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Message(#) Sujet: [FLASHBACK] Don't give up on life; on me. (Camille) Dim 10 Mai - 18:53

« Tu te moques de moi Camille ? Dis-moi que c’est une de ces blagues qui ne font rire que toi. » Ses yeux brillaient, on ne sait trop si c’était de colère, d’impuissance ou de tristesse ; mais comme toujours on pouvait lire dans le regard de Samuel comme dans un livre ouvert. Il fixait le plus jeune, celui qu’il considérait comme un petit frère avant de soupirer lourdement, relâchant son étreinte autour de son bras pour passer sa main dans ses cheveux blonds en signe de frustration. Il ne sait pas trop pourquoi il l’avait forcé à venir jusque là ; près de la carcasse de l’avion. Sans doute parce que les rescapés préféraient l’éviter comme la peste et qu’il était presque sûr de pouvoir discuter sans que quelqu’un ne surprenne leur conversation. Il s’était tu quelques instants, cherchant ses mots, mais beaucoup trop de pensées se mélangeaient dans sa tête. La plus forte d’entre elles était de forcer le garçon à rester ; quand bien même les autres avaient décidé de l’exiler.

« Les hostiles, franchement ? Qu’est-ce que tu vas faire avec eux ? Ce sont des monstres Camille, ils n’ont pas de cœur. Et tu as beau ne pas être parfait, je sais que toi, tu en as un. » C’en est presque drôle, de voir à quel point une situation brutale peut changer un homme. A New York, Samuel n’était pas du genre à s’attacher aux gens, ou alors difficilement. Il n’aime pas les êtres humains qu’il trouve superficiels pour la plupart. Il n’aime pas leur habitude de mentir et de trahir, et pour cette raison, accordait que rarement sa confiance. Mais sur cette île, perdue au milieu de nulle part… Il s’était fait des amis. Pas des dizaines bien sûr, mais quelques uns. Il ne se souvenait pas quand pour la dernière fois il avait attaché aussi vite autant d’importance à quelqu’un. Camille, il était différent des autres. Oui il était chiant et passait son temps à faire des conneries. Mais qui ne le fait pas à 19 ans ? Samuel s’était de suite attaché au garçon, ce qui faisait rire son frère jumeau. ‘On dirait toi à son âge’ répétait-il souvent. Et peut être que Sasha avait raison. Oui, il aimait être horripilant d’une façon ou d’une autre, et voulait se faire entendre ; défendre ses idées. Sasha avait presque toujours raison de toute façon.

« Pourquoi tu ne te défends pas ? On sait très bien tous les deux que tu n’as tué personne. Il faut juste leur prouver. Je sais pas comment, mais on trouvera bien. » Il avait dit ces mots and s’adossant au métal, qui à cause du soleil lui brûlait presque la peau au travers de sa chemise. Il fronçait les sourcils à présent, comme s’il était concentré sur un travail minutieux ; et regardait le sol. Ces milliers de petits grains de sable dont il ne supportait déjà plus la vue. « Et puis merde à la fin ! Même si on n’arrive pas à te faire rester, tu peux toujours rester neutre. Tu n’as pas à rejoindre des gens qui font souffrir les autres par plaisir. Tu m’as toujours moi, et je sais que Sasha sera là si tu as besoin de lui aussi. » La frustration a toujours été un sentiment que Samuel avait du mal à contrôler. Depuis petit, lorsqu’il s’énervait ou était anxieux, ses sentiments semblaient décuplés. C’était bizarre, il n’arrivait pas à se l’expliquer. Mais la frustration … La frustration le rendait fou. Pas ce simplement sentiment superficiel comme le fait de ne pas pouvoir avoir de suite ce que l’on désire. Non, il n’a jamais été comme ça. Mais plus le fait de se sentir impuissant, de vouloir faire quelque chose à tout prix sans trop savoir quoi. Et il trouvait cela injuste que Camille subisse ça alors qu’il n’a tué personne ; et que toute ce qu’il faisait c’était juste emmerder le monde, sans méchanceté. Juste parce qu’il était jeune et que ça l’amusait.
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» Loevann-Priam Robbins "
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Message(#) Sujet: Re: [FLASHBACK] Don't give up on life; on me. (Camille) Lun 11 Mai - 22:30

