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× Ma Célébrité : Camilla Luddington. × Nombre de messages : 2172 × Age du perso : 24 ans. × Job : Ancienne étudiante en dernière année de chirurgie pédiatrique. Sur l'île, Avery est l'un des médecins du campement. × Côté love : le cœur se situe dans la région thoracique (poitrine), où il occupe plus précisément la portion antéro-inférieure du médiastin (partie du corps située entre les cavités pleurales qui contiennent les poumons). Il est situé sur la ligne médiane, un peu décalé à gauche de telle sorte que deux tiers de sa masse sont situés du côté gauche.


Message(#) Sujet: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Mer 3 Juin - 4:44



❝ Les vrais amis ne sont jamais loin ❞
Avery Wolfe & Edan-Kale Fitzgerald
Avery n'avait pas compté les jours où elle avait été absente du campement. Tout ce qu'elle se souvient, c'est d'avoir attrapé un sac à dos, quelques affaires et quelques trucs à grignoter avant de marcher, marcher et encore marcher sans savoir réellement où aller. Il ne fallait pas qu'elle reste entourée de monde...elle ne pouvait pas afficher cette mine si pâle, son air absent et sa profonde tristesse. La jeune femme avait perdu sa joie de vivre quotidienne. Elle qui était pourtant si souriante, si enthousiasme et toujours prête à aider son prochain. La jolie brune avait besoin de calme pour réfléchir et pleurer sans subir les commérages. Hayley faisait partie du même clan qu'elle et sa grossesse n'allait pas tarder à ne plus être un secret pour personne. Avery se sentait humiliée, bafouée et éperdument triste. Cette douleur était horrible, elle avait l'impression de vivre avec un poignard enfoncé dans le coeur et qui ne peut être délogé sous peine d'en mourir. À force de marcher, Avery s'était retrouvé sur une plage isolée. Elle n'y faisait pas grand-chose si ce n'est méditer, penser à sa vie passée et future. Qu'allait-elle faire sans Jace ? Pourrait-elle supporter de le voir entouré de sa nouvelle famille chaque jour que Dieu fera sur cette île ? Elle n'y arriverait pas...elle n'avait pas la force d'affronter celle qui avait prit la place dans le coeur de son fiancé et encore moins de voir qu'il allait fonder une famille avec une autre. Son isolement la plongea dans un mutisme profond. Elle mangeait à peine, dès qu'elle se forçait à se nourrir, rien ne passait et elle vomissait. Avery avait facilement des nausées, mais elles devaient être dû à l'état de choc qu'elle avait subi. Quant à sa fatigue, celle-ci était liée à ses insomnies. Elle se réveillait en criant et pleurant. Avery jugea bon de rentrer au campement lorsqu'elle constata qu'elle devait récupérer d'autres affaires afin de survivre de son côté. Ayant entendu parler de la soirée organisée pour faire une trêve entre les clans, la jolie brune avait décidé le temps d'une soirée oublier ses problèmes. Elle avait abusé de l'alcool en compagnie de son amie Noreen. La médecin avait pu se changer les idées, mais le lendemain, la réalité était tout autre. Elle se sentait encore plus mal que le premier jour. De plus, elle avait encore plus ces vertiges et son ventre était dur et gonflé. Avery se doutait bien que ce n'était pas sa cuite d'hier, elle n'avait jamais ressenti cela lors de soirées à moins que cet alcool était empoisonné. Elle avait des doutes sur le sujet, elle avait également peur d'avoir attraper une maladie difficile à soigner. Avery ne savait pas quoi faire, elle était en trop mauvais état pour essayer de se faire un pronostique objectif. Deux personnes lui vinrent à l'esprit pour demander de l'aide médicalement...la première était Jace...mais il était hors de question de croiser sa route ou qu'il la touche, elle serait incapable de le regarder en face. La seconde était un ami proche, une personne de confiance et partenaire médical : Edan. C'est pourquoi elle n'hésita pas un seul instant à se diriger vers l'infirmerie en s'assurant que personne ne remarque sa présence. Avery pénétra rapidement dans la hutte et ferma rapidement la porte. Par chance, son ami était bel et bien là.

« Edan. » réussit-elle à dire la gorge serrée, car elle avait envie de pleurer. Avery était heureuse à ce moment-là de revoir une tête connue et rassurante qui ne lui inspirait pas la douleur qu'elle ressentait.


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× Ma Célébrité : Colin O'donoghue × Nombre de messages : 2656 × Age du perso : 32 piges. × Job : Médecin en chef dans la Marine. × Côté love : Âme captive de la sirène.


Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Mar 9 Juin - 2:37

Les vrais amis ne sont jamais loin.
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Avery ✧ Edan-Kale
Edan-Kale se tourne vers ses frères d'arme, l'air dépité. Il prend une grande inspiration, puis expire en un souffle, ne sachant quoi dire. Il n'est pas un spécialiste de ce genre d'opération de recherche, de pistage, et y aller au feeling n'a rien donné. Une dernière tape compatissante de la part de ses camarades et les voilà repartis à d'autres occupations. Avery, Avery... où es-tu passée ? Il se demande si ça vaut le coup de s'aventure en d'autres lieux avant la tombée du soir. Si seulement il savait où chercher. Bien sûr, les histoires que lui a raconté Sara, ou plutôt les énigmes qu'elle a bien voulu lui donner ne cessent de remuer son esprit. Et si c'était encore une histoire de kidnapping sordide ? Si ces gens avaient remis la main sur la jeune médecin ? Encore un soupire. Aujourd'hui n'est pas un bon jour. Rentrant au campement militaire après un vain détour par le camp des amazones, au cas où, tel une petite souris blanche dans le repère du gros chat de gouttière, la plage se dessine sous ses yeux résignés. Il retourne machinalement sous la grande tente faisant office d'infirmerie, exactement là où il se trouvait le matin même, comme s'il n'était jamais parti. Fidèle au poste, il est rare que le médecin quitte son lieu de travail si ce n'est pour aller à la rencontre de patients ou prendre du bon temps quand il se sent d'humeur aventurière. Mais ce matin la raison était tout autre. Une inquiétude qu'il ne pouvait plus contenir le poussa à rassembler le nécessaire, nécessaire incluant quelques collègues dévoués pour mettre fin à ses craintes. Hélas, loin de taire ses angoisses, l'expédition improvisée ne fit qu'accroitre les sales pressentiments qui ne le lâchaient pas depuis plusieurs jours, semaines peut-être. L'absence de sa seconde lui faisait tout drôle. Il se rendait compte qu'elle parvenait à le sortir de sa solitude légendaire à trainer toujours derrière lui. Après tout ce temps sans la voir dans le coin, ça lui faisait bizarre de se retrouver seul, sans personne pour lui poser des tas de questions. Non, il n'est pas près à reconnaître que tout ça lui manque. Il préfère laisser aller sa colère parce qu'elle l'a laissé se démerder tout seul sans rien dire, parce qu'elle s'est barrée sans prévenir et qu'il se retrouve comme un con à s'inquiéter du sort de quelqu'un qu'il ne peut pas aider. Kale peste en remettant en ordre quelques affaires, la colère fait trembler ses mains et il n'arrive à rien, alors il peste davantage. Ridicule. Il balance de vieux récipients d'onguent, autant évacuer la colère une bonne fois, puis se pose contre le meuble le plus près, dos à l'entrée. D'abord les paupières closes puis les yeux rivés au sol, il respire lentement, parvenant à s'apaiser. Il aimerait s'en foutre, mais c'est impossible. En entrant dans sa vie, Avery a bousculé ses habitudes et est devenue son amie. Elle a rendu tout ce qu'il appréciait avant beaucoup moins appréciable. La solitude qu'il chérissait lui semble maintenant presque monotone. Accaparé par ses pensées, Edan ne remarque pas qu’il n’est plus seul dans la tente. Il ne se rend pas compte que quelqu’un l’appelle. Il entend bien une petite voix, mais ne réalise pas d’où ni de qui elle provient. En vérité, il s’en fiche. Jusqu’à ce qu’il décide de bouger. Il y a une bouteille de rhum quelque part par là, cachée sous une caisse, de celles qu’il gâche pour désinfecter les vilaines plaies. Tout d’un coup, une autre utilisation lui traverse l’esprit, une beaucoup plus satisfaisante. Se décollant du petit bureau, il vole presque en direction de sa planque, attrapant l'élixir de vie. La première gorgée suffit à l’apaiser. Il sait au fond de lui que la magie est provisoire, que l’illusion de bien être s’évaporera avec l’alcool, mais sur le moment présent elle est douce et chaleureuse. Edan-Kale ne s’attend simplement pas à ce qu’elle retombe aussi vite quand, près à embarquer la bouteille hors de la tente, il tombe nez-à-nez sur elle. Avery. Le souffle coupé, il se sent soudainement démuni.

« J’ai plus qu’à trouver une nouvelle cachette. » Sérieusement ? C’est tout ce qu’il trouve à dire ? Ah si. Il se rend compte qu’il vient de boire à la bouteille. S’il avait pris la peine d’attraper un verre, il aurait pu proposer une gorgée à Avery dignement. Il hésite à lui tendre la bouteille. Franchement pas classe. « J’peux savoir où t’ét… » Ah enfin. Lui demander des comptes. Voilà une bien meilleure idée que le rhum. Mais quelque chose le force à écourter sa question. Pour la première fois depuis qu’elle est entrée dans la tente, il la regarde droit dans les yeux. Et alors il comprend. Il n’ose demander depuis combien de temps elle était déjà là alors que lui l’ignorait. Pourquoi n’a-t-elle pas insisté ? Ses sourcils se froncent automatiquement. Il peine à reconnaître son amie se tenant pourtant juste devant lui, silencieuse. « Avery ? » Quémande le brun dans un souffle anxieux. Aussitôt, il voit les larmes monter aux yeux de la jeune femme, assaillant son regard au même rythme que la culpabilité envahit le coeur de Kale. Tais-toi idiot, tais-toi ou tu vas la faire pleurer ! En la voyant si vulnérable toute sa colère s’évanouit, seule l’inquiétude demeure. L’invitant à s’installer sur un siège, il part en quête d’un récipient propre dans lequel verser le rhum tout en parlant. « Y’a pas meilleur remède pour les nerfs. » Ca crève les yeux que ses nerfs sont à fleur de peau. Il lui tend la coupe avec un sourire complice sur les lèvres pour faire bonne figure. « J’me suis inquiété. » Il fallait que ça sorte. Même comme ça, il ne peut s’empêcher de la faire culpabiliser, même s’il sait qu’il s’en voudra juste après avoir ouvert la bouche. Si ça peut la faire parler… Après tout, elle est venue le trouver, elle doit bien se douter qu’il ne la laissera pas repartir sans savoir ce qui l’a mise dans cet état, et surtout qui doit payer pour l’avoir fait !

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Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Lun 9 Nov - 3:52, édité 16 fois
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× Ma Célébrité : Camilla Luddington. × Nombre de messages : 2172 × Age du perso : 24 ans. × Job : Ancienne étudiante en dernière année de chirurgie pédiatrique. Sur l'île, Avery est l'un des médecins du campement. × Côté love : le cœur se situe dans la région thoracique (poitrine), où il occupe plus précisément la portion antéro-inférieure du médiastin (partie du corps située entre les cavités pleurales qui contiennent les poumons). Il est situé sur la ligne médiane, un peu décalé à gauche de telle sorte que deux tiers de sa masse sont situés du côté gauche.


Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Ven 12 Juin - 4:28



❝ Les vrais amis ne sont jamais loin ❞
Avery Wolfe & Edan-Kale Fitzgerald
Avery était rentrée dans la tente comme une petite souris, elle ne souhaitait pas éveiller les soupçons concernant sa présence ici. La jeune femme fuyait tout le monde comme la peste, elle avait besoin de solitude pour réfléchir à sa vie qui était tombée comme un château de cartes. La médecin avait l'impression d'avoir tout perdu depuis qu'elle avait pris cet avion. Elle s'en voulait d'avoir tant insisté pour assister à cette maudite conférence de médecine à Tokyo. Sa vie aurait été différente, son premier enfant serait né et elle serait mariée à Jace à l'heure actuelle. Au final, elle se retrouvait seule. Avery était désemparée. La jolie brune n'arrivait pas à trouver un coupable. Parfois, durant son isolement, il était arrivé d'en vouloir à Jace, de haïr ensuite Hayley avant de se détester. Elle était troublée et désorientée. Peut-être n'y avait-il pas tout simplement de coupable ? Peut-être qu'elle n'était pas faite pour être avec Jace ? Cette pensée avait le don de lui retourner l'estomac. Avery devait se faire à l'évidence, elle n'était pas bien que ce soit physiquement ou moralement. Si ses blessures ne pouvaient pas guérir, les blessures physiques pouvaient pour la plupart se soigner. La jeune femme avait donc besoin de l'avis d'un médecin pour établir un pronostic et officieusement avoir un ami sur qui compter. Edan était cette personne, il n'y avait aucun doute là-dessus. Lorsqu'elle pénétra à l'intérieur de l'infirmerie, son ami était présent. Il était de dos et accroupit comme s'il cherchait quelque chose. Heureusement qu'il était là lors de son arrivée sinon Avery aurait sagement fait demi-tour sans ne jamais revenir. Affaiblit et dépité, la jolie brune l'appela d'une petite voix. Son acolyte ne se retourna pas. Il ne semblait pas l'avoir entendu. Pendant un court instant, la jeune femme songea à se dégonfler et rebrousser son chemin. Le militaire la sortie de sa rêverie lorsqu'elle le surpris en train de boire l'alcool qui servait à désinfecter les plaies. C'était bien la première fois qu'elle le voyait se relâcher de la sorte. Avery arqua un sourcils jusqu'à ce que ce dernier fini par remarquer sa présence en tombant nez-à-nez avec elle. Si la médecin était de bonne humeur comme il la connaissait à son habitude, elle se serait amusée à lui faire la morale avant de lui dire de partager son breuvage. Elle aurait d'ailleurs également rit à sa remarque, pris en flagrant délit. Cependant, Avery ne réagit pas, rien ne lui venait si ce n'est ses larmes. Il était impossible pour le moment de répondre à sa demi question. Et encore, il risquait de s'énerver si elle lui avouait repartir aussi vite qu'elle était arrivée, dans son petit coin isolé de tous les rescapés. La jeune femme se retint de pleurer tant bien que mal et accepta de s'asseoir sur l'un des sièges de l'avion récupéré. Avery joua avec la bordure de son tee-shirt, elle n'avait pas à l'aise. À vrai dire elle se sentait ridicule et faible face à son ami. En plus de ça, la médecin avait dû l'inquiéter ou tout simplement l'énervé d'être partie sans prévenir et le laissant gérer toute l'infirmerie seul. Edan-Kale lui apporta un récipient où il versa du rhum avant de lui en offrir afin de calmer ses nerfs. Elle essuya ses premières larmes d'un revers de la main avant de prendre le bol tout en laissant échapper un faible : « Merci. » Avery plongea son regard dans la boisson, elle ne savait pas si c'était réellement une bonne idée d'en boire puisque la veille, la jeune femme s'était saoulée pour oublier ses problèmes. À présent depuis que sa gueule de bois était passée, elle avait des nausées. Néanmoins, elle fut touchée par son attitude, elle reconnaissait ses qualités de médecin et d'ami, toujours aussi attentif envers les autres. Edan reprit ensuite la parole pour lui faire part de son inquiétude à son égard. Avery culpabilisa. Elle se sentait égoïste de n'avoir pensé qu'à elle au lieu de le prévenir avant de partir. Elle ignorait également pour le moment, qu'il avait entreprit des recherches pour la retrouver chose qui l'aurait fait devenir rouge de honte. Miss Wolfe n'osait pas le regarder dans les yeux, elle continuait de fixer le rhum sans le boire. Après quelques secondes de silence et en prenant son courage à deux mains, Avery laissa échapper doucement :

« Je suis un fantôme... »

Lorsqu'elle avait croisée Noreen, la jeune femme lui avait répété la même chose. Il faut dire que Hayley, sa rivale lui avait craché ces mots à la figure en apprenant que la fiancée de Jace était bel et bien vivante. Si cette dernière l'avait dit bien avant l'annonce officielle du bébé en route, Avery en comprenait mieux le sens à présent, enfin à sa manière. La jeune femme avait l'impression de faire partie du passé de Jace, elle avait été de trop dans cette grotte en compagnie des deux amants. Avant qu'Edan relève ce qu'elle venait de dire, elle finit par ajouter afin d'être un peu plus précise : « ….Je crois que c'est terminé... » Avery fait référence à sa relation avec Jace. Elle en avait parlé souvent à son ami alors la jolie brune se doutait qu'il comprendrait. Il savait à quel point elle était amoureuse de son hostile.


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Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Lun 29 Juin - 2:49

Les vrais amis ne sont jamais loin.
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Avery ✧ Edan-Kale
Le rhum lui donne l’illusion de dissoudre ses pensées troubles. Le regard vide, il fixe le fond de la bouteille en faisant tournoyer le liquide à l’intérieur d’une lente rotation du poignet. Comme hypnotisé par cette ronde, il ne réagit pas à l’entrée d’Avery dans la grande tente. Sa présence finit par lui arracher un sursaut tardif, surpris par l’aura d’un fantôme. Son regard vrille entre la bouteille dans sa main et la silhouette d’Avery face à lui, perplexe. Il peine à croire qu’elle se tient réellement devant lui, au point qu’il craint de parler dans le vide comme un pauvre fou s’il l’interpelle. Tout en surface laisse entendre que c’est bien elle, de la couleur de ses cheveux à sa façon de se tenir en passant par la profondeur de ses yeux sombres ; mais l’impression qu’il fait face à une coquille vide ne le lâche pas. L’illusion persiste quand il tente un trait d’humour à propos de son geste laxiste. Une perche tendue que son amie devrait s’empresser d’attraper. Et pourtant, rien. Elle vient de le prendre en flagrant délit d’excès et pas un son ne sort de sa bouche, aucune réaction n’anime son visage fermé. Edan fronce les sourcils, hébété. Il reste là à la toiser bêtement en espérant qu’elle rompe le silence la première, qu’elle lui indique quoi faire, quoi dire. Mais rien. Toujours rien. Pourtant, il sent qu’elle attend une initiative de sa part, une parole ou un geste. La question qu'il lui lance tombe à plat, tentative ratée, il y met fin avant même de terminer sa phrase. Elle n’est certainement pas là pour lui rendre des comptes, malgré qu’il s’obstine à obtenir des explications. Blessé dans sa fierté d’homme mal placée ou dans sa loyauté d’ami peut-être, tout s’emmêle dans son esprit. Sa confusion peut d’ailleurs se lire dans le fond de ses yeux translucides quand il lui tend un peu de sa potion magique. Après tout, l’alcool est bien connu pour délier les langues. Sa voix l’appelle dans un sourire triste. Désemparé, il demande simplement qu’un son sorte de sa bouche. N’importe lequel. Les inquiétudes que l’alcool venait d’apaiser ressurgissent, et elles ne le libèreront pas tant qu’elle se murera dans un silence religieux. Les minutes qui passent semblent s'éterniser fatalement. Plongé dans le silence à son tour, Fitzgerald s’accroupit à côté du siège sur lequel se prostre la brune. Une fois à sa hauteur, une main cherche la sienne, essayant de la détacher de la tasse de rhum qu’elle tient sans jamais la porter à ses lèvres. « Je suis un fantôme… » C’est l’impression perturbante qu’elle lui a fait en le surprenant tout à l’heure, celle d’un spectre, d’un corps sans vie, démuni de sa joie de vivre. Et pourtant… Il sentait que contrairement à ses propres paroles, il n’y avait aucun reproches dans celles de la jeune femme, mais bien quelque chose de plus profond, un lourd sens caché. Entendre le son de sa voix suffit à le rassurer sur l'absurdité de ses doutes. Il n'aurait pu entendre celle d'un spectre, à moins qu'il sombre complètement dans la folie, ou que l'illusion rivalise de réalisme. Pas le temps d’émettre une hypothèse à ce sujet qu’il voit la bouche d’Avery s’entre-ouvrir une seconde fois dans un élan d’hésitation. Un aveu s’en extirpe avec difficulté, dévoilant une lourde vérité que le militaire ne sait comment accueillir. Les regrets l’assaillent soudainement, celui de lui avoir balancé son inquiétude à la figure tout d’abord, puis celui de ne pas l’avoir prise dans ses bras à la seconde même où son regard s’était posé sur sa détresse.

