisais ici.







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» Seth A. Lightfellow "
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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Ven 10 Juil - 18:13

we should just kiss
noreen&&seth
Une chose était certaine. Seth qui était pourtant de nature prudent, voir plutôt paranoïaque, se laissait au gré du moment sans même penser que c’était peut-être une erreur capitale. Leur relation en prendrait un coup, en bien ou en mal, mais c’était une certitude qu’il ignorait plus ou moins volontairement. Le destin se jouait d’eux, sans doute pour mieux les faire souffrir plus tard, mais lui, il s’en fichait. Il était bien, pour une fois ajoutons, et il comptait bien en profiter. Il aurait pu rester ainsi jusqu’à la fin de temps, profitant d’une accalmie qu’il ne considérait pas mériter, mais qu’il appréciait tout particulièrement. Peut-être que c’était l’impression que ça faisait lorsqu’on trouvait sa place. Il n’en avait aucune idée et au final, il s’en fichait pas mal. S’il se mettait à réfléchir, il briserait le calme qui l’envahissait et ferait un retour forcé vers la réalité. Cette horreur dans laquelle ils évoluaient loin de l’autre alors que leur place était forcément ensemble. Ça paraissait maintenant si évident et pourtant si loin de se reproduire. C’était une halte, un moment de répit, un bonheur passager jusqu’à ce qu’ils doivent retourner à leurs vies respectives. Ces vies qui n’étaient plus entremêlées comme elles l’avaient été par le passé. Ils avaient définitivement passé ce stade, ils étaient ennemis à présent, et pourtant, tous deux espéraient à cet instant. Seth tout du moins voulait autre chose, voulait ce qu’il vivait à présent. Pourtant, il se gardait bien de l’admettre, même à lui-même. S’il profitait de l’accalmie maintenant, il ne fallait pas s’attendre à ce qu’il se dénie une chance de recommencer, parce que le bonheur c’était bien, mais tomber après y avoir goûté, ce l’était beaucoup moins. Si bien qu’il y avait un risque considérable qui se tourne vers de vieilles habitudes et qu’il fuient le risque et la douleur potentielle. Il n’était qu’un lâche après tout.
Heureusement, il ne mit pas sa fuite en trombe trop rapidement. Elle avait signalé le fin de l’accalmie en commencer à poser des questions, mais Seth continuait d’en profiter. De bonne grâce - ou pas - il répondait aux questions, plus souvent par de courtes phrases qui lui étaient propres. Noreen, elle, était évasive, peu claire du point de vue du soldat. Elle parlait de façon voilée et ça ne pouvait pas lui plaire, mais il se garda bien de le faire remarquer. Il écouta donc la réponse à sa question… qui ne l’éclaira pas davantage. Il ne se voyait pas visé, et il ne pouvait pas imaginer que tout le monde voulait dire lui. Après tout, une fête était typiquement le genre de chose qu’il cherchait à éviter et attendre sa présence ne pouvait qu’être vu comme une perte de temps monumentale. Bien inconscient de tout ça, il ne comprenait donc pas ce qui s’était passé la veille, pas plus qu’il n’avait compris lorsque c’était arrivé. Tenu dans le flou, il ne put dire autre chose qu’un « D’accord… » à voix basse. on ne pouvait pas s’attendre à mieux et il ne fallait pas lui en vouloir, il lui manquait des informations primordiales.

Enfin, le sujet passa et Seth préféra ne pas s’y attarder. Il n’aimait pas tellement ne pas comprendre, mais visiblement ce n’était pas le seul sujet auquel il ne pigerait rien. Il eut donc droit à aussi peu de clarté au sujet du tatouage. Décidément, il y avait peut-être un clé qui permettrait de vaincre le code de brouillard qui entourait chacune de ses réponses. « C’est important si tu m’as posé la question. » Sa remarque ressemblait davantage à un grognement mécontent qu’une véritable remarque, ce qui était sans doute plus prêt de la vérité. Il n’était pas particulièrement content de faire une discussion dont il ne comprenait que la moitié, mais visiblement, il n’avait pas tellement le choix. Au moins il pouvait tout à faire répondre à la suite de la conversation où elle demandait, surement de façon rhétorique et surtout indirecte, comment il faisait pour l’endurer. Il ferma les yeux, surement pour se donner l’air qu’il réfléchissait. Pourtant, la réponse pouvait paraitre évidente d’un point de vu extérieur : soit il le faisait parce qu’elle arrivait à l’endurer lui - ce qui n’était pas une mince affaire - soit parce qu’il était devenu aveugle du fait de certains sentiments. Dans les deux cas, lui, ne pouvait pas avancer de telles raisons si bien qu’il fit remarquer : « J’ai l’habitude. » Pas du fait qu’elle était insupportable, mais simplement il avait l’habitude d’elle. Ils se connaissaient depuis un certain moment déjà et il pouvait difficilement s’imaginer sans elle aux alentours. Certes, la plupart de leurs discussions tournaient au vinaigre et elle avait une tendance importance à ce mettre en danger, mais il ne pouvait pas s’en aller, la laisser là. ❝ La prochaine fois faudra pas hésiter surtout, ça te fera des vacances méritées ! ❞ En entendant ce qu’elle disait, il eut envie de rire. Il aurait très bien pu le faire s’il n’avait pas contenu son amusement. À quelque part, il savait que ce n’était pas la bonne réaction. Peut-être qu’il avait une minimum de retenue finalement. « Si je te jette d’une falaise qui est-ce que je pourrai sauver ? » C’était évidemment de l’ironie, il ne se voyait tout de même pas encore comme un superhéros qui avait pour mission de la sortir du pétrin à tout prix, mais tout de même, il se sentait obligé de faire remarquer cela. Puis bon c’était une manière, pas très claire certes, de dire qu’il ne voulait pas la jeter d’une falaise. Ce n’était pas très surprenant, puis, au moins comme ça elle n’était pas la seule à parler en code. Enfin, de toute façon c’était tout ce qu’il pouvait dire, il ne pouvait pas comprendre que si elle parlais de prochaine fois c’était parce qu’elle en voulait une.

C’est finalement son évocation de l’hydre qui changea un peu la donne, jeta un certain froid sur la conversation. Ils n’étaient pas complètement descendus de leur nuage, mais c’était sans doute pour bientôt. Sa réponse lui fit arquer un sourcil ? Il n’avait définitivement pas vu la fête ainsi, il n’avait pas non plus vu des réconciliations à tour de bras. Ce pourquoi il ne répondit rien, s’il n’avait pas vu les choses ainsi, il ne le voyait pas davantage maintenant. Le commentaire qu’elle fit par la suite aurait pu faire rire plusieurs personnes, Seth le premier (fut un temps, plus maintenant), à la place il se contenta d’un vague sourire avant de dire : « C’est sur que ça ne te ferait pas de mal. » Oh il ne disait pas ça dans le sens ‘tu pues’ ou autre variante peu flatteuse, mais simplement parce qu’il pouvait s’imaginer à quel point une bonne douche pouvait faire du bien. Ça permettait de se replacer esprit. Lui-même en aurait bien besoin, il était plutôt certain de ça.

À la place, il eut droit à une bonne douche de vérité et il n’était pas certain que ça lui plaisait particulièrement. Rien que lorsqu’elle commença, il fronça les sourcils. L’idée qu’elle lui avait menti lui donnait envie de la repousser, mais il n’en fit rien. Elle avait de la chance, il voulait continuer de profiter de ce moment. C’était sans doute la seule raison qui lui permit de garder son calme d’ailleurs lorsqu’elle lui avoua qu’elle avait prévu partir de l’île. S’il avait pu se sentir abandonné lorsqu’elle lui avait fait part de sa décision de rester chez les originaires, c’était encore plus poignant à ce moment précis. Son être lui criait alors qu’elle avait choisi quelqu’un d’autre pour partir et il ressentait à nouveau l’étau de la jalousie se resserrer sur lui. Évidemment il ne put qu’ignorer la sensation, se disant que c’était simplement le retour à la réalité qui le déphasait, mais non. Il pouvait savoir que ce n’était malheureusement pas que pour ça. Au moins il pouvait se rassurer avec l’autre moment de vérité qui suivit. C’était un certain baume de savoir qu’elle n’avait pas pensé tout ce qu’elle avait dit à leur dernière dispute ou du moins celle qui avait précédé sa disparition. Il garda alors le silence, ne sachant pas quoi répondre. Il était tiraillé entre la sensation de jalousie qui le prenait encore, qui s’était sans doute installé confortablement sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit. Il réussit finalement à trouver une réponse adéquate en disant : « C’est dans le passé j’imagine. » Voilà qui ne voulait pas dire grand chose, mais c’était tout de même mieux ça que « pourquoi tu ne m’as pas demandé pour quitter l’île ? » (dans le sens qu’elle ne l’avait pas choisi lui) ou encore « tu voulais m’abandonné » même si ces deux idées ressemblaient plus à ce qu’il pensait au fond.

Heureusement pour leur petit nuage qui commençait à avoir du plomb dans l’aile, Noreen changea le sujet en lui posant une question ou plutôt deux. Il put donc se concentrer sur ce qu’elle lui avait demandé plutôt que sur tout le reste. Il commença par la première question à la quelle il se contenta de répondre bien vaguement : « J’imagine que je vais le retrouver mon camp. » C’était la triste vérité. Une fois qu’il quitterait cette tente, son camp serait le seul endroit où il pourrait aller. Pour ce qui en était de la raison de sa présence, il n’était pas certain que l’admettre était la bonne chose à faire, même qu’il avait l’impression que c’était une bien mauvaise idée. Il finit par opter pour quelque chose se rapprochant de ce qu’elle lui, à savoir une demi-vérité. Il coupa le fait qu’il était sorti de la caverne des hostiles pour s’assurer qu’elle allait bien pour résumer ça assez simplement. « Je passais par là et j’ai vu que tu étais dans un sale état. » Il avait aussi coupé le fait qu’il avait bu parce que ça n’avait aucune importance au final. Non vraiment, c’était plus simple de dire que le hasard avait fait les choses pour une fois et qu’il avait potentiellement bien fait pour une fois. « J’espère que tu ne m’en veux pas. » Il le pensait à moitié et il ironisait aussi, parce que bon, il ne voulait pas s’en venter, mais il lui avait été bien utile pour une fois.



