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Message(#) Sujet: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Lun 25 Mai - 3:20

Wanna see my past in flames. I ain't fussed. Where I was born, no escape, There, there ain't even no good bad drugs. I can't wait, give me a taste of my misfit love. Complicate. Incarcerate. Feel my heart wake up. Big smile, really a show of teeth without a care in a world of fear. Lonely, you don’t know how I feel. And I know you'll never believe, I play this as though I’m alright. If life is but a dream, then wake me up.
Edan & Estellà
♠ ♠ ♠
Une nuit agitée. La pluie refusant de s'arrêter, des provisions de plantes médicinales mystérieusement disparues, la fièvre possédant les plus fragiles des rescapés. L'île aimait jouer avec le sommeil déjà fragile du médecin, tout particulièrement au beau milieu de la nuit. Les yeux à-demi clos, il tâtonne dans le noir à la recherche de ses précieuses réserves d'herbes aux propriétés guérisseuses. Impossible de remettre la main dessus. La nuit promet de s'éterniser. Quand l'obscurité infernale cesse de répandre ses tourments, l'aube prend le relais. Les premières lueurs du jour l'aveuglent, le privant de ses dernières chances de récupérer quelques heures de sommeil. Aucun répit. Alors que les chanceux dorment encore, Edan-Kale prend le temps de faire le tour des emplacements de ses collègues militaires. Il veut vérifier que leur sommeil est assez profond pour que son absence ne se remarque pas. Et s'il manque quelques recrues à l'appel, il guette les environs pour s'assurer que personne ne le verra s'éloigner. Avec prudence, il attrape sa longue veste façon cache-pousière et une besace puis s'enfuit en direction de la jungle hostile. Cette maudite jungle qu'il affectionne autant qu'il redoute. Il ne manquerait plus qu'il s'y perde ! Des amazones le trouveraient alors et se moqueraient bien de lui. Puis elle le kidnapperaient sans pitié, ces furies vengeresses, n'hésitant pas à le faire payer pour les crimes de ses confrères. Avec un peu de chance, elles le jetteraient dans la cage où elles retiennent son petit frère. Un sauvetage raté lui donnerait toujours meilleure réputation que les réelles motivations qui l'entrainent dans les profondeurs de la jungle. Fatigué, il ne peut gérer les histoires qu'il se raconte dans son esprit embrouillé et l'orientation de ses pas en même temps. Il progresse à l'instinct jusqu'à ce que le chemin devienne plus familier, cueillant quelques plantes au passage. Ses jambes le guident machinalement par-delà quelques arbres envahissants et autre végétation folle. Il lui plait de croire qu'il est le seul homme de son campement à connaître ses lieux noyés en pleine forêt tropicale. Cette perspective rajoute du danger à sa démarche, renforce le secret de sa recherche. Car il cherche une femme, bien sûr, quoi d'autre qu'une femme mystérieuse pousserait un homme éprouvé à s'aventurer en pleine nature le jour à peine levé ? Mais pas n'importe laquelle.

Des bruits brefs, des mouvements furtifs et la sensation d'une présence proche. Il n'en faut pas plus à Edan pour retrouver tout son éclat. Il sent le coin de ses lèvres s'étirer malicieusement quand il va se planquer derrière l'arbre lui offrant le meilleur point de vue. L'amazone est là, occupée. Il l'observe s'agiter comme le prédateur fixe sa proie. Mais quelque chose cloche. Son regard intense s'attarde sur les mouvements de la blonde solitaire. Il comprend vite que le rangement auquel elle s'affaire n'a rien d'anodin. Un sursaut, un souffle, quelque chose a dû trahir sa présence puisque le silence s'abat soudainement. Sortant à peine de sa planque, Edan baisse les yeux pour qu’elle ne puisse lire dans son regard trop expressif. Ce serait une énorme erreur de la laisser lire en lui, il le sent. Ca ne lui donnerait qu’une bonne occasion de renforcer son emprise sur lui. Hors de question. Il n’est pas prêt à ce que leur petit jeu de manipulation devienne sérieux. Pas s’il n’a pas l’avantage. Car il s’agit bien de ça. Edan n’est pas dupe. Il l’a soupçonne de ne pas l’être non plus. Cette femme… cette amazone… Estellà. Elle lui résiste avec la même ardeur qu’elle emploie à le tenter. Une redoutable tentatrice qui cherche à le faire faillir, à trahir ses frères d’armes comme lui aimerait bien qu’elle trahisse ses soeurs de coeur.

« Alors tu abandonnes ? Tu préfères retourner à la civilisation plutôt que de continuer à me cuisiner ? »

Le terme "civilisation" le fait sourire, se moquant gentiment du caractère sauvage de la jolie blonde. Taquin, cela ne l'empêche pas de prendre un air convaincu, comme s’il était persuadé d’être le centre de son monde. Lui ne l'est peut-être pas, mais les militaires... Son visage se pare d’une assurance insolente. C’est pour mieux cacher sa déception. Il sait qu’il ne pourra sûrement pas la revoir si elle se cloître dans le campement de ses "soeurs". Pourquoi le voudrait-elle ? Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve à jouer l’élément perturbateur dans son paisible refuge, perturbant le calme du havre de paix qu'elle s'est construite. Il ne saurait dire combien de fois exactement. Sa raison lui dit peu, mais son coeur a une impression de toujours. Il se souvient s’être retenu de craquer de justesse. Après tout, il est celui qui a le moins d’intérêts à suivre les ordres, si ce n’est celui de ne pas se faire d’ennemis ou de passer pour un faible, voire pire, un traitre.

« Dis-moi, tu permets que je ramasse quelques plantes dans l'coin ? Je ne serai pas très bien accueilli si j'reviens au camp les mains vides ! »

Il s’efforce de paraître détaché, le dos toujours collé à l'arbre. Foutaises. Ce n’était qu’un prétexte pour engager la conversation, surtout lui tourner autour plus qu’autre chose. Estellà est une sirène. Elle lui lave le cerveau en l’attirant dans ses filets dont il ne peut se démêler. A chaque tentative, il joue de ses charmes, cherche la proximité et joue le sous-entendu. Il lui laisse entendre que si elle lui cède, il lui cèdera, mais elle ne le fait jamais, si bien qu’il a envisagé plus d’une fois de lui céder le premier. Qu’adviendra-t-il de leur petit jeu dangereux si elle s’en va ? Il commence à faire quelques pas, se détachant finalement de l'arbre qui le maintenant à distance. Il faut toujours allier l’utile à l’agréable quand l’occasion se présente. Et Edan-Kale n’hésite pas à forcer l’occasion. Cette fois-ci, elle est particulière puisqu’un mauvais pressentiment le guette. Celui que cette entrevue serait la dernière.

« Un coup d’main ma jolie ? »

Demande-t-il nonchalamment, en la regardant droit dans les yeux cette-fois. Il se dupe, agissant comme si le départ de l'amazone n’avait aucune importance. Mais s’il risquait de l’accélérer en proposant son aide, il pourrait au moins en apprendre un peu plus sur elle.



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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Lun 25 Mai - 15:26


The lie is a condition of life

Edan & Estellà
On ne sais jamais de quoi sera fait le lendemain, même quand tout est déjà presque perdu.
Le doux champ des oiseaux tropicaux m'éveille en douceur, comme presque chaque matin depuis plusieurs années déjà. Quelques minces rayons du soleil filtrent entre les branches épaisses des arbres à lianes. L'humidité n'était pas trop présente ici, j'avais bien choisi mon lieu de vie quand même, cela faisait bien longtemps que je connaissais ces lieux comme ma poche. Il y avait tout autour, un petit point d'eau que je faisais bouillir quand même puisque les animaux partageaient ce petit endroit pour s'y abreuver donc il valait mieux faire attention pour ne pas boire des bactéries trop dangereuses pour notre organisme. Oui, on en avait appris des choses à survivre de la sorte, bien que je ne me souvenais pas être arrivé ici il y a que dix ans de cela. Personne ne se rappelait vraiment d'être arrivé ici, sur l'île. On pensait être né ici même si beaucoup de choses ne concordaient pas vraiment, comme par exemple : qui était nos parents ? Pourquoi n'étaient-ils pas ici avec nous ? Bref, des questions que j'avais pu retourner et retourner dans mon esprit avec ces longues journées de solitude qui me faisaient quand même du bien. J'avais des visites plutôt constantes de mes sœurs, surtout de Cynthia. J'avais donc toujours un lien avec le monde civilisé comme tu le disais si bien et toujours un œil sur mes sœurs, même de loin. Et oui, pour la plupart d'entre elles, j'étais leur mère étant la plus âgée. Elles me respectaient toutes par mon expérience de la vie mais surtout par mes dons pas normaux. Et oui, ce n'était pas tous les jours qu'on avait la possibilité d'avoir des dons divinatoires, donc honnêtement...Je ne pouvais qu'offrir protection a mes sœurs. Mais ça.. C'était la chose que je disais avant l'épidémie. Je m'étais drôlement fait avoir par mes prédictions, car je n'avais pas pu sauver les défuntes amazones. Cela m'avait détruit, pourrie de l'intérieur. Toutes m'avaient dit que ce n'était pas de ma faute mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser que si. Que j'aurais pu en sauver.

Bref, des questions que j'avais pu retourner et retourner dans mon esprit avec ces longues journées de solitude qui me faisaient quand même du bien. Oui, vous nous causiez que des ennuis, que des problèmes. Votre venue ici était un vrai problème et nous devions agir pour vous faire partir et ce, rapidement. Bien sûr, vous étiez ici pour une bonne raison et on ne pourrait pas vous en délogez tant que vous n'aviez pas trouvé ce pourquoi vous étiez là. Je ne me souciais pas vraiment de la raison qui vous avait conduits ici, le plus important pour l'heure, c'est que vous nous laissiez tranquille car par votre faute, nous étions à découvert, notre petit coin de paradis était presque un potentiel terrain de guerre maintenant. Je n'aimais pas la violence en somme, cela me rendait folle de voir des gens mourir pour des broutilles et je savais que trop bien ce que Laïlynn comptait faire. Moi, j'aurais préféré mener une répression totale et vous renvoyez sur votre bateau pour partir d'ici, quitte à vous donner en pâture aux Originaires. Vous auriez plus de chance de partir de l'île avec eux que de survivre face à nous. Nous avions beau être des femmes, mais on connaissait l'île comme notre poche.

La première personne qui me faisais un peu changé d'avis sur mes terribles visions de guerre et de sang, c'était sans aucun doute toi. Toi, Edan-Kale, le médecin de ce groupe de survivant militaire. Tu n'étais pas une sale brut de la pire espèce, pas non plus un parfait gentleman je dirais, mais quand même bien mieux, avec de la discussion et surtout des pensées plus honnêtes et des idéaux. J'étais vraiment surprise de la bonne discussion que tu avais avec moi, tu t'intéressais vraiment à l'île, à ses ressources, sa belle végétation et surtout tout ce qui concernait les plantes pour tes médicaments. Je t'avais donné quelque conseil, après t'avoir mis le couteau sous la gorge, à notre première rencontre. Oui, normal non ? Je n'allais pas faire ami-ami le jour-même avec toi, tu avais dû être vraiment acharné pour parvenir à me voir plus calme et pouvoir débuter ce drôle de petit jeu qui c'était construit entre nous. Je m'en voulais presque d'être ainsi, car j'étais bien la première à dire à mes sœurs de ne pas vous approcher et j'étais la première à presque y succomber.
Oh oui, tu ne m'aurais pas. Pas comme ça, pas aussi facilement. Mais bon, ma priorité en ce jour était de faire mon déménagement. Oui, je retournais auprès de mes sœurs, car je devais les aider à se préparer pour une guerre imminente. Cela ne m'enchantait vraiment pas et encore moins de partis de mon petit coin de paradis et cela devait un peu se voir à ma façon d'agir. Je me redresse en entendant du bruit, serrant le poignard que j'avais avait de te remarquer. Comme c'était étonnant..Je m’adoucis un peu. Je finis par lancer :

« Mes sœurs ont besoin de moi. »Dis-je simplement, n'étant pas une grande bavarde et puis..Je n'avais pas spécialement grand chose à dire sur ce coup. Je soupire légèrement en rassemblant des marmites, avant de lever mes yeux clairs sur ta personne, fronçant un peu les sourcils à ta demande, levant finalement les yeux au ciel, comprenant parfaitement ce que tu faisais :
« A ton aise, soldat. Tant que tu ne m'importunes pas..» Cela ne m'enchantait vraiment pas et encore moins de partis de mon petit coin de paradis et cela devait un peu se voir à ma façon d'agir. Car je savais que cela pouvait être la dernière fois qu'on se parlait et même si c'était presque une valeur sur cette guerre, cela m'attristerait de te voir parmi les victimes. Et je ne le voulais pas. Même si je m'amusais à te manipuler et te taquiner.

« Si tu cherches à m'aider, les amazones te tueraient à l'entrée du campement. Puis-je savoir ce que tu faisais à cette heure-ci dans la jungle ? »Demandais-je en venant attisé le feu, tout en regardant le thé que je faisais chauffer, attachant mes cheveux en une haute queue de cheval pour faire le travail tranquille. Un petit soupire s'échappe d'entre mes lèvres, essuyant mes mains humides, tout en posant un court instant mon regard sur toi. Étrangement, je ressentais presque ce que tu ressentais car même si tu étais expressif, tu cachais des choses que j'arrivais à décrypter un minimum. Il faut dire que mes prédictions ou sans doute un vulgaire rêve érotique, m'avait bien dis que je craquerais face à toi, alors j'essayais de tout faire pour que ce rêve mêlé a une prédiction ne se passe pas, bien que l'envie pouvais y être. Ce serait que trop difficile autant pour toi, que pour moi d'y succomber.
« Tu avais quelque chose à me demander pour me faire joie de ta présence ici ? »


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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mer 27 Mai - 4:37

Wanna see my past in flames. I ain't fussed. Where I was born, no escape, There, there ain't even no good bad drugs. I can't wait, give me a taste of my misfit love. Complicate. Incarcerate. Feel my heart wake up. Big smile, really a show of teeth without a care in a world of fear. Lonely, you don’t know how I feel. And I know you'll never believe, I play this as though I’m alright. If life is but a dream, then wake me up.
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Si sa tête ne sait pas où il va, ses jambes elles le savent, et elles y vont à grand pas. Kale se laisse guider vers elle, sans trop savoir pourquoi. Le plaisir de l’importuner peut-être. Non. Autre chose. Peut importe. Il ne se pose même pas la question. Il n’a pas envie de se torturer l’esprit. Furtivement, il se cale derrière l’arbre qui lui offre le meilleur point de vue. Une sorte de Séquoia gigantesque. Son tronc immensément large en fait la planque parfaite, c’est tout ce qui compte. De là, il pourrait observer Estellà des heures durant sans se faire voir, à moins qu’il ne bouge, qu’il respire trop fort aussi, ce qui arrivera à coup sûr. Edan débloque, il secoue la tête en baissant les yeux honteusement. Depuis quand le voyeurisme est un de ses passe-temps ? C’est en relevant la tête, se décollant à peine du tronc qu’il comprend qu’il est déjà démasqué. L’accueil de l’amazone poignard en main le fait sourire de l’intérieur. Cela ne le surprend plus. Pour être honnête, cela lui rappellerait presque de bons souvenirs. Le couteau sous la gorge, voilà comment la jeune femme l'accueillit lors de leur première rencontre, lui tombant dessus sans ménagement. Se retrouver sous la menace d’une arme blanche est un risque à prendre quand on traine sur le terrain de jeu des amazones, Edan en est conscient. Mais le risque valait la peine d’être pris. Il voulait voir l’amazone qui l’avait tant intrigué en tant qu'otage de plus près. Pour le coup, il l’avait vue de très près. Se faire maîtriser par une femme n’était pas franchement agréable, c’était même plutôt déroutant. Sa virilité avait pris un coup, mais en y repensant, ce n’était pas si déplaisant que ça. Le bras armé de l'amazone serrant son cou, son crâne prisonnier de sa nuque, quelques mèches volages de sa longue chevelure blonde lui chatouillant les joues… En fin de compte, c’était plutôt excitant. L’idée de la faire basculer pour retourner son arme contre elle avait traversé l’esprit du militaire. Heureusement qu’il n’était pas suicidaire ! S’il s’estimait heureux que le couteau n’ait pas transpercé sa gorge, il regrettait d’avoir gouté à une telle proximité, celle-là même qui lui avait donné un cruel avant goût d’un rapprochement plus intime. Le visage d’Estellà qui s’adoucit, laissant son poignard tranquille, le décide à avancer, à peine. Alors comme ça ses soeurs on besoin d’elle. Il grimace tandis qu’elle continue son rangement. Il ne sait que trop bien pourquoi. Pas besoin d’être un génie pour deviner que des représailles se préparent. Edan n’aime pas ça. Pas du tout.

« Tu vas rentrer dans les rangs, exécuter les ordres de votre chef et nous faire la guerre comme un brave petit soldat ? Je croyais que tu étais la sage du groupe. » Sa voix se serre en même temps que son coeur, parce qu’il comprend qu’elle serait partie sans lui dire au-revoir. Il s’imagine débarquer plus tard et découvrir un campement vide. Son ton n’est pas particulièrement détaché, pas particulièrement sévère non plus. Edan ne peut simplement pas s’empêcher de la titiller un peu, n'ayant pas choisi le terme "soldat" par hasard. Il préfère agir ainsi plutôt que quémander son affection. Très peu pour lui. Il cherche à remettre en cause ses convictions, ou plutôt lui faire voir ce qu’il voit. Une guerre stupide et deux clans pas si différents. Chaque clan a commis des erreurs et pourtant chaque clan s’entête, rejetant la faute sur l’autre. C’est un cercle infini qu’il ne peut rompre seul. Il ne veut pas la provoquer, pas méchamment du moins, simplement la faire réagir. Et tant mieux si ça lui fait lâcher ses marmites ne serait-ce qu’un court instant. Bien sûr son départ imminent le mine, mais il y a plus que ça. Il ne veut pas que les autres la changent en une espère de machine à tuer. Il a vu ce que la chef des amazones a fait à leur commandant. C’est comme s’il perdait tout discernement un peu plus chaque jour. Cette femme lui fait perdre le sens commun. Il ne pense qu’à sa petite guerre personnelle. Exit les victimes collatérales, il ne semble pas prendre conscience des vies qui seront sacrifiées. Il a également vu ce que ce même commandant a entrepris sur la toute jeune fille, Laïla, comme c’était facile… Le voilà qui s’égare encore une fois. Le médecin en oublie ses herbes, faisant quelques pas sur le territoire d’Estellà, perdu dans ses pensées. Un sourire amusé répond à son agacement qu’elle ne cherche pas à masquer. « Soldat ». Il grimace pour la seconde fois. Il n’est pas un soldat mais c’est tout comme. Il fait partie du groupe. Il les a choisi. Donc il paye pour leurs actes. Contrairement aux actions qui sont souvent divisées, leurs conséquences sont partagées par tous.
« Après tout ce qu’on a vécu, tu m’appelles encore soldat ! Tu as compris que je n’en suis pas un, rassure-moi ? » Tout ce qu’ils ont vécu… Ces mots n’ont pas vraiment de sens, Edan le sait bien mais s’en fiche complètement. Il trouve que ça sonne bien, et c’est plaisant à dire. Ses lèvres arquent un sourire en coin, ses iris sont des vagues de séduction, d’ailleurs son regard engloutit celui de l’amazone quand il parle. Le jeu de la tentation n’est jamais bien loin. Si aujourd’hui l’envie n’y est pas vraiment, ce genre de répliques met du baume à son coeur. Il la tannerait bien jusqu’à ce qu’elle l’appelle enfin par son prénom, juste une fois, l’entendre de sa bouche lui ferait plaisir. C’est peut-être sa dernière chance. Gentleman, il cesse de l’importuner comme elle le dit pour lui proposer son aide. Spontanément, il pense l’aider à soulever, ranger, trier ou empiler quelques affaires… Pas elle.

