avatar
» Israël-Maëlys D. Jakarta "
❝ Regular. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : chloé moretz × Nombre de messages : 1195 × Age du perso : dix-sept ans (depuis le 31 décembre) × Job : coursière pour le réseau de trafic d’armes – et de drogues, soyons parfaitement honnête – de sa mère


Message(#) Sujet: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Ven 3 Avr - 17:16





Israël &
Camille-Clovis
“jeux de mains, jeux de vilains.”
L
e soir tombait déjà, les étoiles s’allumaient une à une, et le soleil s’en allait voyager de l’autre côté du globe. Les rares enfants du campement jouaient à cache-cache avec le vieil Hardy, et un jeune homme était en train de remettre des bûches dans le feu de camp. Aussitôt les flammes se firent plus hautes et plus dansantes, illuminant la clairière d’un jeu d’ombres et de lumières. L’ambiance était calme, du moins autant qui puisse l’être un campement habité par des dangereux criminels. Ci et là, des interjections fusèrent, des bagarres commencèrent, sans que personne n’y fasse attention. Chacun s’occupait de son propre repas, et seules quelques femmes préparaient de plus grosses quantités pour nourrir leur petite famille. Israël, elle, faisait comme les autres et se chargeait seule de se nourrir, sa mère vagabondant une fois de plus sur l’Ile et sa sœur ne daignant pas lui prêter la moindre attention. Elle aurait pu, bien sûr, rejoindre son grand frère et Alys, qui lui aurait sans aucun doute préparé une portion, mais elle ne tenait pas à les déranger. Ils avaient déjà suffisamment à faire avec Alekseï et Olivia qui, en pleine croissance, dévoraient comme des petits ogres. Alors Israël se contentait ce soir-là d’un insipide bouillon de légumes où barbotaient quelques morceaux de viande qu’elle avait subtilisés à un autre hostile. Lorsque ce dernier s’en rendra compte, elle aura déjà tout avalé et il ne pourra donc pas la soupçonner. Et dans le cas contraire, elle ne pourra pas lui rendre.

Assise, adossée contre une paroi de pierre, Israël regarde danser les ombres. Les visages sont baignés de lumière ou d’obscurité. Elle les connait tous, mais n’en apprécie réellement que peu. Elle supporte la compagnie de toutes ces personnes, mais n’en considèrent que quelques-uns comme des amis. Comme bien souvent, la jeune fille se demande si elle trouvera un jour sa place au sein du groupe, si elle aura un jour le sentiment de faire réellement partie du clan. Beaucoup l’ignore ou se moque d’elle, à cause de son jeune âge et de sa maladresse, de son incompétence. Pourtant, elle faisait tellement d’efforts. « Tiens, Isra’, encore à broyer du noir ? ». Elle lève la tête. Sa sœur venait d’arriver. Israël ne daigne même pas répondre. Quoi qu’elle dise, Sydney la rabaissera, une fois de plus. « Hé, le rat, tu m’entends ? ». Elle serre les lèvres. Ne rien dire, surtout ne rien dire. Si elle s’énerve, si elle proteste, elle sait parfaitement bien que, des deux, ce sera elle qui finira la plus amochée. Sydney n’en avait que faire, qu’elles soient sœurs -demi-sœurs- et ne retenait pas ses coups lorsqu’elle était en colère contre sa cadette. Alors Israël se tait, hausse les épaules et replonge le nez dans sa gamelle. Un grognement, puis la grande blonde tourne les talons, lui balançant de la poussière dans la figure au passage. Sydney glousse. Israël tousse. Elle serre les points. Elle en a marre, tellement marre. Et elle ne peut se plaindre à personne. On ne se plaint pas chez les hostiles. Si on se plaint, on est faible.

Au loin, une nouvelle dispute éclate. Dégénère en bagarre. Des encouragements fusent. Finalement, ce qui n’était au départ qu’une escarmouche entre deux protagonistes se transforme en un conflit général. Israël ne lève même pas les yeux. Elle n’en a rien à faire. Ils peuvent s’entretuer sous ses yeux, elle ne fera pas un geste. Ou si : elle se déplacera. Non pas pour leur laisser plus de place, mais pour avoir un peu de paix. Il y a quelques mois encore, la jeune fille se serait déjà levée pour aller soutenir l’un ou l’autre des combattants. Pendant longtemps, Israël avait toujours été une jeune fille assez bagarreuse, assez impulsive. Mais depuis l’arrivée de Caleb au campement, elle n’était plus vraiment la même. Elle se rendait compte que, finalement, les garçons n’étaient pas si inintéressants que cela. Et elle prenait conscience qu’elle n’était plus la petite gamine de quatorze ans qui avait débarqué sur l’Ile. Elle grandissait, murissait, mais personne ne semblait s’en rendre compte. On la traitait encore comme une enfant, une incapable, une bouche de plus à nourrir, un poids à trainer. Et Israël ne supportait plus ces regards, ces petits gestes pour lui demander de s’en aller, ces soupirs lorsqu’elle insistait pour participer. Parfois, elle avait envie de tout laisser tomber, de quitter cette ambiance morose, mais elle savait aussi qu’elle n’aurait nulle part où aller. Sa famille, c’était ici. C’était les hostiles. Et, malgré tout, elle n’en changerait pour rien au monde.

(c)WILD BIRD + mots : 872




Dernière édition par Israël M. Jakarta le Lun 6 Avr - 13:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Loevann-Priam Robbins "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Jack Falahee ♥ × Nombre de messages : 447 × Côté love : Célibatard.


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Dim 5 Avr - 1:44

Israël M. Jakarta ∞ Camille-Clovis Macallan
Camille-Clovis avait passé la journée en compagnie de son meilleur ami : Abel. Les deux jeunes hommes s'étaient promenés dans la jungle, ils avaient parlé de choses et d'autres, ils avaient dit également des conneries. Une journée entre potes en somme. Cette journée lui faisait remarquer qu'il se sentait bien ici. Auparavant à New-York, il connaissait pas mal de gens, mais aucun d'entre eux avaient été une famille ou des amis. En revanche, sur cette île, il se sentait dans son élément, il avait trouvé des gens comme lui, ces fameux hostiles étaient aussi dérangés que lui. Un bateau était venu les chercher et Camille n'avait pas hésité un seul instant, quitter l'île ne lui avait pas traversé l'esprit, enfin si, seulement pour sa mère Simone et son père Johnny. Il aurait seulement aimé faire le voyage pour leur dire qu'il était bel et bien vivant et que ça place était ici dans cette jungle. De toute façon s'il avait pris ce maudit bateau, il n'aurait pas eu la possibilité de les voir, l'assistante sociale avait été formelle. Cloclo aurait terminé à la rue comme toujours. La jungle était comme la rue, il fallait survivre sauf que là il pouvait faire ce que bon lui semble sans qu'il termine à la case prison. En tout cas, une personne devait être contente de ne plus le voir : Mamie ! Cette femme ne l'avait jamais aimé et c'était à cause d'elle s'il se retrouvait ici. Un camp de redressement japonais, qu'elle connerie lui était passée en tête ? Cette interrogation avait le don de le faire rire. Il aurait été curieux cependant, de voir à quoi ça ressemblait pour qu'il fut presque envoyé à l'autre bout de la Terre. La nuit commençait à tomber sur l'île, Camille était retourné seul dans le camp des hostiles. Son meilleur ami était allé faire la taupe chez les Kappa comme il le faisait souvent. Le jeune homme avait demandé à ce dernier de lui ramener la peluche Bob l'éponge qu'il avait vu en possession d'un mioche des Kappa. Pourquoi ce Bob l'éponge l'intéressait-il ? Camille-Clovis ne saurait le dire, cette peluche était étrange et fascinante....bon ok, il adorait Bob l'éponge, il en était fan et il était persuadé que cette peluche était la sienne ! Il en avait eu une dans sa valise qu'il n'avait jamais retrouvée et la peluche y ressemblait comme deux gouttes d'eau à l'exception qu'elle était mâchouillée et pleine de bave de ce monstre sur patte ! Si ça ne tenait qu'à lui, Cloclo irait étrangler ce gamin, on ne fait pas ça à Bob l'éponge c'est clair ?! Abel semblait avoir été surpris par sa demande. Il ne savait pas ce qu'avait pensé son meilleur ami de ça, mais il espérait qu'il allait revenir avec. En attendant, il devrait patienter quelques jours avant de le revoir. Camille-Clovis se dirigea vers le feu de camp. Voyant une bagarre qui venait d'éclater, il en profita pour prendre discrètement les deux assiettes improvisées des deux troubles-fêtes. Un hostile lui jeta un regard noir, prêt à bondir sur lui, car il se servait sans avoir fait l'effort de participer à la préparation du repas. Camille se contenta de lui faire un doigt d'honneur et de s'éloigner. À ce moment-là, il aperçu Israël assise en train de manger avant qu'elle se fasse embêter par sa sœur. Cloclo n'avait jamais adressé la parole à Sydney, il n'en avait pas eu l'occasion, mais à voir son comportement avec sa cadette, il ne préférait pas la connaître. Il s'avança de Isra' et vint s'asseoir à côté d'elle sur le tronc d'arbre. Il avait le choix des places, mais non il avait voulu se mettre à côté d'elle, à croire qu'il aimait faire ch*er le monde. Avant de poser ses fesses sur le tronc d'arbre, il vint lui mettre les cheveux en bataille tout en déclarant :

« Salut p'tit monstre ! »

Il sourit amusé et s'assit enfin. Il croqua comme un sauvage dans le bout de viande qu'il venait d'acquérir gratuitement. Camille avait une faim de loup, cette marche lui avait ouvert l'appétit. Avec la bouche pleine tout en mâchant son morceau, il demanda à la jeune hostile :

« Si j'avais eu une sœur qu'elle soit ainée ou pas, je lui aurais cassé la gu*ule ! »


Dit-il en référence à ce qu'il venait de voir. Camille-Clovis se remit à manger tout en ne prenant pas le soin de savourer son plat. Son regard se posa quelques instants sur Israël avant de regarder les deux guignols en train de se disputer. Il était curieux de connaître la raison de cette bagarre, car c'était généralement pour des prétextes stupides. Combien de fois s'était-il battu depuis qu'il était ici ? Il ne comptait même plus tout comme les autres hostiles en présence. Il s'arrêta finalement quelques instants de manger pour ne pas s'étrangler avec sa propre bouffe, ce serait bête de mourir ainsi après tout ce qu'ils ont traversé ? Cloclo attendit qu'Israël parle, si elle ne le faisait pas, il risquait de lui en faire voir de toutes les couleurs.

code by Silver Lungs


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Israël-Maëlys D. Jakarta "
❝ Regular. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : chloé moretz × Nombre de messages : 1195 × Age du perso : dix-sept ans (depuis le 31 décembre) × Job : coursière pour le réseau de trafic d’armes – et de drogues, soyons parfaitement honnête – de sa mère


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Lun 6 Avr - 16:40





Israël &
Camille-Clovis
“jeux de mains, jeux de vilains.”
V
ivre en groupe offrait une multitude d’avantages : les bêtes sauvages n’osaient s’approcher du campement, il y avait toujours quelqu’un pour aller chasser pour tout le monde et on était certain de trouver une âme charitable pour lancer un feu qui profitera ensuite à tous les fainéants. Mais cela apportait également un tas d’inconvénient, dont le principal était le manque total de solitude. Parfois, la jeune fille regrettait d’avoir poussé sa mère à accepter l’invitation des hostiles. Elle n’aimait pas particulièrement la compagnie de ses semblables et avait parfois du mal à supporter la promiscuité avec d’autres individus. C’est pourquoi la jeune hostile passait de longues heures en solitaire, accumulant silence et grands espaces avant de retrouver l’espace confiné et bruyant du campement. Campement où se trouvait sa sœur, source principale d’ennui et de frustration. Tandis que son ainée s’éloignait, Israël ruminait une fois de plus une vengeance qu’elle ne mettra jamais à exécution. Quoi qu’elle fasse, Sydney aura toujours le dessus, et Israël n’aura même pas le temps de l’effleurer qu’elle l’aura déjà à moitié étranglée. Elle n’eut pas le loisir de s’appesantir plus amplement sur son sort puisque, déjà, quelqu’un s’amusait à mettre en pagaille ses cheveux déjà emmêlés. « Salut p'tit monstre ! ». Jetant un regard furieux à Camille-Clovis, elle s’écrie. « C’est pas vrai, tu peux vraiment pas t’en empêcher ! Tu pourrais pas te trouver une autre fille à transformer en épouvantail et laisser mes chevaux tranquille, pour une fois ? ». C’était toujours la même histoire. Dès qu’il était là, pas possible d’être tranquille, il était pire qu’un gosse. Parfois, Israël sentait sa main la démanger et devait se faire violence pour ne pas lui balancer une bonne baffe dans la figure. Mais comme cela ne lui apporterait rien de plus qu’une infime satisfaction tout de suite suivie d’un retour, elle préférait utiliser son énergie à remettre ses chevaux en place.

