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Message(#) Sujet: [IsaacXLula]✣A faire sourire un génocide. Mar 12 Mai - 5:12




après la Nuit. avant le Jour.

L'Ange. La Belle. Le Lâche.


Je te hais au point d’en crever.Et même de te tuer parfois. .


Chacun de nous a un ange, un gardien qui veille sur nous. On ne sait pas quelle forme ils vont prendre. Un jour c’est un vieillard, le lendemain une petite fille. Mais les apparences sont trompeuses. Ils peuvent être aussi féroces que des dragons. Pourtant ils ne sont pas là pour se battre à notre place. Mais pour chuchoter depuis les feux de la rampe, pour nous rappeler que c’est nous, chacun de nous, qui détenons le pouvoir dans les mondes que nous créons.

Tu es assise au bord de cette fenêtre, prostrée. Loin de tout ce que tu connais. Esseulée, emprisonnée, examinée, décortiquée.
Vous aviez tous passé les tests contre les maladies possibles. Prises de sang, scanners, radios, frottis, observations. Ça faisait maintenant une semaine que tu étais coincée dans cette chambre stérile. Ils te gardaient pour des examens psychologiques. Ils avaient peur pour toi. Ils avaient découvert tes ailes. Des psychiatres te posaient questions sur questions et tu coupais tes silences par de pieux mensonges.
Aujourd'hui une infirmière t'as rapporté des vêtements et t'avait annoncé que tu avais le droit de sortir dans la journée mais que tu devais revenir le soir-même. L'équipe des aides-soignantes, apitoyées se démenaient pour te trouver un appartement. Tu leur avais confié ton orphelinat.
Tu ne te souciais pas pour l'argent. Depuis ton amarrage tu avais été docile et coopérative. Ils t'ont récompensée d'une confortable allocation en échange de ta transparence sur ton expérience.
Tu te préparais à ta première sortie. La première vraie aventure. Les premiers pas chancelants d'une personne nouvelle. Loin de Marie l'enfant traumatisée, loin de Lula la naufragée avide de sang et à des lieues de la bécasse sentimentale qui t'a poussée à grimper sur ce monstre de fer.
Tu observais tes vêtements sur le lit. Rien d’extravagant. Un t-shirt sans réelle forme et un jean. Tu pourrais faire du lèche vitrine. Te réinventer une carcasse, une image. Devant le miroir , tes cernes te regardaient avec un air hagard sous tes cheveux devenus fous par ces nuits agitées. Tu renonçais à l'idée même de les dompter. Ils ont bien passé deux ans à faire leur vie. Quelques heures de plus ou de moins... Tu te rinçais et te glisser hors de cet empiècement de murs blancs, stériles mais pleins de sentiments poisseux et tristes.

