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Message(#) Sujet: Help me...I'mLost.[flashback aislynn] Dim 1 Mar - 2:16



Help me...I'mLost.

Paix à ton âme





On m’a souvent dit quand j’étais petit que quand les occasions ne se donnaient pas à nous, on devait essayer de les créer. Je n’ai jamais vraiment manqué d’occasions dans ma vie et pour être honnête je n’en voulais pas plus que ça. J’aimais pouvoir prédire ce que j’allais faire sans que le destin vienne bousculer mes plans. Malheureusement, nous ne pouvons pas rester éternellement sur nos acquis et je le compris en recevant cette lettre ce matin là. Elle venait d’un bateau qui transportait mes « marchandises » aux quatre coins du globe. Je n’avais qu’à fournir le matériel et il était diffusé ou bon leur semblait, je n’en étais pas vraiment au courant et je m’en fichais du moment que j’avais mon argent. Je n’avais jamais eu à bouger de mon coin de paradis et je ne voulais absolument pas changer mon quotidien presque routinier. Mais revenons à cette lettre chiffonnée empestant l’alcool. Les contrebandiers ne sont pas des gens que j’aime rencontrer en personne. Il pue ce liquide fort bon marché toute la journée, jurent, ne pense qu’aux femmes et surtout l’argent que ça leur rapporte-sur ce point là nous sommes d’accord-. Ce bout de papier me disait que j’étais convié dans les appartements du responsable de la diffusion du convoi. Il prétextait qu’il était maintenant temps qu’il rencontre la personne avec laquelle il fait affaire. Je pouffai de rire et leur renvoyai leur lettre en leur disant qu’ils n’avaient qu’à se déplacer jusqu’ici. Les négociations furent dures pour une sordide cause au final, je ne voulais pas quitter le sol qui m’a vu naître pour aller faire une balade touristique absurde sur le continent. Mais il faut savoir saisir les liasses d’argents en pleins vol et étrangement ils m’avaient proposé une belle somme en guise de mon déplacement. C’était une affaire réellement importante et qu’est ce qui pourrait être plus important qu’un chef de tribu ? Sa tête. Selon moi, se serait un mauvais coup de stratégie de me supprimer pour récolter mes parts du marché. Se serait tellement stupide car il a lui-même dit que j’avais un certain don pour gérer ce genre de choses. Selon lui c’était mon coté sauvage qui donnait une touche intéressante à ce travail. Rien que pour ce dénigrement j’aimerais lui enfoncer mon poing dans sa tronche d’homme d’affaire au costard onéreux. J’imaginais déjà son visage distinctement sans même fermer les yeux. Je parlai de tout cela avec Gaëd et il était lui aussi très inquiet pour moi. Il ne voulait pas risquer de me perdre et ne voulais surtout pas reprendre l’entièreté des responsabilités que j’endossais. Je le comprenais d’un coté…C’est de nombreux sacrifices et beaucoup d’investissement. Il m’accompagna jusqu’à notre rive où deux des miens prirent le bateau avec moi pour rejoindre le cargo qui était loin de la côte afin que personne ne s’aperçoive de sa venue. Ils nous attendaient en bas de l’immense embarcation avec la mallette d’argent que je confiai à mes hommes de confiance et ensuite montai l’échelle pour arriver sur le pont.

