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❝ Failure. × It's like I'm losing my mind ϕ ❞

× Ma Célébrité : Cameron Monaghan × Nombre de messages : 2329 × Age du perso : 21 ans × Job : étudiant bien sage, ou pas trop. × Côté love : tu l'sens, que je suis totalement à fond ? et puis que j'me fais arnaquer ? il faut croire que c'est l'histoire de ma vie.


Message(#) Sujet: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Mer 15 Avr - 16:45


Disturbed
Stricken
Charlie & Connor
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« I can't go on with a holocaust about to happen seeing you laughing another time. »Les lendemains de soirées, c'est toujours la même chose. J'ai l'impression de toujours revivre le même moment, y'a juste la chambre et le mec qui changent. Je me réveille dans un lit que je ne connais pas, avec un type de la quarantaine voir la cinquantaine passée qui me regarde avec un air stressé. « Tu dois partir, ma femme va rentrer dans une heure. » C'est le refrain servi à tous les coups. Ça commence à vachement sentir le réchauffé. J'apprécie jamais d'être ainsi pressé par un vieux qui m'a tellement voulu la veille et qui me jette comme une vulgaire prostituée une fois le matin venu. Mais je bronche jamais. Je veux pas qu'il s'imagine qu'il a une moindre importance pour moi. Je veux pas de son « on s'rappelle » ni du baiser qu'il tente de me voler. J'le repousse et je vais prendre une douche, c'est tout ce qui m'intéresse. Me débarrasser de la transpiration, de l'odeur de la fête, de son odeur à lui qui me dégoûte déjà.

Une fois lavé, c'est la chasse aux trésors qui commence. Sauf que là, les trésors, c'est mes fringues éparpillés dans cet appartement trop blanc, trop épuré, trop propre pour moi. Tout semble avoir été calculé au centimètre près, ça m'file la gerbe. Une fois mes vêtements ramassés, je les remets sans réfléchir au fait qu'ils soient pas totalement frais. J'ai juste envie de me casser alors je me dépêche et quand je veux sortir, je le vois, il m'a préparé un petit-déj'. Tss. Il culpabilise de me mettre dehors alors il se fait pardonner en me servant à bouffer ? Ben voyons.

« Garde tes p'tites attentions pour ta femme. »

Et sur ces paroles lancées avec négligence, je me barre.

Ils commencent sérieusement à me faire chier tous ces homos qui s'assument pas. Est-ce que c'est si honteux de ne pas être hétéro ? C'est bon, c'est pas comme si on avait la peste non plus. C'est tous les mêmes.

J'en ai marre.
J'en ai même ras le cul.
P*tain, j'déteste le matin.

Sinon... J'suis où ? J'regarde autour de moi et j'reconnais Manhattan. Ouais, bon, c'est pas rare que mes clients pétés de thunes vivent dans le coin, à force j'finis par savoir où j'suis facilement.

Puisque j'suis là, j'vais faire un tour, ça me changera les idées et j'ai pas très envie de rentrer tout de suite. J'sais pas exactement ce que je fuis... Mais je le fuis bien, j'ai besoin d'air. Alors sans vraiment réfléchir, je me dirige vers Time Square. Sur le chemin, je sors une cigarette un peu tordue de ma poche et je l'allume, laissant la fumée s'engouffrer profondément dans mes poumons, ça fait du bien. C'est clair que ça vaut pas les substances dont je pourrais me gaver au bar ou dans les fêtes mais ça détend quand même un peu, c'est déjà ça.

Au bout d'un moment, mon téléphone se met à sonner. J'espère que c'est pas Kathleen pour m'ordonner de rentrer, j'espère que c'est pas quelqu'un qui a un problème. J'ai pas envie de gérer des problèmes et si quelqu'un en a... J'vais me sentir obligé d'aider.
J'arque un sourcil quand je vois le prénom inscrit sur l'écran : « Charlie ». Ah ouais, c'est vrai qu'elle a déjà essayé de m'appeler hier et qu'elle m'a envoyé un texto un peu avant aussi... Mais j'ai pas eu la motivation de répondre. J'ai toujours pas la motivation, alors je raccroche directement pour l'envoyer sur ma boîte vocale. Après tout ce temps à m'avoir snobé et sans avoir donné la moindre nouvelle, elle essaye soudainement de me joindre... Faudra peut-être veiller à pas trop se foutre de ma gueule non plus. C'est sûr que je l'appréciais cette fille, mais bon, j'vais pas lui courir derrière non plus et j'vais pas lui donner l'occasion de me laisser en plan une fois de plus. Sans attendre, je remets mon téléphone dans ma poche, j'écrase le mégot de ma clope sur le bitume puis je continue ma route sans me laisser perturber par ça.

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I was running in circles,
I hurt myself,
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Dernière édition par Connor-Néoh McMillan le Ven 17 Avr - 9:06, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Mer 15 Avr - 22:10

you all are pissing me off
∞ “ The only thing more unthinkable than leaving was staying; the only thing more impossible than staying was leaving. And i really had no choice. I had to go. I didn't want to destroy anything or anybody. I just wanted to slip quietly out, without causing any fuss or consequences, and then, finally stop running and hiding.” ft. c o n n o r & c h a r l i e ;




Les yeux fermés tu savoures ces derniers instants de ta nuit. Ce dernier laps de temps, où tu oscilles entre le rêve et la réalité. Ces dernières minutes de somnolence, où tes problèmes n'ont pas encore refait surface dans ton esprit torturé. Puis vient le moment où toutes les questions que tu te poses en permanence commencent à défiler dans ta tête. Elles résonnent comme le glas des condamnés, et tourbillonnes sous tes paupières closes. Tu ouvres laborieusement les yeux. L'un après l'autre. Trop de lumière. Toujours trop de lumière. Tu passes ta main sur ton visage encore engourdi par la nuit et marqué par le pli de tes draps. Tu tends le bras attrapes ton téléphone et ton paquet de cigarettes posés sur la table de nuit, puis tu replonges sous la couette. Tu glisses une cigarette entre tes lèvres, quand tes yeux se seront un peu accoutumés à la lumière, tu soulèveras la couverture pour l'allumer. A travers les fissures de l'écran tactile de ton vieux téléphone, tu distingues les quatre chiffres de l'heure. han nan.. il est encore trop tôt, bien trop tôt! Frustrée de n'avoir pas dormi plus longtemps tu repousses la couette d'un geste rageur, et fais rouler la pierre de ton briquet. La flamme danse, le bout de ta cigarette crépite. La fumée envahit tes poumons. Une vague de soulagement parcoure ton corps. Tu fumes ta cigarette, couchée sur le dos, fixant le plafond blanc, l'esprit vide, mais néanmoins dépitée.

Lorsque tu finis par poser tes pieds nus sur le sol froid, un frisson traverse ton corps. Tu attrapes ton pull qui gît depuis la veille au pied de ton lit, et l'enfiles. Téléphone et cigarettes en main, tu te traînes jusqu'à la cuisine où tu attrapes le café déjà prêt. Bénie soit Lou-Ann! Un rapide détour par micro-ondes et te voilà à présent affalée dans le canapé décrépit, télécommande en main. Tu zappes. Encore. Et encore. Les images n'ont aucun intérêt, pas plus que les bouts de paroles des reporters et présentateurs. La moitié d'un joint traîne sur le bord du cendrier, tu le portes à tes lèvres et l'allumes. Mmmh.. C'est meilleur que la cancerette. Bien meilleur. Ton corps se détend peu à peu. Tu ne sais pas combien de temps tu restes là, à fixer les images mouvantes, sans rien faire ni penser. Juste fumer. Juste oublier.. Tout laisser aller...

Tu as fumé. Mais tu n'as pas oublié. Il te faudrait quelque chose de plus fort pour oublier. Tu serres les dents. La cocaïne est désormais exclue.. Tu soupires. Parfois, elle te manque franchement, cette bonne vieille C.. Ton amie d'avant. Ta plus fidèle amie.. Celle qui t'a permis de supporter tes problèmes quand tu n'avais plus personne. Celle qui t'a permis d'endurer ta misérable petite vie. Peu importe. Occupes-toi, ça passera. A nouveau tu prends ton téléphone. Guerrier, survivant d'une ancienne aire. Il a tout fait! Il t'a suivie à travers la moitié des états. Il a même survécu à l'île. Certes il n'en est pas ressorti tout à fait indemne, mais.. il fonctionne toujours. Tu déverrouilles l'écran. Trois nouveaux sms t'attendent. Reyhan. Eulally. Reyhan. Pas de réponse de Connor. Tu lâches un nouveau soupir. Tu lui as envoyé un texto dans le courant de la journée hier, puis un message vocal. Tu savais qu'il t'en voudrait.. Comme la plupart des gens qui sont restés sans nouvelles du jour au lendemain. Tu contemples un instant la conversation presque vide, et presses ton doigt sur l'icône de rappel. Une sonnerie. Deux sonneries. Messagerie direct. Tu regardes ton téléphone. Tu le fixes comme si tu lui en voulais et le jettes sur un coussin du canapé. Ce petit con filtre tes appels? Furieusement tu agrippes à nouveau ton portable. Tu rappelles. Messagerie. Une fois. Deux fois. Trois fois. Okay! S'il le prend comme ça.. Tu lui envoies un nouveau texto, bien moins mignon que la veille ; "connor, espèce d'enfoiré, arrête de m'filtrer!" Tu attends une minute et tu rappelles. Puis tu alternes entre des textos de plus en plus furieux et des appels, jusqu'à ce qu'enfin, il accepte ton appel. «Putain! Beh c'pas trop tôt!» rages-tu dans le micro de ton téléphone, à peine as-tu entendu le déclic d'une ligne décrochée. «T'es où? Que j'vienne m'expliquer..» Tu es un peu en colère, mais néanmoins soulagée qu'il ait enfin fini par te répondre.