« Tu crois ? » Intrigué, il garde sa main fermement dans la sienne, renforçant son emprise. Ses yeux interrogateurs cherchent des réponses en elle, mais il craint qu’elle soit autant perdue que lui. Si elle ne l’était pas, elle aurait su lui dire clairement où en était son histoire d’amour qu’il savait tumultueuse. Outre le fait qu’il ne soit pas un grand bavard, pas quand il s’agit d’affaires sérieuses, encore moins d’affaires de coeur, Kale redoute d’en dire trop, dire ce qu’il ne faut pas et inviter les larmes à inonder ses iris troubles pour de bon. Il lâche sa main le temps de lui retirer le rhum qu’il dépose plus loin. Mauvaise idée. A présent, elle n’a nulle autre échappatoire pour noyer ses déboires que de confronter le médecin de nouveau accroupi devant elle. Prenant tendrement ses mains dans les siennes, il s’efforce de se rappeler la moindre petite confidence qu’elle lui ait faite par le passé sur sa vie avant le crash, sa relation avec Jace et même sa mésaventure sur l’Hydre. Ce dont il est certain, c’est que l’Avery qu’il connait n’a pas cessé de se battre une seconde pour l’homme qu’elle aime, pour conserver ce qui comptait le plus pour elle. Il sait qu’elle s’est battue comme une lionne pour reprendre sa vie en main, engagée corps et âme dans sa relation, et qu’elle n’aurait jamais arrêté de se battre d’elle-même. « Qui t’as mis ses idées de fantôme dans la tête ? C’est Jace ? C’est dû à ses changements depuis que vous êtes sur l’île ? » Lui qui n’osait la brusquer, finalement les questions s’enchainent. La voix claire, posée, accompagnée de sourires bienveillants, rien ne laisse transparaître ses véritables inquiétudes : qu’il lui ait fait du mal, physiquement ou psychologiquement. Il ne cherche qu’à la protéger, elle, cette inconnue désemparée et résignée qui possède l'âme de son amie. Il faut qu’elle parle, vite, autrement la panique ne tardera pas à l’assaillir et il sera incapable de lui apporter le réconfort qu’elle attend de sa part. « Avery, parle moi s’il te plait. Je sais que tout ça ne vient pas de toi, tu n’aurais jamais abandonné. Qu’est-ce qui t’y a forcé ? » Quelques tics nerveux trahissent son self-contrôle apparent, comme sa manie de se mordiller la lèvre inférieure, gêné de se montrer insistant. Il prend sur lui pour ne pas dévoiler le fond de ses pensées concernant l’hostile, se concentrant uniquement sur son amie, ce qui relève du miracle pour un homme impulsif tel que lui. Quelque chose lui dit que depuis le temps, Avery doit avoir une petite idée du ressenti du militaire sur l’homme qu’elle aime. Mais il pourrait l'exprimer de vive voix, même le pire, ce qu’il ne penserait pas vraiment mais juste par provocation, pour la faire régir, la secouer maintenant et sans le moindre scrupule. Alors il verrait si elle prend encore sa défense. Peut-être que si elle le faisait cela le rassurerait, car cela signifierait que la Avery qu’il connait n’a pas disparue… Encore une fois, l’Amoureuse l’attendrit suffisamment pour laisser une chance à la manière douce. Se relevant, Edan-Kale lui donne du temps, parti s'affairer à l’autre bout de la tente. Elle pourrait pleurer en silence qu’il ne le remarquerait pas. Prenant volontairement plus de temps que nécessaire, il réapparait près d’elle après de longues minutes un linge chaud dans une main et une infusion des plus saines dans l’autre. Portant le verre à la bouche de l'apprentie médecin, il accepte qu’elle le tienne seulement après en avoir bu une gorgée, après quoi il dépose délicatement le gant tiède sur son front. « Je constate que tu ne m’a pas attendu pour boire ! » Il mime une moue amusée avec toute la taquinerie dont il est capable alors que le coeur n’y est pas vraiment, guettant un signe d’apaisement chez la jeune femme. Même pris au dépourvu, il sait reconnaitre des lendemains de beuverie, et s'il aime habituellement s'amuser de ce genre de symptôme, il en va autrement aujourd’hui. Rien de festif, rien qu’une tentative pour étouffer sa peine.

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Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Lun 9 Nov - 3:53, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Mar 30 Juin - 22:19



❝ Les vrais amis ne sont jamais loin ❞
Avery Wolfe & Edan-Kale Fitzgerald

Avery s'était assise sur le fauteuil de l'avion et détenait le bol de rhum que lui avait offert Edan en guise d'hospitalité et de réconfort. Elle était touchée par ce geste même si elle n'avait pas l'intention de goûter au breuvage par peur de vomir de tous ses tripes. Déjà qu'elle était dans un sale état, la jeune femme préféra éviter cet horrible spectacle à son ami. La médecin se contenta de tenir le bol et d'observer le fond sans but précis et sans aucune pensée. Avery était fatiguée de tout, elle avait à peine le goût de l'appétit, faisait beaucoup d'insomnie et elle avait terriblement mal à la tête à force de pleurer, sans oublier ses maux de ventre. La dernière fois qu'elle avait ressentit ce sentiment, ce fut lors du crash de l'avion. Avery avait alors perdu l'enfant qu'elle attendait et Jace était disparu. Même la torture des originaires paraissait être douce et moins douloureuse à ses yeux. Le silence était pesant dans la tente. La jolie brune n'arrivait pas à s'exprimer, à dire ce qu'elle ressentait et avait parce qu'elle risquait de pleurer. Néanmoins, Avery n'était pas seule. Elle était venue à l'infirmerie pour obtenir l'aide de son ami et acolyte. La jeune femme ne savait pas par où commencer, elle se sentait ridicule d'être venue le déranger et encore plus d'être faible devant lui. Pour le moment, la jolie brune évita de lui faire part de ses sentiments de honte pour ne pas qu'il lui fasse la morale, car Edan était une personne toujours prête à aider son prochain. Elle ne comptait pas également dire cela, car elle pouvait remarquer qu'il semblait à cran ou du moins inquiet à son sujet. Après un long mutisme, Avery réussit à dire deux petites phrases. La première était qu'elle était un fantôme et la seconde que sa relation avec Jace était terminée. La médecin pouvait sentir la main de son ami s'emparer de la sienne pour l'encourager à se confier, mais également lui prouver qu'il était là pour elle. Ce geste était réconfortant même si elle avait une sensation étrange à cause de ce mur de solitude qu'elle avait construis depuis quelques jours en s'isolant du reste de l'île. La jeune femme fini par le regarder dans les yeux lorsqu'il lui retira doucement le bol de rhum avant de lui tenir les mains tout en restant accroupit devant elle. Son meilleur ami sur l'île s'empressa de l'interroger sur ce qu'elle venait de dire comme elle était très énigmatique. Le prénom de Jace lui procura des frissons, elle hocha négativement de la tête tout en se retenant de succomber à sa tristesse. Sa gorge était serrée. Bordel qu'est-ce qu'elle aurait aimé se mettre une paire de claque pour arrêter de pleurer à chaque fois que quelque chose lui rappelait son fiancé. Pauvre Edan, il devait encore s'armer d'un peu de patience pour avoir des informations concernant son état. En effet, elle n'avait jusqu'à présent jamais abandonné. Avery avait été têtue pour tenter de récupérer son petit ami même quand celui-ci l'avait blessé à de nombreuses reprises. Elle était toujours optimiste et utopique. Pour elle sa relation avec Jace pouvait être similaire au conte de la Belle et de la Bête, mais malheureusement ils n'étaient pas dans un monde féerique, tout ne finissait pas en happy end avec le célèbre diction : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Quand Edan se recula et s'éloigna en direction du bout de la tente, Avery éclata en sanglot tout en passant ses mains sur son visage comme pour se cacher. Ses larmes étaient automatiques, elle n'arrivait pas à se contrôler. Ce n'est que lorsqu'il revint vers elle, que la médecin tenta de se calmer en essuyant ses larmes d'un revers de la main. Ses yeux étaient suffisamment rouges pour voir qu'elle avait encore pleuré. La jolie brune releva légèrement la tête pour le regarder, elle n'avait pas très envie de boire, mais il insista alors elle s'exécuta tout en buvant une gorgée avant de finalement tout boire lorsqu'il lui donna le bol et plaça le gant sur son front. Cela commençait déjà à lui procurer du bien en tout cas pour ce qui est du mal de tête et des nausées. Avery accola son dos afin de mieux s'asseoir et tenir le gant. Le médecin militaire se mit à lui faire une remarque sur le fait qu'elle avait eu une cuite sans lui. La jeune femme grimaça en songeant à son réveil. Néanmoins, elle devait admettre qu'elle avait pu s'amuser même si elle avait pleuré lors de son bad trip, mais Noreen avait été là. Ça aurait été d'ailleurs amusant de faire un tournoi avec Edan de celui ou celle qui arriverait à boire le plus de shooters. Son ami avait réussi à la mettre suffisamment en confiance puis avec sa gentillesse à son égard faisait qu'elle avait du mal à être associale longtemps avec les gens qu'elle apprécie. C'est pourquoi elle finit par reprendre la parole en rétorquant :

« C'était cool....pendant quelques heures. » Elle fit une petite moue avant d'observer son ami et de lui dire : « Merci »

Ce n'était pas un simple merci pour une tisane ou un gant, mais pour être là pour elle et ce qu'il est, c'est-à-dire un véritable ami. Elle regrettait sincèrement de ne pas l'avoir prévenu plus tôt, mais elle avait eu besoin de cette solitude. Avery posa ensuite à côté d'elle le bol avant de jouer avec ses mains nerveusement. À présent, s'était à son tour de parler. La jeune femme lui devait des explications au si bien pour sa disparition que pour avoir débarqué maintenant dans la tente. De plus, elle semblait l'avoir suffisamment inquiété pour le laisser dans le suspense bien longtemps. Prenant son courage à deux mains, elle reprit alors la parole :

« Je vais t'expliquer...mais promets-moi de m'écouter jusqu'au bout sinon je risque de pleurer et ne jamais terminer mon récit...puis ne pas te laisser aller à quelconques émotions...tu auras le droit de me faire la morale après. »


Elle ne pu s'empêcher de grimacer une nouvelle fois. Le connaissant il risquait de l'engueuler de ne pas être venu plus tôt ici et encore plus de l'avoir inquiété. Avery avait peur aussi qu'il s'énerve vis-à-vis de Jace. En effet, elle avait compris depuis un certain temps qu'Edan n'appréciait pas que l'on puisse faire du mal à son amie. Avery prit sa respiration pour éviter de s'effondrer en larmes et se donner un peu de courage avant de débiter ce qui n'allait pas. Elle ne savait pas par où commencer pour débuter son récit. Elle décida donc de répondre à sa façon à ses interrogations :

« Ce n'est pas dû à ses changements...je crois que j'aurais préféré. Depuis que j'ai insisté pour me remettre avec lui même s'il m'avait quitté...tout n'était pas rose...mais on commençait à réapprendre l'un de l'autre....j'ai toujours pensé que le Jace que j'avais connu était toujours enfouit en lui...je pensais qu'avec le temps tout allait s'arranger pour nous et j'ai eu tort...avant je ne voulais pas me résigner à un abandon de ma vie passée, j'avais construis ma vie avec cet homme, il était pour moi, mon âme sœur. » Elle s'essuya par réflexe des larmes au cas où elle recommencerait : « C'est pourquoi j'ai toujours continué à me battre après tout l'amour c'est aussi de la souffrance... » Avery laissa un silence tout en regardant dans le vide avant de le regarder dans les yeux : « La fois où tu m'as autorisé à partir plus tôt de l'infirmerie...je suis allée à la grotte de Jace, je mettais réveillée avec lui le matin, j'imaginais que la suite logique serait de m'endormir avec lui...quand j'y suis allée, il y avait une fille dans la grotte, Hayley, elle vit au campement, mais je n'ai jamais eu l'occasion de lui adresser la parole. Quoiqu'il en soit, elle n'était pas venue pour moi, mais pour parler à Jace. Au début j'ignorais pourquoi elle était si étonnée de savoir que j'étais sa fiancée....c'est là où elle a cru que j'étais morte et qu'elle était ravie de rencontrer un fantôme. » Elle laissa un autre silence, sa gorge commençait à se serrer et elle jouait de plus en plus avec ses mains : « Plus la discussion passait, plus j'ai compris....qu'elle...était...enceinte...j'ignorais encore qui était le père...Jace est gynécologue...mais voilà lorsqu'il a débarqué, elle a lâché cette bombe... » Avery avait les larmes aux yeux : « Ils se sont disputés, Jace n'était pas content sur le coup...il ne souhaitait pas que je tombe enceinte ici...pendant qu'ils se disputaient, je n'avais pas bougé...j'étais qu'un simple témoin, j'étais de trop.... »Des larmes commençaient à couler, elle tenta de terminer son récit : « J'aurais dû m'énerver contre eux, faire ressortir tout ce que j'avais sur le cœur, mais je ne l'ai pas fais...j'ai calmé Jace...j'ai tenté de faire la médiatrice...puis elle est partie...il est parti aussi peu de temps après elle...et j'étais seule dans cette grotte... » Avery se mit à sangloter : « ….j'ai décidé de partir...j'ai...j'ai pris quelques affaires...et je me suis éloignée le plus loin possible...j'avais besoin d'être seule... » Elle tenta une énième fois d'essuyer ses larmes : « La solitude...m'a fait réfléchir et c'est à moment-là que le mot fantôme a prit tout son sens...j'étais morte le jour du crash...le même jour où j'ai perdu mon bébé... Jace avait refait sa vie au bout d'un an et demi, il a appris à vivre sans moi et à se divertir...et moi j'ai débarqué comme un fantôme en revenant de l'Hydre...puis cette fille...elle peut lui offrir ce que je n'ai pas pu lui offrir...cet enfant...je sais qu'il m'en a voulu de l'avoir perdu... depuis je n'ai plus de ses nouvelles...j'ignore ce que je suis pour lui à présent...qui sait s'il n'est pas avec sa nouvelle famille depuis... »

Avery termina son récit, elle sanglotait toujours. La jeune femme retira le gant de son front avant de passer ses mains sur son visage. Jace n'avait pas cherché à la retrouver depuis, elle était dans le noir complet.

© Pando



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» Edan-Kane Fitzgerald "
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Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Mar 7 Juil - 3:35

Les vrais amis ne sont jamais loin.
i follow heartlines on your hand. and there’s fantasy, there’s fallacy, there’s tumbling stone.
Avery ✧ Edan-Kale
Edan ne met pas longtemps à comprendre ce qui se joue en lui. Il a beau enfouir l’évidence autant qu’il le peut, l’étouffer dans le silence, la distraire avec des gestes anodins, elle est là, elle le guette, prête à surgir, lui rappelant tout ce qu’il veut taire depuis son arrivée sur l’île. Ses expressions tantôt neutres tantôt bienveillantes fonctionnent peut-être sur Avery, bien qu’il redoute qu’elle brise rapidement l’illusion, levant le voile de neutralité sur son visage. Mais impossible de se duper lui-même, hélas. Devant son amie se présentant à lui sous son plus mauvais jour, sans le moindre artifice, un sentiment d’impuissance envahit tout son être. Comme un ancien amour, une relation envahissante qui revient à la charge. L’impuissance, la culpabilité… Elles le tourmentent parfois encore durant son sommeil. Mais il fait jour cette fois, et il est presque certain qu’il ne rêve pas. Du moins, il en est aussi sûr qu’il se trouve dans l’infirmerie et qu’Avery se trouve devant lui, abusant du silence pour garder la tête hors de l’eau. Un dernier recours qu’il maîtrise bien. Des flash étranges le surprennent en regardant la jeune femme se murer dans le silence, métamorphosant les traits de son visage en ceux de son ancien ami décédé. Le mutisme d’Avery lui ressemble, ainsi que les larmes qui s’échappent à travers ses paupières dans un surplus de douleur. La stratégie du silence ne s’envisage même pas pour Edan-Kale, il doit la faire parler. Serein sous le masque, il essaye, avec calme et prévenance malgré l’avalanche de questions qu’il provoque. Quelques mots lui suffiraient, une suite de mots dénuée de sens, rien que des sons embrouillés, un sanglot… Juste de quoi le rassurer sur son état de santé, n’importe quoi qui lui prouve qu’elle est bien là et qu’elle le restera, ensuite les visions s’éteindront. Une phrase timide et évasive suffit à le rassurer. Même si elle évoque des histoires de revenants. Elle n’est pas sur le point de s’évaporer dans l’air, de disparaitre en le laissant sur le côté comme un con. Retrouvant son flegme, il ose une plaisanterie, un faux reproche parce qu’elle a bu sans lui. Mais il n’aurait pas crû qu’elle la fasse réagir, encore moins aussi positivement après toute ses tentatives avortées pour capter son attention. Il s’était redressé, ses mains relâchant les siennes, ce qui l’encouragea à se mettre en retrait pour lui concocter un remède anti-gueule de bois dont il a le secret. Même à l’autre bout de la tente, des sanglots parviennent jusqu’à lui, vifs et rudes, touchant son coeur. Il ne les relève pas, la laissant évacuer son chagrin et sa colère comme si elle était seule, feignant de ne rien entendre. Fitzgerald reporte son regard sur elle quand elle le remercie, lui souriant de plus belle. Il lui sourit beaucoup depuis qu’elle s’est réfugiée dans ce lieu familier, non sans trahir l’inquiétude qu’il ressent au fond de lui, les regards qui accompagnent ses sourires témoignant de son incompréhension. Au contraire, ce sourire-là est tendre et complice. Un de ceux qu’il réservait à son frère pas si longtemps en arrière, quand il apaisait une crise ou après avoir rattrapé un faux-pas. La façon dont elle le remercie réveille en lui ce vieux réflexe tant elle est particulière, assez pour qu’il comprenne qu’elle le vise lui au-delà de son initiative. Pas comme le font ses camarades ou ses patients quand il se sentent redevables de ses services. Plutôt à la manière de son frère qui le remerciait, les yeux rouges, au-delà de lui sauver la mise, d’être là pour lui tout simplement. Son frère… Son petit frère qui l’aurait à coup sûr averti lui aussi en employant des mots tout à fait similaires à ceux de la jeune médecin. Alors qu’elle relève la tête pour l’avoir dans son champ de vision en exprimant ses conditions, il joue le mec outré, blessé dans son amour propre. Lui impulsif ?

« Tu m’as pris pour ton père ? » Il devine déjà Avery le foudroyer du regard. Peut-être que le ton léger qu’il emploie aidera à… Non. Non, pas à en juger par ses sourcils qui se froncent. Il se pince les lèvres pour ne pas répliquer davantage, car avec cette tête c’est elle qui tient le rôle de la moralisatrice. « Je vais essayer. » Pas de lui épargner sa morale, mais de se retenir de… de quoi ? De ne pas déraper ? De ne rien dire qu’il pourrait regretter ? De la blesser involontairement ? Il sert déjà les dents, car rien de tout ça ne présage qu’il ait finalement envie d’entendre ce qu’elle s’apprête à révéler, redoutant ce qui pourrait lui faire perdre le contrôle. Pincer ses lèvres le plus fort possible le plus longtemps possible, c’est tout ce qui lui vient en tête pour se rassurer. Reculant de quelque pas pour lui faire de nouveau face, il se penche légèrement, s’adossant au meuble le plus proche. Les grands discours moralisateurs et les belles leçons de vie, très peu pour lui ! Ils lui donnent la nausée, prêt à parier que personne n’en a subi autant que lui dans sa vie. Il secoue machinalement la tête pour chasser ses pensées lointaines, épargnant le petit garçon qu’il était de pareils souvenirs. Il rirait même volontiers en imaginant la réaction de son père et de sa mère s’ils le voyaient ici, bien conscient qu’il ne serait pas crédible du tout dans le costume du moralisateur. Abandonner son poste à l’infirmerie pour partir en quête d’aventure à travers la jungle, ignorer royalement les ordres de ses supérieurs pour aller fricoter joyeusement avec les amazones… enfin… une amazone tout particulièrement… Rien qui fasse de lui un homme raisonnable. La raison c’est l’ennui. Et ennuyer son amie est la dernière chose qu’il souhaite en cet instant. Essayer, voilà tout ce qu’il peut lui promettre. Essayer de contenir ses émotions. Forcé de reconnaitre qu’elle a tapé dans le mile. Alors qu’elle entame son introspection, nourrissant la curiosité du médecin, il ne peut s’empêcher de songer à quel point son comportement l’étonne. Elle voit juste, vise juste. Depuis le premier jour où elle l’a sollicité. Pour s’entraider. Pourtant sa carapace de solitaire l’incitait déjà à fuir, à se méfier, suivre son instinct qui l’alarmait sur les dangers de laisser quelqu’un entrer dans son quotidien. Le mec cool, le gentil médecin serviable, telle était l’image de lui qu’il souhaitait dévoiler à tout le monde sur l’île. Ni plus ni moins. Il servait ceux dans le besoin le jour, toujours une parole avenante et compatissante pour qui aimerait la recevoir, et le soir -sauf urgence- il s’évadait, vivant pour lui et lui seul. Seuls quelques militaires connaissaient son côté imprévisible, justement parce des choix devaient se prendre sur cette île, l’île qui le libérait progressivement de toute contrainte et le poussait à s’imposer. A revivre… Et puis un jour Avery déboula dans sa vie, armée de sa spontanéité et sa joie de vivre imparable, fissurant une à une les couches de sa carapace. Et, allez savoir pourquoi, il baissa la garde, la laissant faire. Il aurait pu la repousser, insister pour garder des rapports strictement professionnels, s’en tenir à la survie sans chercher à découvrir l’homme et la femme derrière leur blouse. Mais son coeur s’y refusa. La vision utopique du monde et des relations humaines de la jeune brune le séduisaient, charmé par l’innocence qui émanait d’elle en chaque instant, influant sur sa personnalité de faux solitaire. Entrainé sur le sentier de l’amitié sincère -pour lui un terrain des plus pentueux-, il se rendit compte trop tard qu’il s’était aventuré trop loin pour envisager de revenir sur ses pas.