Elle termina hâtivement son infâme bouillie, connaissant l’appétit sans fin de Camille-Clovis et sachant pertinemment bien qu’il n’hésiterait pas à lui subtiliser comme il venait de le faire chez les deux autres hostiles. « Si j'avais eu une sœur qu'elle soit ainée ou pas, je lui aurais cassé la gu*ule ! ». Elle lui jeta un regard furieux. Si c’était pour lui parler de Sydney, il aurait mieux fait de rester où il était. Elle eut la tentation de ne rien répondre, de faire comme si elle n’avait pas entendu. A la place, elle attrapa la seconde assiette qu’il tenait en main et mordit sauvagement dans le bout de viande avant de déclarer. « Tu crois que j’y ai pas déjà pensé ? Elle me fera avaler la poussière avant même que j’ai le temps de lever la main. ». Il y avait une forte dose d’amertume et de découragement dans sa voix. Israël se bagarrait avec tout le monde depuis son tout jeune âge, et la plupart des garçons qu’elle côtoyait à l’école en gardaient de mauvais souvenir. Mais à chaque fois qu’elle avait essayé de rendre la monnaie de sa pièce à Sydney, ça s’était fini à l’hôpital. La jeune fille ne comptait plus le nombre de fractures que lui avaient valu ces escarmouches avec sa sœur. Depuis leur arrivée sur l’Ile, Israël essayait de ne pas la contrarier, car personne ici n’interviendrait pour l’aider. « Je tiens à la vie, figures-toi. Et si je me met dans l’idée de faire une moindre égratignure à ma chèèèère sœur, tu peux être certain que le lendemain, vous trouverez un cadavre. ». Parfois, elle se demandait ce qu’elle avait bien pu faire à son ainée pour qu’elle la haïsse avec tellement de force. Elle se demandait pourquoi elle racontait tout ça à Camille-Clovis. Le jeune homme serait bien capable de retourner ça contre elle juste pour la taquiner. Elle se tourne vers lui et lui plante son index dans le ventre. « Je te préviens, si j’apprends que quelqu’un, ici, est au courant que je suis terrifiée par ma sœur, ce sera ton cadavre qu’ils iront enterrer. ».

Les gens avaient souvent tendance à oublier qu’elle avait été élevée par la terrible Mississippi. Et même si la jeune fille avait l’air fragile, de par sa petite taille, elle savait se servir de suffisamment d’armes pour être un minimum dangereuse. Quelques rescapés en avaient déjà payé les frais. Ce qui était merveilleux, sur cette Ile, c’est qu’on pouvait faire absolument tout ce qu’on voulait, il n’y avait ni policier ni assistance sociale pour venir mettre fin aux festivités. Et la proie, quelle qu’elle soit, n’avait nulle part où s’échapper, la mer empêchait toute retraite. Elle retourna à son morceau de viande, qui était bien meilleur que la bouillie qu’elle avait avalé en vitesse auparavant. Elle leva la tête, histoire de repérer ceux qui en possédait un morceau. Elle donna un coup de coude à son voisin. « Ca te dit d’aller distraire le vieil Hardy pendant que je nous choppe quelques bouts de viande ? ». Elle lui laissait le sale boulot. Hardy était peut-être vieux, mais c’était sans aucun doute le plus dangereux du groupe. Il n’y avait qu’à voir ses yeux pour se méfier de lui. Il scrutait tout le monde, comme s’il pouvait lire dans les âmes et les réduire à néant d’un claquement de doigt. Elle secoua la tête. Elle devait arrêter de repenser aux films qu’elle avait vu quand elle était enfant. Hardy n’était qu’un homme. Dingue, cruel et mystérieux, mais un homme quand même … Du moins, en apparence. Cette Ile semblait capable de changer les gens, et Israël ne doutait pas un instant que l’hostile était devenu fou suite à l’influence de ce fichu bout de terre. Dans le fond, ils étaient tous dans le même cas : l’Ile avait réveillé en eux les pulsions les plus meurtrières, les plus sombres. Il n’y avait qu’à les voir, Camille-Clovis et elle. Deux gamins, dans le fond. Même pas encore adultes. Et déjà dans le camp des méchants, dans le camp des tueurs. « Bon, tu te décides ? ». Elle mourrait de faim, même si elle n’avait presque rien fait de sa journée …

(c)WILD BIRD + mots : 1149


Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Loevann-Priam Robbins "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Jack Falahee ♥ × Nombre de messages : 447 × Côté love : Célibatard.


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Ven 10 Avr - 21:14

Israël M. Jakarta ∞ Camille-Clovis Macallan
Camille-Clovis avait vu une tête blonde assise sur un tronc d'arbre pour manger. Il ne lui fallait pas plus quelques secondes pour reconnaître qu'il s'agissait d'Israël. Le jeune hostile passait son temps à embêter la demoiselle par sympathie plutôt que par haine ou autre but précis. Ayant volé de quoi manger aux deux zigotos en train de se battre, Camille s'installa à côté d'elle après lui avoir ébouriffé les cheveux. Il adorait lui faire ça en sachant que cela avait le don de la mettre en rogne. D'ailleurs, ses aboiements ne mirent pas longtemps à se faire entendre tandis que Clovis mangeait déjà avec appétit sa viande.

« Attends que je réfléchisse à ta requête.... » il fait mine de le faire et rétorqua sa réponse d'une manière affirmative : « non ! »

Il en faudrait beaucoup plus à Camille-Clovis pour qu'il s'arrête de faire ce genre de choses du jour au lendemain. Il pouvait être aussi têtu qu'elle. Il sourit amusé et reprendre sa nourriture tout en lui faisant part de son avis concernant Sydney. Camillou leva les yeux au ciel en l'entendant parler, elle avait vraiment un discours de perdante ce qui avait le don de l'énerver. Sa sœur ne méritait pas qu'elle s'écrase de la sorte.

« Discours de défaitiste, de faible ! C'est sûr qu'en disant que tu n'y arriveras pas. » Il mâche son bout de viande et l'avale avant d'ajouter : « Ce n'est pas parce que c'est une vieille que tu dois avoir peur d'elle, tu sais il y a d'autres moyens de se venger d'elle que par la bagarre. »

Camille sourit en coin. Il imaginait des coups foireux comme du poison dans un de ses plats ou son eau principalement. Il pouvait avoir d'autres idées en tête, pour faire chier le monde, il ne manquait pas d'imagination. Le jeune homme allait lui proposer son aide quand elle pointa son doigt contre son ventre pour le menacer de ne rien dire de cette petite confession. Cloclo laissa échapper un rire :

« Bouhouhou j'ai peur ! Tu n'arrives pas à tuer ta soeur, tu crois pouvoir me tuer ? »

Bien évidemment sa question était ironique, il rit de plus belle avant de lui faire retirer son doigt en lui tapant sur la main : « Déstresses petite chose, je ne dirais rien et pas parce que tu m'as « menacé ». »

Le jeune homme insista sur le mot « menacé » pour jouer sur l'ironie. Camille était sincère puis qu'est-ce qu'il en avait affaire qu'elle ait peur de sa soeur ? Ça n'intéresserait pas grand monde, enfin sauf ceux qui détestent Israël tout comme Sydney. Cloclo termina de manger sa viande en ne laissant plus qu'un os qui allait finir dans la bouche d'un des animaux des hostiles ou encore d'autres bêtes sauvages et peut-être même dans la bouche d'un des hostiles, ils étaient tellement fous. Alors qu'il se mit à roter comme pour remercier Dieu à sa façon de ce délicieux morceau, Israël le dérangea avec un coup de coude dans les côtes. Ce n'était pas fort, mais c'était suffisant pour que Camille-Clovis lui jette un regard noir :

« Tu m'as pris pour un pigeon ?! Tu n'as qu'à le faire ! »


Marmonna-t-il avant que son ventre se mette à gargouiller parce qu'il n'était pas rassasier. Il grimaça et réfléchit brièvement à l'opportunité qu'offrait la demoiselle. Cette dernière le réveilla de sa rêverie lorsqu'elle insista pour l'inciter à le faire. Il grogna et s'amusa à lui décoiffer une nouvelle fois les cheveux :

« Pourquoi c'est moi qui ferai le sale taff alors que toi tu as juste à récupérer deux bouts de viandes ? »

Si Camille appréciait Israël, il avait du mal à lui faire confiance, il ne le faisait pratiquement à personne et encore moins chez les hostiles. S'ils devaient poignarder l'un d'entre eux pour survivre, ils le feraient tous sans hésiter, même cette petite il en était persuadé. D'ailleurs, il s'amusa à la provoquer comme à son habitude : « En plus Hardy adore jouer avec les petits enfants comme toi ». Le jeune homme rit puis il ajouta : « Si je le fais, qui me dit que tu me donneras un morceau et que tu ne vas pas filer comme une voleuse ? » Camille la toisa du regard pour être sûre que ce qu'elle allait dire ne serait pas de purs mensonges, mais la vérité. Si sa réponse lui convenait, alors à ce moment-là il ferait le guignol devant Hardy pour détourner son intention. Si à ce moment précis, il le faisait et qu'elle ose tenter de filer à l'anglaise, l'adolescente risquait de prendre chère.

code by Silver Lungs


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Israël-Maëlys D. Jakarta "
❝ Regular. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : chloé moretz × Nombre de messages : 1195 × Age du perso : dix-sept ans (depuis le 31 décembre) × Job : coursière pour le réseau de trafic d’armes – et de drogues, soyons parfaitement honnête – de sa mère


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Dim 12 Avr - 14:42





Israël &
Camille-Clovis
“jeux de mains, jeux de vilains.”
S
’il y avait bien une chose du continent qui manquait à Israël, c’était bien les brosses à cheveux. Elle n’était pas spécialement coquette, mais elle commençait tout de même à désespérer du nombre de nœuds que comptait sa chevelure. Nombre qui ne cessait d’augmenter à chaque fois que Camille-Clovis débarquait. Si cela continuait, il faudrait l’affubler d’une pancarte « Danger public n°1 des cheveux ». Elle gloussa en imaginant la scène, mais s’arrêta aussi net lorsqu’il affirma qu’il n’irait pas se trouver une autre victime à décoiffer. Qu’est-ce qu’ils avaient de plus, ses cheveux ? Après avoir tenté de les discipliner, sans grand succès, elle se concentra sur son repas. À part en les coupant, elle n’arrivera à rien de concluant. Et même si la tentation avait souvent été forte de se faire une coupe à la garçonne, elle n’avait pour l’instant toujours pas réussi à s’y résoudre. Surtout depuis que Caleb lui avait dit qu’il n’aimait pas les filles qui n’assumaient pas leur condition féminine. Ce garçon prenait définitivement trop d’ascendance sur elle, mais elle avait beau se faire violence, elle ne pouvait empêcher ses pensées de vagabonder sans cesse vers lui. Aussi la diversion apportée par Camille-Clovis lorsqu’il lui parla de sa sœur lui permit-elle de reprendre ses esprits. Même si ce sujet n’était pas forcément très agréable, surtout qu’il semblait ne pas comprendre à quel point Sydney pouvait être dingue, et ce malgré ses explications. « Discours de défaitiste, de faible ! C'est sûr qu'en disant que tu n'y arriveras pas ... ». Elle leva les yeux au ciel. « J’suis juste réaliste. Et je connais mieux ma sœur que toi. ». Comme à chaque fois, elle s’attendait à ce que la voix de la grande blonde ne vienne rectifier « demi-sœur » mais Sydney n’apparut pas du néant comme elle aimait le faire d’ordinaire. Israël s’empêcha de soupirer de soulagement. Elle vivait constamment sur le qui-vive, s’attendant à chaque instant voir surgir son ainée.