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Moments and feelings, captured in amber, strung on filaments of reason. Take a man’s memories and you take all of him. Chip away a memory at a time and you destroy him as surely as if you hammered nail after nail through his skull. × BY LIZZOU
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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Ven 17 Avr - 15:06


Hollywood Undead
New Day
Charlie & Connor
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« It's a new day, a new day, you have loved yourself and no one else. It's a new day, how do we change, with a broken life what's left inside ? »J'ai cru que j'allais être tranquille : je comptais qu'elle se dise que je raccroche parce que je suis occupé, ou juste parce que j'ai pas envie de lui parler. C'est vrai, j'me suis imaginé qu'elle allait sagement me foutre la paix après ça mais... C'était sans compter le fait que j'avais totalement zappé qu'elle est plutôt du genre têtue cette gonzesse. Alors, pendant que je marchais avec l'envie de me changer tranquillement les idées, elle a rappelé. Une fois, deux fois... Encore et encore. J'ai arrêté de compter les sonneries. Au bout d'un moment j'ai remarqué qu'elle avait décidé d'innover : elle s'était mise à alterner coups de fils et messages textes. Au bout d'un énième texto, j'ai soupiré en reprenant mon téléphone pour regarder ce qu'elle avait bien pu m'envoyer et...
Wouah, elle m'en fout plein la gueule là et ça va crescendo en plus.
C'est qu'elle a de l'imagination quand elle rage et qu'elle persiste, j'admire grandement le style.

Je pourrais bien éteindre mon téléphone pour être peinard une bonne fois pour toute mais... J'aurais jamais les c*uilles de le faire. Et si Kathleen m'appelait pour quelque chose d'urgent ? Ou si Locklain m'appelait ? Ouais, non, je rêve là, il m'appellera jamais. Il est bien trop fier pour me téléphoner. Puis c'est vrai ouais, il me doit rien.

J'allais envoyer un message à Charlie pour lui dire de me foutre la paix quand elle a rappelé. J'ai pas pu faire autrement que d'échapper un juron agacé avant de décrocher et de porter l'appareil à mon oreille. Avant même que j'ai le temps de dire quoi que ce soit - ou de l'envoyer bouler plus justement - elle m'a râlé dessus. « C'est pas trop tôt ! » qu'elle m'a balancé avec son ton agacé qui m'a fait soupirer comme un ado qui se fait gronder par un adulte.
Putain la blague. « Pas trop tôt », j'vais lui en foutre du « pas trop tôt », moi. J'devrais dire quoi, moi ? Cocotte se réveille après deux ans d'absence et je devrais me jeter à ses pieds ? Que je sache, y'a pas marqué « pigeon » sur mon front. Si ? Non. Voilà. Et c'est pas dans mes projets de me le faire tatouer non plus. Alors va falloir arrêter de la ramener.

Ah, maintenant elle veut me rejoindre ? Sur le coup j'ai rien dit, mais j'crois que le léger grognement qui m'a échappé montre bien que j'en pense pas moins. Il m'a fallu quelques secondes pour réagir et formuler une phrase.

J'lui dis : « J'ai pas envie. »

Morne, froid, presque catégorique. C'est vrai que j'ai pas envie, j'veux pas prendre le risque qu'elle me refasse le coup plus tard mais... Maintenant que j'ai entendu sa voix... Ça va être compliqué. Tout en hésitant, je me mordille la lèvre inférieure : c'est vrai que quand même, on s'entendait bien quoi... Peut-être qu'elle mérite que je la laisse s'expliquer ?

J'soupire, agacé.

Je finis par lâcher : « Okay, c'est bon. J'suis à Times Square, rejoins-moi maintenant. »
J'ajoute : « J'vais t'attendre devant le Disney Store. »
J'ajoute : « Et me fais pas poireauter deux ans cette fois. »

A chacun son tour de râler pas vrai ?
J'ai raccroché et j'ai rangé mon téléphone dans la poche de mon jean en me remettant à marcher à un rythme normal puisqu'elle m'avait fait ralentir avec ses conneries. Je ne me presse pas pour autant par contre, j'sais pas où elle est exactement alors j'ai sûrement le temps d'arriver. Je me dirige vers le Disney Store avec les mains fourrées dans les poches. Je fumerais bien une clope, mais il m'en reste pas des masses. Puis je viens de fumer. Faut que j'me raisonne un peu... Même si, ouais, c'est pas trop mon fort en ce moment.

Après un bon quart d'heure de marche, j'arrive devant le magasin que j'ai indiqué à Charlie et je suis allé m'adosser contre un mur et m'allumer une des dernières clopes de mon paquet.
Quoi ? C'est pour passer le temps, il y a prescription.

En attendant que mademoiselle se pointe - si elle se pointe -, je regarde les quelques parents qui traînent là avec leurs mômes. C'est vrai que c'est le week-end. J'avais un peu zappé. Et ces gamins capricieux qui malmènent leurs vieux, ils se rendent pas compte de la chance qu'ils ont, j'aurais tout donné pour avoir la même. Ça me fait toujours mal au cœur d'assister à un tel spectacle. Pourquoi j'ai choisi cette boutique au juste ? Ah ouais... Parce que c'est la plus visible dans le coin, la plus repérable surtout. Ben non, c'est pas mon âme d'enfant qui m'a poussé à faire ce soit, mon âme d'enfant s'est égarée quelque part et j'suis pas foutu de la retrouver. Non, non, j'ai vu que l'aspect pratique à la chose, moi.

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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Sam 18 Avr - 15:40

you all are pissing me off
∞ “ The only thing more unthinkable than leaving was staying; the only thing more impossible than staying was leaving. And i really had no choice. I had to go. I didn't want to destroy anything or anybody. I just wanted to slip quietly out, without causing any fuss or consequences, and then, finally stop running and hiding.” ft. c o n n o r & c h a r l i e ;




∞ “ Dire Straits You and your friend ” tellement lent mais tellement bon *out* c'est ce que j'écoutais quand j'ai rédigé le rp, en mode mélaaancoliiiiiiiie xD


Il grogne. Tu mordilles ton pouce, nerveusement. Il va refuser. Il va t'envoyer bouler. Tu avales difficilement ta salive. «J'ai pas envie.» Tu soupires. Tu le savais, tu l'as senti venir, mais tu ne dis rien. Tu attends. Tu attends dans le vide, et tu as l'impression que ce blanc entre vous est interminable. Un suspense insoutenable. Tu as cette sensation qu'il n'ajoutera rien de plus et que tu raccrocheras bredouille. Tu es tentée de lui lancer une menace, une insulte.. N'importe quoi qui le fasse réagir. Tu envisages même d'ouvrir un de tes deux ordinateurs et d'essayer de traquer la position de son téléphone. Ce n'est pas comme si c'était quelque chose que tu n'avais jamais fait. Mais ce n'est pas non plus la meilleure façon de se réconcilier avec un ami. Tu contemples toutes sortes de d'idées qui pourraient te permettre de le retrouver. Peut-être n'avait-il pas changé d'adresse après tout? Ce serait bien le plus simple. Alors que tu considères chacune des options qui pourraient s'offrir à toi, tu as presque failli ne pas l'entendre ; «Okay, c'est bon. J'suis à Times Square, rejoins-moi maintenant.» Tu souris et hoches la tête. On ne peut pas entendre un sourire ni un signe de tête au téléphone, mais ça ne fait rien. Tu pleurerais presque de soulagement, et ta gorge est trop serrée par les émotions qui te submerges pour que tu puisses articuler une seule syllabe. «J'vais t'attendre devant le Disney Store.» Soulagée. Tu es tellement soulagée. Tu avales à nouveau ta salive pour dénouer ta gorge cette fois-ci, et prononces quelques mots rapidement avant qu'il ne change d'avis. «okay. j'saute dans un taxi, et j'arrive.» Bon, ce n'est pas tout à fait la vérité, il faut d'abord que tu enfiles des fringues. Tant pis pour la douche, tu la prendras plus tard, tu ne veux pas le faire attendre trop longtemps, il risquerait de ne plus avoir envie de t'attendre. «Et me fais pas poireauter deux ans cette fois.» Oh le salaud! La petite enflure! C'est bas! C'est vil! C'est sournois! «c'est petit et mesquin!» lances-tu furieusement dans ton téléphone avant qu'il ne raccroche, et tu jettes l'appareil innocent sur le canapé. Puis tu te relèves néanmoins heureuse d'avoir obtenu une occasion de t'expliquer, et files dans ta chambre.