Dehors c'est le choc. Tant de monde. Trop de bruit. Beaucoup trop de vie. Ces gens qui marchent avec un but très précis sur ces allées goudronnées ou pavées. Ces rires qui fusent sans réelle raison. Ces clichés de new-yorkais comme dans les descriptions les plus débiles. Tu voulais faire partie des ces clichés. Tu t’assois sur un banc et observe ce ballet qui te fait rêver. Tu relève les mimiques et les tics. Tu sens cette odeur de café qui voyage de tous ces gobelets de plastiques blancs. Tu te lève et fonce dans le premier magasin qui vous délivre ces cafés avec ces gobelets blanc. Sur la carte contre le murs des dizaines de choix. Des centaines de possibilités. C'est déjà ton tour et tu choisis au hasard parmi la liste de nom qui ne veulent rien dire pour toi. Quand le vendeur te demande ton nom tu panique. Tu ne comprends pas. Il s'impatiente et tu te braques. Tu le regardes avec son stupide marqueur et tu te tires. Sans plus de cérémonie. Le café c'est pas pour toi. Tu trouveras un autre vice. Donner un nom à ce vendeur au sourire si large et si faux c'était beaucoup trop d’engagement pour toi.
Alors tu entres dans l'enseigne suivante. Un Tabac Shop. Tu n'as jamais fumé. Pourtant toute les âmes errantes se baladent dans les limbes une clope au bec. Alors tu prends un paquet. Un de ces paquets rouges qu'on voit partout. Tu paies avec ta nouvelle carte créditée grâce à ton malheur et tu continue le long du comptoir. Tu t’assoies au comptoir et ouvres ton paquet comme une cadeau de noël.
Première inspiration. Brûlure.
Première expiration. Toux.
Tes poumons hurlent et crachent. Ton cerveau craque et s'étouffe.
Tu souffres de tout ton soul mais jamais tu n'as autant aimé respirer. Alors tu tires encore sur cette petit merveille. Tu tire encore et encore. Jusqu'à ce que ta tête tourne. Jusqu'à ce que tu flottes à six pieds au dessus du sol. Jusqu'à ce que tu sentes ta vie au bout de tes doigts. Meurtrier et victime à la fois. Comme si chacune des parcelles de ton existence se liait dans cette fumée qui s'échappait de ta bouche sèche. Tu souris stupidement. Tu lève la tête face au miroir et tu observe la foule autour de toi. Tout ces pauvres clichés qui ne sauront jamais. Qui ignorent que tu es ton propre ange. Qui ne savent pas quel mantras tu déclame dans ta pauvre petite tête éprouvée. Tu les observes un à un. Tu te fiches d'eux. Tu les méprises. Tout ces new-yorkais trop pressés qui n’apprécieront jamais leur vie. Ces hommes et ces femmes.
Et puis tu vois ces yeux. Ceux-là qui t'ont traînée dans ce bar, une cigarette à la main. Ces yeux qui t'ont donné envie de devenir quelqu'un d'autre pour goûter à la vie de tous ceux que tu snobe du haut de ton tabouret miteux.
Ces yeux qui t'ont chuchoté au creux de l'oreille que tout irait bien et qui t'ont abandonné aux premières lueurs du jour. Ces yeux qui t'ont un jour regardé comme la plus belle des merveilles mais qui ne t'ont plus reconnue le lendemain.
Ce bleu qui t'as hanté plus encore que cette étendue d'eau qui t'entourais.
Ce gris qui t'a tourmenté comme un orage chaque minute de chaque journée.
Cette bouche qui t'appelait, qui criait ton nom. Cette bouche que tu as goûté un jour. Ces lèvres sucrées.
Lui.
Il était là. Dans le bout de ce comptoir sale. Il discutait avec courtoisie avec la jolie barmaid. La trop jolie barmaid. Trop jolie pour être barmaid dans un café aussi miteux.
Tu rallumais une cigarette. Tu goûtais à l'amertume comme jamais auparavant.
Tu refusais de t'enfuir encore une fois. Pas cette fois.
Tu jaugeais le menu avec un œil tandis que l'autre refusait de quitter la barmaid un peu trop jolie et le sourire de celui qui avait attisé un torrent de larmes et de souffrance.
Tu t'enfonçais dans ton siège priant pour qu'il ne te remarque pas dans ces habits sans formes et sous tes cheveux encore plus poisseux que sous le soleil aveuglant de l'île.
Tu fixais tes genoux qui s'entrechoquaient en attendant que quelqu'un daigne prendre ta foutue commande. Même si tu ne savais pas ce que tu voulais réellement.
A part lui.
Tu tirais compulsivement sur ta foutue cigarette au goût de regret et de souffrance en tête à tête avec tes rotules.

(c) Cαt



Dernière édition par Lula-Marie Fitzgerald le Ven 24 Juil - 1:18, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: [IsaacXLula]✣A faire sourire un génocide. Mer 13 Mai - 19:00

Elle a les yeux triste et le corps du christ.
Lula&Isaac
Tester. Expérimenter. Analyser. Dévisager. Expériences saccagées, spécimens déséquilibrés. Face au monde si parfait. Connerie ironique d'une société aveuglée. Aveuglée par une démente curiosité face à des plaies béantes aux yeux apeurés. Des rescapés. Sauvés de la précarité pour retrouver un continent changé. Les seuls survivants, les derniers. Mensonge faussé. Tu t'effrites alors que tes pensées te rendent déraisonné. Vous n'étiez pas les seuls, vous n'étiez pas les derniers, juste les plus lâches qui s'étaient barrés dès que l'occasion s'était présentée. Et ça ça te ronge de savoir, de devoir rester incapable face à la vérité. Immobile, paralysé par la peur d'une exécution de ceux dont les visages s'étaient effacés en même que cette terre où tu t'étais habitué au danger. Mais le passé continue de te hanter malgré les jours salées qui s'écoulaient. Se réadapter. Se reconstruire. Comment faire? Tu ne sais plus faire ça, tu ne sais plus rien. Perdu abandonné dans un grand échiquier. Largué et creusé par une culpabilité pas nouvelle, ces écorchures au fond de toi te condamnant au jugement dernier. Sauf que tu l'attends patiemment ta sentence, prêt à te faire exécuter par le bourreau de tes pensées. De l'air! Tu as besoin de respirer, parce que te morfondre te rend incontrôlé, te rend juste paumé. Tu veux juste t'échapper de cette banalité, retrouver le bonheur d'un instantané. Alors tu sors, une casquette sur la tête, tu veux qu'on te laisse tranquille, toi et ton identité. Ton anonymat restant ta seule protection face à ce monde qui te dévorait. Et tu marches sans but précis, juste las de cette frivole effervescence. Ces taxis, ces buildings s'élevant dans ce ciel puant, ces gens au téléphone qui se plaignent de leurs misérables existences. Ca te fait bien sourire ces hypocrites qui se frisent de leurs incompétences. Ne se contentant pas de leurs vies si faciles, si aisées, juste insultant leurs conditions, balancez les sur une île paumée et on en reparlera de leurs insuffisances. Un sourire vient se loger sur tes lèvres abimées à cette pensée insubordonnée.