« Ce n'est pas parce que c'est une vieille que tu dois avoir peur d'elle, tu sais il y a d'autres moyens de se venger d'elle que par la bagarre. ». Il s’obstinait, en plus. Elle avait déjà tenté beaucoup de choses, et toutes ses tentatives avaient lamentablement échouées. Une petite voix lui souffla qu’à chaque fois, elle avait toujours agi seule, mais elle l’a fit taire. Pas question de demander de l’aide à quelqu’un, pas même à sa meilleure amie. C’était sa sœur, c’était son problème. Et puis, chez les hostiles, demander de l’aide c’est montrer sa faiblesse. Et ça, pas question. Ils étaient déjà trop nombreux à la considérer comme incapable et bonne à rien. Elle n’allait tout de même pas leur donner raison ! C’est pourquoi elle décida de faire comprendre à son voisin qu’il n’avait pas intérêt à parler de cette discussion à qui que ce soit. Comme elle aurait dû s’y attendre, il lui répondit par un rire. « T’es pas ma sœur. Elle, elle est intouchable. Elle doit avoir un sixième sens ou un truc du genre. Toi t’es un gars normal. Donc ouais, j’crois que j’pourrais. ». Si cela continuait, elle allait finir par croire que Sydney était une genre de sorcière, et qu’elle lisait dans ses pensées, ce qui expliquerait comment elle faisait pour savoir à chaque fois ce qu’elle prévoyait de faire. Elle ôta son doigt lorsqu’il lui tapait sur la main, comme à une enfant. Elle se retient de lui tirer la langue quand il l’appela « petite chose ». Ils étaient deux gosses, en fait, et se chamaillaient comme deux gamins dans une cour de récréation. Comme si être coincé sur une Ile déserte leur avait donné la possibilité de rester des éternels insouciants dans leur tête, libérés des contraintes de la société dite civilisée. Ici, ils n’avaient pas à choisir quelles études ils allaient faire, quel métier ils voulaient exercer, n’avaient pas besoin de chercher un petit boulot pour payer leurs études … ils faisaient juste ce qu’ils avaient envie de faire quand ils avaient envie de le faire. « Gnagnagna, on verra si tu rigoleras autant le jour où Sydney s’en prendra à toi. ».

Une autre préoccupation, autrement plus importante, fit ensuite dévier la conversation. Une préoccupation qu’ils partageaient avec le monde animal entier : ils avaient faims. Ils étaient l’un comme l’autre en pleine croissance -l’excuse classique de tous les adolescentes affamés-, vivaient au grand air et étaient tout simplement des ventres sur pattes. C’est pourquoi elle proposa à Camille-Clovis une association destinée à se trouver de quoi manger. Le vieil Hardy avait fait cuire bien plus de viande qu’il ne pourra en manger, au fond, c’était juste rationnel et raisonnable d’aller le soulager de ce surplus … « Tu m'as pris pour un pigeon ?! Tu n'as qu'à le faire ! ». Elle leva une fois le plus les yeux au ciel. « Faut être deux, gros béta, pour aller voler quelque chose à Hardy. ». En vrai, il faudrait même plutôt être dix, mais pas question d’embarquer tellement de monde dans leur quête. S’il fallait partager le butin avec autant de personnes, ce n’était pas très avantageux. Voyant qu’il ne se décidait pas, elle le relança brusquement. Il répondit en la décoiffant de nouveau. À son tour, elle lui tapa sur la main. « Mais laisse mes cheveux tranquille espèce de sauvage ! ». Quand il lui demanda pourquoi ça serait à lui de se charger de la distraction, elle répliqua : « Justement parce que t’es un sauvage et que t’es pas discret. Moi j’suis petite et s’il regarde ailleurs, j’ai une chance d’approcher sans qu’il ne me voie. ». Ça, c’était la réponse purement stratégique. En vrai, c’était surtout qu’elle avait la frousse d’aller parler à Hardy pour le distraire. Il suffirait qu’il la regarde dans les yeux pour qu’elle se mette à bredouiller. Il était trop effrayant, comme Hostile. Puis c’était un peu lui qui faisait office de chef dans le groupe, de par son âge avancé et son esprit tordu. « En plus Hardy adore jouer avec les petits enfants comme toi ». Elle lui jeta un regard furieux. « J’suis pas une enfant. J’ai que 3 ans de moins que toi. ». Israël savait bien qu’elle faisait plus jeune que ses seize ans. Trop petite. Mais ce n’était quand même pas sa faute si son corps refusait de grandir ! Pourtant, elle mangeait, il n’y avait qu’à voir comment elle dévorait ses repas. Mais rien à faire. Elle avait fini par se résigner : elle resterait petite toute sa vie. Mais comme une petite taille avait ses avantages -comme celui de se faufiler partout sans se faire remarquer, justement- elle essayait de se convaincre que ce n’était pas trop grave. Au regard suspicieux que Camille-Clovis lui porta soudain et à sa remarque, elle répliqua : « Parce que même avec toute la bonne volonté du monde, je serai bien incapable de manger autant. Et que ça ne servirait à rien de voler un truc pour le jeter aux loups après. Et aussi parce j’ai suffisamment d’ennemis comme ça. T’es sympa, alors j’préfère qu’on reste amis. ». C’était suffisamment rare qu’Israël considère quelqu’un comme un ami pour que ce jour soit à marquer d’une croix. Non seulement elle considérait Camille-Clovis comme un ami, mais en plus elle l’avouait !

(c)WILD BIRD + mots : 1357


Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Loevann-Priam Robbins "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Jack Falahee ♥ × Nombre de messages : 447 × Côté love : Célibatard.


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Mer 15 Avr - 23:12

Israël M. Jakarta ∞ Camille-Clovis Macallan
Camille-Clovis aimait lui décoiffer les cheveux, il pouvait le faire à d'autres, mais ce n'était pas pareil, c'était moins amusant. Il allait donc continuer jusqu'à ce qu'elle devienne chèvre ou plutôt jusqu'à ce que leurs chemins se séparent. Il continua de manger tout en parlant de Sydney. Le jeune homme sourit amusé à sa remarque. Il ignorait l'effet que cela faisait d'avoir un frère ou une sœur si ce n'est un frère ou une sœur de cœur, mais ça c'était différent, car ils n'avaient jamais vécu avec lui. Il n'avait jamais partagé le moindre jouet, la moindre nourriture avec qui que ce soit. Ça aurait été d'ailleurs impossible chez les Macallan. C'était déjà un miracle qu'il ait vécu, alors un mioche en plus, pas sûre que Simone et Johnny y seraient arrivés. Tandis, qu'il ne lâchait pas l'affaire avec cette histoire, Israël le menaça s'il osait rapporter ses propos. Il en était une fois de plus amusé, y compris lorsqu'elle rétorqua qu'il n'était pas sa sœur. Camille-Clovis éclata de rire lorsqu'elle évoqua un sixième sens. Si sa sœur en avait un, il était le Christ en personne ! C'était du n'importe quoi, en tout cas c'est ce qu'il pensait. Sydney paraissait impressionnante aux premiers abords, mais il ne la connaissait pas plus que ça. C'était peut-être également pour ça qu'il le prenait à la légère.

« Ralalala c'est beau de croire encore au père Noël. »


Dit-il pour la taquiner. Si elle pensait pouvoir le tuer, Israël se mettait le doigt dans l'oeil. Bon, on lui avait toujours dit qu'il fallait se méfier de tout ce qui est petit, car c'est hargneux. Devait-il se méfier de l'adolescente ? Peut-être comme tous les hostiles...L'adolescente marmonna qu'il rigolerait moins le jour où sa sœur s'en prendra à lui. Il éclata de rire. Israël allait finir par lui donner mal au ventre tellement il riait, il en avait mal aux côtes.

« Ce jour-là n'est pas encore révolu muahahahah ! »


Il rit de plus belle. Camille-Clovis était trop sur de lui, il le savait. Le jeune homme en avait entendu des horreurs sur Sydney. Mais était-ce vrai ? Sans doute si Israël avait peur de sa sœur. Qui sait, un jour il irait voir cette fameuse Sydney juste pour le goût de l'adrénaline. La jolie blonde lui proposa ensuite d'aller voler de la viande à Hardy. Au fond, il trouvait l'idée excellente juste pour voir cette petite chose, Hardy, vénère. C'était jouissif, mais il fallait courir après. Le petit vieux en avait encore sous la main pour mettre K.O les jeunes comme eux. Il jeta un regard noir à Israël lorsqu'elle le prit pour un idiot. En guise de vengeance ou de taquinerie, il lui ébouriffa une nouvelle fois les cheveux fièrement. Lui sauvage ? Oui et fier de l'être ! Il adorait l'île et s'y sentait comme chez lui, il avait ses repères, son petit coin à lui. L'île était un espace de liberté pour les deux adolescents, ils pouvaient exercer l'anarchie comme bon leur semble. Camille grogna en l'écoutant parler.

« Le sauvage t'emmerde ! »
Rétorqua-t-il au tac au tac et surtout sans réfléchir : « Je te préviens, si tu te fais chopper, il n'y aura aucune solidarité ! Je laisserai Hardy te tailler en pièce ! »

Bien évidemment, Camille-Clovis n'était pas comme ça, il disait ça histoire de faire son rebelle devant Israël et se la jouer sans cœur. Si jamais la jeune fille se faisait attrapait, il irait la défendre, quitte à se prendre lui-même la raclée. Cloclo ne s'en prenait jamais aux filles, enfin ça dépendait qui, mais il fallait qu'on le pousse à bout. Comme il appréciait la blondinette, il ne comptait pas être un enfoiré. Camille s'amusa également à sous-entendre qu'elle était encore une gamine. A vrai dire, il la taquinait, ils avaient le même niveau d'âge mental. Il pouvait être assez gamin quand il s'y mettait. « C'est quand même trois ans de moins que moi ! » Dit-il simplement dans un esprit contradictoire et parce qu'il aimait jouer les grands ou du moins....les grands frères avec elle. Au fond, Israël restait la petite rien que pour ça, juste pour qu'il puisse jouer les grands frères qui veulent embêter leurs petites sœurs ou encore les protéger. D'ailleurs, ce qui allait suivre lui fit très plaisir à entendre. L'adolescente le considérait comme un ami. C'était cool, car il pensait la même chose vis-à-vis elle.

« Hum...si tu joues sur les sentiments...ok c'est bon je vais t'aider ! » Il la regarda avant d'ajouter : « Mais on fait à ma sauce ! Je le distrais, comme je vais certainement courir il faut qu'on se retrouve dans un autre endroit, donc je dirais dans la grotte dans la quatrième galerie ! » Un silence « Je te jure si je ne vois pas ta petite bouille dès que j'arrive, je passe toute l'île au peigne fin avec ta sœur pour te retrouver ! »

Il sourit une énième fois amusé, fière de sa petite blague, enfin pas pour Israël puisque Sydney et elle ce n'étaient pas l'amour fou. Camille fini par se lever, il lança un dernier regard à l'adolescente avant de se diriger d'un pas assuré en direction d'Hardy qui commençait déjà à l'observer avec ses yeux chelous. Il décida de commençait doucement en s'amusant à danser ou du moins, faire l'abrutis devant l'hostile qui ne semblait pas apprécier sa petite danse improvisée. Ce fut pire lorsque Camille-Clovis se mit à le vanner sur son physique en le comparant notamment à Yoda ou E.T, mais en méchant. Plus que quelques minutes et il allait devoir se taper un sprinte.


code by Silver Lungs


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Israël-Maëlys D. Jakarta "
❝ Regular. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : chloé moretz × Nombre de messages : 1195 × Age du perso : dix-sept ans (depuis le 31 décembre) × Job : coursière pour le réseau de trafic d’armes – et de drogues, soyons parfaitement honnête – de sa mère


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Jeu 7 Mai - 19:24





Israël &
Camille-Clovis
“jeux de mains, jeux de vilains.”
I
sraël tapotait du pied, agacée. Camille-Clovis pouvait être tellement énervant quand il le voulait ! Et comme il le voulait souvent, Israël passait son temps à remettre ses cheveux en place, se promettant chaque jour de les attacher, et l’oubliant toujours le lendemain matin. Mais le pire, c’était quand il se mettait en tête de la convaincre que sa sœur n’était pas un danger. Il n’avait absolument rien compris, et Israël attendait le jour où sa terrible sœur allait se lasser de ses autres « jouets » pour se concentrer sur le jeune homme. Il rigolera sans doute un peu moins, et peut-être qu’il finira par comprendre ce qu’elle voulait dire lorsqu’elle parlait de sixième sens ou de pouvoir magique. Elle leva les yeux au ciel avant de le menacer d’une mort terrible s’il disait quoi que ce soit à sa sœur tout aussi terrible. Cela ne lui fit ni chaud ni froid, et elle avait bien envie de lui mettre une bonne baffe pour décharger l’agacement qu’elle ressentait. « Ralalala c'est beau de croire encore au père Noël. ». Elle eut un instant de réflexion, avant de répondre d’un ton badin. « Amusant que tu prennes ce vieillard en exemple … tu y crois tellement pour le citer aussi naturellement ? ». Il n’était pas question qu’il soit le seul à user de l’ironie. Israël n’avait pas passé énormément de temps sur les bancs de l’école, et ne maniait sans doute pas les mots aussi bien que tous ces grands diplômés qui regardaient les autres de haut. Mais elle avait suffisamment d’exemples à suivre au sein du clan, tous ces psychopathes aimant rabaisser leurs proies de quelques mots bien utilisés. Là, il ne s’agissait que d’une simple joute verbale entre deux gosses qui jouaient aux méchants. Elle lui expliqua alors qu’il rigolera encore le jour où Sydney jettera son dévolu sur lui pour s’occuper. « Ce jour-là n'est pas encore révolu muahahahah ! ». Israël était agacée, certes, mais elle ne put s’empêcher d’ironiser de nouveau : « T’essayes t’imiter qui, comme méchant de film ? Parce que sincèrement, c’est totalement raté. On dirait juste une chèvre en train de suffoquer. ». Elle leva aussitôt les mains, prête à l’intercepter s’il décidait de se venger une fois de plus sur sa chevelure. Elle était de bonne humeur, ce soir. D’habitude, elle l’écoutait raconter ses bêtises en grognant et allait se coucher à peine le repas terminé. Aujourd’hui, elle avait décidé qu’il n’y avait aucune raison pour qu’il soit le seul à s’amuser un peu, et puis la remarque de sa sœur, qui sous-entendait qu’elle passait sa vie à déprimer, lui était resté au travers de la gorge.