Dix minutes. Il ne t'a pas fallu plus de dix minutes pour être prête à partir. Tu as simplement enfilé tes affaires de la veille, froissées d'avoir été roulées en boule, mais néanmoins les premières à te tomber sous la main. Ensuite tu as caché le désordre de tes cheveux sous un bonnet, simple, rapide, et efficace. Et tu as quitté la chambre, en pensant au fait qu'il est trés clair que ta soeur et toi êtes vraiment trés différentes.. Il ne faut pas chercher plus loin que dans cette pièce que vous partagez et ses deux moitiés totalement opposées. Une ordonnée, une bordélique. C'est aussi simple que ça, aussi évident, et tout à fait caractéristique. En passant devant le miroir du couloir, tu as essuyé de ton pouce le noir qui avait coulé sous tes yeux durant la nuit, histoire de paraître un minimum réveillée, fraîche et dispo, même si tu sais pertinemment que ce ne sera pas le cas. Puis tu as saisi tes clefs, ton paquet de cigarettes, ton téléphone, un peu d'argent, un briquet, que tu as fourrés dans tes poches, et tu as claqué distraitement la porte, bien plus concentrée sur ton texto que sur les clefs que tu as tournées dans la serrure. "je serai bientôt là. je t'en supplie, ne bouge pas. attends moiiiii!!!!"

Times square. Crossroads of the world. L'endroit que tu avais à tout prix évité depuis ton retour. Sans doute le seul où tu n'avais pas envie d'aller. Trop de monde, trop de bruit, trop d'agitation. Tu ne te sens pas bien ici. Toi qui adorais la foule autrefois, tu as bien changé. Cette île t'a changée. En mieux.. En pire.. Peu importe, elle l'a fait. Tu serres les dents. Tu es bousculée par une famille de blondinets. Tu allumes une cigarette. Tu tires dessus désespérément. Tu tires dessus comme une perdue. Tu tires dessus comme si ta vie en dépendait. De loin, tu aperçois le Disney Store. Mais quelle idée de vous retrouver dans un tel lieu? Tu lèves les yeux au ciel. A peine ta cigarette terminée et écrasée sur l'asphalte, tu en portes une nouvelle à tes lèvres que tu allumes aussi sec. Ton seul anti-stress des lieux publiques. Heureusement que ton paquet est presque plein, tu vas en avoir besoin, et si ça ne suffit pas, tu iras simplement en acheter un nouveau. Finie la période de fauche, le temps où tu étais pauvre, et où il t'arrivait de mendier pour une dose. Fini ce temps, du moins pour l'instant..

Malgré l'angoisse de la foule et de la ville, tu es toute excitée de revoir Connor. Justement, le voilà. Adossé nonchalamment contre le mur de la boutique. tu le regardes un instant avant d'approcher. Tu profites de cet instant avant qu'il ne t'aperçoive et se mette à changer de tête, pour l'observer un peu. Il a changé lui aussi. En mieux ou pire, tu n'en sais encore rien. Tu hésites encore un instant et rallumes une nouvelle cigarette avant de t'approcher doucement. Avant, tu te serais approchée toute bondissante et sautillante, d'une démarche guillerette, tu lui aurais sauté au cou en criant comme une gamine hystérique. Tout simplement parce que c'était lui, et toi, et vous. Mais aujourd'hui, tu ne sais pas trop.. Tu ne sais pas quoi faire, que dire. Tout est trop étrange, trop lointain. «Connor!» Tu fais quelques pas de plus dans sa direction, ta cigarette coincée entre tes lèvres. Tu regardes le sol, ne sachant trop quoi dire. Alors tu optes pour la vérité, privée de ton enthousiasme habituel ; «ça.. ça fait plaisir de t'voir..» Tu te trouves conne. Tu te trouves stupide. Tu es une véritable imbécile.. Tu jettes ta cigarette à peine entamée sur le sol, et prends soudainement Connor dans tes bras. Tu restes là un petit moment, tes bras enroulés autour de son cou. Puis tu le lâches avant qu'il ne t'envoie lui-même bouler. tu le regardes un court instant et lui dit ; «y'a trop de gens, trop d'bruit, et trop d'lumière.. viens, on s'tire de là.. on va dans un endroit un peu plus tranquille.» Tu sors ton paquet de cigarettes et en coinces une nouvelle entre tes lèvres. Ça fait combien? trois? quatre? peu importe. Tu l'allumes, et tends ton paquet à Connor.

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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Dim 19 Avr - 18:07


Apocalyptica & Corey Taylor
I'm not Jesus
Charlie & Connor
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« When your own world comes undone, let me be the one to say: (If God is looking down on me) I'm not Jesus, you can't run away ! »C'que j'lui ai balancé c'était peut-être petit et mesquin mais pour moi c'était amplement mérité. Sans déconner : elle est partie tout ce temps sans même me dire au revoir, elle pensait que j'allais apprécier ? Elle se met le doigt dans l’œil. Peut-être bien qu'elle avait une raison, mais tant que je ne l'ai pas... Et bien je continuerai à être rancunier. J'étais pas comme ça avant. Mais c'était avant. Avant que je perde encore des personnes précieuses pour moi. La principale c'était Locklain, mais Charlie en fait partie aussi et même si maintenant les deux sont revenus... Je reste terriblement amer. Je peux pas faire semblant et juste fermer ma gueule, sourire comme un crétin en disant amen à tout. Trop de choses me travaillent, trop de choses m'ont blessé, maintenant je ne peux plus tout encaisser, je ne suis plus aussi fort, il faut que je me protège. Et ma protection : c'est les mots. Et ces mots, j'ai le don de savoir les envoyer pile où ça fait mal, juste à l'endroit où ça vexe. Je sais parfaitement que j'ai visé juste encore une fois, mais j'ai même pas de remords. Pas pour le moment en tout cas. Il sera peut-être temps de regretter plus tard. Ou peut-être pas. On verra.

J'ai lu le texto qu'elle m'a envoyé et j'ai pas pensé à répondre. Décidément, je suis pas encore ouvert à la gentillesse ce matin. Faut dire que le réveil a été pourri : Charlie s'y est prise au mauvais moment pour décider de me harceler et de faire un retour de force. Une fois de plus j'ai répéter le même geste pour la énième fois depuis tout à l'heure : j'ai rangé mon téléphone dans ma poche de pantalon.
Bien sûr que j'vais l'attendre. Maintenant je lui ai dit j'vais pas me barrer puisqu'elle a l'air vraiment décidée à venir. Au fond, même si j'lui en veux, j'peux pas non plus oublier les bons moments qu'on a vécu ensemble, la belle amitié qu'on avait tous les deux. C'est impossible de zapper ça.

J'suis le con qui peut pas s'empêcher d'attendre après les autres, j'suis le con qui peut pas s'empêcher de toujours trouver un espoir.
Puisque c'est comme ça : Je croise les doigts.
Puisque c'est comme ça : Je reste.
Puisque c'est comme ça : Je l'attends.

Je fixe finalement plus le sol que les petites familles joyeuses qui me filent le tournis, j'attends que Charlie arrive, j'espère qu'elle va arriver rapidement. J'ai fumé ma clope jusqu'au filtre avant de laisser tomber ce qu'il en reste parterre et de l'écraser avec mon talon. J'ai soupiré, lassé, quelques minutes et je m'impatiente déjà. C'est l'agacement de me retrouver dans le pire coin de Times Square pour mon moral. C'est l'agacement de savoir que... Ouais, au fond j'ai bien envie de voir Charlie. Ça m'prouve bien qu'en vrai j'reste une bonne poire qui est définitivement dépendant des autres même si c'est à petite dose. Je m'attache à peu de personnes en réalité, mais une fois que j'y suis attaché... Me détacher c'est encore plus difficile que ce qu'il y paraît. Je supporte la solitude, mais pas le détachement et j'me maudis pour ça.

Finalement, j'entends mon prénom, il me parait presque lointain. J'crois que je me suis égaré dans mes pensées un moment. J'suis comme ça, ça a pas changé : toujours dans la lune. Et dans la lune en vrai, j'ferais mieux d'y rester. Mais Charlie qui s'approche de moi m'a rapidement ramené à la réalité. J'la regarde avec son éternelle clope entre les lèvres : son visage est toujours le même. Je l'aime ce visage, il m'offre un sentiment de sécurité et de familiarité. C'est le visage d'une femme qui a été une bonne amie depuis que je l'ai rencontrée, le visage d'une personne à laquelle j'ai tenu... A laquelle je tiens très probablement encore en fait. Mais... Je n'arrive pas à le montrer. J'ai toujours été jovial et souriant avec elle, mais pas là.