Camille-Clovis Macallan ∞ Samuel Abendroth
Camille-Clovis était un vrai trublion auprès des rescapés. Il en avait toujours été ainsi même à New-York. Le jeune homme n'avait jamais réussi à s'intégrer en société. Il était impossible pour lui de se mettre une étiquette sur le front, s'était tout simplement un électron libre, un marginal. En ayant écrasé sur cette île, Cloclo avait apprécié ce changement de vie, ici il n'y avait pas de lois, pas de règles, enfin pour lui après les rescapés pouvaient faire ce qu'ils souhaitaient, il n'en avait que faire et faisait sa vie comme bon lui semblait. Néanmoins, son mode de vie commença sérieusement à agacer la majorité des survivants. Camille-Clovis n'aidait personne, il ne participait à aucune activité, il se servait de la nourriture et autres sans le moindre effort et il se prenait souvent la tête avec ceux qui osaient le remettre à sa place. L'adolescent ne comptait plus les bagarres, les insultes ou les coups qu'il s'était prit. Il continuait encore et toujours jusqu'à la veille. Un meurtre avait eu lieu au campement. Personne n'avait rien vu ni rien entendu, enfin si. Ils avaient vu le matin même Camille se battre avec la pauvre victime et l'avait menacé de le tuer pendant son sommeil. Il ne s'agissait que d'une coïncidence qui tombait au mauvais moment et au mauvais endroit. Il ne fallut pas plus longtemps pour que l'on le déclare coupable, la populace s'était déchaîné contre lui. Au début Clovis se défendit, il n'avait rien fait, c'était la stricte vérité puisqu'il avait passé la soirée dans sa tente qui était à l'écart de tous. Il n'avait pas de témoin pour l'affirmer à croire que Dieu s'acharnait contre lui. Entreprenant un dialogue de sourd avec les rescapés, Cam' avait fini par fierté et parce qu'il avait une haine folle envers ces gens, par avouer un meurtre qu'il n'avait jamais commis. Il n'avait jamais tué de sa vie même s'il pouvait être un bel enfoiré lorsqu'il s'y mettait. Les rescapés s'étaient ensuite réunit pour juger de son sort. Certains avaient même émit l'hypothèse de le tuer, oeil pour oeil, dent pour dent. Finalement, ils avaient opté pour la situation la plus sage : l'exiler du groupe pour aller vivre ailleurs. Vivre où ? Il ne connaissait pas le quart de l'île. Finalement, Camille-Clovis décida d'opter un départ pour le camp des hostiles. Ces derniers avaient eu la brillante idée de quitter les naufragés avant de finir comme lui, rejeté et pas à sa place ici. Les naufragés lui laissaient seulement une journée pour qu'il puisse faire ses affaires et se tirer. Ensuite, ils risquaient de le virer de force et pas de manière très agréable. Le lendemain matin, après une nuit agitée, Camille-Clovis avait décidé d'adresser un dernier au revoir à Samuel qu'il considérait comme un frère depuis qu'ils avaient atterrit ici. Il avait su compter sur lui, mais leur chemin devait malheureusement se séparer. Cam' l'avait fait venir avec lui près des débris de l'avion afin d'être à l'abri des regards. Après de longs silences, il avait enfin craché le morceau.

« J'ai l'air de rire Sam' ? » rétorqua-t-il au tac au tac en jouant les rebelles comme si rien ne l'atteignait. Il savait que son ami était pareil, il savait également qu'il arrivait très bien à le cerner et que tout ceci n'était qu'une carapace pour ne pas laisser place aux sentiments. À quoi bon pleurer ? De toute façon puisqu'il devait quand même partir. Camille-Clovis l'écouta parler tout en fouillant dans l'une de ses poches pour trouver sa petite boite où se trouvait du tabacs qu'il avait déniché dans l'une des valises.

« Pourquoi les hostiles ? Parce qu'ils n'étaient pas cons ces mecs quand ils se sont tirés juste à temps ! J'aurais dû déjà les suivre ! » Il trouva la fameuse boite détenant le précieux sésame et il s'installa en tailleur sur le sable, juste devant Samuel. Ses fesses lui brûlaient sur le moment, mais ça allait très vite passer. Il commença à se rouler une cigarette : « Là-bas c'est pas de lois, pas règles, on fait ce que l'on veut. » Il lui jeta un regard dans l'espoir qu'il comprenne qu'il avait besoin de cette liberté, il ne se sentait pas à sa place dans ce groupe. « Tu as vu comme ils étaient hier ? Je parlais dans le vide. Ce meurtre n'était qu'un prétexte pour me faire dégager. Si ce n'était pas ça, on m'aurait accusé pour autre chose et ainsi de suite, jusqu'à ce que je dégage. » Camille-Clovis l'écouta parler en levant les yeux au ciel : « Sérieusement Sam ?! Tu me vois traîner avec ces hippies ? Je ne sais pas être neutre et je trouve ça débile ces gens qui le croient, ils font ça parce qu'ils ont la trouille, j'ai pas le trouille d'en coller une à ces originaires ! » Cloclo chercha à présent à retrouver son briquet : « ça ne m'empêchera pas de vous voir Sasha et toi, puis c'est pas comme si je quittais ce trou perdu. »

Il sourit à sa propre remarque. Le futur hostile préférait être positive à sa manière. Au fond il était terrifié de partir seul, car il n'avait jamais aimé rester seul. S'il jouait celui qui n'a besoin de personne, à vrai dire il avait besoin d'attention et d'être en présence de quelqu'un même si cela pouvait être de l'inimitié. Camille-Clovis lui tendit la cigarette qu'il venait de faire : « T'en veux une ? »

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