Après quelques grognements mécontents de son estomac, Israël finit par proposer à Camille-Clovis une association, dans le but d’aller subtiliser quelques bouts de viande au vieil Hardy, qui scrutait d’un air possessif son butin qui grillait au-dessus des flammes. Sans que personne ne sache comment faisait le très vieil homme, il était toujours celui à posséder les meilleurs morceaux, et était indéniablement le plus doué en cuisine. Sur le continent, il aurait fait fortune, et tout le monde aurait payé cher pour venir dans son restaurant, à condition qu’il ne sorte jamais de la cuisine. Mais sur l’Ile, pas question de payer, ni même de lui proposer un service en retour. Il refuserait à coup sûr, de toute façon il déclarait n’avoir besoin de l’aide de personne. Et le pire, c’était qu’il avait sans doute raison. Israël n’aimait pas Hardy. Trop lunatique, trop volatile. Parfois il acceptait avec plaisir de partager ses connaissances, parfois il balançait des pierres à tous ceux qui lui adressaient la parole. Il était bien loin du grand père gâteau des histoires ! « Je te préviens, si tu te fais chopper, il n'y aura aucune solidarité ! Je laisserai Hardy te tailler en pièce ! ». Elle se retint de ne pas se lever pour danser de joie. Ce n’était pas très discret, et tout le monde allait se poser des questions. Quand un hostile dansait de joie, c’était soit qu’il venait de commettre un terrible crime, soit qu’il s’apprêtait à le faire. En général, tout survivant averti s’éloignait lorsqu’il voyait un hostile satisfait ou souriant. « Je ne te crois pas. Tu me laisseras pas crever comme ça. Sinon t’auras plus personne à faire chier et tu t’ennuierais. ». Et elle savait parfaitement bien que c’était vrai. Camille-Clovis n’était pas un de ces vieux hostiles aigris qui haïssaient l’espèce humaine dans son intégralité et qui regardaient leurs camarades mourir sous les coups des autres. Camille-Clovis était comme elle, un gosse qui tâchait de se faire accepter par cette meute de loups solitaires mais contraints de vivre ensemble pour augmenter leur force de destruction. Mais Camille-Clovis savait parfaitement bien que c’était réciproque. Israël n’avait que peu d’amis, elle pouvait les compter sur les doigts d’une main, mais elle était prête à tout pour eux. Quitte à se jeter du haut de la falaise si besoin. De toute façon, comme disait Sydney, ça ne serait pas une grosse perte pour l’Ile. « C'est quand même trois ans de moins que moi ! ». Elle lui balança un coup de coup dans le sternum, histoire de le calmer un peu.

« Hum...si tu joues sur les sentiments...ok c'est bon je vais t'aider ! Mais on fait à ma sauce ! Je le distrais, comme je vais certainement courir il faut qu'on se retrouve dans un autre endroit, donc je dirais dans la grotte dans la quatrième galerie ! ». Et voilà, c’était prévisible, fallait qu’il se place en chef de cette expédition. C’était quand même elle qui avait eu l’idée, c’était à elle de décider comment ils allaient faire ! Mais elle ne protesta pas, c’était un combat perdu d’avance, et elle avait trop faim pour perdre du temps pour des enfantillages. Elle hocha la tête. « Ok. Comme ça on pourra sortir du campement le temps qu’il se calme. ». Parfois, on se demandait si toutes ces grottes étaient réellement naturelles. Les galeries semblaient avoir été creusées dans un but purement utilitaire, mais personne n’avait jamais revendiqué leur aménagement. Mais dans le fond, ce n’était qu’un mystère de plus sur cette Ile que certains considéraient déjà comme une entité vivante et intelligente. Pour Israël, c’était juste un bout de terre paumé au milieu de l’océan. Menfin, chacun son petit délire, n’est-ce pas ? S’ils voulaient vénérer l’Ile, qu’ils le fassent, mais qu’ils ne s’attendent pas à ce qu’elle les rejoigne ! « Je te jure si je ne vois pas ta petite bouille dès que j'arrive, je passe toute l'île au peigne fin avec ta sœur pour te retrouver ! ». Il suivait le cheminement classique des méchants en herbe : menaces et toute la clique. Israël avait suffisamment observé les hostiles pour savoir que les plus dangereux étaient ceux qui ne prévenaient pas. Ou bien dont les prévisions étaient énigmatiques et totalement fausses. De toute façon, Camille-Clovis n’était pas un vrai méchant, on en revenait toujours là. Ils n’étaient encore tout deux que des apprentis méchants. Un peu comme l’apprenti sorcier mais en mieux. Elle le laissa s’éloigner et se releva, restant cachée dans l’ombre de la grotte durant tout le trajet. Elle y était. A cinq pas, les morceaux de viande. A dix, Hardy, en train de s’approcher de Camille-Clovis qui dansait … elle ne savait trop quoi. Elle inspire, elle expire. Un pas. Inspire. Deux pas. Expire. Trois pas. Inspire expire. Un saut. Elle attrape l’assiette, se retourne vivement et s’éloigne en surveillant ses arrières. Il n’a rien vu, il n’a rien vu. Surtout ne tourne pas la tête espèce de vieux fou. Elle voudrait faire un signe à Camille-Clovis pour lui dire ok, mais Hardy risquait d’intercepter le signe. Tant pis. Elle allait l’attendre dans la galerie. Il avait intérêt à se dépêcher, elle avait trop faim.

(c)WILD BIRD + mots : 1468


Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Loevann-Priam Robbins "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Jack Falahee ♥ × Nombre de messages : 447 × Côté love : Célibatard.


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Dim 10 Mai - 20:29

Israël M. Jakarta ∞ Camille-Clovis Macallan
CCamille-Clovis était convaincu que la soeur d'Israël était comme tous ces monstres d'hostiles, qu'elle craignait sa soeur comme toutes les petites soeurs qui en ont une grande et qu'au fond elle devait l'admirer pour la voir aussi monstrueuse. Bien évidemment, le jeune homme ne la connaissait pas, enfin si de loin, il n'était jamais allé lui taper la dispute. Pour le moment, il était loin de flipper et les menaces de la petite blonde l'amusait. Ce n'était pas la première à le menacer, la liste était bien trop longue et elle devrait passer son tour. En attendant de voir à l'oeuvre Sydney, Camille-Clovis s'amusa à taquiner sa petite soeur chérie. Il lui lança des expressions du style : « tu crois au père Noël ? » et il devait admettre que le minimoys avait de la répartie !

« C'est une expression bouffonne ! Et s'il existait vraiment, il ne devait pas connaître mon adresse ! »


Ce n'était pas ses parents biologiques qui lui auraient acheté quoi que ce soit. Sa mère préférait s'acheter de l'alcool et son père n'envisageait pas dépenser de l'argent pour ces conneries. Il avait eu le droit à son premier Noël chez Papy et Mamie mais ça ne lui avait pas plus, c'était trop bourge, trop parfait à son goût, ouais Noël c'est parfait, toute la famille se réunit pour faire les hypocrites et offrir des cadeaux qui ne plairont pas. Il grimaça en pensant à tout ça. En tout cas ne fêter aucune fête ne l'avait jamais dérangé, sauf peut-être son anniversaire mais c'est tout. Là encore, la répartie d'Isra était dès plus excellente ! Cependant, il ne comptait pas l'en féliciter même s'il finit par pouffer de rire en l'entendant. Le coup de la chèvre était décidément pas mal ! Camille-Clovis finit même par faire un « bèèèèèèèh » avant de rire de nouveau. Il allait s'amusait à la décoiffer quand elle se leva. Il fit d'ailleurs une petite moue avant de rétorquer : « En attendant je suis sûr qu'un film sur une biquette méchante est en train de cartonner au cinéma ! »

Les Américains ne manquaient pas d'imagination pour mettre en scène tout et n'importe quoi. Cloclo se mit à rire en pensant à Abel qui était fan de Marvel. Comment réagirait-il s'il voyait parmi ses supers héros préférés une chèvre aux pouvoirs maléfiques ? Ce serait marrant à voir à sa tête ! Il lui en ferait sans doute part tiens ! En attendant, il était en compagnie d'une autre amie, même s'il ne l'avouait pas directement. Isra' était marrante puis ils n'étaient pas si vieux de l'un et de l'autre. Il prenait plaisir à la taquiner comme le ferait sûrement un grand-frère. Il ne savait pas ce que s'était d'avoir un lien fraternel, mais ça devait ressembler à ça nan ? Dans tous les cas il s'amusait à lui faire la misère et faire des conneries. En parlant de conneries, la minimoys lui propos de piquer de la bouffe à Hardy. Cet hostile le faisait marrer, il suffisait de voir sa tête et on ne pouvait que rire ! Bien évidemment, à chaque fois qu'il se moquait de lui, il en prenait toujours pour son grade. La mission qu'il avait été simple, c'était toujours celle qu'il faisait. Bon bien sûr, il fallait courir très vite après car le vieux fou en avait encore dans les trippes. Camille-Clovis fit son petit rebelle en disant que si Israël se faisait prendre, il ne l'aiderait pas. Elle semblait décidément bien le connaître puisqu'elle rétorqua qu'elle ne le croyait pas un seul instant. Ce à quoi il ajouta un :

« Peut-être mais seulement pour que tu me sois reconnaissant à vie ! »

En fait, non c'était bien ce que la petite blonde avait dit, elle finirait par lui manquer. Mais bon, il avait dit cela dans un seul esprit de contradiction. Il passait son temps à contredire pour un rien, juste pour faire chier et jouer les enfoirés. La preuve lorsqu'il souligna que ça faisait quand même trois ans de plus pour jouer les adultes ou le chef parce qu'il est le plus grand. Il était fier de lui jusqu'à ce qu'elle lui donne un coup : « Heyyy !!!!! » il grimaça en sentant une petite douleur avant de la menacer : « Attention à tes cheveux la nuit, tu finiras bientôt chauve ! » ça s'était de la menace ! C'était la seule chose qui lui était venu à l'esprit puis bordel ça faisait mal ! Il essaya de se ressaisir pour ne pas passer pour une petite chochotte surtout se faire frapper par une lilliputienne ! Camille-Clovis accepta la mission vol de bouffe à Hardy et décida de choisir où ils allaient se rejoindre. Il prenait le risque de se faire massacrer alors autant qu'il choisit un endroit qui lui va pour mieux s'abriter. Elle ne semblait pas contre c'était donc parfait, ils pouvaient commencer. Cloclo fit le fou près de Hardy, il s'amusa à le provoquer en dansant devant lui, le traitant d'E.T et autres créatures bizarres qui lui ressemblaient. Il finit même par prendre des gravas et les jeta sur Hardy qui ne perdit pas un seul instant pour se jeter sur lui. Camille eut le réflexe de se reculer juste à temps et de COURIR !!!! Il ne cherchait même pas à se retourner pour savoir si ce dernier le suivait ! Avant de rentrer directement dans la galerie, il décida de faire des tours pour le perdre. Il arriva ensuite en courant et essouffler devant Israël. La première chose qu'il fit, fut de se retourner pour s'assurer qu'il n'y avait personne. Il finit par reprendre son souffle en s'asseyant sur une pierre :

« T'as été top ! Je n'ai même pas fait gaffe à quand t'es passé à l'action ! »

code by Silver Lungs


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Israël-Maëlys D. Jakarta "
❝ Regular. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : chloé moretz × Nombre de messages : 1195 × Age du perso : dix-sept ans (depuis le 31 décembre) × Job : coursière pour le réseau de trafic d’armes – et de drogues, soyons parfaitement honnête – de sa mère