Puis ton regard vient s'accrocher à l'enseigne d'un bar, tu restes là quelques minutes à fixer la devanture avant d'oser. Tu n'as pas bu depuis plus de deux ans, et l'envie te reprend. Soudainement et violemment. Alors tu presses le pas et tu pénètres dans l'établissement. Tu te diriges vers le bar, une ancienne habitude, puis tu poses tes coudes calmement sur le comptoir. Tes doigts clapotent sur la surface du bois, tandis que tes pensées s'entremêlent face aux tintements des verres lointains. Tu hésites, tu résistes. Deux années de sobriété. Deux années d'indépendance.Deux années d'oubli à peine voilée. Oser ou rester en retrait? Ton anxiété est à peine lisible sur tes traits. Mais vite, toutes tes motivations de résister s'envole alors qu'une bière apparaît sous tes yeux fatigués. " Cadeau de la maison. " Alors tu effaces tout ce stress futile, ton regard se relevant vers la silhouette féminine, qui un sourire timide à la commissure de ses lèvres fines, te fixe avec une curiosité livide. Tes prunelles océans s'attardent sur ce visage un brin enfantin. Elle est plutôt jolie, même trop. Un peu trop pour ta santé. Et pourtant, tu lui rends son sourire avec un merci imperceptible. Et tu entames la discussion, tes habitudes ayant la peau dure. La jeune femme est à l'écoute, réceptive à tes avances. Le rouge se teintant sur ces joues, son regard fuyant témoignant de son intêret pour ta petite personne. Entre deux vannes, tu bois. Le liquide chaud desserre ta gorge serrée, et tu t'étouffes quelque peu. La serveuse rit, et tu l'accompagnes. Elle te questionne, sa curiosité t'incommode mais tu mens comme tu respire. Et elle gobe tout ce que tu dis, se rapprochant de toi, se faisant plus tactile. Ces doigts se posant sur ton bras. Mais une odeur t'interroge, l'odeur du tabac. Tu te détournes 5 secondes de ta proie, et tu découvres avec effroi le visage d'un fantôme.

