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Message(#) Sujet: Quand tout part à la dérive, heureusement l'amitié est là • Aron Lun 16 Mar - 22:59

Aron ∞ Aislynn
Dire que j’avais rêvé de rentrer à New-York depuis que j’avais atterri sur cette île. Dès que le sauvetage avait eu lieu, j’avais pris cela comme une délivrance, comme la chance de pouvoir enfin m’enfuir de cet endroit maudit. Je n’avais jamais réussi à trouver un aspect positif ici, et en deux ans et demi, je n’avais même jamais pris le parti d’essayer de m’intégrer et de me reconstruire un semblant de vie. Pour moi, cette île se résumait à un simple cauchemar, qui m’avait fait tout perdre, j’y avais perdu ma vie, ma famille, mais surtout l’enfant que je portais, et qui ne verrais jamais le jour. J’avais eu besoin de m’enfuir de New-York pour prendre du recul et réfléchir, mais jamais, oh non jamais, je n’avais souhaité me retrouver sur un bout de terre au milieu de nulle part. C’est pourquoi, j’avais sauté sur l’occasion de pouvoir enfin quitter cet endroit pour retrouver la terre ferme.

Malheureusement pour moi, le retour ne se passait pas comme je l’avais espéré. A vrai dire, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je m’étais fait plusieurs films dans ma tête, mais en réalité, aucun ne correspondait réellement à ce qui avait pu se passer. Tout ce que j’avais désiré, c’était de reprendre une vie « normale », de pouvoir tout recommencer à zéro, mais les choses ne s’étaient pas du tout déroulées de la sorte. Bien au contraire, notre retour a fait la une de tous les médias, et on a été assaillis par les journalistes, sans même avoir le temps de poser un pied sur le continent. J’avais totalement eu l’impression d’être une bête de cirque qu’on exhibait, et je ne supportais pas ça. Tout ce que je voulais, c’était pouvoir rentrer chez moi et revoir mes parents, mais cela semblait être trop demandé et notre avis comptait peu à vrai. On suscitait un réel engouement médiatique, que j’avais un peu de mal à comprendre. Nous n’étions pas les premiers à avoir survécu à un crash et à être retrouvés. Certes, en général cela se fait bien plus rapidement, mais malgré tout, nous étions des humains et après tout ce qu’on avait pu vivre sur l’île, tout ce dont on avait besoin c’était de repos et non pas de devoir répondre encore et encore à des questions redondantes.

Cela faisait maintenant quelques semaines qu’on était rentrés et même si tout le tapage médiatique autour du sauvetage semblait se dissiper un peu, il était loin d’être fini. Pour preuve, on devait tous se rendre sur un plateau aujourd’hui pour une conférence de presse, et on n’avait pas le choix, on se devait d’y aller. J’avais pris mon courage à deux mains pour m’y rendre et ce n’était pas de gaieté de cœur que je le faisais. J’avais très clairement d’autres choses en tête, qui me paraissaient bien plus importantes à ce moment-là. La seule chose qui me réjouissait dans tout ça, c’était que j’allais enfin pouvoir revoir mes compagnons, mais surtout Aron, que je n’avais pas revu depuis qu’on était arrivés, non pas parce que je n’en avais pas envie, mais le temps nous avait manqué, on avait tous les deux des choses à régler de nos côtés, qui pour ma part, m’avaient pris beaucoup de temps.

J’étais installé à côté d’Aron durant la conférence, qui comme je l’avais imaginée, n’était pas bien différente de toutes celles qu’on avait déjà faites. Heureusement, la pause arriva bien vite, et avant que je n’aie le temps de réagir, je vis le jeune homme se lever pour se précipiter hors de la salle. Je me relevai rapidement à la suite pour essayer de le rattraper « Aron, attends-moi ! » Lançai-je assez fort lorsque je l’aperçus et je me hâtais d’arriver à son niveau « Est-ce que tout va bien ? ».

