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Message(#) Sujet: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mar 27 Jan - 22:47

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La nuit avait le don de m’angoisser. Elle m’inspirait bons nombres d’interrogations et de doutes. Elle avait le don de faire resurgir en moi mes éternels doutes sur moi, sur ma vie, sur mon train de vie. Tout cela n’était plus possible. De boire plus que de raison, de sortir jusqu’à pas d’heure et surtout de revenir avec une fille différente chaque soir. Pourtant, j’étais dans un cercle vicieux. Je n’arrivais pas à me dépêtrer de cette situation. Et lorsque quelque chose m’échappe, lorsque je sens perdre pied, je m’enfonce encore plus dans mes vieux démons. L’alcool était l’un d’eux. L’alcool était le pire de mes défauts, le pire de mes démons. J’avais honte, honte de boire autant et aussi souvent. Et pourtant, à chacune de mes permissions, je remettais le couvercle. Longtemps à l’avance, je me disais qu’il était grand temps de prendre des bonnes résolutions. Puis, au final, le soir arrive, le noir envahit mon appartement et l’angoisse me prend et me coupe le souffle. Alors pour y remédier, je sors. Seul ou accompagné, je sors dans le bar dont j’ai l’habitude de me rendre. Puis, je commande un verre, puis deux, puis trois. Puis la bouteille entière. Au final, je me retrouve à vider les bouteilles du bar. Bien souvent, au fil de la soirée, je me fais quelques amis, qui profitent de moi, qui profite que je paye la bouteille entière à notre table. Et bien souvent, je rentre chez moi, avec au bras, l’une des demoiselles du bar. Et je passe le reste de la nuit avec elle, dans ses bras. Et le lendemain, je lui demande de partir en lui disant qu’elle ne doit jamais me rappeler, ni se souvenir de moi. Puis, je m’en mors les doigts d’avoir autant bu, d’autant autant gaspiller mon fric dans de l’alcool, d’avoir passé une nouvelle nuit avec une nouvelle fille dont je ne faisais même pas l’effort de me souvenir de son prénom.

J’avais honte et pourtant, je ne faisais presque rien pour m’arrêter. Je couchais avec les filles qui auraient peut-être souhaité plus qu’une nuit avec moi. Mais je n’avais pas vraiment la tête à penser à ce qu’elle désirait. Tout ce que je voulais, c’était oublier une femme. Cette femme, Aislynn. Je l’avais en tête éternellement, c’était incroyable. J’arrivais à peine à y croire qu’elle puisse autant m’obséder comme ça. Mais à chaque lendemain de cuite, je me rendais compte que tout cet alcool, toute cette folie, ne servaient à rien et que ce n’est pas comme ça que j’allais l’oublier. Depuis que je l’avais revu sur cette plage, c’était encore plus douloureux. J’avais l’impression de revoir son visage dès que je fermais les yeux. Mais surtout, j’avais en tête toutes les paroles que l’on s’était échangé.

Je ne l’avais pas revu depuis ce jour là, depuis cette fameuse discussion qui a tourné au drame. Autant pour elle que pour moi. J’avais appris, entre deux vagues, qu’elle croyait que je la trompais mais surtout qu’un jour, elle avait attendu un enfant, notre enfant. J’étais encore plus désespéré et je pouvais faire peine à voir. Ce soir là, comme tous les soirs, je broyais du noir. J’avais eu ma mère au téléphone, qui prenait de mes nouvelles. Elle ne savait rien de ma double vie, de cette vie de débauche et c’était mieux ainsi. Elle aurait tenté par tous les moyens de m’en sortir, que je le veuille ou non. Je lui avais indiqué que je passais la soirée à l’appart avec un pote. Alors que je connaissais d’avance la tournure de ma soirée. Je l’étais rendu dans ce bar, et j’avais bu. Enormément bu. Ce soir là, il n’y avait pas eu grand monde dans ce bar et je faisais la fermeture. Le gérant du bar, une fois toutes ses bouteilles quasiment vide par ma faute, m’avait congédié, prétextant l’heure de fermeture. Je me trouvai alors à l’extérieur du bar, appuyé contre le mur. J’étais pire qu’ivre, comme à chaque fois, sauf que j’étais seul. Et je me rendais tout à coup compte de ma solitude. Etant incapable de rentrer seul, je décidai d’appeler un ami, afin qu’il vienne me chercher et qu’il m’aide à rentrer chez moi. Mon téléphone en main, ma vision se faisait trouble. J’étais persuadé d’avoir composé le bon numéro. Après plusieurs sonneries, je tombais sur la messagerie : « Ouais, c’est moi, désolé de te réveiller à cette heure-ci mais … J’aurais un petit service à te demander … Tu pourrais venir me chercher, je suis au bar là, au coin de ta rue … J’te remercie. » Je raccrochai et attendais patiemment l’arrivée de mon ami.