Et le voici des mois plus tard dans cette foutue tente, adossé à ce foutu meuble à fixer le foutu siège sur lequel elle est assise, n’osant plus chercher son regard de peur de ne pas pouvoir tenir sa promesse et qu’elle s’en aperçoive. Si ses yeux la fuient, en quête d’un point de chute auquel se raccrocher sans lui donner une impression de désintérêt alors qu’elle se livre à lui, il écoute attentivement, se glissant dans la peau du parfait confident, assimilant les paroles de la médecin sans les juger. Ce n’est certainement pas envers elle que les jugements faciles le tentent… Sûrement pas quand il sent le coeur fragilisé d’Avery se briser davantage au fil des larmes qui perturbent son récit. Edan-Kale se retient malgré tout, décidé à respecter sa parole. A plusieurs reprises l’envie le prend de violer son espace personnel pour mettre fin à son supplice. Pourquoi pas en la prenant dans ses bras ? Peut-être même qu’un pas en avant suffirait à la stopper dans son élan s’il est soudain et brusque ? Désireux de la forcer à se taire, il craint de ne plus pouvoir tenir sa langue encore longtemps. Il redoute le dénouement, incertain de toujours vouloir entendre ce qu’il a pourtant tenté de savoir. Non, il ne veut pas entendre ça, bien sûr que non. L’histoire qu’elle lui conte, il la connait déjà, du moins en partie. Il n’a pas oublié les moments difficiles qu’elle évoque, ayant toujours plus ou moins suivi les tumultes de leur relation à travers elle, l’exercice périlleux des tentatives menées par l’Amoureuse pour retrouver son couple, son équilibre. Mais la suite, il n’aurait pu la prédire. Elle n’est que déception et désillusion. Une chute brutale. Un échec inacceptable.

« Tu n’aurais rien dû du tout. » Kale se rend compte que ses mains agrippent le buffet de fortune derrière son dos, ses ongles s’enfonçant dans le bois pour contenir sa colère. Cette formulation maladroite l’aide à l’étouffer dans l’oeuf. Il peine à croire qu’il a tenu tout du long sans rien dire. Enfin presque. Il lui coupe la parole sans hésiter dès qu’elle s’auto-critique. « Tu as su rester digne, ne regrette pas ça ! » Sous-entendu, elle a su rester digne, elle. Son dos se décolle du bois, ses bras se détendent au rythme de ses pieds enchainant des petits pas nerveux, brassant de l’air. Les confidences de la rescapée à peine entamées, il s’était mordu la lèvre pour ne rien répliquer. Maintenant il est comme une bombe à retardement. « Arrête de te blâmer. » Il tourne sur lui-même nerveusement, se stoppant en ne dévoilant qu’un profil à son amie. « Tu dis que tu lui as forcé la main pour vous remettre ensemble, mais je regrette, je suis sûr qu’un homme comme lui sait dire non. « non » c’est facile. Beaucoup plus facile que « Hey au fait je t’ai pas dit, ma femme est vivante ! » » Il expire longuement, à la fois soulagé et gêné par ce cynisme. Il réalise qu’Avery n’est pas l’objet de sa colère, aussitôt tout en lui s’adoucit, de sa voix à nouveau suave à son visage retrouvant sa douceur des meilleurs jours. A l’exception que ces jour-là il n’a pas l’air aussi désolé qu’à présent. Désolé de comprendre tout ce qu’elle a donné, écoeuré de découvrir tout ce qu’elle a perdu. Le silence reprend ses droits le temps pour la jeune femme de conclure ses aveux, ses sanglots relayant Edan pour le troubler. Le mur d’émotions s’effondre. Il venait de réussir ce qu’il voulait : elle parlait. Plus en quelques minutes que depuis son entrée dans la tente tandis qu’Edan luttait pour garder un maximum le silence, toujours figé sur son profil, inversant momentanément leur rôle. « C’est faux… » Son souffle est sourd, pour lui-même, ne trouvant pas les bons mots à prononcer à voix haute. S’il se retourne complètement, s’il repose ses yeux sur elle, les mots appropriés lui viendraient peut-être… Alors il confronte enfin son regard embué d’un flot de larmes qui semble inépuisable. Il ne s’excusera pas pour s’être emporté, bien trop fier. Il ne regrette pas. C’est si peu… Si dérisoire comparé a la bataille des pensées qui se joue dans sa tête. « Tu aurais pu le lui offrir, mais pour ça il aurait fallu qu’il le veuille, qu’il le veuille autant que toi, avec toi. Pour des raisons qui lui sont propres il n’a pas voulu se battre pour vous comme tu l'as fait. Ca ne dépend pas de toi. Tu as tout tenté, tu n’as rien a regretter. Il arrive un moment ou se battre seul n’apporte plus rien. » Il toise sa réaction pour y lire un indice. Aucune pique à l’encontre de son Jace. Aucun mot plus haut que l’autre. Aucune accusation. Il reconnaîtrait volontiers se surpasser s’il n’hésitait pas entre continuer sur la voie de la franchise ou bien se taire. « Ne retourne pas là-bas… Je t’aiderai, si tu veux rester ici ou si tu préfères t’installer parmi les rescapés, comme tu voudras, je serai là, mais à condition que tu ne dises plus jamais des choses pareilles. » Les paroles du militaire ne sont que souffle, lent et pesant. Lui assurer qu’elle est morte… Comment peut-il supporter cela ? Lui ? Lui qui a vu la mort exécuter sa monstrueuse besogne sous ses yeux ? Il voudrait lui parler plus, mieux aussi. Les mots sont brouillons, révélant moins qu’ils n’aimeraient en dire. La mort de son bébé, la perte, l’impuissance, la culpabilité… Tant d’épreuves qui lui sont familières à lui aussi sans qu’il ne puisse l’en consoler. Il pourrait lui chanter l’éternel refrain du « ce n’est pas de ta faute, tu ne dois pas culpabiliser, personne n’aurait pu prévoir… » Il aurait déjà pu le faire la première fois qu’elle lui a parlé de ce drame. Mais on lui a bien assez servi de cette vieille rengaine pour savoir qu’elle n’a aucun effet. Alors il opte finalement pour la deuxième option : se taire, non sans lui rappeler qu’elle peut compter sur lui. Etre là, mettre son amitié et sa loyauté entre ses mains, sûrement la meilleure chose pour laquelle il soit doué.

2360 mots © Starseed


long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
Song to the Siren



Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Lun 9 Nov - 4:01, édité 4 fois
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» Avery-Johan Wolfe "
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× Ma Célébrité : Camilla Luddington. × Nombre de messages : 2172 × Age du perso : 24 ans. × Job : Ancienne étudiante en dernière année de chirurgie pédiatrique. Sur l'île, Avery est l'un des médecins du campement. × Côté love : le cœur se situe dans la région thoracique (poitrine), où il occupe plus précisément la portion antéro-inférieure du médiastin (partie du corps située entre les cavités pleurales qui contiennent les poumons). Il est situé sur la ligne médiane, un peu décalé à gauche de telle sorte que deux tiers de sa masse sont situés du côté gauche.


Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Mer 15 Juil - 1:36



❝ Les vrais amis ne sont jamais loin ❞
Avery Wolfe & Edan-Kale Fitzgerald

Avery pleurait. Elle n'avait pas passé une seule journée depuis la grotte sans verser une seule larme. La jeune femme se sentait vidée et pourtant elle en avait gros sur le cœur. La médecin avait l'impression que ce mal ne partirait jamais, tout comme ses nausées qu'elle faisait taire pour le moment en évitant de s'en préoccuper. Edan était décidément la bonne personne à qui se confier. Si ce dernier voyait en elle l'image du frère qu'il avait eu auparavant, Avery pouvait ressentir exactement la même chose de son côté. Sur le continent, la jolie brune avait toujours été la seule fille de la maison, ces quatre frères aînés étaient toujours là pour la taquiner, jouer avec elle lorsqu'elle était gamine et surtout d'être de bons conseils et la protéger. À l'heure actuelle, ils n'auraient pas aimé la savoir dans un sale état. D'un côté, Avery était rassurée qu'ils ne soient pas sur l'île pour s'emporter contre Jace. Son histoire d'amour était complexe et parfois incompréhensible pour ses frangins. D'ailleurs, la jeune femme se demandait souvent ce que sa famille devenait depuis son absence...cette pensée arrivait à la rendre malade tout comme elle l'était à présent. Avery ne remercierait jamais assez son ami d'avoir été dans cette tente à ce moment précis. Elle aurait rebroussé le chemin et n'aurait pas ressenti une seule once de soutien que ce soit par des gestes, des paroles ou tout simplement par le silence. Juste une présence suffisait, une écoute, une tête connue. Son ami respectait ses larmes, il avait sa manière bien à lui de l'aider et elle appréciait grandement même si on état démontrait le contraire. Lorsqu'elle se décida de parler après avoir été suffisamment mise en confiance, la médecin lui demanda de ne surtout pas lui faire la morale et surtout d'attendre qu'elle termine son récit. À force de consacrer la même tente et la même énergie pour aider les gens qui entraient à l'infirmerie, la jeune femme avait appris à le connaître. En tout cas suffisamment pour se permettre de le supplier pour qu'il respecte ces volontés. Edan-Kale lui rétorqua aussitôt qu'il n'était pas son père par rapport à sa demande. Avery fronça ses sourcils. Comment pouvait-il penser une telle chose ?! À vrai dire, son regard noir se transforma pour un regard plus enfantin accompagné qu'une petite moue avec sa bouche. Qui sait, peut-être qu'elle avait besoin de ça, de se faire remonter les bretelles pour arrêter de pleurer comme une madeleine. Son mentor en médecine allait essayer de ne rien dire. Elle l'espérait fortement, car elle utilisait assez de force pour s'exprimer. La jeune femme était facilement fatiguée et à bout de nerfs. Le médecin pouvait facilement le constater à cause de ses cernes, mais aussi parce qu'elle pouvait éclater en sanglot à la moindre occasion. Avery était bien loin de se douter, qu'en plus de son chagrin d'amour, les hormones faisaient son effet. La jolie brune n'osait pas regarder Edan. Certes, il n'était pas son père, mais elle avait peur de ce qu'il pourrait penser de tout ça. Elle n'aimait pas se sentir faible, ce n'était pas son genre de rester assise à s'apitoyer sur son sort. Avery savait qu'il y avait plus grave dans la vie, que des gens mourraient chaque jour dans le monde, y compris sur cette île, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Elle avait peur de ne pas être comprise, cette peur que l'on ne comprenne pas pourquoi elle s'était battue tant bien que mal pour Jace Cavanaugh. Leur amour était complexe et insaisissable, si spécial depuis qu'ils étaient sur cette île. Elle avait tout donné, même si de nombreux doutes avaient pu l'assaillir à multiple reprises. Ce fameux doute était encore présent dans son esprit, elle était perdue et se sentait terriblement seule sur cette île. Non pas qu'elle ne considérait pas les amis qu'elle s'était faite ici, ainsi que des connaissances, mais ils n'étaient pas de sa famille, un proche qu'elle avait pendant longtemps connu. Jace était de sa famille, ils étaient censés avoir une vie ensemble. Son fiancé avait une place capitale dans sa vie jusqu'à présent. Avery avait envie d'y croire, même lorsqu'elle s'était isolée sur une autre plage, elle avait espéré qu'il utilise ses talents de chasseurs pour la retrouver, ne serait-ce que pour une confrontation, pour lui dire ce qu'il en était. Dès, qu'elle avait entendu des bruits de branche, elle s'était tout de suite imaginée qu'il était là, en train de l'espionner avant de conclure qu'il ne s'agissait que des volatiles. La désillusion avait reprit le dessus, elle se sentait dans une impasse, devant un mur qui lui semblait infranchissable. Avery pleurait à mesure qu'elle racontait ce qu'elle avait vécu. Edan ne semblait pas la regarder, cela tombait très bien pour la jeune femme, qui avait peur de croiser son regard. Elle avait la tête baissée et jouait avec ses mains et ressentait cette envie omniprésente de retourner dans son nouveau campement pour éviter une seconde de plus de se montrer dans cet état. Lorsqu'elle arriva à ses conclusions, qu'elle aurait dû libérer sa haine et qu'elle en était arrivée à l'idée qu'elle faisait partie du passé, son ami reprit la parole pour la couper. Avery releva la tête pour lui jeter un regard du style : « tu m'avais dit que tu ne me couperais pas la parole », mais elle s'arrêta aussitôt, car après tout il avait seulement dit qu'il allait essayer. Puis, Edan-Kale savait suffisamment s'imposer pour qu'elle l'écoute. Ce dernier était son mentor et son aîné, même s'il n'était ni son père, ni un de ses frères, il avait sa légitimité et le respect auprès de la jeune médecin. Au final, elle ne lui en voulait pas de l'interrompre par moment, parce qu'il agissait tout simplement comme un ami. C'est exactement ce qu'elle aurait fait si elle devait aider une personne qu'elle apprécie. Edan ne la jugeait pas, il n'était pas là à la trouver pathétique comme elle appréhendait. Non, il essaya de la raisonner, de lui faire comprendre que le comportement qu'elle avait eu était digne. Le médecin militaire s'emporta légèrement lorsqu'il évoqua son fiancé. Avery fut surprise qu'il puisse dire ça. D'un côté, elle savait au fond de lui qu'il n'avait pas tort, jamais elle n'aurait forcé Jace à faire quelque chose qu'il n'aimait pas. Elle songea aux moments où elle était avec ce dernier. Il avait été clair et net sur certaines choses qu'il ne souhaitait pas venant d'Avery comme le fait qu'elle puisse l'embrasser, lui faire un simple câlin ou encore lui dire qu'elle l'aimait. Et de l'autre côté, ce même Jace pouvait la surprendre en la prenant dans ses bras la nuit, en réalisant une étagère qu'il avait refusé lorsqu'elle l'avait proposé. C'était son cinquante nuances, il pouvait lui souffler le chaud et le froid. Quand au fait qu'il n'avait pas prévenu Hayley de sa présence...Avery en avait conclue en voyant la stupeur de son hostile, qu'il n'avait plus revu cette femme depuis qu'il l'avait retrouvé elle, sa fiancée. Cela pouvait expliquer le fait qu'il le savait au bout de quelques mois de grossesse. La jolie brune était silencieuse, elle fixait Edan sans vraiment le regarder, elle était perdue dans ses pensées. Il était tellement frustrant de ne pas savoir où ils en étaient. La voix de son ami la ramena à la raison lorsqu'il continua de la contredire. Le médecin militaire s'emporta, du moins, il était plus dur dans ses paroles, il ne les mâchait pas, sans doute pour la secouer ou voir la réalité en face. Ses mots arrivaient à lui faire de la peine, non pas vis-à-vis d'elle puisqu'il la défendait, mais parce qu'elle ne souhaitait pas l'admettre, c'était blessant d'imaginer ça, de devoir renoncer alors qu'elle s'était battue tant bien que mal. Avery avait décidément l'esprit embrouillé, elle avait d'ailleurs de nouveau mal à la tête et tenta d'essuyer ses larmes avec ses mains. Edan insista pour qu'elle reste auprès de lui et des rescapés, qu'elle ne retourne pas s'isoler. Son ami souhaitait même l'aider à s'installer s'il le fallait, mais qu'elle devait néanmoins arrêter de dire des choses pareilles à son égard. La jolie brune était touchée par sa proposition. Voyant qu'il lui laissa à son tour la parole, Avery essaya de se calmer. Elle posa son dos contre le dossier du fauteuil et observa son ami :

«....Une partie de moi....à envie de te faire taire....et l'autre partie sait que tu as raison... »
Elle laissa un silence comme pour trouver ses mots : «....pleins de questions me restent en tête... » Avery resta silencieuse un second instant, elle songea aux paroles de son ami : «...Je peux peut-être concevoir que je ne l'ai pas forcé dans cette relation...si j'y croyais, c'est parce qu'il m'a prouvé qu'il m'aimait, même si c'était à sa manière...pour Hayley, je crois qu'il n'avait plus de nouvelles d'elle...il a été aussi surpris que moi lorsqu'elle a.... » Elle ravala sa salive : « Je crois qu'il était aussi perdu que moi... » Avery fini par se lever doucement et se tourna vers lui, elle tremblait encore, elle était fragile à tout instant : « Je sais que ça ne l'excuse pas...mais, je crois que je ne lui en veux pas... » La jolie brune attrapa une bouteille d'eau pour s'hydrater un peu avant de jouer avec entre ses mains doucement : « Tu sais..j'ai espéré qu'il me retrouve depuis la grotte...qu'il me rassure et me dise que tout va s'arranger, qu'il m'aime et que c'est moi la femme de sa vie. » Elle se mordilla la lèvre inférieure pour éviter de s'effondrer une nouvelle fois. Avery reposa la bouteille : «...ou qu'il me dise....que c'est terminé...que je ne fais plus partie de sa vie...au moins que je sache si je suis stupide d'espérer...et que je tente...de passer à autre chose...je ne sais pas quoi en penser...je crois que je n'arriverais à rien sans avoir une réponse finale... »Elle renifle pour se contenir : « Peut-être en effet que je me bats seule...dans ce cas tu as raison... » La jeune femme tenta de reprendre le dessus, en tout cas en apparence : « Je te remercie d'être là Edan, sincèrement. Je te promets que je vais reprendre du poil de la bête, je vais rattraper mon absence, je ferai des heures supplémentaires, ça me fera du bien, puis toi si tu as envie de te promener et voir du monde, ça te permettra de respirer. » pour le rassurer davantage, elle ajouta : « Je vais reprendre ma hutte et je ne partirais plus et j'éviterais de dire des choses pareilles, ça te va ? »

Avery espérait être assez convaincante même si Edan-Kale devait se douter que ses blessures ne partiraient pas un seul jour et qu'elle ignorait ce qu'il en était avec son fiancé. La jolie brune s'installa ou du moins s'assit sur l'un des lits de consultation de la tente. Elle n'osait plus regarder le médecin, car elle hésitait à lui demander de l'aide. Pourtant, ce dernier avait été bien insistant là-dessus, elle pouvait compter sur lui quoiqu'il arrive. Finalement, après une ou deux minutes de silence, la jeune femme décida de se jeter à l'eau, malgré qu'elle ne savait pas comment elle pouvait lui demander cela :

« …j'aurais également un service à te demander.... » Elle joua avec ses mains : « ...j'aurais besoin de tes services de médecin....depuis quelques jours je ne me sens pas très bien...je veux dire physiquement aussi...il n'y a pas que la cuite de la veille...je suis incapable d'élaborer un diagnostic sans m'imaginer le pire... »

© Pando



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» Edan-Kane Fitzgerald "
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× Ma Célébrité : Colin O'donoghue × Nombre de messages : 2656 × Age du perso : 32 piges. × Job : Médecin en chef dans la Marine. × Côté love : Âme captive de la sirène.


Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Mer 29 Juil - 18:36

Les vrais amis ne sont jamais loin.
i follow heartlines on your hand. and there’s fantasy, there’s fallacy, there’s tumbling stone.
Avery ✧ Edan-Kale
Voir la source de larmes intarissable s’écouler sur les joues de son amie fend le coeur d’Edan qui refuse de se sentir impuissant. Pourtant il l’est. Il ne peut lui rendre sa vie d’avant, lui ramener son enfant pas plus que Jace. Il n’a pas ce pouvoir ni celui de remonter le temps, non plus celui d’effacer la cause de son malheur, sinon il l’aurait déjà fait. Manipuler les émotions, les transformer à sa guise, comme il aimerait avoir ce don… Non, il ne vaut mieux pas. Tout ce qu’il en ferait, ce serait de chasser tout l’amour qu’elle porte à cet homme pour la remplacer par une colère amère, puis par l’indifférence la plus totale. La libérer. Par la triche, un moyen complètement mauvais, mais au moins il pourrait faire quelque chose de concret pour l’aider, l’apaiser, la débarrasser du torrent d’émotions que ses larmes ne suffisent pas à écouler, qui la font se proscrire dans son siège pour se protéger. Ce serait mal, malhonnête également, mais il en serait capable. Tout comme il serait capable d’imploser sous ses yeux larmoyants et de proférer tout un tas de menaces à l’encontre de ce Jace s’il n’avait pas promis de rester calme et muet. Mais il le lui a promis. Le militaire oublie la plupart du temps que la jeune femme a une famille très différente de la sienne en dehors de l’île, un père sûrement à mille lieues du patriarche froid et moralisateur qu’il connaît. C’est davantage à son modèle paternel qu’à celui d’Avery qu’il pense en faisant sa réflexion, modèle qu’il ne suivrait pas même sous la torture. Ce père auquel il ne veut surtout pas ressembler, redoutant tout point commun pouvant les lier aujourd’hui encore alors qu’un océan les sépare. En ce moment il pense à la famille de la médecin dont il ne connait que les grandes lignes. En réalité, il y pense depuis qu’elle se trouve dans cette tente. Il pense à ses frères plus que tout, se demandant comment chacun réagirait. Il essaie de deviner si l’un d’eux lui aurait effectivement fait la morale, mais surtout ce que tous feraient pour la protéger, la préserver et par-dessus tout la consoler. Il imagine qu’un de ses frangins réagirait un peu comme lui, furieux que quelqu’un ose faire du mal à sa petite soeur, l’abandonner surtout. Sa mémoire garde l’image de son visage passant de la colère à une moue attendrie en un éclair quand il se détourne d’elle. Il refuse de se montrer alors qu’il n’est qu’une boule de nerfs. Tout son corps se crispe et ses traits se renferment un peu plus à chaque phrase qu’elle prononce, tendant ses muscles, poings fermés pour se retenir de laisser une parole maladroite s’échapper. Mais l’image du frère protecteur que son imagination a crée l’aide à déculpabiliser quand il interrompt l’amoureuse éplorée malgré son exigence. Tout ce qu’Edan se demande, c’est comment il a pu tenir aussi longtemps sans l’ouvrir alors que chaque mot sortant de la bouche d’Avery est un crève-coeur ? Il est a deux doigts de se laisser bouffer par sa maladresse, d’hurler qu’il se fiche totalement de Jace, qu’il peut bien aller au diable. Ce serait facile puisqu’elle lui tourne le dos, il ne voit plus ses larmes ou son regard implorant pour maîtriser son impulsivité. Aucune malveillance ne l’anime pourtant, il est trop préoccupé par la détresse de son amie pour entendre autre chose que ses larmes incontrôlées, les sons que sa voix faible et chevrotante qui le forcent à modérer le moindre mot, le moindre geste, car blesser l’homme qu’elle aime la blesserait elle. Il doit se le répéter en boucle tel le refrain d’un disque rayé pour ne pas déraper plus qu’il ne l’a déjà fait en perturbant ses confessions. Il ne peut que deviner son expression mécontente. Se cachant à sa vue, le visage perdu dans le vide, les petits pas nerveux qu’il effectue dans un rayon ridiculement étroit l’aident à garder le contrôle, à organiser ses réflexions avant de les proférer à voix haute. Il tâtonne, hésitant, car il ne peut pas compter sur les réactions de la brune pour guider ses paroles. Edan-Kale se replace finalement en face d’elle quand le silence conclue son récit, lassé de tourner en rond à la manière des fous. Le besoin de lui parler plus doucement, de lui dire tant de choses qu’il ne dit jamais se ressent, mais l’impression que le réconfort qu’il souhaite n’est que maladresse domine. Inquiet d’en avoir déjà trop dit dans ses interruptions, il cherche des indices en elle, que doit-il faire maintenant ? Doit-il se rattraper ou continuer sur sa lancée ?