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Message(#) Sujet: Re: Quand tout part à la dérive, heureusement l'amitié est là • Aron Mer 15 Avr - 0:18

❝ quand tout part à la dérive,
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Tic. Tac. Tic. Tac. Le bruit des aiguilles tambourinait dans sa tête à lui en filer la migraine. Cherchant un semblant de réconfort dans les battements réguliers de l’horloge, il ne réalisait pas qu’il était le seul de toute la pièce à faire attention à ce détail. A cette horloge qui lui faisait face depuis deux bonnes heures maintenant, dix-sept minutes et presque cinquante secondes. Il avait senti les secondes défiler au rythme des questions et chaque mouvement d’aiguille le rapprochait un peu plus de la délivrance. Mais plus il voyait le cadran se transformer et moins il y croyait. Peut-être bien qu’en fait, il ne sortirait jamais de cet endroit ? Peut-être qu’il allait se retrouver prisonnier de cette conférence comme il avait été prisonnier de l’île ? Lorsqu’il avait aperçu le paquebot, il y avait vu l’allégorie de la délivrance, il avait senti ses poumons s’emplir d’un air nouveau, plus pur, et la liberté s’était dessinée devant ses yeux à mesure qu’il s’était approché du continent. Mais, encore une fois, tout cela n’avait été qu’un mirage. Il n’avait jamais espéré une vie meilleure, certainement pas. Mais il ne l’avait pas non plus imaginé si mauvaise. Ces dernières années n’avaient été qu’un cauchemar éveillé, une de ces terribles épreuves dont on espère sortir vivant mais dont on ne sait que trop bien qu’elles laisseront une trace indélébile, impossible à retirer et toujours un peu plus douloureuse à mesure qu’on y repense. L’île avait été son jugement dernier, le retour au continent était son enfer. Il l’avait espéré si beau qu’il en était à présent dégouté, presque prêt à refermer ses valises imaginaires et à embarquer à nouveau dans n’importe quel avion ou navire en direction d’une autre île qui lui offrirait la plénitude qu’il n’avait su trouver dans ses expériences passées. Les blessures étaient là, encore ouvertes et dégoulinantes d’un sang toujours plus chaud, et chaque interrogation, chaque réponse, chaque souvenir était un nouveau coup de poignard enfoncé au même endroit. Il suffoquait intérieurement, prêt à s’effondrer d’une seconde à l’autre. Ce monde était définitivement beaucoup trop grand pour lui et, quelque part, il sentait qu’il n’y trouverait jamais plus sa place. Ces quelques semaines lui avaient donné un élan d’espoir, bien vite balayé par une réalité amère, sombre et plus douloureuse qu’il n’aurait jamais pu l’imaginer. Il vivait sa catastrophe à sa manière, recroquevillé dans son coin, espérant secrètement ne jamais attirer l’attention sur lui et sa peine presque palpable. Mais les secondes, les minutes, et même les jours ne semblaient rien y changer. Il suffoquait un peu plus à mesure que les secondes défilaient.

L’attente lui tapait sur le système, la chaleur commençait à faire bouillir son cerveau et bientôt, son sang ne ferait plus qu’un tour. Il était à deux doigts de hurler son mécontentement et de s’enfuir en courant. Au lieu de ça, il se contenterait de sourire dans le vide, de ne répondre à aucune question et de rester particulièrement vague à chaque fois qu’un regard se ferait trop insistant sur lui. Comme à chaque fois, en somme. Fuyant les regards, évitant les questions, feignant l’indifférence, Aron ne suivait rien de toute cette supercherie. On n’y disait rien qui l’intéressait, rien qu’il ne connaissait pas déjà. Alors à quoi bon être là ? Vous n’avez pas le choix, qu’on lui répétait inlassablement à chaque fois que l’un des sauvages avec lequel il avait vécu cette tragédie osait s’insurger. Mais qui donc avait décidé de cette règle totalement dérisoire et ridicule ? Il n’en avait aucune idée, et ça valait peut-être mieux comme ça. L’argent. L’argent était la principale raison qui le tenait encore éveillé dans ce lieu à cet instant. Il doutait simplement de pouvoir encore supporter tout cela bien longtemps, malgré une carotte des plus appréciables.