« J’voulais di… » Il sent son visage se durcir, ses traits jovials se renferment brusquement. Son coeur s’emballe. Rien de réjouissant, non, la panique le gagne. Si les larmes n’envahissent pas ses prunelles limpides c’est parce que la rage les retient. Les amazones te tueraient. Elle a balancé ça avec tellement d’aplomb et de conviction que ça ne peut qu’être vrai. Cette phrase a l’effet d’une petite bombe à retardement dans sa poitrine. Il ne peut s’empêcher de se demander si tel est le sort qu’elles ont réservé à son frère. Si bien qu’il n’a pas prêté attention à la suite de sa phrase.
« Ou elles m’enfermeraient avec mon frère. A moins qu’elles l’aient déjà tué ? » Son frère. Son petit frère… Sa faiblesse. Sûrement la seule ici. Il ne joue plus. Impossible. Elle, elle a ses soeurs, des dizaines de soeurs, lui n’a qu’un frère. Dwayne est tout ce qui lui reste de famille, la seule personne qu’il risque de perdre et pour laquelle il se blâmerait en cas de tragédie. Un être cher en danger de mort, et lui impuissant contre ça. C’est comme un vieux cauchemar qui se prépare à recommencer. Dwayne, Dean, tout se mélange subitement dans ses pensées pleine de craintes. Il faut vite les chasser, se ressaisir. Manquerait plus qu’il fasse flipper la blonde ! En cet instant, il est content qu’Estellà s’affaire auprès du feu, ainsi elle ne doit sûrement pas voir son visage. Le visage d’un homme troublé. Pas par elle pour une fois ! Il espère que les trémolos dans sa voix n’aient pas éveillé son attention. Ses réflexes le font reculer furtivement d'un mètre alors qu’il se tenait face à elle avant qu’elle ne s’abaisse pour s’occuper du feu. Comme si ça allait changer quelque chose maintenant qu’il est complètement à découvert. Pas d’arbre à portée de main pour se cacher cette-fois.

« La nuit a été mauvaise. J’avais besoin d'me changer les idées. » Une question. Oui ça doit être ça, elle lui a posé une question. Quelque chose sur sa nuit ou sa présence ici certainement. Kale s’efforce d’y répondre le plus naturellement possible, comme s’il n’avait lui-même posé aucune question. Elle était sortie du coeur, sans qu'il réalise qu’elle impliquait peut-être une réponse qu’il ne supporterait pas d’entendre. Un peu plus et il aurait fini par envisager sérieusement de la suivre à l’entrée du campement pour en avoir le coeur net. Seule l’hypothèse tout aussi sérieuse qu’on l’abatte sans pitié le retenait. Mort, il ne pourrait plus grand chose pour Dwayne. Cette réflexion absurde force ses lèvres à esquisser un maigre sourire. Ses traits commencent à regagner leur éclat. Son attention s’attarde à nouveau sur l’amazone qui le tente avec ses gestes délicats, relevant ses boucles blondes. Combien de fois a-t-il rêvé d'y passer ses doigts ? Elle lui pose une nouvelle question, imperturbable, ne regardant que son feu et le thé qu’il chauffe. Tant mieux, ça lui laisse tout le loisir d’admirer sa nuque.

« Ravi que ma présence te mette en joie. Je n'vais pas t’importuner longtemps, t’en fais pas. » Rebondir sur son expression au lieu de lui répondre franchement. C’est une stratégie comme une autre. Pas sûr qu’elle la fasse autant sourire que lui pour autant. Edan-Kale a l’habitude de ne pas la quitter des yeux, mais cette-fois c’est différent. Elle semble troublée, elle aussi. Même sans le voir, il l’entend à sa voix. Il aimerait faire, dire quelque chose... Il prendrait volontiers place auprès du feu avec elle, mais n’oserait se le permettre sans y être invité. Ce serait grossier.
« Tes soeurs vont être heureuses de te retrouver. Tu as dû beaucoup leur manquer. » C’est sa façon de lui dire qu’elle devrait être heureuse de son déménagement, qu'il n'est pas une mauvaise chose contrairement à ce qu'il laissait entendre plus tôt. De rattraper ses histoires de brave petit soldat également. Son but n’avait pas été de la peiner davantage.
« Et... rien ne t’oblige à laisser cet endroit à l'abandon. On peut... lui trouver une utilité… » Lui a plus d'une idée en tête pour profiter encore de ce coin de paradis... Edan Edan… Il ne pouvait se refuser un dernier sous-entendu. C’était plus fort que lui décidément. Son sourcil s'étire en même temps que ses lèvres. Son regard brille de malice mais son sourire dénote. Il est tendre, tout comme sa voix qui se veut rassurante.



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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mer 3 Juin - 23:34


The lie is a condition of life

Edan & Estellà
On ne sais jamais de quoi sera fait le lendemain, même quand tout est déjà presque perdu.
Je dois dire que la confiance était compliquée à obtenir, surtout la mienne. Cela ne cessait de m'amuser à vrai dire, la vitesse avec laquelle ta franchise agissait, bien plus rapide que tes pensées. Au moins, je voyais presque immédiatement quand tu me mentais ce qui était une bonne chose. Cela me permettait dans un sens de parvenir à te faire plus confiance. Je dois dire que la confiance était compliquée à obtenir, surtout la mienne. Est-ce que tu avais ma confiance ? Non, peut-être pas jusque-là mais tu étais proche du but. Certes, beaucoup de tes compagnons avaient berné mes sœurs en jouant la carte de la sympathie, je l'avais bien vue et cela avait eu des circonstances fortement gênantes, comme des kidnappings, des sœurs qui sont plus du bon côté du campement et j'en passe. C'était vraiment embêtant tout ceci.

Le pire dans ma petite affaire, c'est que je parvenais à avoir confiance en toi, alors que j'étais la première à dire du mal de vous, que votre place n'était pas ici. Je le pensais toujours oui, mais cela avait un peu changé. Tu aurais été un survivant, cela aurait été tellement plus simple...Tu n'aurais pas été avec ces types, cela serait bien plus... Logique et banal. Nous aurions pu vivre bien plus de bonnes choses que pour l'heure car même si je ne t'appréciais non pas par ton physique plus que distrayant et attirant, mais pour ta façon d'être, pour ton caractère paisible et calme. Tu étais pas une mauvaise personne et je ne le savais que trop bien, depuis le temps qu'on se côtoyait. Je plisse cependant un peu du front quand je t'entends me parler de la sorte, concernant mes sœurs, je réponds donc du tac au tac :
« Je suis nullement une guerrière, elles n'ont pas besoin de moi pour ceci. Tu le sais parfaitement. Tu es bien sot si tu crois que c'est le cas. » Dis-je en soupirant légèrement, étant un peu irrité par tes paroles sur ce coup. Non, j'étais pas une amazone guerrière, c'était évident. Il suffisait de me regarder pour le comprendre. Je finis par ajouter à la suite :
« Simple habitude, Edan. »

Oui, je t'appelais par ton prénom, puisque je le connaissais maintenant. C'est vrai que le soldat était très formel et pas forcément apprécié, cela se voyait que tu n'aimais pas et je pouvais le comprendre car dans le principe, tu étais tout bonnement médecin et pas militaire de base. Je prends une tasse de cuivre, avant de te la remplir du breuvage chaud que je venais de faire, te la tendant avant de m'en servir un également, avant de m'installer contre un tronc, tout en t'observant sans gêne. Un petit soupir bien léger fini par s'échapper de la barrière de mes lèvres. Je finis cependant par laisser un vague sourire en coins se dessiner quand tu commences à lancer ce sous-entendu, enfin l'un de ses sous-entendus dont j'avais l'habitude d'entendre dorénavant.
« Et que suggères-tu alors ? » Demandais-je en posant à nouveau mon regard sur ta personne, un joli petit sourire en coin s'étant dessiné au creux de mes lèvres. Il y avait ce petit jeu entre nous, bien trop présent pour qu'on soit sot de le manquer maintenant. Je dois dire que je me laissais porté par ce jeu amusant, qui au final animait de nouvelles sensations en moi que je n'avais jamais eu l'occasion de connaître puisque sans le vouloir forcément, nous étions toutes voués à la chasteté et la pureté ici, la plupart n'ayant pas connu d'homme, n'ayant pas connu donc de sexe, ni même de moment tendre avec un homme.
« Je ne sais ce qu'elles font à ton frère, s'il est sage comme tu peux l'être, sans doute rien. J'essayerais de te donner des nouvelles de ce dernier, si je peux m'en approcher. » Ajoutais-je pour tenter de te rassurer sur son sujet quand même.


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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mar 9 Juin - 21:21

Wanna see my past in flames. I ain't fussed. Where I was born, no escape, There, there ain't even no good bad drugs. I can't wait, give me a taste of my misfit love. Complicate. Incarcerate. Feel my heart wake up. Big smile, really a show of teeth without a care in a world of fear. Lonely, you don’t know how I feel. And I know you'll never believe, I play this as though I’m alright. If life is but a dream, then wake me up.
Edan & Estellà
♠ ♠ ♠
Edan-Kale n'est pas doué pour le mensonge, il le sait, il n'a pas pour habitude de le pratiquer. Ce qui s'en rapproche le plus en lui sont les histoires qu'il invente comme il respire depuis l'enfance et qu'il raconte avec aisance et conviction. Il préfère le mensonge dissimulé, taire la vérité est un exercice bien plus facile pour lui. Une discipline qu'il pratique sans états d'âme. Mais les trois quart du temps, sa franchise s'exprime sans retenue, les mots fusent sans filtre dès qu'il ouvre la bouche. Aucune exception à la règle avec Estellà, malgré leur petit jeu dangereux, mélange brulant de manipulation et de séduction. Jamais il ne ressent le besoin de mentir en sa présence, surement parce qu'elle fait aussi dans le franc-parlé. Ou peut-être parce qu'elle ramollit ses capacités mentales avec ses méthodes de sirène diaboliques. Par-dessus tout, il comprenait au fond de lui qu'il n'avait aucun intérêt à se jouer d'elle, sauf s'il désirait la voir disparaitre à la minute même où il trahirait sa confiance. Quoi qu'il n'est pas certain de l'avoir acquise. La faire fuir est bien la dernière chose qu'il souhaite. Cette pensée lui arrache un sourire quand elle se défend de ses accusations maladroites. A force de sourire comme un idiot, elle va croire qu'il se paye sa tête ! Loin de lui l'idée de remettre en cause ses paroles ou ses convictions, la crainte qu'on l'arrache à lui a simplement pris le dessus sur son bon sens. Son imagination lui envoie des visions autant effrayantes que ridicules d'Estellà au milieu de ses soeurs en plein assaut meurtrier dans le campement militaire. Il n'a jamais prétendu que ces histoires étaient réalistes, et Dieu merci elles ne se sont jamais révélées être prémonitoires non plus. « Je n'le suis pas. » Edan rétorque immédiatement, fronçant les sourcils à son tour. Il est bien des choses, mais la sottise n'en fait pas partie. En ce moment, il est beaucoup trop de choses. Il est inquiet, pensif, contemplatif et enfin satisfait quand il l'entend prononcer son prénom. De sa bouche, il sonne joliment, même avec la pointe d'agacement dans la voix de l'amazone.

Il aimerait se ressaisir mais la jeune femme ne l'aide aucunement, au contraire, elle l'enfonce, jouant avec ses cheveux et ses sourires charmeurs alors que les tourments l'accablent. Il peine à penser à son frère plus longtemps quand elle lui tend sa boisson chaude. « Merci. » Sa voix est chaleureuse, mais sa tête est encore ailleurs. Fait-elle exprès ? De le détourner des sujets qui l'intéressent lui, au point qu'il doute avoir confié ses craintes à voix haute. Maudite sirène qui joue à son propre jeu, répondant à ses sous-entendus provocateurs. Elle cherche à mieux l'attirer dans ses filets, il le sait. En même temps, il n'attend que ça. Reculer de quelques pas en arrière ne le protège aucunement de la tentation de l'amazone. Pourtant, en la regardant attentivement une minute auparavant, elle paraissait innocente, farouche même. Un léger rire mesquin sublime ses lèvres d'un mouvement de joie quand elle met son imagination au défit. Si la demoiselle réclame, la demoiselle aura. La tasse réchauffe ses mains, le liquide qu'elle contient réchauffe son corps tout entier, calmant les ardeurs que la blonde réveille en lui. Le goût est agréable, différent. Ca change de l'eau tiède et du rhum. Ses yeux plongent plusieurs secondes dans l'infusion, y noyant ses désirs. Quand il relève la tête, Estellà devient un miroir fascinant. Ses yeux verts reflètent les oeillades qu'il lui lançait plus tôt sans la moindre gêne. Elle le fixe, le dévisage, l'attire... Loin de le déstabiliser, elle l'encourage. Impossible de savoir quand tout a commencé, qui a cherché l'autre le premier -lui sans doute, mais elle ne fait rien pour l'arrêter- en revanche, il sait qui le trouvera aujourd'hui. Edan-Kale pose la tasse délicatement au sol sans lâcher Stella du regard. Il s'avance lentement mais sûrement jusqu'à elle. Au diable l'espace personnel et les bonnes manières, il s'arrête uniquement quand son corps frôle le sien, sa peau effleurant la sienne. Seuls quelques centimètres dérisoires l'empêchent de commettre l'irréparable. Ses lèvres s'entrouvrent sensuellement, entrainant son visage vers la bouche d'Estellà. L'embrasser ? Non, pas comme ça. Pas si vite. Pas de lui-même. Il la garde prisonnière de ce moment éphémère, cet entre-deux exquis quand on sent que tout peut basculer, piégée par le tronc d'arbre qui longe son dos. Une noirceur inédite assombrit son regard plein de désir d'un sadisme qu'il se découvre en l'ayant à sa merci. Ses lèvres dévient vers son oreille sans que ses yeux n'abandonnent les siens. Une myriade de boucles s'échappent de la cascade blonde pour taquiner son nez, l'enivrant de leur parfum délicieux. Il lutte intérieurement pour garder sagement ses mains le long du corps. « Je suis sûre que tu as une petite idée. Il suffit d'un peu d'imagination... » Il soupire dans son cou avant de se redresser légèrement, s'écartant à peine d'elle, confrontant sans cesse son regard. « Pour commencer, tu pourrais me dire au-revoir dignement... » Le bout de ses doigts tapotent sa lèvre inférieure pour imager ses propos. S'il ne digérait pas de l'avoir vue prête à partir sans lui dire au-revoir, maintenant ça l'arrangeait bien, ne voyant aucun scrupule à en tirer avantage. Etroitement proches l'un de l'autre, les yeux du militaire illuminés d'envie et ses lèvres transpirant de luxure, il se demande si un autre homme l'a déjà approchée d'aussi près. La perspective d'être le premier à goûter un de ses baisers l'enchante. Mais il ne bronche pas, tient bon, faisant front devant elle. Les tremblements furtifs qu'il perçoit le long des bras et de la nuque de la jolie blonde le rendent fier, devinant que ces sensations sont nouvelles pour elle. L'enjeu n'est pas de la forcer à faire quelque chose qu'elle ne désire pas, pas plus que de prendre quoi que ce soit délibérément. Il veut juste lui donner suffisamment envie de faire ce qu'il espère qu'elle fera. Par curiosité, par défi, par envie ou pour preuve de confiance, peut importe du moment que ça vient d'elle. Juste une impulsion et il fera le reste.

Edan se mord la lèvre pour cacher sa surprise quand elle relance finalement le sujet de son frère. Son petit frère qui n'a rien de sage... Qu'Estellà le qualifie ainsi après le coup qu'il vient de lui faire l'étonne, un sourire en coin jamais bien loin de sa bouche. « Il est... » Il est rien du tout. Kale se stoppe dans son élan, refusant de porter préjudice à son cadet. Rancunier, sang-chaud, pas mauvais... Des tas de qualificatifs lui traversent la tête quand il réalise la proposition qu'Estellà vient de lui faire, dérouté par son naturel. Hors de question qu'elle croit qu'il doute d'elle une seconde fois. La sérénité s'affiche sur son visage, remettant entièrement sa foi en sa parole, l'espoir de nouvelles fraiches galbant son coeur. Mais ce n'est pas l'unique perspective qui le fait battre. « Alors ça veut dire que tu veux m'revoir, encore ! » Aucune conviction dans ce qu'il dit, ce n'est que pour la forme, pour le jeux. Son visage ressemble à celui d'un enfant farceur et agité. Pour une fois il ne cherchera pas a la revoir, il n'aura qu'à attendre qu'elle tienne parole. Sans grande importance comparé à l'engagement de Stella. Tout de même, le résultat est là. Il la reverra. Au final c'était facile. Edan se sent de nouveau léger comme l'air.



Spoiler:
 


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Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Jeu 2 Juil - 16:52, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mer 10 Juin - 1:52


The lie is a condition of life

Edan & Estellà
On ne sais jamais de quoi sera fait le lendemain, même quand tout est déjà presque perdu.
La situation dégénérait drôlement vite, cela ne faisait seulement que quelque temps que vous étiez ici et la guerre était plus que prévue, imminente et terriblement bien engagé pour démarrer dans les prochains jours. Cela me fendais le cœur de devoir vivre une telle situation. La guerre n'était pas quelque chose que j'appréciais et tu le savais que trop bien. J'étais pacifique comme personne et de voir le sang, le crime de sang-froid et surtout une bataille des plus stupide se produire, cela me rendais littéralement folle de rage, au fond de moi. Mais bon, je ne pouvais plus rien faire pour évité ce terrible choix de la part de ma chef de clan, Lailynn était décidé à se lancer corps et âme dans la bataille et je ne pouvais rien dire, étant en quelque sorte la déserteuse des amazones. Mais je ne comptais pas pour autant faire du mal à ces hommes, qu'importe qui ils étaient, certains avaient de la famille, des amis et je ne pouvais pas voir mourir des gens qui avaient de la famille et surtout quelqu'un qui les attendait chez eux.

