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× Ma Célébrité : elizabethCUTIEolsen. × Nombre de messages : 2408 × Age du perso : 23 yrs-old. × Job : ex-étudiante à berkeley ; étudiante à colombia. × Côté love : lui, mon presqu'fiancé. #catindesbois.


Message(#) Sujet: ⊱ leaving the things we lost, the ones we've crossed ✼ aron&eula. Mar 21 Avr - 2:29

Leaving the things we lost, the ones we've crossed. ARON & EULALLY ;
When the sun sets we're both the same, half in the shadows, half burned in flames, we can't look back.

If I could take your hand, if you could understand, I can barely breath, the air is thin, this darkness is the light...

Eulally fixait du regard les barreaux blanchâtres devant elle. Elle était assise sur un banc, dans cette prison lugubre depuis maintenant plusieurs heures - elle n'aurait franchement pas su dire combien. Il y a avait deux autres femmes avec elle. Une moche avec des tatouages et une coupe un peu à la punk, elle avait bien une tête à avoir assassiné son mari. Et une black assez mignonne, qui pourtant, malgré les quelques sourires qu'elle lui avait adressés poliment, n'avait cessé de la fusiller du regard depuis que le flic l'avait conduite dans la cellule. Et du coup, eulally attendait sur ce banc, à moitié endormie, à dessaouler tranquillement au fil des minutes. Le tic-tac d'une horloge se faisait entendre depuis la pièce voisine. Et la pauvre eula' trouvait le temps absolument interminable. Pourquoi fallait-il qu'elle se mette toujours dans la merde ? Ce n'était pas la première fois qu'elle se faisait embarquer au poste, ça lui était déjà arrivé l'année dernière, mais la dernière fois elle n'avait pas passé la nuit entière enfermée. La dernière fois, ça avait juste été une histoire de possession de drogues, mais ils étaient en groupe, ils avaient tous été arrêtés, ça avait plus été pour leur foutre un peu la pression au final. Aujourd'hui, c'était une autre histoire. C'était parti d'un truc débile, eulally avait beaucoup trop bu durant la soirée dans laquelle elle se trouvait, elle était sorti pour prendre l'air, elle avait marché un peu dans la rue ; elle s'était peut-être un peu trop éloignée, et elle chantait cette chanson qu'elle avait toujours dans la tête en ce moment. Puis une voiture de police était passée par là, l'officier avait commencé à lui poser des questions, et allez savoir pourquoi, eula' avait trouvé ça drôle. Le policier, un peu moins. Ça avait un peu dérapé, mais ne voulait-elle pas juste être gentille et marrante ?il n'y avait pas besoin de s'énerver ! Sauf que quand il lui passa finalement les menottes, elle comprit qu'elle avait quand même pas mal déconné... Voilà comment elle s'était faite coffrer, bêtement. ❝ ivresse sur la voie publique ❞ avait dit monsieur l'agent ; on va pas le contredire hein ! Il emmena la demoiselle jusqu'au commissariat et, malgré toutes les bonnes et moins bonnes explications qu'elle avait tenté de lui donner, elle s'était retrouvée en cellule en deux temps trois mouvements. C'était en plein milieu de la nuit, les flics ne s'étaient vraiment pas montré cools pour le coup. Elle avait juste envie de rester bouder dans son coin, c'est bon, elle ne dirait plus rien. Elle était trop fatiguée de toute façon. Elle finit d'ailleurs par sombrer et terminer sa nuit, recroquevillée sur son banc bien peu confortable.