Elle. Encore. Elle et toujours elle. Ton coeur s'emballe, ton souffle détale. Illusion perfide ou réalité livide? Souvenir trop frais, mémoire forcée. Ton regard se baisse, tu te détournes vers la jolie créature qui cherche à avoir ton attention. Mais ton attention est foireuse, elle t'interroge, elle te dérange. Interrogation, questions. Coincidence? Incohérence. Bordel! Elle se cache et toi tu te détaches. Du bar, de la jolie serveuse, de tout en une simple excuse. Une envie pressante. Tu fonces dans les toilettes instinctivement, claquant la porte un peu trop impulsivement. Et la panique, ta vieille amie, t'enserre, te compresse, te ramènes loin de ta misère actuelle. Une nuit agitée et deux corps emplis d'un désir éternel insatisfait. La douceur de ces lèvres, le goût acidulé de sa peau marquée par des ecchymoses bleutées. La blondeur de ces cheveux, égaillant ce visage parfait. Sa beauté t'avait aveuglé, ses courbes t'avaient enivré. Des promesses tu lui en avait fait, pour qu'elle t'offre ces baisers. Sale enfoiré que t'étais et tu es encore. Mais sa beauté était empoisonnée. Balafrée, mutilée, torturée. Une femme brisée. Tu ne pouvais pas lui faire ça, tu ne pouvais pas l'ankyloser. Tu ne pouvais pas la faire souffrir un peu plus. Par peur de représailles ? Par peur de culpabilité? Ou simplement par peur de la blesser? Alors tu t'étais barrée car la fuite de tes responsabilités était un de tes passes temps préférés. Mais à présent, cela te retombait dessus. Elle, elle la beauté, elle la martyrisée. Elle te suivait, elle te hantait... Dans ce paquebot, dans ce bar miteux. Elle était partout où tu allais. Comme ta peur contagieuse. Ta main tremble, tes doigts cherchent dans ta poche alors que tu fixes ton reflet dans ce miroir délabré. La panique ne te lâche plus, elle te dévore vivant. Puis tu sens le plastique dans ta poche, un ancien sachet. Tu le sors incertain, un cachet d'extasie dans ta main. Bordel qu'est ce que ça foutais là? Tu devais délirer, tu devais halluciner. C'était impossible, tu ne touchais plus à ça depuis des années. Etait ce dans tes affaires attitrées? Non! Tu déposes le calment dans le coin de l'évier. Te dévisageant du regard, tu connais les effets ravageurs et pourtant ça te n'a jamais empêché de continuer à te détruire après avoir mis ton doigt dans l'engrenage. Mais là, c'était différent, là ce n'était pas le moment. Et pourtant... Toi qui avait résisté, toi qui ne voulait pas retomber dans tes vieux travers, le grincement de porte te résout à l'inévitable. Rapidement, tu prends le comprimé et tu le fous dans ta bouche. Loin de te douter que le danger revenait t'harceler.
electric bird.

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Message(#) Sujet: Re: [IsaacXLula]✣A faire sourire un génocide. Lun 18 Mai - 23:45




après la Nuit. avant le Jour.

L'Ange. La Belle. Le Mirage.


Je te hais au point d’en crever.Et même de te tuer parfois. .


Nous nions l’existence de nos anges. Nous nous persuadons qu’ils ne peuvent pas exister. Mais ils se manifestent. Là où on les attend le moins, et quand on s’y attend le moins. Ils peuvent s’exprimer à travers tout être sorti de notre imaginaire. Ils crieront à travers des démons s’il le faut. Pour nous pousser à engager le combat.