Avery le devance, et il ne peut s’empêcher de prendre son envie de le faire taire au premier degrés, l’imaginant se mesurer à lui, ce qui provocant un léger rire tendre qu’il ne cherche pas à retenir. Qu’elle lui avoue viser juste l’encourage à continuer sur sa lancée, mais ses lèvres se referment aussitôt qu’elle entrouvre les siennes, décidé à garder le silence cette fois-ci. Le militaire essaye de se résumer la situation au fur et à mesure que la médecin reprend la parole pour apporter plus d’explications, à lui mais à elle-même également. Il le voit dans sa façon de chercher ses mots, sa difficulté à retranscrire ses doutes, ses craintes et ses espoirs, à dénouer le fil de ses pensées les plus troubles, le regard rivé sur lui mais pourtant vague. L’ami qu’il est l’observe se lever et gesticuler dans la pièce, sous-tension. Il essaye d’assimiler la complexité de sa relation avec Jace dont il ne connait que les grandes lignes et les faits les plus marquants, très attentif quand elle dévoile des évènements récents, comblant le mystère de sa disparition soudaine. Résigné, il la laisse trouver des circonstances atténuantes à la brutale fin de leur histoire, divisant la faute en deux parts égales. C’est sûrement ce qu’il y a de mieux à faire au final. Blesser l’autre jusqu’à la haine n’apporte rien, le mal est déjà fait. L’écoutant simplement, il finit par voir « l’autre femme » dont il ignore tout davantage comme une victime que comme la voleuse du bonheur de sa meilleure amie, s’arrachant un soupir qui en dit long. En revanche, impossible de tolérer que Jace l’ai évincée sans un mot, à croire qu’il la laisse de côté dans l’attente d’un avenir potentiel qui ne se réalisera sûrement jamais et qu’elle continuera d’imaginer tant qu’il ne l’aura pas détruit.

« Je crois que tu as déjà une idée de la réponse. » Il mesure chacune de ses paroles. « J’aimerai te dire qu’il est autant perdu que tu l’es, qu’il attend certainement d’y voir plus clair pour venir te parler… Je voudrai vraiment en être convaincu et te le jurer, mais je crois que son souci actuel est de savoir s’il doit lui parler à elle, lui dire s’il va s’occuper d’elle et de l’enfant qu’elle porte. » Edan aimerait sincèrement se tromper, mais son imagination est trop puissante pour qu’il revienne sur ses paroles. « J’aimerai qu’il vienne te parler, qu’il t’apporte cette réponse, qu’il essaie de trouver les mots comme tu essaies de les trouver avec moi, parce que ce serait la bonne chose à faire. » Regarder Avery dans les yeux devient une épreuve. Ses iris noyées dans la peine lui renvoient l’impact de ses propres mots sur elle. « Non, ce serait la moindre des choses à faire pour la femme qui a partagé sa vie toute ces années. Et je souhaite réellement qu’il le fasse mais… » Le militaire ne sait comment lui dire le fond de ses pensées sans déclencher un nouveau torrent de larmes sur ses joues. Il a envie de s’arrêter là, de baisser les yeux honteusement et de disparaitre, ne supportant pas le poids de ses paroles sur son corps fragile, mais il lui doit d’aller au bout, d’être honnête, au lieu de la laisser se fourvoyer dans un espoir peut-être vain. « Je ne peux pas te regarder espérer quelque chose, t’y accrocher alors que ça n’arrivera peut-être jamais. » Comment pourrait-il réagir autrement ? Il ne va pas la regarder se torturer sans rien faire, contemplatif, lui balancer des banalités réconfortantes sans conviction ; pire, la juger, juger son histoire d’amour et ses sentiments alors qu’elle attend son soutien. « J’veux pas te blesser, je… Je ne dis pas tout ça pour te faire du mal… » S’approchant d’elle, il reprend sa main dans les siennes pour l’empêcher de gigoter ou d’attraper quoi que ce soit, l’une déviant sur sa joue pour en essuyer ses dernières larmes, incapable de plus. Edan-Kale est un homme capable de regarder quelqu’un droit dans les yeux, de capter son regard et d’en aspirer toute l’attention en lui parlant sans le moindre filtre, donnant aux mots sortis de sa bouche un sens évident, précisément celui qu’il a à l’esprit sans qu’il soit possible pour la personne en face de se fourvoyer sur ses profondes intentions. Une sincérité déroutante émane de lui dans ces moments où il ne contrôle plus rien, comme si une force puisée dans ses tripes parlait à sa place. Mais contrairement à Avery, il n’a jamais su prononcer les trois mots magiques de sa vie. Il n’a jamais vraiment su non plus s’il les ressentait, si oui quelque chose le retenait toujours de les faire entendre. Exactement comme maintenant, quand il voudrait qu’elle sâche qu’il tient à elle, qu’elle comprenne qu’il ne supporterait pas de la voir se détruire. Pour un homme qui ne la mérite plus. Mais rien ne se passe à part sa main qui la libère pour se perdre dans ses cheveux de jais qu’il ébouriffe nerveusement quand elle le remercie d’être-là, s’engageant à reprendre vite du service à l’infirmerie, forcé de constater qu’il ne s’est pas beaucoup amélioré question sentiments. « Ca on s’en fout. » Quoi ?! Bon. Pas sûr qu’il lui décroche un sourire cette fois-ci. « Ce qui compte c’est que tu ailles mieux. » Ca devrait mieux passer dit comme ça. « Si passer du temps à m’aider, à l’infirmerie ou auprès des rescapés te fait du bien, fais-le, mais ne le fais pas par obligation ou pour te racheter. Pour le reste, oui, j'suis pleinement satisfait ! » Qu’elle ne l’ait pas tenu au courant de son isolement ou qu’il se soit retrouvé seul n’a plus aucune importance à présent. Elle est là. Elle restera là. Ca suffit à le faire sourire. Un sourire discret, presque timide, trop sage pour ne pas surprendre. « Et puis je n’me suis jamais gêné pour aller me promener. » Tout médecin qu’il est, il l’avoue sans gêne, un sourire insolent filant sur ses lèvres.

De nouveau inquiet, il la regarde s’installer sur un lit de consultation d’un air un peu interdit. Surpris, un sourcil s’arque tout seul à sa requête. « Comment ça pas très bien ? » Alors comme ça il y a plus qu'une cuite ? Qu’est-ce qu’elle lui cache ? Le protecteur en lui ne peut effectuer cette consultation comme une routine. La patiente est spéciale, et il peine à cacher sa nervosité en s’approchant tandis qu’elle s’allonge avant qu’il n’ait dit quoi que ce soit. Par chance, son regard fixe le plafond plutôt que lui, tant mieux, elle ne verra pas le léger tremblement de ses doigts en relevant son haut pour y placer le stéthoscope puis le tensiomètre sur son bras, détournant le plus possible la tête de son champs de vision. « Essaie de te détendre, ferme les yeux. » Il la fixe jusqu'à voir ses paupières voiler ses yeux. Pour s'assurer qu'elle ne lise aucun signe en lui, il jette des coups d'oeil réguliers pour vérifier qu'elle ne les rouvre pas. Le médecin peut palper son ventre à des points précis sans se soucier de l'expression grave qui naît sur son visage, alarmé par la sensibilité de sa peau. Il insiste prudemment sur la zone abdominale, retirant ses mains presque aussitôt en sentant son corps se tordre à leur contact. Une panique qu'il ne doit surtout pas montrer prend racine dans son estomac, précoce, annonciatrice de ce qu'il ne pourrait se résoudre à lui révéler. Il respire lentement et profondément avant de rompre le silence. Les minutes passent sans qu'il ne dise rien, conscient que ce silence pourrait s’avérer pesant et alarmer la jeune femme peut-être encore plus que ce qu'il pourrait dire ou faire. Précisément ce qu'il veut éviter. « Tu n'te sens pas bien depuis longtemps ? T'as eu des nausées ou, je sais pas... tu t’sens plus fatiguée que d'habitude ? » Il contrôle sa voix pour paraître le plus naturel et détaché possible, comme si sa question n'avait aucune importance particulière, comme s'il cherchait encore la source du problème alors qu'en réalité il est sur le point de la confirmer. Son visage se ferme dans une expression de neutralité totale, sérieux, concentré, mais pas grave. Surtout pas grave. Fitzgerald concentre tout ce qu'il ne veut pas montrer, tout ce qu'elle ne doit pas deviner en lui dans son poing qui se serre à s'en faire mal derrière son dos, gagné par l'angoisse qu'elle relève les paupières, pire, qu'elle ouvre la bouche. Il prie pour que le son qui en sorte soit un « non » franc. Alors il se serait trompé, précipité dans son diagnostic. Il en a encore l'espoir, parce que si elle ne lui donne pas une réponse négative il sera obligé de le lui dire, de la briser un peu plus...

2330 mots © Starseed


long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
Song to the Siren



Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Lun 9 Nov - 4:01, édité 4 fois
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» Avery-Johan Wolfe "
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× Ma Célébrité : Camilla Luddington. × Nombre de messages : 2172 × Age du perso : 24 ans. × Job : Ancienne étudiante en dernière année de chirurgie pédiatrique. Sur l'île, Avery est l'un des médecins du campement. × Côté love : le cœur se situe dans la région thoracique (poitrine), où il occupe plus précisément la portion antéro-inférieure du médiastin (partie du corps située entre les cavités pleurales qui contiennent les poumons). Il est situé sur la ligne médiane, un peu décalé à gauche de telle sorte que deux tiers de sa masse sont situés du côté gauche.


Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Dim 9 Aoû - 21:34



❝ Les vrais amis ne sont jamais loin ❞
Avery Wolfe & Edan-Kale Fitzgerald

Avery était désemparée, elle se savait inconsolable. Il était dur pour elle d'imaginer la fin d'une histoire de sept ans tout comme penser que son fiancé d'avant l'île n'existait plus. Elle était perdue et elle avait beau tenter de comprendre, de s'isoler pour mieux réfléchir ou d'en parler tout simplement à son meilleur ami Edan, elle n'y arrivait pas à avoir les idées claires. Cette situation était déprimante et à la fois frustrante. La jeune femme avait du mal à s'arrêter de pleurer, d'autres larmes revenaient encore et toujours la laissant supposer qu'elle resterait plonger dans un éternel malheur. Pourrait-elle se relever de tout cet amour qu'elle détenait au plus profond d'elle et qui lui compressait le cœur ? Serait-elle aussi forte que ce qu'elle avait traversé lorsque le crash de l'avion avait eu lieu ? En parler à quelqu'un arrivait à lui permettre d'entrevoir le problème sous un nouvel angle, un autre aspect qu'elle ne pouvait pas voir en étant à l'intérieur même du problème, mais également de constater des solutions. Edan-Kale était une personne sur qui compter. Elle savait qu'elle avait fait le bon choix en débarquant à l'infirmerie. D'ailleurs, même si elle pleurait des torrents de larmes, la jeune femme lui était reconnaissante, il l'aidait plus que ce qu'elle avait pu imaginer et le voir dans cet état soulignait la réciprocité de leur amitié même si elle se doutait qu'Edan sauvait à tout moment les gens. Si elle n'était pas si déprimé, Avery se serait amusé à lui dire qu'il était un véritable bisounours. Elle savait qu'il aurait marmonné et aurait voulu démontrer le contraire ce qui aurait été amusant tandis que la médecin aurait continué tout en lui chantant le fameux générique. Elle aimait ce genre d'attitude entre eux. Ils pouvaient passer des journées à sauver des vies tout en restant sérieux et en mettant de la joie et de la bonne humeur au sein de l'infirmerie. C'était agréable et ils arrivaient à enlever les tracas des patients. En clair, Avery était heureuse de partager cette infirmerie avec Edan, il s'agissait d'une belle rencontre amicale. La médecin était bien trop occupée à se lamenter sur son sort qu'elle ne lui évoqua pas pour le moment tout le bien fou que cela lui faisait d'avoir une épaule sur qui compter. Elle tenta d'essuyer ses larmes à mesure où le militaire fit les cent pas dans la tente. Il était drôlement agité, sans doute parce qu'elle lui avait demandé de ne pas l'achever plus que ça quant à ses sentiments pour son fiancé. Avery se doutait qu'il avait envie de se lâcher, elle aurait été à sa place, elle aurait sans doute fait de même pour conseiller ses amis ou au contraire leur changer les idées. Finalement, ce dernier s'arrêta de tourner et virer pour se mettre devant elle et la fixer. Il allait reprendre la parole, elle redoutait ses propos de peur de ne pas savoir comment réagir, surtout s'ils s'avéraient être véridiques. Un frisson lui parcourut dans le dos et serra fermement les bordures de ses manches. Comme elle le redoutait, ce qui lui avoua lui fit l'effet d'une bombe. Avery se mordilla la lèvre inférieure pour éviter de pousser un hurlement de douleur. Elle avait envie de hurler sa peine tout comme le ferait une femme endeuiller par la mort de son époux. Cette réaction pouvait paraître exagérée, mais elle ressentait une profonde triste, elle avait le cœur brisée. Perdre son premier amour et futur mari pouvaient être équivaux à un deuil, le mental et le moral en prenaient un violent coup. Avery était consciente que Jace irait en premier voir Hayley, c'était logique et évident. Après tout il avait un avenir tout tracé avec elle quant à Avery qu'avait-il maintenant qu'ils n'étaient plus sur le continent ? En deux ans rien n'avait changé pour elle, mais pour lui ? Deux ans seul avait pu le faire réfléchir, chose que la médecin n'avait pas fait, trop préoccupée à se faire torturer. Si Edan avait réussi à la faire parler, elle était à présent de nouveau muette et avait arrêté de pleurer. Il y avait toujours des phases dans la tristesse. On pleurait énormément à n'en plus finir puis d'un coup plus rien, l'envie de parler s'est complètement évaporée notamment parce que la gorge avait tendance à être ressentit comme des lames de rasoir évitant les mots de s'échapper du plus profond de son être. L'évidence, la spontanéité, la franchise de son meilleur ami la cloua sur place. Peut-être avait-elle eu envie d'être consolé à ce moment précis par des mots rassurants, des espoirs quant à son couple et lui prédire un bel avenir. Edan n'avait pas choisi cette option là, il avait décidé d'être fataliste et direct avec elle. Avery baissa le regard, c'était insoutenable à l'observer. Elle le savait sincère et la faisait réfléchir. Son ami lui prit les mains. Elle tremblait car elle ne savait plus quoi faire, comment réagir à tout ceci, elle était perdue. Si cette vérité était la bonne, elle avait du mal à l'accepter, à la digérer. Edan-Kale lui essuya les dernières larmes qui coulaient de ses joues avant de se reculer. Avery se sentait ridicule et honteuse d'être aussi faible. Si ça ne tenait qu'à elle, en ce instant précis elle se lèverait et foutrait tout en l'air, elle casserait tout sur son passage. D'ailleurs, elle se leva d'un seul coup comme si elle allait se défouler. Cependant, elle ne fit rien, elle se contenta de marcher tout comme l'avait fait Edan auparavant. Toujours aucun son ne sortait de sa bouche, elle se sentait affaiblit, vidée de son énergie. Retourner le problème dans tous les sens du terme ne lui apportait rien, pas même des conclusions puis elle pensait à ce que venait de lui dire son meilleur ami. Ce n'était pas parce qu'elle jouait les muettes qu'elle n'emmagasinait pas ces conseils et ses mises en garde. Devait-elle lâcher prise ? Elle le devait sûrement mais se serait difficile à gérer, à le laisser partir...Avery savait qu'importe les décisions qu'elle prendrait, Edan la soutiendrait ou au contraire, il la secouerait pour éviter de faire des erreurs et souffrir. Il réagissait décidément comme un frère. La médecin finit par lui jeter un regard dans sa direction afin de croiser le sien. Ce n'était en aucun cas un regard mauvais qui pouvait évoquer qu'il se taise une bonne foi pour toute, non ce n'était pas ça. Le regard d'Avery sollicitait plutôt l'idée qu'elle avait comprise, que ses paroles n'étaient pas tombées dans l'oreille d'une sourde, il faudrait qu'elle y songe une fois de plus. Afin d'affronter les prochains jours qui risquaient d'être éprouvant, Wolfe devait se changer les idées. Pour cela, il fallait qu'elle reprenne du service à l'infirmerie. Elle était motivée et ne souhaitait pas se laisser abattre pour ses patients et pour Edan. La jeune femme ne souhaitait pas le contrarier et l'inquiéter plus longtemps. Comme elle était passionnée de travail, il fut de nouveau facile pour elle de retrouver l'usage de sa langue. Il suffisait qu'Edan-Kale lui évoque une opération complexe et dingue à voir pour qu'elle savoure ce genre d'histoire comme des contes pour enfant. Le militaire la fit sursauter lorsqu'il lui interdit formellement de revenir travailler par obligation envers lui avant de s'adoucir et lui dire de manière amusée qu'il ne s'était pas privé pour sortir. Avery ouvrit la bouche en forme de O. Au moins, son médecin préféré arrivait à lui changer les idées le temps de quelques secondes.

« Tu sais très bien Fitzgerald que je ne le fais pas par obligation ! Avoues que tu as peur que l'élève bat le maître ! »


Pendant quelques instants Avery avait retrouvé sa petite touche d'humour, elle essaya même de lui sourire légèrement même si ce ne fut que de courte durée. Son ami avait attiré sa curiosité également. Comme toutes les filles, la médecin souhaitait savoir où il était allé, il semblait si mystérieux d'un seul coup, elle était persuadée qu'il y avait une fille derrière toute cette histoire. Elle croisa les bras et lui demanda :

« Et où vas-tu te promener pendant que tu abandonnes nos patients à leurs tristes sorts ? » Elle exagérait juste pour donner un ton dramatique à la scène. Elle se mordilla la lèvre inférieure pour ne pas rire, elle imaginait Edan partir discrètement comme un adolescent en train de faire le mur pour aller en boite de nuit. Ne le laissant pas répondre directement, elle ajouta avec un petit sourire espiègle : « Qui est l'heureuse élue ? »

L'instinct féminin avait prôné, enfin il était peut-être défaillant. Mais au moins si son ami pouvait obtenir un peu d'amour et de bonheur, c'était tout ce qu'elle lui souhaitait le plus au monde. Se sentant d'un seul coup faible, la jeune femme s'installa sur le lit de consultation. Elle hésita longuement avant de finalement demander de l'aide à Edan-Kale. Avery n'avait pas cherché à se faire un pronostic car elle avait peur de fausser celui-ci. Elle aurait même tendance à imaginer le pire. La demande était particulière, car elle ne lui avait jamais demandé d'être examinée et elle n'était jamais malade.

« Depuis....je suis souvent affaiblie...je sais que c'est sans doute parce que je n'arrive pas à trouver le sommeil et que je ne mange presque rien...mais je ne sais pas...j'ai souvent la tête qui tourne comme si le sol allait se dérober sous mes pas... »

Avery ne souhaitait pas imaginer qu'elle était enceinte, elle ne saurait de toute façon pas comment y réagir. Ce n'était pas le bon moment pour ce genre d'événement, elle ne souhaitait vraiment pas y penser et elle avait la hantise du diagnostic. La jeune femme se retrouva soudainement gênée de se retrouver auprès d'Edan et ne pu s'empêcher de rougir par la situation. À vrai dire, elle avait envie de rigoler, car jamais la jolie brune avait pensé se retrouver à jouer les patientes. Néanmoins, la situation était à la fois tragique ce qui la résolut à reprendre une attitude froide et apeurée. Wolfe regarda le plafond de la tente, il fallait qu'elle se change les idées. Le bout du stéthoscope était froid ce qui lui fit parcourir des frissons sur le ventre. Quand au tensiomètre, elle était prête à parier qu'elle risquait d'en avoir une tellement elle était sous pression. La médecin s'exécuta lorsqu'il lui demanda de fermer les yeux. Elle ignorait complètement que son meilleur ami était tendu par le problème qu'elle venait de lui poser. Son silence était perturbant, elle essaya de se détendre en pensant à un moment positif de sa vie...ce fut de manger une bonne glace devant un bon match de foot. Cette vie là lui manquait énormément, elle semblait tellement plus simple auparavant. À présent sur cette île, sa vie était compliquée, rien n'était rose. Cette image s'envola rapidement au moment où le médecin la questionna sur ses symptômes. Elle fit une petite moue et y répondit toujours les yeux fermés :

« Depuis la grotte...ça a été comme un déclencheur...oui il m'est arrivé d'en avoir et je suis encore plus fatiguée... » Avery redevint silencieuse, mais le silence de Fitzgerald était troublant. C'est pourquoi elle ne pu s'empêcher d'ouvrir les yeux et de tomber nez à nez avec son regard. Il était flippant ! Wolfe se redressa mieux manquant d'avoir un haut le cœur. « Que se passe-t-il Edan? Quel est ton diagnostic ? Je veux le savoir. » Avery était pressée, il faut dire qu'elle était en train de paniquer et encore plus depuis qu'elle avait ouvert les yeux pour l'affronter. Une fois de plus, la jolie brune ne pu s'empêcher de jouer avec ses mains.