C'est l'officier de police qui vint la réveiller à la première heure, à coup de clés contre les barreaux. ❝ c'est bon, on a payé ta caution, jameson. tu peux sortir. ❞ Eulally ne se fit pas prier deux fois. Elle fut rapidement sur pieds, prête à quitter cet endroit de malheurs. Elle avait une sacrée gueule de bois à vrai dire et des courbatures partout. Totalement désorientée, elle ne savait même plus qui elle trouverait devant la porte pour la récupérer. L'agent au comptoir lui rendit son sac à main et ses chaussures. Eula' traversa le poste lentement ; son débardeur lui collait à la peau et sa jupe n'était même plus droite. Elle s'efforça de se recoiffer un minimum, elle devait avoir un mine affreuse. Elle fit une pause un instant, histoire d'enfiler ses escarpins avant de sortir, et elle poussa enfin la porte, pour regagner le monde extérieur. Il était encore tôt, mais le soleil l'éblouit et ses yeux mirent quelques minutes à s'y accommoder. Et puis elle le vit, son "sauveur". Elle se rappela finalement que dans la nuit, quand elle avait été arrêtée, elle avait donné son numéro, qu'elle avait encore sur un papier, au fond de son sac, et les flics purent le contacter. C'est bien de savoir qu'ils avaient eu l'amabilité d'attendre le matin pour passer le coup de fil ! Eulally ne se souvenait que vaguement de pourquoi c'était son nom qui était sorti et pas un autre. Aron. Elle avait des tas d'autres potes qu'elle aurait pu demander à joindre. Mais dans la bande, charlie, reyhan, lou-ann, aliyah, damyan, rhys... tout le monde se connaissait, et si elle avait appelé l'un d'eux, ils auraient tous été au courant. Ce serait un peu humiliant. La seule personne de confiance sur qui elle avait cru bon de pouvoir compter, c'était donc aron. Et elle ne s'était pas trompée, puisqu'il était bien là au final... Aron, ça fait pas si longtemps que ça qu'elle le connaît en fait. Mais enfin un gars un peu mature dans sa vie quoi. Disons qu'il est surtout grave beau, qu'il est sympa et surtout qu'il accepte de coucher avec elle régulièrement, sans poser de questions. Eula' elle a bien remarqué qu'il a des choses qui tournent pas rond dans son quotidien et qu'il est parfois un peu déprimé ; mais ça tombe bien, elle elle est pareille. Ils se sont bien trouvés, ils se changent les idées ensemble, et tout va bien, c'est le plan parfait, pourquoi compliquer ce qui ne l'est pas ?

Eulally lui adressa un léger sourire, un peu gênée, puis elle fit quelques pas supplémentaires, pour arriver jusqu'à lui. Elle se frotta le visage, l'air épuisé, et elle prit la parole, sans vraiment trop d'assurance : ❝ C'est gentil d'être venu. Je crois que j'avais pas tous mes esprits quand je leur ai donné ton numéro cette nuit, j'suis désolée que ce soit tombé sur toi. J'avais pas trop d'autres idées de qui appeler sans que ça fasse trop de vagues, c'est un peu la honte et... ❞ Elle ne savait pas trop quoi ajouter d'autre pour argumenter, peut-être que si aron lui poserait des questions, elle y répondra, mais en attendant elle perdait ses mots. Elle se contenta de le prendre un instant dans ses bras, une accolade amicale, pour le saluer, et le remercier aussi. Et ça faisait du bien une présence réconfortante. Elle s'écarta doucement, puis elle fouilla un peu dans son sac, pour trouver son téléphone. Elle avait des appels manqués, sûrement de ses colocs. Mais bon, elle ne voulait pas se prendre la tête avec ça maintenant. Là elle avait juste envie de penser à autre chose, et elle prendrait bien un café ou même une bière... Elle replongea ses yeux dans le regard envoûtant d'aron. Elle était réellement contente qu'il soit là, mais un peu embarrassée tout d'même. Il faut dire qu'ils ne connaissaient pas grand chose de leurs vies respectives, ils n'entraient jamais dans les détails. C'était donc un peu bizarre de le voir dans de telles circonstances. Et qu'est-ce qu'il devait penser d'elle ? Elle garda une petite mine innocente et rassurée sur son visage, pour être sûre que le jeune homme ne se fasse pas des mauvaises idées sur elle en fin de compte. Elle espérait qu'il ne trouverait pas des remarques à lui faire, bien que ce serait légitime. Mais après, en y repensant, elle se souvint qu'elle avait elle-même des choses à reprocher à aron, des choses qu'elle voulait lui dire depuis plusieurs jours déjà, elle n'en avait juste pas encore eu l'occasion. Mais surement qu'aujourd'hui ne serait pas une super occasion non plus. Pas maintenant qu'il venait de jouer au héros et qu'elle lui serait redevable pour au moins les dix prochaines années... ❝ J'imagine que c'est la moindre des choses que j'te paye quelque chose à boire, nan ? Tu fais quelque chose, genre là, tout d'suite ? ❞