Un homme grand et imbiber de gnaule me serra dans ses bras en me souhaitant la bienvenue. Il n’en croyait pas ses yeux de me voir ici -et moi non plus d’ailleurs-. C’était Henry, c’était avec lui que je traitais habituellement et lui au moins faisait l’effort de se déplacer jusque dans ma jungle. Je soupirai fortement et le suivis car il voulait me faire visiter. Sans vous le cacher j’étais émerveillé, je n’avais jamais rien vu de pareille(en vrai du moins). C’était si grand, ça puait tellement et ce mouvement lascif de gauche à droite me rendait légèrement malade. D’ailleurs, je passai une bonne partie de ma journée au-dessus du pont à vomir mes tripes. Eux, ça les amusaient et riaient à gorge déployée car c’était le seul moment où ils osaient se moquer de moi. Je peux vous assurer que d’habitude ils se tiennent à carreaux mais il faut croire que sur leur terrain ils prennent des libertés que j’apprécie moyennement. En clair, ce voyage fut l’enfer pour moi, je voulais retrouver la terre ferme et mon souhait fut bien vite exaucé après une journée et une nuit de calvaire. J’y étais enfin et j’avais réellement envie de me crever les yeux. Mes pupilles étaient rondes comme des soucoupes en découvrant qu’il n’y avait pas un seul arbre –ou à peine-. Tout était gris, maussade, ennuyeux à regarder. Je ne me sentais mal, pas à ma place, je voulais retourner chez moi. Ils le voyaient et je les entendais encore pouffer derrière mes oreilles. Cette fois-ci, je me retournai vers eux sans avoir la moindre once de sympathie dans les yeux. « Vous pouvez rire de moi maintenant mais dans la jungle vous n’étiez pas angoissés mais vous vous chiez dessus. Si je vous entends encore rire, je vous coupe la langue et on verra qui arrivera à encore pouffer comme un débile ». Ils se turent d’un coup et se contentèrent de se dissoudre pour ne laisser qu’ Henry à mes cotés. Il me dit d’un ton un peu embêté que ce n’était pas méchant et qu’il ne fallait pas que je le prenne de la sorte. Mmmf ces gens du continent ont vraiment un humour mauvais ! Il était soit disant chargé de me faire visiter la ville aujourd’hui avant que Barry ne me reçoive.

Il était tout de même culoté cet homme ! Il me fait venir de loin et arrive encore à me faire perdre mon temps dans un endroit que je n’ai aucunement envie de connaître. Aucunes odeurs ne m’attiraient ici. Ça sentait l’urine dans les rues, les gens avaient une odeur de sueur macérée ou de parfums qui agressaient mes narines sensibles. Rien ne semblait naturel ici et j’avais envie de dire « comme c’est étonnant ». Je m’y attendais après tout…Je m’étais fait une représentation encore plus laide mais cela ne justifie rien. Même leur parc respire le trompe-œil. Bon je dois l’avouer, je n’ai pas pu m’empêcher de grimper aux arbres avec agilités et de regarder au loin ce qu’il se passait. Mais rien de bien attrayant n’était à admirer. Il y avait ces engins de couleurs qui faisaient un vacarme continu et émettait de la fumée sans cesse. Les rues en étaient remplies et l’air était empli de pollution qui me faisait peine à voir. Je ne pouvais pas prendre une bouffée d’air sans que je n’aie l’impression de m’asphyxier à chaque respirations. Henry hurlait presque mon prénom pour me faire descendre de là car des badauds commençaient à s’amasser autour de moi. Qu’est qu’ils avaient à me regarder de la sorte ? J’avais envie de sauté et de leur arracher leur tête à coups de machette. Je redescendis calmement et il s’empressa de m’emmener ailleurs. Il me monta l’endroit où j’allais dormir et c’était un endroit très….brillant et grand. On pouvait dire que ça changeait de ma petite maison équipée du stricte nécessaire. Le lit était moelleux, le bain ne ressemblait en rien à une rivière mais devait être agréable mais après dix minutes, je tournais déjà comme un lion en cage. Henry devenait fou et il préféra me sortir que rester une minute de plus à mes cotés dans cette chambre. En ce qui me concerne, j’aurais préféré mourir que de ressortir dehors ! Mais c’était mieux que de rester cloitré des heures à regarder la tv.

L’homme m’emmena dans un endroit où l’on pouvait boire toute sorte de choses aussi bien chaudes que froides. D’un coté cela m’intriguais car je me demandais comment on pouvait faire autant de boissons sans un feu. Car oui, on faisait nos tisanes au-dessus d’un feu de bois. Ça avait encore fait rire mon « ami ». Il se contenta de dire « tu verras » avec un sourire en coin que je détestais tant. Je fis la file et je trépignai comme un enfant capricieux. Pourquoi je devais attendre ? C’est vraiment ennuyeux la ville ! J’avais tenté de passer derrière le comptoir pour me servir mais Henry me rattrapa bien vite pour me remettre à ma place. Je l’avais assez mal pris mais quand vint enfin mon tour je pris un café avec « chantilly ». Je n’avais aucunes idées de ce que c’était mais on va dire que j’ai le goût du risque. Ensuite, ils me demandèrent mon nom et je fronçai les yeux pour savoir ce qu’ils mijotaient. Ils étaient de la police c’est ça ? Henry m’avait vendu ? Il posa sa main sur mon bras et dit mon prénom à ma place et je le foudroyai du regard. Je dois dire que quand il me raconta que c’était pour pouvoir m’appeler quand ma commande était prête, je me suis senti légèrement bête. Quoi qu’il en soit, je me saisi de mon gobelet chaud et le portai à mes lèvres pour gouter. C’était pas mauvais la chantilly mais par contre le café c’était un arôme assez aigre et fort qui n’était pas si dérangeant après plusieurs gorgées. Le téléphone d’Henry retenti et il m’annonça qu’il devait partir et me demanda si j’allais m’y retrouver et je répondis clairement « non ». Il soupira et me dit que je devais rester ici et qu’il m’enverrait quelqu’un et puis qu’au pire j’avais son numéro. Je soufflai dans mon esprit et lui fit un signe de la main lascif, blasé. Je restai là un moment qui me semblait une éternité. Je fini par balayer la pièce des yeux et je vis une jeune femme qui venait de poser les yeux sur moi et qui était seule. Je lui fis un sourire instinctif et retournai la tête vers la fenêtre en soupirant.