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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Mar 14 Juil - 2:21



❝ honey, just put your sweet lips on my lips, we should just kiss like real people do. ❞
Il y avait dans ses yeux quelque chose de nouveau. Une petite lueur qui ne s’était plus allumée depuis si longtemps maintenant. Elle le regardait et ne pouvait que sentir son cœur se soulever à une allure presque folle. Ils avaient si bien tenté de le cacher, et ils y étaient parvenus pendant longtemps – mais Noreen ne pouvait plus l’ignorer. Quelque chose avait changé, s’était indéniablement retourné et l’irlandaise ne pouvait qu’y prêter attention. Là, perdue entre ses propres songes et ses bras, elle était prête à se laisser enivrer par ce doux sentiment, cette agréable sensation que tout irait pour le mieux. Elle était fatiguée d’essayer, encore et encore, de cacher la vérité derrière de faux sourires, des réponses maladroites et une tromperie continuelle. Alors, peut-être bien que le véritable problème se posait du côté de Seth, et le risque était qu’il ne soit pas du tout sur la même longueur d’onde. Mais elle n’avait plus vraiment envie de douter – pas par excès de confiance, mais plus par nécessité. Il fallait qu’il se passe quelque chose et il lui semblait que le moment était venu. Peut-être bien qu’elle se plantait sur toute la ligne et qu’au bout du chemin, elle se retrouverait une nouvelle fois toute seule. Mais elle voulait croire, avoir le droit d’espérer, à cet instant précis, qu’il n’en serait rien, qu’elle sentirait une main se glisser dans la sienne et que des pas marcheraient à côté des siens. C’était sûrement vain, mais elle avait probablement passé trop de temps à évincer cette pensée – mais chassez le naturel, et voyez donc comme il revient.

Elle ne prit pas la mesure du bougonnement de Seth, et, sans savoir pourquoi, elle se décidait doucement à lui avouer certaines choses. Il y avait généralement des vérités qui n’étaient pas bonnes à dire, mais de toute évidence il voulait les connaitre, alors elle allait les lui livrer. Comment lui en vouloir, après tout, d’avoir eu peur ? Peur d’avoir franchi une limite jusqu’alors infranchissable, et surtout, qu’elle n’avait jamais voulu outrepasser ? Du moins, pas comme ça, dans de telles conditions. Bien-sûr qu’elle commençait sérieusement à espérer quelque chose, et ça ne faisait plus aucun doute que son esprit se laissait parfois divaguer vers des pensées peu claires, et probablement inappropriées aux vues de la relation à priori amicale dans laquelle ils s’étaient enfermés. Si Noreen avait pu être enfant de cœur durant sa jeunesse, ce n’était définitivement plus le cas, et elle n’avait pas spécialement envie de s’en cacher. Elle avait, bien des fois, eu envie de le découvrir sous un jour nouveau, et ce dans à peu près tous les sens possibles du terme. Au-delà d’une pulsion perverse passagère, néanmoins, elle voulait plus que ce qu’ils n’auraient jamais pu avoir s’ils avaient décidé de briser leur dernière limite alors qu’elle avait bu comme un foutu trou et qu’il s’était décidé à jouer au superhéros. Il y avait un peu dans tout ça dans ce qu’il n’avait pas compris, et elle se décida à le lui livrer. En fait c’était juste une manière détournée de te demander si on a couché ensemble. Elle aurait pu être gênée de le lui dire, mais elle n’oubliait pas qui le lui avait demandé, alors elle se contenta de lui offrir un sourire espiègle et pas le moins dérangé du monde. Peut-être bien qu’il ne le prendrait pas comme elle, mais tant pis, au moins, maintenant il avait une réponse claire à sa question. Malgré tout, si elle était l’incroyable témoin de la naissance de nouvelles espérances, elle ne pouvait s’étonner de la résistance de Seth. C’était clair qu’il devait l’endurer, et elle n’était pas franchement la plus simple à comprendre ; de la même manière, elle était bien loin de toujours prendre les bonnes décisions, et elle avait cette facilité déconcertante à se retrouver dans des situations particulièrement périlleuses. Mais il était encore là et, pour ça et bien d’autres choses, il fallait l’admettre, il méritait la palme de l’ami le plus bienveillant. C’est gentil de t’être habitué à moi, puis je suis sûre que tu t’ennuierais si j’étais pas là. D’un coté, elle n’avait pas complètement tord, si on considérait sa capacité incroyable à constamment prendre la décision qui la conduisait au plus proche de précipice. Elle n’en avait probablement pas besoin, mais la réponse du jeune homme lui apporta malgré tout comme un certain réconfort – il ne le disait pas, mais peut-être bien qu’il sous-entendait qu’il serait encore là, derrière ses pas, pendant encore un moment. Il y avait quelque chose de particulièrement rassurant dans le fait de savoir qu’on a quelqu’un prêt à retrousser ses manches quoi qu’il arrive – et Noreen ne pouvait que se sentir ravie de savoir que cette personne, c’était Seth. Certes, ils ne partageaient plus la même île, mais elle voulait croire qu’il serait là pour la ramener quelque part, si jamais elle buvait trop. Sa réponse ne put provoquer un léger rire chez Noreen – elle, elle ne contrôlait absolument pas ça. C’est sympa je retiens ! Mais tu vois, c’est un des avantages d’avoir choisi l’hydre, j’crois que tu saurais l’apprécier si t’en avais l’occasion. Oh non, elle ne voulait absolument pas remettre en cause son choix, parce que c’était le sien et qu’ils s’étaient déjà trop disputés à ce sujet. Simplement, après deux longues années sur cette île, Noreen avait redécouvert la douche comme un enfant qui apprend l’existence du Père-Noël, si bien qu’elle ne pouvait définitivement cracher sur ce détail maintenant qu’elle avait l’occasion de sentir bon, au moins une fois de temps en temps. De ce point de vue là, on ne pouvait le nier, les originaires gagnaient des points.

Elle s’était sentie de faire des confidences, et la réaction de Seth la rassura étrangement. Elle n’avait pas compris, en fait, ce qu’il avait bien pu ressentir, car la jalousie était un concept bien flou aux yeux de la jeune femme. Elle, elle aimait tout le monde et pensait donc que tout le monde devait s’aimer aussi. On ne pouvait posséder une personne comme on gardait un objet et elle, elle voulait partager ceux qu’elle aimait. Et pourtant, Dieu sait comme les choses auraient été différentes, si seulement Seth avait osé lui avouer tout ça. Elle aurait pu lui dire, alors, qu’elle avait choisi Boones parce que la même lueur triste brillait dans ses yeux, parce qu’il avait déjà construit son foutu radeau, et parce qu’elle avait été persuadé que jamais Seth n’aurait voulu abandonner Wendy sur cette île. Parce qu’elle avait eu peur d’essuyer un effroyable refus, et parce qu’au final, elle en avait fait une mission personnelle de revenir les sauver, les autres, mais surtout lui. A la place, pourtant, elle se contenta encore une fois de sourire au vide, totalement satisfaite de sa réaction. J’ai eu peur que tu m’en veuilles mais c’était ridicule, j’essaierai de pas te mentir la prochaine fois alors ! Elle ironisait, comme d’habitude – mais, en vérité, elle n’avait plus envie de jamais rien lui cacher. Rien, à part son cœur et ses battements fous.

Le fait qu’ils étaient lovés dans les bras l’un de l’autre depuis un moment déjà et qu’aucun des deux n’avaient manifesté le désir de s’éloigner n’enlevait pourtant rien à leur querelle déjà vieille. Chacun avait choisi son camp et pas grand-chose ne semblait prêt à changer. Au détail prêt, peut-être, que Noreen voulait accepter le choix de Seth. Elle ne le comprenait pas, mais ça ne devait pas l’empêcher de faire tous les efforts du monde pour le tolérer. Aujourd’hui, elle s’en sentait capable, probablement parce que si Seth en valait la peine, elle commençait à penser qu’ils en valaient simplement le coup. L’observant avec un regard probablement un peu trop attendrie aux vues de ce qu’il racontait, elle ne fut pour une fois pas la seule à faire la conversation. C’est bon, je devrais pouvoir te pardonner de m’avoir tiré d’une probable sale affaire. Elle aurait pu être sérieuse, seulement elle ne l’était même pas. Elle ne pouvait pas, et d’ailleurs elle n’en avait pas envie, d’imaginer ce qui aurait pu se passer s’il n’avait pas assuré ses arrières. A vrai dire, c’était souvent le cas, et lorsqu’elle le réalisa, elle ne put se retenir de s’approcher encore un peu plus près de lui. Sa main, jusqu’à présent posée sur son torse, remonta doucement vers son cou, et tous ces souvenirs que contenait cette cicatrice qu’elle lui avait elle-même infligée. C’est vilain, quand même , se contenta-t-elle de commenter. Plus que jamais, sa douceur s’exprima dans ses gestes alors qu’elle se surprit, elle-même, à caresser tout doucement la cicatrice dans son ensemble, du bout du doigt. T’es quand même bien plus beau quand je suis pas là pour t’abimer. Au fond, elle n’avait pas complètement tord et, si elle n’avait pas pu faire autrement, il restait quand même cette marque pour assurer qu’elle l’avait, un jour, réellement blessé.