Au début, j'aurais cru que c'était ton cas, mais rien qu'à voir ta réaction avec moi, c'était pas le cas. Tu ne semblais pas rattaché à quelqu'un sur votre continent et c'était plutôt plaisant de le savoir, je me sentais un peu ton centre d'intention ce qui était tout à fait le cas. Tu n'étais pas ici par pur désintérêt, tu avais des idées derrière la tête et ce, depuis le début. Comment ne pas le voir après tout ? Même pour une personne comme moi qui ne connaissais rien des sentiments le remarquait. Oui, je le remarquais et je jouais également sur ce terrain devenant de plus en plus dangereux et saccadé car plus nous jouions, plus la tension était palpable. Qui craquerais le premier ? Qui ne pourrais plus contenir plus longtemps ce jeu terrible en sensation forte ? Et bien en l'espace de quelques secondes, je crus que j'allais y succomber.

Te voir aussi prêt de moi, pouvant sentir ton souffle chaud mais également ton corps particulièrement appétissant et préparé physiquement, était tout à fait agréable à sentir. L'envie de parcourir ce torse chaud et bien bâti était prenante. L'envie de pouvoir goûter à tes lèvres humides et brûlantes d'un désir incandescent pour moi me donnait encore plus la folie à venir le faire. Ton souffle et le moindre effleurement me donnais des petits spasmes et des frissons que je n'arrive pas à contrôler, n'ayant jamais joué à un tel jeu. Pourtant, j'étais une joueuse moi aussi. À ma façon puisque je ne pouvais pas jouer comme l'aurait sans doute fait une femme plus expérimentée. Mais il est vrai que l'envie de succomber à ces envies folles qui me traversaient l'esprit, te sentant si désireux de me voir céder pour enfin accomplir le plus fou des moments, c'était tout bonnement pas croyable. Le jeu était bien la,allant se terminer sur qui allait céder le premier. La tentation était à son comble et un petit sourire se dessine quand même aux coins de mes lèvres pulpeuses et rosées, n'attendant qu'un mouvement de ta part pour finir contre les tiennes. Je ne fuis aucunement ton regard, plongeant mon regard bleuté dans le tien tout à fait semblable, avant donc de lancer :

« J'ai en effet une petite idée. L'imagination n'a nullement besoin d'être, tu me le montres parfaitement bien. » Soufflais-je en laissant nos lèvres se frôler, nos souffles brûlant se rencontrer alors que le baiser était proche d'arriver. Mais taquine que j'étais, je ne laissais que nos lèvres se toucher, sans pour autant venir goûter les tiennes, te laissant bien sur, sur ta fin et t'ayant drôlement taquiné. Je finis par reculer, mes yeux brillants d'une douce lueur d'amusement alors que mon dos se décolle du tronc pour donc te contourner aisément mais très légèrement tel une enfant en plein jeu.
« Je ferrais le nécessaire. Je n'ai pas tendance à promettre des choses pour ne pas les faire. » Ajoutais-je donc, tout en portant une gorgée d'infusion à mes lèvres ne te quittant pas du regard pour autant. Mon cœur avait du mal à se détendre un peu, bien trop excité par les sensations que je venais d'avoir par ce rapprochement dangereux. Oh oui, l'envie d'envoyé paître mes convictions et d'aller passer la journée sous mon logis dans tes bras, à laisser nos corps s'entrelacer de la plus chaud des façons me tordais l'estomac avec force. Tout mon corps ne voulait que te rejoindre, ne faire qu'un avec toi, mais ma volonté de joueuse ne cédait pas. Oh non. Tu craquerais, je le sais. Mais je devais surtout te donner un petit avant-goût bien léger et suffisant pour te faire littéralement tomber dans mes filets, pour que tu reviennes et ce, rapidement.

« Il faut que je retourne au campement. Nous nous verrons au couché du soleil, ici. Enfin...Si tu as une bonne raison de le faire. » Dis-je en m'approchant alors de toi, prenant la position de prédateur que tu avais eu il y a quelques minutes en venant glisser mes doigts fins et pâles le long de ton torse chaud et bien velu. Je remonte légèrement le long de ce dernier pour finir sur ton épaule, glissant une brève caresse le long de ta gorge avant de venir frôler tes lèvres une seconde fois, avant de souffler presque dans un murmure :
« Même si je sais parfaitement que tu trouveras toujours une bonne raison. » Et sans crier gare, un simple baiser fini par se poser sur tes lèvres, plus un simple dépôt qu'un baiser à proprement parlé, puisqu'à peine posé que les voilà bien loin, te laissant complètement sur ta fin, alors qu'un sourire ravageur se dessine sur mes lèvres avant donc de prendre la tangente avec mes quelques affaires, pour retourner au campement. Oui, tu reviendrais récupérer ce qui te manquait de ce baiser, j'en étais persuadé. Et je serais là pour le recevoir, c'était évident.

La journée fut longue, trop longue. Je ressemblais à une adolescente qui devait retrouver celui qu'elle désirait en cachette, c'était hallucinant pour l'aînée de la tribut. Mais j'arrive difficilement à m'extraire de mes obligations, ce qui me valut un peu de retard d'ailleurs. Le stress grimpait, ayant peur que tu croies que je t'ai mis un pur vent, un rendez-vous factice pour te rendre encore plus fou. Non, je n'oserais pas. Je finis par arriver, voyant le noir le plus complet sur mon campement de fortune. Et merde, tu n'étais plus là. Quand soudain je sens une présence dans mon dos tel un félin qui allait me sauter à la gorge, je retire de si sec mon poignard, manquant de peu de t'arracher un organe sur le vif. Je recule alors, lâchant le couteau derechef.

« Bon sang, combien de fois t'ai-je répété de ne pas faire ça. Cherches-tu la mort ma parole ? » Lâchais-je quand même soulagé de ne rien t'avoir fait.


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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Ven 12 Juin - 2:59

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Edan & Estellà
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L’astre gravite autour du soleil. Son soleil noir qui lui brûle les ailes avec son regard assassin. Il voit ce qu’elle fait. Il la voit elle mieux que jamais. Une adolescente enfermée dans le corps d’une adulte. L’innocence sous une carapace rude et sauvage. Edan-Kale cible la jeune fille captive de son corps tentateur. Celle qui découvre le pouvoir d’un simple battement de cils sur un homme, le feu qu’allume un habile regard en lui. Il veut la libérer. Face à lui se dévoile deux cristaux à l’éclat sans pareil, renvoyant son propre désir. Un souffle, rien qu’un souffle et il pourrait la voler. Non, il ne doit pas. Il anéantirait toute son oeuvre. Et ses yeux turquoises qui ne le lâchent pas… Ne pas fermer les siens, ne surtout pas s’abandonner. Il ne lui donnera pas cette satisfaction. Pourtant il pourrait. Elle frissonne, expire des souffles lourds. Un homme remarque aisément ce genre de détails. Par exemple les minuscules goûtes d’eau luisant sur sa nuque et ses lèvres pressantes, gardant l’équilibre sur le fil des pulsions. Le joueur doit en réprimer des tonnes. En premier celui de baisser le regard sur sa poitrine qui bondit sous l’impulsion des battements de son coeur. Il la sent tout juste effleurer son torse, guidé par l’impression qu’un seul et même coeur relie leur corps haletants. Ce même coeur qui manque un battement quand les lèvres de l’amazone survolent les siennes dans une caresse furtive. Juste assez pour envahir Kale d’une sensation d’infini. Il ne relève pas sa réplique, incertain de la saisir entièrement. Ose-t-elle douter de son imagination ? Il entend les mots qu’elle prononce, mais son cerveau les repousse, trop occupé ailleurs… Il n’est qu’un homme après tout. Un homme qui se découvre des tendances masochistes, voire suicidaires. Sa bouche ne cesse d’appeler celle d’Estellà qui prend un malin plaisir à la frôler jusqu’à la toucher du bout des lèvres. Un mouvement et il la tient. Sa main hésite à attirer ses hanches. Mais les vagues dans ses yeux se retirent violemment. Elle est si proche et si loin l’instant d’après. Instant qui lui échappe. Les vagues disparaissent. Le militaire se raccroche alors au tronc, échangeant sa place avec celle de Stella. Le décor lui déplait fortement, pourtant il s'y accroche, l’arbre devenant son garde-fou. Il se connait bien, trop bien pour savoir que s’il tente de la retenir, il ne répondra plus de rien. Secoué par le combat intérieur qu’ils viennent de se livrer, il lutte encore pour continuer à la regarder, la distance que la jeune femme met entre eux l’aidant considérablement. Ah oui. Son frère. L’amazone renouvelle sa promesse. Douterait-elle de sa confiance ? Il redoute de lui avoir donné une bonne raison de remettre en cause l’estime qu’il lui porte. Sans pitié, son esprit faible ne lui laisse même pas le temps de décider s’il doit ou non la rassurer à ce propos, et surtout l’avertir concernant les troubles psychologiques de son cadet.

 « Je n’en ai jamais douté. » Et puis tant pis pour elle, un rapide gage de confiance, c’est tout ce qu’elle aura. Il lui laisse la charmante surprise de découvrir le démon de la famille Fitzgerald en personne. Sa voix est étrangement posée. L’amour propre sans doute. Le médecin en a en réserve. Les scrupules qui l’empêchaient de la dévisager en arrivant sur ses terres s’envolent d’un bond. Il jubile en l’observant débattre avec elle-même, heureux de constater que l’attirance qu’il éprouve n’est pas à sens unique. Elle l’a eu une fois de plus avec son histoire de rendez-vous et de bonne raison. Foutaises. C’est entièrement de sa faute. C’est lui qui lui a fait découvrir l’ivresse de la séduction. Ivre, il l’est, aussi ivre que son regard devient noir, assailli par des pensées obscènes, tiraillé entre ce qu’il devrait faire pour se reprendre et tout ce qu’il rêve de lui faire pour se venger. Des bonnes raisons il en a des tas qu’il serait ravi de lui exposer en détails. Son regard bascule dans les ténèbres à cette pensée perverse. Il sait qu’il est foutu avant même qu’elle ondule ses courbes de sirène jusqu’à lui. Il n’a qu’à attraper sa taille, là maintenant, pour se venger. Sa main gauche vient chatouiller son ventre du bout des doigts alors qu’elle vient de renverser leur position, Edan-Kale devenu la proie. Sa main droite trouve refuge sur l’écorce de l’arbre qu’elle agrippe dans l’espoir que ce geste l’exorcise de toute folie. « Tu n’peux plus te passer de moi ! » Il se penche sur son oreille, frôlant sa joue. Evidemment, en bonne guerrière, elle sait frapper là où ça fait mal et la contre-attaque s’avère terrible. Ses mains gravissant son torse sont un supplice. Kale souffre de toute son âme, priant pour que les démons et autres créatures des enfers existent. Si l’une d’elles se manifestait maintenant, il la lui vendrait pour un prix dérisoire. Qu’elle lui donne ce qu’il se refuse à prendre. Tel est son prix. Il toise les douces mains de la blonde se frayer un chemin dans l’encolure de sa chemise, vrillant sur ses épaules pour venir se nicher dans son cou avec sensualité. Un râle de plaisir lui échappe entre deux soupirs accélérés. C’est lui ce bruit ? Sa main droite s’enfonce un peu plus dans l’écorce. Il se sent chanceux qu’elle ne range pas ses mains dans ses poches quand elle vient solliciter ses lèvres. Elles sont bien mieux au chaud sur son torse qui semble au goût de l’amazone. « Celui d’un vrai mec », il ne se rappelle plus quelle femme le lui avait dit, une qui devait préférer les hommes de sa stature aux modèles publicitaires pour stéroïdes. Pourquoi il pense à ça ? Arrête de penser idiot et agit ! Son murmure audacieux le rappelle au jeu. Plus elle parle, plus le sentiment qu’elle se moque de lui le gagne. Cette façon de jouer sur son terrain, de démonter chacune de ses provocations… Contrairement à grand nombre de ses soeurs qu’il aurait pu dominer avec un joli discours bien tourné. Si à l’inverse certaines d’entre elles lui donnent envie de fuir, Estellà trouve toujours le juste milieu. Elle est la seule qui ose le contrer, le remettre à sa place comme personne tout en sachant se faire désirer, c’est pourquoi il s’évertue à la suivre. Il joue volontiers avec elle au jeu du baiser factice, tentant vainement de retenir ses lèvres. Il n’attrape que le vide, incapable de se décaler de l’arbre -simple mesure de sécurité- alors qu’elle lui échappe une deuxième fois.

♠ ♠ ♠

L’horizon pour fenêtre, il guette le large depuis l’infirmerie, fixant le soleil avec acharnement, espérant le couler dans la mer. Bien qu’accaparant, son rôle de médecin ne parvient pas à détourner son attention du ciel, impatient que la nuit tombe. Au coucher du soleil, il s’éclipse sans crier gare retrouver son soleil noir, en avance évidemment, pour mieux la surprendre. Seul dans le refuge de l’amazone, de lointains souvenirs de New York traversent sa mémoire, plus comme des flash. Estellà réveille quelque chose enfoui en lui, outre des désirs charnels, quelque chose de plus profond, plus personnel. Cette sensation mortelle, valse infernale entre attraction et besoin. Il l’a déjà dansée. Un léger vent dans le feuillage le sort momentanément de sa torpeur, le protégeant de lui-même. Edan se planque pour l’observer, en retard, curieux de voir sa réaction à son absence. Le portrait se dessinant sous ses yeux fascinés est celui d’une enfant joyeuse. Le visage de l’amazone irradie d’une lumière éblouissante, à mille lieues de la femme neutre et sauvage qu’il a rencontré il y a des mois. Exactement comme après avoir torturé leurs lèvres dans la matinée. Cette image inédite, il veut la graver dans sa mémoire à l’encre indélébile, saisissant la subtilité d’une telle beauté. C’est la rareté d’un sourire léger et d’un regard vif, luisants de malice qui les rendent beaux et précieux. Car rapidement la vision s’efface quand il devine qu’elle le cherche. Bon point. Forcé de lui donner raison : il reviendra autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que l’envie de revoir ce nouveau visage s’essouffle. Le bout de ses doigts chatouillent le dos de Stellà après un bref détour. Lui qui voulait la surprendre, voilà que c’est lui qui sursaute. Maudit couteau ! Il va finir par se lasser plus vite que prévu. Il en serait presque vexé. A qui d’autre que lui s’attendait-elle ? Ses traits s’apaisent aussi vite qu’ils se sont durcis quand elle lâche son canif. Frayeur partagée. Cette satanée lame est bien mieux par terre !

« J’te trouve tendue. » Sa voix sous-entend qu’elle n’a aucune raison de l’être, ignorant complètement sa remarque et le vrai motif de leur frayeur. Elle est bien trop secouée pour qu’il la laisse dans cet état. Quel genre d’homme serait-il s’il n’essayait pas de l’apaiser ? Le jeune homme étouffe un rire amusé en se rapprochant d’elle d’un pas rassurant. « Tu devrais te détendre. » Une petite moue teinte son visage de malice tout en gardant son sérieux. Il continue de réduire l’espace entre eux animé par la même conviction, passant une main autour de sa taille svelte, tandis que l’autre s’aventure dans ses boucles soyeuses. Depuis le temps qu’il en rêve… La tenant dans ses bras munis de toute la tendresse dont il est capable, son visage frôle sa joue mais déjoue sa trajectoire pour s’échouer dans son cou qu’il survole du bout des lèvres dans une longue caresse. Kale meurt d'envie de remonter jusqu'à ses lèvres... Le temps d’un soupir et il se redresse, libérant sa prisonnière. Fier, il recule de deux trois pas, perdu un bref instant dans la contemplation de la nuit qui ne fait que commencer. Il est trop curieux de voir si elle a autant hâte que lui de connaître la bonne raison à sa venue... Pour l'heure, il n’est plus vraiment question d’un militaire et d’une amazone tentés par l’interdit, simplement Edan et Estellà happés par le tourbillon du désir. Une pause enchanteresse dans le temps des conflits.



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Dernière édition par Edan-Kale Fitzgerald le Sam 15 Aoû - 23:56, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mer 17 Juin - 1:34





Edan-Kale et Estellà
The lie is a condition of life

D
eux parfaits adolescents, c'était bien ce qui nous décrivait à ce moment précis. Je ne pouvais nier le contraire, nous jouons sur un terrain glissant, qui manquait à chaque seconde de s'écrouler sous nos pieds. Il faut dire que j'avais quand même un peu calmé mes ardeurs une fois revenue au campement car même j'en oubliais vite ce qui se passait, autour de nous et surtout entre nos clans, entre nos tribus. Le visage des prisonniers que détenaient mes sœurs, je les avais bien sur déjà vue. Je peux vite me faire une idée de qui était ton frère après les avoirs longuement observés, de loin. Le grand brun à la musculature plus qu'audacieuse et qui avait ce petit air qui te rendait différent, il était aussi chez lui. Mais après son caractère était peut-être un peu plus différent tu tien. Il semblait bien moins conscient de la dangerosité de sa situation et plus prétentieux. Il draguait désinvoltement Katniss qui semblait un peu plus apeuré... Mais bref, je m'en occupais pas, car j'étais vraiment la dernière personne qui pouvait l'ouvrir sur ce sujet, car j'étais bien la première à flirter avec l'ennemie et si cela se savait, je sens que mon exclusion temporaire et surtout de mon voulu serait grandement transformé en un bannissement définitif. Comme Aidena. Elle était la seule à savoir pour nous deux, nous nous partagions nos secrets si on veux. De toute manière, elle avait tout intérêt à ne pas m'avoir dans le collimateur car elle risquait de vite finir seule et reculé de nous toutes, j'étais la seule à pouvoir faire changer la tendance auprès de Lailynn et la faire donc revenir sur le campement. Oui, tout ça pour des hommes, c'était quand même incroyable...nous n'aurions jamais eu de tels problèmes si vous ne vous étiez pas approchez de l'île et si vous n'aviez pas causé des ennuis comme ça.