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I’M A PRINCESS CUT FROM MARBLE, SMOOTHER THAN A STORM. AND THE SCARS THAT MARK MY BODY, THEY’RE SILVER AND GOLD, MY BLOOD IS A FLOOD OF RUBIES, PRECIOUS STONES, IT KEEPS MY VEINS HOT, THE FIRE'S FOUND A HOME IN ME AND MY NECKLACE IS A ROPE, I TIE IT AND UNTIE IT. Yellow flicker beat — by lizzou

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Message(#) Sujet: Re: ⊱ leaving the things we lost, the ones we've crossed ✼ aron&eula. Mer 22 Avr - 23:15

❝ If I could find a way to see this straight
i'd run away to some fortune that
i should have found by now. ❞


Il avait compté tous ces connards de moutons. Il avait finit par tous leur trouver un nom et, à un moment donné, il s’était surpris à les imaginer d’une couleur différente. Joe avait une patte en moins, Glides était un peu plus petit que les autres et il manquait quelques poils à Little H sur le côté droit. Voilà comment il avait commencé, et accessoirement terminé sa soirée. Quand tous les autres se bourraient la gueule plus que de raison, chantaient à s’en péter la voix, s’amusaient à ne plus s’en souvenir, lui était là, à moitié à poil et complètement énervé au fond de son lit, perdu entre l’envie de se tirer une balle pile entre les deux yeux pour pouvoir enfin trouver le sommeil, et celle de rallumer la télé qu’il avait éteinte pour la millième fois de la nuit. Sa tête explosait de milliers de pensées qui semblaient se battre en duel pour savoir laquelle prendrait le plus de place et le rendrait dingue avant les autres. Depuis qu’il avait pris cet avion, sa vie ne se résumait plus à grand-chose, il le savait pertinemment. Pourtant, depuis le fameux jour où il était grimpé sur ce paquebot, tout est passé de presque rien à la loose totale et, au fil des secondes qui s’écoulaient, il avait pu apercevoir son existence lui glisser entre les doigts comme de minuscules grains de sable s’envoleraient au vent. Il avait perdu tout et tous d’un seul grand coup, et ce sans rien y faire. Et, dans ces grands moments d’insomnie, il en était à trier tout ce qu’il avait déjà perdu avant l’arrivée du paquebot, et ce qu’il avait vu disparaître sous ses yeux après son retour sur la terre ferme. Il ne faisait aucun doute que le sort semblait s’acharner, et jamais Aron ne prendrait sa revanche sur cette vie qui le malmenait depuis trop longtemps. Fallait pas jouer au plus égoïste – c’était sûrement ça que se disait le destin lorsqu’il observait les dégâts qu’il avait prodigué lui-même à cette pauvre existence qui, jamais, n’avait rien réclamé. Voilà ce qui tenait son esprit en otage, toutes ces vilaines pensées qui s’amusaient à ruiner sa nuit, à gonfler ses yeux et à épuiser inlassablement sa patience.

Alors, après avoir fait plusieurs fois le tour de la Terre à force de se retourner entre ses draps, il avait fini par se diriger tout droit vers cette immense planète pleine de mystères qu’on appelle Youtube, glisser ses écouteurs dans ses oreilles, et tenter de se bercer lui-même en écoutant le bruit des vagues comme le font tous ces gens très cliché des magazines. Ça l’était beaucoup trop, et c’est sûrement pour cela qu’il ne réussit même pas à s’endormir avec ce coup de pouce du ciel, ou surtout de la terre. Il avait épuisé toutes les techniques qu’il connaissait lorsqu’enfin il sentit ses paupières se faire un peu plus lourdes qu’à l’accoutumé.