Après un instant de flottement durant lequel on a rien dit, elle a fini par lâcher que ça lui faisait plaisir de me voir. Est-ce que j'suis censé lui dire que moi aussi ? Ça paraîtrait bien con que j'lui dis ça après lui avoir dit que j'en avais aucune envie.

Alors j'ai fait : « C'est cool que tu sois venue. »

Cool : positif et pas trop enthousiaste en même temps. C'est c'qu'il fallait, j'crois que c'est le mot qui semblait coller le mieux au moment où j'ai ouvert la bouche pour éviter de lui mettre un vent magistral et de la laisser parler dans un vite total. Mais après avoir fait le sacrilège de jeter une cigarette réduite de moins de moitié, elle m'a prise dans ses bras et je me suis tendu. Je posé ma main contre son bras, comme si j'avais oublié comment on réagit à ce genre de contact, comme si j'étais un peu... Presque agressé par cette proximité soudaine. J'étais pas loin de la repousser mais elle s'est reculée d'elle-même. Tant mieux, ça me permet de ne pas faire quelque chose qui aurait franchement pu la blesser.

Même si elle fait des efforts, même si elle dit qu'elle a une explication, je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir encore. Pour l'instant je veux juste savoir pourquoi. Et je veux savoir si elle va bien. Je me fiche des étreintes amicales, pour l'instant j'en veux pas. J'veux des mots sur la situation. J'veux des putains de mots et rien d'autre.

Mais c'est pas pour de suite. Elle veut qu'on bouge, qu'on se trouve un endroit moins bondé, moins bordélique, plus tranquille. C'est pas un tort franchement, je crois que ça me détendra un peu de trouver un peu de calme, rien qu'un minimum, ça sera déjà pas mal. J'sais pas si ça va me rendre plus réceptif mais c'est quand même une bonne idée qu'elle a eu alors j'ai hoché la tête puis j'ai pris une cigarette dans le paquet qu'elle me tendait. Impossible de refuser.

« Merci. Allez, viens on bouge. »

J'ai calé la clope entre mes lèvres avant de l'allumer puis je me suis mis en marche tranquillement, l'une des mains dans la poche de mon jean plus par habitude qu'autre chose. Je marche sans me presser, je me dirige un peu à l'instinct. Je sais pas où elle veut aller. Je sais pas où je veux aller. Je m'en fiche. Juste un endroit où on ne sera pas dérangés par une foule en effervescence dès le matin, ça serait bien.

Puis j'ai une idée soudaine : « Ça te dit un café ? J'ai pas eu le temps de p'tit déjeuner. »

En vrai j'aurais eu le temps de prendre un truc en vitesse mais la tentation de mettre un vent à ma conquête de la nuit avait été trop forte. J'avais zappé un besoin primaire pour la vie rien que pour avoir le plaisir d'être un con avec celui qui m'a mal réveillé pour que j'me barre avant le retour de son épouse. Chacun ses priorités pas vrai ?

Le café était une proposition, mais au fond j'lui laisse pas vraiment le choix. J'connais un endroit où le café est bon et où c'est plutôt tranquille et c'est là qu'on va aller, j'me dirige déjà dans cette direction là sans attendre son avis. En fait j'reste vachement poli quand même : j'laisse croire que je laisse la possibilité de choisir alors que... Non. J'préfère en faire qu'à ma tête, c'est mieux.

Une fois arrivés, j'vais m'asseoir sur une chaise auprès d'une table en terrasse, à l'ombre. Il fait bon dehors, alors pourquoi aller s'enfermer ? Je passe déjà les trois quarts de ma vie enfermé dans un club alors... Non, j'ai besoin d'air puis elle va pas s'en plaindre, ici c'est pas trop fréquenter. Il reste plus qu'à attendre le serveur. Et j'regarde Charlie, puisque c'est moi qui ai décidé qu'on viendrait là j'lui dis :

« Si tu veux manger un truc ou quoi fais toi plaiz'. »
J'précise : « J't'invite. »

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I was running in circles,
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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Dim 19 Avr - 21:19

you all are pissing me off
∞ “ The only thing more unthinkable than leaving was staying; the only thing more impossible than staying was leaving. And i really had no choice. I had to go. I didn't want to destroy anything or anybody. I just wanted to slip quietly out, without causing any fuss or consequences, and then, finally stop running and hiding.” ft. c o n n o r & c h a r l i e ;





Il prend une cigarette, tu refermes le paquet d'un doigt et l'enfonces dans la poche de ton pantalon flambant neuf. Tu lui lances un sourire timide. Il te remercie, tu souris plus largement. C'est fou ce qu'il avait pu te manquer! Tu n'en avais pas vraiment pris conscience jusqu'à maintenant, mais en le voyant, enfin devant toi, en le serrant dans tes bras, tu te rends compte que ce sentiment qu'il te procure, cette sensation enivrante que tu as quand tu es avec lui, c'est parce que tu te sens bien. Parce que tu apprécies sa compagnie. Parce que tu as confiance en lui. Parce qu'il est ton ami. Parce que tu l'aimes. Tu lui emboîtes le pas sans poser de question, et le suis. Tu ne connais plus New-York, tu as tout oublié, et tout a changé. Tu ne sais pas où aller, alors tu te laisses guider au hasard de ses pas. Tu fumes ta cigarette en silence. Tu alignes les enjambées, et tu les comptes. Ça t'évite de te sentir trop nerveuse, ça chasse les pensées angoissantes. Compter. Compter encore et encore, jusqu'à l'infini. «Ça te dit un café ? J'ai pas eu le temps de p'tit déjeuner.» Tu hoches la tête avec un nouveau sourire. Toi tu as déjeuné, mais tu ne dis jamais non pour un café. Tu en boirais toute la journée. Pour dire la vérité, c'est déjà le cas, tu en avales toute la journée. Encore et encore. Lou-Ann te dit sans arrêt que tu vas finir par te liquéfier à en boire autant. Elle plaisante bien sûr, mais c'est vrai. Tu en bois trop. «un café, c'est parfait.» Mais il a déjà changé de direction. Il sait déjà où il va. Tu souris et secoues la tête en fixant le sol. Tu fumes. Tu ne dis rien. Tu ne sais pas par où commencer. Tu ne sais pas comment lui expliquer. Est-ce que tu dois tout lui dire? Ou seulement une partie de la vérité? Tu es torturée par tes questions. Tu réfléchis trop. Tu reprends le compte de tes pas, un par un.

Ce café à l'air tranquille. Tu regardes autour de toi. Tu as l'air inquiet. Est-ce que tu es inquiète? Tu ne sais pas vraiment. Tu t'assieds à côté de Connor, et tu poses tes coudes sur la petite table. Tu regardes tes mains, tes doigts qui se tortillent comme animés d'une volonté propre. Il faut que tu t'occupes, que tu occupes tes mains. Tu ressors ton paquet de cigarettes et en sors une. Tu poses le paquet lui faisant signe de se servir s'il le souhaite. Mais tu n'allumes pas la tienne. Pas encore. Pas tout de suite. Tu la fais tournoyer et pivoter entre tes doigts. Tu essayes de savoir par où commencer, comment entamer la discussion.. mais tu as l'impression que c'est peine perdue, tu ne parviens pas à trouver les mots. La voix de Connor te tire de tes pensées ; «Si tu veux manger un truc ou quoi fais toi plaiz'. J't'invite.» Tu relèves la tête d'un air absent, tu le regardes et lui souris. C'est vraiment sympa de sa part de t'offrir le petit déjeuner quand tu es partie sans lui dire au revoir. Quand tu l'as abandonné ici sans un mot. Pourquoi est-il si prévenant avec toi? quand tu ne sais faire que ça : fuir. Fuir et tout laisser en plan. Tout laisser derrière toi sans un regard en arrière. C'est ce que tu as toujours fait. Depuis que tu as seize ans. Tu fuis. Encore et toujours. C'est devenu ta vie, ta nature, ton instinct. Mais pour une fois tu comptais revenir. Tu comptais disparaître quelques semaines pour ne pas être dans les environs durant l'enquête. Mais tu voulais revenir, tu avais trouvé quelque chose à New-York. Une vie, des amis. «c'est gentil. Mais j'ai pas faim. Juste un café ça ira..» Tu te laisses aller contre le dossier de la chaise et tu portes enfin la cigarette à tes lèvres. C'est le moment que choisit le serveur pour venir prendre votre commande.