Mais bref, j'évitais d'y penser. Du moins pas assez pour me dissuader de venir te retrouver la nuit tombée. Je vins donc sur le lieu de rendez-vous qui serait sans aucun doute notre sanctuaire pour ces occasions, si cela venait bien sur à se reproduire, ce que bizarrement, était presque une certitude. A moins qu'un événement malencontreux vienne nous forcer à délié cette vague amitié et un étrange lot de sentiments qui émanaient de nos personnes. Ce fut d'ailleurs bien un sacré lot qui découla de mon esprit quand je manque de te trancher la gorge. Oh toi et tes stupides prises par surprise... Je détestais réellement ça et je t'en ferrais vite part. Certes, ta caresse dans mon dos était forte...Intéressante. Mais j'aurais préféré te sentir venir que de manquer de peu de te tuer sur place. Je soupire légèrement alors que mes yeux font légèrement le tour de ta personne alors que tes lèvres recommençaient déjà à faire ce fichu manège de la conquête sur mon cou qui ne peu s'empêcher de frémir à ce contact des plus agréables. Je finis par reculer quand même, venant à m'asseoir à l'intérieur de mon petit logis, qui n'était plus vraiment le mien mais bien une cabane abandonnée, ce qui me fendait le cœur dans un sens. Je te fais signe de t'asseoir, avant de lancer :
« Je suis toujours tendu, tu me connais mal on dirait. Tu sais aussi bien que moi ce qui arriverait si on nous trouvait ici. » Dis-je en soufflant légèrement, avant donc d'ajouter :

« Ton frère va bien, même trop bien je dirais. Il prend malin plaisir à embêté et torturé l'une de mes sœurs par ces sourires bien enjôleurs qui doit tenir de famille, n'est-ce pas ? »
Oh oui, je sous-entendais bien que tu étais pas mieux lotie sur ce coup. Bon. C'était moi qui t'avais embrassé furtivement ce matin mais c'était toi qui avais commencé tout ce petit manège. Un doux soupire s'échappe de mes lèvres alors que je commence à faire du feu, à la bonne vieille méthode. Je sens ton regard pesé sur moi, me faisant levé la tête pour t'observer :

« Que ce passe-t-il ? Tu n'arrives donc pas à contenir tes yeux qui sont suspendus sur moi ? » Ajoutais-je d'un ton taquin, te cherchant encore et encore....
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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Lun 22 Juin - 2:42

Wanna see my past in flames. I ain't fussed. Where I was born, no escape, There, there ain't even no good bad drugs. I can't wait, give me a taste of my misfit love. Complicate. Incarcerate. Feel my heart wake up. Big smile, really a show of teeth without a care in a world of fear. Lonely, you don’t know how I feel. And I know you'll never believe, I play this as though I’m alright. If life is but a dream, then wake me up.
Edan & Estellà
♠ ♠ ♠
Edan se trouve exactement où il souhaite être. Ce lieu, cette attente... Il a voulu tout cela. Il a provoqué cette situation, jouant avec le risque. Le refuge d'Estellà devient le leur pour la nuit, comme il l'espérait le matin même sans trop y croire. Et pourtant le voilà, luttant contre les tentations que ce rendez-vous nocturne lui inspire. Seul avec celle qui a sollicité sa présence ici, l'obscurité ne demande qu'à combler cette solitude. Mais le jeune homme repousse ses limites, perdant ses yeux pensifs dans l'immensité de la nature, unique témoin de leurs retrouvailles. C'est seulement quand la main de l'amazone l'invite à la rejoindre qu'il prend conscience de là où elle se tient. Une occasion presque trop belle pour qu'il réalise complètement. Rêveur, il se laisse guider à l'intérieur de son logis ; nul doute qu'il la laisserait l'attirer où bon lui semble. Les yeux voguant de droite à gauche, un sourire malicieux se dresse fièrement sur ses lèvres en prenant place à côté d’elle. Il se sent comme le loup dans la bergerie. « Si on nous trouvait ici. » Cruel rappel à l'ordre, du danger qui les guette. Un loup. Voilà exactement ce qu'il est. Un prédateur. Une bête à abattre. Il prend conscience subitement qu'il ne devrait pas se trouver là. Ni ce soir ni jamais. Une guerre qu'il refuse de prendre au sérieux se prépare à seulement quelques kilomètres au-delà de la jungle. Un conflict bien réel, plus important qu'il ne veut le reconnaitre. Une guérilla qui sera toujours un frein au lien susceptible de les unir, quel qu'en soit sa nature. L'épée de Damoclès plane au-dessus de sa tête, pressentiment d’éphémère. Kale sent aisément son visage se renfermer. Il rirait bien de son expression grave qui doit lui donner un air de chien battu si les paroles de l'amazone ne l'atteignaient aucunement. Si Stellà ne semble pas saisir toute son ironie, insinuant qu’il la connait mal, elle ne fait que l’encourager sur sa lancée une fois de plus.

« Je connais un excellent remède à ça. » Il mime une moue lubrique en écoutant ses propres paroles, assumant parfaitement l'allusion qui se cache derrière. Il ne suggère pourtant rien du genre charnel, mais il lui plait que la blonde le croit. Il extirpe sa flasque de rhum de la poche intérieure de sa veste pour la lui tendre, trop curieux de voir si elle la saisira ou non. Après tout, il doit avoir bu des tas de gorgées devant elle depuis qu'il la connait sans oser lui en proposer, le regard médusé de la blonde l'en dissuadant à chaque fois. Mais, aujourd’hui, il profite de la brèche dans sa carapace pour tenter l'expérience. « Allez, tout c'que tu risques, c'est d'y prendre goût. » Edan réprime un rire in-extrémiste, séduit par ce double-sens plus osé que ceux auxquels il l'a habituée, prêt à se faire fusiller du regard. Mais ni son bras tendu ni son regard défiant ne flanchent. Incontrôlables, ses yeux pendent aux lèvres d'Estellà en imaginant quel goût le rhum leur donnerait. Difficile de comprendre qui d'elle ou de lui-même il cherche à divertir. L'évasion l'appelle, tentation suprême, sourd aux menaces qui pèsent sur eux. L'ironie dans les inquiétudes de Stellà ne lui échappe pas, impossible après avoir failli finir éviscéré. Si une de ses soeurs le trouvait ici, la lame ne le manquerait pas deux fois de suite. Pensif, il relève les yeux pour rencontrer ceux de l'amazone, l'air coupable. Plusieurs militaires ignorent les ordres, flirtant avec l'ennemie. Pourtant aucune de leurs incartades ne se solde par une punition. Du moins pas encore. Et certainement pas par un châtiment aussi sévère que le bannissement subi par quelques amazones. A présent, il peut sentir la fatalité s'abattre un peu plus sur lui, la pointe de l'épée de Damoclès chatouillant le haut de son crane.

« Je ne ferai rien que tu ne veuilles pas. Je n'ai aucune envie de te causer du tort. » A son tour de fissurer sa carapace. Des mots francs, bruts, rien qui ne ressemble à ce qu’il dévoile de lui-même habituellement. Mélange de culpabilité et de confession expiré en un long souffle, il cherche une lueur de réconfort en elle. Voir débarquer Estellà dans le campement des rescapés cherchant un refuge qu'il lui offrirait avec joie est un fantasme séduisant. Le fantasme ne s'éloigne jamais très longtemps quand il s’agit de cette femme... Mais un fantasme doit en rester un. Aucune taquinerie à ce sujet. Séducteur, joueur, il l'est et ne s'en cache pas, en revanche la cruauté lui est étrangère. Il n’est pas de ceux qui trouvent leur plaisir à détruire toute forme de beauté, mais bien de ceux qui aiment l’admirer avec la même ardeur qui l’anime en admirant l’amazone. Son coeur se serre maintenant qu'il s'inquiète de voir une silhouette intrusive perturber leur entrevue, ou que la jeune femme n’ait tout simplement plus envie de renouveler l’expérience. Très vite, tout son corps s'alarme quand il l'entend parler de Dwayne, partagé entre euphorie et souvenirs douloureux. Portant la main à son cou, sa main cherche machinalement le médaillon qui y pend. Deux photographies, portraits d'une enfance heureuse renfermées dans un écrin d'argent. Son seul secours... Edan-Kale aimerait le confier aux mains d’Estellà, lui montrer une image différente de celle qu’elle s’est construite. Mais à quoi bon ? Quelque chose l’empêche de l’amadouer avec ses histoires de familles sordides. Cette bonne vieille culpabilité peut-être. Son coeur n’est pas plus à la manipulation qu’à la confidence ce soir.

« Je lui ai tout appris ! » Il opte finalement pour un sourire faussement prétentieux, incapable de taire son amusement devant l’accusation d’Ellà. Bon élève, Dwayne se dispensa tôt des leçons de son ainé en matière de séduction et du reste, allant jusqu’à renverser les rôles en grandissant. Les souvenirs remontent à la surface, égarant le médecin dans le passé, quand tout jeune il entrainait son cadet dans ses aventures, des expériences foireuses pour la plupart. Plus tard, il assurait ses arrières, préférant le seconder pour mieux le protéger, s’aventurant à le sortir des mauvais coups qu’il initiait seul. L'idée que la menace puisse venir de sa propre famille ne lui effleura jamais l'esprit... Au fond, bien qu’enfouie et secrète, la culpabilité d'avoir failli à son rôle de frère ne le quittait jamais vraiment, l'île lui donnait simplement la chance de recoller les morceaux, l'illusion de revivre de bons souvenirs... Mais s'il ne libérait pas Dwayne, tout ce que l'île leur avait apporté s'évaporerait. Il ne pourrait survivre à un second échec, manquer d'être là pour lui une seconde fois.
Le feu jaillissant embrase ses pupilles et réchauffe son âme sans qu’il n’y porte attention, accaparée ailleurs… Son esprit voyage à New York au temps d’une époque révolue que ses vieux démons menacent. New york n’est plus qu’un ciel orageux… Le pique que lui lance sa tentatrice le sort de sa torpeur, lui arrachant un sourire gêné quand il réalise que son regard ne s'est pas décollé d’elle depuis qu'il s'est assis à ses côtés. Le Edan d’il y a dix ans possède son regard. Trouble, proche et absent à la fois, il n’est plus que celui d’un drogué en manque. Entre ses yeux qui la fixent et sa main qui agrippe son pendentif comme un naufragé agripperait sa bouée de sauvetage, il craint de ressembler au parfait psychopathe. Quoi qu'il pourrait tout aussi bien passer pour un fou à se laisser emporter par la valse d'émotions dansant sur son visage, perdu entre euphorie et drame.

« Ose me regarder droit dans les yeux et me dire que ça te déplait. » Qu’Ellà relance leur petit jeu l’aide à retrouver son assurance, ses traits s’adoucissant sur le champ, ses iris du bleu le plus pur s’infiltrant dans les siennes plus profondemment encore. « Vas-y, et je te promets de ne regarder que le feu, » Se penchant légèrement, il se met à sa hauteur pour la confronter, esquissant un sourire arrogant. « même si c’est beaucoup moins intéressant. » Kale se joue de ses propres faiblesses. Son visage est un subtile mélange de mystère, de légèreté et de provocation, imprégnant le moindre de ses traits d’un charme flamboyant.



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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mer 24 Juin - 16:25





Edan-Kale et Estellà
The lie is a condition of life

M
es yeux se lèvent avec une certaine hantise vers le ciel alors qu'un soupçon d'amusement peu se lire sur mes lèvres face à tes paroles concernant un potentiel remède pouvant agir sur mon humeur tendue et assez nerveuse. Oh bien sur que j'avais compris une certaine allusion charnelle, qui ne l'aurait pas pris comme cela après tout ? Surtout en vue de ce qui c'était passé entre nous à l'aube de cette journée fraîche et humide. Je tourne donc mon regard sur ta personne, te montrant que tu n'allais pas obtenir quelque chose en n'ayant que de simple parole douteuse envers moi. Je t'avais donné la bonne raison pour passer à l'action ce matin, à toi maintenant de choisir entre le vice ou le dur chemin de la vertu mais entre nous...

Nous avions décidé autant l'un que l'autre depuis bien longtemps de ne plus emprunter ce chemin très éloigné de bon sens. Nous étions autant l'un que l'autre sur les pentes escarpées du vice et un simple mouvement pouvait tout faire chambouler. Je pensais que cela te ferrait agir, ce semblant de baiser mais... Mais non. Tu étais fou, un pauvre fou qui luttait comme pas possible pour ne pas céder à la tentation terrible de mon venin et de mon charme. J'étais vraiment descriptible comme étant une sirène, je ne pouvais le nier. Je m'amusais de ton comportement désireux de m'obtenir , je te taquinais et te cherchais et quand je sentais le moment proche, je me reculais comme une enfant effrayée mais qui riait de sa bonne fortune et de son petit manège.
Dans un sens, cela me faisais un peu peur d'être trop ainsi avec toi. Si jamais tu venais à te lasser de tout cela ? Si tu ne revenais plus car tout ceci avait que trop durée ? Oui , je le sentais. Je le pensais. Je ne connaissais que trop peu les hommes pour en connaître tous les secrets. Je finis donc par lancer d'un ton doux et calme :

« Et bien je ne crois pas que c'est une bonne chose. » Dis-je en regardant la flasque que tu me tendais avec un certain...Amusement on va dire. Tu semblais même très désireux d'en goûter le nectar, je me demandais vraiment pourquoi. Ma stupide curiosité finit par prendre le dessus et je vins donc à saisir la petite flasque de métal avant de sentir brièvement le contenu qui me fais légèrement froncer des sourcils. Cela sentait terriblement fort.. Je n'avais pas l'habitude de sentir quelque chose comme ça. Je porte donc le liquide à mes lèvres le laissant s'écouler dans ma gorge ce qui me fais tousser et drôlement grimacer avant de retendre derechef la flasque :

« C'est infect ! Je ne sais pas comment tu peux boire un truc pareil.. » Oui, carrément infecte comme boisson...Je m'attendais à quelque chose de bien meilleur. Tu semblais même très désireux d'en goûter le nectar, je me demandais vraiment pourquoi. Tes paroles étaient adorables concernant le fait que tu ne ferrais rien que je ne veuille pas, je réponds donc sans détour :
« Tu ne me forces à rien, Edan. Je fais tout ce que je fais avec plaisir ou parce que je le veux. » Oh oui, je venais encore de faire un sous-entendu quand même pas mal. À toi de bien savoir comment l'interpréter. Je ne puis cependant ne pas cacher et taire le rire cristallin qui s'échappe d'entre mes lèvres, quand tu te vantes d'avoir tout appris à ton frère que je trouvais pourtant assez différent de toi, même plus grossier et moins fin dans sa façon d'agir. C'est pour cela que je me moquais un peu. Je laisse alors échapper :

« Et bien quelle vantardise. » Avouais-je d'un ton amusé, avant donc de porter à nouveau mon regard émeraude sur ta personne. Notre petit jeu recommençait. Je mets quelque temps avant de répondre, prenant donc bien mon temps comme si je cherchais mes mots bien qu'un sourire légèrement amusé se dessine sur le coin de mes lèvres, alors que mes douces phalanges glissent légèrement sur ta mâchoire, légèrement picotant par ta barbe de plusieurs jours. Je plonge sans grande peine mon regard dans le tien avant de souffler :
« Cela ne me dérange pas. Mais tu fais ceci peut-être trop discrètement je dois dire. »
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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mar 30 Juin - 5:23

When passion emerged, I'm your villain. You toss in a word and I'm your villain. But serious, you're so serious, Like a waiter hating the rich But taking their tips. If I could laugh, I'd love you. If I could smile at anything you said, we could be laughing lovers. I think you prefer to be miserable instead. If we could love like anybody else, we could be living lovers. No one else, and I'm your villain. No, I don't give a damn, if I'm your villain.
Edan & Estellà
♠ ♠ ♠
L’esprit d’Edan vogue entre drame et euphorie. Il rêve d'une pause dans l'existence de l'île, dans les guerres et les conflicts. Il rêve d'une soirée où le temps épargnerait l'amazone et le militaire, leur redonnant leur simplicité d'homme et de femme dans un élan d'innocence, un don de l'île pour permettre leur retrouvailles clandestines. C'est bien sûr sans compter sur le rôle de sage d'Estellà dont les paroles avisées le ramènent doucement à la réalité. Une réalité qui pourrait presque lui plaire ce soir alors qu'il contemple l'objet de son désir religieusement, lui qui ne joue plus les intrus en terre interdite. Non, ce soir il est un convive de la jolie blonde, son invité, et immédiatement, l'ambiance devient nouvelle, légère, hors du temps et sans angoisse. Impatient, ses yeux papillonnent des lèvres de l'amazone à la flasque de rhum qu'elle tient dans sa main, ignorant délibérément ses réprimandes. Il prie intérieurement pour qu'elle ose goûter à la boisson de tous les dangers, tel un gosse sur le point de réaliser sa plus belle farce. Sans aucun doute la plus audacieuse qu'il ne lu ait jamais faite ! Un rire franc dévoilant l'intégralité de sa dentition accueille son ressenti sans demi-mesure. Rien qu'il n'avait pas prémédité. Reprenant sa flasque, il en porte une brève gorgée à sa bouche pour taire son rire mesquin en l'entendant toussoter.
« Oh on s'habitue au goût avec le temps. » Il hausse les épaules nonchalamment pour accompagner ce constat. Comme à beaucoup d'autres, l'alcool lui paraissait également infect dans sa jeunesse, rien que des odeurs agressives sans saveur et pourtant... Il ne tarda pas à se noyer dedans, se forçant au début dans le simple but de s'enivrer bêtement, pour fuir, pour oublier… Puis il finit par y prendre goût. Toutefois, il connaissait suffisamment Stellà pour savoir qu'elle ne retenterait l'expérience que sous la torture, ce qui l'amusait davantage.
Son expression change littéralement sous le poids de l'inquiétude d'Estellà, à croire qu'il portait un masque jusqu'à ce moment-là. Son visage l'observe d'une intensité différente, dénuée d'attirance et de charme qu'une sincérité brute remplace. Le temps d'une parenthèse qu'il veut rassurante, il se montre plus sérieux qu'il ne l'a jamais été en sa présence. Rien qu'une parenthèse, car très vite une étincelle de malice brille dans le creux de ses yeux, illuminant son visage grave. Surpris d'une telle légèreté de la part de la Sage, il reçoit son sous-entendu avec grand intérêt. Car même subtile, le militaire détecte mieux que personne les sous-entendus de ce genre, particulièrement quand il s'accompagnent d'un chant aussi cristallin que le sien, digne de la plus envoutante des sirènes. Néanmoins, il ne le relève pas, usant du silence en guise de supplice. Kale refuse de lui donner ce plaisir alors que ses yeux doivent parler d'eux-mêmes. Il s'interroge sur la promesse qu'elle a scellé dans le creux de son oreille au petit matin, celle qu'il devrait venir chercher... Croit-elle qu'il puisse l'oublier ou qu'elle ne l'intéresse plus ? Non, impossible que la sirène doute du pouvoir de ses enchantements. Mais il lui plait de prétendre que ses hypothèses soient plausibles. Qu'elle se languisse d'une proximité inédite entre eux le rend enthousiaste, plus qu'il ne peut l'être aux nouvelles relativement bonnes concernant sont frère ou quoi que ce soit d'autre cette nuit. Entre deux plaisanteries à propos de son cadet, Edan se soucie du trouble susceptible de transparaître à travers lui. Ses gestes transpirent l'angoisse, ses iris s’engouffrent dans le remord. La mélancolie le soulève à chaque fois qu'il repense à New York, à sa vie d'avant, aux déferlantes d'erreurs qu'il laisse derrière lui. Aucune envie de se retourner sur le passé, seulement le souvenir de vieilles attaches qui le hantent encore de temps à autres. Mais aucune réaction de la part de Stellà ne les perturbent, ni eux ni leur conversation, leur petit jeu de séduction encore moins. Edan se surprend à porter aussi longtemps le masque. Il se rappelle les paroles fétiches de sa mère qui aimait lui rabâcher qu'on lisait en lui comme dans un livre ouvert. Ses yeux disait-elle, ça venait de ses yeux... Impossible de lui cacher quelque chose, sauf quand elle regardait ailleurs, soit bien souvent... Toute sa vie, il s'est entrainé à porter l'armure du cavalier solitaire pour dissimuler les profondeurs de son âme aux yeux de tous, jusqu'à ce que le poids du temps grave l'armure dans sa propre peau.