Tu te consumes au rythme de ta cigarette. Ta tête tourne et la belle danseuse blanche s'évapore dans la fumée. Tu fixes le bois du bar. Les bruits commencent à étouffer tes pensées. Des bruits de jeux et de rires. Le temps qui passe si joyeusement pour certains et si doucement pour toi. Tu relève les yeux pour sacrifier ton amie dans le cendrier avec les précédentes victimes.
Quand autrefois tu volais les souffles de tes victimes, tu perds le tiens pour ne plus penser à rien.
La trop jolie barmaid te demandes ce qui te ferait plaisir. D'un air agacé et impatient.
Tu la détailles. Ces yeux bruns et profonds. Ses cernes qui lui vont si bien et ses cheveux parfaitement attachés qui laissent son visage en pâture à tous les clients.
"Un milkshake ".
C'est le mot écrit sur l'ardoise en face de toi. Fraise Vanille et Chocolat. Le choix est restreint mais tu ne te souviens qu'à peine de ces trois saveurs pourtant si communes.
Tu jettes un œil à l'endroit interdit, le bout du bar, le bout de ton âme.
Mais il n'y a plus rien qu'un cadavre. Un verre vide.
" Quel parfum ? "
Celui du desespoir. Celui de l'envie. Celui de la rancoeur et celui du désir.
" Chocolat ".
La barmaid se retourne et te laisses là. Sur tes pensées. Sans aucune autre informations. Sans un sourire. Sans ce sourire qui ne la quittait pas face à celui qui à fuit quand tu lui offrais le tiens.
Peut-être n'était-ce qu'un mirage. Une hallucination. Les cigarettes t'avaient peut-être hébétée et tu l'avais imaginé. Tu te lèves de ton tabouret chancelante et te diriges au toilettes pour ne plus entendre ce brouhara qui t'amusais tant plus tôt.
Tu prends la première porte. Celle des toilettes. Pour hommes ou pour femmes tu ne sais même pas.
Tu las pousses, lasse, ne sachant quoi faire de ton corps parcourus de spasmes.
Tout les papillons de ton ventre tombent d'un coup d'un seul quand tu regardes le miroir.
Tu ne vois pas ton reflet.
Tes cheveux ne se devinent qu'à peine dans cet océan de bleu que sont ses yeux.
Ta tête fait des siennes et tu te retrouves plongée dans une oasis de délices.
Tu t'approches jusqu'à ce que ton nez puisse caresser le sien et sans parler, sans bouger, sans même respirer tu plonges dans ce havre de paix qui t'avais tant manquée. Tu restes statiques à t'en brûler les yeux. A t'en brûler les lèvres. A t'en brûler les ailes Lula. Tu recules et tu fais ce que t'as toujours si bien su faire. Tu cours et tu fuis. Tu transformes le bateau en toilette et tu t'enfermes derrière cette porte sale et recouverte de mots plus ou moins doux.
Cette  "Candy La pute"  te protège de ce monstre qui veut t'engloutir derrière les charnières.
" Vas t'en ! Laisses moi ! Tu m'entends ? Je ne peux pas te voir. Je ne veux plus te voir. Concentres toi Lul' ! Concentres toi ! Fais le disparaître ! Ce n'est pas possible ! Il ne peut pas être là ! Le destin c'est pour les gentilles petites filles, celles qui vont au paradis ! C'est pas pour toi le destin. C'est pas un conte de fée Marie ! Arêtes ! Ce ne sont pas ses yeux ! "
Tu t'agenouilles et tu enfonces ta tête dans ton rencart du bar. Tu te mets à prier. Contre la folie qui te suit. Celle qui te menaces en pointant le bout de son nez après chaque ouragan et qui te fait plonger dans les dédales de l'enfer.
Ça ne tient pas debout. Comment pourrait-il être là. De tout les bars, de toutes les rues, de toutes les heures de chaque journées, comment pourrait-il être ici en même temps que toi Lula ?
Ça se peut pas Lula. Tu t'attendais à quoi hein ? Tu fais bien rire avec tes rêves de gamines désabusées. Tu voulais pas qu'il se pointe sur son beau cheval blanc ? Tout ce qu'il y a de blanc dans ta vie c'est les murs de ta chambre et les lignes de ton formulaire d'identité. T'as du avaler la pilule qu'il fallait pas ce matin. Ces toilettes vont bientôt t'engloutir dans un tourbillon de fumée.
Ce n'est qu'un de ces affreux cauchemars et quand tu sortiras d'ici plus rien ne sera chocolaté et tu te retrouveras dans le blanc de tes stupides draps désinfectés.
Tu te détends et tu diriges ta main pleine de spasmes vers la poignée sale et poreuse de Candy aux mœurs légères. Tu pousses cette foutue porte et tu perds pieds dans ce foutu océan d'actes manqués. Plus de blanc. Plus que du bleu. Et le rouge de tes joues qui se mettent à croire à ce foutu destin. Tu ouvres la bouche pour parler mais plus rien ne vient. Il t'as entendue. Tu voudrais baisser les yeux mais tu touches le fond de ses yeux trop bleus.
(c) Cαt

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Message(#) Sujet: Re: [IsaacXLula]✣A faire sourire un génocide. Mar 9 Juin - 0:50

Elle a les yeux triste et le corps du christ.
Lula&Isaac
La vie n’est pas toute douce, la vie n’est pas toute vaste. Elle est simplement lasse de tous ces imprévus, de ces idées préconçues. Fatiguée par la nature d’un monde dépourvu. D’une société ancrait par la dépense et la violence. La vie est injuste et le monde n’est pas juste.
Toi, tu le savais ça. Cette logique qui faisait de toi, un simple effroi. Ton corps ayant encore les marques de ce que le monde t’avait offert. Ces choix qui ne t'appartenaient pas… Et encore une fois, ce choix te manqua. Celui de jeter ce putain de calmant dans l’évier pour éviter tout dégats. Et pourtant, là voilà. Elle, celle aux grands yeux maladroits. Celle qui t’enfoncerait bien plus bas. Putain, tu la fixais bien droit dans ce reflet que le miroir t’offrait. Tu la contemplais en silence, tout en la maudissant intérieurement. Tes prunelles s’ancrant dans les siennes, alors que te tu détournais vers elle, attendant la sentence tel un condamné. Pourtant, ta sentence ne serait pas aussi dure que celle des âmes égarées, non elle serait folie et connerie. Elle serait incompréhension et frustration. Elle, la fille aux abois, elle se rapprochait de toi d’un pas las avant de se stopper net face à ton visage fatigué. La proximité ne semblant plus que subtilité. Son nez s’accrochant au tien. Ton coeur se broie, et la pression de tes paumes fait naitre la blancheur des jointures de tes doigts. Tu serres et tu déserres. Une fois puis deux fois. Et tu ne comprends toujours pas. Pourquoi? Elle resta plantée là, quelques secondes, juste assez pour faire naitre l’inconfort en toi. Cette gêne qui rendait ton coeur à des palpitations singulières. Incompréhensible Lula. Ton souffle se mourrait sur le visage de cette candide beauté et dans d’autres cas, tu l’aurais sans doute embrasser pour laisser l’effroi se mutait en éclat de joie. Mais non, là tu restais bien à ta place dans ce monde qui n’était pas tient, qui n’était pas pour toi. Puis la jolie fille aux yeux acidulés, elle fuyait, elle se détachait, le laissant sans voix, à bout de souffle et pendant à des émotions qui l’horrifiaient. Elle s’échappait vers la porte délavée, mais son corps se voutait tandis que ces vieux démons revenaient se nourrir de la carcasse de son coeur brisé.