Café en main tu observes Connor manger pendant quelques minutes. Tu ne sais toujours pas comment lui dire. Comment lui exprimer à quel point tu es désolée d'être partie comme ça, sans un mot. Mais c'était si précipité! Tu vas être forcée de lui dire ce que tu as fait si tu veux qu'il comprenne. Tu bois une gorgée de ta boisson fumante pour te donner du courage. Mais rien à faire. Et comme la fuyarde que tu es, tu commences d'abord par lui poser une question ; «comment ça va dans ta vie? Tout va bien pour toi?» Tu tires une longue latte. Une de ces lattes qui semblent te raccrocher à la vie. Une de ces longues lattes désespérées qui sont sensées te soulager. Mais rien. Rien. Juste un grand vide face à ton questionnement intérieur. Alors tu ramènes ton attention sur Connor, espérant une réponse, une diversion, quelque chose qui te fasse oublier à quel point tu te sens coupable.

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Dernière édition par Charlie-Joy Billy Delford le Lun 20 Avr - 21:39, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Lun 20 Avr - 19:24


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« I have to take advantage, before the moment passes by, it's so hard to manage the ups and downs of your life. Someone help, someone speak before I start to scream out anything to break the silence. »Quand j'la regarde, j'vois cet air étrange sur son visage. C'est pas l'air de quelqu'un qui a l'air tranquille dans sa tête, c'est l'air de quelqu'un qui a fait une grosse connerie et qui s'en inquiète. Est-ce que je suis en train de m'inventer quelque chose comme je sais si bien le faire ou est-ce que c'est juste louche ? J'en sais trop rien. J'imagine que seulement la suite de cette matinée m'informera à ce propos, il n'y aura que les mots de Charlie qui pourront m'offrir quelque chose de tangible que je pourrais comprendre à coup sûr. Ou que je ne comprendrais pas d'ailleurs. C'est à voir.
Et encore faudra-t-il qu'elle se défile pas.
Et encore faudra-t-il qu'elle mente pas.

C'est peut-être pas trop gagné. Je veux dire, vu c'qui s'est passé, je ne peux plus prétendre la connaître aussi bien que je le croyais avant qu'elle déserte sans me dire mot. Je l'aurais jamais cru capable de me faire ça. Je croyais qu'on pouvait se parler en toute confiance, mais il faut croire que ça n'allait que dans mon sens à moi, qu'il n'y avait pas de retour à ce que je ressentais à son égard. C'est peut-être bien l'histoire de ma vie.
L'histoire du mec qui se fait prendre pour un con.
C'est un joli titre, non ?

Comme Charlie ne voulait qu'un café, j'en ai commandé deux en plus d'un muffin pour me caler juste un peu l'estomac. Le serveur fait bien son taf : il nous sert rapidement, c'est cool. J'écrase la clope que la brunette m'a passée dans le cendrier et j'attends pas pour manger : j'ai la dalle. Puis j'ai rien de spécial à dire. Pourtant j'suis d'un naturel bavard, hein, tout le monde le sait. Mais je veux des explications avant de me mettre à parler de tout et de rien. J'suis pas vraiment d'humeur à me lancer dans ce genre de conversation futile. J'aimerais bien qu'elle aille droit au but cette fois et qu'elle allège cette espèce de rancœur amère qui me laisse un sale goût dans la bouche.

J'avais espéré qu'elle donne une réponse aux questionnements que j'ai dans la tête, mais faut croire qu'elle lit pas dans les pensées puisqu'elle commence à me questionner sur moi. Sérieux, elle arrive encore à faire des détours alors que j'ai eu un peu de mal à accepter de la voir et que j'ai dit oui sous condition qu'elle me donne des explications.

J'pense bien que mon mécontentement s'est vu dans mon regard.
Un regard qui dit bien « tu t'fous de ma gueule, là ? »
Silence.

J'finis par lâcher : « Génial. »

Et j'lève même le pouce pour appuyer ce mot.
C'est clair, net, précis, sans détour. « Génial », le mot qui va couper court à toute tentative de fuite de sa part. Elle crois qu'elle va détourner mon attention en me demandant si ça va ? Elle se fout le doigt dans l’œil et elle peut même aller se chatouiller les tripes avec tant qu'elle y est.
Je lui ai menti, et alors ? C'est pas ce qui importe sur le moment. Si je devais lui lister tout ce qui est l'opposé de génial dans ma vie en ce moment, j'suis bien certain qu'on y sera encore demain.
Mais moi j'veux pas attendre demain pour savoir ce qu'elle a à me dire.

Je termine la pâtisserie bourrée de sucre que j'ai commandé et je prend la tasse de café entre mes mains. Le contact réchauffe ma peau, c'est agréable. Mais tu sais c'qui est moins agréable, toi ? C'est qu'elle est en train de faire un gros pas en arrière et si elle continue comme ça, elle va tout droit dans un précipice. J'ai pas envie d'être patient, j'suis pas décidé.

J'commence : « Sinon... »
Après une légère pause j'continue : « Tu comptes filer tes explications quand au juste ? »
J'continue : « T'sais moi j'm'en tape que tu me sortes des jolis mots choisis avec soin ou juste les tiens. Arrête de jouer avec mes nerfs et accouche, tu seras gentille. »

J'ai peut-être été un peu sec pour le coup. Mais est-ce que c'est ça qu'il faut pour qu'elle arrête enfin de tourner autour du pot et qu'elle balance enfin la sauce. Qu'elle me dise ce qui va pas avec elle, pourquoi elle s'est barrée aussi soudainement et peut-être que ça ira mieux ? Au moins elle sera délestée du poids du secret, des cachotteries qu'elle me fait, c'est pas rien il me semble quand même.
Qu'elle le fasse pour elle.
Qu'elle le fasse pour moi.
Qu'elle le fasse pour nous.

Notre amitié mérite bien une petite confession, non ? Même si cette dernière semble être dure à sortir, elle n'a pas le choix. Et pour bien insister sur ce fait et lui montrer à quel point elle n'a plus aucun droit de faire demi-tour à présent, je décide d'ouvrir une fois de plus la bouche après m'être penché vers elle calmement. Et c'est tout aussi calmement que j'ai parlé.

J'ai menacé, même : « Si tu parles pas, je m'en vais. »

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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Mar 21 Avr - 6:22

you all are pissing me off
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Tu avales ta salive. Tu bois une gorgée de café. Tu tires à nouveau une latte, mais c'est difficile. Tu as cette boule dans la gorge. Même le café a du mal à passer. Tu sais trés bien qu'il ne voulait pas parler de lui, ce n'est pas pour ça que vous vous êtres retrouvés. Si tu es là, c'est parce qu'il veut une explication. Il veut savoir pourquoi. Pourquoi. Une des premières questions qu'on pose quand on est enfant. Une des plus compliquées à satisfaire parfois.

Il te regarde, tu serres les dents. Il n'est pas content. Ça se voit. Tu le sais. Il laisse tes questions en suspend. Tu attends. Tu angoisses déjà. Est-ce qu'il va rester? Est-ce qu'il va te répondre. Tu te doutes que non. Il ne voulait déjà pas te voir.. «Génial.» Il lie le geste à la parole. Mais il n'a pas vraiment l'air d'aller aussi bien qu'il le prétend. Mais tu n'es pas en droit d'en savoir plus, n'est-ce pas? Tu hoches la tête, et lui fais un petit sourire. Tu baisses les yeux et murmures un vague ; «okay, tant mieux..» Tu fixes le vide entre vous. Le silence est lourd. Trés lourd. Lourd de reproches. Lourd de sous-entendus. Lourd de tensions et de non-dits. Tu regardes ses mains s'enrouler autour de sa tasse de café, son air renfrogné et son regard qui te blâme. Tu as bien compris. Tu as bien compris qu'il est temps que tu déballes tout, qu'il est venu le moment où tu devais tout lui avouer. Tes mains jouent avec ton briquet, le font tournicoter sur la table. Tu cherches toujours tes mots, incapable de te fixer sur une phrase, ou une manière de dire les choses. Tu ne pouvais tout de même pas lui sortir de but en blanc "j'ai tué quelqu'un." Tu ne pouvais pas lui dire ça comme ça, si? «Sinon...» Tu te tends. Tu fermes les yeux. La question va tomber. Les explications seront réclamées. Tu ne vas pas pouvoir fuir plus longtemps. Tu ne pourras plus repousser l'échéance, le moment de tout avouer. Et voilà ; «Tu comptes filer tes explications quand au juste ?» Tu soupires. Tu lèves les yeux vers lui, le suppliant silencieusement de ne pas te presser, de ne pas te forcer. Tu ouvres la bouche pour protester. Pour lui dire que ce n'est pas si facile que ça, que ce n'est pas si simple, que tu ne sais pas comment le lui dire, mais il ne t'en laisse pas le temps. Il continue. Il t'enfonce le couteau dans la plaie. Et chaque mot de frappe de plein fouet ; «T'sais moi j'm'en tape que tu me sortes des jolis mots choisis avec soin ou juste les tiens. Arrête de jouer avec mes nerfs et accouche, tu seras gentille.» Tu évites son regard. Tu n'oses plus lever les yeux vers son visage. Tu as trop peur d'y discerner de la colère, de la rancoeur. Tu as tellement peur de ce qu'il pensera de toi, une fois que tu lui aura avoué la vérité.