Une impression d’avoir dormi trente secondes et deux sonneries de téléphone plus tard et l’homme se réveillait couvert d’un film de sueur, fatigué d’avoir tant essayé sans vraiment avoir réussit à dormir. La différence, c’est que le soleil avait commencé à tracer sa route dans le ciel et, même s’il était encore bas, ça voulait au moins dire qu’il avait dormi quelques petites heures. Il ne retint pas un bâillement au moment de décrocher machinalement son téléphone – il est des reflexes qu’on ne perd jamais vraiment, et se retrouva, sans vraiment comprendre comment c’était possible, à discuter avec un type qui prétendait être flic pour quelqu’un qui avait fait des conneries quelque part. La plus grosse blague fut cependant prononcée en fin de conversation, précisément lorsque cette même personne le somma de venir chercher son amie. Il ne lui fallut pas plus de trois syllabes, sept lettres et une image blonde en mémoire pour avaler la pilule et se retrouver sur ses deux jambes, un pantalon enfilé et un ticket de métro dans la poche, prêt à démarrer la journée.
Ce dont ne pouvaient témoigner les quelques valises sous ses yeux – presque aussi imposantes que celles qu’on embarquerait pour un voyage de plusieurs mois. Le regard dans le vide, il renseignait quelques infos inutiles et remplissait plusieurs fiches de paiement sans vraiment comprendre ce qu’il foutait ici. C’est seulement au moment où il croisa enfin un regard connu qu’il retomba les pieds sur Terre – sa voix le ramena à ses côtés, et il la suivit silencieusement hors du poste tandis qu’elle lui racontait, de manière plutôt bancale, sa petite mésaventure qui l’avait mené jusqu’ici. A vrai dire, il se foutait pas mal de ce qui avait bien pu lui arriver. Pas que le cas Eulally ne l’intéressait pas, bien au contraire – disons simplement qu’il n’avait jamais été une personne curieuse. Il n’avait pas besoin de savoir tout ce qui se passait lorsqu’il n’était pas là, ni de connaitre toute les détails d’une situation qu’il ignorait. Il se contenta de l’observer en silence, un léger sourire collé sur les lèvres, un peu espiègle. Ça le faisait plus marrer qu’autre chose, et puisqu’il n’avait pas à juger il n’allait pas le faire. Il se contenta d’accepter religieusement l’accolade amicale de la demoiselle, qui semblait en fait encore bien plus dans le mal qu’il l’était lui-même. Ce geste ne l’étonna pas le moins du monde, d’une part parce qu’il était plutôt tactile, puis ils avaient fait bien pire – ou bien mieux. En fait, cette relation qu’ils avaient n’expliquait nullement ce qu’il foutait ici, à une heure pareille et surtout pour lui venir en aide, mais ça lui faisait plaisir, malgré tout, qu’elle l’ait choisi lui. Parce que, quelque part, elle lui faisait suffisamment confiance pour penser qu’il allait venir, et surtout payer pour ses conneries. Aron, il n’avait pas une thune, il n’avait pas de taffe non plus, mais en fait il s’en foutait pas mal. Parce qu’au fond, même s’il ne comptait pas le lui avouer, elle venait de sauver sa journée. Sans elle, il ne le savait que trop bien, il aurait probablement tourné en rond comme un rat presque mort dans tout son appart avant de se rendre compte que son existence ne valait définitivement plus grand-chose. Il l’observait en silence et on pouvait lire une sorte de bienveillance au fond de ses yeux. Il la regardait comme quelqu’un qui veut dire « je suis là, je serai toujours là, t’inquiète ». Lui-même ne comprenait pas vraiment ce qui les liait, mais il l’acceptait, ça lui suffisait. C’est avec sens qu’il osa quand même poser sa question, c’était finalement la seule chose qui le tracassait. ❝ Ca m’regarde pas, juste… Il t’est rien arrivé de grave ou dangereux, hein ? ❞ Il la connaissait sulfureuse, un peu borderline et toujours prête à tester de nouvelles choses – il ne savait que trop bien où ça pouvait conduire. Il voulait simplement s’assurer que rien n’avait risqué de la blesser, d’une façon ou d’une autre.