Alors, peut-être qu’elle cherchait à tenter le diable à travers ses fréquents changements de position. Et peut-être bien qu’elle s’approchait chaque fois un peu plus prêt pour voir à quel moment il finirait par la repousser. Tout son corps lui intimait de tuer cette distance qui les séparait inutilement, de sauter le pas et de laisser faire les choses, dans un sens ou dans un autre, mais elle ne savait s’y résigner. Sans pouvoir mettre de nom sur ces drôles de crainte, elle releva néanmoins les yeux vers lui, les doigts toujours posés sur sa peau, avant de murmurer un doux Désolée. Elle n’avait pas besoin d’être précise, aujourd’hui elle voulait s’excuser de tout ce qu’elle avait bien pu lui faire endurer. Mais ce n’était toujours pas suffisant, et, à mesure qu’elle sentait son visage s’approcher dangereusement de celui de Seth, elle lâcha le véritable fond de sa pensée. Merci. Elle l’avait chuchoté d’une voix qui voulait à peu près tout dire. D’ici, elle pouvait à présent sentir son souffle chaud contresa peau, au point qu’un infime effort aurait suffit à définitivement tuer cette distance qu’ils s’imposaient encore. Et dans ses yeux, déjà, il pouvait lire une explosion de sentiments, quelque chose qu’il n’avait probablement jamais pu observer, couplée à une infinité d’étoiles.







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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Ven 24 Juil - 22:08

we should just kiss
noreen&&seth
Tenu dans l’ombre quant au question de Noreen, Seth aurait pu devenir particulièrement bougon. Il n’aimait pas particulièrement qu’on agisse ainsi avec lui, mais il y avait autre chose qui clochait. Sans doute le fait que la jeune femme était à présent plus loin, autant physiquement que mentalement. Certes, le côté physique du problème était présentement réglé, en pause d’une certaine façon, du fait de leur soudaine proximité. L’autre partie était loin d’être réglée, après tout, au-delà de leur opposition quant à leur choix de camps, il y avait autre chose, quelque chose qu’il sous-estimait. C’était le fait que, contrairement à lui, Noreen était prête à se laisser aller aux sentiments qui les envahissaient tous les deux. Pour Seth c’était bien différent, s’il acceptait de se laisser aller à l’instant pour profiter de cette accalmie, rien ne pouvait dire ce qui en serait plus tard. Il valait mieux qu’il n’y pense pas à l’instant. Après tout, il était surtout doué pour fuir ses sentiments et si jusque là il avait réussi à les repousser aux fin fonds de sa tête, c’était plus complexe maintenant. Difficile d’ignorer des sentiments qui paraissaient si évidents, son coeur si bruyant dans sa cage thoracique et c’était sans doute le réalisation la plus dangereuse.

Heureusement, son passage dans l’ombre fut écourtée lorsque Noreen décida de lui livrer la vérité. Peut-être qu’elle n’était pas bonne à savoir, mais le soldat était content de l’apprendre. Il le fut brièvement avant de la dévisager en silence. S’ils avaient couché ensemble ? Il ne savait pas trop quoi faire avec cette information. Avait-elle réellement pensé qu’il aurait profité d’un moment où elle tenait à peine debout pour coucher avec elle. Oh, ce n’était pas qu’il n’avait pas de désir pour elle, bien au contraire, mais il était aussi très capable de se contenir. Il fallait dire qu’il y avait cette barrière entre eux, quelque chose qui n’avait pas encore été franchie (et heureusement d’ailleurs). Disons que c’était à nouveau un exemple de la capacité qu’avait Seth d’ignorer ce qu’il ressentait. Il avait tellement eu l’habitude de réprimer ses sentiments à l’égard d’Edge que maintenant, il faisait la même chose avec elle. Si bien que penser qu’ils auraient pu coucher ensemble lui paraissait étrange, mais pas parce qu’il n’en avait pas envie, la question n’était pas là. « T’aurais pu le demander directement. » Il n’aurait sans doute pas apprécier la question, mais au moins, elle aurait été honnête avec lui. Enfin, il disait ça de façon rétrospective, mais il était évident pour quiconque le connaissait qu’il n’aurait sans doute pas apprécié. Difficile d’imaginer la réaction qu’il aurait eu, mais maintenant qu’elle lui avait demandé de façon détourné, puis avoué la vérité, il ne pouvait pas faire grand chose. Si bien qu’il préféra garder le silence après lui avoir fait remarquer qu’elle aurait du être franche. S’il devait choisir entre les réponses brouillées de Noreen ou quelque chose de clair, il prendrait la seconde option en tout temps.
Il n’était pourtant plus avancé. À vrai dire, Seth était définitivement entre deux pas, ne sachant pas tellement sur quel pied danser avec elle. Noreen n’était définitivement pas à blâmer pour cette hésitation, même si elle en était la cause, mais il fallait dire que ça avait des répercussions sur elle dans tous les cas. En effet, il arrivait au jeune homme de se montrer plus brusque ou de changer complètement devant elle. Cela dit, il rester faux de penser qu’il était exceptionnel qu’il la supporte, même qu’en y pensant sérieusement, ce serait sans doute l’inverse, à savoir que Noreen l’endurait lui. Ce pourquoi il arqua un sourcil en entendant ce qu’elle lui disait. C’était l’évidence même, après tout, il avait la terrible habitude de faire tourner sa vie autour des autres. Ça avait été Wendy depuis le début, puis Edge et finalement la blondinette qu’il serrait contre lui. Elle n’avait certainement pas la place qu’occupait sa jumelle depuis le début, mais elle avait pris en importance et maintenant, il n pouvait pas s’imaginer sans elle. Difficile à croire, encore plus à avouer si bien qu’il ne pipa pas un moment avant de se permettre un petit : « Probablement. » Bien marmonné de façon à ne pas être compris. C’était toujours ainsi, il avait du mal à avouer ses sentiments et même si dire qu’il s’ennuierait sans elle n’était pas une déclaration d’amour, c’était suffisant pour qu’il se braque en le disant. Ce n’était pas ce qu’il fit, on pouvait croire au miracle, mais les pincettes deviendraient surement nécessaire dans son cas. En somme, il fallait souhaiter bonne chance à la nouvelle originaire.

Sauf que non, au lieu de s’attarder sur ce sujet rendu épineux par les sentiments dégoulinants du jeune homme, ils passèrent vers un autre sujet moins plaisant. Celui qui rappelait aux deux protagonistes que ce n’était qu’un moment d’accalmie et que la réalité les rattraperait rapidement, leurs choix les rattraperaient. Ça semblait léger, après tout le fait que Noreen prenait une douche ou non n’avait pas d’implications particulières, même que c’était plutôt anodin, mais il fallait croire que l’hydre était devenu un sujet pratiquement tabou pour eux qui s’étaient tellement disputés à ce sujet. Si bien que même s’il ne réagit pas particulièrement lorsqu’elle prit la parole, il suffisait de le connaitre pour savoir que le sujet ne lui faisait pas plaisir : « Y’a de l’eau partout pour se laver. » Ce n’était pas une douche, certes, mais il fallait quand même se douter que Seth ne serait pas emballer par l’idée de prendre une douche. Monsieur était trop orgueilleux pour ça et il fallait avouer il n’était pas tellement attaché à ce genre de confort. L’armée avait au moins cet avantage là, celui de s’habituer au pire.
Mais finalement, le pire était loin d’être le fait qu’il ne pouvait pas prendre une douche quand il le voulait, ou le fait que l’électricité était maintenant chose du passé. Non, c’était cette douleur qu’il ressentait lorsqu’elle parlait de quelqu’un d’autre ou qui provenait plutôt du fait qu’elle n’avait pas pensé à lui lorsqu’elle avait voulu quitter l’île. C’était une sensation horrible, mais il la connaissait pourtant très bien. Il l’accueillait comme une vieille amie malgré lui. Parce qu’il savait ce que c’était, cette sensation noire qui l’envahissait rapidement. Il fallait la faire taire, mais jamais il n’y arriverait seul. Pourtant, il essaya de l’enterrer au plus profond de lui-même. En ne faisant rien, peut-être que ça disparaitrait. Fausse espérance, espoir vain, mais c’était mieux cela que d’affronter ses sentiments. Il finit par soupirer légèrement en entendant ce qu’elle lui disait. C’est qu’elle ne savait rien de sa réaction, elle le pensait peut-être heureux, mais son coeur lui disait autrement. « Ça peut-être une idée. » Même si finalement, il réalisait que la vérité qu’elle lui livrait ne lui plaisait pas nécessairement.

Puis il décida de lui livrer sa propre vérité en lui racontant en partie la raison qui expliquait sa présence, ou du moins un résumé particulièrement court de cette raison. Il ressentit un certain soulagement lorsqu’elle lui affirma qu’elle lui pardonnerait, même si elle semblait sous-entendre qu’il n’y avait rien à pardonner. Il n’ajouta rien, se tendit plutôt en la sentant se rapprocher de lui. Elle lui fit alors remarquer la blessure qui ornait son cou avant de la caresser avec une douceur infini. Un frisson envahi le corps de Seth alors qu’il réprimait deux envies, celle de la repousser et celle de l’attirer encore plus près. Immobile, par un miracle quelconque, il fut néanmoins amusé par ce qu’elle disait. Si seulement ça pouvait être vrai, mais la règle générale était qu’il était bien capable de s’abimer lui-même. C’est d’ailleurs ce qu’il tâcha de lui rappeler : « Je pense que je m’abime bien même seul de toute façon. » Après tout ce n’était pas à cause de Noreen s’il s’était retrouvé chez les originaires en tant qu’otage, c’était aussi seul qu’il avait reçu la majorité de ses blessures. Son corps était parsemé de ces marques et la jeune femme n’y était pour rien. Il lui était aussi reconnaissant de l’avoir sauvé, même s’il ne l’avait sans doute jamais assez dit. C’était encore cet orgueil qui l’en empêchait tout simplement, cet orgueil qui le tenait silencieux alors que son être lui criait de faire savoir ses sentiments à cette personne si importante pour lui. Il n’en était rien, pas même lorsque Noreen vint tuer un peu plus cette distance qui les séparait. La distance était maintenant infime, comme si elle ne pouvait qu’appeler à être franchie, mais Seth ne fit rien en ce sens. Non, il restait plus ou moins impassible, incapable de faire plus. Peut-être qu’il craignait par dessus la réaction qu’elle pourrait avoir, peu importe ce qu’il ferait. Ce pourquoi il se contenta de répondre à ce qu’elle lui disait alors : « Pourquoi ? » Il ne savait pas pourquoi elle s’excusait, pas plus qu’il ne savait pourquoi elle le remerciait quelques instants plus tard. Pourtant, cette fois, quelque chose changea, toujours silencieux, Seth passa le pas. Comme s’il se fichait soudainement des conséquences, comme si c’était la seule chose qu’il voulait faire. Il approcha sa tête de la sienne et posa ses lèvres sur celles de Noreen. Au diable les conséquences, il regretterait une autre fois.