Alors tu hésites. Alors tu doutes. Alors tu fixes le vide. Alors tu laisses sa question en suspens. Alors tu restes muette. Là. Sans rien dire. Sans rien faire d'abord. Puis tu rallumes une cigarette. Une de plus. Tes doigts tremblent. Ton briquet manque de t'échapper. Tu le reposes sur la table. Tu ne croises toujours pas son regard avec le tien. Ta lèvre tremblote. Il se penche vers toi. Puis il te met au pied du mur. Comme ça. Simplement. Calmement. Froidement. «Si tu parles pas, je m'en vais.» Tu frissonnes. Instinctivement, tu poses ta main sur son bras. Tu plantes ton regard dans le sien. «Non!» t'exclames-tu. Il ne peut pas partir maintenant. Pas comme ça. Pas tout de suite. Tu avales une nouvelle fois ta salive. «Non, attends..» C'est juste tellement dur à dire. C'est juste tellement difficile à avouer. «Je.. Je..» Tu es tellement peu sûre de toi à cet instant. Tu ne sais tellement pas de quelle manière commencer. Tu en pleurerais. Tu en chialerais, putain! Mais tu prends sur toi. Tu inspires. Une fois. Deux fois. Trois fois. Tu tires une latte et poses ta cigarette dans le cendrier. Tu places ta main à plat sur la table, comme pour te stabiliser, comme pour te raccrocher à quelque chose. «Je suis partie parce que..» Tu fermes les yeux, tu ne peux pas soutenir son regard.. Pas à ce moment. «..parce que j'ai tué quelqu'un.. un homme et une femme..» C'est sorti. Ça y est, la bombe est lâchée. Tu ne pourras plus jamais faire marche arrière. Et avant qu'il ne puisse te poser la moindre question, tu poursuis ; «..j'suis partie précipitamment, j'ai prév'nu personne. Juste Norman.. Parce que j'vivais avec lui. Et j'comptais rev'nir.. J'te jure! J'étais sûre de rev'nir. J'pensais pas partir si longtemps! Juste quelques s'maines, histoire que l'enquête s'tasse, comme chaque fois..» merde.. Tu viens de lui laisser entendre que ce n'était pas la première fois. Tu te mords la lèvre. Tant pis. De toutes manières, ce n'est pas comme si tu pouvais lui faire oublier ce que tu viens de dire. «Mais j'étais dans l'avion, t'sais et il s'est crashé. Et j'suis restée bloquée sur c'te putain d'île! Et j'pouvais plus prévenir personne! Et j'me suis r'trouvée là-bas. sans moyen d'communication, sans rien. j'ai pas pu rev'nir.. J'étais coincée. J'pouvais rien faire. Pas moyen d'faire marche arrière. ça a duré deux ans, c'tait l'enfer! et.. m'voilà maintenant. J'suis rev'nue.» Tu le regardes, l'air suppliant. Tu espères qu'il comprendra. Qu'il t'en voudra moins, maintenant qu'il sait. «Et j'aurais pu rien t'dire, faire comme si j't'avais oublié.. Mais tu m'manquais, connor. Tu m'as tellement manqué.» Tu pries pour qu'il te croit. Tu pries pour qu'il t'accepte. Tu pries pour qu'il ne t'en veuilles pas. Même si tu ne crois pas en une existence divine, tu ne peux t'en empêcher. Tu pries. «s'te plait, m'en veux pas. J't'en supplie m'juges pas!» Tu prends sa main dans la tienne. Tu la serres. Désespérément. Tu ne veux pas qu'il s'en aille, qu'il te tourne le dos, qu'il te fuit à son tour. Non. Tout ce que tu veux c'est qu'il te pardonne. Tout ce que tu veux, c'est qu'il te dise que c'est pas grave, et que vous allez pouvoir continuer à être amis. Comme avant..

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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Jeu 30 Avr - 15:21


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« We are, we are, we are made from broken parts. We are, we are, we are broken from the start. And our hearts, our hearts, they are beating in the dark 'cause we are, we are, we are built from broken parts. »Ce n'sont que des petites secondes de rien du tout qui s'écoulent, mais je les trouve interminable. Elle semble ressentir ce besoin de me laisser une suspens à peine supportable. Le fait qu'elle hésite autant m'inquiète, t'imagines même pas. J'ai du mal à faire autrement que j'me faire des scénario les plus terribles dans ma tête en attendant qu'elle se décide à me lâcher la vérité. Pourquoi elle a tellement de mal à m'dire pourquoi elle est partie ? Est-ce que c'est quelque chose de si énorme que ça ? Bordel, mais qu'est-ce qu'elle a foutu à la fin ?!

Y'a que quand j'l'ai menacée qu'elle a eu l'air de se presser un peu. Et encore, elle a quand même traîné. Mais elle voulait pas qu'je parte, elle a refusé que j'm'en aille, elle m'a dit d'attendre.
Comme si j'avais pas déjà attendu.
J'étais à deux doigts de lâcher l'affaire et de la laisser là avec ses conneries. Avec le secret qu'elle semble si précieusement garder pour elle. Mais avant que j'puisse esquisser le moindre geste pour me lever, elle a commencé. Parfait, les explications arrivent, alors ? Pas trop tôt. J'me suis mis en mode « écoute » comme j'ai plus tellement l'habitude de le faire ces derniers temps. J'ai même carrément plus l'habitude, ni l'envie mais là... Il faut que j'sache. J'veux savoir pourquoi elle m'a lâché.

Et là...
Heureusement que j'avais le cul sur la chaise, parce que j'crois que la nouvelle m'aurait assis sinon. Elle a tué des gens ? Attends. Elle me fait une blague là ? C'est pourtant pas le premier avril il me semble. Si ?
J'suis presque tenté de jeter un coup d’œil à mon portable pour vérifier.
Mais pas besoin finalement. Vu la tronche de trois mètres de long qu'elle tire, c'est très certainement la vérité. Elle est pas si bonne comédienne. Alors mon amie est une meurtrière alors ? Et si j'interprète bien c'qu'elle me dit, c'était même pas la première fois qu'elle fuyait pour ne pas être là lors d'une enquête.
Merde mais... Elle a buté combien de personnes dans sa vie ?

J'me sens nerveux. Peut-être un peu trahi aussi.
Avec qui j'suis ami depuis tout ce temps ?
Qui est-elle ?

Je la regarde, je continue de l'écouter malgré tout, même si j'ai déjà du mal à me remettre de ce qu'elle m'a annoncé. Elle m'dit qu'elle voulait revenir mais qu'elle était dans cet avion qui s'est crashé. L'avion maudit qui a séparé tellement de proches. Je me mordille nerveusement la lèvre. Entendre parler de cet accident, ça me ramène à ma propre douleur quand j'ai appris que Locklain avait disparu avec cet avion. Je ne savais pas que Charlie était dedans. Je ne savais pas qu'elle n'avait pas eu le choix. Mais pourquoi elle a tué des gens alors ? Ça elle avait le choix de ne pas le faire. Et si ces gens avaient des familles ? Des proches ? Putain mais... Comment je pourrais l'écouter et ne pas la juger après ça ?

J'sais pas pourquoi elle a fait ça. J'crois que j'ai même pas envie de savoir.
J'en ai trop entendu. J'retire ma main de la sienne, j'reste silencieux pour le moment.
J'me contente de terminer les dernières gorgées de café qui restaient au fond de la tasse. J'me passe une main sur le visage.
J'y crois pas. Pourquoi j'ai accepté de la voir ?

« Tu m'en demandes trop. »

Elle se rend pas compte. J'ai déjà limite oublié qu'elle est partie deux ans sans me prévenir. Là j'suis resté bloqué sur la première partie d'la révélation. Elle est l'auteur d'au minimum deux putains de meurtres. Mais elle est folle, c'est ça ? J'peux pas m'empêcher de me demander qui est-ce qu'elle a pu priver de ces gens. C'qu'ils ont ressentis. J'peux que savoir ce qu'on ressent dans ces moments là. J'ai perdu beaucoup de proches. Ma famille, des amis. Et là j'apprends que mon amie est du genre à décider que quelqu'un va mourir.

J'lui dis : « Ne parle plus. »
J'lui dis : « Au juste... Tu t'rends compte de ce que tu viens de me dire ou pas ? »
J'explique : « Tu dois comprendre que la pilule est un peu grosse à avaler. Elle est même carrément indigeste là. »

Un rire nerveux m'échappe. J'sais pas quoi penser, qu'est-ce que j'suis censé lui dire ? J'ai perdu la capacité de réfléchir mais... Totalement quoi. Les mots sortent tous seuls de ma bouche sans que j'puisse faire autrement que d'lui lâcher tout ça.