Sa question le fit esquisser un nouveau sourire et il commença à marcher, parce qu’à vrai dire il n’était pas certain d’aimer trainer devant un commissariat aux côtés d’une fille qui avait plus de dix ans de moins que lui. Mais il ne put décliner sa proposition, parce qu’à vrai dire, ça le tentait plutôt. ❝ Tu crois pas si bien dire, ouais ! Mais sans alcool okay ? J’aurais plus d’argent pour repayer ta sortie, au cas où. ❞ Il ne put s’empêcher de lui adresser un clin d’œil, continuant son chemin vers le premier endroit qu’il trouverait. Il aurait pu lui mentir, s’inventer un tas de projets qui n’existaient pas ; il préféra changer de sujet. ❝ Mais toi, t’es pas attendue quelque part ? ❞ Comme s’il voulait s’assurer qu’ils seraient bien tous les deux, seuls contre le monde. Comme ils l’étaient à chaque fois, finalement.
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Message(#) Sujet: Re: ⊱ leaving the things we lost, the ones we've crossed ✼ aron&eula. Jeu 14 Mai - 0:59

Leaving the things we lost, the ones we've crossed. ARON & EULALLY ;
When the sun sets we're both the same, half in the shadows, half burned in flames, we can't look back.

If I could take your hand, if you could understand, I can barely breath, the air is thin, this darkness is the light...

Le regard qu'Aron posait sur elle, ça lui faisait un bien fou. Comment faisait-il pour avoir toujours cet air serein si réconfortant ? Avec sa bouille à croquer, Eulally ne résistait jamais au charme énigmatique du jeune homme. Au-delà de ça, un contact avec lui suffisait à la faire oublier tous ses soucis. Et il avait ce petit sourire en coin, c'était tellement agréable. Il aurait pu prendre la situation très sérieusement, beaucoup plus sévèrement, et l’assaillir de questions, ce qui aurait très certainement mis Eula' bien mal-à-l'aise. Et après la nuit qu'elle avait passée, elle n'était pas d'humeur à entendre quelqu'un lui faire la morale. Heureusement, Aron avait tout compris ; il eut juste cette petite attention trop touchante, à demander si il ne lui était rien arrivé de grave. Eulally lui adressa un sourire ; elle essayait d'avoir une mine un minimum lumineuse, parce qu'elle était réellement contente qu'il soit là, mais avec sa figure fatiguée et même pas débarbouillée, elle devait avoir une salle mine malgré elle, de quoi inquiéter le jeune homme peut-être. Mis-à-part ça, ça allait, elle avait juste des courbature minables, mais elle s'en remettrait. Elle répondit gentiment, avec une pointe d'humour naturellement : ❝ Si par "dangereux", tu entends "tituber ivre-morte dans la rue et essayer de faire des blagues avec la police", j'ai vécu un sacré danger ouais ! ❞ Eula' se hasarda à lâcher un petit rire, histoire de prendre la situation à la rigolade, parce qu'au point où elle en était, si elle ne riait pas, elle allait se mettre à pleurer... Elle suivit les pas du grand brun, quand ils commencèrent à marcher machinalement sur le trottoir. En effet, plus vite ils s’éloigneraient de ce maudit commissariat, plus vite ça ne resterait qu'un mauvais souvenir. Et Eulally put se réjouir, car Aron n'avait rien d'autre de prévu, il acceptait son invitation d'aller boire un verre. Il lui lança une petit pique par rapport à l'argent ; Eula' soupira, en mimant une petite mine boudeuse, et elle lui donna un coup d'épaule taquin, pour le bousculer légèrement. Elle afficha ensuite de nouveau un sourire, parce qu'elle appréciait vraiment qu'il fasse l'effort de détendre la situation. Elle espérait que ce soit bien vrai qu'il ait du temps à lui accorder, elle s'en voudrait de monopoliser sa matinée, après avoir déjà pas mal abuser de son temps et de sa gentillesse. Il s'assura qu'elle n'était pas non plus attendue quelque part, et il faisait bien de poser la question en fait, car c'était sûrement le cas ! Il est vrai qu'elle était un peu déconnectée de la réalité et elle n'avait aucune notion de l'heure qu'il était. Elle ne se rappelait même pas du planning, mais tout aussi bien elle était de service du matin au Starbucks ! Elle s'arrêta soudainement de marcher, un peu paniquée. Et puis zut. Tant pis. Elle avait d'autres choses en tête. Et elle n'était pas d'humeur à aller bosser dans tous les cas. Elle se remit à avancer, en répondant finalement, de nouveau assez décontractée : ❝ Oh au pire on me remplacera au café, je switcherais mes horaires avec une collègue... Je pense que "nuit au commissariat" ça peut être une excuse pas mal au final. ❞ Eulally n'avait aucune envie de traverser toute la ville pour aller travailler, ça paraîtrait invraisemblable, vu les circonstances. Et puis elle avait dit Aron qu'elle lui devait un verre, elle ne se défilerait pas. Qui plus est, comme bien souvent, la présence du grand brun était presqu'addictive ; en aucun cas elle voulait se priver de quelques instants avec lui, ça lui faisait trop du bien de l'avoir à ses côtés.