Sentir l'amazone si près de lui le conforte dans son choix d’abandon total, le poussant un peu plus sur le chemin d'un nouveau départ. Sa vie est ici maintenant, il ne reviendra pas sur sa décision. Les clans peuvent bien s'entre-tuer, les rescapés peuvent bien s'enfuir, lui ne reprendra jamais le large. Même si la lassitude l'accable, si les vagues de feu et de glace que lui souffle l'amazone le déboussolent pour de bon, il ne reviendra pas en arrière. Un sourire fier pare son visage de prétention, illustrant à merveille les propos d'Ellà. Bien que naturellement sûr de lui, cette expression est purement factice, tout comme ses vantardises dont il ne pense qu’une infime partie ; nul doute qu'elle s'en rend compte. Dwayne a toujours eu un caractère plus brut, plus tranché que le sien, ce qui a en partie causé leur éloignement l'un de l’autre pendant plusieurs années... Il tend simplement le fil du désir dans l'espoir qu'elle bascule. Voilà le véritable combat qui se tient en cette nuit claire, la véritable guerre qui alimente leur conscience le temps d'une valse avec l'interdit. Chacun à un bout de la corde, ils s’infligent une suite de coups bas qu’ils enchainent pour attirer l'autre dans leurs filets. Qu'elle lâche la corde, qu'elle relâche sa prise pour tomber dans ses bras, Fitzgerald ne demande que ça. Mais s'il rivalise de provocation en la cherchant comme il le fait, la guerrière ne sous-estime pas sa propre force, au contraire. Alors il patiente, encore et encore, puis encore un peu, comme un pauvre fou qui risque de voir son trésor lui filer entre les doigts à tout moment. Edan a le coeur en fête dès qu'elle ose une réplique audacieuse, d’un genre qui l'encourage à prendre le risque de renforcer les règles du jeu. Pur masochisme ! Il redresse les épaules dans un sursaut avorté, arquant les sourcils, circonspect devant le regard joueur et rieur de la blonde. Pareils à une plume, ses doigts fins survolent sa barbe de trois jours, affolant sa mâchoire et sa nuque dont il sent tous les muscles se tendre à leur contact. Son bras gauche contre-attaque en encerclant sa taille marquée dans une étreinte sensuelle, l'attirant doucement contre lui. Le bleu de ses yeux se noie dans l'azure des iris de l'amazone, portés par leur flot, conscient qu'il n'aura pas plus belle occasion d’y plonger.
« Et comme ça ? C'est mieux ? » Son front se heurte à la jolie tête blonde, emporté par une délicieuse impression de déjà-vu. Sauf que, cette fois, il est déterminé à la garder prisonnière. Son bras renforce son emprise sur le corps de l'amazone et son regard se débarrasse de tout filtre. Sa main libre, elle, nourrit la tentation qui les anime en se faufilant jusqu'à sa nuque. Il est bien décidé à ce qu'elle ne lui échappe pas une nouvelle fois. Trois fois dans la même journée, ses nerfs n'y surviraient pas. « Je repense à ce que tu m'as dit... » Il poursuit sur le même débit miraculeusement pondéré alors que tout son visage incite au crime. Mais elle le lui réclame, ce regard tout sauf discret, cette aura dévorante. Enfin il touche le signe qu'il attendait, décelant le moment opportun qui calmera momentanément son masochisme. « A propos de ce que tu fais parce que tu le veux... » Sur ces mots, ses lèvres viennent sceller celles de l'amazone. Une once d'appréhension tout d'abord, celle d'un rejet, puis l'apaisement, forcé de constater qu'elle fait effectivement les choses par plaisir... Plaisir non dissimulé pour elle comme pour lui tant il sent leur respiration s’affoler. Parti d'un élan tendre, Kale répond à son consentement par plus de fougue, intensifiant le baiser tout en prenant garde de ne pas la brusquer. L'impulsion sombre progressivement dans la passion, offrant au militaire l'avant-goût d'une éternité encore inaccessible.


Spoiler:
 


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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mar 14 Juil - 15:32





Edan-Kale et Estellà
The lie is a condition of life

U
ne moue assez comique se dessine sur mon visage pâle et enchanteur, tout en me demandant vraiment comment on pouvait s'habituer à un goût aussi puissant dans la gorge, qui rendait presque instantanément la gorge sèche. Jamais je ne me forcerais à aimer quelque chose, donc je n'en prendrais pas l'habitude c'était évident. En tout cas, ayant sans doute trop bu dans cette gorgée qui m'avais fait froncer le front, je sentais de drôle d'effet se faire dans mon corps. Oui, je n'avais jamais bu d'alcool alors honnêtement, je pourrais être facilement atteinte par ses effets. Mais pour le moment, d'autres choses préoccupaient mon esprit troublé, par ton entière faute. Comment ne pas l'être j'avais envie de dire... Tu me troublais depuis le jour ou nous nous étions rencontrés. Il faut dire que quelque chose c'était crée, formé en quelques secondes entre nous. Pouvions-nous appeler cela un coup de foudre ? Peut-être bien, mais je n'en connaissais pas la vraie nature n'ayant jamais connu l'amour ni quoique ce soit. Je n'avais jamais ressenti quelque chose pour quelqu'un et c'est vrai que toute cette histoire me mettait dans un état assez bête et me faisais presque mettre de côté les ennuis que nous avions mutuellement via nos clans, nos amis, nos familles. Tout était tellement compliqué et même si je rêvais d'amour et de passion avec toi, j'étais presque certaine que rien ne fonctionnerais, qu'on serait en face-à-face mais pas pour le meilleur, mais pour le pire. Nous n'aurions pas notre moment à nous, la vie qu'on pouvait rêver ensemble du moins que je pourrais rêver. Je savais que tu étais presque assuré de repartir si jamais une équipe de sauvetage venait, vous partiriez forcément vous les militaires et toi avec. Je serais donc condamné à te regarder partir sur ce navire, n'ayant pas le choix. Je ne pourrais pas te suivre car je ne le voulais pas et que jamais je n'arriverais à m'habituer complètement à la vie urbaine, moi la fille sauvage. Voilà à quoi j'avais pas mal songé depuis quelques jours mais tout c'était vite mis de côté car je pensais à chaque fois à notre prochaine rencontre. Oui, les mauvaises choses étaient vite mises de côté quand on avait le cœur qui s'emballait.

En effet, tu semblais être une personne facile à cerner, je le voyais bien. Bon, je faisais guère mieux, étant une personne certes mystérieuse mais quand je ne le voulais pas, on pouvait vite lire que je cachais quelque chose. Toutes mes sœurs le savaient ça. Je lève alors mes yeux bleutés sur ta personne, laissant un petit sourire naquirent sur mes lèvres, avant de frémir et de légèrement tressaillir quand tes mains me saisirent. Mon cœur s'emballe alors vivement, sentant ma carotide se tendre encore plus alors que des frissons se dessinent sur mes bras. Je n'avais à peine eu le temps d'entendre tes paroles que tes lèvres chaudes et passionnées se posent sur les tiennes, me donnant une douce et intense caresse que j'avais souhaitée vite qu'elle vienne. Et bien, je ne regrettais pas d'avoir attendu aussi longtemps et dans un sens, j'étais particulièrement fière de moi que tu es cédé. Mes doigts remontent le long de tes bras se rejoignant autour de ta nuque, mes phalanges glissant dans ta chevelure corbeau. Mes yeux se ferment alors en me laissant complètement aller dans tes bras, dans tes baisers plus que passionnels. Moi avoir peur ? Non, je ne pouvais pas avoir peur d'une si belle sensation, impossible vraiment. J'approfondis le baiser en laissant nos corps se presser encore plus l'un sur l'autre, sentant même ton cœur marteler ta poitrine aussi vivement que le mien. Au mois, j'étais rassuré sur ce point : tu ressentais autant la même chose que je ressentais. Au bout de plusieurs temps dont je n'aurais pas été capable de compter, je recule par manque d'air, ma respiration s'étant accéléré. J'ouvre lentement mes beaux yeux clairs, croisant le tien qui semblait plus que satisfait mais tout aussi troublé

« Satisfait ? » Lâchais-je en gardant un petit sourire fin se loger sur mes lèvres. Mes doigts relâchèrent un peu tes cheveux que j'avais légèrement enserrés. Ce n'est pas pour autant que je recule, me sentant assez bien contre toi.
« Et qu'est-ce que tu voulais dire sur le fait que je faisais ce que je voulais ? Car tu pensais que je me contraignais en écoutant trop mes pensées et pas mon cœur ? »
WILDBIRD


I'll use you as a makeshift gauge

⋆ I've moved further than I thought I could


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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mar 28 Juil - 5:26

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Edan & Estellà
♠ ♠ ♠
Contrairement aux apparences, Edan n’est pas quelqu’un si facile à cerner. Il est doué pour montrer ce qu’il veut bien que l’on voit de lui, là est la nuance, sa stratégie depuis toujours, celle qui lui permet d’être vu comme ça l’arrange, restant camouflé sans paraitre fuyant ou louche pour autant. Son désir envers cette femme l’avait trahi plusieurs fois avant qu’il ne s’en rende compte, par un geste empressé, un regard trop brillant ou un sourire beaucoup trop mielleux à son goût. Dès lors qu’il s’était vu démasqué, il avait préféré tout déballer. A quoi bon se cacher maintenant que la sirène le tient dans ses filets ? Ou plutôt qu’il s’y était jeté lui-même comme un pauvre fou, un imbécile qui se fiche de ses propres règles, la seule qu’il s’impose qui plus est. Goûter à ses lèvres, toucher un premier contact avec sa peau, c’est tout ce qu’il désire et espère, et il ne le cache pas, bien au contraire. Et son jeu de camouflage -dévoilant ce qui risque de le trahir pour mieux dissimuler ce qu’il n’est pas près à laisser voir- marche à merveille. La preuve, les yeux de l’amazone reflètent le même désir enflammant les siens, l’amour du jeu et du risque et tout ce que cela entraine de palpitant également. Pour ça, ils semblent s’être bien trouvés. Rien d’autre. Une crainte des conséquences peut-être, mais il est trop occupé à chasser l’avenir de ses propres pensées pour s’y attarder. Si elle avait vu l’ombre du frère meurtri, de la culpabilité, l’angoisse de se lier à quelqu’un, le fantôme de l’ancien junky ou simplement la mélancolie new yorkaise qui le guettaient ce soir, elle l’aurait fait remarquer, il en est certain. Parce qu’il sait mieux que personne que le mystère se dégageant de lui dans ces moments là, les moments de doutes et de remords qui l’assaillaient parfois, l’aspirant dans les méandres d’un passé obscur, peignent un portrait de lui des plus inquiétants et perturbants comparé à celui qu’il expose à la vue des gens, même les plus proches de lui. Seul son frère connait les ravages de ses bagages émotionnels, les trainées de fumées noires qu’ils répandent derrière lui, parce qu’il souffre de symptômes bien plus persistants que les siens. Même Avery n’a eu vent que de quelques brides. Maintenant qu’il serre l’objet de ses convoitises dans ses bras, qu’il le tient tout contre lui, il n’a aucune envie de lui laisser entrevoir cette noirceur enfouie. Il restera l'homme espiègle et charmeur qu’elle tente avec art.

Les yeux du militaire pétillent d’une lueur tout sauf chaste en capturant les lèvres de l’amazone pour la première fois, plongeant dans ses prunelles émeraudes, réalisant qu’il s’y est sûrement noyé depuis longtemps. Est-t-il seulement déjà remonté à la surface depuis que leurs regards se sont croisés ? Aucun souvenir. Sa bouche transpire l’envie, aspirée dans un ailleurs idéal qui causera sa perte. Les mains d’Estellà sur ses bras puis sa nuque sont une caresse de plumes, un simple effleurement et plus rien n’existe en dehors de leurs lèvres enlacées entre deux soupirs avides de baisers ardents, enflammant leurs corps aimantés l’un à l’autre qui luttent pour maintenir leur coeur dans leur poitrine. Quelle bonne idée que d’avoir enlevé sa veste en s’installant dans son abri… S’il pouvait sourire à cette pensée tandis que sa peau frissonne sous l’effet de ses caresses, il le ferait aussi lorsqu’un rideau de cils s’abaisse sur ses yeux d’opaline. Lui garde les siens grands ouverts, la vue est trop belle pour qu’il s’en prive. Des frissons parcourent son échine à mesure que les doigts de fée grimpent dans sa chevelure sombre, l’incitant à suivre le même mouvement en remontant son dos et sa nuque d’une main, rusant pour passer au travers du tissu qui la sépare de sa peau pâle tandis que l’autre serre toujours sa taille. Il maintient ses hanches un minimum éloignées des siennes pour ne pas tenter le diable quand elle se blottit contre lui, tandis que ses lèvres emportées par la passion s’en donnent à coeur joie, ne quittant pas les siennes une seule seconde, déviant sur sa mâchoire quand il manque de souffle. Sa main cherche sans cesse à renforcer leur étreinte, encourageant Ellà à presser sa poitrine contre la sienne pour bannir le moindre espace susceptible de s’immiscer entre elles. Un peu plus et il va finir par basculer en arrière… Au bord de l’asphyxie, Edan la sent arracher ses lèvres aux siennes, les laissant orphelines. Il penche la tête dans son coup brûlant pour l’y laisser reposer, reprenant une respiration et un rythme cardiaque raisonnable le plus doucement possible, déposant une myriade de baisers le long du chemin qui mène de sa nuque à la naissance de sa poitrine. Des baisers d’ecchymose, étouffant son propre désir.

« Plutôt. » Il relève la tête parce qu’elle lui parle, alors il serait sûrement préférable de la regarder dans les yeux. Il parvient à répondre sur le même ton taquin malgré la distraction que lui offre son regard brillant d’un plaisir dont il est l’origine. Bien sûr que ce long et fougueux baiser le satisfait, ça crève les yeux ! Mais il ne va tout de même pas l’admettre tout haut alors que tout son corps parle à sa place ! La demande qui suit, en revanche, mérite un sérieux non feint et une attention sincère car quelque chose lui dit qu’elle attend de vraies explications plus qu’une énième taquinerie. Bordel, comment peut-il encore réfléchir ? Et elle, pourquoi parle-t-elle ? Il n’a pas envie de parler, il veut juste que ses deux mains entourant sa taille la fassent basculer et la garder dans ses bras toute la nuit. Mais non, il sait au fond de lui qu’il l’écouterait parler pendant des heures si elle réclamait son oreille pour l’entendre. Tout simplement parce que ça lui permettrait de prolonger leur moment, au-delà de quoi il a retenu tellement de questions depuis qu’il la connaît, certainement pas par peur de paraître déplacé -franchement pas son genre et de toute façon elle l’aurait envoyé balader- mais pour ne pas révéler la fascination qu’il lui voue, ne pas la froisser, ne pas briser son mystère… Il dépose son front contre le sien, enroulant un peu plus ses bras autour d’elle avec la même tendresse, patientant le temps qu’une réponse correctement construite lui traverse l’esprit. « Je l’ai crû c’est vrai. » A quoi bon nier après ça ? « Mais pour ma défense j’espérais surtout me tromper. » Et comment pourrait-elle en douter après ça ? Si lui avait douté par le passé, impossible après l’assurance et l’abandon total dont elle avait fait preuve en enflammant l’étreinte de leurs lèvres entremêlées plus que de raison. Quelques ombres au tableau, au-delà de la guerre des clans menacent son instant de plénitude. Elle pourrait blâmer l’insignifiante gorgée de rhum. Elle pourrait t’éviter. Elle pourrait vouloir ça avec un autre. Elle pourrait ne plus jamais te laisser goûter ses lèvres. Son imagination se joue cruellement de lui parfois, ne le ménageant pas quand il s’agit d’Estellà, parce qu’il sait que cette femme a le pouvoir d’effriter son assurance qu’il croyait inébranlable. Dès le début, dès qu’elle avait répondu à son jeu de séduction, retournant son piège contre lui pour le manipuler. Qu’il lui paraît loin le temps de la manipulation… Le temps ou une réponse à ses provocations charnelles suffisait à le contenter. Elle rentrait dans son jeu pour obtenir des informations, du moins, elle espérait en obtenir, et lui continuait de les pousser sur la pente du désir, lui laissant croire qu’elle pourrait réussir pour le plaisir de profiter de sa compagnie, de ce jeu qui les avait dépassé bien vite.

« Et toi alors ? Tu croyais que j'allais te sauter dessus et partir comme un voleur après ? » Ecartant à peine son front du sien, il ose lui retourner la question, n'accordant que peu de crédit à ses accusations, jouant simplement sur le même terrain. Il doit réagir vite pour ne rien laisser perturber ce moment, ne pas laisser le temps, le silence ou la nuit qui progresse l'écarter de lui, détacher son corps du sien, effacer la béatitude sur leurs visages. Vite, avant qu’elle réalise, vite, avant que les conséquences s’abattent sur eux. Ils auront tout le temps de cogiter demain, elle de regretter peut-être, mais le corps de l’amazone lui ne regrettera rien si ce n’est plus de contact avec le sien, ça c’est une certitude qui ne pourra être enlevée à Kale. « Allez ! Ne me dis pas que je suis le seul à m’être fait avoir ?! Je suis sûre que tu t’es fait tout un tas de fausses idées sur ma merveilleuse personne toi aussi ! » Il exagère évidemment, mais son ton est loin d'être sérieux. Certes plus provocateur qu’elle ne l’a été dans sa question, mais un réel intérêt se cache derrière ses frasques de charmeur. Un air faussement inquisiteur fait de son visage une caricature, impatient de la voir passer aux aveux. Comment pourrait-elle n’avoir aucun préjugé sur lui ? Lui, le militaire, vu comme beaucoup se sont comportés, quand ce que la majorité des amazones connait d’eux est leur fierté de les mettre dans leur couche, dompter l’être sauvage pour l’oublier dès le lendemain après s’être vanté de l’exploit auprès de ses camarades... Reste une anecdote grossière que l’on raconte au coin du feu un soir de beuverie. Edan-Kale assiste quelques fois à des soirées de ce genre, préférant s’évincer discrètement. Autant boire seul. Nombreuses amazones sont jeunes et naïves parce qu'inexpérimentées des choses de l'amour, des hommes en général, ce qui les rend crédules face à leurs belles paroles et leurs baisers d'amour factices. Séduire l’innocence est facile. Trop facile et trop moche pour qu'Edan y voit une quelconque source de fierté. Ironie du sort, il voit aujourd’hui certains ennemis revendiqués s'éprendre réellement l'un de l'autre, et jamais il n'aurait cru s'inquiéter que son tour approche. Surtout en jetant son dévolu sur la plus sauvage de toute. Pourtant il se trouve là, dans sa forteresse de solitude ressemblant fortement à son propre abri isolé, déterminé à ce qu’elle ne sépare pas son corps du sien, à la garder lovée contre lui le plus longtemps possible.