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Sam 23 Mai - 19:14





Israël &
Camille-Clovis
“jeux de mains, jeux de vilains.”
Les repas, chez les hostiles, étaient généralement assez animés. Lorsque ce n’étaient pas les enfants qui remplissaient la clairière de leurs hurlements joueurs, c’était au tour des adultes de vociférer plus ou moins joyeusement. Il arrivait bien souvent qu’une bagarre éclate sans raison apparente, et alors les encouragements et les applaudissements s’élevaient dans la nuit. Mais tout le monde ne participait pas à cette euphorie. Certains, comme Camille-Clovis et Israël ce soir-là, se tenaient à l’écart. Les deux adolescents avaient appris à leur dépend que les adultes n’aimaient pas particulièrement les avoir dans leur pattes lors de leurs différends, aussi les deux jeunes étaient en train de discuter gaiement tout en avalant leur maigre repas. Même si, en cet instant précis, Israël avait bien envie de baffer son voisin pour le faire descendre du nuage sur lequel il semblait être perché, pour être si peu réceptif à ses remarques concernant Sydney. Soit il était complétement inconscient, soit il était suicidaire. La jeune fille ne savait pas encore quelle dénomination choisir. Il ne se rendait absolument pas compte de la menace que Sydney représentait pour cette Ile entière. Et ce n’était pas faute d’essayer de lui faire comprendre, mais il tournait tout à la dérision. « C'est une expression, bouffonne ! ». Elle fit mine d’être époustouflée. « Je savais pas que tu étais capable d’utiliser une expression, toi ! Bravo ! ». Répartie pour répartie, maintenant qu’ils étaient lancés ils n’étaient pas prêts de s’arrêter. Il n’y avait qu’avec lui qu’elle pouvait lancer des piques sans craindre des représailles. Les hostiles étaient en général assez … susceptibles. Et ils avaient tendance à demander des explications après avoir tiré deux ou trois balles. « Et s'il existait vraiment, il ne devait pas connaître mon adresse ! ». Elle eut un grand sourire. « T’inquiète pas, la mienne non plus. En général, mon cadeau de Noël, c’était quatre baffes et, si j’étais chanceuse, Sydney me passait généreusement un de ses vieux gilets pour pas que je crève d’un rhume pendant l’hiver. ». À vrai dire, tout ce qu’elle retenait de Noël, c’était que les gamins de sa classe étaient encore plus idiots que d’habitude. Avant les vacances, ils se pavanaient fièrement en évoquant tous les cadeaux hors de prix qu’ils allaient recevoir, regardant de haut ceux qui avaient commandé de simples voitures miniatures même pas radiocommandées. En général, à la rentrée, ils faisaient moins les fiers, car ils n’avaient pas reçus le quart de ce qu’ils espéraient.

Israël éclata de rire lorsque Camille-Clovis, suite à sa remarque, bêla tel une chèvre ayant un chat dans la gorge. « En attendant je suis sûr qu'un film sur une biquette méchante est en train de cartonner au cinéma ! ». Le cinéma. C’était également une de ses choses dont elle entendait parler dans la cour de la récréation, sans vraiment l’expérimenter par soi-même. Les seules fois qu’elle y était allée, c’était avec l’école, pour aller voir des documentaires sur les animaux, ou bien des dessins-animés censés être éducatifs. Elle n’en gardait pas particulièrement un souvenir exceptionnel. « Si la biquette en question est aussi … effrayante que toi - elle mima des guillemets avec ses doigts -, les enfants doivent éclater de rire à toutes ses apparitions ! ». Ou bien ils éclateraient en sanglot parce que c’est trop nul et qu’ils préféreraient regarder un vrai film de super-héros. Ca dépendait des points de vue. De toute façon, pas besoin de faire une dissertation de cinq pages sur un film qui n’existait même pas ! Mieux valait se concentrer sur du concret … style la bouffe. Elle avait faim, et elle était presque persuadée que Camille-Clovis était aussi affamé qu’elle, si ce n’était plus. C’est pourquoi ils échafaudèrent un plan d’attaque pour s’approprier la nourriture que le vieil Hardy, cette petite chose si ridée et si voutée qu’on se demandait parfois si c’était véritablement un homme, avait en sa possession. Camille-Clovis s’étant autoproclamé chef de l’expédition, il la menaça de la laisser se débrouiller si elle se faisait chopper par le vieil hostile. Israël, le connaissant suffisamment, rétorqua qu’elle ne croyait pas un mot de ses fanfaronnades. « Peut-être mais seulement pour que tu me sois reconnaissant à vie ! ». Elle leva les yeux au ciel et soupira. Il était têtu parfois ! Ce n’était quand même pas la mort de reconnaitre qu’il l’aimait bien ! Tandis qu’il s’évertuait à répéter qu’elle n’était encore qu’une gamine, puisqu’il était plus âgé de 3 ans, elle lui balança un coup dans le sternum. Il poussa un petit cri de protestation, grimaça avant de se reprendre : « Attention à tes cheveux la nuit, tu finiras bientôt chauve ! ». Elle lui jeta un regard mauvais. Il n’en avait pas assez de s’en prendre à ses cheveux ?! C’était une obsession ma parole ! Elle décida de ne pas réagir, pour lui montrer qu’elle n’en avait que faire de ses menaces. De toute façon, elle avait le sommeil léger, à peine s’approcherait-il qu’elle serait déjà réveillée. C’était ça, de vivre chez les fous : on est sans cesse sur le qui-vive.

Après avoir réglé les derniers détails de la mission - elle se fit la réflexion qu’ils faisaient comme les gosses quand ils jouaient aux espions -, les deux adolescents se séparèrent. L’un alla faire le pitre au milieu de la clairière, faisant rire les enfants et grogner Hardy, tandis que l’autre s’approchait discrètement et innocemment du feu qu’entretenait le vieil homme. Elle ne fit pas dans la dentelle et choppa tout ce qui lui passait sous la main. Ils trieraient plus tard. Tandis qu’elle s’éloignait en courant dans les galeries, serrant son précieux fardeau dans ses mains, elle salivait d’avance en songeant au festin qu’ils allaient faire. Tout ce qui cuisinait Hardy était super bon, même si personne ne connaissait son secret. Et il ne partageait avec personne. Enfin si, une fois elle l’avait vu donner un petit bout aux enfants d’Alys, persuadé que personne ne le voyait. C’était la seule marque d’humanité qu’elle n’ait jamais vu chez lui. Elle s’assit sur une pierre, posa l’assiette remplie à ras-bord à côté d’elle et attendit. Attendit. Quand on a faim, attendre est un vrai supplice. Bon sang il avait intérêt à se dépêcher sinon elle allait tout dévorer sans lui. Quand elle entendit un bruit de course, elle se leva et reprit l’assiette, prête à partir en courant si c’était Hardy. Mais ce n’était que Camille-Clovis et elle se détendit légèrement. Apparemment, il n’était pas suivi. L’avantage des galeries, c’est que le moindre pas fait naitre un écho épouvantable, trahissant ainsi toute personne qui s’y aventurerait. « T'as été top ! Je n'ai même pas fait gaffe à quand t'es passé à l'action ! ». Toute fière, comme toujours quand quelqu’un la complimentait - c’était tellement rare qu’elle savourait à fond ces instants -, elle ne put s’empêcher d’ironiser de nouveau : « Logique aussi. T’imitait tellement bien les singes que je me suis un instant demandé si tu n’en étais pas un ! ». Elle rattrapait toutes les années où elle n’avait jamais rien répliqué à personne. Elle tendit l’assiette : « Aller le champion du sprint, à toi l’honneur de choisir ton morceau ! ». Elle était généreuse. Avec n’importe qui d’autre elle aurait choppé ce qui l’intéressait avant de tendre l’assiette. Mais elle devait bien admettre que, sans lui, elle serait encore assise dans son coin à mourir à moitié de faim, trop fière pour aller demander à Alys ou à Tennessee, qui lui auraient pourtant passé quelque chose sans faire de commentaires désobligeants. Elle attrapa à son tour un morceau. « Bon appétit. … Et merci. ». Attention, Israël remerciait quelqu’un ! Une première !

(c)WILD BIRD + mots : 1447


Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Loevann-Priam Robbins "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Jack Falahee ♥ × Nombre de messages : 447 × Côté love : Célibatard.


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Sam 6 Juin - 13:11

Israël M. Jakarta ∞ Camille-Clovis Macallan
Les deux adolescents se cherchaient comme chien et chat. Camille-Clovis passait son temps à l'embêter. Il prenait plaisir à la taquiner. Là les deux jeunes gens faisaient un concours de répartie. L'hostile se mit à grogner comme un chien enragé en l'entendant lui rétorquer.

« Lâche-moi la grappe ! »

Bon ok, elle avait gagné ce petit concours, il préféra jouer les pas sociables ou les rebelles pour qu'elle le laisse tranquille. Camille au fond appréciait qu'on l'embête, ça voulait dire qu'on l'appréciait tout simplement. Entre deux réparties, le jeune homme avoua n'avoir jamais réellement eu la visite du père Noël, mais bon il n'était pas fâché contre le vieux barbu, il savait que s'était parce que ses parents n'avaient pas de tunes. L'hostile écouta attentivement son amie parler. La petite blonde aussi n'avait pas eu le droit aux cadeaux au pied du sapin et les chaussettes accrochées au-dessus de la cheminée.

« Moi c'était un verre de whisky parce qu'il apportait « soit disant » une bouteille à ma mère. »


Il avait bu très tôt ce liquide peu recommandé pour les enfants. Sa Simone aimait trop l'alcool alors c'était pour elle le plus beau cadeau qu'elle puisse lui offrir. Il sourit amusé à cette pensée avant de froncer les sourcils intrigués : « Elle n'était pas si méchante que ça quand tu étais jeune ? » Il faisait référence à Sydney. Israël risquait de le maudire pour cette question, mais maintenant qu'ils étaient passés aux confidences, autant continuer jusqu'au bout non ? Il était curieux de savoir si elle avait eu ne serait-ce qu'une seule petite minute « joyeuse » avec sa demi-soeur. Camille-Clovis finit par lui donner un coup de coude en l'écoutant rétorquer que s'il y avait un film sur une biquette et qu'elle était aussi effrayante que lui, les enfants en riraient. Il grogna comme un chien enragé et marmonna :

« Mon film aurait trop la classe, il aura un oscar ! »

Le jeune homme avait utilisé le futur du verbe avoir. Oui, il envisageait de faire un jour ce film, il avait vu des biquettes dans le coin. Camille-Clovis pourrait toujours demander à Aglae de réparer ou de construire une caméra pour qu'il puisse avec Abel tourner ce film. Parce que oui, il allait bien proposer le plus sérieusement du monde à son meilleur ami de le faire et comme Abel le suivait dans ses délires, c'était le top du top. Ensuite, il ferait en sorte de garder précieusement le film pour le donner à quelqu'un de confiance si un second bateau passait dans les parages. Bon en fait, ça ne servirait à rien, car si son film faisait succès, il ne le saurait pas et il ne pourrait dans tous les cas pas pouvoir toucher son argent ou autre. Il grimaça à cette pensée. Camille-Clovis continua par la suite de continuer à taquiner Israël, s'était une vraie discipline olympique pour lui. Si ça continue, il devait obtenir la médaille d'or non ? Le plan échafaudé, l'hostile se donna à fond dans sa tâche, même un peu trop, puisque Hardy avait grave envie de le tuer et dans le vrai sens du terme. Clovis pris ses jambes à son cou et couru le plus vite possible comme si sa vie en dépendait. Il retrouva Israël dans les galeries souterraines. Il fut heureux d'être toujours en vie et de revoir sa petite tête blonde. Maintenant, il allait devoir longer les murs pour éviter de tomber nez à nez avec le vieil hostile. Tout content, il félicita l'adolescente de sa prise. Il n'avait décidément rien vu et en plus elle avait carrément tout pris ! Il y avait de quoi bouffer et son ventre la remercia également. Comme il s'y attendait, la petite crapule rétorqua par une vanne, ce à quoi il rétorqua : « Ah ! Ah ! Ah ! C'est en te voyant chaque jour que j'ai appris à l'être ! »

Il s'agissait que de la seule phrase qu'il avait trouvé à dire. Cependant, il en était fière, même s'il se doutait qu'Israël risquait d'en rajouter une couche pour le simple plaisir de le faire chier, mais il aimait ça alors. Camille-Clovis sourit de toutes ses dents lorsqu'elle lui offrit le privilège de choisir le morceau de son choix et en plus elle l'appelait « champion », si ce n'était pas la classe ça ? Le jeune hostile s'exécuta. Il laissa à Israël le plus grand morceau. Il avait moins faim qu'elle et elle était un peu comme la petite soeur qu'il n'avait jamais eu alors quelle profite de sa gentillesse du moment. Camille s'installa à côté d'elle et commença à savourer la viande lorsqu'elle lui dit merci. Il fut surpris sur le coup ne comprenant pas pourquoi elle avait soudain un élan de gentillesse, mais il était touché. Il répondit : « Merci à toi blondinette ! Il faudra que l'on refasse ça ! » Le jeune homme lui adressa un sourire amusé. Il avait déjà hâte de faire à nouveau de piquer de la bouffe à d'autres hostiles, s'était amusant puis si ça pouvait les nourrir en plus. En mâchouillant sa viande, une question lui vint en tête : « Au fait la dernière fois je t'ai vu en compagnie d'un garçon, c'est ton petit-ami ? » Il faisait référence à Caleb. Ouais, Camille-Clovis était curieux et puis Israël semblait toujours lui répondre.
code by Silver Lungs