Au bout de quelques pas seulement, ils passèrent devant une sorte de pub rétro qui semblait bien ouvert, alors Eula' fit un petit geste de la main, juste pour proposer qu'ils y entrent. Il n'y avait pas grand monde en cette heure matinale, et il y avait de la place dans le coin "salon", où Aron et Eulally purent prendre chacun un fauteuil, autour d'une toute petite table basse. Eula' était silencieuse tout à coup ; l'endroit était cosy, mais elle ne se sentait pas super à l'aise non plus : elle aurait peut-être dû songer à rentrer d'abord à son appart' pour se rafraîchir un peu ou autre. C'était pas brillant de s'installer là avec ses fringues de la veille, l'odeur encore imprégnée de l'alcool et de sa nuit en cellule de dégrisement. Enfin, qu'importe. Elle sortit de ses pensées et retourna son attention vers Aron. Tandis qu'ils s'apprêtaient à passer leur petite commande de boisons, Eula' ne put s'empêcher de resonger à l'argent, et elle déclara, assez poliment en fait : ❝ Au fait, je vais essayer de te rembourser pour la caution, au plus vite hein. Je reçois ma paye à la fin du mois et je devrais pouvoir emprunter un peu à des amis en attendant, ça devait pas poser de soucis. ❞ Ce n'était pas des paroles en l'air, Eulally comptait bien dédommager le jeune homme jusqu'au dernier centime, c'était la moindre des choses. Elle savait se mettre dans des situations bancales, mais elle savait aussi prendre ses responsabilités pour réparer ses tords. Oui oui ça lui arrivait. Elle finit par afficher un nouveau sourire, et à son tour elle enchaîna, pour changer de sujet : ❝ Et alors toi, j'me rappelle plus, tu m'avais dit que t'étais prof, c'est ça ? ❞ Sur le coup, ça partait d'une bonne intention : faire juste un peu la conversation, de la manière la plus banale du monde. En aucun cas elle n'était censée savoir qu'il était au chômage ou de retour d'une île déserte. Ca leur était si peu arrivé de se poser et de discuter... Ils ne s'embêtaient pas avec des mots habituellement. Depuis quelques jours, Eulally savait pourtant des choses sur Aron, des détails importants dont il avait vraiment omis de lui parler. Et maintenant qu'elle y repensait, elle ne pouvait pas s'empêcher d'emmener le sujet, même d'une façon assez détournée. C'était vache de sa part, sachant qu'il avait été si gentil de venir la chercher au commissariat et tout ça. Mais ça avait été plus fort qu'elle. Elle eut du mal à garder un air désintéressé, au vu de la conversation qui s'entamait. Heureusement, un serveur s'approcha pour prendre enfin leur commande, et Eula s'empressa alors d'ajouter encore, d'un ton bien plus désinvolte : ❝ Alors boisson chaude du coup, monsieur Rosenberg ? J'te laisse choisir, j'prendrai pareil. C'est toi mon héros du jour, j'me fie à ton sage jugement. ❞ Elle avait dit ça tout gentiment en fait, sincèrement. Malgré les choses qu'Aron lui cachait et qu'elle avait envie de lui reprocher, elle ne doutait pas une seule seconde que le jeune homme restait quelqu'un de mille fois mieux qu'elle (ce n'est pas lui qui venait de passer dix heures en taule) ; elle le respecterait toujours, quoi qu'on puisse en dire.