« Qu'est-ce qui t'a pris putain ? »
J'fais : « C'que t'a fait c'est... »

J'manque même de mots là.

J'ajoute : « Non mais tu t'es prise pour qui ? Pour Dieu ? »
Ou plutôt : « Pour Zeus peut-être ? »
Ou plutôt : « Pour Belle Gunness ? »

Faut essayer d'me comprendre. J'suis un peu sous l'choc là. J'sais pas trop à quoi elle s'attendait. Elle m'voyait peut-être avoir une autre réaction ? Dans c'cas, c'est peut-être parce qu'elle me connait pas si bien qu'elle le croit.

J'aurais dû lui dire que c'était rien, que c'était oublié, que c'était pas si grave ? Faut pas rêver. La vie c'est pas aussi facile, sérieux.

« Le pire c'est que j'arrive même pas à te détester. »

Pourtant, le meurtre c'est l'un des trucs les plus inhumains que j'connaisse. L'un des trucs que je haïsse le plus sur cette Terre. Et j'me sens quand même très attaché à Charlie. C'est à rien comprendre. Peut-être que pour elle j'finirai par passer outre.
Si j'ai d'la chance, le choc sera occulté. C'est l'un des mystères du cerveau humain. C'est pratique mais pas contrôlable.
J'vais peut-être digérer, même si ça risque de prendre du temps.

En attendant, j'ai pas bougé. J'la regarde avec mon air incrédule. Mes yeux lui balancent mille reproches.
Elle pouvait pas prétendre à mieux.

C'est p't'être déjà très bien que j'lui tourne pas directement le dos. Très bien pour elle surtout. Moi j'suis sur le cul. J'suis paumé. J'suis pas très bien. Et pourtant j'reste là avec elle. J'arrive même pas à la rejeter. Je pourrais pas. Pas après les moments qu'on a passé, j'suis le genre de mec qui vit avec le passé. Et j'ai des souvenirs. Et quand je vois son visage, je peux pas lui dire de dégager, je peux pas me dire que je veux plus la voir. C'est ça la grande amitié, hein ?
Amitié de merde, ouais.

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?

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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Ven 22 Mai - 22:36

you all are pissing me off
∞ “ The only thing more unthinkable than leaving was staying; the only thing more impossible than staying was leaving. And i really had no choice. I had to go. I didn't want to destroy anything or anybody. I just wanted to slip quietly out, without causing any fuss or consequences, and then, finally stop running and hiding.” ft. c o n n o r & c h a r l i e ;





Et tu fermes les yeux. Tu plonges ta vision dans l'obscurité et tu attends. Tu angoisses en imaginant tous les scénarios possibles et imaginables.. Et s'il s'écriait que tu es une meurtrière, comme ça, tout simplement, dans un endroit aussi bondé? Et s'il se levait simplement et s'en allait à tout jamais, comme ça, sans un mot? Et s'il se mettait à t'insulter? Et s'il se mettait à te haïr? Et s'il te disait à toi de dégager? Et s'il ne voulait plus jamais te revoir? Et si.. Mais rien. Pas un mot, pas un geste. Rien. Alors tu rouvres les yeux et diriges ton regard dans sa direction. Choqué. Il est tout simplement choqué.. A quoi pouvais-tu t'attendre? Apprendre qu'une amie de longue date est tout bonnement l'auteure de plusieurs meurtres, ce n'est pas rien.. Alors finalement, sa mâchoire se desserre et il articule ; «Tu m'en demandes trop.» Sans doute. Beaucoup trop même. Mais tu n'as pas fini de lui donner toutes tes explications.. Il faut que tu lui expliques que tu as bien tué ces personnes, mais que ce n'est pas vraiment toi qui a commis ces crimes.. Enfin, en quelques sortes.. «Connor.. Je..» Mais il ne te laisse pas continuer. Il t'interromps tout bonnement et t'ordonne de ne plus parler. Alors tu te tais. Tu refermes ta bouche, et baisses les yeux vers tes mains tremblantes aux doigts noués. Tu savais que tu n'aurais pas du commencer par cette histoire de meurtres. Tu aurais sans doute du commencer par lui expliquer que tu avais cette maladie mentale.. Non.. ce n'est pas forcément mieux. De toutes manières, quelle que soit la façon dont tu le lui aurais annoncé.. Tu soupires, alors que Connor t'assènes sa surprise, son choc à coup de questions et d'exclamations. Oui, tu te rends comptes de ce que tu viens de lui apprendre. Ce n'est pas pour rien que tu as eu beaucoup de mal à le lui avouer.. Ce n'est pas rien.. Ton plus gros secret. Le secret avec lequel tu vis depuis que tu as quinze ans. Cette abomination en toi dont personne ne connait l'existence, à part Reyhan. Mais Reyhan s'est montré compréhensif, lui.. Il a fini par t'accepter. Telle que tu es. Mais Connor n'est pas Reyhan, et ce n'est pas la peine de les comparer. Tu ne veux pas avoir deux Reyhan. Tu aimes Connor tel qu'il est. Et tu comprends sa surprise, et son incrédulité. Tu ne les comprends que trop bien. A dire vrai, c'est même plutôt rassurant de le voir réagir comme ça. ça prouve qu'il est sain d'esprit et qu'il a une certaine morale. Si la situation ne te touchait pas à ce point, tu aurais peut-être rit nerveusement. Mais tu n'en es même pas capable.. Tu es trop nouée, trop renfermée. Oui la pilule est un peu grosse, c'est certain. Et tu hoches faiblement la tête. Tu le sais.. Mais comment avouer une chose pareille en douceur? Et tu n'oses pas croiser son regard. Il est trop lourd à porter. Et il continue ; «Qu'est-ce qui t'a pris putain ? C'que t'a fait c'est...» La fin de sa phrase se perd et tu la termines pour lui dans un murmure piteux et pathétique ; «ignoble.. je sais..» Les larmes te montent aux yeux. Tu aurais tellement envie de pleurer! Mais tu avales ta salive et tes larmes avec. Tu ne peux pas te permettre de les laisser couler.. Il pourrait t'accuser de vouloir l'attendrir, et ce n'est pas ce que tu veux. Non.. Tu ne sais même pas s'il t'a entendue, lorsqu'il continue sur sa lancée ; «Non mais tu t'es prise pour qui ? Pour Dieu ?» Tu ouvres la bouche pour protester ; «laisse-moi juste..» t'expliquer.. Tu n'en as pas le temps, il continue. Zeus? Belle Gunness? En un autre moment, dans une autre vie, peut-être que ces comparaisons t'auraient faite rire. Mais tu es bien incapable de sourire en cet instant précis, dans cette vie. Les sanglots s'accumulent dans ta gorge et ta poitrine.. s'il continue comme ça, tu ne parviendras plus à les retenir.. Tu sais tout ça. Tu es une personne monstrueuse, tu le sais et le pire c'est que tu n'y peux rien.. Tu sors une nouvelle cigarette, puisque l'autre s'est consumée dans le cendrier et l'allumes nerveusement. Peut-être que la fumée parviendra à te détendre un peu? «Le pire c'est que j'arrive même pas à te détester. » Tu lèves vers lui un regard implorant. Un regard plein d'espérances. Un regard suppliant. Et là, tu craques. Tu craques, parce que quelque part c'est ce que tu espérais, au plus profond de toi, sans vraiment y croire, tout ce que tu souhaitais c'était qu'il ne te haïsse pas. Tout ce que tu voulais c'était qu'il ne te déteste pas. Et c'est le cas. Tu craques, et tu sanglotes, et tu pleures, et les larmes coulent le long de tes joues.. Alors quand tu vois qu'il n'ajoute rien. Tu essuies tes yeux sur ta manche, et bafouilles ; «Connor, je dois t'expliquer.. il faut que tu comprennes.. je..» pourquoi as-tu autant de mal à dire ce que tu as à dire? La réponse est simple ; parce que Connor compte. Parce qu'il compte et que son opinion est importante. Parce qu'il compte et que tu ne veux pas le perdre. Il est peut-être déjà trop tard. Peut-être qu'après aujourd'hui, tu ne le reverras plus jamais. Mais tu te dois d'essayer. Ou tu le regretteras pour le restant de ta vie toute entière. «j'suis.. comme qui dirait malade.. les psys appellent ça un trouble de la personnalité, les gens appellent ça à tort, être schizophrène.. j'peux pas l'empêcher.. c'pas vraiment moi qui les ai tués.. C'est..... mon deuxième moi.. ça parait un peu simpliste, et p't'être un peu trop facile de dire ça.. Mais j'te promets, Connor, que j'ai jamais tué quelqu'un d'sang froid et d'ma propre volonté.. » Tu soupires.. Ce n'est pas si simple que ça à expliquer.. «j'ai.. des sortes d'absences.. des trous noirs.. et quand j'redeviens lucide, il y a eu une victime..» Tu inspires profondément sur ta cigarette. Et expires la fumée avant de reprendre ; «ça s'produit chaque fois que j'couche avec un mec..» tu fermes les yeux, tu connais la question qu'il doit se poser ; alors pourquoi continues-tu à coucher avec des mecs? «Et j'essaie de résister au sexe, j'te jure.. J'me tape pas des nanas par envie.. c'est plus une substitution.. Mais.. tu sais à quel point j'étais accro.. à la coke, j'parle.. et quand j'étais perchée.. j'me rendais plus vraiment compte de rien.. et j'me réveillais l'lendemain dans une marre de sang.. Connor, j'me sens tellement sale d'avoir fait ça.. J'ai du mal à m'regarder en face, j'te jure.. c'est juste tellement.. incontrôlable.. J'ai croisé son regard une fois.. à l'autre moi.. elle m'fait peur.. Connor, vraiment.. » Tu soupires à nouveau.. «je sais que c'pas une excuse.. j'essaie pas d'me justifier, j'veux juste t'expliquer, que tu comprennes tout.. j'aurais du m'sevrer et éviter les mecs, je le sais.. mais, j'y arrivais pas..» Tu lèves vers lui des yeux encore humides de larmes. Peut-être qu'il t'en voudra moins ainsi.. Tu n'en sais rien.. de toutes manières, c'est comme ça..