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Israël-Maëlys D. Jakarta "
❝ Regular. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : chloé moretz × Nombre de messages : 1195 × Age du perso : dix-sept ans (depuis le 31 décembre) × Job : coursière pour le réseau de trafic d’armes – et de drogues, soyons parfaitement honnête – de sa mère


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Jeu 16 Juil - 19:46

“jeux de mains, jeux de vilains”


camille-clovis & israël-maëlys
Israël ne savait pas trop comment ils en étaient venus à parler de Noël, mais maintenant que la conversation était enclenchée, il semblait difficile de faire demi-tour. Les voici donc en train de comparer leurs « non-cadeaux ». Il semblerait que le Père-Noël, en bon vieillard qu’il est, ait commencé à perdre la mémoire et à oublier quelques-uns de ses jeunes amis. À vrai dire, petite-Israël ne lui en avait jamais voulu, elle voyait bien qu’il était bien trop occupé à se faire prendre en photo par des tas de parents encore plus hystériques que leurs enfants, qu’ils asseyaient parfois de force sur les genoux du vieil homme, malgré leurs cris et leurs pleurs, en leur promettant qu’ils allaient recevoir des tas de cadeaux s’ils étaient sages. Parfois, elle se demandait qui croyait le plus à ces histoires : les enfants … ou les adultes, qui racontaient collectivement le même mensonge à leurs gamins, persuadés que c’était la meilleure chose à faire ? Alors elle haussait les épaules et hâtait le pas, baissant la tête, pour ne pas que les caissières du supermarché l’arrêtent en minaudant de leur voix suraiguë « Alors ma p’tite, tu as déjà fait ta photo avec Papa Noël cette année ? ». À part percer les tympans de toutes les personnes présentes, elles ne servaient absolument à rien. Elle secoua la tête, préférant revenir au présent. À quoi cela servait-il de se lamenter sur le ridicule de la vie sur le continent, maintenant qu’ils étaient tous bien loin de ces villes surchargées ? « Elle n'était pas si méchante que ça quand tu étais jeune ? ». Il ne fallut pas plus de deux secondes à Israël pour comprendre que Camille-Clovis venait de réenclencher la conversation sur Sydney. À croire qu’il faisait une fixette sur sa sœur, ma parole ! Elle grimaça. « Soit elle m’ignorait, soit elle me tabassait. Et quand elle était sympa, c’était uniquement pour mieux me refiler les sales corvées. ». Elle avait beau essayer, elle était tout simplement incapable de trouver dans ses souvenirs un seul sourire sincère de la part de sa sœur. Des cris, des claques, des insultes, ça, elle n’avait aucun mal à s’en souvenir. Mais un sourire ou la moindre marque d’amour, ça, pas la moindre trace. Elle se demandait parfois pourquoi Sydney avait tellement insisté auprès de sa mère pour que celle-ci garde le bébé. Peut-être pour avoir un larbin à traumatiser. Sydney aimait ça, faire peur, faire trembler, faire souffrir. Elle avait parfaitement sa place au sein des hostiles.

Et les voilà maintenant partie sur une histoire de biquette super-héros qui, du point de vue d’Israël, fera pleurer les enfants de désespoir et qui, selon Camille-Clovis, ira jusqu’à mériter un Oscar. Aussitôt, l’air innocent, elle demanda : « Lequel ? Celui du pire navet du siècle ? ». Un grand sourire illuminait son visage. C’était tellement rare, de la voir aussi détendue qu’en cet instant, qu’on pouvait légitimement se demander si elle n’avait pas consommé on-ne-sait qu’elle substance illicite, ou bien inhalé du gaz hilarant. Alors que la vraie explication tenait en un seul mot : l’amitié. C’était surement l’une des premières fois qu’Israël se trouvait un ami aussi dingue qu’elle. Les deux jeunes hostiles se ressemblaient suffisamment pour partager le même sens de l’humour, pour avoir quasiment les mêmes -bonnes- idées au même moment, et pour se taquiner mutuellement sans avoir pour autant l’envie de s’entretuer. En bref, l’amitié quasi-parfaite (s’il cessait de s’en prendre à ses cheveux !).

Et c’est alors que débuta la partie la plus animée de la soirée : le vol de la viande grillée du vieil Hardy. Ce dernier allait surement hurler de rage lorsqu’il se retournera et verra que son repas entier s’était volatilisé. Heureusement, il ne saura jamais qu’il allait terminer dans les estomacs de deux jeunes hostiles affamés et ravis de leur méfait. Il fallait espérer qu’il allait incriminer des animaux sauvages, qu’il allait alors traquer sans relâche, et qui finirait dans son assiette …. ou dans celles des deux garnements, s’il leur venait à l’esprit de recommencer ! Tandis que Camille-Clovis venait de la complimenter sérieusement, Israël elle avait surtout envie de le taquiner encore un peu. Ce qu’elle fit en lui demandant comment diable avait-il pu être aussi doué dans l’imitation du singe. « Ah ! Ah ! Ah ! C'est en te voyant chaque jour que j'ai appris à l'être ! ». Sa première réaction - assez puérile admettons-le - fut de lui tirer la langue. La seconde fut de répliquer à son tour : « Ah bon ?! C’est étrange ! Ca fait depuis que t’es arrivé de chez les rescapés que je m’inspire de toi ! ». Elle n’avait cette fois-ci rien trouvé de mieux, mais il faut dire qu’il est difficile de se concentrer quand son ventre crie famine et que l’odeur alléchante de la viande grillée vous titille les narines ! Elle était impatiente de gouter ce qu’Hardy avait cuisiné. Il était indéniablement bon cuisinier, allez savoir comment ! Reconnaissante, elle le laissa choisir en premier, tout en le remerciant. Une fois qu’il se fut servi, elle commença à manger à son tour. « Merci à toi blondinette ! Il faudra que l'on refasse ça ! ». Elle eut un grand sourire. « Quand tu veux ! ». Toujours partante pour faire un sale coup aux autres hostiles, surtout lorsque cela la dispensait de chasser et cuisiner ! Autant elle se débrouillait pas mal à la chasse - même si, légèrement fainéante, elle détestait ça -, autant elle était particulièrement nulle en cuisine. Soit elle ne faisait pas assez cuire la viande, soit elle finissait carbonisée (la viande, pas Israël, hein !).

Ils mangèrent en silence pendant quelques instants, savourant leur bout de viande. Peu à peu, Israël sentait sa faim régresser. Elle se sentait bien, là, confortablement assise contre la paroi, en train de rire avec Camille-Clovis, tout en dégustant une des meilleures viandes de l’Ile. Mais ce tableau paradisiaque se brisa aussitôt lorsque le jeune homme se remit à poser des questions. « Au fait la dernière fois je t'ai vu en compagnie d'un garçon, c'est ton petit-ami ? ». Surprise, elle avala un morceau de travers et manqua s’étouffer. Reprenant difficilement sa respiration, et sans pouvoir s’empêcher de rougir, elle finit par bredouiller : « Caleb ? Non, non, c’est juste … heu … enfin … ». Elle s’embrouillait. Alors, comme toujours lorsqu’elle est gênée, elle finit par s’énerver : « Puis t’en as pas marre de poser des questions ?! ». Elle n’était pas véritablement en colère. Enfin pas contre lui. C’était plutôt contre elle qu’elle en avait. Elle savait que c’était stupide, de s’attacher autant à un garçon qui n’en avait rien à faire d’elle. Mais des fois, il était tellement gentil, c’est qu’il devait quand même l’apprécier, non ? Comment savoir ? Elle n’y connaissait rien, aux garçons ! À moins que … « Dis, Camille. Si t’aimes bien une fille, genre que tu l’aimes vraiment, tu seras toujours sympa avec elle ? Ou bien parfois tu seras adorable, et parfois exécrable et méchant ? ». Et voilà, maintenant il allait continuer avec ses questions, pour savoir pourquoi elle s’intéressait à ça ! C’était malin !

mots : 1292

Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Loevann-Priam Robbins "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Jack Falahee ♥ × Nombre de messages : 447 × Côté love : Célibatard.


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Dim 9 Aoû - 22:23

Israël M. Jakarta ∞ Camille-Clovis Macallan
Camille-Clovis était intrigué par la relation d'Israël avec Sydney. Il avait décidé en effet d'en faire une fixette, peut-être pour mieux comprendre les relations de famille, il n'avait jamais compris la sienne et il n'avait jamais eu la chance d'avoir un frère ou une sœur de sang. Apparemment, sa sœur était une vraie petite peste jusqu'au bout et n'hésitait pas à lui faire vivre un enfer. Le jeune homme était compatissant vis-à-vis de la jolie blonde. Il se retient néanmoins de lui faire la remarque que si elle avait montré les crocs depuis le début, peut-être que Sydney l'aurait plus apprécié et vu comme une alliée. Enfin, ce n'était que des suppositions made in Camille-Clovis qui ne connaissait pas du tout Sydney alors il était bien mal placé pour donner des conseils et leçons de morales à ce sujet.

« Ouais je vois le genre » Il grimaça et pour la réconforter à sa manière, le jeune homme lui rétorqua « Heureusement que tu m'as moi ! »

En fait il souhaitait lui faire passer un message, lui faire comprendre qu'il pouvait être une épaule sur qui s'appuyer. Bon d'habitude il ne le faisait jamais mais après tout ça servait à ça les amis non ? Il adorait Israël malgré qu'ils passaient leurs temps à se chercher comme chien et chat. Il aimait passer du temps à ses côtés, surtout pour y faire des conneries. Si la conversation était devenue sérieuse, elle changea rapidement avec les projets cinématographiques de Camille-Clovis. Il imaginait créer un film super et qui cartonnerait au cinéma, il ne lui manquait qu'une caméra, des figurants, des effets spéciaux, de l'argent, des décors....bref tout ! Tant pis il se ferait ce film dans sa tête ou tout seul dans les bois à faire plusieurs rôles tout en imaginant une caméra invisible. L'hostile grogna à sa remarque et lui une tape :

« T'es jalouse va ! »

Excuse pourrie et parce qu'il n'avait aucun autre argument à se mettre sous la main. Il savait que son amie s'amusait à la taquiner du coup il n'était pas énervé. Il finit même par lui tirer la langue en guise de réponse. Attitude gamine dont Camille-Clovis avait le secret. D'ailleurs, il continua même après avoir récupéré la nourriture de ce bon vieux Hardy. Alors qu'il mangeait un bon morceau de viande, Isra' s'amusa à le taquiner en lui disant qu'il imitait bien le singe. L'hostile rétorqua à son tour, il adorait les joutes de vannes ou du moins à se casser sans aucun scrupule même si au final ce n'était pas réellement méchant. Il en fallait plus pour la petite blonde d'arrêter puisqu'elle en avait encore sous la main même après lui avoir tiré la langue. Elle disait avoir calqué sur lui pour imiter le singe. L'hostile grogna une fois de plus avant d'utiliser son arme secrète en guise de réponse : l'attaque des cheveux. Camille-Clovis s'empressa de passer sa main dans ses cheveux blonds pour la décoiffée dignement. Ça lui apprendra à l'embêter va ! Le jeune homme continua ensuite de déguster sa bonne viande, Hardy avait dû y rajouter de l'herbe ou des épices car le résultat était délicieux. L'adolescent avoua souhaiter recommencer ce genre de bêtises avec elle, c'était marrant! Et encore Camille n'était pas au bout de ses surprises, prochainement les deux acolytes allaient avoir l'idée de débarquer en territoire originaire afin de récolter de la meilleure bouffe. Bien évidemment, cette fois-ci ne se passerait pas aussi bien que prévu. Les deux amis dégustaient fièrement leur repas jusqu'au moment où Camille-Clovis décida de l'interroger sur Caleb. Il était de nature curieux, elle devait finir par le savoir. Caleb et elle avaient l'air « mignon », si Sydney voyait ça, elle risquait d'en vomir. Le jeune homme ne pu s'empêcher de rire à cette pensée et surtout en voyant la tête d'Israël. Il avait touché dans le mille ! En la voyant se mélanger les pinceaux, Camille avait le sourire aux lèvres, il était amusé par la situation. La jolie blonde ne devait parler à personne de ses histoires d'amours à l'eau de rose.