Ô et puis zute! Je me relevai et allai m’assoir en face d’elle sans la moindre gêne. Je m’excusai tout de même. « Pardon mais j’ai vu que vous étiez seule et moi aussi alors je me suis dit que se serait moins pénible d’attendre à deux ». Je lui souris alors que je terminai mon café. « Je ne voudrais pas vous déranger mais je ne suis pas d’ici alors je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne ». Elle n’avait pas l’air de comprendre ce que je lui voulais la pauvre et sans m’en rendre compte cela me gênai légèrement. Je me tortillai les mains de nervosité très légèrement et remontai mon regard océan vers elle. « De vraiment très loin, c’est une découverte pour moi la ville ». Je ne lui faisais pas de charme et cela se voyait, j’étais simplement un gars qui voulait de la compagnie. J’ai toujours été quelqu’un de très sociale et entouré alors me retrouver seul dans une ville que je connaissais à peine ça me fiche la trouille. Je n’avais pas l’air de la déranger et c’était plutôt rassurant pour moi. « Oh, je ne me suis pas présenté, je m’appelle Lahas ». Je lui montrai mon gobelet en souriant et puis le regardai alors que je trouvais ça toujours aussi étrange de marquer son prénom sur son verre. Elle finit par me dire son prénom et je lui lançai un grand « enchanté ». Ma nature légèrement enjouée et soudainement « timide » avait l’air de ne pas la déranger au contraire. Peut-être que finalement, je n’avais pas fait le voyage pour rien. Je ne la connaissais pas encore mais j’allais peut-être changer mon avis en ce qui concerne la ville. Enfin du moins sur le plan sociale. Je vois bien ça que comme point positif en plus du café chantilly. J’ai maudis Henry intérieurement mais maintenant ça faisait bien longtemps que sa sale tête de pochard avait disparue de ma tête. Je pensais surtout à comment j’allais rentrer car c’était certain, je n’allais pas attendre encore des heures pour que ses hommes se bougent le cul pour venir me cueillir. Et puis qui sait ! Ma nouvelle connaissance allait peut-être pouvoir m’indiquer le chemin sans trop de difficultés enfin du moins je l’espérais. J’aurais bien l’air con tout seul au milieu de la route à marcher au milieu de tout comme si j’étais dans la jungle. Une journée qui pourrait être encore remplie de surprises et de défis.

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Message(#) Sujet: Re: Help me...I'mLost.[flashback aislynn] Dim 8 Mar - 18:47