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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Dim 2 Aoû - 1:12



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Noreen ne croyait pas au destin qui préméditait tout dans son dos. Elle ne pouvait définitivement pas laisser un maitre géant régir sa vie comme il le voulait, et elle n’acceptait pas non plus l’idée de ne plus être en contrôle. Et pourtant, elle devait bien avouer qu’à cet instant précis, quelque chose la dépassait. Ce moment qu’ils partageaient là, eux, ces deux-êtres si antithétiques, n’aurait sans nul doute pu exister que dans les instants d’égarement de Noreen, lorsqu’elle permettait à son esprit une certaine fantaisie légèrement teintée d’espoir qu’elle imaginait vain. Ils étaient si éloignés et, pourtant, une drôle de force s’assurait toujours que leurs routes se rejoignent. On raconte que le destin s’arrange toujours pour réunir ceux qui s’aiment. Naïvement, Noreen commençait à croire à toutes ces conneries. Peut-être bien qu’elle avait envie de penser que malgré leurs décisions antinomiques, leurs disputes incessantes et leurs égos constamment prêts à se sauter dessus, quelque chose dont ils ne contrôlaient rien leur permettrait de toujours se retrouver. Elle n’avait simplement aucune certitude de cette existence divine.

Il y avait souvent eu tout un pont entre ce qu’elle pouvait lui dire, et ce qu’elle signifiait réellement. Parce que, malgré sa franchise légendaire, Seth était de ces personnes à qui on préfère parfois masquer la vérité pour éviter certaines drôles de situations. Elle n’avait pas eu besoin qu’il lui fasse de dessins pour comprendre que, parfois, il valait mieux qu’il ne connaisse pas le véritable fond de sa pensée. Tout cela s’était encore une fois imposé à elle alors qu’elle avait commencé à réaliser la situation dans laquelle ils se trouvaient et, derechef, elle avait jugé préférable de s’en sortir à l’aide de petites pirouettes bien malicieuses. Parce qu’elle savait qu’il ne valait pas mieux réclamer ce genre de choses sans une certaine pudeur, et parce qu’elle commençait suffisamment à le connaitre pour avoir osé supposer qu’il n’apprécierait pas ce trop-plein de franchise. Et pourtant, malgré tout il la lui avait réclamée, comme s’il pouvait lui aussi adapter son comportement à celle qui se trouvait à ses côtés. Tant pis, il l’avait voulu, alors il l’avait eu. Elle ne remarqua qu’à peine ses yeux posés sur elle, et ne put retenir sa sincérité plus longtemps, de peur de l’offusquer une autre fois. Peut-être que j’avais peur que tu penses que je me suis fait de faux espoirs, ou quelque chose comme ça, lança-t-elle sans vraiment y réfléchir. Est-ce qu’elle avait réellement nourri des espérances à ce sujet ? Les chances étaient moindres, dans la mesure où, s’ils avaient pu faire quoi que ce soit la nuit précédente, elle n’en aurait gardé aucun souvenir. Le contraire lui convenait parfaitement, et l’idée même d’avoir partagé une première nuit torride ensemble sans pouvoir s’en rappeler la dégoutait plus que de raison. Au final, il avait au moins gagné la certitude de l’existence de tatouages bien cachés ; ce n’était certes pas grand-chose, mais il devrait s’en contenter. Dieu seul savait s’il poserait un jour les yeux dessus.

Si elle avait envie d’omettre momentanément que leurs choix de vie s’opposaient considérablement maintenant que chacun vivait sur son île, il ne faisait plus de doute que ce n’était pas réciproque. Elle ne le sentait pas enclin à en parler, et elle aurait pu se contenter d’un silence, mais sa réaction, naturellement froide, lui assura qu’ils n’étaient pas prêts d’être d’accord à ce sujet. Ça ne dérangeait plus l’irlandaise mais Seth, lui, ne semblait pas encore lassé de se prendre la tête à ce sujet. Elle se contenta de l’observer du coin de l’œil, réalisant qu’elle commençait à comprendre ce ton qu’il utilisait quand ils évoquaient l’hydre. Ça arrivait de ne pas être d’accord, voilà ce que pensait la demoiselle. Elle était lassée de toutes leurs interminables désaccords, ils méritaient bien une pause et elle la lui accorda au travers d’un sourire amusé. De toute façon, tu peux compter sur moi pour te le dire, si un jour tu sens trop fort. Elle ne cherchait pas spécialement à le provoquer, disons qu’elle avait simplement envie d’apaiser ce sujet déjà bien épineux. Elle n’était pas naïve au point d’escompter que lui parler d’une douche le ferait changer d’avis concernant l’hydre, mais il lui semblait que sa petite blague ne suffirait pas à l’adoucir. Il faudrait qu’elle frappe plus fort, ce qu’elle n’hésita pas à faire, usant cette fois d’une certaine sincérité. J’espère qu’un jour tu me pardonneras d’avoir choisi l’hydre. Elle ne devait pas se justifier de son choix, qu’elle lui avait par ailleurs déjà expliqué. Mais elle était vraiment sérieuse, et commençait à nourrir un espoir vain d’un jour apaiser leurs tensions. Il paraît que c’est beau, l’espoir.

Ils avaient vu ce paquebot aux ailes dorées qui portait avec lui la promesse d’un avenir citadin en couleur, et pourtant ils étaient encore là tous les deux. Alors, est-ce qu’elle se foutait de lui, à évoquer son envie de quitter l’île, elle qui aurait déjà pu être de retour à New-York ? Disons que les originaires étaient parvenus à changer beaucoup de choses, et sa vie lui convenait maintenant suffisamment pour qu’elle ne se lance plus dans des paris aussi fous qu’elle-même pouvait l’être. Malgré sa réaction, pourtant, elle se sentait le devoir de rajouter quelque chose, comme s’il fallait aussi qu’elle s’excuse d’avoir tenté de s’en aller. Tu m’en veux pas d’avoir voulu quitter l’île ? Seulement, le problème ne se trouvait pas réellement là et, si elle devait lui dire les choses telles qu’elle les pensait réellement, ça lui semblait être le bon moment pour débuter. Attends, je reformule… Est-ce que tu serais venu avec moi si je te l’avais demandé ? Elle osa planter son regard dans le sien, probablement parce qu’elle espérait une réponse sincère. Au fond, elle ne savait déjà que trop bien ce qu’il allait lui répondre, et le tout se résumait assez simplement dans sa tête : Wendy. Ça voulait dire non, aussi simplement que ça. Et pourtant, elle se trouvait là, naïvement, à lui réclamer une réponse qu’elle connaissait déjà. Tôt ou tard, il faudrait qu’elle réalise que vivre au milieu d’espoir déchu n’aide personne. Aujourd’hui ne semblait pourtant pas être la bonne journée.

Le corps de l’hostile était recouvert de multitudes de stigmates, preuves implacables d’un passé téméraire, et probablement dangereux. Elle n’avait pas pu ignorer la plupart de ces marques, mais il en avait bien une qu’elle détestait plus encore que toutes les autres, parce qu’elle avait été la main qui la lui avait infligé. Oh, la sienne risquait de s’installer aussi confortablement dans le creux de sa paume, mais ça ne faisait pas la moindre différence. Parce que Seth, lui, se souviendrait éternellement de la brutalité avec laquelle elle lui avait infligé ça, lorsqu’il aurait l’occasion de revoir son cou. Elle ne s’empêcha pourtant pas de froncer les sourcils face à sa réaction, à laquelle elle ne s’attendait pas le moins du monde. Peut-être qu’elle connaissait trop bien sa froideur pour escompter une réaction relativement sereine, alors elle ne put s’empêcher de garder le silence un instant tandis que son regard capturait ses doigts qui glissaient tendrement sur sa peau. T’as raison, t’as pas besoin de moi pour ça, je me trouverai une meilleure utilité, lança-t-elle distraitement.
Il y avait quelque chose de plus, et Noreen ne savait plus trop si elle l’avait cherché ou si, finalement, tout ça s’était imposé de lui-même. Le fait est qu’elle se trouva à se surprendre en le remerciant, comme si la situation l’avait nécessité. Ce n’était pas franchement le cas, mais elle s’était sentie de le faire, comme si quelque chose dans ce moment lui avait prouvé qu’elle le devait. Au fond, elle n’avait rien précisé, se contentant de supposer qu’il comprendrait – ce qui ne fut évidemment pas le cas. Elle ne put empêcher un léger sourire amusé et particulièrement attendri de se glisser sur ses lèvres tandis qu’elle l’observait en silence. Ceci n’est pas une vraie réplique, juste une dédicace à toi, sale fouine qui lit les rp des autres ! Mais t’as pas honte d’être ici alors que t’as rien à y faire ? Mention spéciale pour quelqu’un-qui-se-reconnaitra : désolée mais non, finalement elle ne l’a pas (encore) violé. Elle aimait ces nouveaux moments où elle avait le droit de se perdre au fond de ses prunelles sans la moindre crainte d’une quelconque conséquence – et elle aurait pu se surprendre à espérer que ça continue comme ça, si seulement il ne l’avait pas surprise si rapidement. Bien-sûr qu’il y avait une part d’elle qui l’avait espéré, de ne plus se faire rejeter, mais c’était plus que ça, parce que, pour la première fois, il avait fait le premier pas. C’était comme une nouvelle victoire pour elle face à celui qui, sans arrêt, dressait de nouvelles barrières devant eux. Pourtant, c’était le contraire qu’il lui prouvait, maintenant qu’il venait de – ENFIN – capturer ses lèvres. Et il ne fallait pas franchement compter sur Noreen pour refuser un moment comme celui-là, au point qu’elle en profita même pour emprisonner son visage entre ses mains, dans un geste toujours aussi doux. Peut-être bien qu’elle avait encore trop d’alcool dans le sang, qu’elle n’avait pas fini d’émerger et que ce cocktail bien malicieux lui donnait des envies de proximité. Peut-être qu’elle profitait juste de ce moment d’égarement pour l’attirer au plus près, là, dans ses filets. Le fait est qu’elle sentit à peine son corps se glisser au-dessus de celui de Seth, ni ses genoux emprisonner son bassin. A un moment, pourtant, il fallut reprendre son souffle, et Noreen réalisa qu’elle n’avait pas répondu à sa question, alors elle lui offrit sa réponse dans un sourire légèrement teinté d’incertitude. Pour ça, je suppose ? Mais, en fait, elle n’était plus sûre d’avoir envie qu’il réponde, alors elle glissa bien rapidement ses lèvres sur son cou, précisément là où elle l’avait blessé, et y forma rapidement un collier de baisers. Oh, elle lui faisait vraiment le coup du bisou magique qui guérissait les blessures ? Peut-être bien qu’elle venait de la trouver, finalement, sa nouvelle fonction - celle de réparer ses blessures. Pourvu qu’il l’accepte.