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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mer 28 Jan - 0:01


   
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  Cela faisait maintenant plusieurs semaines que j’étais de retour à New-York et je me faisais enfin à cette idée. Désormais, cela se révélait bien réel pour moi, et je me disais que j’étais revenue pour de bon, que je ne risquais pas d’être renvoyée là-bas un jour. Malgré la chance que j’avais d’être de retour, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ceux qui n’avaient pas eu ma chance et qui étaient restés sur l’île. Même si je n’avais développé que peu de relations, je n’étais pas un monstre, au point de ne pas me soucier de ce qui pourrait leur arriver là-bas, surtout que je sais mieux que quiconque, que la vie n’est pas tous les jours simple là-bas. Je pense que le plus dur dans cette histoire, c’est qu’on ne peut pas parler d’eux, ni de ce qui s’est passé là-bas, les originaires ont été très clairs sur ce point et, de par expériences, on savait tous qu’il ne fallait pas plaisanter avec eux. Ce n’était pas facile à accepter, il suffirait qu’on se décide à parler pour qu’il puisse tous être à nouveau de retour sur le continent, mais on ne pouvait pas le faire, on ne pouvait pas prendre le risque de les mettre en danger plus qu’ils ne l’étaient déjà, en vivant au milieu de nulle part. Tout ce que je pouvais faire pour eux, c’était ne pas les oublier en priant pour que tout se passe bien.

Je reprenais peu à peu ma vie en mains, même si c’était bien plus difficile que je ne l’aurais imaginé. J’avais repris l’habitude de sortir, j’essayais de le faire quotidiennement, mais  malgré ce que j’avais espéré, l’afflux médiatique qui avait eu lieu autour du sauvetage ne s’était pas réellement estompé. J’avais constamment l’impression d’être surveillée dans tout ce que je faisais, et  le pire dans tout ça, c’est que ce n’était pas qu’une impression, c’était bel et bien ce qui se passait. Je fuyais le plus possible les journalistes quand je le pouvais, de toutes façons, ce n’était pas avec moi qu’ils arriveraient à obtenir des informations croustillantes sur ce qui s’était passé, soit là-bas, soit sur le bateau, ou même ailleurs. La seule chose, à laquelle je ne m’étais pas sentie prête, c’était de reprendre mon travail. Ce n’était pas tant le côté infirmier qui me dérangeait, mais plus la peur de devoir repartir, alors que j’étais rentrée depuis si peu de temps. Je dois dire que ça me faisait peur au fond de moi. J’avais peur de devoir reprendre l’avion pour partir dans un pays en besoin, et que le vol se passe comme la fois dernière, que je me retrouve à vivre un enfer. Je dois avouer que ça m’effrayait au fond de moi, et que tant que je ne m’en sentais pas apte, je ne préférais pas m’y affronter.

J’étais un peu sortie dans le centre-ville aujourd’hui, une amie avait insisté pour m’emmener faire les magasins. D’après elle, ma garde-robe était plus qu’obsolète et je devais vraiment y remédier. Même si, sur le coup, l’idée ne m’avait pas attirée plus que ça, je devais bien avouer que ça m’avait fait du bien de retrouver un semblant de vie normale et de vaquer à des occupations des plus banales. On y avait passé toute l’après-midi, et j’étais rentrée chez moi avec de nombreux sacs, et surtout fatiguée de cette journée, je le maintiens, une séance de shopping, ça équivaut largement à une séance de sport. Après cette journée, j’avais seulement eu la force de me préparer un plateau repas et de me poser devant la télévision. A vrai dire, elle me servait plus de fond sonore que je n’étais concentrée devant, je commençais d’ailleurs à somnoler lorsque mon portable se mit à sonner. Je mis d’ailleurs du temps à réaliser que c’était le mien. Ça peut paraitre un objet commun de consommation, mais cela faisait plus de deux ans que je n’en avais pas eu et il fallait que je me réhabitue à tout ça. Le temps que je prenne le téléphone, celui-ci avait cessé de sonner, mais je remarquais rapidement que j’avais un message sur mon répondeur. Lorsque je l’écoutai, mon cœur rata un bond, il s’agissait de Rohan, je n’avais pas tout compris, mais il n’avait pas l’air dans son état normal.