    Aislynn ∞ Lahas
    Help me, I'm lost !
    Quatre mois, un tiers d’année, cent vingt jours, cela faisait exactement autant de temps que j’étais de retour à New-York. J’avais fini par quitter l’enfer que ce crash sur l’île représentait sur moi. Cet endroit reflétait tout ce que je ne pouvais plus voir, tout ce que je ne supportais plus. Sur cette île, rien ne me faisait aller de l’avant et voir la vie de façon positive. Comment se montrer positif quand on a tout perdu ? C’était une chose que j’avais beaucoup de mal à comprendre, alors que la plupart semblait s’être assez bien acclimaté à ce que la vie sur l’ile pouvait apporter et offrir, que ce soit en bien ou en mal. Je n’aurais jamais pu me résoudre à essayer de mener une vie normale dans cet endroit, ça aurait signifié que j’acceptais tout ce qui m’arrivait, tout ce que ce crash avait changé dans ma vie, et il était vraiment hors de question qu’une telle chose arrive. J’avais toujours eu le sentiment que cet endroit m’avait tout pris, j’y avais perdu tout ce que j’avais mis vingt-quatre ans à construire sur le continent, et en un rien de temps, en un simple voyage, je n’avais absolument plus rien de tout ça. Cet accident m’avais fait perdre mon bébé, avant même que celui-ci ne puisse voir la lumière du jour, ne serait-ce qu’une fois, mais ce n’était pas tout ce qu’il m’avait enlevé. Il m’avait aussi fait perdre la vie que je menais et qui me convenait parfaitement. J’avais perdu Rohan en prenant ce vol. Même si j’étais parti à cause de lui, je ne m’attendais pas à mettre un terme définitif à notre histoire, j’étais partie juste pour pouvoir réfléchir tranquillement, mais je savais que je rentrerais un jour, je n’avais jamais prévu que mon besoin de me retrouver seule pour faire le point, m’amènerait au final à me perdre physiquement au milieu de nulle part, sans lien avec le monde extérieur. J’avais également perdu mon métier avec tout ça, ma vocation. J’avais toujours voulu être médecin et aider les autres, sauf que sur l’île, j’en avais été totalement incapable, et je doutais même de pouvoir retravailler pour médecin sans frontières un jour. Je doutais même de pouvoir reprendre un avion un jour, sans craindre le pire. Après ce qu’on a vécu, j’ai bien peur que cette crainte ne se dissipe pas d’ici peu, voire même si dissipe un jour. Mais surtout, ce que cette île m’avait fait perdre, c’était moi-même, je m’étais totalement égarée de celle que j’étais avant tout ça. Je n’arrivais même plus à me reconnaitre. J’étais devenue quelqu’un d’autre, et si ma famille ou mes amis avaient été présents, personne ne m’aurait reconnue. C’était comme si mon alter ego sombre avait pris possession de mon corps, mais je n’arrivais pas à agir autrement que cette personne froide et renfermée que j’incarnais. Voilà ce à quoi se résumer l’ile pour moi, et le cauchemar que ça avait réellement représenté.

    Heureusement pour moi, celui-ci était enfin terminé. J’avais eu la chance de faire partie des quelques rescapés qui avaient pu enfin s’en sortir. Quelques sonnait bien trop peu à mon goût, on savait tous qu’ils étaient encore très nombreux perdus au milieu de l’océan, et malheureusement, on ne pouvait rien y faire. On ne pouvait même pas en parler de peur de leur causer beaucoup plus de tort que de bien. Cette situation n’était pas forcément facile à supporter au quotidien. Cependant, vu tout ce qu’on avait traversé là-bas, on se devait de rester prudent et de ne pas prendre la menace des originaires à la légère. On avait déjà été témoins de ce dont ils étaient capables, et ils n’étaient pas du genre à blaguer et ne pas mettre à exécution leurs menaces. Ce n’était pas simple d’essayer de reconstruire sa vie alors qu’on était au courant de tout cela, mais c’était ce qu’il y avait de mieux à faire, à la fois pour nous, mais aussi pour eux. En effet, si quelqu’un finissait par remarquer quelque chose de bizarre dans les agissements de l’un de nous et qu’il venait à découvrir ce qui se passait, je craignais vraiment pour ceux qui restaient sur place. Ma vie commençait peu à peu à reprendre forme. J’essayais de lui redonner un cours normal, même si ce n’était pas facile du tout et que j’avais énormément de mal, je me devais de le faire, ne serait-ce que pour me dire que je n’avais pas volé la place de quelqu’un, qui lui aurait su saisir la chance qui lui avait été accordée. Chaque jour, je me forçais un peu plus que la veille. Le chemin qui mènerait à une vie « normale » risquait d’être encore bien long, mais je m’évertuais à faire de mon mieux en allant toujours de l’avant. J’y allais certes petit à petit, mais c’était le résultat qui comptait après tout. La force de caractère que j’avais acquise, avec tout ce que j’avais traversé en quelques années, m’était vraiment utile sur le continent. Durant le trajet nous ramenant ici, je m’étais fait plein de scénarios dans ma tête, sur la façon dont se passeraient les choses. Je pouvais dire qu’il y a une chose dont j’étais sure, c’était que le retour ne serait pas facile à vivre, et même dans ce que j’avais imaginé de plus compliqué, ça l’était encore moins que cela l’avait réellement été. Même si les débuts avaient réellement été difficiles, j’avais finalement réussi à m’y faire et me reconstruire, enfin commencer à me reconstruire. Malgré tout ça, il ne se passait pas un jour sans que je ne pense à ceux de l’île. Je pense que même si je ne le voulais pas, je ne pourrais pas étant donné qu’il ne se passait pas une nuit, où je ne les voyais pas dans mes rêves ou cauchemars. Je crois que mon subconscient n’est pas prêt de les effacer de sa mémoire, et j’espérais qu’il y ait toujours de l’espoir pour eux et que la situation sur l’île ne s’était pas dégradée, vu le combat qui avait éclaté.