" Vas t'en ! Laisses moi ! Tu m'entends ? Je ne peux pas te voir. Je ne veux plus te voir. Concentres toi Lul' ! Concentres toi ! Fais le disparaître ! Ce n'est pas possible ! Il ne peut pas être là ! Le destin c'est pour les gentilles petites filles, celles qui vont au paradis ! C'est pas pour toi le destin. C'est pas un conte de fée Marie ! Arêtes ! Ce ne sont pas ses yeux ! "

L’incompréhension, ce sentiment si solide, si livide transperçait chaque étincelles de ton regard bleuté. Ne laissant qu’apparaitre ces questions multiples, celles qui s’agonisaient dans ton cerveau creusé. Celles qui se formaient de si, de peut être mais jamais de sureté. Des ballants, des insignifiants, des non sans interrogations. Des mots sans sens, sans véhémence. Tu le savais que ses réponses ne te seraient pas aisées, tu savais aussi que parfois il ne fallait pas chercher à comprendre, mais combien de fois à la place de comprendre tu avais essayé de fuir? Combien de fois, ton coeur insouciant s’était laissé submergé par ton froid subconscient? La seule conclusion restant que l’incompréhension se résolvait avec des solutions. Choses que tu n’avais pas depuis que tu étais né. A trop souvent fermer les yeux, à trop souvent rester muet. Pourtant, tu restais là, la bouche entrouverte, ne sachant comment agir, ne sachant quoi faire ou quoi dire. Spectateur et observateur d’une lutte intérieure, un combat qui ne semblait jamais vraiment achevé, un combat qui n’avait jamais vraiment commencé. Cette fille t’effrayant tout en t’attisant. Elle, la solide, elle, la fragile. Elle l’incomprise et l’indomptable. Un bout de femme, un bout de rien. Une plaie béante aux yeux apeurés. Ces longs cheveux blonds se mourraient sur ces épaules, tandis que sa fine silhouette se recroquevillait sur les cendres d’un passé trop tourmenté. Ces souvenirs restant des purulentes et douloureuses cicatrises que son coeur refusait de cautériser. Comme pour se souvenir d’où elle venait, comme pour lui rappeler qu’elle n’était pas comme eux, qu’elle était différente…. Divergente à cette société, contraste de ce monde défoncé en éclat. Unique. Voilà le mot qui te traversait l’esprit alors que tu la fixais sans bruit, le silence véhément te suffisant. Et elle tremblait, ces doigts tentaient de se trouver une ancre sur la poignée mais vite ils abandonnaient trop insatisfaits de ce manque inopportun de stabilité. Et toi, tu continuais de l’observer, d’admirer la courbe de ces formes alors qu’elle n’était qu’un tremblement de pêché. Ces mains encore marquées par le sang qu’elle avait trop de fois fait couler. Mais ça tu n’en avais aucune idée. T’étais juste largué, paumé, fatigué de ne plus pouvoir voir à cause des oeillères que tu avais cousu à la rétine de tes yeux. Tu distinguais, tu assimilais mais tu ne comprenais. T’étais là sans être là. Présent tout en étant absent. Serein et pourtant violent. Des contrastes d’une vérité que trop longtemps refoulée. Un mélange de personnalité qui faisait de toi ce magnifique enfoiré. Puis l’instant se brouilla, puis le silence retrouva son plein alors que ces yeux retrouvaient les tiens dans un éclat soudain. La porte était entrouverte et pourtant tu ne voulais pas qu’elle disparaisse. Elle la fille incomprise, la fille aux multiples visages, la fille malade. Non tu ne le voulais pas, bien que tu ne le comprennes pas non plus. Et ton geste, tu ne le comprenais pas non plus. Tu t’étais précipité, tu t’étais emmêlé. Et tes bras s’étaient entremêlés autour de ce corps défait. Celui de Lula ou de Marie. Qu’importait puisque tu la tenais et que vos corps se retrouvaient circoncis dans une maladresse bénie.
electric bird.