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Message(#) Sujet: Re: ⊱ leaving the things we lost, the ones we've crossed ✼ aron&eula. Jeu 14 Mai - 14:33

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L’être humain était fait d’imperfections. Il avait des défauts ; faisait des erreurs ; marchait en sens inverse et tanguait parfois plus proche du mal que du bien. Aron le savait, parce qu’il était lui aussi l’un d’eux – et si Eulally avait pu avoir un comportement à remettre en cause, il n’avait pourtant pas le moindre droit de lui faire la morale. Parce qu’au fond, Rosenberg n’était pas vraiment un type bien. Il en avait fait, un bon paquet de conneries, qui n’avaient finalement fait du bien qu’à lui. Il avait détruit un mariage – précisément le sien, infligé une peine incroyable à celle qui l’avait toujours accompagné, et recommencé une seconde fois avec le deuxième amour de sa vie en décidant subitement d’embarquer dans le seul avion qui avait choisit de disparaitre entre sable et mer. Alors, à côté de tout cela, la petite soirée un peu trop arrosée de sa nouvelle amie paraissait finalement bien fade, presque même insignifiante. Il n’avait pas à la juger, parce que quelque part, il savait qu’il était bien pire. Et puis, on ne jugeait pas Eulally. Il la connaissait bien trop peu, et pourtant il avait su lire, derrière ce sourire parfois tremblant et ces yeux souvent papillonnants d’une fatigue presque palpable, ce vide, cette absence dans le cœur qui rend fou et fait faire n’importe quoi. Il avait pu la voir, parce qu’il avait eu bien souvent l’impression d’admirer son propre reflet dans un miroir. Ils étaient semblables, et pourtant si différents que ça faisait du bien, souvent, de respirer le même air.