    Ce matin, je m’étais levée une nouvelle fois avec des images de mes camarades en tête, autant dire que la nuit avait été particulièrement courte. Ces cauchemars me réveillaient assez régulièrement et le sommeil avait été très dur à retrouver. De plus, je ne m’étais pas couchée tôt à la base. J’avais passé une bonne partie de la soirée avec Rohan et je devais avouer que je n’avais pas eu envie de le quitter, mais je ne me sentais pas encore prête à passer la nuit chez lui, même en tout bien tout honneur. J’avais beaucoup de mal à me faire à l’idée d’être chez lui et je ne me sentais pas vraiment à l’aise dans son appartement, ce qui était assez paradoxal quand on sait que je vivais là-bas auparavant, mais dorénavant, cet endroit me mettait mal à l’aise et je ne savais dire pourquoi.
    Malgré le peu de sommeil que j’avais eu, je me devais de me lever tôt aujourd’hui. En effet, j’avais beau avoir repris ma vie en mains côté sentimental et vie social, il restait un domaine dans lequel je devais réellement faire des efforts, c’était côté professionnel. Je ne saurais dire pourquoi, mais je n’arrivais pas à m’imaginer aller de l’avant et reprendre un poste, alors que j’aimais vraiment ce que je faisais avant. C’était tout ce que j’avais toujours voulu faire, c’était ma vocation d’aider les autres, mais depuis mon retour, ça m’effrayait de devoir retravailler, peut-être parce que lorsque j’ai pris cet avion pour Tokyo, c’était pour partir en mission, ou bien parce que je n’ai pas assez confiance en moi. Je savais que la médecine ne cessai d’évoluer, et passer trois ans sans pratiquer, ni même être au courant des dernières nouveautés, ce n’était pas rien. Cependant, j’avais promis à mes parents d’essayer et c’est ce que j’allais faire ce matin, j’avais un entretien pour un poste à l’hôpital, je ne me sentais pas du tout prête à repartir avec Médecins sans Frontières, j’ignorais même si je serais capable de reprendre l’avion un jour. Je n’arrivais pas à me détendre, une vraie boule de nerfs et ça se voyait à l’extérieur. Je ne m’étais jamais montrée nerveuse professionnellement, sachant pertinemment ce que je voulais et de quoi j’étais capable, mais aujourd’hui, tout était différent. Néanmoins, il fallait que j’y aille, je n’allais pas reculer maintenant, je n’étais pas lâche à ce point-là. Je m’étais vêtue d’un tailleur et c’est avec une grosse boule au ventre, que j’avais pris le volant de ma voiture, direction le centre hospitalier. Malheureusement, ce que je pensais s’était révélé vrai. L’entretien avait été un vrai fiasco, dû principalement à mon stress, et j’avais l’impression d’échouer dans tout ce que je pouvais entreprendre ces derniers temps. Il allait vraiment falloir que je réagisse et rapidement, car je ne pourrais pas toujours tout mettre sur le compte de ce que j’avais vécu. Même si ça devait jouer un peu, ce n’était pas une excuse des plus valables et la cause de tout ce qui pouvait m’arriver à présent.