J’enfilai rapidement mon manteau avant de prendre le volant. Je n’étais pas sure de l’endroit où il se trouvait, mais je savais qu’il se rendait dans un bar de temps en temps par le passé, avec de la chance, ce serait de celui-ci dont il parlait. J’arrivais rapidement sur place, et je fus soulagée de voir que j’avais vu juste. Je sortis de la voiture avant de me diriger vers lui. « Rohan, est ce que ça va ? » Malgré tout ce qui s’était passé, malgré la conversation qu’on avait eu la fois passé, je ne pourrais jamais me résoudre à le laisser seul dans un moment comme celui-là, même si tout « tait fini entre nous, je serais toujours là pour lui s’il a besoin de moi.

   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Lun 2 Fév - 9:26

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J’avais passé la soirée à boire. Comme beaucoup d’autres soirées depuis maintenant plusieurs années. J’avais honte de me résilier à boire et pourtant, de nombreuses fois j’avais tenté d’arrêter. Mais les cours de la vie, les épreuves de la vie ont fait que je replonge à chaque fois. Cette façon de m’adonner à boire à chacune de mes permissions me donne l’impression de m’amuser, d’oublier tous les soucis, de l’oublier. Quand j’étais en mission, ou même à la base militaire, tout cela n’existait pas. Personne n’était au courant de mon problème d’alcool, personne sauf Eulaly, celle que j’avais rencontré en allant aux séances pour les alcooliques anonymes. Mais quand j’étais en mission, rien, là-bas, me donnait envie de boire, rien ne me faisait penser au passé, rien ne me faisait angoisser. Et pourtant, avec toutes les horreurs que je peux y voir, il y aurait de quoi angoisser.

Je ne savais pas si c’était mon train de vie, qui me faisait boire autant. J’avais revu Aislynn et notre discussion avait tourné au drame. Tellement que je ne l’avais pas revu depuis. Cela faisait maintenant plusieurs semaines. Elle me manquait, tout chez elle, me manquait. Pendant deux ans et demi, je prenais des permissions mais elles n’avaient pas le même goût qu’auparavant. Avant, lorsque je revenais d’une mission, je savais qu’elle m’attendait, que j’allais passer ces quelques jours avec elle, qu’elle serait là, près de moi. Que surtout, elle ne me poserait pas de question sur mon travail, sur ce qu’il se passe là-bas. Je l’aimais par-dessus tout. Et je dois dire que notre dernière discussion a fait ressurgir en moi des émotions que je me tannais de cacher au plus profond de mon esprit. A présent, avec la mauvaise tournure des choses, je me devais encore plus d’oublier cette femme, d’oublier qu’elle a été un jour ma fiancée. Elle allait sans doute refaire sa vie de son côté et je me devais de refaire la mienne du mien. Malgré mes sentiments, malgré tout ce qu’il s’était passé. Je ne lui en voulais pas, ou presque. Je lui en avais voulu pendant plusieurs jours de ne pas m’avoir dit, avant, pour le bébé. A présent, c’était bel et bien trop tard mais je n’avais pu m’empêcher d’imaginer nos vies si tout cela n’était pas arrivé.

J’étais en permission pour une durée de plusieurs jours. Mon chef m’avait accordé plusieurs jours supplémentaires, en plus des jours autorisés. Il avait vu la fatigue sur mon visage, et m’avait dont conseillé de prendre plusieurs jours de vacances. Je n’avais jamais eu plus que 3 jours de permission. Pour la simple et bonne raison que je savais d’avance ce que je ferais pendant tous ces jours de repos forcés. Cependant, j’en avais tout de même besoin. J’en ressentais le besoin depuis la rencontre avec Aislynn. Il fallait que je prenne quelques jours pour moi, pour remettre mes idées en place, pour me remettre d’attaque, pour repartir du bon pied. Sauf qu’à chaque fois, c’était la même chose. A chaque arrivée de la nuit, mon corps s’envahit d’angoisse à m’en couper le souffle. La solitude me hantait, une fois le soir arrivé et je tentais de la combler en sortant. Il est certain que c’était une mauvaise idée de combler ma solitude par des sorties au bar, par des soirées bien trop arrosées en pleine semaine.