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Message(#) Sujet: Re: [IsaacXLula]✣A faire sourire un génocide. Ven 24 Juil - 3:24




Après la Nuit. Avant le Jour.

L'Ange. La Belle. Le Lâche.


Je te hais au point d’en crever.Et même de te tuer parfois. .


Et finalement... cette question... le mystère... Qui raconte l’histoire de qui... Qui lève le rideau... Qui choisit les pas que nous allons danser... Qui nous rend fou... nous cingle de coups de fouet et nous acclame dans la victoire quand nous survivons à l’impossible... Qui fait tout cela... Qui fait en sorte que notre existence honore les autres... Qui envoie des monstres pour nous tuer... Et en même temps nous chante que nous ne mourrons jamais... Qui nous apprend ce qui est vérité, ce qui est mensonge... Qui décide pourquoi l’on vit et quel combat mérite que l’on risque la mort... Qui nous enchaîne, et qui détient la clé qui peut nous libérer... C’est VOUS, vous avez toutes les armes en vous, alors battez-vous !

31...32...33...4...34...35... Tu ne savais pas combien de temps tu pourrais encore rester en apnée au milieu du néant de ses yeux. Tu ne respirais plus. Tu n'avais plus besoin de respirer. Tu avais trouvé ton élément. Tu avais parcouru des kilomètres, découverts des tas de continents, des endroits merveilleux qui auraient pu te couper le souffle. Pourtant c'est ici, dans les toilettes d'un bowling miteux que tu avais trouvé la paix dans une dernière expiration. Désormais respirer ne te brûlerais plus jamais. Ta vie ne serais plus ce long combat aux rounds qui s'enchaînent. Les secondes s'écoulaient et tu avais perdu le compte de ton apnée. Tu étais épuisée d'avoir couru dans tes esprits. Tu allais surement t'écrouler de ne plus respirer. Parce que t'es pas un putain d'ange Lula. T'es juste une banale humaine avec des ailes de souffrance. Et si tes poumons cessent de s'activer alors tu ne seras plus qu'un tapis de poussière. Alors tu soulève ta cage thoracique de toutes tes forces, comme pour la première fois. comme pour la dernière fois. Mais t'es coupée dans ton sublime élan. Tu manques de t'étouffer d'étonnement. Tu te retrouves dans le noir. Un noir étroit et exigu. Dans un souffle ténu. T'es dans un écrin sous son étreinte. Lula bijou, Marie précieuse. Tu entends son cœur qui bat entre ses bras. Tu découvres un petit bout de paradis sous la mélodie détraquée de son palpitant qui s'affole. Tu es si près et il chante si fort que ces tambours se confondent avec le rythme de ton cœur qui se détraque sous le bonheur. Le bonheur et la peur. La peur de la douleur.

Il pleut dehors. Il pleut partout. Il pleut même un peu dans cette petite grotte qui vous abrite. Caché dans la roche vos retrouvailles dissimulées aux yeux des curieux. Quand la noirceur rencontre l'obscurité dans ce fond glaciale d'une île gelée. Elle est trempée jusqu'aux os sous sa chair tendue. Elle est recroquevillée au creux de la plus douce des sources de chaleur. La chaleur qui vient du cœur. La chaleur de la candeur. Candeur d'un béguin innocent qui s'ébruite sur le coin relevé de son sourire. Il paraît si fort. Il la protège de ses grands bras. Si petite créature disloquée dans les mains d'un enfant désemparé. Il semble qu'il pourrait la protéger de n'importe quel austérité. Il semble presque pouvoir la protéger du plus grand des démon qui se cache au plus profond d'elle. Ils sont là, comme un pied de nez à tout ses préjugés sur cette île pourtant isolée. Lui, parfait petit résident de l'île aux mains si blanches, à l'âme si pure. Même le gris de ses yeux devient lumière quand il pose ses prunelles sur elle. Elle l'enfant qui a laissé tremper ses mains dans le cambouis de la vie jusqu'à toucher la mort. Elle inspire son odeur. Sous cette atroce odeur de pluie et de sel séché. La plus sucrée des odeurs qu'elle n'a jamais pu sentir. Sa présence promet qu'il sera toujours là, quelque part. Elle pensait qu'ils allaient devenir granite et finir leurs jours dans ce petit coin de paradis rocheux. Mais elle ne savait pas qu'après lui avoir dessiné l'Eden il l'enverrait dans les plus profondes abysses de l'Enfer de l'incompréhension et de la douleur d'une note qui désaccorderait la comptine de son cœur. Ils ne se sont jamais gravé dans cette crevasse, il a juste utilisé son cœur de pierre pour crever le sien qui s'envolait vers le septième ciel. Cette bouche qui fermait la sienne un instant auparavant lui décrit en quelques phrases inénarrables un futur impossible et figé. Lula rejoignit Marie et elles s’enfoncèrent dans cette forêt inondée ignorant les cris de l'être plus tôt choyé.