    Je me sentais tellement honteuse, que j’avais préféré éteindre mon téléphone, je n’étais pas prête à affronter la réaction de mes parents, ni celle de Rohan dans l’immédiat. J’avais besoin de me détendre et de me retrouver un peu seule pour réfléchir. J’avais fini par reprendre ma voiture et je me dirigeais en direction du starbuck. Je savais que cet endroit me ferait du bien ainsi qu’une bonne dose de caféine, vu mon peu de sommeil, ce ne serait pas du tout négligeable. « Pardon mais j’ai vu que vous étiez seule et moi aussi alors je me suis dit que se serait moins pénible d’attendre à deux ». « Je ne voudrais pas vous déranger mais je ne suis pas d’ici alors je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne » j’étais installée à une table un peu isolée et je repensais au désastre de ma matinée. J’étais tellement dans les nuages que je n’avais même pas remarqué ni même fait attention aux paroles du jeune homme qui venait de s’installer en face de moi. Je finis par relever la tête surprise, ce n’était pas le genre des New-Yorkais de se mêler aux autres de la sorte. Je finis par lui adresser un timide sourire, je pouvais parfaitement m’imaginer à sa place, puisque ça m’était arrivé, et se retrouver dans un environnement inconnu est loin d’être ce qu’il y a de plus simple. « Y a aucun souci, je vous prie ! » finis-je par lui répondre en lui montrant le siège en face de moi. J’aurais bien le temps de penser plus tard aux évènements de la matinée et plus tard je devrais les affronter, mieux ce serait. « De vraiment très loin, c’est une découverte pour moi la ville » J’avais essayé d’examiner le jeune homme qui se tenait désormais face à moi, et le moins que je pouvais dire, c’est qu’il n’avait rien en commun avec les habitants que je pouvais croiser quotidiennement dans la rue. Néanmoins, je ne pus m’empêcher de froncer les sourcils en le regardant d’un peu plus près et en le détaillant, son visage me disait quelque chose, mais je ne saurais dire d’où exactement. « Oh, je ne me suis pas présenté, je m’appelle Lahas ». Il me sortit de mes pensées et je me repris afin de lui répondre « Aislynn, enchantée ! » J’étais un peu étonnée, je n’avais pas du tout l’habitude que l’on se comporte ainsi avec moi. Plus je regardais son visage, plus j’avais l’impression de le connaitre, c’était une sensation assez étrange à expliquer. « Je suis désolée » ajoutai-je « Mais on ne se serait pas déjà rencontré ? » J’étais quasi sure de ce que j’avançais et je ne pense pas me tromper, en général, j’ai une excellente mémoire, et cet homme, j’étais certaine de l’avoir déjà vu, même si j’étais à ce moment là, incapable de retrouver où ou bien quand.
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Message(#) Sujet: Re: Help me...I'mLost.[flashback aislynn] Mar 17 Mar - 3:32



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Paix à ton âme




La foule, les bousculades, les visages fermés et mal lunés défilaient dans les rues sans cesse. Je n’avais déjà pas une vision de la ville très bonne mais plus je reste ici et plus je confirme l’idée que j’avais du continent. Je ne comprends pourquoi les rescapés veulent prendre le large pour revenir dans cette civilisation dépravée et organisée. Tout est régis par des lois absurdes que tout le monde se doit de respecter alors que chez nous chacun fait ce qu’il veut. Il se crée sa justice ou sa vengeance. Nous sommes libres de décider ce que nous voulons être ou encore devenir. Ici, j’ai l’impression que nous n’avons pas toutes ces libertés. Je n’ose pas m’imaginer ici plus de trois jours ! Mon corps et surtout mon esprit ne survivrait pas à ce tourbillon d’acier et de chair bruyant. La jeune femme en face de moi semblait légèrement différente de ces fourmis. Elle semblait prendre le temps et était très rêveuse. À plusieurs reprises, elle sortit de ses songes pour me donner la réplique ou m’offrir un léger sourire. Était-elle timide ou est-ce que c’est dans leur culture de ne pas prêter attention aux gens qui les entourent ? D’ailleurs, je pu voir la surprise se dessiner sur ses traits fins. Elle me fixa quelques minutes et fini par m’avouer qu’elle avait l’impression de m’avoir déjà croisé quelque part. Je lui fis un sourire confus et balançai la tête de gauche à droite. « Je ne pense pas que ce soit le cas… Je n’habite pas du tout dans les environs. C’est la première fois que je viens ici ». C’est alors que me vint l’idée qu’elle aurait pu me croiser sur l’île. Pourtant, son visage ne m’inspire rien et il me semble ne jamais l’avoir vu auparavant. On se serait peut-être déjà croisé dans la jungle ? Je dois avouer que pour le coup, je me pose pas mal de questions. Moi qui pensais passer un « voyage » sans encombre…Il ne manquerait plus que cette fille m’amène des problèmes sur le continent car si elle se souvient de mon visage, elle risque de soit paniquer ou le raconter à qui voudra l’entendre.