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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Mar 11 Aoû - 4:25

we should just kiss
noreen&&seth
Peut-être que le destin se jouait d’eux, peut-être qu’ils étaient destinés à - enfin - avancer ne serait-ce qu’un peu. C’était sans doute le moment qu’ils fassent un pas dans la même direction, peut-être même avancer ensemble pour de bon. C’était certes un grand espoir que de penser ainsi, mais ce n’était pas plus mal. Seulement, ce n’était pas exactement ce que se disait Seth pendant ce moment tant mérité. Non, il appréciait peut-être cette accalmie et en profitait autant que possible parce qu’il était simplement bien, il n’en était pas encore à croire que c’était l’oeuvre d’un être supérieur ou d’un concept. Dans les deux cas, sa croyance en la possibilité ne comptait pas tellement, il ne se sentait pas capable de croire en un scénario où il serait heureux de façon plus permanente, encore moins si un tel scénario devait comporter une autre personne. Noreen avait beau être la seule et l’unique, celle qui pouvait étrangement l’apaiser (sans compter Wendy qui était dans une classe à part de toute façon), elle était aussi celle avec qui il se disputait le plus, celle qui avait le plus d’emprise sur lui. Peut-être qu’il n’était pas conscient de ce détail, peut-être était-ce mieux ainsi après tout. Toujours en était-il que l’esprit de Seth était loin de même imaginer que ce moment était d’une importance capitale, qu’il était même critique. Mais bien sur, Seth oubliait ce détail, il ne faisait que profiter. Chose rare chez lui et sans doute digne d’être noter, mais ça ne rimait à rien. Il ne pourrait pas avancer ainsi, il ne pourrait pas faire ne serait-ce qu’un pas dans la direction de Noreen. Il serait immobile, il serait indigne de desseins du destin.
Au moins, il pouvait réagir lorsqu’il sentait que Noreen lui cachait des choses ou plutôt quand il le savait. Encore une fois il n’était sans doute pas totalement conscient. Il ne savait pas vraiment qu’elle lui cachait souvent la vérité ou du moins qu’elle en camouflait une partie. Il n’appréciait pas particulièrement l’idée maintenant qu’il y était confronté. Il n’avait pas compris pourquoi elle n’avait pas été franche avec lui pour le tatouage et l’explication qu’elle lui donnait n’était pas particulièrement satisfaisante. Des faux espoirs ? Comment aurait-il pu penser cela ? Ne cherchant pas à comprendre ce qu’une telle hypothèse pouvait impliquer, il se contenta de froncer les sourcils. « Parce que tu aurais des faux espoirs sur coucher avec quelqu’un alors que tu es complètement saoule ? » C’était une manière de présenter les choses, c’était surtout une manière cachée de lui demander si elle pensait vraiment qu’il aurait pu s’imaginer qu’elle avait un quelconque fantasme sur le viol. Parce que c’était ce que si ce serait passé s’il avait décidé de coucher avec elle. Après ça ne voulait pas dire qu’il insinuait qu’elle était le genre de personne qui pouvait espérer une telle chose. Ce n’était pas son intention et il ne faisait qu’être maladroit comme à son habitude. Après, c’était idiot de se l’imaginer, il n’oserait jamais. Si un jour il devait coucher avec Noreen, ce serait un beau moment, quelque chose qu’ils auraient voulus tous les deux. Non pas qu’il était un romantique invétérer, mais il n’était surtout pas un violeur. Même s’il devait avouer avoir envie de passer le pas avec elle. Disons seulement que même si l’envie était belle et bien présente (et aidée par leur position du moment) ça ne voulait pas dire qu’il l’admettait ou l’admettrait ouvertement. Au moins, il en était conscient, c’était déjà un excellent début. Puis qui sait, peut-être qu’un jour les choses auraient avancé et il pourrait peut-être comprendre ce qu’elle voulait dire par ses tatouages. Un jour peut-être.

Mais ce n’était pas au programme de la journée. À la place, ils abordaient un sujet dangereux, une éternelle pente glissante. L’hydre était probablement l’un des sujets à éviter, simplement parce que ça les ramenait à une des nombreuses causes de leurs disputes. Leur choix de clan était foncièrement différent et ils ne semblaient pas trouver de terrain d’entente à ce niveau là. Cela dit, il fallait admirer Noreen dans le sens qu’elle acceptait déjà plus que lui. Lui restait borné dans l’idée qu’elle faisait une terrible erreur en se joignant aux originaires. Il avait sans doute raison, il en était convaincu en tout cas. Après tout, les hostiles étaient d’horribles personnages qui kidnappaient des rescapés et qui les torturaient. Certes, les hostiles n’étaient pas beaucoup mieux, ils s’en prenaient eux aussi aux rescapés, mais ils étaient moins menaçants. Ils étaient presque inoffensifs en comparaison. Ça ne les excusait certainement pas, mais ça apaisait l’esprit du soldat. À quelque part, il était surement rassuré par le fait qu’il pourrait maitriser n’importe lequel des hostiles ou du moins il l’espérait fortement. Si bien qu’il ne pouvait pas être mu par l’argument de la douche. Jusque-là, il n’y avait rien de vraiment étonnant. C’était Noreen qui fit l’effort de ne pas être offusquée par son ton. Le même qu’il utilisait à chaque fois qu’ils évoquaient l’hydre. Il ne se lassait pas de le faire simplement parce que pour lui c’était la seule chose à faire. Il fut néanmoins pris de court en entendant ce qu’elle lui disait. Elle n’avait définitivement pas mordu à l’hameçon qu’il avait tendu inconsciemment. À la place, elle plaisantait sur la chose. Surpris, il se contenta de marmonner un : « C’est trop gentil. » On pourrait presque croire qu’il aurait voulu qu’elle le provoque davantage, mais ce n’était pas le cas. Il ne s’était simplement pas attendu à une telle tournure. Pas plus qu’il s’était attendu à ce qu’elle lui lâche ce qui s’apparentait à une demande de pardon. Il la dévisagea pendant un moment, visiblement surpris. Il ne savait même pas quoi lui répondre. Certes, il lui en voulait d’avoir choisi l’hydre, il avait l’impression d’être trahi, mais il ne pouvait pas lui dire ça, pas maintenant. Il garda donc le silence, ne sachant pas quoi dire. Peut-être devrait-il faire semblant de ne pas lui en vouloir… Elle ne risquait pas d’être bernée, mais c’était peut-être mieux qu’être franc pour une fois. Seulement, ce n’était pas Seth que de mentir pour quelque chose comme ça. Non, il ne mentait que très rarement et généralement c’était pour des raisons bien précises. Si bien qu’il ne put que lui dire de façon bien vague : « J’imagine oui. » Ce n’était peut-être pas rassurant, ce n’était définitivement pas doux, mais c’était la vérité au moins. C’était tout ce qu’il pouvait lui offrir surtout.

Il en allait de même pour la soudaine réalisation du projet qu’elle avait eu. Celui de quitter l’île. Plus que le choix des originaires, cette révélation le blessait. La jalousie avait pris sa part, Seth se laissant envahir sans la moindre résistance ou plutôt sans être capable de s’y opposer. Il n’aimait pas cette sensation et pas seulement parce qu’elle était désagréable, mais bien parce que cela voulait dire qu’il ressentait quelque chose à l’égard de la jeune femme. C’était quelque chose qu’il ne pouvait pas accepter si facilement. Si bien que lorsqu’elle lui demanda s’il ne lui en voulait pas, il ne put que rester silencieux. Il ne savait pas tellement quoi lui répondre. Tout son être criait que oui, il lui en voulait, mais il était hors de question de l’admettre. Parce que ce serait avoué pourquoi et ça, c’était hors limite. Fort heureusement pour tout le monde, elle décida de reformuler. Sauf que la seconde question était toute aussi ardue que la première. Il ne savait même pas la réponse. Parce que partir avec elle voulait dire une chose qu’il ne pouvait pas imaginer : abandonner Wendy. Il ne pouvait pas non plus s’imaginer sans Noreen, une telle hypothèse lui causait une douleur qu’il n’aurait même pas pu imaginer. Le regard planté dans celui de la jeune femme, il ne savait que faire. Il n’était même pas certain de la réponse à avancer, au-delà du fait qu’il n’avait pas spécialement envie de la blesser pour une simple question hypothétique. Pouvait-il se défiler ? Fournir une réponse idiote pour éviter la véritable question ? Il en doutait et n’avait pas spécialement envie d’essayer à vrai dire. « Franchement ? Je n’en sais rien. » Ce n’était ni oui, ni non, mais il fallait se douter qu’il penchait tout de même sur le non. Il n’avait pas fait des milliers de kilomètres, s’échouant sur une île déserte tout ça pour abandonner la personne qu’il était venu secourir. C’était donc un non caché, mais ça, peut-être qu’il ne s’en rendait même pas compte.