« Jamais ! C'est même jouissif ! »


Il pouffa aussitôt de rire. Ça en valait son pesant de cacahuète de la voir dans cet état. Ah l'amour, l'amour, c'était pathétique, fin sauf pour du sexe et aussi sauf le jour où il tombera amoureux d'Hope, mais ça c'était une longue histoire qu'il raconterait peut-être un jour à Israël. D'ailleurs dans l'avenir, il pourrait même la lui présenter. Il serait persuadé que les deux jeunes filles finiraient par s'entendre dans la mesure où Hope arrive toujours à remettre Camille à sa place. En tout cas c'est compliqué une fille. Apparemment, les hommes aussi puisque son amie lui posa une question concernant les garçons et l'amour. Il comprit qu'en lui demandant, Israël espérait mieux comprendre la réaction de Caleb. L'hostile ignorait s'il était le mieux placé pour parler de ça, il était déjà atypique alors les histoires d'amours non atypiques ce n'était pas son genre alors comment savoir s'il pouvait véritablement répondre à sa question ? Macallan se concentra, il allait faire quand même son nécessaire pour lui apporter une réponse correcte et digne d'un ami ou tout simplement d'un mec.

« ça dépend je dirais. Par exemple je t'aime bien et si j'avais une chérie, je l'aimerais bien aussi alors je m'amuserai à lui en faire voir de toutes les couleurs, mais je pourrais aussi l'aimer et lui montrer des gestes d'affections, fin je pense, je n'ai jamais été véritablement en couple avec une personne. Après si ma copine venait à m'énerver, je ne serai pas tendre avec elle. Je t'aide ? Il fait quoi Caleb avec toi ? Il t'a déjà embrassé ? »

Quitte à lui servir de psychologue des peines d'amour, Camille-Clovis souhaitait en savoir davantage pour l'aider. Qui sait, cela l'aiderait peut-être dans les jours à venir avec Hope.
code by Silver Lungs


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Israël-Maëlys D. Jakarta "
❝ Regular. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : chloé moretz × Nombre de messages : 1195 × Age du perso : dix-sept ans (depuis le 31 décembre) × Job : coursière pour le réseau de trafic d’armes – et de drogues, soyons parfaitement honnête – de sa mère


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Mer 30 Déc - 20:51

“ jeux de mains, jeux de vilains ”


camille-clovis & israël-maëlys


Cela faisait déjà … cinq bonnes minutes que les deux adolescents parlaient de Sydney. Ils venaient donc de perdre cinq minutes de leur vie, du moins de vue d’Israël, qui n’aimait pas particulièrement parler de sa relation avec son ainée. Mais Camille-Clovis était trop têtu pour qu’elle n’arrive à éclipser ses questions, et trop curieux pour qu’elle l’envoie balader. Elle savait qu’il n’était pas d’accord avec cette manie qu’elle avait de se faire plus petite qu’une souris naine lorsque Sydney était dans les parages, mais elle avait renoncé à lui faire entendre raison : sa sœur était une folle furieuse, un danger public, une psychopathe née. C’est pourquoi lorsqu’il déclara qu’il « voyait le genre », elle faillit s’étouffer avec son repas. Pour la première fois depuis … bah depuis qu’elle le connaissait en fait, il ne lui avait pas fait de remarques du type « bah t’avais qu’à la mordre quand elle te faisait chier » ou encore « un bon coup dans le nez et t’aurais été tranquille ». Ce jour était décidemment étrange, mais elle n’allait pas s’en plaindre, elle n’avait pas envie de débattre pendant des heures sur sa sœur. Elle eut un grand sourire à la phrase de Camille-Clovis, mais, trop fière pour montrer que l’attention de son ami la touchait, répliqua : « Et toi alors, tu ferais quoi sans moi, hein ? À part ronfler toute la journée et chouiner parce que t’as rien à manger ? ». C’était bien connu : on ne pouvait pas laisser ces deux-là cinq minutes sans qu’ils ne se lancent des piques et qu’ils s’agacent mutuellement. Mais dans le fond, ils s’adoraient … mais sans le montrer. Même si la plupart des hostiles n’étaient pas dupes : ça sautait aux yeux qu’ils étaient copains comme cochons, ces deux jeunots. Ce n’était pas pour rien qu’on les laissait quasiment toujours ensemble lors des missions.

La discussion dériva ensuite pour se concentrer sur les élucubrations cinématographiques du jeune hostile. Israël le charriait souvent à ce sujet, car les scénarios de son ami étaient tout simplement à mourir de rire. Une chèvre. Il voulait mettre une chèvre comme personnage principal. Une chèvre super-héros, certes. Mais une chèvre quand même. Israël, malicieuse, lui fit donc remarquer que son « film du tonnerre » n’aurait surement pas les caractéristiques requises pour obtenir un oscar, mais elle n’eut le droit en réponse qu’à un futile « T’es jalouse va ! ». Aussitôt, elle s’écria : « Jalouse ? Et de quoi veux-tu que je sois jalouse ? De tes idées absurdes ? ». Les deux jeunes gens se lancèrent ensuite dans un véritable marathon de répliques, allant jusqu’à sortir les réponses les plus clichés et gamines, se tirant de temps à autre la langue. Ils auraient pu continuer comme cela bien longtemps, mais Camille-Clovis cassa le rythme en ébouriffant la chevelure de la jeune blonde. Une fois de plus. « Mais bon sang, laisse mes cheveux tranquille ! Ils t’ont rien fait à ce qu’il me semble ! ». Elle savait que plus elle réagissait, plus il allait poursuivre, mais ça la mettait tellement en rogne qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de s’énerver. Faussement boudeuse, elle se replongea dans son repas. Son bout de viande, au moins, ne la décoiffait pas, lui.

La soirée aurait pu se poursuivre tranquillement si Camille-Clovis n’avait pas eu la judicieuse idée d’enclencher sur … Caleb. Et là, ce fut le début de la fin pour Israël, qui faillit s’étrangler en entendant la question de son ami, et qui perdit jusqu’à sa faculté de parler lorsqu’elle tenta d’y répondre. Elle finit d’ailleurs par s’énerver et lui demander quand diable arrêtera-t-il de poser des questions aussi personnelles et embarrassantes, mais apparemment, cela ne faisait pas partie de ses projets. Tandis que son idiot de camarade pouffait à côté d’elle, elle marmonnait. « Ami de pacotille, va ! J’suis sûre que même Sydney poserait moins de questions que toi. ». Le seul avantage d’avoir une sœur qui s’en fiche complétement de sa cadette, c’est cela : pas de questions indiscrètes, pas d’interrogatoires quand on rentre en retard. Il fallait toujours voir le côté positif des choses, non ? Finalement, puisqu’ils étaient lancés dans le délicat sujet de l’amour, Israël profita d’avoir un garçon à ses côtés pour tenter d’y voir plus clair et de comprendre ce qui pouvait bien se tramer dans la tête de celui qu’elle aimait … et qui ne semblait pas disposer à le lui rendre. Elle fut agréablement surprise de constater que Camille-Clovis essayait réellement de lui répondre le plus sérieusement possible. Comme quoi, l’amitié fait des miracles parfois. Mais à la fin de son petit monologue, elle ne put s’empêcher de répondre : « Non, tu m’aides pas vraiment. Mais c’est pas grave, c’est rassurant de voir que je suis pas la seule à ne pas m’en sortir avec la notion de « couple ». Et heu … non, il m’a jamais embrassé. En fait, il passe son temps à me faire croire qu’il s’intéresse à moi, et quand il m’a bien fait espérer, il me jette comme une vieille chaussette pourrie … pour recommencer une semaine après. ». Il y avait une sacré dose d’amertume, de colère et de tristesse dans la voix d’Israël. Elle ne comprenait pas pourquoi elle, qui tenait tellement à son indépendance, était tellement perturbée par ce garçon, au point de ne penser qu’à lui. Sur le coup, elle comprenait mieux les femmes du campement, quand elles lui disaient de profiter de son enfance, de ne pas être pressée d’être adulte. « Bon sang que c’est compliqué de grandir. ».


Dernière édition par Israël-Maëlys D. Jakarta le Lun 18 Jan - 10:06, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Loevann-Priam Robbins "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Jack Falahee ♥ × Nombre de messages : 447 × Côté love : Célibatard.


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Dim 17 Jan - 1:59



jeux de mains, jeux de vilains
ft. Israël & Camille-Clovis


Camille-Clovis voyait qu'elle en avait marre des questions sur sa sœur. Il arrêta et conclu sa phrase par « heureusement que tu m'as moi ». Ouais, ce n'était pas pour se vanter, mais avec lui elle en faisant quand même de ses conneries et des belles ! Donc ouais, elle avait de la chance de l'avoir sinon elle s'ennuierait comme un rat mort avec tous ses vieux hostiles rouillés. Son amie reprit sa remarque et fit de même . Il fit une petite moue, car il savait qu'elle n'avait pas tort, mais bon il était trop fier lui aussi pour l'avouer, c'est pourquoi il rétorqua tout simplement :

« Si tu n'étais pas là je jouerai tout simplement à Bob l'éponge ! »


Le pire dans tout ça, c'est que c'était vrai. Il était capable de jouer seul avec sa peluche comme un enfant de cinq ans. Mais ça, personne ne pouvait le comprendre, Bob l'éponge c'était tout simplement sacré ! Un dessin animé qui est plus que ça ! Un jour il convertirait tout le monde à la cause d'une éponge, c'était son objectif. Les deux adolescents parlèrent ensuite de cinéma ou du moins du prochain film de Camille-Clovis qui ne manquait jamais d'idées. Israël quant à elle s'amusa à le taquiner et se moquer de lui. Il grogna une fois de plus et rétorqua :

« Ce ne sont pas des idées absurdes ! Ça s'appelle du génie ! Sans mec comme moi on se ferait chier ! »

Ouais, il était très très modeste ! Bon là il se prenait tout simplement pour le petit Mozart de la connerie. Abel le comprendrait s'il était là ce soir, mais il était sûrement en train de séduire sa future petite copine, ralalala l'amour, c'est bête et niais à mourir. Camille-Clovis, ensuite, le plus naturellement du monde, se mit à ébouriffer ses jolis cheveux blonds. Il adorait faire ça encore et toujours, surtout lorsqu'il arrivait à la faire ronchonner comme présentement.

« Bien sûr que si, ils m'ont fait quelque chose ! Ils sont perturbants à être aussi parfait ! »

C'était un compliment camouflé, mais aussi parce qu'il n'avait rien à rajouter de ce côté-là. Et il recommencerait encore et encore comme un véritable tortionnaire. Quoi qu'il en soit, il se remit à manger jusqu'à ce qu'elle lui demanda conseil au sujet des relations amoureuses. Il n'en fallait pas moins à Camille-Clovis pour se donner à fond dans ce sujet. Il trouvait ça marrant surtout que pour lui Israël paraissait aussi pure qu'un petit angelot, parfois même il se demandait ce qu'elle faisait chez les hostiles jusqu'à la voir à l'œuvre. Il sourit amusé en voyant qu'il tapait dans le mille. Il avait le chic pour embarrasser les gens et mettre les pieds dans le plat. L'hostile pouffa de rire lorsqu'elle fit allusion à sa sœur chérie :

« Décidément, toi qui ne souhaitait pas parler de ta sœur, tu ramènes tout à elle ! »
il rit et ajouta : « Puis-je tiens à dire que comparait à ta très chère Sydney, je m'intéresse à ton cas ! »

Comme le ferait sûrement un grand-frère quoique les grands-frères n'étaient pas du genre à trop se préoccuper de l'avenir amoureux de leurs petites sœurs. En prenant son sérieux entre deux bouchées de viandes, il tenta tant bien que mal de répondre à sa question de l'amour. Camille-Clovis n'était pas le meilleur exemple, il n'avait jamais été conventionnel et avait tellement fait des choses loufoques dans sa vie. Il était par exemple sortie avec un transsexuel, mais aussi des mecs, puis des filles, un peu de tout sans réellement faire preuve d'amour, juste des soirées bien arrosées et hautes en couleurs. L'hostile l'écouta attentivement. Ce Caleb était bien étrange, il fronça les sourcils en voyant que ce dernier semblait s'amuser avec elle :

« Je pense que la plupart des hostiles ne connaissent pas la notion de couple. » il rit avant de reprendre son sérieux : « Pourquoi ne l'envoies-tu pas promener ? Pourquoi tu te laisses faire ? Il joue avec toi, c'est clair et net ! Il mériterait de ramper à tes pieds et non l'inverse ! »