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Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Dim 23 Aoû - 16:56

Les vrais amis ne sont jamais loin.
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Edan-Kale ✧ Avery
A chaque mot qu’Edan-Kale prononce, il redoute d’entendre les siens en retour, d’affronter un nouveau flot de larmes. Mais il refuse d’être impuissant devant celle qu'il considère comme une soeur, lui qui s’est juré de ne plus jamais se retrouver démuni face à quelqu’un dans le besoin. La vie s’échappant du corps de son meilleur ami new-yorkais, emportée dans une énième vague de sang éjectée de ses poumons est un cruel rappel à l’ordre. Il doit honorer la promesse qu’il s’est faite. Qu’il lui a faite. Il le revoit encore, une dizaine d’années plus tard, lorsqu’il ferme les yeux, lorsqu’il panique, lorsqu’il se mure dans le silence alors qu’elle attend une parole, un geste de sa part. Bien sûr qu’il entrevoit une parcelle de lui, lointain souvenir, flou et nostalgique, devant les grands yeux tristes d’une Avery démunie. Ses mots tranchants, durs car terre-à-terre et francs sont la meilleure alternative qu’il ait trouvée à une étreinte tendre et un discours d’espoir qui l’aurait calmée, soulagée sur le moment seulement, le bien-être temporaire s’évaporant à peine aurait-il quitté la tente. Le jeune homme le sait, car on l’a étreint un nombre incalculable de fois quand le grand drame de sa vie a frappé son coeur, ses rêves et sa fierté. Ses parents, aussi froids que la glace brisèrent leur murs de verre pour le prendre dans leurs bras ; et ses amis dans leur incompréhension le gratifiaient d’accolades affectueuses répétées, touchantes maladresses pour signifier leur présence. Des affections qui le soulageaient sur le coup, sous l’impulsion du geste agréable, mais dès qu’il sentait le poids de son malheur s’alléger, absorbé par une sensation de chaleur vaporeuse l’incitant à fermer les yeux et s'abandonner, les bras tendus le repoussaient et s’en était terminé. Le poids retombait tout d’un coup, l’écrasant sans pitié. Il ne souhaite pas cela pour Avery. Mieux qu’un effet placebo, il veut la faire revenir à elle, et à son regard appuyé qui capte son attention, il devine qu’elle l’a compris. Elle a eu beau gigoter, mimer les aller-retours sur lui-même qu’il avait effectué plus tôt, nerveux et tendus jouer avec ses mains ou cacher son visage à sa vue par gêne, tous ces détails qu’il feint d’ignorer, rien ne semble pouvoir faire barrière à ses paroles, à son envie de capter son attention, de l’atteindre au fond d’elle-même, de remuer ses tripes. Il sourit intérieurement, une lueur que la médecin ne peut percevoir en réalisant le débit de parole inédit dont il fait preuve. Il parle sans attendre d’autres interruptions que celles qu'il se soumet, s’imposant un délai de réflexion avant de poursuivre de plus belle. Il monologuerait presque. Jusqu’à ce que la brune accroche son regard, les yeux perçants lui parlant plus que n’importe quel réponse orale. Et cela suffit à le faire taire pour de bon. Le militaire retrouve son flegme et son arrogance naturels le temps d’une provocation, d’un trait d’humour qui lui manque cruellement. Il ne rejette pas son désir de travailler, mais celui de travailler pour se racheter auprès de lui de fautes sans importance. Se tuer au travail pour oublier, ne se concentrer plus que sur ce qu’on a juste sous les yeux, c’est une technique efficace, Edan le sait. Malheureusement, il sait aussi qu’elle ne peut durer éternellement et sans relâche. Sauver des vies, ne vivre plus que pour ça -quitte à devenir une sorte de robot froid mais efficace comme il l’était à New-Yok avant de s’engager dans la marine-, cette technique marchait pour lui, chaque patient portant le visage de Dean et la marque de son impuissance. Elle fonctionne moins bien sur l’île où il est tout sauf distant, abandonnant le masque de glace qu’il laissa peu à peu tomber dans ses missions avec l’armée, touché par les populations auxquelles il venait en aide, le salut que l’il trouve en reculant toujours un peu plus l’impuissance qui nous prend devant l’horreur.

« La force du Maître, sous-estimer jamais tu ne dois, jeune Padawan. »

Un sourire enfantin traverse son visage, emballé par sa bêtise qui lui est venue toute seule sous l’impulsion de la taquinerie d’Avery. Il profite de cet instant de joie qu’il devine éphémère, cherchant à ralentir le retour de la tristesse sur son visage. Il pense au surnom de Maître Yoda qu’elle lui donne parfois, ce titre avec lequel il joue, qui l’amuse tout en flattant son égaux. Il évite le compliment, la tirade sur les talents incontestables de la brune qui sont une aide précieuse. Le Maître est trop fier pour l’avouer à l’élève qu’il veut pourtant de nouveau à ses côtés. A le chercher de la sorte, il retrouve son amie dans toute sa splendeur : la petite soeur espiègle, qui vous suit partout et ne vit que pour vous embêter dès que vous apparaissez dans son champ de vision. Celle qui connait vos mimiques par coeur pour les avoir provoquées un tas de fois, au point d'anticiper le moindre petit rictus que ses paroles déclenchent. Celle qu’il croyait ne pouvoir supporter dans sa vie et qui lui manque chaque jour où elle ne vient pas le chercher à l’infirmerie, lui et sa répartie. Sa main se faufile dans ses cheveux, ses lèvres se pincent et son regard tombe dans le vide. Il est gêné. Touché. Mais c’est de bonne guerre, au tour d’Avery de piquer là où ça fait mal. Impossible de résister à la jovialité qu’elle répand, fière de gratter un peu plus la carapace du Solitaire, d'y découvrir un nouveau secret à percer. Comment fait-elle pour l’avoir si facilement ? Il est vaincu d’avance.

« L’heureuse élue ? » Deux grands yeux ronds défient Wolfe. « Je peux rendre plus d’une femme heureuse tu sais. »

Vaincu d’avance oui, mais pas au point d'abandonner avant la bataille. S'il doit se rendre, il corsera la partie autant qu’il le peut. S’étonner du singulier qu’elle emploie en parlant du motif de ses promenades, insister sur le fait qu’il soit capable de se concentrer sur plus d’une femme, sous-entendre presque que ce serait du gâchis s’il ne s’intéressait qu’à une seule d'entre elles -pour les autres femmes évidemment-… Eternelles frasques de l’Arogant. Provocateur, il la cherche à son tour, prenant plaisir à se voiler la face pour mieux la perdre dans ses certitudes. Avery connait suffisamment l’homme derrière son mystère pour savoir que le charmeur sans attache qu’il est pourrait parler sincèrement. D’ailleurs il se montre très sérieux, presque sévère, comme s’il se vexait qu’elle puisse sous-estimer ses charmes. Où va-t-il se promener ? Où s’échappe-t-il quand ses pas se dérobent à l’aube quand la foule aveuglée s’agite ? Quand son ombre se défile sous la lune alors que l’île s'endort ? Ses pas pressés ne le menaient pas toujours près d’elle. Estellà. Longtemps il a vogué… Il n’y aurait alors eu aucun mensonge, aucune provocation facile dans sa défense. Mais il sait que même appuyée par ses faux-airs outrés, elle ne suffira pas à dissuader la Curieuse d’attaquer à nouveau. Ils se connaissent si bien maintenant qu’il prendrait presque peur, sentant son armure dégringoler à ses pieds sans qu’il ne puisse la rattraper.

L'auscultation lui fait serrer les poings et les dents, ne se doutant pas que sa meilleure amie partage son malaise. Le militaire ne remarque rien d'autre que ses yeux clos et ses lèvres qu'il fixe quand elle explique ses symptomes, comme s'il pouvait parier sur ce qu'elle s'apprête à lui révéler, faire sortir les mots que lui voudrait entendre. Mais aucun ne lui plait dans ceux qu'elle prononce. La tension incroyablement faible de ce corps familier allongé sur le fauteuil l'affole. Ses mains tremblent tout au long de l'examen, au point qu'il remercie le ciel qu'elle n'ait pas bronché quand il lui a demandé de fermer les yeux. Le silence s'abat, creusant le froid et la gêne qui s'installe quand le médecin recule. Pas ça. Pas ça. Litanie récitée à lui-même. Impossible de rester neutre. Il s'imagine déjà lui annoncer une grossesse. La panique. Il trépigne quand de nouveaux sons sortent de sa bouche pour répondre à ses craintes anticipées, autant impatient qu'apeuré par ce qu'elle pourrait dire. Puis un soupir en reconnaissant les signes alarmistes de la dépression, de son corps et de son cerveau ligués pour se jouer d'elle. Soulagé qu'il s'agisse de maux qu'elle pourra soigner, il respire profondément, son visage devant ressembler à quelque chose de trouble entre neutralité apparente et angoisse intérieure, perturbant, effrayant peut-être. Fitzgerald repense à ce bébé qu'elle a perdu, ce vrai bébé... Blocage. Avery bouge, se redresse. Il la voit sans vraiment la voir, sentant son regard le dévisager, mais il reste figé, mutin. Son poing se referme dans son dos. Il refuse de lui rappeler cette épreuve. Il faut qu’Avery réclame son diagnostique de vive-voix pour qu’il s’exécute.

« Grossesse nerveuse. » Deux mots lâchés. Une bombe qu’il balance. Il peut lire la peur dans ses yeux à présent, celle qu'il lui inspire ou celle du choc, il hésite. « Ne panique pas. » Le militaire ordonne presque, lui qui reste immobile, le faciès stoïque et inquiétant. « J’suis là, ça va aller. C'est dû à ce que tu viens de vivre, n'importe qui sombrerait dans cette dépression à ta place. Pas toi. Tu vas revenir à l’infirmerie, je ferai de ta vie un enfer pour que tu ne penses à rien d’autre qu’à m’étrangler. » Il ne réalise pas qu’il se rapproche d’elle alors toujours assise sur le fauteuil réservé aux patients, d’abord prêt à la soutenir si elle s’effondre, puis d’un pas dansant. Le jeune homme s'adoucit. Un sourire rieur et quelques plaisanteries pour qu’elle encaisse. « Je te délèguerai tout le travail, je vanterai mes exploits médicaux toute la journée quitte à te rabâcher cent fois la même anecdote jusqu’à ce que tu connaisses mes histoires par coeur, je te lancerai tout un tas de défis débiles aussi. Kale toise ses lèvres, les sourires qu’il essaie de leur arracher. Tu vois, j’suis prêt à tout pour que revenir sur le camp et à l’infirmerie soit la meilleure décision que t’aies prise de toute ta vie ! »

Prêt à tout pour qu’elle oublie. Pour qu’elle en ait l’illusion. Pour que Jace se mue en souvenir. Edan veut qu’elle se sente exister. Elle et elle seule. Qu'elle se sente être quelqu'un. Il veut qu'elle se voit comme il la voit, comme il l’a toujours vue. Forte, droite, drôle, brillante, obstinée, curieuse, guidée par cet instinct tellement agaçant mais tellement salvateur. Et il lui énumèrera chacune de ses qualités s'il le faut. Edan-Kale repense aux amazones, à l’heureuse élue découverte par son amie et son assurance se fait la mâle à l’idée qui traverse son esprit. Il la fixe de nouveau, ne pouvant s’empêcher de songer à quel point les amazones lui plairaient.

« Si t’arrives à m’amadouer, je pourrai même te parler de l’heureuse élue... »

Nul doute qu’elle y parviendra. Il suffirait d'une dernière larme versée pour qu'il cède. Il ne regrette pas sa proposition, même s’il se jette lui-même dans le vide. Il avoue à sa manière qu’une fois de plus elle vise juste -si seulement elle en doutait-, qu’il est prêt à se livrer également, à faire cet effort pour elle après ce qu'elle vient de subir. Ce qu'il vient en partie de lui infliger. Edan redevient muet devant sa mine étonnée. Aussi étrange que cela puisse paraître, il attend qu’elle entame l’interrogatoire. Complètement dépassé, il n’a aucune idée de ce qu’il doit dire, pire, de ce qu’il pourrait lui dire d’intéressant. La honte le menace. Ses intentions envers l’Amazone n’ont jamais été dignes. Elle symbolise un défi lancé à lui-même dans lequel il s’est piégé. Une fierté mal placée également. Parce qu’elle était la seule qui ne se laissait pas approcher. Mais il décide de s’en foutre. Quelle que soit la honte et quel qu’en soit son prix, il peut bien le payer du moment qu’Avery pense à autre chose et retrouve un peu d’éclat.

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long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
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Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Lun 9 Nov - 4:07, édité 1 fois
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× Ma Célébrité : Camilla Luddington. × Nombre de messages : 2172 × Age du perso : 24 ans. × Job : Ancienne étudiante en dernière année de chirurgie pédiatrique. Sur l'île, Avery est l'un des médecins du campement. × Côté love : le cœur se situe dans la région thoracique (poitrine), où il occupe plus précisément la portion antéro-inférieure du médiastin (partie du corps située entre les cavités pleurales qui contiennent les poumons). Il est situé sur la ligne médiane, un peu décalé à gauche de telle sorte que deux tiers de sa masse sont situés du côté gauche.


Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Lun 7 Sep - 0:06



❝ Les vrais amis ne sont jamais loin ❞
Avery Wolfe & Edan-Kale Fitzgerald

Avery avait l'impression de perdre pied, de toucher le fond. Elle n'arrivait pas à voir la vie autrement, tout lui paraissait si sombre, comme si sa vie s'arrêtait ici. Peut-être que le contexte ne facilitait pas les choses. Si elle s'était séparée à New-York, elle aurait trouvé un tas de choses pour se changer les idées. La médecin aurait été soutenu par ses quatre frères aînés et ses parents, elle aurait pu aller boire des verres avec ses amis, elle aurait pu également faire du shopping et autres activités ou encore travailler aux urgences. Avery serait passé à autre chose facilement. L'île et le crash avaient changé sa vie. La peur de finir sa vie ici, ne plus avoir d'avenir concret et perdre tout ce qu'elle avait au départ, lui faisait froid dans le dos. Elle ne se marierait jamais, ne serait jamais mère et de nouveau amoureux, c'est en tout cas ce qu'elle pensait à l'heure actuelle. La médecin se retrouvait seule sur cette île....enfin non, aujourd'hui, en plus de perdre un être cher, la jeune femme se rendait compte qu'elle avait des proches, des gens qui étaient là pour elle dès le début et qui lui permettront d'avancer. Edan-Kale faisait partie de l'un d'entre eux, elle le considérait comme son frère aîné, il lui ressemblait d'ailleurs mentalement. Avery admirait Edan pour ce qu'il incarne, il a une magnifique personnalité malgré le côté froid qu'il veut faire paraître. Elle avait vraiment eu un coup de foudre amical et fraternel pour lui. Avery serait prête à lui confier sa vie dans n'importe quelle situation. Le fait qu'il soit présent ce jour-là la réconfortait dans ses idées, il était la personne idéale pour confier ses malheurs. Donc non, elle ne serait jamais seule, car elle était très bien entourée. La médecin se défendit lorsqu'il lui demanda de ne pas travailler pour seulement se racheter auprès de lui. Il y avait du vrai dans cette histoire, mais elle le faisait surtout pour se changer les idées. Avery ressentait le besoin de se sentir utile sinon elle allait se torturer l'esprit à ne penser qu'à son fiancé. Elle l'avait suffisamment fait durant ces quelques jours. C'est pourquoi elle se défendit en lui assurant qu'elle le faisait par plaisir. La jolie brune espérait que cette réponse suffise à montrer à Edan à quel point il le fallait, c'était vital pour sa survie. Son meilleur ami rétorqua dans une version très Star Wars ce qui la fit sourire après deux sanglots. En guise de réponse, Wolfe lui tendit sa main ouverte et levée pour qu'il puisse lui faire un high five. À eux deux, ils faisaient une super équipe au sein de l'infirmerie. Edan était son maître Yoda et elle sa belle et sexy assistante. Avery avait énormément appris à ses côtés, notamment lorsqu'il s'agissait de soigner des patients en milieu hostile et surtout avec le strict minimum. Les années militaires de son frère de cœur lui avait donc permis à sortir des règles, à ne pas réciter bêtement ses cours et à outrepassé les difficultés qui à son habitude sont si faciles à gérer dans un bloc opératoire. Elle lui en était reconnaissante. Pendant quelques minutes, Fitzgerald avait réussi à faire revenir la Avery qu'il connaissait par cœur et qui est toujours de bonne humeur. Elle l'était d'autant plus lorsqu'elle suggéra qu'Edan avait une petite amie ou en tout cas ce qui y ressemblait. La jolie brune savait que son frère ne parlait jamais de ça, mais là il lui avait tendu une belle perche et Avery se sentait d'humeur à vivre par procuration une belle histoire d'amour à la place de la sienne qui était un véritable échec ou un enterrement, au choix. Wolfe souhaitait son bonheur et si une jolie fille pouvait le lui apporter sur cette île, c'était formidable ! Bien évidemment, Avery souhaitait la rencontrer, connaître la personne qui avait réussi à faire chavirer son cœur. Comme elle s'y attendait, Edan se défila avec sa répartie habituelle. Avery fronça les sourcils en guise de réponse, non, il ne devait pas s'en tirer aussi facilement, elle voulait le savoir, pas après avoir eu l'eau à la bouche.