Mais finalement tout ça n’était même pas important. La suite l’était bien davantage. Lui qui était si sérieux, si froid, s’était permis une plaisanterie ou quelque chose qui s’en apparentait. Pourtant, aussi étonnant que cela pouvait paraitre, ce n’était rien en comparaison de la suite. Alors que Noreen lui disait qu’elle allait se trouver une meilleure utilité, lui restait silencieux. Il ne comprenait ni pourquoi elle le remerciait, ni pourquoi elle s’excusait, mais ça n’avait pas tellement d’importance. Non, son esprit était déjà ailleurs, loin de cette situation où il s’apprêtait à avancer vers une situation de laquelle il ne pourrait pas se sortir si facilement. Sur le coup, il n’avait que penser à l’immédiat, au fait qu’il voulait sentir les lèvres de la jeune femme sur les siennes. Si bien qu’il l’avait fait, il avait osé. La réaction de Noreen ne se fit pas attendre alors qu’elle capturait son visage, avant se glisser au-dessus de lui en l’emprisonnant complètement. La soudaine proximité ne mit pas de temps à produire son effet alors que le corps du soldat réagissait au quart de tour. C’était peut-être la montée de luxure mêlée à un désir qui avait sans doute toujours été présent qui expliquait la suite. Il ne prêta même pas attention à ce qu’elle lui disait, étant bien incapable de lui répondre de toute façon. Non, il n’avait qu’une idée en tête et il comptait bien se laisser aller pour une fois sachant très bien qu’il risquait de le regretter. À vrai dire, il avait été tiraillé pendant un moment à savoir s’il devait fuir ou non. Son choix s’était porté sur rester. Il ne se fit même pas prier pour capturer les lèvres de la jeune femme à nouveau, l’empêchant par la même occasion de continuer le collier de baiser qui l’avait fait frissonné. Il ne voulait que gouter ses lèvres à nouveaux. Il voulait l’avoir plus proche que lui. Si bien qu’il fit ce qui lui semblait le plus logique (enfin) et décida d’échanger les positions. Se retrouvant sur le dessus, il plaça une de ses mains sur la hanche de la jeune femme et se servit de l’autre comme point d’équilibre. Tout ça pour pouvoir intensifier le baiser et enfin, se laisser aller.



    for you i have to risk it all
    how do i breath ?when you're not here i'm suffocating i want to feel love, run through my blood tell me is this where i give it all up?
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Dernière édition par Seth A. Lightfellow le Dim 30 Aoû - 21:20, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Ven 14 Aoû - 1:45



❝ honey, just put your sweet lips on my lips, we should just kiss like real people do. ❞
Personne ne pouvait prédire l’avenir. Ils n’avaient aucun moyen de savoir ce qui allait bien pouvoir leur arriver et, de toute évidence, ils ne pourraient jamais rien y changer. Alors, au fond, pourquoi s’en inquiéter ? Peut-être que la douceur de l’instant rendait Noreen totalement incapable de s’inquiéter de quoi que ce soit, ou peut-être même qu’elle avait attendu ce moment si longtemps qu’elle ne pouvait l’imaginer autrement ; dans tous les cas elle refusait d’y penser. C’était un trop qui pèserait peut-être sur ses épaules plus tard, mais pas aujourd’hui ; pour le moment, les battements du cœur de Seth contre son oreille paraissaient bien plus importants. Tout était différent et elle avait l’effroyable impression que cet instant lui glisserait entre les doigts bien trop rapidement, il fallait savourer chaque seconde avant que tout ne disparaisse. Elle n’avait simplement pas idée que la fin de leur moment sonnerait si rapidement.

Seth ne comprenait pas la plupart du temps et Noreen se plaisait souvent à parler dans un langage codé ; encore une fois, ils s’étaient perdus quelque part entre deux phrases tordues. Elle ne voyait définitivement pas les choses de la même manière, simplement parce qu’elle ne cherchait pas plus loin que là où elle désirait aller. Alors, malgré leurs efforts constants, peut-être bien qu’il manquait simplement un symbole pour qu’ils complètent l’équation – le problème résidait dans le fait qu’elle ne parlait jamais directement de lui, mais qu’il ne comprenait aucune de ses allusions. Face à son éternelle incompréhension, elle décida d’arrêter de tourner autour du pot, une bonne fois pour toute, parce qu’il ne comprendrait définitivement pas les choses si elle ne les traduisait pas pour lui. Juste de faux espoirs sur coucher avec toi, Seth. Pouvait-elle être plus claire ? Probablement pas. Au moins, il ne lui manquait plus aucune information. Pourtant, même avec ça, il risquait encore de se torturer l’esprit, probablement persuadé de ne pas avoir tout saisi. Elle avait fait sa part du boulot, c’était à son tour maintenant.

Elle n’était pas stupide au point de ne pas avoir remarqué ce ton qu’il utilisait, à chaque fois qu’ils évoquaient leurs choix divergents – ton qui précédait généralement une énième dispute. Pourtant, les yeux perdus dans les siens, elle ne ressentait pas nécessairement le besoin de relancer leur vieille querelle aujourd’hui. Elle avait l’étrange impression qu’ils auraient largement assez de temps pour se disputer encore à ce sujet un autre jour, alors elle décida simplement de le prendre à la rigolade. Bien-sûr que ses mots auraient pu l’énerver, autant que le fait qu’elle était constamment la seule à se remettre en question, alors qu’elle avait préféré les tortionnaires aux tueurs de sang froid. Comme pour apaiser la situation qui risquait de ne pas tourner à son avantage, elle se décida pourtant une nouvelle fois à s’excuser de son choix. Elle n’en avait pas besoin, pas plus qu’elle n’était intéressée – elle avait peut-être simplement envie qu’ils passent à autre chose. Après tout, ils étaient bien capables de s’engueuler pour une autre raison, non ? Elle ne put retenir un léger rire, parce qu’une nouvelle fois, il réagissait comme un petit garçon boudeur à qui on aurait refusé quelque chose. Peut-être qu’en fait il aimait ça, qu’ils s’engueulent sans arrêt, mais elle ne tomberait pas dans son piège. Elle était un peu trop bien dans ses bras pour prendre cette direction, là, tout de suite.

Il est des vérités sur lesquelles il n’est pas toujours nécessaire de mettre des mots, et Noreen venait simplement de se prendre cette réalité en pleine face. Au fond, elle ne pouvait blâmer personne, car elle était celle qui avait posé la question, tout en sachant déjà trop bien la réponse. Alors, elle l’écouta, mais elle ne l’entendit pas. Elle savait, au fond, qu’il n’existait aucun monde dans lequel il aurait pu accepter de l’accompagner dans sa lubie de quitter l’île. Parce que c’était trop stupide, trop téméraire, sûrement trop dangereux. Exactement de la manière dont il venait de le faire, il aurait détourné la vérité, mais la réponse aurait été la même, et Noreen l’avait su depuis le jour où elle avait tapé à la porte de Boones et où il avait accepté de quitter cette île de malheur à ses côtés. Wendy, tout simplement. En guise de réponse, elle ne put que lui offrir un léger sourire derrière lequel elle tentait de dissimuler une certaine tristesse. Il était aussi bien capable, parfois, de la laisser sans voix, elle, l’une des survivantes les plus bavardes de l’île.
Et c’est précisément ce qu’il fit, alors qu’il décida de glisser ses lèvres contre les siennes. Ça avait été inattendu, mais jamais Noreen n’aurait pu briser un tel moment, d’une part parce qu’elle n’y voyait pas le moindre intérêt mais, surtout, parce qu’elle l’avait attendu pendant ce qui lui avait semblé être une éternité, ce baiser. Peut-être qu’un jour, il faudrait se rendre à l’évidence. Ce n’était pas un désir soudain, une envie particulière qui venait de voir le jour – non, c’était l’expression de sentiments refoulés depuis bien trop longtemps. Alors, elle se laissa complètement aller, parce qu’au fond, c’était la seule chose dont elle était capable, à cet instant. L’occasion était trop belle pour reculer maintenant, alors même que tout son être commençait à lui crier que continuer était définitivement la bonne chose à faire. Si la chaleur de son corps lui avait permise de passer une nuit particulièrement agréable, il fallait bien avouer qu’à présent, elle avait l’impression de suffoquer. La différence, autant le préciser, c’est que le soleil qui se levait n’y était absolument pour rien.
Elle était folle. Folle de penser que quelque chose de bien pourrait définitivement prendre vie entre ces deux êtres torturés. Les sens en ébullition, elle réalisait à peine qu’elle n’était enfin plus la seule à avancer à leur place et, tandis qu’il capturait inlassablement ses lèvres, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de frissonner entièrement. Elle fut bien incapable de retenir une expiration plus bruyante que les autres alors qu’elle retrouvait sa place initiale, au détail près que Seth se trouvait à présent au-dessus d’elle. Son cœur fou ne tarderait pas à imploser, mais c’était une sensation des plus agréables, si bien qu’elle ne réfléchit même pas avant de griffer doucement son dos. Son autre main se glissa rapidement dans ses cheveux, qu’elle agrippa pour l’approcher toujours un peu plus d’elle, avec cette douceur qui ne la quittait jamais vraiment.
Elle était simplement folle de lui.