1832 mots



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» Estellà D. Sintali "
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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Dim 23 Aoû - 12:01





Edan-Kale et Estellà
The lie is a condition of life

Q
uelle soirée des plus étranges et des plus incroyables de mon existence. Je ne saurais dire si j'ai réellement adoré ou si c'était sympa. Car bien sûr, je voyais vite les choses en noir, tel était ma vision des choses, tel était mes craintes de toujours vouloir mettre des mots sur ma destinée, sur mon lendemain. C'était sans aucun doute le pire de mes défauts, de vouloir contrôler ma destinée et potentiellement à terme, la tienne. Oui, je ne savais pas encore quelle serait ma destinée avec toi mais je savais que si, mes visions prenaient en ta compagnie, c'est que forcément, quelque chose était tracé. Pour le moment, en ayant un contact avec toi, je ne voyais rien comme si...comme si j'étais complètement déconnecté de la réalité, comme si rien que par tes lèvres pulpeuses scellées aux miennes, tout autour de moi disparaissait dans les méandres de l’enfer. Comme si, en l'espace de quelques secondes, mes problèmes, mes craintes, mes dons terribles et également divers autres raisons qui poussaient à la négativité, tu arrivais à les faire s'envoler.

Un baiser digne des contes de fées, digne d'un livre de romance du XIXe siècle, des plus beaux films qu'il puisse exister. Bon, un baiser loin d'être chaste, il en va de soit. Mais un baiser qui échauffait toute mon âme jusqu'au plus petite partie de mon anatomie, de mon âme. Il faut dire qu'un baiser comme ça, peu de gens pouvaient s'être vanté d'en avoir reçu un aussi parfait pour une première car oui, jusqu'à présent, il n'y avait eu que toi et j'en étais assez satisfaite mais d'un côté... je bougonnais contre moi-même d'avoir été aussi patiente envers toi, d'avoir été aussi loin dans ce jeu de séduction qui aurait pu se clore depuis bel lurette. Mais bon, cela avait été dans le bon sens car comme on dit : c'est en patientant qu'on arrive au meilleur, et bien ce n'était pas loin d'être le cas. De t'avoir tenu tête pendant tout ce temps, avait du ne faire qu'accroître la potentielle affection et attirance que tu pouvais avoir vis-à-vis de moi et également valable pour moi. Le désir, il fallait se faire désirer et cela semblait avoir extrêmement bien marché. Mais dorénavant, nous laissions libre cours à ce sentiment fort qui irradiait mon corps de la tête aux pieds. Mes lèvres s'ébouillantaient doucement par le contact chaud des tiennes, mon corps se crispait sous la sensation intense de plaisir que je ressentais par ton contact des plus appréciables, me rendant bien compte que mes mains avaient ce même pouvoir sur ton corps qu'inversement.

Après une étreinte qui semblait avoir duré des heures, j'avais donc mis terme au baiser qui m'avais laissé légèrement allaitante , me laissant quand même embrasser la gorge en laissant échapper un petit soupire de bien-être avant de croiser ton regard brillant d'une drôle de lueur. Oh ça oui, que cela se voyait que tu étais fière. Je finis par répondre à tes secondes paroles :
« En effet, tu t'es terriblement bien trompé. Enfin...J'aurais pu agir de la sorte mais non. Je n'en avais pas envie. » Dis-je en prenant un petit air angélique qui m'allait si bien, avant de pouffer légèrement par la suite de tes paroles. Toutefois, je fus un peu mal à l'aise sur le fait que tu me parlais d'hommes et de sauter sur les gens et partir comme un voleur. Pour moi, c'était nouveau, tout ça. Je cherche mes mots quelques secondes en sentant tes mains m'enserrer davantage, étant encore plus gênée ce qui pouvait se voir avec mes rougeurs mais sans doute faisait-il trop sombre pour que tu ne remarques rien.

« Sans doute y ai-je songé, mais tu sais, tu te trompes lourdement, tu es bien le premier homme que je cotoie. Nous n'avons aucunement le droit de fréquenter des hommes, c'est ainsi depuis des années. Donc non, personne est passé avant toi si c'est ce que tu veux savoir, Edan. » Disais-je en te regardant droit dans les yeux, sans grande gêne de te faire comprendre que j'étais pure et étrangère à tout cela. Je m'en moquais car je ne connaissais pas réellement les réactions de bases qu'on aurait vis-à-vis de sa sexualité sur votre continent.

« Des fausses idées...¨Pas vraiment non. Tu vas sans doute être surpris mais je te connais plus que tu ne peux le croire. » Disais-je donc d'un ton mystérieux. Et oui, car même si j'avais prétendu ne pas avoir de vision de toi et moi, j'en avais eu de toi depuis notre rencontre, sur ton passé, des petites brides comme ça avec ton frère et d'autres personnes. Je savais quelque petite chose mais sans plus. Mes doigts jouèrent doucement avec le col de ton haut, en fixant un point sur ce dernier sans vraiment être là, à l'instant présent.
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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mar 8 Sep - 3:46

When passion emerged, I'm your villain. You toss in a word and I'm your villain. But serious, you're so serious, Like a waiter hating the rich But taking their tips. If I could laugh, I'd love you. If I could smile at anything you said, we could be laughing lovers. I think you prefer to be miserable instead. If we could love like anybody else, we could be living lovers. No one else, and I'm your villain. No, I don't give a damn, if I'm your villain.
Edan & Estellà
♠ ♠ ♠
Chasser les pensées négatives, ne garder que la certitude du moment présent, la certitude qu’elle veut ses lèvres autant que lui les siennes. Plus rien n’existe. Les baisers d’Edan-Kale sont des charbons ardents. Un feu qu’il veut allumer sur sa peau, dans la moindre parcelle de son être. Il veut lui donner une étreinte parfaite, en graver un souvenir éternel dans sa mémoire. Il doit lui faire ressentir ce qu’elle lui inflige depuis des mois, à souffler le chaud puis le froid. Embraser son âme, juste là, dans le creux de son ventre. L’intoxiquer de ses lèvres, qu’elles deviennent une drogue dont elle ne pourra s’émanciper. Aucune pensée vengeresse, nul désir de lui faire payer ces mois à languir de ce moment irréel. Rien qu’une chance de la capturer qu’il doit saisir pour la garder près de lui. Et s’il parvient à lui faire tourner un peu la tête, alors ce n’est que justice. Il s’applique à lui donner juste assez d’envie pour qu’elle souhaite le revoir, qu’elle pense à lui quand elle retournera auprès de ses soeurs, qu’elle lui revienne. C’est son but, la folle obsession qu’il poursuit depuis des mois et qui n’est pas sans conséquence. Edan en prend conscience maintenant plus que jamais, pendant qu’il enserre sa taille pour l’empêcher de s’enfuir, qu’elle lui file entre les doigts une fois encore. Il mesure l’ampleur de sa folle entreprise cette nuit plus que tout autre, réalisant qu’il laisse des brides de lui-même à chaque rencontre, une partie de lui qui se révèle à chaque fois qu’il la piège pour qu’elle lui échappe ensuite. Une partie de lui qu’il ne veut pas voir, qu’il ne peut accepter et pourtant… Il sème de petits morceaux de son âme à chaque contact, à chaque battement de coeur que l’amazone lui fait manquer. Bientôt il retrouvera son âme éparpillée en lambeaux derrière lui. Mais Estellà vaut bien la peine de se damner, rien que son rire cristallin en vaut la peine. Ce rire rare, un brin gêné qu'il découvre. Cette mélodie légère le pousse à resserrer un peu plus son emprise sur son dos pour la déstabiliser d’avantage. Jouer avec le feu. Toujours. Il aurait agi de la même manière s’il avait remarqué le rouge teinter subtilement ses joues dans la pénombre. L’amouraché ne cherche même pas à retourner sa rhétorique contre elle, sentant encore les effets de leur baiser sur son corps. Non, il se contente d’avouer sa faute, mea culpa sans détour, si tant est qu’elle doute encore de ses ambitions séductrices. Son arrogance serait de trop. Il réussit à lui répondre, à la taquiner qui plus est, effort considérable dans un pareil trouble. Il garde la fierté d’avoir été l’investigateur de tout ça dans un coin de sa tête, ce n’est rien, rien du tout comparé à la sensation de leurs lèvres embrassées, l’effet grisant de sa peau contre la sienne. Et Jamais le jeune homme n’a été aussi content de se tromper. Enfin, pas complètement… Elle aussi lui fait des aveux intéressants en admettant qu’elle aurait pu agir comme il le pressentait. Un sale pressentiment de fuite. Vieille rengaine. Qu’elle lui assure ne pas en avoir envie ne le chasse pas. Un sourire illumine son air satisfait en guise de réponse. C’est donc qu’il ne la connait pas si mal que ça, bien qu’il ait parfois l’impression autant existante que désagréable de ne pas la connaitre du tout. 

Le Taquin l’écoute attentivement se débattre pour trouver ses mots, curieux de savoir ce qu’elle pourrait bien rétorquer à sa boutade. Il n’a parlé que pour tuer le silence et les réflexions qu’il amène. Des accusations ridicules déférées à la hâte. Rien qu’une blague stupide. Parce que les militaires sont tous des bougres qui ne pensent qu’à se jouer des femmes sauvages et à détruire l’île. Vaste supercherie. Pour rien au monde Edan ne détruirait cette île, lui qui ne s’imagine pas la quitter. Sûrement l’effet euphorisant de leur étreinte, de la passion enfin exprimée. Ses lèvres s’ouvrent spontanément, cherchant à lui couper la parole en voyant qu'elle choisit ses mots avec sérieux. « Je voulais juste te taquiner, c’était id… » Idiot. Oui. Quel con ! Vrillement de tête, ses paupières se plissent sans qu’il ne les commande. Ridicule mécanisme de défense. Besoin de contrôle pour empêcher le rose de lui monter aux joues, de se planquer pour esquiver cet élan mutin en apprenant qu’il est le premier homme à… Stop. Lui et ses maudites expressions tendancieuses… Elles lui siéent pourtant si bien. Il ne peut parler sans balbutier, ni s’exprimer à travers un geste maladroit. Fais quelque chose crétin ! « Non ce n’est pas c’que… » Et merde. Non, ce n’est pas ce qu’il demandait. Pourtant il ne peut mal accueillir cette nouvelle loin d'être mauvaise. Et quoi ? Le Charmeur ne va pas s’en réjouir ouvertement ! Il ne peut pas non plus la toucher, déposer une bise sur sa joue tendrement, pourquoi ferait-il cela ? C’est lui qui semble mal-à-l'aise, pas elle. Elle dont il peine à soutenir le regard qui ne le lâche pas. Il peut encore moins la rassurer, lui dire que ce n'est pas grave, que ça ne fait rien ou qu’il s’en moque. Quel sens de telles paroles auraient-elle ? En quoi sa pureté serait un fait grave ? Elle n’a pas besoin d’être rassurée, il n’y a rien d’anormal à ça. Pas pour elle. Hors de question de lui apprendre que ça le serait pour certains, dans son monde, de la faire sentir anormale, différente -en mal- à ses yeux. Et lui est loin de s’en moquer. Non, il ne se moque aucunement d’avoir le privilège d’être le premier, lui qui rêverait d’être l'unique. « Une chance pour toi que je sois cet homme, tu n’aurais pas pu tomber mieux. » Un sourire file sur le coin de ses lèvres mutines. Lui faire comprendre qu’elle n’aurait pu trouver mieux que lui comme éventuel « premier homme » . Habile pirouette, phrase en demi-teinte un brin arrogante comme le Provocateur les affectionne tant. Etrangement, toute gêne retombe, son regard plongeant de nouveau dans le sien sans retenue. Mais il retient son souffle à l’instant où Estellà reprend la parole. Sa question… Sérieuse cette fois, emprunte d’une curiosité qu’il n’a pu réprimer. Il l’avait presque oubliée, incertain de toujours vouloir recevoir une réponse. Ses yeux s’écarquillent, rehaussant ses sourcils dans un sursaut d’étonnement. Le militaire s’attendait à tout sauf à un non franc. La surprise est réussie. « Ah, vraiment ? » Ses mots raisonnent tel un défi. Impossible d’en rester là. « Serai-je un livre ouvert ? » Cette perspective lui glace le sang. Le connaître plus qu’il ne peut le croire… Comment le pourrait-elle ? Il ne croit rien. Parce qu’elle ne sait rien. Elle ne peut rien savoir parce qu’il ne dit rien. A personne. Seule Avery peut se vanter d’être la gardienne de quelques précieuses brides de son passé tumultueux. La mort de son meilleur ami, l’autre ami qu’il a laissé à New York pour partir auprès de son frère… Sa soeur de coeur l’aide à soulever le poids de sa culpabilité au quotidien, et pourtant… Elle n’a soulevé que la première pierre du rocher. Son bras droit retombe le long de son corps, libérant partiellement l’amazone pour se plaquer contre sa cuisse, essayant de contenir les signes de son anxiété dans son poing. La possibilité qu’elle lise en lui comme dans un livre ouvert, qu’il ait baissé sa garde plus qu’il ne le pensait l’effraie. Il y a tant de choses qu’elle ne doit pas lire, qu’il refuse de lui laisser voir… Il aimerait, mais il a trop peur qu’elle le repousse. « Je serai très curieux de savoir ce que tu connais de moi qui pourrait me surprendre ! » Tonalité grave. Aucune réponse.

Kale aurait pu ne pas le demander ‘‘gentiment’’, il aurait pu insister, sans la lueur d’amusement logée dans le creux de ses iris pour le trahir si souvent. Il aurait également pu ne pas maîtriser son impulsivité. La blonde devrait se préparer à cette éventualité si elle le connait aussi bien qu’elle le prétend, songe-t'-il, encore perplexe. Mais quelque chose l’en préserve. Dwayne. Tybalt. Edan-Kale est celui qui calme les crises et non celui qui les provoque. Si rares. Si brèves. Des coups de sang qu’il réfrène, les retenant en son poing qu’il ferme à s’en briser les phalanges. Il sent qu’il y a autre chose. Les mains de l’Amazone sur le col de son veston lui arrachent un battement de coeur au rythme d’un frisson. Il la cherche de nouveau du regard, étonné par son silence plus que par son geste. Un sourire de façade faussement innocent pour ne pas lui faire peur, si ce n’est déjà fait. « Ellà ! » Un murmure incertain pour exprimer l’urgence qu’un prénom entier ne peut exprimer. Un appel lancé en vain. Le regard inquiet du militaire vacille entre ses doigts agités et son visage absent. Ses iris d’un azur limpide renvoient le bleu myosotis de ses propres yeux perdus. Trop limpides. Ils ne sont plus qu’une fragile paroi de verre. Il relâche doucement son poing, gardant son bras gentiment le long de sa jambe. Il ne prend pas le risque de perturber celle qu’il croyait connaitre quelques minutes plus tôt, se sentant idiot de s’être montré si fier. Jamais il ne se targuera d'avoir percé son mystère. Comment le pourrait-il alors qu’il tente vainement de comprendre ce qui l’attire tant dans le col de son haut ? Que peut-elle bien y voir ? Kale l’observe impuissant et interdit se faire aspirer par le bout de tissu. « Estellà, reviens. » Supplique qu’il chante à son oreille. Chuchotements qui poussent son visage contre le sien pour se faire entendre, sa joue frôlant celle de la Mystérieuse avec toute la précaution que mériterait la chose la plus fragile au monde. « Mais qu’est-ce que tu fais avec moi ? » Avec un pauvre type comme moi. Complainte qui meurt dans un souffle avant qu’il n’écarte son visage du sien. Il espère qu’elle n’a pas entendu ses derniers mots, redoutant de créer un nouveau malentendu. Si elle avait dit vrai, si elle avait vu, du moins perçu certains aspects enfouis de sa personne… Alors qu’est-ce qu’elle fiche là maintenant, blottie dans ses bras ? Dans les bras d'un pauvre type malheureux. Un pauvre type pas mauvais. Juste paumé, abimé par la vie. Il dissimule ses blessures derrière de belles parades et de la poudre aux yeux. Il fait le beau. Le digne. Superbe clown triste. 

1878 mots



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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Mer 30 Sep - 1:26





Edan-Kale et Estellà
The lie is a condition of life

O
h oui, si j'étais une femme en « madame tout le monde », que cela aurait été gênant. Ce genre de parole, d'annonce, ne se balançait pas aussi lestement comme je venais de le faire, d'une manière aussi...naturelle. Et oui, je n'avais juste pas connu les mêmes mœurs, les mêmes façons de faire, de voir les choses. Je n'étais pas gêné à proprement parler de ma sexualité, n'en ayant jamais eu, tout bonnement. Oui, c'était ainsi, et j'assumais pleinement. Mais il est vrai que de voir la réaction que tu venais d'avoir en vue de mes paroles, m'amusais. Je venais de te gêner, de te mettre dans une position plutôt inconfortable assez facilement en fait. Je pensais que tu étais choquable plus difficilement mais c'est sans aucun doute, ma façon de balancer la chose qui t'avais mis dans une telle réflexion, dans un malaise pareil. Mais c'était trop pour moi, que je ne puis m'empêcher de pouffer légèrement, un sourire adorable se dessinant aux coins de mes lèvres :

« Voyons, ne bégaye pas comme ça. Je trouvais tes lèvres et ta langue bien plus sur d'elle il y a quelques secondes. Mais oui, je ne disais pas cela pour te mettre mal à l'aise, c'est purement la vérité. Aucune des amazones de naissances et qui sont ici depuis toute jeune n'ont connu d'hommes, c'est ainsi. Sauf celle qui ont un peu bafoué les règles, face à des hommes un peu trop charmeurs. N'est-ce pas ? » Disais-je, mes paroles étant bourrés de sous-entendus, même pas mal déplacé sur ce coup. Mais bon, tu semblais apprécié tout ce que je disais, même si c'était plus osé que la normale. Je finis par observer ton visage pâle, ton regard si ténébreux et saisissant que j'en avais presque la chair de poule à chaque fois que ton regard me traversais pour m'observer ou me contempler des heures. Je finis par détourner un peu le regard de côté, ne relâchant cependant pas le contact physique avec toi, sauf une micro-seconde pour pouvoir boire une gorgée de la tisane qui avait refroidi. Mes lèvres étaient brûlantes à cause de tes baisers bien ardents, j'en avais encore le cœur qui palpitait. Je finis par tourner à nouveau mon regard sur toi, m'asseyant contre une roche, rompant donc tout contact avec toi un court moment, avant que tu ne t'agenouilles à mes côtés. J'ajoute alors :

« Tu ne le sauras pas comme ça, mon beau militaire. Mais tôt ou tard, c'est promis. En parlant de cela, que faisais-tu dans cet autre monde qui n'est pas le mien ? Qui étais-tu vraiment ? » Essayais-je de savoir, bien que j'avais un doute que tu me le dises. Tu cachais tellement de choses, je le ressentais. Je ne pouvais pas me vanter de le savoir, ça. J'ai vu des choses mais cela ne valait pas la parole, ne valait pas le vécu raconté de la propre voix du concerné. En l’occurrence, toi. Mes doigts vinrent timidement saisir la tienne, bien plus chaude et rugueuse que la mienne. Je plonge mon regard de sirène tentatrice dans le tien, avant d'ajouter :
« Qu'est-ce que tu racontes ? La folie t'emporte. Je ne partirais pas. Pas encore du moins. » Soufflais-je en ayant un second frisson qui me parcourt l'échine avec lenteur, suivant la douce sensation de ta pilosité contre ma joue. Mon estomac se tord sous l'envie et le désir de t'avoir tout contre moi encore une fois. Une de mes mains se glisse donc contre ta mâchoire, mes lèvres les remplaçant relativement vite. Le désir était intense, trop pour le nier plus longtemps. Mes douces lèvres encore bien chastes saisirent les tiennes sans en demander l'approbation mais rien qu'à sentir ta poigne vive et ton engouement envers ce geste, prouvait que tu étais aussi désireux que moi. Mes doigts s’entremêlent dans tes cheveux, mon corps se rapprochant dangereusement de toi. Lors d'un doux moment d'accalmie pour ajouter :
« Car tu mérites que je m'attarde vers toi. Et que tu es sans doute l'homme le plus intriguant et le plus étonnant que j'ai rencontré. »/div>WILDBIRD


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» Edan-Kane Fitzgerald "
❝ Failure. × It's like I'm losing my mind ϕ ❞

× Ma Célébrité : Colin O'donoghue × Nombre de messages : 2656 × Age du perso : 32 piges. × Job : Médecin en chef dans la Marine. × Côté love : Âme captive de la sirène.


Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Sam 3 Oct - 5:41

When she walks towards me I feel something crawl beneath my skin. And all the electric stars are shining beneath my skin. Oh cherry honey you got me stuck on a rope. You got me running around with the fear in my head for you. And I want you. And i'll give you my head, and all the things it said. And i'll give you my thoughts, if those things weren't lost. And i'll give you my soul, to beat it with your pole. I'm going to give you my head, you could kick it dead. Come on and kiss me deep. Come on and drag me down.
Edan & Estellà
♠ ♠ ♠
Son franc-parlé le déstabilise, évidemment. Comme il est tout aussi évident qu’il a douté. Bien sûr, la grande question de la véritable pureté des amazones le travaille. Croyance un brin archaïque ou prompte réalité, percer ce mystère ne l’intéresse pas. Seule Estellà l’intéresse. Cette femme qui le séduit autant qu’il la charme, cette femme qu’il pensait sauvage et fuyante, celle qu’il imaginait déjà le semer à peine aurait-il prononcé un mot ou fait un pas de trop vers elle. Cette femme qu’il s’était acharné à pister, chercher puis poursuivre encore et encore. Des mois à espérer la capturer, à jouer de son audace pour la tenter mais aussi la découvrir, connaître ce qu’elle voulait bien partager avec lui. N’importe quoi qui lui donnerait l’illusion de pouvoir l’avoir rien que pour lui. Même un court instant. Même une nuit comme il vivait ce soir en sa compagnie, secrète et délectable. Une proximité nouvelle et précieuse qui lui fait tourner la tête. Les questions fusent, les sous-entendus et les craintes s’en mêlent. Comment fait-elle pour le faire courir derrière elle, pour qu’il revienne sans cesse ? Comment a-t-elle appris le désir dont elle joue, le laissant approcher pour mieux le fuir ? Et ce baiser, cette impulsion attendue qu’elle n’a pas réfrénée, ses lèvres entièrement données aux siennes sans tressaillir. Comment penser être le premier ? Il rêve ce privilège qu’elle rend réel sans la moindre gêne. Une évidence dans les mots de l’être pur. Le choc de la surprise pour le militaire séducteur qui les reçoit. Et voilà qu’elle se moque, presque avec tendresse. Edan fronce les sourcils pour la forme. Qu’il a dû avoir l’air bête à balbutier, le cerveau au ralenti balançant un énième double-sens trouvé sur le tard. Les sous-entendus d’Estellà le ramènent bien vite à lui, trop particuliers pour les laisser filer. Ses paroles raisonnent d’une façon très spéciale à son oreille, il les prend comme l’aveu à demi-dévoilé du plaisir qu’elle a éprouvé, qu’elle découvre. Une assurance pas vraiment bénéfique à sa fierté mais qui le met en joie.
« Mais ça, c’est parce que comme tu as pu le remarquer, je suis bien plus à l’aise avec mes lèvres et le reste de mon corps qu’avec les mots. » Surenchère osée. Provocation irrésistible. Ses mains sagement posées sur son dos se mettent à bouger en une caresse furtive pour appuyer ses dires, un sourire tout sauf modeste étirant le coin de sa bouche. Au cas où elle réclamerait des preuves… Rêve toujours. Le sourire d’enfant farceur se dessinant sur les lèvres tentatrices de l’amazone le désarme. Il sait maintenant qu’il les a goûtées qu’il ne pourra plus jamais se priver de leur saveur. Il l’a su à la seconde où il les a effleurées. Il ne peut cependant s’empêcher de sourire en l’entendant évoquer les âmes rebelles de sa tribu, pensant très fort que leur plus belle pécheresse se tient sous ses yeux qui ne la lâchent toujours pas.
« Donc tu me trouves charmant ! » Boutade incontrôlable. Impossible de se retenir, de s’empêcher de réagir au quart de tour, jouer sur ses mots. Il adore cette répartie qu’il découvre, les petits tacles bien placés dont elle l’affuble, curieux de savoir si ce n’est que paroles ou si des actes pourraient suivre. Kale aime encore plus les détourner à son avantage, voir qui aura le dernier mot. Il sent le casse-cou en sommeil se réveiller, l’imprudent qui ne connait pas le sens du mot limites, qui les bafoue reprend vie et gaité grâce à l’Audacieuse.

La même chanson à chaque fois qu’il croise son regard. Le même envoutement qui voile ses prunelles noires, non pas d’un désir banal et attendu, primaire et trivial, mais d’une profondeur abyssale qui se laisse aspirer le temps qu’elle laissera fondre ses iris dans les siennes. Cruel piège qui l’arrache à la réalité. Il peine à suivre le pauvre admirateur de la Beauté, ignorant complètement ses gestes. Il les voit sans pouvoir les intégrer pour autant. Comme la tasse dont elle s’empare complètement invisible à sa vue. Edan se repasse la même scène en boucle, celle de son regard dans le sien, pour le faire durer, s’assurer qu’il ne l’a pas imaginé. Et puis un manque. Celui des battements de son coeur qu’il n’entend plus cogner contre son torse. Et encore, il ne réalise pas pleinement qu’elle s’est écartée de lui. Il s’agenouille instinctivement pour riposter contre cette distance qu’elle installe. Légère mais déjà de trop. Inconscient, il remarque lentement la supplique qui pourrait interpréter sa position, le genoux ainsi posé à terre. Est-ce cela ? Sa peur du passé est-elle forte au point de redouter ce que la Mystérieuse prétend connaître de lui ? Ou alors n’est-ce qu’une machination de la sirène pour le pousser à avouer, lui sous-tirer les informations qu’elle lui réclame à présent. Le militaire secoue légèrement la tête. « en parlant de ça » Bordel, pourquoi avait-il insisté ? Pourquoi voulait-il savoir ?
« Si je ne te connaissais pas, je dirai que tu bluffes ! » Réflexe tardif. Voilà ce qu’il aurait dû répliquer dès qu’elle avait prétendu savoir certaines choses à son sujet, au lieu de réfréner son impulsivité, d’inviter la stupeur à troubler ses esprits. Mais justement il la connait, pas aussi bien qu’il le souhaiterait, mais bien assez pour être sûr qu’elle ne bluffe pas. Tôt ou tard hein… Ouais… C’est une promesse suffisante pour ne pas insister davantage. Mais de là à parler… à raconter…
« C’est vrai que je suis beau. On me l’a souvent dit. » Mon beau militaire, cette marque de possessivité devrait à elle seule lui donner de l’entrain, enflammer la moindre parcelle de son visage d’une fierté flamboyante, pourtant le coeur n’y est pas. Même sa dernière répartie -tentative désespérée de détourner la conversation des véritables attentes de l’amazone- n’y peut rien. Ca ne suffira pas, il le sait. Son visage se ferme, les traits soudainement figés. Plus d’air guilleret et d’oeillades amoureuses, rien que la tristesse, la honte quand ses yeux se baissent, se refusant à la vue d’Estellà. Il ignore où trouver le courage de parler, mais n’a pas non plus envie de lui mentir, de lui servir le couplet du gentil médecin qui sauve des vies pour combattre l’injustice. Pas à elle. Une caresse sur la main d’Edan l’incite à relever la tête. Il est foutu. Ce simple geste suffit. Le pouvoir hypnotique des opalines est inutile pour le décider à se confier. Qui est-il vraiment ? Il ne sais pas. Triste vérité. Un gars en quête d’identité parmi tant d’autres, quête plus violente chez lui sans doute.

« Je n’étais pas quelqu’un de mauvais… Je n’étais pas quelqu’un de bien pour autant. » Quoi ? C’est un début ! « Mes parents n’étaient pas des plus affectueux, mais je m’en plaignais pas, j’étais dans ma bulle de rêve et j’avais mon frère, encore plus casse-cou que moi je pense. » Il sourit à ce souvenir. « Tant qu’il était là tout allait bien. Même quand il a commencé à nous foutre dans des plans foireux en grandissant… » Et c’est là que ça déraille… Pense-t-il ironique. Il avait hésité à évoquer ses parents, sa famille, pour ne pas blesser Estellà qu’il devine orpheline, mais c’est plus facile de parler de lui à travers les autres.
« J’ai jamais été attiré par tous ces trucs de militaires qui sont une religion pour ma famille. Mais mon frère oui. Il a quitté le foyer tôt, et moi, j’ai totalement merdé. J’aurai dû aller le chercher, le faire revenir, mais non. Au lieu de ça j’ai quitté la médecine, parce que c’était la volonté de mon père et non la mienne et j’ai trainé, avec des gens pas fréquentables, à faire des trucs pas légal… Pendant ce temps on lui faisait du mal dans son nouveau foyer et moi je l’ai vu trop tard. J’suis pas fier et pourtant, j’ai pas le souvenir d’avoir été mal ou triste… Un jour ça a mal fini. J’ai perdu quelqu’un et ça a été très dur de m’en remettre, parce que je me sentais responsable. Je me sens toujours responsable. J’ai repris Médecine pour sauver d’autres vies, pour rendre hommage à celle que j’ai pas pu sauver. Et si j’suis là c’était pour avoir un peu d’aventure en voyageant avec l’armée, mais surtout pour y retrouver mon frère. » Fin de l’histoire. Déballage cacophonique à son goût. Son frère qu’il n’a pas su protéger, sa famille pour laquelle il n’a que de la rancoeur, sa fuite, la faute irréparable qui lui donne encore quelques cauchemars de temps en temps… Quelle gloire ! Vraiment magnifique pense l’ancien médecin à la dérive qui redoute la réaction de la blonde. Au moins cette fois il est certain de la surprendre. Ouais, la surprise du siècle ! Pour sûr elle ne s’attend pas à… tout ce merdier dans sa tête, aurait-il envie de dire, cette cacophonie qui fait partie de lui et dont il a en plus épargné des détails, comme la drogue qu’il n’a pas nommée, ou l’identité du proche perdu. Et par-dessus tout, tout ce qu’il n’a jamais dit à personne. Mais ça fait du bien. L’éprouvé sent une douce pression sur sa main, les doigts s’enlacent.

« Tu étais beaucoup trop loin. » Un soupçon de légèreté dans sa voix malgré l’appréhension qui demeure. Kale redoute toujours les réactions d’Ellà à ses aveux. Il ne comprend pas lui-même à quoi il répond exactement. Il se souvient lui avoir soufflé de revenir quand elle s’est éloignée, quand ses yeux se sont détourné des siens. Revenir à elle officiellement. Revenir vers lui en réalité, sa joue frôlant la sienne pour exprimer cette nuance. Pourquoi ne part-elle pas en courant ? Pourquoi ces caresses ? La perte, le sentiment de culpabilité qu’elle provoque en lui -ne se doutant pas une seconde que l’amazone a vécu ces épreuves- s’efface de sa mémoire quand ses lèvres réconfortent son âme. Un sourire se glisse dans le baiser, effet de la surprise plus qu’appréciée. Lui qui oeuvrait quelques minutes plus tôt dans l’espoir qu’elle veuille plus, qu’elle réclame ce contact, il ne s’attendait pas à voir son voeux s’exaucer si vite. Sa raison refuse de coopérer contre l’assaut de la sirène, ne retenant pas ses mains qui se perdent dans ses boucles blondes. Riposte de l'amazone, ses phalanges délicates enserrant sa chevelure corbeaux, son corps réduisant l’espace qui le sépare du sien. Cette fois rien n'empêche ses mains de dessiner les courbes que le tissu préserve de sa vue, ni d'attirer ses hanches contre les siennes. L’envie de découvrir sa peau est puissante, quasiment incontrôlable et plusieurs fois ses lèvres dévient des siennes pour explorer sa peau, mais il se retient par miracle de la faire basculer sur le sol pour la faire sienne. Etourdi par le chant de la sirène, ses yeux semblent admirer le plus bel être au monde tant ils s’illuminent à sa déclaration. Aurait-il de nouveau pensé trop fort pour recevoir pareille éloge ? Interdit, n’osant plus bouger, il reste étonnamment sage à se demander comment lui, l’esprit libre, l’âme rêveuse, l’aventureux casse-cou se retrouve dépendant de la créature fascinante qui lui fait face. Voulant prendre son visage en coupe, il réalise qu’il l’a capturée. Il la tient dans ses bras, descendue de sa roche elle n’a que lui comme soutient.
« Si tu pouvais voir comme je te vois… » A son tour de souffler un peu de mystère, ne pouvant se contenter de lui renvoyer ses mots. Ses mains réchauffant son doux minois, il dépose un baiser sur ses lèvres, lent et appuyé. Ce baiser n’est que tendresse, affection. Puis il la relâche. « Tu ne m'auras pas si facilement ma fabuleuse sirène, j’ai moi aussi très envie de découvrir qui tu es vraiment, à défaut d’autre chose... » Ose-t-il en la déshabillant du regard, misant sur la probabilité qu’elle préfère parler que poursuivre leur pas très chaste activité. Et en toute honnêteté, ça lui conviendrait aussi bien.

2145 mots



long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
Song to the Siren

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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Sam 10 Oct - 3:00





Edan-Kale et Estellà
The lie is a condition of life

J
e remarquais bien avec qu'elle aisance tu gardais à l'esprit tout ce que je disais. C'était même incroyable d'être aussi attentif aux moindres mots que je pouvais sortir et même quand je disais quelque chose qui t'offrais la possibilité de te vanter, tu le faisais avec suffisance. Tu m'amusais vraiment et cela me plaisais encore plus chaque seconde qui passait. J'étais plus que satisfaite d'être venue ce soir. Damne. Que j'aurais été mal de ne pas avoir eu ces moments avec toi. Cela m'aurais vraiment déchiré le cœur bien que je doute être consciente de ce qui se serait produit et de ce qui pourrait encore se produire. J'étais vraiment naïve, oui. Il n'y avait pas d'autres mots pour décrire ce que j'étais face à toutes les perches bien tendues que tu me lançais. Une femme moins inconnue à ce genre de jeu de séduction aurait parfaitement compris l'envie intense et charnelle que tu désirais. Une femme plus d'expérience n'aurait pas attendu aussi longtemps également.

Je ne pu m'empêcher de sourire légèrement en coins face à ta remarque plus qu'osé en effet. Je m'attendais pas à ce que tu renchérisses sur ton corps, aussi charmant et désirable soit-il c'était carrément coquin de lancer ça comme ça. Mais j'étais assez innocente à ce niveau pour le prendre plus sainement dirons-nous, qu'une personne plus connaisseuse dans le domaine.
« Je sais que trop bien que tu sais te servir de tes lèvres . Le reste j'en doute encore un peu mais bon. Je n'irais pas titiller pour le savoir on va dire, mon cher. » Dis-je d'un ton plus que moqueur. Je ne cessais de te taquiner de toute façon, car tu réagissais toujours et cela m'amusais au plus haut point. On était aussi sur la même longueur d'onde, cela aidait grandement à l'affaire, autant l'avouer. Un doux et fin soupire s'échappe d'entre mes fines lippes, teinté légèrement plus dans les rouges à force des baisers nombreux et incalculable que nous avions échangés ce soir. Je glisse machinalement une main dans mes cheveux avant de répondre à la suite de tes dires :

« Moi ? Bluffer ? Jamais ! Et bien écoute, si toi-même tu te trouves beau, tu auras toujours de quoi te contenter si tu te fais envoyer paître, ton reflet t'aideras à remonter la pente » Dis-je en glissant mes mains en coupe sur ton visage, gardant ce sourire plus que taquin aux coins de mes lèvres, avant de te lâcher, pouffant légèrement, tout en épiant tes réactions. Bien sûr, je reste sérieuse quand tu commences à me dire des choses plus intimes te concernant. C'est ce que je voulais de toute manière, que tu m'en dises plus sur toi, pour qu'ainsi, je puisse mieux interpréter mes visions. Tes paroles étaient difficiles, cela se sentait dans le ton de voix que tu apportais à ton récit. Je n'ajoute rien, suite à tes paroles. Je ne voulais pas m'apitoyer sur ton sort et je suis sûr que ce n'est pas ce que tu voulais également. Mon regard clair se pose sur ton visage, voyant la pointe d'amertume qui se traduisait dans le fond de tes pupilles. Oui, ton passé t'étais pas simple mais toi, contrairement à moi, tu avais un passé. Moi, je savais pas ou étais partie mon passé, je ne me souvenais de rien dés l'âge de 12 ans , comme si j'étais née à cet âge-là. Je souffle doucement en te laissant donc m'attirer, mon corps se pressant un peu plus contre le tien. Je pouvais même sentir ton cœur fracasser ta cage thoracique, me faisant sourire en imaginant que cette vitesse , ce rythme cardiaque élevé était à cause de moi. Je glisse mes doigts le long de tes épaules, touchant le cuir vieilli de ton manteau, glissant finalement mes phalanges sous ton pull pour toucher ta peau brûlante assez chastement mais pouvant vite être pris pour une tentative détournée de vouloir te dévêtir. Autant j'aurais eu peur de ton contact, quelques jours auparavant, peur de ce qui pourrait arriver. Autant aujourd'hui j'en redemandais. Mes yeux se ferment quand tes lèvres se posent sur les miennes, me sentant doucement envahi par cette douce chaleur intérieure que tu m'offrais depuis pas mal de temps à chaque fois que j'avais la chance de te voir.