Il n’entendit rien de l’annonce, mais se leva dès qu’il vit les premiers mouvements. Contrairement à son habitude, il se retrouva en tête de fil, traversant avec effervescence le lieu qu’il ne connaissait nullement. Il suivait tous ces panneaux clignotant qui signalaient la sortie, certain que le lieu qu’il découvrirait ne sera jamais aussi pire que celui dans lequel il se retrouvait piégé pour la énième fois. Il entendit à peine cette voix qui l’appelait dans son dos et ce n’est que lorsqu’il sentit une présence non loin de la sienne qu’il se tourna légèrement. Sans qu’il ne puisse le prédire, il sentit un léger sourire se dessiner sur ses lèvres lorsqu’il aperçut les yeux de la jeune femme. Alors, d’un geste assuré, il la guida vers la sortie et, bien vite, retrouva la direction du soleil.

S’adossant au mur, il reprit ses esprits lentement, sortant d’un nuage de fumée de deux bonnes heures. Sans oser la regarder, il se permit de lui répondre très simplement. ❝ Ca va, et toi ? ❞ Seulement, au moment où ses yeux se posèrent dans ceux d’Aislynn, il sentit une pointe de culpabilité envahir tout son être. Il ne lui laissa alors nullement le temps de répondre, préférant se corriger au plus vite. Il ne pouvait pas lui mentir, pas à elle. Elle pouvait comprendre mieux que quiconque – elle faisait partie des rares qui avaient réellement été là. ❝ Pourquoi ils nous foutent pas la paix, hein ? ❞ Il n’avait pas élevé la voix, mais la rage pouvait presque se lire sur son visage. Et la fatigue, qui avait creusé ses traits depuis des jours, déjà. Il avait l’air de quelqu’un sur le point de s’effondrer dans un gouffre excessivement profond. ❝ J’veux dire, ça fait des semaines qu’ils posent les mêmes questions. Qu’est-ce qu’ils ont toujours pas compris, depuis le temps, à part peut-être qu’on a besoin d’air ? ❞ Il pouvait presque sentir ses mains trembler lorsqu’il les glissa dans sa poche pour attraper un paquet de cigarettes. A vrai dire, il n’avait jamais fumé, mais, en redécouvrant New York, il avait jugé pouvoir se permettre ce petit écart. Il se servit d’un geste presque habile et tendit le paquet en direction de la jeune femme pour qu’elle se serve, ou non. La vérité, c’est qu’il avait pensé que ces bâtons de nicotines pouvaient l’aider à rester calme. Ça marchait sur tous les autres après tout, non ? Il manquait d’honnêteté, mais ça n’avait jamais eu le moindre effet sur lui. ❝ T’arrives à gérer ça, toi ? ❞ Car elle l’importait et, si personne ne leur posait réellement la question, il se sentait de le faire lui. On est toujours plus forts à deux, après tout.
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Message(#) Sujet: Re: Quand tout part à la dérive, heureusement l'amitié est là • Aron Sam 27 Juin - 16:07

Aron ∞ Aislynn
Je détestais littéralement ce genre de conférence, c’était toujours la même chose, on nous exposait comme des bêtes de foire. Wahou vous avez vu, ils ont l’air encore normaux alors qu’ils sont restés au milieu de nulle part pendant des années, je pouvais déjà entendre tous leurs petits commentaires et tout ce qui finirait dans les médias ou sur la toile dans les heures à venir. La seule chose qui nous importait en revenant ici, c’était de retrouver nos proches et de pouvoir enfin être tranquilles, en paix même et c’était tout l’inverse qui s’était produit. J’avais le sentiment qu’on ne serait jamais tranquilles, même si les choses s’étaient quelque peu calmées, on nous rappelait toujours à l’ordre. Lorsqu’on a enfin atteint le continent, c’était comme si on nous mettait en quarantaine, on nous a fait passer tout une batterie de test pour vérifier que nous n’étions pas dangereux pour les autres, je pense que si nous avions été des sauvages découverts pour la première fois au milieu de la jungle, on nous aurait accueillis de la même façon, et ce comportement était plus que compliqué à supporter. Même si les choses n’avaient pas été énoncées clairement, je suis persuadée que le gouvernement surveille le moindre de nos faits et gestes et que le jour où il se passe quelque chose, ils en profiteront pour tous nous mettre dans même paquet et j’imagine déjà les gros titres qui en résulteraient et soyons réalistes, tout serait largement amplifié, et un fait qui passerait inaperçu pour un New-Yorkais lambda, prendrait des proportions hallucinantes. Je pense que je n’ai pas à me plaindre, je gère plutôt bien la situation et tout le stress qui nous entoure. Je ne dis pas que c’est une situation facile à vivre, mais quand je vois mes anciens compagnons de survie, je sais que beaucoup le vivent bien plus mal que moi.