Malgré cela, Eulally était une nana pétillante et pleine de vie, quand elle daignait faire quelques efforts. Ce qui expliquait qu’elle prenait autant à la légère ses questions ; mais il s’en fichait pas mal de son ton constamment ironique, parce que lui avait entendu un « non, rien de grave, merci d’avoir demandé. » ❝ Franchement, je pense qu’ils ont dû bien se marrer. Jusqu’au moment où tu les as gonflés, ils t’auraient jamais foutu là-dedans sinon. Au moins, ça les a occupés un moment. ❞ Aron aurait fait un minable père, ça ne faisait aucun doute. Mais il ne l’était pas, alors il pouvait bien se permettre ce genre de discours.
C’était l’évidence même, qu’elle devait être quelque part et pas enfermée au fond d’une cellule, ni même occupée à boire un café à une heure qui commençait déjà à s’avancer. Aron, lui, s’en foutait pas mal, à vrai dire – elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait, poser des lapins ou décider de s’enfuir maintenant. Il espérait secrètement que ce ne serait pas le cas, naturellement, mais, comme d’habitude, il se verrait incapable de lui en vouloir. Lui, il avait clairement nulle part où aller, alors traîner un peu en ville ne chamboulerait pas son emploi du temps. Il s’étonna de la voir s’arrêter et, pourtant, leur marche reprit bien rapidement, alors qu’il lui avait fallu quelques six secondes pour prendre une décision. ❝ Envoie-leur quelques selfies, en voyant la face de cadavre que tu trimballes, c’est eux qui te demanderont de rester chez-toi. ❞ Il commençait doucement à rattraper son retour – un peu plus et il parlerait comme un jeune, tiens.
Chaque fois, c’était la même chose. Ils se faisaient quelques blagues, se lançaient pas mal de piques et n’hésitaient pas à se répondre physiquement – mais rien, jamais rien de trop sérieux. Ils l’avaient décidé d’un commun-accord tacite, et ça leur suffisait à tous les deux. Peut-être qu’un jour, ils se lasseraient, ils trouveraient autre chose et se diraient adieu sans ouvrir la bouche. Mais ça lui paraissait tellement dérisoire comme relation, qu’il n’y voyait aucun d’intérêt à y mettre un terme. Pour le moment, tout au moins – car finalement, il n’arrivait pas à exprimer mieux ses sentiments que dans les bras d’Eula’. Sans jamais utiliser le moindre mot.
Et pourtant. Pour la première fois, Aron se sentit franchement mal à l’aise avec elle. Quelques secondes furent nécessaires pour que ses yeux cessent de s’écarquiller étrangement, puis il se cala au fond du fauteuil, tentant de retrouver un semblant de sérénité. En fait, ça faisait tout bizarre qu’elle se décide subitement à parler… De lui. De son passé, de son job. C’était pas franchement agréable, parce que dès qu’ils commenceraient à parler de ça, il faudrait aller plus loin. Une fois la première couche brisée, ils passeraient à la seconde, la suivante et… Et ils finiraient par se connaitre par cœur et leur relation n’aurait plus lieu d’exister. Le jeune homme n’avait pas envie, ni de parler de lui, ni d’entendre Eulally parler de sa vie. Ça le foutait carrément mal à l’aise, et elle demeurait l’ultime personne avec laquelle il ne l’avait jamais été. C’était foutu, maintenant. ❝ Hmm, je… Ouais, enfin j’ai arrêté. Mais c’est un peu compliqué et j’ai pas l’impression qu’on ait vraiment le temps pour ça. ❞ Disons surtout qu’il n’avait pas l’envie. Il ne voulait pas lui expliquer qu’en fait, il avait démissionné parce qu’il était tombé amoureux d’une de ses élèves beaucoup trop jeune et innocente pour lui, qu’il en avait brisé sa femme et à peu près toute son existence. Ça risquait de la faire flipper, sans aucun doute – lui qui avait le si bon rôle depuis un moment ne pouvait songer à glisser de son piédestal. Comme une intervention divine, le serveur se pointa avec un semblant de sourire qui ne parut même pas les juger. A vrai dire, l’homme avait tendance à se sentir pointé du doigt à la moindre occasion – son côté parano s’était amplifié depuis son retour de l’île, parce qu’il passait un peu à la télé et qu’il avait déjà eu l’impression d’être reconnu. ❝ Ce sera un latté pour moi, et n’hésitez pas à mettre une bonne couche de mousse, ❞ annonça-t-il avec un semblant de pétillements au fond des yeux. Il avait toujours adoré la mousse, que ce soit celle de la bière, du bain ou même du café. Puis il adressa un regard en direction de la jeune femme, dont il n’avait pas oublié la requête. ❝ Par contre j’suis pas certain que ça suffira pour mademoiselle, vu sa tête elle prendra un café americano ! Avec ça on va prendre des pancakes, deux cookies framboise-choco et deux muffin noisette et chocolat. ❞ En bon spécialiste de la malbouffe, Aron se félicita ; ça faisait deux ans qu’il n’avait pas mis les pieds dans ce genre d’endroit, mais il n’en avait rien oublié. Il avait décidé de prendre un peu d’tout, parce qu’il ne connaissait pas du tout ses goûts – ou alors pas ceux en matière de nourriture. Leur relation ne tenait clairement pas debout et, pourtant, Aron avait l’intention de faire en sorte que ça dure encore un moment. Voilà pourquoi il se devait de changer de sujets – mais pas facile d’aborder autre chose sans jamais évoquer la vie privée, personnelle et sûrement tabou. ❝ Tu sais, j’m’en fous pas mal de l’argent, garde-le pour quand ce sera à mon tour de réclamer ton aide, ❞ souffla-t-il avec un semblant de sincérité. Il ne pensait pas vraiment avoir besoin d’elle un jour, et surtout pas de son argent. Il ne comptait pas, en plus de toutes ses fautes, subtiliser l’argent d’une gamine – il fallait vraiment qu’il se calme avec les filles à peine sorties de l’école, voilà ce à quoi il pensait. Alors, d’un coup, sans comprendre pourquoi, il relança un sujet légèrement tendancieux. ❝ C’est la première fois que tu passes ta nuit en taule ? Je juge pas, hein, mais j’ai l’impression que ça aurait pu t’arriver bien plus tôt. ❞ Il ne critiquait pas, mais en fait, elle n’était pas vraiment comme les autres. Probablement qu’elle se foutait pas ❝ Enfin, j’comprends si ça te dérange d’en parler, surtout avec moi. On est pas vraiment parti sur ce genre de relation nous-deux, alors ouais, j’comprendrais. ❞ Si seulement il avait pu se regarder en face. Il aurait alors vu qu’en fait, il était le premier à esquiver les sujets de discussions sérieux et perso – parce qu’il était le premier à ne pas vouloir se dévoiler.
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Message(#) Sujet: Re: ⊱ leaving the things we lost, the ones we've crossed ✼ aron&eula.

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