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❝ Memory it's all i am ❞

Moments and feelings, captured in amber, strung on filaments of reason. Take a man’s memories and you take all of him. Chip away a memory at a time and you destroy him as surely as if you hammered nail after nail through his skull. × BY LIZZOU
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» Connor-Néoh McMillan "
❝ Failure. × It's like I'm losing my mind ϕ ❞

× Ma Célébrité : Cameron Monaghan × Nombre de messages : 2329 × Age du perso : 21 ans × Job : étudiant bien sage, ou pas trop. × Côté love : tu l'sens, que je suis totalement à fond ? et puis que j'me fais arnaquer ? il faut croire que c'est l'histoire de ma vie.


Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford Jeu 23 Juil - 21:55

You all are pissing me off.
Tu l'empêchais de te couper la parole en lui coupant toi-même la parole à chaque fois. Tu ne voulais pas entendre sa voix.
Tu ne voulais entendre que la tienne.
Encore, encore.
Jamais la sienne.

Au fond, t'étais bien trop sous le choc, bien trop révolté sur l'instant pour qu'elle puisse espérer se faire entendre. Pour qu'elle puisse espérer que tu prennes une seconde pour l'écouter. Fallait que tu parles, que tu sortes le trop plein qui s'était accumulé dans ton crâne parce que tu savais pas quoi penser. Tu savais pas quelle direction tes pensées devaient prendre.

T'étais choqué.
C'était juste horrible.
Mais c'était ton amie aussi.
Une de tes meilleures amies et elle pouvait pas avoir faire ça... Enfin... Pas juste comme ça. Pas gratuitement. Pas sans qu'il y ait un facteur extérieur. C'était impossible, tu te refusais à le penser. Et c'est bien pour ça qu'après avoir repoussé encore et encore ses mots, les explications de Charlie, tu as enfin fini par lui laisser en placer une. Parce qu'au fond, t'espérais en savoir plus.
Parce qu'au fond, tu voulais apprendre que c'était pas sa faute.
Ou que c'était un accident. Un accident ça serait une merveilleuse nouvelle. Putain, ça va vraiment pas pour arriver à avoir de telles pensées. N'est-ce pas par accident que t'as perdu tes parents ? Si. Bien sûr que si. C'est tragique, c'est triste et dramatique, mais tu aurais sûrement la conscience plus tranquille si ce n'était pas purement et simplement une de tes meilleures amies qui assassine des gens. T'espères au moins que ça lui a pas fait plaisir.

T'es complètement paumé.
Tu te concentres un peu.
T'écoutes au mieux.

Et plus elle parle, plus ta bouche s'ouvre.
Et plus elle parle, plus tes sourcils se froncent.
Fais gaffe, tu vas avoir des rides !
Tu la vois qui pleure et ça te fait mal. Bien sûr que ça te fait souffrir de la voir dans cet état. Tu souffres parce qu'elle souffre. C'est un peu ça l'amitié, non ? Tu l'aimes ta Charlie, tu l'adores et la voir pleurer comme ça te donne envie de te lever et de la prendre dans tes bras pour la réconforter. Mais t'as pas le courage. T'as pas les couilles de faire ça parce que tu sais pas à quel point elle te fait peur et parce que t'as besoin de tout savoir.

Et te parle d'une maladie, d'un trouble de la personnalité. C'était pas elle. C'était pas sa faute parce qu'il y a un deuxième elle. Et tout un tas de trucs qu'elle t'a déballé sans que tu ne lui coupes la parole une seule fois. Comme s'il y avait une connexion, à chaque question que tu te posais dans ta tête, elle y répondait oralement. Et pourtant, dans ta tête, c'était toujours aussi confus.

C'était surréaliste putain !
Et tu regrettes une fois de plus d'avoir pris un cursus à la con. Histoire et littérature. Aux chiottes, bordel ! Vu ton entourage, t'aurais vraiment du choisir la psycho. T'es tellement con parfois. Manque d'anticipation. Débilité sinon, ça marche aussi.

Tu vois bien qu'elle s'en veut terriblement. Que ça la dégoûte ce qu'elle a fait mais... Même après ça, t'as du mal à assimiler le truc. T'as un mal de dingue à ne pas avoir de préjugés.
Toi qui détestes les préjugés.
C'est une malade !

Mais c'est ton amie.

Tu me frottes nerveusement la nuque. Tu te passes la même main sur le visage.

Tu récapitules : « En gros, Docteur Jekyll et Mrs Hyde. »
Tu fais : « En gros, pour une fois, j'ai de la chance d'être plus homo qu'une tata, c'est ça ? »

C'est vrai. Tu te demandes si ça t'a pas sauvé le cul au lieu de te descendre pour une fois. Tu te demandes si t'es pas juste vivant à cause de ça. Peut-être bien que t'aurais baisé Charlie si t'avais été hétéro. Peut-être bien qu'elle t'aurais baisé ta gueule si t'avais été hétéro. C'est ce qui te passe par la tête à ce moment là, alors que tu la regardes, elle et son regard mouillé.

Sérieux, y'a vraiment des moments où la vie se fout d'ta gueule.
Et y'a vraiment des moments où elle s'barre en couilles aussi.

T'as demandé : « Et maintenant ? »

C'pas la réponse la plus réconfortante ou amicale du monde. C'pas du tout ce genre de réponse, tu le sais, mais tu peux pas. Pas maintenant. Faut qu'tu digères d'abord et faut bien s'douter que ça va t'prendre du temps pour y arriver. Et tu veux savoir. « Et maintenant ? » est-ce qu'elle va mieux ? Est-ce qu'elle s'est sevrée ? Est-ce que c'est encore risqué ? Est-ce qu'elle se soigne ?

Est-ce qu'elle va rester ?
Malgré tout, t'as pas la moindre envie qu'elle s'évanouisse encore dans la nature.
C'est ton amie.
Tu l'aimes.

« Comment ça va se passer ? »
Est-ce que t'es toujours la même dans le fond ?
« Qu'est-ce que tu fais de ta vie ? »
Est-ce que tu vas m'abandonner, encore ?

Tu ne pourrais nier que t'as besoin de ton amie. T'as besoin de Charlie mais tu ne veux pas t'accrocher encore une fois à quelqu'un qui va laisser un vide tel une plaie béante dans ta vie. Peut-être que toi aussi, t'as besoin qu'on te rassure un peu. Parce que t'as besoin d'un peu de courage pour pouvoir accepter la réalité. Pour pouvoir de nouveau ouvrir les bras dans sa direction et lui faire confiance.
Faut pas l'oublier, t'es un putain d'égaré. Toi aussi t'as changé en deux années. Bien trop qu'il l'aurait fallu d'ailleurs. Mais es-tu prêt à accepter le déchet que t'es devenu ? Et si le problème venait de toi ? Et si t'étais pas un vrai ami ?
Et si un vrai ami aurait juste dit à son amie que tout était okay ?
Et si un vrai ami aurait juste été plus compréhensif à l'égard de son amie ? Mais tu sais pas où t'en es. Tu sais pas où vous en êtes tous les deux. Probablement qu'il va falloir que vous vous ré-apprivoisiez un peu avant de pouvoir reformer votre duo de choc.

Regarde toi, pour le moment, tout ce qu'elle doit voir dans tes yeux, c'est une profonde incompréhension.
© 2981 12289 0 - 1058 mots


I was running in circles,
I hurt myself,
Just to find my purpose.
Everything was so worthless,
I didn't deserve this,
But to me you were perfect.

#McMinaill ♦ #TeamEnfoirés ♦ #Lockonnor
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Message(#) Sujet: Re: you all are pissing me off ♦ Charlie-Joy Billy Delford

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