Je n’ai pas vu le temps passé depuis que je suis revenue sur le continent, il faut dire que la majore partie de mon temps et de mon énergie ont été englouti par le retour de Rohan dans ma vie, et vu l’était des choses entre nous, ce n’est pas une mince affaire. Il est vrai que j’en ai totalement oublié tout ce qui pouvait bien se passer aux alentours, mais dès qu’on s’est revus, j’ai immédiatement su que tout n’était pas terminé entre nous, alors que je m’étais convaincu du contraire pendant plus de trois ans. Mais je me devais de reconnaitre qu’il était la constante de ma vie quoi qu’il arrive, et bien que ce soit plus que compliqué entre nous à l’heure actuelle, je ne veux pas baisser les bras, je sais que malgré le temps, l’éloignement et le mal qu’on a pu se faire, nos sentiments sont toujours les mêmes, et ça ne peut pas être pour que ça se termine pour des histoires qui se sont passées alors qu’on pensait qu’on ne se reverrait jamais. Je savais désormais que ce serait lui quoi qu’il arrive et je ferai tout ce qu’il faut pour que notre histoire marche à nouveau aussi bien que par le passé. Je suis persuadée qu’on peut retrouver tout ce qu’on a perdu, s’il n’y avait plus aucune chance entre nous, on ne continuerait pas de se faire autant de mal, on se serait fait une idée et on tournerait la page, mais ce n’est pas le cas.

Je finis par ressortir de mes pensées en secouant la tête, et bien évidemment, cette conférence était identique à toutes les précédentes. Pourquoi s’amuser à tous nous réunir et nous faire revivre encore et encore l’horreur qu’on a connu là-bas en nous posant encore et encore les mêmes questions. Je n’avais aucune envie de leur répondre à nouveau, c’était comme s’ils espéraient que notre version changerait à force qu’on se répète, ou bien que par magie, un détail croustillant nous reviendrait et qu’ils pourraient détenir « le scoop » des rescapés qui ferait vendre un peu plus leurs torchons. Il faut croire que ce qu’on a subi n’était pas assez difficile comme ça, alors ils peuvent se permettre de nous rappeler non-stop ce qu’on a traversé. Vivement que ça se termine une bonne fois pour toute.

Avant que j’aie le temps de me lever, Aron était déjà loin, et je dus vite réagir pour le rattraper et malgré ce qu’il disait, je savais mieux que quiconque que ça n’allait pas, on a traversé assez de choses ensemble pour savoir ce que l’autre ressent en général, et son départ précipité n’annonçait rien de bon. A sa question, ma première réaction a été un soupir « Je me pose la même question, on leur a déjà raconté ce qui s’était passé,, je ne sais pas ce qu’ils attendent qu’on leur raconte de plus … » A vrai dire, je me demandé exactement la même chose, mais j’avais comme l’impression qu’il y avait bien plus que ça pour qu’Aron se mette ainsi, et je remarquai rapidement les cernes sur son visage. Je passai doucement la main sur sa joue dans un geste doux, je n’aimais pas du tout le voir ainsi, il avait toujours été là pour moi, il est le grand frère que je n’ai pas, et sans lui, je ne suis pas sure que je serai toujours là, que j’aurais tenu sur l’île. « J’ai comme l’impression qu’il y a autre chose, je me trompe ? » J’avais dit ça de ma voix la plus douce, je ne cherchais pas à le braquer et encore moins à le juger, c’est pourquoi quand il sortit une cigarette je ne dis rien et me contentai de refuser sa proposition d’un geste. « Je ne peux pas te dire que tout va bien et que je le vis bien, mais je me force à faire bonne figure pour ne pas attirer l’attention sur moi. J’ai déjà l’impression d’être une bête de foire à chaque fois que je prends place derrière un micro, je n’ai pas envie que ce soit pire. » A chaque conférence, j’espérais que ce soit la dernière, mais à chaque fois que je nous pensais débarrassés, ils nous rappellent.


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Message(#) Sujet: Re: Quand tout part à la dérive, heureusement l'amitié est là • Aron

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