De l'amour ? Des sentiments ? Il y a de grandes chances, oui. Tes paroles me font tout drôle. Je ne savais pas trop comment les interpréter sur ce coup mais je sais que tu le disais dans le bon sens. Je t'offre alors un sourire étincelant, avant d'ajouter en frôlant tes lèvres tout en soufflant contre tes lèvres :
« En effet. Je ne peux pas. Mais je le fais à ma façon, à ma façon de voir. Elle est peut-être plus similaire que tu ne le crois. Et je pense que c'est manqué, je t'ai déjà sinon tu ne serais pas là. Et à défaut de quoi ? Quelqu'un t'a interdit d'avoir autre chose ? Non. » Disais-je vraiment comme une bombe qu'on lançait pour réveiller quelqu'un. Non pas que cela me branchais, mais la curiosité de savoir ce que faisait ce genre de chose, de contact charnel, me prenait. Et j'avais confiance en toi. Ce soir, j'aurais pu dire amen à tout. Ou presque. Peut-être pas de quitter l'île pour tes beaux yeux mais je t'offrais la possibilité d'accomplir un acte physique qui importait un minimum, là, dans ma petite cabane.

« Tu me découvriras. C'est promis. Bien qu'il n'y est que peu de chose à savoir sur moi. J'ai rien à t'offrir de mon passé hormis de vagues anecdotes ici... Le reste j'ai oublié. »
WILDBIRD


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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Sam 17 Oct - 23:53

As soon as I get my head round you I come around catching sparks off you. I get an electric charge from you. And all I ever got from you was all I ever took from you. And the way I feel tonight, I could die and I wouldn't mind. And there's something going on inside makes you want to feel, makes you want to try, makes you want to blow the stars from the sky. And the world could die in pain and I wouldn't feel no shame.
Edan & Estellà
♠ ♠ ♠
Son visage refuse de s’arrêter de sourire. Provocateurs, amusés, tendres, des tas de sourires étirent successivement ses lèvres dans une expression de joie indélébile. Voilà l’effet de la sirène sur lui. Il déteste cet air guilleret dont il se sent prisonnier. Le mutin se venge en l’entrainant dans ses allusions charnelles, l’imprégnant de ses envies défendues. C’est sa seule arme, celle dont il use depuis le début et qu’il affute à chaque rencontre, poussant la tentation un peu plus loin. Il se rappelle toute les fois où il s’est mordu les lèvres de justesse pour ne pas la faire fuir, persuadé qu’elle lui ferait faux-bond au premier mot trop osé. Et voilà qu’elle se rit de lui et de ses sous-entendus qu’elle ne repousse pas plus que ses bras qui l’enserrent. Holy shit ! Ca c’était osé. Le moqué échappe un rire frénétique quand elle dit refuser de titiller le reste de son corps.
« Si jamais tu changes d’avis, ma chère... » Le rire moqueur et fier d'Estellà met le self-control de l’ironique à rude épreuve. Il aurait bien mille et une répliques à amener en plus dans la surenchère. Mais revoilà ses lèvres qui se pincent, maitrisant son rire pour toute réponse. S’il continue elle pensera qu’il n’a que ça en tête ! Mais comme c’est tentant… Diable, comme il meurt d’envie de lui dire que c’est bien dommage, qu’elle ne sait pas ce qu’elle rate, ou de balancer un « pour l’instant » bien placé à son refus de connaître l’étendue de ses talents. Non. Tais-toi donc. Bon joueur, il accepte la taquinerie, riant de bon coeur d’un rire enjôleur qui en dit long sur tout ce qu’il n’ose dire de vive-voix. Elle n’aura qu’à le torturer pour le faire parler si cela l’intéresse ! Elle semble douée dans l’art de la torture à voir comment elle se joue de lui. Aucun doute là-dessus. Son sourire gracieux et les mouvements vaporeux de sa longue chevelure en témoignent. Et le fou qui l’a accusée de bluffer ! Vaine tentative de mettre fin à la torture qui l’intéresse elle, le faire parler de lui, de sa vie dont il ne parle jamais. Quelques allusions lâchées au hasard, tout juste suffisantes à faire taire les curieux. Mais ça ne suffirait pas. Kale prend une mine très sérieuse quand elle compare son sort à celui d’un descendant de Narcisse, comme s’il envisageait sérieusement cette possibilité. Il aimerait lui faire croire que ce serait un lot de consolation suffisant, qu’il pourrait en effet se satisfaire de son reflex. Mais son jeu d’acteur est bas de gamme. Il ne résiste pas longtemps.
« Toi tu m’enverrais paître ? » Un sourcil qui se arque dans un mouvement théâtrale, suivi de prêt par un sourire en coin quelque part entre défi et moquerie. Le charmeur réapparaît. Il se fiche bien de se faire envoyer paître par n’importe qui sauf elle. Et là tout de suite, il peine à croire qu’elle le ferait alors qu’elle caresse son visage, lui offrant une vue imprenable sur ses lèvres mutines et leurs yeux qui se guettent sans cesse.

Le Narcisse se laisserait bien encore dériver sur la pente du jeu des provocations et des sous-entendus avec elle, gardant les secrets de son passé tus à jamais. Oui, il tuerait volontiers la confidence dans l’oeuf pour lui voler un énième baiser, étouffant toute parole dans un souffle languissant. D’ordinaire, il n’hésiterait pas une seconde, se ficherait éperdument de passer pour un vil serpent qui n’a d’intérêt que pour ses charmes, pourtant c’est loin d’être le cas. Ses désirs sont différents cette fois, mais tout est trop nouveau pour vraiment comprendre. La gêne éteint soudainement son visage. Sa gestuelle et son regard deviennent incertains. Que peut-il bien lui dire ? Et s’il ne voulait pas répondre tout simplement, lui en voudrait-elle ? Se vexerait-elle ? Il n’a pas le temps d’apporter d’y réfléchir que les marques d’affection de l’amazone à son égard l’encouragent à essayer. Des tas de questions, encore, traversent son esprit perturbé en narrant son récit : Peut-elle visualiser cet autre monde comme elle l’appelle, son monde ? Comprend-t'-elle ses allusions à ses ivresses ? Il garde dans un coin de sa mémoire ce qu’elle a prétendu connaître, même s’il ignore toujours de quoi il s’agit exactement. Il regrette un peu de ne pas lui donner un aperçu plus heureux de sa vie. Il a pourtant des tas d’images joyeuses en tête, colorées, folles, à l’image du garçon ensoleillé qu’il a été si longtemps. Tout son être semble crier qu’il n’est pas triste quand il répond à son baiser, élan de protestation qui lui échappe. Tout est de la faute de celle dont il n’osait plus croiser le regard, celle qui ne dit ni ne fait rien de ce qu’il aurait détesté qu’elle fasse. La pitié et les désolations qu’il porte en horreur de la part de ceux qui pourraient s’apitoyer sur son sort. Si elle le juge, ce qu’il se demande, elle se tait, rien qu’il ne pourrait apprécier d’avantage comme réaction, à part certainement la chaleur de ses doigts qui se faufilent, le souffle de vie que ses lèvres insufflent aux siennes se faisant plus violentes, ne demandant qu’à être réanimées. Son coeur manque de bondir hors de sa poitrine à plusieurs reprises. Mais il s’en fiche, jusqu’à ce que quelques mots lui parviennent. Accalmie soudaine. La chaleur électrisante de sa peau effleurant la sienne persiste. Concentration malmenée. Ses pupilles lorgnent les mains féminines planquées sous son maigre pull. Il s’égare une seconde, incapable de se rappeler comment son cuir est revenu sur ses épaules. Son attention vacille des douces phalanges au regard étincelant de l’Amazone.

« Tu peux l’enlever si il te gêne. » C’est plus fort que lui. Mais sa provocation légère est coupée par de nouvelles confidences. Un baiser suit très vite, presque trop chaste pour la réputation de ses lèvres. Les paupières closes de celle qui le reçoit donne au militaire l’occasion de prendre conscience de ce qui l’entoure, où plutôt jusqu’où il s’est laissé emporter, réalisant qu’il la faite descendre de son piédestal pour la blottir contre lui. Il pourrait la regarder pendant des heures à tenter de sonder son esprit. Pas le temps de se féliciter de lui avoir posé une colle qu’elle l’accable de mystère. Même ses lèvres tentatrices soufflant sous son nez ne le distraient pas suffisamment. Fasciné, il n’oublie rien, garde tout. Et il ressasse en boucle ses allusions à ce qu’elle sait, ce qu’elle voit. A sa façon… Plus similaire qu’il ne le croit, ah oui ? A la façon dont lui la voit ? L’imaginaire déraille. Edan-Kale ne croit rien. Au contraire, il croit tout et n’importe quoi, jusqu’à des histoires de sorcelleries et de possession. Oui, ce doit être ça. Ca expliquerait pourquoi sa volonté s’évapore dès qu’il la rencontre, les plus petites parcelles de son être qui se paralysent dès qu’elle capte son regard. Ca expliquerait aussi pourquoi il reste là à plonger dans la profondeur de ses bleus pour faire remonter des réponses à la surface de ses iris, incapable de rien d’autre, ni de quémander un indice, ni de l’accuser de sorcellerie étrange. La taquine attaque encore, ignorant ses tourments et son regard perdu dans ses énigmes. Rien qu’il ne puisse laisser passer cette fois.
« Comment aurai-je pu être ailleurs, tu m’avais promis un baiser ! » Forcé de constater qu’il a eu bien plus qu’un baiser, c’est ce qu’il essaie de faire remarquer tout en mordillant sa lèvre inférieure avec insistance. Pauvre imbécile qu’il aurait été de lui faire faux bond ! Son regard océan analyse attentivement leur position, le sourire et les lèvres brulantes de sa belle d’un air perplexe. Difficile de déterminer lequel des deux possède l’autre maintenant. Evidemment il ne rechignerait pas à être celui-là, et ce n’est pas la bombe qu’elle fait exploser à ses oreilles qui l’aide à l’en dissuader. Ses yeux s’écarquillent d’un coup, criant au défi, exigeant une preuve.
« Alors finalement tu ne serais pas contre t’assurer personnellement que je n'ai pas menti. » Séducteur en pleine flamboyance. Il n’oublie rien, ne manquant pas de rappeler à l’imprudente ses précédentes taquineries. Un sourire pour lui-même file sur ses traits en pensant qu’elle ignore l’impact de ses mots. Il la dévisage d’un regard qui n’est que luxure. Sa main joue avec une de ses mèches rebelles qu’il entortille autour de ses doigts, songeur. Il songe à prendre son tour de torture.

« Il ne s’agit pas de ce que tu m’interdis ou pas, mais de ce dont tu as envie. » Nuance qu'affirme le militaire tout en se relevant, entrainant Estellà avec lui. Très sérieux, il voudrait l'entendre de sa bouche si elle avait envie de lui. Déterminé à l’entrainer plus loin, sa main ne quitte pas sa taille pour s’assurer qu’elle le suit. Quelques pas à reculons jusqu’à la couche de sa cabane dont il prend nonchalamment possession, la lâchant une seconde le temps d’y déposer son cuir. Sa main rattrape la sienne aussitôt, l’attirant de nouveau contre lui alors qu’elle termine de lui répondre.
« Ca me plairait de les entendre. » Rien dans son attitude ne laisse penser qu’il est disposé à écouter sagement ses anecdotes. Pourtant il l’est. Il est tout à fait disposé à satisfaire ses envies, quelle qu’elles soient. Le joueur s’amuse gentiment de cette ambiance électrique, de ce moment de tension qu’il installe, où tout pourrait basculer. Il ignore s’il ira jusque là, mais tout porte à croire qu’il pourrait. Ca ne tient qu’à elle. Sa main caresse sa joue tendrement alors qu’il se tient toujours debout devant elle au bord du lit. Il ne prononce pas un mot sur son passé oublié. Comme elle l’a fait pour lui, aucune banalité ni aucune forme de pitié ou qui pourrait être interprétée comme tel ne franchit ses lèvres. Pensif, le médecin cherche à se faire entendre. Il connait des moyens de retrouver des souvenirs perdus, des moyens bien connus dans son monde… Mais il ne veut pas remuer un sujet douloureux. Pas maintenant. Plus il la découvre, plus elle le surprend et plus il réalise qu’il ignore encore tant de choses sur elle. Il a bien eu vent d’histoires d’orphelinat, il connait sa place au sein de son clan, parmi ses soeurs, comprend qu’elle est spéciale, mais le pourquoi du comment lui échappe. Puis cette histoire d’amnésie, que diable lui était-il arrivé ? Il glisse lentement sa main de sa joue à sa taille d’un air espiègle pour cacher le souci qu’il se fait. Accrochant le tissu de ses habits d’un autre âge pour l’attirer contre lui, il se laisse tomber à la renverse, l’entrainant dans sa chute.

Edan l’observe un moment à califourchon sur lui, se redressant à peine, l’ensorceleuse tout droit sortie d’un conte légendaire. Etouffant un rire satisfait dans son cou, il ne résiste pas à l’envie de titiller cette zone, juste là, au coin de sa mâchoire, usant de sa langue pour lui faire tourner un peu la tête. Effectivement, personne ne semble lui interdire quoi que ce soit pour le moment. Pas même lorsque ses mains font craquer le tissu de son vêtement à la recherche de plus de peau à consumer. Il vaudrait peut-être mieux pourtant. Sans lire dans les pensées, il se doute de ce que représente une telle proximité pour l’étrangère aux hommes, du mal qu’il incarne pour la sage amazone. L’interdit a quelque chose de grisant, mais maintenant qu’il a l’objet de ses convoitises prêt à s’offrir à lui… Take what you can, give nothing back. Célèbre devise. Il a toujours fonctionné ainsi, bon pirate des temps modernes. Sans attache et sans loi, il prend sans se soucier des conséquences. En amour aussi, profitant de la compagnie de mille visages oubliés, étreintes d’une nuit sans fausse promesse de lendemain. Mais elle… Il lutte contre la passion qui le soulève. Il sait qu’une nuit ne lui suffirait pas. Pour la première fois de sa vie il redoute le lendemain, le risque d’un désenchantement pour la « traitresse ». Alors il joue encore, prenant un malin plaisir à prendre tout son temps. Il se force à ne plus la toucher dans l’espoir de la voir se languir pour lui, se contentant de la fixer intensément alors que sa robe menace de tomber, tellement fier du spectacle qui pourrait suivre.

2200 mots



long afloat on shipless oceans, I did all my best to smile 'til your singing eyes and fingers drew me loving to your isle. and you sang ‘sail to me, sail to me, let me enfold you’. here I am, here I am, waiting to hold you.
Song to the Siren

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» Estellà D. Sintali "
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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan. Sam 14 Nov - 23:42





Edan-Kale et Estellà
The lie is a condition of life

U
ne soirée qui allait vraiment se finir à merveille, une nuit qui s'annonçait douce, une nuit qui s'annonçait prometteuse. Je ne pouvais pas mentir en disant qu'une certaine appréhension avait naquît en moi. Cet acte n'était pas quelque chose de pur, de réellement sans conséquence. C'était quand même une promesse. Une promesse, une façon de dire qu'on aimait la personne un tant soit peu pour la désirer autant. Moi, je voyais ça par pur amour, pas par pure histoire de s'envoyer en l'air. Peut-être que dans le fond, c'était ce que tu voulais. Peut-être, que tu ne souhaitais que me posséder physiquement et qu'une fois fait, tu me laisserais partir comme pas mal de tes collègues l'avaient fait avec mes sœurs. C'est cela qui me faisais peur. Je ne voulais pas vivre juste une simple histoire de jambe en l'air, mais une vraie histoire. Une vraie histoire d'amour et je ne savais pas réellement ce que tu en pensais. Certes, il y avait d'autre chose plus grave à penser qu'une amourette bête, mais j'en sais rien...je voulais pas croire que tu m'utilisais pour tes besoins. Je ne pouvais pas te voir comme un mauvais bougre. Je me trompais peut-être, je n'en savais rien.

La tension était palpable. Je manquais même de rire nerveusement des fois à tes expressions mais c'était bien plus le stress que ta façon d'agir qui était amusante. Non, y'avait rien de bien amusant dans ce genre de situation. Ma fois, c'était comme ça, je pouvais pas m'en empêcher. Toutefois, alors que tu t'occupais de me couvrir de baiser brûlant, toujours plus intense à chaque seconde que tu passais à caresser ma peau avec tes lèvres, me procurant des frissons monstres, je sursaute un peu en entendant le bruit de tissus se déchirer. Mes sourcils se plissent un peu, surprise. Mais qu'est-ce que tu venais de faire ? Je porte directement ma main à l'endroit ou je sentais de l'air s'infiltrer, voyant que tu avais déchiré en parti ma robe sur la longueur. Je grogne légèrement en te plaquant sur le sol, avec un petit élan de fougue.
« Non mais tu es fou. C'est pas plus simple de l'enlever que de me bousiller les uniques vêtements que j'ai ? » Grommelais-je en te regardant d'un drôle d'air. Une lueur un peu malicieuse mais également un peu dubitative se lisait dans mon regard verdâtre. Je souffle légèrement en glissant une de mes mèches dorées derrière mon oreille, avant qu'un petit sourire en coin ne se dessine finalement, avant de glisser ma main sur ton torse velue, et de lancer :

« Si tu refais ça, je te promets que tu ne retrouveras pas tes vêtements au complet, et que tu auras comme seul alternative les feuilles des bananiers de la plage. » Dis-je d'un ton légèrement menaçant. Oui, j'en étais bien capable. Ce serait même très marrant à mettre en œuvre en plus. Mais ce n'était pas le moment de déblatérer des idioties.

Alors que nous étions bien partis pour avoir une nuit des plus douces et des plus intenses tous les deux, un bruit me tire de ma douce agonie, te forçant donc à arrêter. J'entends des voix d'homme et je sais que ça, ce n'est pas bon. Je me dépêche donc de remettre ma robe en place et de prendre mon espèce de manteau, l'enfilant. J'éteins rapidement le feu en jetant de l'eau dessus et l'étouffant illico avec la Terre. Je reconnaissais ses voix. Je les avais déjà entendus quelques parts : les militaires. Un seul regard avec toi suffit à me faire comprendre que c'était le cas et je me dépêche donc de me dissimuler derrière des buissons, avant que deux hommes, de ta bande sans aucune doute ne débarquent :
« Edan ? Mais qu'est-ce que tu fou là ? Cela fait des heures qu'on se demandaient où tu étais passé ! » Lance l'un d'eux, apparemment surpris de te voir proche d'une espèce d'infrastructure de sauvage. Pour vous nous n'étions que ça des sauvages.
«Faut qu'on rentre, on a des blessés. Ces bonnes femmes ont attaqué cet après-midi, t'a du boulot. » Ajoute d'un ton plus sec l'autre. J'entendis bien sur l'échange, étant proche donc de là. Une attaque ? Bon sang, non ! Je me décide donc à filer vite, car si vous aviez des blessés, nous aussi. Tant pis, une soirée des plus belles, qui venaient de mal finir...Encore une fois.
WILDBIRD


I'll use you as a makeshift gauge

⋆ I've moved further than I thought I could


it’s not that they’re born brave. it’s not that they’re born strong. it’s just that the universe has decided that this one, this one will have grit and fire and steel in their blood.
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Message(#) Sujet: Re: [END] The lie is a condition of life ♠ Estellà & Edan.

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