Camille-Clovis se montra protecteur. À vrai dire cela lui faisait de la peine, Israël semblait être un vrai bisounours en amour et semblait ne pas avoir été amoureuse auparavant. Sa remarque sur le fait de grandir ne lui fit que confirmer ce qu'il supposait :

« Oh tu verras, il y a aussi du bon à être adulte, comme faire ce que l'on veut ! »
Il lui adressa un sourire amusé avant de terminer son repas.

made by lizzou – icons & gif by tumblr


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Israël-Maëlys D. Jakarta "
❝ Regular. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : chloé moretz × Nombre de messages : 1195 × Age du perso : dix-sept ans (depuis le 31 décembre) × Job : coursière pour le réseau de trafic d’armes – et de drogues, soyons parfaitement honnête – de sa mère


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Mar 26 Jan - 11:58

“ jeux de mains, jeux de vilains ”


camille-clovis & israël-maëlys


S’ils n’étaient pas coincés sur une Ile déserte au milieu de nulle part, Camille-Clovis et Israël auraient pu être des ados normaux, des amis en train de discuter de tout et de rien. Mais non seulement ils étaient perdus au milieu de l’océan, mais en plus ils appartenaient à un groupe de fou sanguinaires et pas toujours nets d’esprit. Question normalité, on trouvait mieux. Mais pourtant, c’était parfaitement détendus et le sourire aux lèvres que les deux jeunes gens bavardaient, tout en grignotant leur pitance durement acquise. Ils venaient de se faire mutuellement remarquer que, si le premier n’était pas là, le second s’ennuierait ferme. Ce à quoi le jeune homme répliqua : « Si tu n'étais pas là je jouerai tout simplement à Bob l'éponge ! ». Israël se tapa la tête de la paume de la main. Il n’y avait que son ami pour oser parler de Bob l’éponge à son âge. D’ailleurs … Une lueur d’amusement dans le regard, elle demanda : « Mais bon sang, t’as quel âge ?! Puis tu te rends compte que ça casse toute ta crédibilité d’hostile, de chanter les louanges d’un dessin animé pour gosses, et surtout, de posséder une peluche à son effigie ?! ». Quoi que ça pouvait être une stratégie comme une autre : jouer l’innocent un peu dérangé en élucubrant sur Bob l’éponge, afin d’attirer un naïf rescapé dans les mailles du filet, et ensuite s’amuser avec lui … Un jour, ils testeraient. Elle reprit la parole : « En tout cas, ça confirme ce que j’ai dit : heureusement que je suis là pour t’empêcher de sombrer dans des activités aussi futiles … ». Le tout dit avec un sourire trois fois plus grand qu’elle. Ce n’était pas la première fois que les deux adolescents débattaient sur l’éponge parlante. Israël n’avait jamais compris l’engouement des foules pour ce dessin animé. Genre il y avait un escargot qui miaulait là-dedans. C’était parfaitement absurde. De par son éducation, Israël rejetait tout ce qui n’était pas utile et rationnel. Et Bob l’éponge n’était ni l’un, ni l’autre. Donc, inintéressant.

Du dessin animé au cinéma, il n’y avait qu’un pas, qu’ils franchirent sans hésitation. Désormais, plus d’éponge douée de parole, mais une chèvre aux superpouvoirs. Israël ne savait pas trop ce qui était le plus stupide. Elle le fit d’ailleurs remarquer à Camille-Clovis, qui répliqua qu’elle était jalouse, ce à quoi elle répondit qu’il n’avait absolument rien de quoi elle puisse être jalouse, hormis ses idées absurdes. Avec n’importe quel autre hostile, cette petite provocation aurait fini en bain de sang. Mais ils s’entendaient suffisamment pour qu’elle se permette cette plaisanterie. « Ce ne sont pas des idées absurdes ! Ça s'appelle du génie ! Sans mec comme moi on se ferait chier ! ». Elle ricana. Mais bien sûr, lui, un génie. Einstein devait se retourner dans sa tombe en voyant son « descendant géniesque ». Levant les yeux au ciel, elle répondit. « Ça va, t’as pas trop les chevilles qui enflent ? ». Et c’était reparti pour un tour. C’était cyclique, chez eux : le calme avant la tempête. Israël avait à peine le temps de se recoiffer que déjà Camille-Clovis ébouriffait de nouveau ses cheveux, la faisant tempêter. Elle finit d’ailleurs par lui demander ce qu’ils lui avaient fait pour qu’il les prenne en grippe. Elle s’était attendue à n’importe quelle réponse sauf à celle qu’il lui donna. Stupéfaite, les yeux grand ouvert, elle questionna : « Attends, depuis quand tu me fais des compliments, toi ? Ton rôle, c’est de sortir dix bêtises à la seconde ! ».

Puis vint la partie de la discussion qu’Israël allait détester le plus. Comment ils en étaient arrivés à parler de Caleb, elle n’en savait plus rien, mais c’était surement le dernier sujet qu’elle avait envie d’aborder avec Camille-Clovis. Certes, c’était son ami, mais ce n’était pas pour autant qu’elle souhaitait parler « histoire de cœur » avec lui. Mais il était têtu, et elle savait qu’elle n’y échapperait pas, alors autant essayer de rentabiliser cette discussion en tentant d’en sortir des réponses, des solutions. Mais Camille-Clovis préférait poser des tas de questions, demandant tous les détails, telle une commère avide de potins croustillants. Elle lui fit remarquer que, sur ce point, Sydney était tout de même plus arrangeante. « Décidément, toi qui ne souhaitait pas parler de ta sœur, tu ramènes tout à elle ! ». Elle haussa les épaules. « J’ai une sœur. Autant trouver un côté positif à cette situation, tu ne trouves pas ? Donc, le seul point positif que je puisse lui trouver, c’est qu’elle ne pose pas de questions embarrassantes ! ». Parfois, Israël se demandait pourquoi diable son ainée avait convaincu leur mère de la garder, si c’était pour la détester ensuite. Mais Sydney n’avait aucune logique, personne ne pouvait comprendre comment fonctionnait son esprit. Il valait peut-être mieux ne pas le savoir, d’ailleurs … « Puis-je tiens à dire que comparé à ta très chère Sydney, je m'intéresse à ton cas ! ». Une grimace. « Mouais. Dis plutôt que t’aimes bien me faire perdre tous mes moyens ! ». Il la connaissait suffisamment bien pour savoir ce qui pouvait la faire rougir ou bégayer. Elle lui expliqua finalement le problème, et même si sa réponse ne l’aidait pas beaucoup, au moins elle avait sorti tout ce qui lui pesait sur le cœur. « Je pense que la plupart des hostiles ne connaissent pas la notion de couple. ». Ils rirent en cœur. C’est vrai qu’au sein de la tribu, c’était assez … original. Y avait de tout. Mais rarement des couples conventionnels. Les hostiles voyaient d’un mauvais œil tout ce qui risquait d’entraver leur liberté. « Pourquoi ne l'envoies-tu pas promener ? Pourquoi tu te laisses faire ? Il joue avec toi, c'est clair et net ! Il mériterait de ramper à tes pieds et non l'inverse ! ». Elle aurait dû se douter qu’il allait lui sortir ce genre de conseil. C’était parfaitement logique, mais voilà, Israël se savait parfaitement incapable de les appliquer, de crainte de voir Caleb s’éloigner définitivement d’elle. Elle tenta d’expliquer ça à son ami. « Attends, déjà quand j’suis sympa, il ne l’est pas trop. Si je l’envoie balader, ce coup-ci c’est certain qu’il va me détester … ». N’importe qu’elle autre fille aurait eu les larmes aux yeux. Pas Israël. Même si ce sujet la préoccupait, elle ne pleurait pas. C’était pas le genre de la maison. Finalement, elle lui fit remarquer que grandir, c’était bien compliqué. « Oh tu verras, il y a aussi du bon à être adulte, comme faire ce que l'on veut ! ». Elle sourit. « J’te signale que je fais ce que je veux depuis que j’sais marcher, et peut-être même avant, alors ça ne va pas me changer beaucoup …. ». Sa mère l’avait toujours laissé libre de faire ce qu’elle voulait, même si Israël voyait bien que certaines de ses actions déplaisaient à Mississippi. Indépendante, elle l’avait toujours été, et cette Ile avait renforcé cette autonomie. C’était surement le plus beau cadeau de ce crash : acquittée des contraintes qui pesaient sur elle sur le continent, Israël expérimentait la liberté, la vraie.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
» Loevann-Priam Robbins "
MODO Chummy. × My new Life is here ❧ ❞

× Ma Célébrité : Jack Falahee ♥ × Nombre de messages : 447 × Côté love : Célibatard.


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains Jeu 4 Fév - 23:33



jeux de mains, jeux de vilains
ft. Israël & Camille-Clovis


Bob l'éponge c'était sacré ! Il avait réussi à retrouver sa peluche et il en était heureux, il l'avait cherché pendant des mois avant de la retrouver dans les bras d'un mioche chez les Kappa. Camille-Clovis la lui avait piqué, faisant pleurer le mioche et monter à dos des survivants. Mais, bon il s'en foutait Camille, dans la mesure où c'était Bob et on ne touche pas à ses affaires ! Bon en vrai, ce n'était même pas sa peluche, mais tant pis, à présent oui ! D'ailleurs, il s'était juré que s'il retrouvait d'autres trucs de Bob l'éponge dans les parages, il les prendrait que ce soit par le vol ou simple trouvaille. En plus de sa fameuse peluche, Camille c'était amusé à faire un vrai Bob l'éponge. Il avait trouvé une vieille éponge, il avait donc tenté de faire le personnage avec du matériel comme des bouts de bois pour les bras et jambe, du tissu pour faire les vêtements, des boutons pour faire des trous, bref, c'était en clair un Bob l'éponge dégueulasse, mais c'était stylé. L'hostile était fier de ce petit carré jaune et dès qu'il en avait l'occasion, il en parlait.

« J'en ai 19 et Bob l'éponge est universel ! Il n'y a pas d'âge pour l'aimer parce que déjà Bob l'éponge a pas d'âge ! Il fait rire tout le monde et puis t'as pas le droit de dire ça ! Ça ne m'empêche pas d'être méchant ! Il suffit que je chante le générique pour faire fuir tout le monde, j'ai pas besoin de torturer, si c'est pas la classe ça ! »

Camille-Clovis était fier, trop fier. Bob l'éponge c'était sa vie. Il lui tardait de revenir un jour à New-York pour juste rattraper son retard du point de vue des épisodes. Ouais, il n'y avait que ça qui lui manquait, après le reste il s'en foutait un peu, il aimait la jungle, la liberté, tout ça quoi, c'est cool ! L'hostile se mit à rire face à sa remarque. Même s'il s'amusait à dire qu'Israël lui apportait rien, elle lui apportait en fait énormément, il l'adorait cette petite boule de poil chevelu blonde !

« C'est pas futile ! Puis en traître je suis sure que tu aimes ça ! Sans moi tu t'ennuierais, je te distrais par ma petite personne ! »

Et oui, le petit Camille en remettait une couche, ça ne faisait pas de mal de se la péter un peu ! C'était même cool et plaisant. Puis il savait qu'Israël allait répliquer alors c'était d'autant plus drôle de le faire pour juste l'entendre parler.

« ça va elles vont bien, merci de t'en soucier. » Il lui adressa son plus grand sourire. Puis le jeune homme enchaîna. Il prenait plaisir à lui ébouriffer les cheveux et à la complimenter. Même elle était choquée : « Profites justement, ce n'est pas tous les jours que je vais en faire ! »

Les histoires d'amour, ça Camille-Clovis adorait. C'était drôle, puis il fallait bien s'occuper, ici il ne pouvait pas regarder les feux de l'amour. Israël le divertissait de la sorte. Après tout elle lui avait tendu une perche en l'interrogeant sur les relations entre fille et garçon :

« Fais pas ta rabat joie va ! Et oui j'aime bien t’embarrasser, c'est même mon passe-temps favori. »


Gentil comme il est, le jeune homme la conseilla. Il ne faisait pas si c'était réellement utile, mais il tentait. L'adolescent écouta attentivement la jolie blonde avant de pouffer de rire face à ses réponses :

« Et alors ? Tu préfères donc faire ta petite mielleuse avec lui ? Ça en est presque dégoûtant ! Tu n'auras plus qu'à finir chez les bisounours ! Et après tu oses parler de moi et dire que je ne fais pas hostile avec mon Bob l'éponge ! »

Dit-il en maronnant dans son coin. Camille-Clovis termina ensuite son plat, il le fit gracieusement puisqu'il se mit à roter, ouais c'était trop glamour !

made by lizzou – icons & gif by tumblr


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

» Contenu sponsorisé "
❝ ❞


Message(#) Sujet: Re: (israël&camille-clovis) + jeux de mains, jeux de vilains

Revenir en haut Aller en bas
 

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-