« ça je n'en doute pas, il suffit de voir le nombre de demoiselles qui viennent à l'infirmerie pour un ridicule bobo tout ça pour être soigné par le très beau et sexy docteur Fitzgerald ou docteur Mamour d'après les surnoms que l'on te donne, ça en devient presque écœurant ! »

Avery s'amusait à le taquiner et faire sa jalouse. Bon à vrai dire, elle était exaspérée de voir ces filles venir pour rien, enfin sauf si Edan couchait avec elles, mais ça c'était une autre histoire. La dernière en date avait réussi à agacer Wolfe en lui disant qu'elle ne souhaitait pas se faire soigner par elle, mais par ce fameux docteur Mamour parce qu'il était « trop beau ». Avery leva les yeux au ciel en se rappelant cette pensée avant de finalement rire en voyant la tête d'Edan en apprenant ces commérages de femmes. Le connaissant parfaitement, Avery se doutait que ce genre d'anecdote ou de petites infos allaient permettre à Edan de roucouler comme un pigeon ou de faire la roue comme un paon, fière d'être autant adulée par des demoiselles faussement en détresse. Wolfe prenait toujours autant de plaisir à le taquiner sur ça. Il faut dire que Fitzgerald était bel homme et qu'il confirmait pleinement le fantasme de la blouse blanche. Avery reprit par la suite son sérieux, il faut dire qu'elle angoissait du verdict de son meilleur ami. Une fois installée sur le fauteuil mis à disposition, elle ne se sentait pas à son aise. C'était déjà tellement étrange de se faire ausculter par un proche. La jolie brune avait des doutes sur le diagnostic, elle avait tenté de s'en faire un et avait donc des suggestions, mais elle était trop bouleversée pour raisonner convenablement et assumer la vérité en face. Avery le laissa faire sans se préoccuper de ses gestes, pourtant d'habitude elle était très observatrice et soucieuse de voir Edan pratiquer la médecine. Aujourd'hui, elle n'avait pas envie de savoir, au fond d'elle, la jeune femme se doutait que quelque chose n'allait pas, que ce n'était pas bon pour sa santé. C'est pourquoi elle s'exécuta à ses demandes, répondit à chacune de ses interrogations. Plus le temps passait, plus son meilleur ami se fit silencieux, comme renfermé sur lui-même. Avery prit l'initiative de se redresser, elle le dévisagea, ne comprenant pas sa réaction. Il fallait qu'elle le sache et le plus vite possible. C'est alors que son frère finit par avouer en deux mots. Deux petits mots qui lui paraissaient si assassin. Dans ses propres diagnostics, Avery avait hésité entre une véritable grossesse et la grossesse nerveuse. Malgré les circonstances actuelles, elle avait espéré que ce soit la première solution. Elle désirait plus que tout être enfin maman, serrer son bébé dans ses bras et qu'importe qui soit le père. La jolie brune ne s'en rendait pas compte, mais elle se mit à pleurer silencieusement. Edan lui demanda de ne pas paniquer sous un ton autoritaire, sans doute pour la ramener une fois de plus à la raison, mais trop tard, elle n'arrivait pas. Son cœur était en train de se resserrer, elle avait l'impression de revivre une seconde fausse couche à la différence qu'il n'y avait aucun bébé. C'était ça le problème, elle n'en avait pas et elle en aurait aucun. Jace le lui avait reproché et ses paroles sanglantes étaient toujours présentes dans ses pensées. Edan-Kale reprit la parole ce qui la ramena sur terre. Ce dernier avait des paroles qui allaient de l'avant, il n'était pas là à la plaindre, mais à la secouer pour qu'elle bouge, qu'elle ne se laisse pas abattre. Il lui promettait des jours et des semaines bien mouvementés. Avery fut dérouté et ne savait pas sur quel pied danser. Devait-elle rire ou pleurer ? Devait-elle pleurer ce bébé inexistant ou au contraire en rire et rire de ce qu'Edan lui disait ? Elle n'en savait rien, elle était de nouveau perdue et tremblait légèrement. La médecin renifla afin d'arrêter ses larmes, elle avait du mal. D'ailleurs, elle avait pour réflexe de poser sa main sur son ventre...vide...elle en avait des frissons...jamais elle ne deviendrait mère, jamais...elle voulait pleurer de nouveau, mais elle ne souhaitait pas se montrer encore plus faible qu'elle ne l'était devant lui. C'est pour cette raison qu'elle prit sur elle en faisant un effort surhumain pour lui adresser un léger sourire et rétorquer :

« Tu fais déjà de ma vie un enfer ! »

Plaisanta-t-elle avant d'essuyer ses larmes. Avery trouvait sa démarche si touchante et à la fois drôle et amusante. Ce qu'il lui proposait de faire dans les jours à venir lui rappelait la bonne ambiance au sein de l'infirmerie. Miss Wolfe ne s'ennuyait jamais à ses côtés, ils avaient toujours de quoi faire et s'amuser tout en pratiquant un métier sérieux. Ils en avaient besoin pour vivre sans être trop absorbé par les problèmes de leurs patients qui pouvaient être destructeurs s'il n'y avait aucune barrière de sécurité. Avery était impatiente de revenir sur le terrain et profiter dignement des anecdotes d'Edan-Kale. Elle se voyait déjà le traiter de petit vieux qui perd la mémoire et autres réparties pour lui rendre l'appareil. Alors qu'elle allait redevenir songeuse une fois de plus, son meilleur ami lui proposa de lui parler de l'heureuse élue. Le médecin avait très bien compris comment Avery fonctionnait, il lui suffisait de parler d'amour pour qu'elle soit au taquet. Malgré sa sale mine et ses larmes, la jolie brune eu des yeux pétillants comme une petite enfant à qui on venait de promettre un tour de manège. C'est vrai ? Il allait lui avouer ? Il l'avait en quelque sorte déjà fait en relançant le sujet de « l'heureuse élue », il y en avait donc une ! Elle avait vu juste et elle en était fière. Miss Wolfe lui adressa un sourire sincère et enfantin :

« C'est vrai ? Il y a donc une heureuse élue ? Je le savais !!!! Allez raconte-moi tout ! Je veux tout savoir ! À quoi elle ressemble ? Elle a quelle âge ? Ce qu'elle faisait avant le crash, ses passions, ce qui te plaît chez elle à par sa poitrine généreuse...hum...vous l'avez déjà fais ? Tu l'aimes ? »

Oui Avery visait dans le tas, mais c'était presque comme s'il lui avait donné carte blanche non ? Elle était tellement contente pour lui qu'elle en était excitée comme une gamine ou une adolescente, un peu comme entre copines qui se racontent leurs histoires amoureuses comme des groupies. Néanmoins, si elle pouvait être aussi contente pour lui, sa bonne humeur retomba aussitôt comme un soufflet mal cuit lorsque son mal de ventre lui rappela la réalité. Non, elle n'était pas enceinte...Avery se remit à sangloter. Cette fois-ci, elle prit son visage entre ses mains pour ne pas qu'Edan la voit, même si justement, il était en train de s'en apercevoir.

« Je suis tellement désolée Edan... »

Elle était désolée de pleurer subitement alors qu'ils entamaient un sujet sympa et mignon, enfin pour elle ça l'était de savoir son meilleur ami amoureux. Avery tenta désespérément de se ressaisir, mais une question était en train de lui tirailler l'esprit. Après une longue minute, la jeune femme demanda d'une petite voix :

« ….Tu crois...que je pourrais être maman....après tout ça ? »

Par le mot « ça », Avery sous-entendait toute sa vie depuis le crash de l'avion. Il englobait l'accident d'avion, la perte de son enfant, son emprisonnement chez les originaires, ses retrouvailles avec Jace et sa perte, sa grossesse nerveuse..mais également de son physique. Pouvait-elle encore avoir des chances d'enfanter ? Son corps pourrait-il le supporter ?.Sa gorge se resserra, elle se sentait faible et fatiguée, non, elle se sentait incapable de réussir à traverser cette mauvaise passe.

Spoiler:
 

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Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Jeu 17 Sep - 23:57

Les vrais amis ne sont jamais loin.
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Edan-Kale ✧ Avery
Le simple fait de singer le surnom de Maître Yoda qu'elle lui donne suffit à redonner un sourire au visage soucieux du militaire comme au sien, ramenant un semblant de joie entre eux. Il aime tout ça. Ce surnom, sa manière de le qualifier ainsi. Il la trouve flatteuse pour lui, pour ses talents de médecin. Rien ne compte plus que sa blouse blanche sur cette île. Même s'il ne la porte que rarement, les premiers temps surtout, pour se faire connaître et assoir son rôle dans les consciences collectives, il n'a cependant pas l'impression de l'avoir enlevée. Edan la sentirait presque sur son dos en permanence, comme un costume qui finit par se fondre à même la peau. Ce costume de médecin, de sauveteur qui fait parti de lui. Peut-être que sa collègue qui ne quitte jamais la sienne lui donne l'illusion de la vêtir également. Ca le fait se sentir important. Tout comme les mots d'Avery le font se sentir important à ses yeux. Une simple boutade, une imitation ridicule pour raviver une lueur de vie dans ses yeux, et c'est lui qui a l'air enjoué. Il a toujours été important pour lui de se rendre utile pour elle et devant elle, bien avant qu’une si forte amitié se crée entre eux, de lui apprendre tout ce qu’il peut, à elle qui se montre tellement curieuse de tout savoir. A elle qui, comme lui, ne se laisse pas abattre par le crash et consacre toute son énergie aux autres, à améliorer tout ce qu’elle est en mesure d’améliorer, qu’il s'agisse de blessures physiques ou d’angoisses. Cette attitude n’a jamais été une habitude chez le solitaire qui reste en retrait, le médecin New-yorkais en plein doute. Il lui a fallu se réadapter, apprivoiser ce qu’il a souvent vu comme un travail nécessaire et non une passion, quelque chose qu’il faisait parce qu’il était doué, qu’il se devait de ne pas tourner le dos à ses talents. Sa voie dans la chirurgie puis sa carrière de diagnosticien / interniste s’est soldée par autant de grands succès professionnels que de profonds vides dans les relations humaines. Avoir fait parti d’équipes médicales ne lui a servi à rien sur l’île, oeuvrant seul jusqu’au secours d’Avery. Une expérience fructueuse pour son arrogance, pas pour ses amitiés. L’impression de renouer un peu contact, de se lier prudemment tout en profitant des barrières du travail pour ne pas se rapprocher d’autres médecins et du personnel plus que de raison. Rentrer le soir sans un mot et retourner à sa petite vie tranquille, à sa solitude. Et ça lui allait. Longtemps il a crû pourvoir se satisfaire de cette vie de barrières. Avant l’île… Son plus grand plaisir restait les pauses et les soirées tardives se raréfiant avec le temps à parler boulot et de toute autre chose plus réjouissante avec son ami Isaac. Les moments où il s’autorisait à décompresser, à redevenir l’espace de quelques heures l’étudiant insouciant de ses jeunes années. Tout est différent avec Avery. Edan change, si naturellement qu’il le remarque souvent trop tard ou pas du tout. Il faut qu’elle parle, qu’elle le cherche, qu’elle vise en plein coeur de la cible comme avec cette histoire d’heureuse élue pour qu’il se rende compte à quel point il s’est ouvert. Ou ramolli, selon le point de vue. A ses côtés, c’est la première fois qu’il a réellement l’impression de faire partie d’une équipe. Il voit la jeune femme comme sa fidèle seconde, brillante, reculant devant rien, la personne sur laquelle il peut compter et s’appuyer sans crainte. Impossible de nier la guérison de sa solitude, douce et surprenante guérison… Le remède miracle consiste en un joli petit bout de femme qui l’empêche de se sentir seul ou démuni sur cette île où il a crû devoir secourir tous les rescapés en panique seul. Wolfe est sûrement la raison pour laquelle il n’a pas craqué et ne s’est pas dégonflé. Elle ne lui en a tout simplement pas laissé le temps. La sensation de retrouver cette Avery-là, même brève, l’encourage davantage à ne pas la laisser filer. Pas comme lui, qui se défile devant ses soupçons. Les vieilles habitudes. Foutue intuition féminine ! Flatteries ou pas, son égaux n’est pas prêt d’avouer le béguin qu’il peut avoir pour une femme, une femme inaccessible qui plus est.

« Mais comment leur en vouloir ? » Un sourire étincelant éveille son visage mutin. Le séducteur est flatté. Il redresse le cou, se tient droit, bombe le torse, le regard conquérant. Magnifique paon en pleine parade. Comme c’était prévisible, comme elle est imprudente. Pouvoir charmer bien des femmes, les rendre heureuses comme il le dit, encore faut-il le vouloir. Longtemps il l’a voulu, jouant de séduction comme on manipule l’esprit et ensorcelle le regard. Bien des fois il n’a pas eu besoin de fournir beaucoup d’efforts… Lui qui n’en désire qu’une à présent, qui n’a d’yeux que pour l’Amazone, et tout le reste est ennuyeusement facile et fade… Mais ça, il se targue bien de lui dire. Il aime l’image de médecin séducteur qu’elle dépeint, sollicité par des malades imaginaires désireuses de profiter de sa blouse blanche pour un tout autre genre de consultation. « On en reparlera quand j’aurai fait savoir un peu partout que ma magnifique assistante est de nouveau libre ! Je les vois déjà se pointer ici pour te faire les yeux doux, ces grands nigauds. » Car oui, les futurs prétendants qu’il lui pressent déjà seront forcément des crétins jamais assez bien pour elle. Et qu’elle accuse sa jalousie si ça lui chante, chacun son tour ! Rien ne lui gâchera le plaisir qu’il se fera de les accueillir ! En y pensant, il aurait presque hâte d’y être pour pouvoir leur mener la vie dure. Qui sait, avec un peu de chance l’un d’eux serait peut-être potable ? Ses yeux pétillent toujours en dépit des sourcils de la brune qui se froncent sans parvenir à le faire taire. Peut-être est-ce le terme d’« assistante » qui ne lui plait pas ? Le désinvolte l’a très bien choisi pourtant ! Ses réactions ne font que l’encourager à continuer sur sa lancée jusqu’à ce qu’elle se retienne de rire. Il parie sur un petit rire nerveux et gêné par ses compliments, et prévoit sans mal le rose lui monter au joue, plus par panique qu’autre chose à l’idée qu’il aille répandre la bonne nouvelle de son célibat aux mâles de l’île. Osera ? N’osera pas ? Kale ne conteste aucune de ses provocations légères -trop flatteuses- ni la potentielle justesse du portrait qu’elle peint de lui. Il laisse le doute planer sur ses sous-entendus, lui laissant l’éventuelle opportunité de découvrir par elle-même jusqu’où le « Docteur Mamour » est allé avec ces dites demoiselles. Diable. Comment peut-il laisser passer ça ? Pire, comment un surnom pareil a-t-il pu lui déclencher un rictus d’amusement ? Il en aurait presque pouffé en tentant de réprimer son rire. Mais il plait au Docteur de laisser croire qu’il pourrait effectivement passer du bon temps avec ses admiratrices. Le serment d’Hippocrate tient-il seulement toujours sur une île déserte sans foi ni loi ? Il n’ose poser la question à voix haute par peur de revoir son air fâché. Non, mieux vaut qu’il se taise, et taire son plus beau batifolage passé qu’il doit à cette bonne vieille tente !

Il continuerait bien cette joute verbale inlassablement, mais le silence s’abat jusqu’à ce que le diagnostique tombe. Ou plutôt jusqu’à ce qu’elle le lui arrache. L’oiseau de mauvaise augure, le porteur de larmes. Le médecin déteste ce rôle qu’il ne veut pas jouer avec une personne chère à son coeur, seulement avec des inconnus dans un couloir blanc ou avec la berceuse des vagues en fond. Peu importe le cadre de toute façon, ce type d’annonce ravage tout. Il ne peut pas se tromper, s’efforçant de se concentrer quitte à paraître froid. Il ne la regarde pas pour ne pas la perturber, et pourtant, son silence accentue davantage son malaise, il le sent bien. A trop vouloir cacher le sien en l’auscultant, il oublie la personne qui porte les maux qu’il découvre, et le choc est d’une violence inouïe quand il réalise à qui il doit en annoncer la couleur. Il s’effondrerait bien en même tant qu’elle, mais il ne doit pas. Il doit rester fort et solide pour l’épauler, la soutenir jusqu’au bout. Minimiser le mal, flouer l’impact d’une dépression nerveuse de ce genre, il cherche à la tromper, elle le médecin, parce qu’il croit en sa force de battante. Hélas c’est un échec. Ses larmes coulent sans qu’il n’y puisse rien. Solliciter les souvenirs du bon temps pour se rattraper. Un demi échec cette fois. Non, une demi réussite ! Le visage d’Avery oscillant entre larmes et sourires est une réussite. Coupable, la main qu’elle pose sur son ventre détruit immédiatement son inspiration moqueuse. Sa main pourrait toucher la sienne. Il se trouve assez près pour l’attraper, la décoller de son ventre, s’étant rapproché d’elle plus qu’il ne pensait et sans s’en rendre compte. Au lieu de quoi, il déblatère tout un tas de promesses idiotes qui se résument à faire de sa vie un enfer. Ne lui laisser aucun répit, l’exaspérer au plus au point, devenir son meilleur cauchemar pour occuper toute ses pensées jusqu’à ce qu’elle oublie sa peine, les détourner de tout autre intérêt que se venger de l’Impertinent. Un programme des plus joyeux pour lui, et fût un temps proche où il l’aurait été tout autant pour elle. Sa répartie le rassure, se serait-il sous-estimé ? Pourtant il s’apprête à lui faire une belle faveur, une pour laquelle il se maudit une seconde après sa proposition. Lui parler de l’heureuse élue. Lui parler « d’amour ». Lui ! Quel fou ! Parler d’une femme à Avery Wolfe. Parler d’un début de liaison à l’Amoureuse de l’amour. Le militaire serre les dents une fois que les mots lui échappent. Une intuition. Celle que quelques anecdotes croustillantes sont exactement ce qu’il lui faut. Celle de lui rendre la confiance qu’elle a placée en lui en venant le trouver. Celle que quelques confidences lui mettraient du baume au coeur. Ses yeux peinent à camoufler l’attention qu’il porte à sa main ainsi posée. Désir d’enfant qu’il vient de noircir. Mais il ne manque pas le sourire surgissant sur ses lèvres. Expression d’une surprise enfantine. Sa mâchoire se resserre un peu plus. Elle ose remettre sa parole en doute, aussitôt sa bouche se referme aussi vite qu’elle s’est ouverte. Pas le temps de l’en blâmer qu’elle crie déjà victoire, le privant de toute répartie. Et d’un coup le black-out total. Une avalanche de questions. Son physique, son âge, son métier -il retient un ricanement à cette question- ses goûts, il tente de retenir le minimum de concentration dont il est capable pour emmagasiner l’ordre de ses exigences et.. Quoi ?! Eclat de rire incontrôlable. C’est peut-être bien la première fois qu'il rit de la sorte devant elle, brusquement, fort et nerveusement.

« Avery… » Commence-t-il pour lui laisser croire qu’il est gêné, mais absolument pas. « Tu viens tout juste d’apprendre son existence et tu la jalouses déjà ! » Comme c’est mal ! Et comme il a envie de ricaner ! La taquiner sur son physique, cibler sa poitrine, un autre inédit ! Une attaque purement gratuite puisque sa plastique ne mérite aucun reproche à son goût, facile surtout, ce qui ne lui ressemble pas. Mais elle l’a bien cherché ! Pour quel genre d’homme le prend elle avec ses histoires de poitrines généreuses ? Comme s’il ne se ventait pas assez souvent de son bon goût en matière de femmes ! Déridé, il la remercie intérieurement de lui avoir donné l’opportunité de détourner la conversation sur une futilité au détriment des questions qu’il ignore. Le Malin omet intentionnellement les interrogations sérieuses, la grande question devant toute les autres. L’aime-t-il seulement ? Son ami Daryl lui avait bien donné un avi très personnel sur la question, le soir où il l’avait pris en flagrant délit, son air guilleret et sa démarche fière l’ayant trahi. Lui aussi l’avait percé à jour d’un tour de main, le piégeant dans la confidence. Est-ce si flagrant que ça ? Il le refuse, préférant s’aveugler, prétendant que ça n’a pas d’importance. Edan-Kale en oublie presque la détresse de sa soeur d’adoption quand un nouveau sanglot le rappelle à l’ordre. « Hey arrête. » Pas de pleurer, mais de s’excuser. « J'suis plus à quelques larmes près. » Le Taquin ose une énième pique pour ramener le sourire au coin de ses lèvres. Aucune hésitation cette-fois-ci, il écarte doucement les mains cachant le visage de la brune de sorte à l’attirer contre lui. Ses bras enserrent son dos pour calmer ses inquiétudes le temps de trouver ses mots. « J’en suis sûr. » Il comprend le « ça » ainsi que tout ce qu’il renferme. Le crash, les blessures physiques, les pertes dans ses entrailles et dans son coeur. L’image de sa main caressant son ventre lui revient en tête, alors il comprend qu’elle aurait préféré entendre le diagnostique que lui redoutait le plus. Bien qu'un peu surpris, il continue de se montrer rassurant. « Je t’ai fait tous les examens que j’étais en mesure de te faire quand tu es revenue, je n’ai rien noté d’alarmant. C’est ce foutu crash qui… » qui t’a fait perdre ton bébé. Le silence. « Tu seras une merveilleuse maman, je le sais, il faut juste que tu trouves le père. » Une dernière boutade pour endormir le dur passé qu’il a malencontreusement réveillé. Il pense chaque mot. Et il l’écarte doucement de lui pour qu’elle lise la sincérité de son regard. « Bon. Je vais te donner un indice. » Le sourire du Malicieux s’agrandit à chaque nouvelle étincelle illuminant le regard de la Curieuse à mesure qu’elle comprend où il veut en venir. Il n’a pas tout à fait fini de la faire languir, de la torturer tant qu’il le peut encore. Peu importe les représailles, le jeu devient trop amusant pour s’en soucier. « Elle n'a pas été victime du crash. Pas directement. » Il la laisse mariner un petit moment avec cette maigre piste, jouant sur la possibilité qu'il s'agisse d'une habitante de l'Hydre. Trop bon, il lui évite une crise de panique supplémentaire en mettant fin au doute. « Mais... Sa vie est bien plus animée depuis ! Surtout depuis qu’elle me connait, moi le militaire. » Une amazone. Le militaire et l'amazone. La clé de son énigme bien trop gentille à son goût. Des pistes pour beaucoup des questions qu’elle lui a posées en bonus. Kale guette la réaction de la jeune femme avec beaucoup d’intérêt. Curieux, impatient de savoir si elle est douée en devinettes.

2477 mots © Starseed


long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
Song to the Siren



Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Lun 9 Nov - 4:09, édité 1 fois
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» Avery-Johan Wolfe "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Camilla Luddington. × Nombre de messages : 2172 × Age du perso : 24 ans. × Job : Ancienne étudiante en dernière année de chirurgie pédiatrique. Sur l'île, Avery est l'un des médecins du campement. × Côté love : le cœur se situe dans la région thoracique (poitrine), où il occupe plus précisément la portion antéro-inférieure du médiastin (partie du corps située entre les cavités pleurales qui contiennent les poumons). Il est situé sur la ligne médiane, un peu décalé à gauche de telle sorte que deux tiers de sa masse sont situés du côté gauche.


Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Dim 4 Oct - 17:14


❝ Les vrais amis ne sont jamais loin ❞
Avery & Edan-Kale

Avery ne regrettait pas d'être rentrée au bercail. L'infirmerie était son chez elle depuis bien longtemps déjà et Edan était sa famille. Certes, il ne l'était pas par les liens du sang, mais il l'était par le fort lien qui s'était créé entre les deux jeunes gens. Elle qui avait longtemps vécu avec ses quatre frères, percevait au travers la figure du militaire de trente et un an, celle du frère qu'elle n'aura plus jamais. Bon Dieu, heureusement qu'il était ici sinon la jeune femme se demanderait ce qu'elle ferait après toutes ces péripéties. Avery aurait sans doute craqué, elle n'aurait pas supporté de vivre un instant de plus seule. La future pédiatre était l'inverse de son ami. Elle n'arrivait pas à apprécier la solitude à l'exception de ces quelques jours. Il fallait qu'elle soit en contact permanent avec les gens. Elle n'avait pas fait ce métier au hasard, elle aimait venir en aide aux plus démunis. Cette passion avait d'ailleurs permis aux deux compères de se rapprocher. Miss Wolfe n'imaginait pas un seul instant une seule situation médicale sans lui. Ils étaient à eux deux, une équipe de choc et c'était peut-être pour cette raison que l'infirmerie fonctionnait bien malgré les diverses problèmes rencontrés sur cette île. Si son meilleur ami était fort dans son métier, il l'était également pour distraire la jeune femme. Il s'agissait d'un vrai jeu d'enfant puisque Avery était curieuse, surtout lorsqu'il s'agit de la vie du militaire. Elle s'intéresse énormément à lui parce qu'il compte dans sa vie. La jolie brune faisait pareil avec ces frères autrefois. Alors que la mauvaise nouvelle concernant son état de santé était tombée, Avery était déconnectée de cette pensée négative par les amours du beau brun. Ce dernier jouait les véritables séducteurs. Il ne manquait jamais l'occasion pour faire le coq. La demoiselle ne pu s'empêcher de sourire amusé en le voyant bomber le torse. Cette séquence devenait un véritable rituel pour la pédiatre. Le voir en scène était amusant. C'est pourquoi Miss Wolfe surenchérissait toujours, car il arrivait à la fasciner en la distrayant de la sorte. Avery lui fit dès lors part de son fameux surnom. Docteur Mamours. Rien que d'y pensait, elle en pouffait de rire. Les prétendantes d'Edan ne manquait décidément pas d'imagination, y compris pour les bobos et pour les nombreuses excuses afin de ne pas être auscultait par la jeune femme. Néanmoins, si elle devait admettre que son meilleur ami était un très bel homme, Avery décida de le taquiner comme elle le faisait à son habitude. Elle haussa les épaules avant de lever les yeux au ciel pour rétorquer :

« Je ne vois décidément pas ce qu'elles te trouvent...ça doit être l'effet de la blouse...ou peut-être parce qu'elles sont en manque, les princes charmants ne courent pas l'île. »

Dit-elle pour plaisanter. Il pouvait deviner à son regard espiègle qu'elle le provoquait. Après tout Monsieur qui a les chevilles qui gonflent devait se les faire dégonfler très rapidement avant qu'il ne puisse plus avancer tellement elles lui feraient mal. Avery l'écouta ensuite parler d'elle. Il la complimenta et se montra sous l'aspect d'un entremetteur. Cette situation était déconcertante. La jolie brune ressentait ce sentiment de bienveillance qu'il avait à son égard, mais de l'autre côté, elle éprouvait un pincement au cœur....elle avait du mal à concevoir qu'elle n'était plus en couple, plus la belle fiancée qu'elle était autrefois et prête à se marier...une vision lui vint...celle des préparatifs de son mariage. Avant de prendre l'avion, elle n'avait plus que quelques mois à attendre. Avery avait essayé sa robe de mariée en compagnie de sa mère et d'Aislynn. Elle se souvint s'être trouvée magnifique dans ce magnifique tissu blanc, elle qui pourtant n'avait aucune assurance en ce qui concerne son charme. Elle se remémora également l'envie qu'elle avait eu de la montrer à son promis lorsque le jour J viendrait. Avery tenta de sourire, mais elle n'y arrivait pas...non c'était trop dur...trop triste à son goût...elle ne trouverait personne pour l'égaler ou est-ce qu'elle en aurait tout simplement envie ? Elle ne pouvait pas oublier ces années passées auprès de lui...Pauvre Edan qui devait la voir aussi contrariée ne sachant décidément pas comment apprécier cette remarque. Le verdict tombé, le peu de joie qu'elle avait entrevue se dissipa. Elle n'était vraiment pas bien, ce fut l'effet d'une bombe. Peut-être parce qu'au fond d'elle, la pédiatre avait espéré tomber enceinte véritablement. Cette situation aurait été de la folie, mais elle aurait éprouvé le réconfort en devenant la mère qu'elle avait toujours souhaité. Sa raison savait qu'il valait mieux faire évaporer ce souhait, ça ne ferait qu'empirer son état de détresse. Sa main était posée sur son ventre. Celui-ci n'accueillerait pas de bébé. Jace avait peut-être au moins raison à ce sujet, l'île n'était pas faite pour un enfant...Il fallait qu'elle se résigne à cette idée. Perdue dans ses pensées, Edan-Kale lui fit part de sa volonté de la rendre chèvre en lui changeant ses tristes pensées dans les prochains jours à la Fitzgerald ! Oh ça elle n'en doutait pas un seul instant. À vrai dire, elle s'en réjouissait d'avance puisqu'elle aimait passer du temps avec lui. Ce n'était pas le moment de se retrouver seule, elle l'avait été trop longtemps pendant ces quelques jours, elle avait besoin de soutien et Edan le lui apportait. Ce dernier la connaissait décidément par cœur. Il l'invita à l'amadouer en échange de quelques informations sur l'heureuse élue. Ce n'était donc pas du bluff ? Son meilleur ami convoitait bel et bien le cœur d'une jeune femme. Avery laissa pendant quelques minutes de côté la femme dépassée par les événements qu'elle était pour redevenir sa confidente, son amie ou du moins sa petite sœur. N'est-ce pas ce que font les cadettes auprès de leur grand frère ? Avery se souciait de lui et ne souhaitait que son bonheur. Le savoir enfin prêt à partager son petit cœur avec une autre personne et ne plus être l'éternel solitaire qu'il était l'a mettait de bonne humeur. Oui, elle était heureuse pour lui, il le méritait vraiment. Miss Wolfe était emballée par cette histoire, c'était le meilleur potin qu'il pouvait lui offrir ! Le militaire devait le constater puisqu'il se mit à éclater de rire sous le regard perplexe de la jolie brune. Que devait-elle en conclure ? Riait-il parce qu'il était en vérité embarrassé par son interrogatoire surprise ou parce qu'elle l'amusait comme à son habitude ? Il osait dire qu'elle la jalousait alors qu'elle venait seulement d'apprendre son existence. Elle laissa donc échapper un :

« Heeeey ! Je veux juste m'assurer que mon petit Edan soit entre de bonnes mains ! »

Petit, il ne l'était pas que ce soit par la taille ou par son âge. Elle se voulait protectrice avec lui comme si les rôles venaient de changer. Non, elle ne souhaitait pas qu'une femme lui brise le cœur. Avery avait pu déjà analyser la moitié de ses prétendantes venues dans cette tente, aucune en valait la peine, elles étaient trop superficielles et ne cherchaient pas à connaître sous la carapace de son ami. Malgré son côté maman poule, la pédiatre sentait bel et bien quelque chose de différent chez le militaire. Elle comprenait que cette inconnue avait cassé cette carapace et qu'elle ne semblait pas être une fille de passage, il était attaché à elle, cela se voyait comme le nez au milieu d'une figure. Avery avait connu ce sentiment, c'était tout simplement le plus beau qu'il soit. Elle l'enviait presque. Là encore, elle fut perdue dans ses pensées. Sa rencontre avec Jace. Celle-ci n'avait pas été commode et pourtant la jeune femme avait pu vivre une belle histoire jusqu'à présent...Miss Wolfe ne souhaitait pas de fin dramatique pour Edan, ce n'était que le début, elle en avait conscience, mais elle ne désirait pas le ramasser à la petite cuillère comme il le faisait à présent avec elle. Peut-être parce qu'elle se doutait qu'Edan-Kale serait du genre à garder tout pour lui, même la plus horrible des douleurs. Douleur qui réveilla la sienne. Sa main était toujours posée sur son ventre et elle ne pu s'empêcher de déverser d'autres larmes, elle n'arrivait pas à s'arrêter. Avery désirait plus que tout faire taire cette maudite souffrance qui lui empoignait le cœur pour la briser de l'intérieur. La demoiselle avait songé mettre fin à ses souffrances, à plusieurs reprises. Il serait tellement plus simple....tellement plus facile d'arrêter de souffrir de la sorte...Cependant, la jeune femme n'avait pas osé sauter le pas, elle n'arrivait pas à y mettre un terme. Peut-être parce qu'elle savait qu'elle n'était pas comme ça, elle n'était pas du genre à prendre la facilité. Avery évita d'émettre ce genre de pensée à son meilleur ami et frère de cœur. Il avait raison, il n'était pas à quelques larmes près. Comme si Edan avait deviné que le mal était à sa limite, il prit la jolie brune dans ses bras. Ce geste était ce dont elle avait besoin. La pédiatre avait besoin de réconfort, d'une consolation morale et physique. Miss Wolfe se laissa aller contre lui en pleurant. Elle pleurait encore plus que tout à l'heure. Ça lui faisait tellement du bien. Au bout de quelques minutes, son ami se recula. Heureusement, car le pauvre avait déjà son tee shirt trempé par ses larmes. Elle fit une petite moue désolée, elle se sentait pathétique. Le militaire était sûre qu'elle aurait un jour des enfants, Avery avait de plus en plus du mal à y croire. Tous ses efforts avaient été vain...La jeune femme se rappela la première fois où elle avait acheté un test de grossesse. Elle avait mal au ventre à plusieurs reprises et s'était résignée à en acheter un. Jace et elle avaient arrêté tous les moyens de contraceptions pour mettre leurs chances de leurs côtés. Avery avait piqué un test à l'hôpital avant de s'enfermer dans les toilettes. Elle attendait toute tremblante le verdict...le premier test était négatif, elle ne l'était pas...Lorsqu'elle revint dans le présent, elle se rendit compte qu'elle avait eu du mal à avoir son premier enfant. Edan continua de la rassurer, Avery était perdue et écouta à moitié...elle releva la tête lorsqu'il parla de tomber sur un père. Ce dernier pouvait voir dans son regard le désespoir. Elle ne croyait plus au prince charmant où du moins à une vie parfaite. Elle se demandait également si un enfant avait sa place ici, sur cette île. La pédiatre dûe se résoudre à cette idée. Peut-être changerait-elle d'avis avec le temps, pour le moment, Avery ne souhaitait croire en rien. Son frère ne se jugea pas vaincu. Il revint à la charge en s'amusant à lui proposer une devinette concernant sa fameuse élue de son cœur. Sur le moment, la demoiselle en avait presque oublié cette révélation. Elle hocha de la tête, prête à l'écouter et deviner de qui il s'agissait. Le premier indice tomba. La belle inconnue ne faisait pas partie du crash. Cet indice l'intrigua, car elle n'aurait pas imaginé qu'Edan tombe sur le charme d'une native de l'île, mais d'un côté cela ne l'étonna guère, il pouvait être sauvage et ça lui correspondait totalement. Son meilleur ami n'était pas du genre à se caser conformément à la vie de couple basique, il inspirait à une vie mouvementée. Cette idée la fit sourire, c'était décidément du Fitzgerald tout craché. Néanmoins, la jeune femme passa en revue les suspects, c'est alors que son esprit s'arrêta sans réfléchir sur les originaires. Avery se décomposa sur place en repensant aux horreurs qu'elle avait vécu. Elle se souvint avoir tenté de demander de l'aide à certains d'entre eux notamment des femmes pensant qu'elles seraient plus compatissantes...il n'en était rien rien...Certaines n'avaient pas hésité à la frapper. Trop perturbé par cette donnée, Miss Wolfe en oublia l'insistance de son ami sur le mot « militaire ». Oh oui, si elle avait plus attention à ce second indice, la jeune femme aurait été contente et aurait été aussi curieuse. Elle lui aurait demandé de raconter sa captivité une énième fois, lui expliquer les détails de sa rencontre avec Estellà. Les amazones intriguées tout le monde, Avery la première. Choquée par cette révélation, la pédiatre fut dans tous ces états. Etait-il sérieux ? Comment pouvait-il aimer des tortionnaires ? Avait-il oublié le mal qu'ils avaient fait à certains d'entre eux ? Certains de leurs patients revenaient de là-bas, beaucoup disparaissait, puis...elle...avait-il oublié la torture qu'on lui avait infligé ? Tout ce qu'elle voyait, c'était Edan-Kale, le sourire aux lèvres en mode taquin et fière de sa petite énigme. Ça avait le don de lui faire grincer les dents. Furieuse, Avery ne pu s'empêcher instinctivement et sans réfléchir de lui donner une belle gifle, enfin, avec le peu de force qu'elle avait. Pauvre Edan qui pensait faire une bonne action et qui se retrouvait agresser en une minute à peine. Miss Wolfe se remit à pleurer de plus belle et de lui lancer en pleine figure :

« Tu n'as pas le droit de me faire ça ! Pas après ce qu'ils m'ont fait et ce qu'ils ont fait aux rescapés ! Et ne me dis pas qu'elle est différente des autres parce qu'aucun d'entre eux nous a sorti de là ! »

Avery était en train de lui hurler dessus, elle se leva d'un bon du fauteuil pour se redresser. Avant qu'il ne dise quoi que ce soit, la demoiselle l'empêcha de parler en lui tenant tête, elle était décidée à lui faire la morale et à témoigner de déception. Jamais elle n'aurait imaginé Edan avec une originaire, à moins que cette option devenait une spécialité chez les militaires comme Matthew l'avait fait récemment.

« Avec toutes les femmes qui sont à tes pieds il a fallu que tu prennes une originaire ! Tu aurais pu avoir qui tu souhaitais, je ne sais pas moi, une amazone par exemple ! Une belle rescapée, mais non monsieur souhaite faire dans le compliqué et se mettre en danger ! Tu comptes faire quoi Fitzgerald hein ? Nous abandonner et vivre avec eux dans leurs petites maisons pendant que l'on torture nos amis ? C'est ça que tu veux ? Tu sais quoi ? je ne veux même pas savoir, tu me déçois ! »

La jeune femme lui donna un coup d'épaule en passant à côté de lui. Elle était énervée et triste, elle se sentait trahit et prête à partir se cacher au fond de la jungle, pensant qu'il s'agissait d'une très mauvaise idée d'être venue le retrouver. Ce n'était plus l'ami qu'elle avait connu autrefois, enfin jusqu'à ce qu'elle sache qu'elle venait de faire un quiproquo.

crackle bones



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Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Ven 30 Oct - 20:38

Les vrais amis ne sont jamais loin.
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Edan-Kale ✧ Avery
« Donc je suis un prince charmant ? Etrange, j’me voyais plus en aventurier sexy, à la Idiana Jones tu vois ? qu’en brave prince ! » Quoi ? Sa phrase sous-entend clairement qu’il fait partie des princes charmants ne courant pas les rues, qu’elle le veuille ou non. Docteur mamour, prince charmant… Ses sourcils se froncent de manière plus sévère malgré son mordant. Ca commence à faire beaucoup.

Le Paon fier ne peut s’empêcher de lui donner matière à répliquer encore et encore, mais surtout d’être complètement impossible dans l’espoir de la faire craquer. Il adore ça ! Plus que d’amicales querelles, Edan essaye de toute ses forces d’apaiser la jeune femme. Il met tout son coeur à taire ses angoisses et ses larmes avec plus ou moins de succès, quitte à profiter du flair de l’Amoureuse pour rebondir sur ses suspicions avant que la morosité le gagne à son tour. Il ne veut pas penser à Estellà plus qu’il n’y pense déjà, l’amazone occupant ses pensées jours et nuits, et, plus que tout à ses sentiments nouveaux et inconnus qu’il n’assume pas complètement. Mais elle doit bien voir à la tête qu’il a tirée qu’elle avait tapé dans le mile une fois encore. Pire qu’une sale manie ! Et il ne peut rien contre elle. Maudite intuition féminine. Ou quoi que ce soit d’autre. Peut-être que l'inscription « amoureux transit » ou « masochiste » est écrite en grosses lettres sur son front depuis le début ?! Fitzgerald se fiche pas mal de passer pour un idiot à venter ses charmes et ses conquêtes sur lesquelles il laisse planer le mystère. Tout comme il se fiche royalement de passer pour un dingue en clamant haut et fort ses intentions d’aller répandre la nouvelle du célibat de son amie sur toute l’île. Ce qui lui importe en revanche, et l’inquiète surtout, c’est de ne recevoir aucune répartie de sa part. Ou si peu. La lueur dans ses yeux en lui révélant fièrement le surnom qu’elle lui donne, en lui parlant des séductrices déguisées en malades, ainsi qu’en remettant elle-même en doute ses atouts ne lui échappe pas. Il aurait voulu la raviver complètement, qu’elle s’illumine et qu’elle flamboie, mais la réanimation est un échec. Seule la mélancolie inonde son visage trempé. Edan-Kale prend conscience en regardant la joie et la légèreté s’essouffler que quelque chose échappe à ses plaisanteries. Quelque chose de profond et lointain qu’il peut entrevoir dans son regard égaré sans être en mesure de comprendre quoi exactement. Quelque chose qu’il n’a pas vécu et dans laquelle il ne veut pas s’immiscer, laissant l’émotive profiter de ses rêveries.

La douleur fausse ses sourires auxquels Edan répond par un regard navré. Désolé de quoi ? Il l’ignore et n’ose le demander. Il devine par ses airs troublés que c’est à cela que lui-même ressemble lorsqu’il s’égare dans un passé qui ressemble à une autre réalité. Un regard en arrière dont la mélancolie pourrait le piéger quand il ne lui donne pas juste envie de s’échapper. Son regard se pose sur la pensive avec calme. Elle semble presque apaisée ainsi, illusion trop réaliste pour qu’il ne perturbe ses songes. Jusqu’à ce que sa main se pose sur son ventre. Jusqu’à ce qu’il comprenne enfin ce qui se joue dans son esprit. La promesse immédiate de lui faire vivre un enfer se scelle. Diversion improvisée. Il avait eu si peur, là, quelques minutes plus tôt, cherchant le mal qui ronge son corps et son âme. Ses lèvres s’étaient serrées, refusant d’annoncer une nouvelle qu’il jugeait impossible. A présent il se sent un peu coupable d’avoir brisé son rêve de maternité alors qu’il pensait la préserver. La langue bien pendue comme à son habitude, il lui propose des tas de divertissements et d’occupations possibles, tous le mettant en ligne de mire évidemment. Quel intérêt sinon ? Ses plaisanteries sont fades quand elles sont dites à lui-même. Il voudrait qu’elle revienne… Mais c’est un début. Et cette main sur son ventre qui lui fout littéralement les jetons. Il ne veut pas la déloger par crainte qu’elle prenne son geste comme l’ordre qu’elle doit oublier son désir d’être mère, ou l’aveu horrible que son vendre n’enveloppera jamais aucun bébé. Alors il avance simplement vers elle, toujours sur le point de faire un geste qu’au dernier moment il se ravise de faire. Puis sans se rendre compte de l’ampleur de ses paroles il lui avait proposé de lui parler d’elle. Elle… L’identité gardée secrète, rien que pour lui. Et l’intrigue que cette mystérieuse elle représente pour Avery qu’il lui offre de révéler, un sourire victorieux plaqué aux lèvres. L’occasion d’insuffler une étincelle de vie dans les yeux de la curieuse, l’opportunité saisie au vol de raviver la jovialité enfantine sur ses lèvres pincées le temps d’un sourire. Parce que la vérité est qu’il ne sait pas du tout quoi dire, lui pour qui les sentiments sont tabous, lui qui se vante parfois de ses conquêtes sans les nommer, sans mettre de nom sur leurs visages. Des femmes qui traversent la nuit avec lui dont l’existence s’achève à l’aube, le petit-matin emportant les vestiges de leur étreinte. Cette fois c’est différent. Il ne s’agit pas d’une espèce de potin qu’on offre en pâture, d’une confidence délivrée dans l’espoir de recevoir quelconque conseil en retour. Rien de tout ça. Cette fois il est piégé. Quoi qu’il dise, quelles que soient ses techniques pour retourner l’avalanche de questions contre Wolfe, narguant sa jalousie et sa curiosité débordante, l’intérêt qu’elle lui porte le touche. Pas d’ainée ni de mère intrusive à la maison pour se réjouir de ce genre de nouvelle ni pour l’embêter jusqu’à ce qu’il craque et crache le morceau. Par chance sa remarque pleine de tendresse le préserve de toute expression niaise devant cet élan d’amour fraternel, ne pouvant réprimer une interprétation d’un tout autre sens. Sa bouche tremble, retenant toute les répliques qu’il pourrait rétorquer au sujet de lui « entre de bonnes mains » ou de lui qualifié de « petit »… Non non. Surtout se la fermer. C’est sûrement trop tôt pour les partager, mais impossible de réfréner son rire parti pour des histoires de poitrine et de jalousie après ça. Merde, il perd complètement le fil. Peut-être la pression qui retombe, une forme de soulagement ? Ou juste ces foutus sous-entendus tordus qui parasitent son esprit. Le regard perplexe d’Avery le fait tousser maladroitement pour mettre fin à son rire nerveux.

« Pardon mais… Docteur Mamour, Prince charmant et Petit Edan… c’est trop d’émotion pour moi. » Ah satané toux… « Quand à être entre de bonnes mains… J’ai pas encore eu à m’en plaindre. » Dernier raclement de gorge. Il n’aurait vraiment pas pu faire plus… innocent ?

Le silence qui suit témoigne de la réelle émotivité qui se cache derrière ses impertinences. Certainement ce qui lui donne l’impulsion nécessaire pour lui retourner ses marques d’affections. Conscient des fantasmes qui la laissent endeuillée, Edan s’est rapproché furtivement jusqu’à l’entourer de ses bras. L’étreignant doucement, il sent la chaleur de ses larmes fondre sur son épaule. Aucun mot cependant après sa boutade pour la rassurer, la laissant s’exprimer difficilement. Les mots brefs que prononce sa voix chevrotante le piquent comme la pointe d’une aiguille dans son cou, la menace d’une lame aiguisée contre sa peau le faisant trembler. Il la berce doucement, la sentant divaguer, partie dans un autre monde, happée par son autre vie dont seul ses longs mutismes témoignent. Alors le militaire la garde silencieusement contre lui, puisant dans ses réserves de douceur et de patience, surpris lui-même par leur abondance.