Je me mis à bouger légèrement ma jambe d’anxiété et lui lançai un sourire agréable. « Je ne vois où nous aurions pu nous rencontrer ». Je fis comme si rien ne m’ébranlais et tentai de rediriger la conversation vers un sujet moins compromettant. « Ce ne sont pas mes affaires mais vous ne semblez pas très heureuse. Est-ce que c’est la ville qui vous fatigue ? ». Je me mordu la lèvre comme pour lui faire comprendre que j’avais peut-être fait une bourde et surtout que ce n’était pas très poli. J’ai beau être un sauvage, j’ai tout de même des manières et je sais quand il est impératif de les utiliser. « C’est vraiment une question mal placée, excusez-moi ». Pour la première fois de mon existence je ne savais pas comment faire la conversation à une femme. Non pas que je suis plus doué les autres fois mais je fais au moins l’effort d’écouter sans trop me pencher sur leur histoires mais cette fois je ne sais pas pour quelles raison j’ai envie de m’intéresser. C’est peut-être l’air pollué de la ville qui me donne cette envie, je ne saurais le dire. J’étais légèrement embarrasser-et cette fois ce n’était pas un jeu de comédie-. Heureusement que l’acolyte de Barry n’était pas resté ou sinon je me serais pris une jolie humiliation et mon égo ne l’aurait pas supporté. Je rassemblai mes esprits et portai mon breuvage amer à mes lèvres tout en laissant glisser mon regard dans le sien. « Est-ce que c’est toujours ainsi en ville ? Je veux dire… Si animé, sale et pollué ? ». En y repensant, je me dis que j’avais vraiment le chic pour poser des questions les plus idiotes les unes que les autres.

Une fois de plus, je ressentais ce sentiment de confusion…J’avais presque peur de regarder son visage je ne voulais pas découvrir ce qui s’y dessinait. Je me sentais ridicule sur le moment. Moi, le chef de Taykars « rougir » de mes mots devant une simple inconnue. Voilà une bien piètre image que je renvoyais de moi. Je m’éclairci la gorge en toussant légèrement et cette fois je réfléchi avant de dire une nouvelle bêtise. « Décidément, je suis maladroit aujourd’hui…Ce n’est pas dans mon habitude de parler aux étrangers ». C’était un bien piètre mensonge car tous les jours je jouais la comédie et rencontrais de nouvelles personnes. À ce moment, je pensai à Gaëd et à l’île. Est-ce que tout se passait bien ? J’aurais voulu lui envoyer une lettre pour en être sûre mais le temps qu’il la reçoive je serais déjà rentré. Je soupirai légèrement et cette fois c’est moi qui partis dans mes pensées les plus profondes. Pourquoi Barry me faisait venir un jour à l’avance si ce n’est pas pour me recevoir directement ? Et s’il avait envoyé un autre bateau pour détruire mon réseau ? Je grognai légèrement en me faisant passer les pires images qui puissent exister dans mon cerveau. Je me méfiais de cet homme et je savais que c’était réciproque. Pourquoi me collerait-il Henry aux basquets si ce n’est pas pour qu’il lui fasse un rapport par la suite. Je sortis de mes pensée et me reconcentrai sur ma nouvelle connaissance. « Ha cette fois c’est moi qui suis partis ailleurs ». Je pressai mon gobelet entre mes doigts épais pour l’écraser car je l’avais fini. Il commençait à pleuvoir dehors et tout le monde qui gravitait autour de cette ville se mit à s’agiter pour essayer de s’abriter du mieux qu’il pouvait. « Au moins, nous pouvons dire que nous avons la chance d’être au sec ». Je ris légèrement pour essayer de détendre l’atmosphère. Il ne faudrait pas qu’elle se sente mal à l’aise ou encore agressée par ma présence. Je ne suis pas présent à ces cotés pour provoquer cette sensation. On tourna la tête tous les deux pour regarder par la vitre en silence et admirer les femmes à haut talons courir sans aucunes grâce. J’espère que cette pluie va continuer longtemps car j’ai envie d’en découvrir plus de cette jeune femme qui a l’air d’être à fleur de peau.

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