Prisonnière de son corps, elle ne parvenait pas à jauger l’impact qu’un tel moment pourrait avoir sur eux. Y avait-il tant de mal à simplement se faire du bien ? Au fond, Noreen se foutait pas mal des conséquences, elle voulait juste le sentir plus près qu’il ne l’avait jamais été. Elle avait ouvert toutes les portes, il ne lui restait à présent plus qu’à passer le pas. nop, y’a aucun sous-entendu dans cette phrase… Entre deux baisers, elle s’amusa à lui mordiller doucement la lèvre, simplement comme pour exprimer un peu plus un certain désir qui prenait rapidement naissance en elle. Elle n’avait aucune intention de le refreiner, et il le comprit probablement rapidement alors que ses doigts se déplaçaient à présent de son dos jusqu’à son torse.
Seulement, alors que sa main, qui glissait dangereusement sur son torse, se faisait de plus en plus inquisitrice, elle fut prise d’un sentiment dont elle n’avait plus l’habitude. Littéralement à deux doigts de se frayer une place de choix sous le dernier morceau de tissu que gardait encore Seth, la jeune femme fut prise d’une hésitation incroyable. C’était tout ce dont elle avait envie, à cet instant précis : tuer cette dernière barrière inutile qui se glissait encore entre eux et simplement profiter de l’instant. Elle n’avait jamais été du genre à hésiter et, pourtant, son geste se stoppa net alors qu’elle avait déjà dépassé son nombril. Accrochée à son sous-vêtement, elle le toisa d’un regard empli de questions, mais surtout d’encouragements. Elle se mordilla doucement la lèvre pour retenir au maximum son désir, mais même ses yeux, à présents brûlants d’envie, ne pouvaient qu’affirmer qu’elle ne tiendrait pas longtemps. Alors, qu’attendait-elle encore ?
Elle n’avait pas envie de brûler les étapes, mais elle se sentait pousser d’immenses ailes. En même temps, était-ce encore aller trop vite, quand ils réfutaient mutuellement leurs sentiments depuis une éternité maintenant ? Tant pis, il était déjà trop tard. Elle captura une énième fois ses lèvres tandis que sa main brisait une autre barrière qu’ils s’étaient toujours tacitement imposés.






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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Sam 22 Aoû - 5:23

we should just kiss
noreen&&seth
Malgré ses quelques qualités (peu nombreuses), Seth n’avait jamais été doué pour comprendre des choses qui n’apparaissaient clairement devant lui. Ça expliquait pourquoi il ne saisissait pas l’importance du moment qu’ils partageaient. Bien sur, il pouvait voir que c’était différent de bien d’autres de leur rencontre, il pouvait aussi savoir que c’était un moment dont il devait profiter puisqu’il ne risquait pas de se reproduire de sitôt, mais il n’en comprenait pas le fond. Pas plus qu’il arrivait à voir la signification des mots voilés de Noreen. Sans doute que quelqu’un d’autre aurait vu ce dont il s’agissait, ce n’était pas si complexe à comprendre. Elle avait peur qu’il se fasse des idées, peur inutile puisque ce genre de façon de penser était étrangère au soldat, si bien que le sujet pouvait sembler évident. Pas pour Seth, non, lui fut surprit par la soudaine explication. Des faux espoirs de coucher avec lui ? Pourquoi aurait-il bien pu penser cela ? C’était sans doute à ce niveau là qu’il fallait se décourager face à son peut de compréhension. Après il fallait dire que tout ce qui avait un lien avec les sentiments ne pouvaient que se frapper à un mur avec lui. Il avait du mal à lire au plus profond de lui-même alors on ne pouvait pas s’imaginer qui puisse le faire avec autrui. « Ah d’accord. » fut tout ce qu’il trouva à répondre. Il ne savait pas tellement quoi dire, il ne savait que faire de cette information. Ça le troublait plus qu’il n’aurait voulu l’admettre, notamment parce que ça faisait écho à quelque chose qu’il ressentait lui-même. Autant ne rien dire, continuer d’enfouir cette sensation au plus profond de lui-même. C’était pour le mieux, ne pas penser à cette soudaine déclaration qui pourrait venir tout troubler.

Et pourtant, ne pas y penser ne changea pas grand chose à la suite des événements. Il fit la même chose que d’habitude, réagissant aux propos qui touchaient à l’hydre avec une certaine intensité. Ce n’était pas tellement qu’il se plaisait à la provoquer, à chercher une réaction de sa part, mais bien qu’il ne supportait pas l’idée même de l’hydre. Si bien qu’il valait mieux éviter le sujet en sa totalité. Ce n’était pas ce que Noreen avait fait, mais il fallait quand même la féliciter sur le fait qu’elle n’accepta pas d’entrer dans le jeu hypothétique du jeune homme. Non, elle le laissa bouder dans son coin à la mention de l’hydre.
Tout comme Seth préféra s’en tenir au minimum lorsqu’elle lui posa une question lourde de sens. À quelque part, il aurait voulu ignorer la question. Parce que dire qu’il ne savait pas était étrangement proche de dire qu’il ne l’aurait jamais fait. Il y avait une raison de taille, une raison qu’elle aurait du prévoir dès le départ. Sans doute l’avait-elle su dès l’avoir posé. C’était à se demander pourquoi elle l’avait fait, mais elle méritait tout de même une réponse. Une réponse qui était loin d’être satisfaisante, mais qui restait la vérité. Il n’insista pas davantage, préférant se mouvoir dans une silence. Il lui en avait voulu lorsqu’il avait appris qu’elle avait tenté de quitter l’île avec quelqu’un d’autre, mais, elle n’avait pas tord si elle s’était dit qu’il ne serait jamais venu avec elle. Peut-être que c’était difficile à admettre pour Seth a un tel point qu’il préférait ne rien dire.

Quoi qu’il en soit, rien de tout ça ne comptait vraiment. La seule chose qui avait la moindre importance était ce soudain désir. C’était comme tous les sentiments qu’il ait pu ressentir à son égard ressortaient soudainement. Tout ce qu’il voulait, c’était capturer ses lèvres encore, pour ensuite explorer son corps. Une envie qui se faisait pressante, un besoin presque. Et il se laissa aller, c’était un miracle en soit. Rien que le fait que Noreen soit réceptive à ses gestes, qu’elle trépigne de la même envie que lui le remplissait de bonheur. Il sentait que son coeur pouvait exploser à tout moment et pour être franc, ça l’effrayait plus qu’il ne l’aurait voulu. Parce qu’il avait l’impression d’aller trop loin, parce qu’il était maintenant confronté à plus qu’un simple besoin physique. Un besoin physique qui se faisait tout de même sentir avec beaucoup d’insistance (après deux ans on pouvait s’en douter). Le tout était intense, peut-être même trop pour lui. Ça ne changeait rien au fait qu’il se laissait aller, profitant du moment comme si c’était le dernier, la seule chance qu’il aurait. Ce n’était peut-être pas si loin de la vérité, mais ça expliquait les gestes pressés du jeune homme alors qu’il faisait glisser ses mains sur le corps de la jeune femme. Il cherchait à découvrir toutes les parcelles qu’il n’avait jamais pu explorait. Il avait envie d’elle, envie de briser les dernières barrières qui les séparaient.
Sauf que toute cette envie fut réduite au néant par une main. Cette main qui le faisait frissonner de désirer alors qu’elle descendait le long de son torse. C’était surtout qu’elle lui rappelait la triste réalité alors qu’il se sentait capable de passer le pas. La montée du désir n’aidait en rien puisqu’elle était étroitement lié à autre chose qu’il aurait préféré ignoré à savoir ses sentiments. Il en devenait étrangement conscient et ce n’était certainement pas pour le mieux.

C’est finalement lorsque la main de la jeune femme trouva son sous-vêtement qu’il fut sortit de ce moment si précieux. C’était comme si une décharge l’avait fait sursauté. Il se releva brusquement, créant à nouveau cette distance qui les avait séparé depuis si longtemps. Ce n’était pas exactement ce qu’il voulait, à quelque part il était déchiré entre son envie de retrouver la chaleur du corps de Noreen, de retrouver ses lèvres, de tuer cette distance qu’il venait alors d’instaurer, mais il n’en fit rien. À la place, il se redressa pour de bon et se mit pratiquement debout. Il avait peur, peur de ces sentiments qui l’envahissaient, peur de cette douceur qu’il ressentait pour la jeune femme. Non, il se souvenait plus que bien de ce qui s’était passé la dernière fois qu’il avait eu de tels sentiments pour quelqu’un. Il valait mieux qu’il parte, qu’il se terre loin de cette personne qui arrivait à lui soutirer une telle affection. Il lui décrocherait la lune si elle lui demandait et c’était sans doute ce qui l’effrayait, parce qu’il ne voyait plus cette hypothèse comme avant. Non, il la voyait comme la confirmation des battements de son coeur. « Désolé, je ne peux pas. » Ce n’était pas un « je ne veux pas », c’était même très loin de là, mais seulement, il ne pouvait pas passer le pas, ce serait admettre des sentiments qu’il préférait voir envie. Il avait peur et elle en payait les frais tout simplement.
Incapable de rester, sachant très bien que s’il le faisait il risquait de succomber à ses désirs s’il le faisait, Seth fit ce qu’il faisait de mieux et décida de fuir. D’une manière très métaphorique, il prit ses jambes à son cou, laissant la jeune femme sans plus d’explication. Il ne pouvait pas passer le pas parce qu’il ne voulait pas la perdre, parce qu’il ne voulait pas la faire fuir avec des sentiments qu’il craignait lui-même. Au final, il faisait juste n’importe quoi.



    for you i have to risk it all
    how do i breath ?when you're not here i'm suffocating i want to feel love, run through my blood tell me is this where i give it all up?
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» Noreen Blodwyn-Barnes "
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× Ma Célébrité : rachel laplubel. × Nombre de messages : 1897 × Age du perso : trente ans. no comments. × Job : pompier/planquée dans la forêt. × Côté love : i never knew i could love someone the way that i love you.


Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant) Dim 13 Sep - 16:39



❝ honey, just put your sweet lips on my lips, we should just kiss like real people do. ❞
Elle avait espéré que leur moment, si précieux, ne s’arrêterait jamais, tout en sachant pertinemment que tout avait une fin et que la leur avait une fâcheuse tendance à toujours sonner trop rapidement. Elle avait désiré qu’elle soit lente, qu’elle arrive le plus tardivement possible, elle avait voulu profiter de chaque seconde qu’il lui offrait, inspirer chaque goulée d’air comme jamais, et laisser tout son corps se remplir un peu plus d’un amour tout nouveau qu’elle avait eu tant de peine à supposer. Son regard s’était fait insistant, accentuation physique de son désir, et elle l’avait encouragé, à sa manière, à continuer sur la même direction. Elle s’était rarement sentie si impatiente ; comme si tout pouvait s’arrêter d’un seul coup, les gestes de Seth avaient était pressés et ce n’était certainement pas la jeune femme qui avait eu envie de s’en plaindre. Elle l’avait laissé faire, se contentant de montrer son approbation au travers de gestes bien placés et d’une respiration folle. Ils étaient déjà si peu vêtus, mais leurs derniers morceaux de tissus étaient superflus, voilà ce que la jeune femme avait pensé, alors elle avait décidé de littéralement prendre les choses en main, n’attendant plus que de franchir l’étape supérieure. Si seulement on lui avait dit qu’un tel geste risquait de tout foutre en l’air, elle ne l’aurait probablement pas cru.
Elle avait conscience de toucher un point sensible, mais elle ne le pensait pas à ce point-là. Elle observa Seth d’un œil curieux se relever subitement, sans rien y comprendre. Elle avait espéré, les premières secondes, qu’il cherchait simplement une position plus confortable, mais il avait rapidement fallu se rendre à l’évidence : il cherchait juste à s’éloigner d’elle. Bien incapable de dissimuler la déception qui inondait son regard, elle garda un silence qui ne lui ressemblait pas le moins du monde. Son pauvre nuage avait bien mauvaise mine, à présent, déchiré et trop lourd de faux espoirs et d’attentes déçues. Elle avait rarement ressentie une telle frustration, elle ne put s’empêcher de se mordiller doucement la lèvre inférieure pour retenir ce désir encore bien présent en elle. Elle ne comprenait définitivement pas ce retournement de situation, elle qui avait déjà inconsciemment visualisé toute la suite des événements dans sa tête venait de tomber de haut. Elle l’observait, toujours en silence, ne sachant ce qu’elle était censée lui dire. C’est pas grave ? Non, en soit, ça ne l’était pas – elle voulait simplement savoir pourquoi, pourquoi maintenant après tant d’efforts de sa part ? Les premiers mots sortirent de sa bouche et ne servirent absolument pas la cause du jeune homme. Ça voulait dire quoi, au juste, qu’il ne pouvait pas ? Pour l’avoir constaté de ses propres yeux, ça ne faisait aucun doute que son incapacité n’était pas physique. Il restait un bon paquet de raisons qui pouvaient à peu près expliquer son geste, pourtant l’enfant trop peu sûre d’elle qu’elle était encore ne pensa qu’à une seule : il peut bien l’faire, mais pas avec toi, c’est aussi simple. Elle fixa le semblant de plafond en tentant de se persuader du contraire, sans succès. Son cœur battait encore à la même vitesse, mais pour une raison différente, cette fois : elle commençait à réaliser que ce qu’elle avait la terrible impression de ressentir n’avait peut-être rien de réciproque. Peut-être bien qu’il la respectait trop pour profiter d’elle dans un tel moment. Cette nouvelle perspective lui minait complètement le moral, alors elle préféra fermer les yeux un instant, consciente qu’il n’attendait probablement plus qu’une réaction de sa part pour s’en aller.

Elle les ouvrit sur le même plafond, avec des idées néanmoins bien différentes. Elle voulait lui demander s’il était sûr de lui, si c’était ce qu’il désirait vraiment, s’éloigner d’elle alors qu’ils étaient plus proches qu’ils ne l’avaient jamais été, mais elle n’en fit rien, simplement car elle savait que sa question aurait été rhétorique. Au fond, Seth était comme elle : il faisait ce qu’il voulait, quand il le désirait, alors s’il avait pris la décision de s’éloigner à cet instant, c’était simplement qu’il n’avait pas souhaité aller plus loin. Elle aurait probablement pu l’attirer une nouvelle fois à elle, retenter sa chance et le diable par la même occasion, parce qu’elle savait se faire persuasive mais, alors, plus rien n’aurait été naturel, et Noreen s’y refusait. Elle prit donc le parti de ne pas se laisser déstabiliser par cet écart entre eux qui n’était autre qu’un simple retour à la normale, se jurant mentalement que le moment viendrait, quand il en aurait autant envie qu’elle. Expirant bruyamment, elle se releva et se plaça en tailleur sur le semblant de lit, puis elle offrit un regard doux à Seth qui devait probablement attendre une autre réaction de sa part. Elle ne lui en voulait pas, même s’il fallait parier qu’elle mettrait un certain temps à se remettre de ce rapprochement avorté. Tout un panel de réactions s’offrait à elle et Noreen n’était pas certaine de savoir vers quelle direction s’engager ; elle savait simplement qu’elle avait envie, et même besoin d’un dernier contact contre sa peau chaude. Elle se l’offrit, parce qu’elle ne pouvait ignorer qu’ils risquaient de se revoir dans quelque chose qui ressemblait déjà à une éternité. Elle s’approcha de lui lentement et, sans la moindre hésitation, plaça une main dans sa nuque tandis que ses lèvres se frayaient un chemin jusqu’à la base de son cou. De longues secondes s’écoulèrent ainsi durant lesquelles l’irlandaise demeura parfaitement immobile, la bouche collée à sa peau, puis elle se recula finalement. Elle glissa un doigt sur l’endroit que ses lèvres avaient pris en otage et observa d’un œil amusé la marque qui commençait déjà à se former. Oh oui, il allait lui en vouloir, il y avait toutes les chances du monde pour qu’il n’approuve pas, mais c’était trop tard de toute façon, il allait maintenant devoir supporter ce joli suçon trop peu discret pendant les prochains jours. Sa main glissa jusque sa joue et elle planta un regard sans sous-entendus dans le sien, avant de le gratifier d’un sourire espiègle. Elle était vraiment en train de marquer son territoire, pisser comme le ferait un chien ? Probablement qu’on pouvait le voir comme ça ; au moins, elle y gagnait quelque chose. La certitude qu’on rappellerait à Seth ce qui s’était passé, à chaque fois que la trace se ferait visible. Ainsi, il ne pouvait pas l’oublier si vite et si facilement, pas vrai ?

Après avoir déposé un bref baiser sur sa joue, elle s’éloigna précipitamment, parce qu’elle non plus n’ignorait pas que rester un peu trop la pousserait indéniablement à simplement se jeter sur lui une nouvelle fois. Le retour à la réalité la frappa au moment où elle réalisa qu’elle était quasiment nue, et qu’elle avait encore un long chemin à faire avant de retrouver le sable de l’hydre. Elle s’empara de sa robe et ne mit pas un temps fou à réaliser qu’en fait, elle était complètement foutue. Elle lui avait fait vivre un terrible sort, ça ne faisait aucun doute, elle ne pouvait définitivement pas sortir comme ça. Elle observa le reste de vêtements, et une idée saugrenue prit son esprit en otage tandis qu’elle remarqua que ceux de Seth avait subi un traitement similaire, mais qu’ils étaient quand même un peu plus présentables. Elle s’empara du haut et se tourna vers lui, presque trop fière d’avoir trouvé ça toute seule. Tu comprends, je n’peux pas rentrer dans cette tenue, alors j’vais t’emprunter ça, j’te promets de te le rendre comme neuf. De toute façon, ça dérangera personne si toi tu te balades comme ça, affirma-t-elle simplement. Vu les chaleurs de l’île, c’était assez courant de croiser des hommes torse-nus et, même si Seth n’était pas de ce genre-là, il devrait s’en accommoder pour le coup puisque Noreen venait d’enfiler son tee-shirt. C’était franchement dégueulasse, mais c’était déjà ça, puis ça lui donnait une excellente excuse pour qu’il retrouve son chemin vers elle, après tout. En fait, elle aurait été prête à faire à peu près n’importe quoi pour s’assurer qu’il reviendrait vers elle et ne l’oublierait pas si facilement. Comme le moment était venu, elle franchit l’entrée de la tente et le soleil lui brûla la rétine à lui en tirer quelques larmes. Elle allait partir, s’en aller, retrouver son chemin vers l’hydre puisque leur moment était terminé, mais elle en fut incapable. Elle se précipita alors vers l’intérieur de la tente, se jetant presque dans les bras de Seth, où elle se lova une dernière fois. Elle avait envie de lui faire tacitement promettre qu’ils se reverraient, qu’ils n’en resteraient pas là, que toute cette histoire, complètement dingue et nouvelle, aurait une suite. C’est tout ce que ses yeux voulaient lui dire, tandis que son regard capturait le sien et que sa main glissait dans ses cheveux. Le nuage n’était pas brisé, elle pouvait le reconstruire, si elle y croyait suffisamment fort. Elle posa une dernière fois ses lèvres sur les siennes, et du faire preuve d’une force incroyable pour mettre fin à leur baiser quelques instants plus tard. Elle n’en avait aucune envie, mais il le fallait bien. Alors, elle lui adressa un dernier sourire teinté de fatigue, mais plus heureux que jamais. Et elle s’éloigna, cette fois sans se retourner.
Elle sentait son cœur se remplir de quelque chose qu’elle trouvait très agréable. Elle n’avait pas peur, elle était trop heureuse pour ça. Et elle le savait déjà : c’était le début d’une histoire bien singulière, et pleine de promesses.






you gotta get up and try.


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Message(#) Sujet: Re: HOT(-12) ❝ we should just kiss. ❞ (sethlimpuissant)

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