« T’as pas l’air convaincue, mais moi j’le suis. A cent pour-cent. » Contre-attaque aux doutes ressentis.

S’il la voit mère un jour ? Si le médecin est sûr qu’elle le serait ? Evidemment. S’il est sûr d’une chose dans sa vie et dont il ne doute jamais, ce sont bien ses capacités de médecin et la pertinence de ses diagnostiques. Peut-être ne devrait-il pas se vanter de ce genre de choses, mieux vaut qu’il ne raconte pas la coutume des paris entre diagnosticiens qu’il raflait très souvent ! Un jour différent cela aurait fait rire Avery, et l’aurait sûrement encouragée à tacler son assurance et sa vantardise. Mais aujourd’hui… Le regard de la brune lui fait froid dans le dos. Il n’ose briser une nouvelle fois le silence religieux qu’elle préserve. Et pourtant, ses taquineries restées sans réponses ne le découragent pas. Il réitère son marché fou : quelques confidences pour un sourire. Et par magie ses iris s’illuminent. Un sourire en coin victorieux, il lève un sourcil interrogateur. Est-elle vraiment prête ? Kale s’applique à faire durer le plaisir, à l’attirer un peu plus dans la distraction qu’il met en place pour la sortir de ses songes mélancoliques et du désespoir qui l’arrache à la réalité. Joueur, il attend de la voir s’impatienter pour s’assurer de capter toute son attention cette fois-ci. Parler de ces choses-là… Il ne fait pas ça tous les jours ! ces choses-là. Pathétique. Un premier indice tombe. Le jeu débute. Et le reste vient tout seul. Le jeu, sa tactique favorite pour tromper son monde, arranger sa petite personne. Ca ne devrait plus la surprendre. C’est lui. Tout simplement. Elle n’a pas été victime du crash. Pas directement. Le goût du risque. Jouer avec le feu. Parler de natifs de l’île, sous-entendre ainsi l’identité d’une originaire. Edan ne se doute pas une seconde que sa fausse piste puisse être prise au sérieux. Il sait les tourments causés par l’île voisine, l’enfer qu’a vécu son amie en ces terres hostiles. Mais lui n’a que l’amazone en tête, l’arrivée des militaires, la découverte de la jungle, de ces femmes incroyables qu’il pensait irréelles. Il se souvient du temps qu’il lui a fallu pour comprendre qu’il n’était pas mort bêtement dans ce maudit sous-marin, de tous les regard ahuris échangés entre hommes pour se convaincre qu’ils étaient bien là, puis pour comprendre le piège tendu par les femmes fourbes les ayant fait prisonniers, et à quel point il avait fallu forcer ses pas pour s’enfuir, laisser son frère derrière, la laisser elle, incertain de la revoir un jour. A son tour de succomber au trouble des souvenirs alors qu’il rectifie le tire grâce à un nouvel indice. Le pensif est aveugle à l’interprétation de celle qui se tient devant lui, à l’expression grave sur son visage, aux mouvements brusques lorsqu’elle se redresse. L’amazone et le militaire. Imbécile qu’il est d’avoir défié les ordres pour lui courir après. Dire qu’il l’avait à peine aperçue du temps où les futurs ennemis foulaient le même sol… Pauvre fou. Pas le temps de s’indigner à voix haute. Une douleur sur sa joue le réveille. Trop tard.

Sa main se porte à sa joue, non pour calmer la douleur, mais le choc de ce geste. Complètement interdit, les yeux du brun dévisagent la furie qui se dresse contre lui, s’agrandissant à mesure que ses pleurs reprennent et que ses paroles l’accablent. Son bras libre le démange. La pousser pour la faire taire, ou juste l’attraper pour la secouer. Il hésite, réfrénant tout geste de violence en guise de répartie. Doit-il se sentir coupable, responsable du quiproquo qu’il a pressenti voire même un peu cherché ? Ou plutôt extrêmement vexé par les délires sans queue ni tête dont elle l’accuse ? Blocage. Il finit tout de même par reculer. L’envie de prendre la fuite. Le besoin d’air. Pour ne rien faire de plus stupide. Est-ce qu’elle se rend compte à quel point elle met ses nerfs à l’épreuve là maintenant ? Non, depuis qu’elle est entrée dans cette tente ? Il ouvre la bouche pour répliquer, lui sommer de la fermer et de se rassoir, hurler à son tour -et plus fort qu’elle !- à quel point elle est ridicule et s’insurger pour cette baffe qu’il ne mérite absolument pas. Quand le déclic survient. Un rire moqueur et mauvais le prend sans qu’il ne puisse rien contrôler lorsqu’elle insiste sur toute les femmes qu’il pourrait avoir, mettant les amazones en tête de liste. L’impulsif ne cherche même pas à réfréner sa colère et les envies sadiques qui le tenent. Elle ne l’avait pas écoutée ! Elle l’accuse d’horribles choses alors qu’elle ne l’a même pas écouté ! Non non, il allait se faire un malin plaisir à lui faire payer !

« Tu pourrais pas arrêter de pleurer ? C’est franchement vexant ! Je t’annonce une grande nouvelle et toi tu chiales et tu cris ! Tu peux pas te réjouir pour moi un peu ? Le bluff. N'apparait que la voix et le visage de l’indignation. Jubilation intérieure. Vous abandonner, tout de suite les grands mots ! Je ne suis même pas encore parti ! Il insiste sur le « encore » pour ajouter un peu de drame. Comme s’il était possible de la mettre davantage hors d’elle. Puis arrête avec tes histoires de torture, est-ce que Noreen torture nos amis ? Je ne crois pas. Ou alors tu serais toi-même la super copine d’une tortionnaire ? Tu crois qu’il n’y a que tes amis qui sont différents des autres ? Les habitants de l’hydre ont été très mal jugés si tu veux mon avis ! Le coup de grâce. Il ne s’était peut-être pas tellement ramolli finalement.

L’art de s’énerver sans hausser le ton alors qu’il doit à coup sûr lui donner envie de hurler plus fort encore. Le sadique savoure sa vengeance sans scrupule, défendant des idioties tout aussi crédibles que ce qu’elle lui reproche. Il se demande quand il arrêtera d’y prendre goût pour abandonner le rôle du traitre déserteur qu’il incarne. Le coup d’épaule qu’il se prend quand elle tente de s’échapper lui donne le signal. Sa main droite n’obéit qu’à elle-même en lui attrapant le bras, lui refusant l’accès à la sortie. Qu’elle se débatte ou qu’elle proteste, Edan n’en a que faire, il la saisit fermement et la repousse sans pitié jusqu’au fauteuil sur lequel elle cachait ses larmes quelques minutes plus tôt. Il ne libère son bras qu’après l’avoir forcée à se rassoir, la dominant de toute sa hauteur et de sa force qu’il ne maitrise pas toujours. Un souffle exaspéré révèle son vrai visage d’homme blessé.

« C’est bon t’as fini ton cirque ? T’es pas un peu cinglée ? » Son coeur bat toujours à mille à l’heure après tous ces hurlements. Tu m’vois en monsieur tout le monde faire la popote dans ma jolie petite maison jaune en attendant le retour de madame ? « Ça va chérie ? Ça s’est bien passé les tortures aujourd’hui ? Allez installe-toi on va passer à table. » ? » Difficile de ne pas pouffer de rire. « Et puis pour qui tu me prends ? Tu me crois vraiment capable de trahison ? » L'impulsif qui domine, qui cherche la culpabilité, comme quand elle est réapparue ici-même après des semaines sans nouvelles. « Tu crois que je ne tiens à rien ni personne ici ? » A elle, entre autres, c'est bien ce qu'il insinue. Déclaration foireuse. Edan-Kale ne peut pas faire mieux. Il n’a toujours rien compris. Enfin si. Il comprend qu’elle n’a rien compris ! Et le plus drôle dans tout ça c’est qu’elle avait tout de même résolu son énigme suicidaire sans s’en rendre compte. « Je te parlais d’amazones ! Les amazones et les militaires ! Je sais que j'suis doué aux devinettes -et à beaucoup d'autres choses- mais je ne pensais pas l’être autant. » Dérision salvatrice. Sa voix grave n'exprime pas la colère que ses exclamations renferment, elle est lasse et éprouvée mêlée à une pointe d'ironie, amusé par la situation et par lui-même. Sur les nerfs, il tire un autre siège jusqu’à ses genoux avant de s’écrouler dedans. Sa tête partant en arrière, il lâche en un souffle, le regard fixant le plafond de la tente : « Estellà. Elle s’appelle Estellà. » Vraiment trop bon, pense-t-il pour lui même, et étrangement trop calme. Les nerfs sûrement. Mais bonne chance à Avery pour le cuisiner maintenant !

2900 mots © Starseed


long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
Song to the Siren

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» Avery-Johan Wolfe "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Camilla Luddington. × Nombre de messages : 2172 × Age du perso : 24 ans. × Job : Ancienne étudiante en dernière année de chirurgie pédiatrique. Sur l'île, Avery est l'un des médecins du campement. × Côté love : le cœur se situe dans la région thoracique (poitrine), où il occupe plus précisément la portion antéro-inférieure du médiastin (partie du corps située entre les cavités pleurales qui contiennent les poumons). Il est situé sur la ligne médiane, un peu décalé à gauche de telle sorte que deux tiers de sa masse sont situés du côté gauche.


Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald Sam 28 Nov - 3:44


❝ Les vrais amis ne sont jamais loin ❞
Avery & Edan-Kale

« Aventurier sexy ? Rien que ça ? » Elle gloussa avant d'ajouter en grimaçant : « Le chapeau d'Indiana Jones ne t'irait décidément pas Fitzgerald ! Tu n'as pas une tête à chapeau ! »

Dit-elle pour le taquiner comme à son habitude. Avery continua de rire avant de reprendre son sérieux. Rire lui faisait un bien fou, cela lui permettait de se changer les idées et surtout de se sentir vivante. Elle en avait besoin et heureusement qu'Edan-Kale était là. Que ferait-elle sans son meilleur ami ? Oh elle se serait sans doute pendu à un arbre, elle avait tellement perdu sur cette île. Faire face et apprendre à vivre, c'est ce que devait faire la jeune femme dans les prochains jours et mois qui viennent...Elle essayerait de s'en sortir même si elle se doutait déjà qu'elle ne serait pas à l’abri d'une rechute. Wolfe allait s'investir dans l'infirmerie, quitte à refaire la déco de fond en comble, à faire un service de 48h ou encore aider au sein du campement. La jolie brune ne voulait pas être inactive, se laisser aller. Edan comptait sur elle pour ne pas faiblir. Il est vrai qu'en peu de temps, Avery avait surnommer son meilleur ami de plusieurs façons. Elle se mordilla la lèvre pour ne pas éclater de rire avant de finalement manquer de s'étouffer avec a propre salive en entendant le sous-entendu de Fitzgerald.

« Et ben, je n'attendais pas tant à savoir, mais me voilà rassuré pour ta vie sexuelle. »

Avery rit de plus belle. À vrai dire ce genre de propos ne la choquait plus tellement. Elle était comme sa petite sœur, sa meilleure amie alors les blagues et les sous-entendu olé olé elle commençait à en avoir l'habitude même si cela avait le don de la surprendre. Néanmoins, malgré l'effort surhumain qu'elle puisait au fond de son être, Avery ressentait un vide profond, elle se sentant fatiguée de tout ça et terriblement triste. Il était frustrant pour elle de passer des rires aux larmes. Se changer les idées lui faisait du bien, mais au fond rire n'enlevait pas ses peines, sa douleur. La médecin se remit à sangloter. Elle l'avait perdu...il ne reviendrait pas. Après une étreinte amicale et rassurante, Edan lui assura qu'il était convaincu qu'elle deviendrait un jour maman. La jolie brune fit une petite moue triste, elle n'y croyait pas un seul instant, mais au moins il y croyait pour deux. Mais, pas le temps de s'apitoyer une fois de plus sur son sort. Le militaire avait eu l'idée ingénue de lui changer les idées à travers une énigme et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agissait de découvrir l'identité de la femme qui avait réussi à obtenir son cœur. Comme toute amie et surtout comme toute fille, Avery était curieuse. Il la connaissait que trop bien. Oui, elle voulait en savoir plus, savoir si son meilleur ami serait heureux. Elle lui souhaitait tout le bonheur du monde, il le méritait grandement. Alors qu'elle s'adonna à la devinette, la jeune femme devina le pire ! Edan-Kale s'était éprise d'une originaire ! C'est en tout cas ce qu'elle croyait. Son visage fut pris d'horreur, comme s'il venait de faire un autodafé des plus beaux livres ou encore un sacrilège, un blasphème. Elle était horrifiée, se sentait trahit par la seconde personne qui comptait dans son cœur après Jace. Comment pouvait-il lui faire ça ? Pouvait-il oublié ce qu'elle lui avait raconté ? Les traumatismes qu'elle avait eu ? Avery était perplexe. Des larmes tombèrent de nouveau. Wolfe avait l'impression de vivre un cauchemar ces dernières semaines, son ami ne faisait qu'accentuer son état. Instinctivement et parce que sa main la démangeait plus que tout, la médecin se mit à le gifler sans aucun regret comme si elle cherchait à le secouer, le réveiller de cette rêverie qui est l'amour. Elle était partie toute seule, il avait fallu de quelques secondes. Avery lui jeta un regard noir. Elle ne démordait pas et s'énerva comme si elle avait besoin d'évacuer toutes ces émotions qu'elle ressentait depuis qu'elle avait appris pour son fiancé. Oui, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Wolfe était loin de se rendre compte qu'elle ressemblait à une furie tellement elle était hors d'elle et se permettait de faire la morale au beau brun. Ce n'était pas le Edan qu'elle connaissait, jamais il ne serait allé chez les originaires pour sympathiser avec eux. L'originaire l'avait ensorcelé, lui avait bourré le crâne. Comme si la devinette ne suffisait pas, le militaire en rajouta une couche. En l'écoutant, la jolie brune se décomposa sur place, si elle avait pu être un liquide, elle l'aurait été. Sa bouche était entre ouverte, stupéfaite. Elle n'arrivait pas à en croire ses oreilles, ça ne pouvait pas être possible....Wolfe avait mordu à l'hameçon comme un petit poisson.

« Tu te moques de moi Edan ?! Tu souhaites que je te félicite pour cette relation ? Bravo Edan ! Tu ne veux pas non plus que j'assiste à votre mariage pendant que tu y es ? » furax, elle se mit à applaudir, elle était énervée et blessée. « Pas encore parti ! Pfff ! Tu te rends compte de ce que tu dis un peu ?! Merde Edan ! » Avery n'avait plus de mots, elle trouvait cette situation si injuste ou du moins son raisonnement. Comment pouvait-il tout quitter ? N'était-il pas fier de son infirmerie ? Des rescapés ? Wolfe commençait à haïr indirectement cette femme imaginaire. « Tu ne peux pas me sortir l'excuse de Noreen ! Je lui en veux ! Elle a préféré une vie de confort et perdre toute sa dignité ! Puis Noreen n'est pas le propos, comment peux-tu dire une chose pareille ! »

Avery était dévastée. Elle n'avait qu'une envie : fuir aussi loin qu'elle le pouvait pour retrouver son isolement. Elle étouffait et se mettait dans des états pas possible. Wolfe ne contrôlait plus ses larmes. La jolie brune se leva d'un bon et se dirigea vers la sortie, bousculant Edan au passage. Celui-ci lui attrapa le bras pour l'en empêcher. Toujours aussi déchaînée, elle se débattit manquant de hurler comme une folle qui ne souhaitait pas se faire interner. Le militaire avait beaucoup plus de force qu'elle et elle se retrouva plaqué sur le fauteuil où il la lâcha seulement lorsqu'elle fut maîtrisée. Avery le dévisagea du regard, elle voyait trouble à cause des pleures. Que voulait-il ? La séquestrer jusqu'à ce qu'elle approuve cette relation ? Lui dire ses quatre vérités ? La pauvre en tremblait déjà. Elle n'aimait décidément pas se disputer avec lui, Edan était précieux à ses yeux, elle avait besoin de lui, de son soutien dans cette épreuve tragique qu'elle était en train de traverser. Il ne pouvait pas partir de l'autre côté, il ne pouvait pas l'abandonner. Rebelote, elle pleura encore et toujours. Un autre choc eu lieu. Fitzgerald la traita de cinglée et lui demanda si elle n'avait pas fini son cirque. Avery ne savait pas comment réagir. Il méritait une seconde claque ! Mais ça elle n'en avait pas la force, au fond d'elle, Avery regrettait sa première. Les paroles de son ami donna raison à sa conscience qui réveilla en elle de la honte. Elle se sentait stupide et ne savait plus où se mettre. Si elle avait pu disparaître au fond du fauteuil, elle l'aurait fait sans aucune hésitation. Ses joues étaient devenues rouges et elle évitait de le regarder droit dans les yeux. S'en était finit de son arrogance, de cette assurance qu'elle avait eue lorsqu'elle avait désapprouvé cette relation. En temps normal, Wolfe aurait ri à sa remarque concernant la maison jaune, l'idée qu'il faisait un piètre homme au foyer, ce n'était pas son genre. C'est dans son justificatif, que la jolie brune se rendit compte qu'elle aurait dû s'en douter, qu'elle aurait dû se fier à ce qu'elle connaissait de Fitzgerald. Oui, elle était bel et bien honteuse tandis qu'il prenait un malin plaisir à lui rendre l'appareil. Avery devait admettre qu'elle l'avait mérité. Si elle n'était pas en état de choc, elle aurait ri de très bon cœur avec lui, faisant même de l'autodérision à son égard. Puis Edan-Kale lui fit une belle déclaration d'amitié malgré ses reproches. Mais pas le temps de se remettre de ses émotions, elle assimilait à peine les informations. Voilà que son meilleur ami lui annonça la vraie réponse, une réponse des plus logique lorsque l'on y réfléchissait bien. Fitzgerald s'était éprise d'une amazone. Avery était tellement perturbée qu'elle ne persécuta pas son sous-entendu pervers et laissa échapper un petit « Oh » de surprise. Ses joues la brûlaient. La médecin fut silencieuse, sa gorge la serrée par le fait qu'elle avait tant pleuré et hurlé. Le militaire attrapa un autre fauteuil pour s'asseoir en face d'elle, c'est en tout cas ce qu'elle compris parce qu'elle n'osait toujours pas relever la tête, mais elle avait vu ses chaussures s'implanter dans son champ de vision qui fixait le sol. Wolfe était gênée et ne trouvait plus les mots pour s'excuser. Edan n'avait pas mérité ça. Pourtant, il continua à être dans la confidence. Cela voulait dire qu'il lui faisait toujours confiance malgré la pire meilleure amie qu'elle était ? Avery passa une main sur son visage pour faire taire ses larmes. C'est alors que le beau brun lui donna le nom de son amour secret. Estellà. Wolfe ne la connaissait pas, mais elle pouvait comprendre que l'amazone pouvait le laisser songeur, son prénom aspiré à pleines de promesses.

« C'est un beau prénom.... »


Dit-elle sincèrement entre deux reniflements. Bon elle se sentait toujours si stupide pour ce qui venait de se passer. Prenant son courage à deux mains et le peu de dignité qu'il lui restait afin de croiser le regard d'Edan.

« Je suis heureuse pour toi Edan, sincèrement, tu le mérites. »


Non elle ne disait pas ce genre de choses pour se faire pardonner. Avery le lui aurait dit s'il en était venu directement à cette nouvelle. Wolfe était une fois de plus curieuse. Il venait d'ouvrir une nouvelle porte à ses interrogations Néanmoins, n'étant pas fière de la tournure des événements, la médecin se jura de le mijoter une autre fois. Ils avaient eu assez d'émotion en peu de temps.

«....Je...je suis désolée....pour...je suis vraiment désolée.... »

Avery se retient de pleurer une fois de plus. La jeune femme joua avec ses mains avant de se lever de nouveau. Les tremblements étaient toujours présents, mais elle devait se dégourdir les jambes, elle manquait également de sommeil.

« ….Je...je ferais mieux d'aller me coucher...la journée a été éprouvante...et je crois bien que tu as mérité un peu de calme. » Elle s'essuya de nouveau le visage avec sa main et repris : « Merci pour tout ce que tu fais pour moi....je ne l'oublierais jamais, saches-le...je regrette de tout mon cœur ce que je viens de faire....j'avais tellement peur que tu partes....je sais que c'est égoïste de ma part mais....mais....j'ai besoin de toi Edan....de mon meilleur ami... » Elle se sentait doublement stupide. Souhaitant détendre l'atmosphère surtout après cette déclaration d'amitié, elle ajouta pour conclure : « Comptes sur moi pour reprendre du poil de la bête et te faire subir un interrogatoire intensif sur la belle Estellà dès que j'en aurais l'occasion. » Elle lui adressa un léger sourire bien que toujours embarrassé avant de lui tapoter doucement l'épaule pour s'apprêter à partir de l'infirmerie.

crackle bones



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Message(#) Sujet: Re: « Les vrais amis ne sont jamais loin » ❧ Edan-Kale Fitzgerald

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