La peur qui se transforme en fureur. Cette aura qui englobe toute la pièce. Entre les quatre murs sales de ces toilettes sordide. Une rage incontrôlable qui t'empêche de respirer sous ses bras parfumés. Parfum de déjà vu, de souvenir mélancolique, de nostalgie amère. Ses bras commencent à devenir étau. Et furie animale tu tentes de fuir. Ton corps s'activent et pousse celui d'Isaac d'une force inattendue d'un si petit corps. Marie vengeuse qui se précipite sur sa cible sans lui laisser le temps de ne serait-ce que réaliser le début de sa chute. Marie tricheuse qui s'élance avec violence sur le corps choqué d'Isaac. Le fracas. Bruit sourd du corps lourd qui rencontre le sol sans détour. Marie belliqueuse qui fait danser ses petits poings sur le torse bombé de sa victime au genre nouveau. Tu haches tes mots. Pour qu'ils frappent comme tes poings sur son cœur. Pour accentuer la douleur. Pourquoi? Pourquoi tu m'as dit ses choses affreuses? Pourquoi t'es jamais revenu? Pourquoi tu fais ça? Tu peux pas juste me faire goûter au miel de la vie et me renvoyer au vinaigre du quotidien. T'as pas le droit! Pourquoi t'as tout gâché hein? Marie amoureuse qui pleure au rythme des coup qu'elle donne sans vraiment plus frapper. Plus comme des caresses dans le vent. Comme des appels au secours sur ce corps qui t'attire comme le miel promis.
Lula silencieuse. Lula qui pleure cet amour renaissant qui va encore lui lacérer le cœur et le corps.

Mais Lula-Marie qui espère. épuisée de se battre. Chaque jour contre ses heures qui passent et se ressemble de monotonie. Petit ange blessé qui cherche une source de chaleur bénine auprès de laquelle enlever son armure qui s’alourdit chaque jour. Juste pour retrouver confiance. Juste pour un instant. Le temps de reposer ses frêles épaules qui semblent supporter une douleur amassée pour chaque vie volée.

Souviens toi Lula! Souviens toi de cette liberté dans tes veines quand tu vois la vie fuir des yeux de chacune de tes victimes. Rappelles toi Marie la légèreté de cette armure si dure à porter quand tu t'étales sur ces corps dénué de leurs vies.
Tes petits doigts qui se délient pour s'unir au cou qui s'offre à toi sous le poids de ton corps sur ce traître qui a tant cherché à connaître les yeux qui le fixent désormais. Lula qui serre les doigts. Lula qui plante ses griffes dans la peau si douce de l'être tant aimé. Lula qui sent la mélodie du cœur qu'elle tente d'arrêter. Lula qui se souvient enfin. Lula qui entends encore cette douce mélodie si fluide et si belle . L'unions de leurs rythme vital qui se relaie pour donner l'illusion d'une berceuse éternelle. Une berceuse qui adoucit ta rancœur. Qui la transforme en tension. Ta bouche qui s'écrase sur la sienne. Un goût de sang sur ta langue. Une lèvre qui n'a pas tenu le coup lors des retrouvailles de l'amertume et du sucré. Tes ongles qui s'arrachent à son coup pour aller se planter dans sa nuque un peu plus loin. Tu te cambres sur lui comme si tu voulais l'avaler tout entier. Comme si ton corps ne voulait faire qu'un avec son âme si lumineuse.

36...37....38...39...41.... Tu reprends ton apnée pour espérer retrouver le petit paradis de miel dont il détient la clé.

(c) Cαt

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Message(#) Sujet: Re: [IsaacXLula]✣A faire sourire un génocide.

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