J’étais alors rentré dans ce bar, comme à mon habitude. J’avais d’abord commencé avec du soft sauf que cela n’a pas duré bien longtemps. Je me reconnais lorsque j’étais dans un état second, j’avais appris à le reconnaitre. Sauf qu’à présent, j’étais incapable de rentrer seul. J’étais incapable de reprendre le volant et j’étais presque incapable de mettre un pied devant l’autre. Lorsque le gérant avait prétexté la fermeture de son bar pour me voir débarrasser le plancher, je m’étais alors installé sur la façade du bar, le mur me retenant afin que je ne tombe pas. J’avais décidé d’appeler un ami de bringue, un ami qui me connaissait lorsque j’avais trop bu et qui viendrait à mon aide. Enfin, j’étais persuadé d’avoir appelé la bonne personne. Attendant son arrivée, j’étais toujours appuyé contre le mur, les mains passant sur mon visage. Ma vision était trouble et pourtant, je croyais avoir reconnu Aislynn qui se tenait devant moi. Je fronçai les sourcils. « Qu’est ce que tu fous là, Aislynn ? Bien sûr que je vais bien ! J’ai pas besoin de ton aide, j’attend un ami, là. » Lui répondis-je. Lorsque j’avais bu, ma langue se déliait et je pouvais parfois être blessant dans mes propos.



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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Lun 2 Fév - 18:20


   
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  J’essayais de reprendre peu à peu ma vie en mains ici, même si cela était vraiment loin d’être facile. J’avais changé, la ville avait changé, les New Yorkais avaient changé, bref tout avait changé. Mais ce n’était pas ça le plus compliqué, tout le monde me poussait à essayer de retrouver la vie que j’avais laissée en partant, mais je savais que c’était impossible. Avant que je ne parte, ma vie s’était articulée autour de celle de Rohan. Du jour où on l’on s’était rencontrés, j’étais sure d’une chose, je ne voyais plus ma vie sans lui. Je n’aurais pas pu l’imaginer sans lui, c’était comme ça. Parfois on a des certitudes dans la vie sans savoir pourquoi, et celle-ci faisait partie de la mienne, Rohan faisait partie de ma vie. Or, je devais désormais tout reconstruire d’elle sans mon fil conducteur. La vie est faite d’imprévus, c’était le gros de la mienne. Je dois dire que tout le reste me semblait n’être que des détails à côté de celui-ci.

Malgré ça, je me devais  de me reconstruire du mieux que je le pouvais, même si cela ne s’avérait pas être une tâche facile du tout. Je savais que revenir après autant d’absence ne serait pas simple, mais je pense que je n’aurais pas pu imaginer que ce serait difficile à ce point-là. Je me forçai à aller de l’avant petit à petit, j’avais besoin d’y aller à mon rythme, sans qu’on me pousse à faire telle ou telle chose. Ça ne réussirait qu’à me faire faire deux pas en arrière alors que j’en faisais un en avant si on agissait ainsi avec moi. J’avais déjà fait de gros efforts depuis mon retour, et compte tenu de ce que j’avais traversé, je pense que je ne m’en sors pas trop mal. A vrai dire, je ne savais pas trop comment ça se passait pour les autres rescapés, je n’avais pas forcément eu l’occasion de les revoir, et même si certains me manquaient, je comprenais qu’on ait tous besoin de notre espace vital, d’un peu de temps pour retomber sur nos pieds, pour essayer de trouver un rythme de vie qui nous irait. Je n’avais pas non plus cherché à les revoir, je me disais que si je les laissais un peu, peut-être que les images du cauchemar qu’on a vécu finiraient par s’estomper, mais c’était une belle erreur, rien ne s’effaçait, rien ne s’effacera jamais je pense.

La confrontation avec Rohan m’avait plus que perturbée. Il s’était montré à la fois perdu et dur, j’avais eu beaucoup de mal à cacher mes émotions. Le destin ne cessait de s’acharner sur moi, il avait fallu qu’il le remette sur ma route juste après mon retour, sans me laisser le temps de m’acclimater au retour sur le continent. Nos retrouvailles avaient été plutôt brèves si on prenait n compte la durée, mais si on parlait au niveau émotionnel, elles avaient été plus que fortes.
Je n’avais pas eu de nouvelles du jeune homme depuis, c’était sans doute mieux ainsi… Après tout, cette confrontation n’avait servi qu’à mettre un point final à notre histoire, même si elle était déjà terminée depuis deux ans et demi ; le fait de se le dire rendait la chose bien plus réelle et définitive.

J’étais plus que surprise du message sur mon répondeur, ce n’était pas du tout cohérent avec tout ce qui avait pu se dérouler. Mais je n’avais pas hésité une seconde avant de prendre le volant, ne me demandez pas pourquoi, c’était comme ça et c’est tout. Je le voyais devant moi, et je ne l’avais jamais vu dans cet état-là. Je ne comprenais pas trop ce qui avait pu se passer, et encore moins ses paroles. « Ce que je fous là ? Je dois te rappeler que tu as laissé un message sur mon répondeur pour me demander de venir ? » Il semblait totalement perdu, un peu comme moi. Je n’avais rien demandé, non, j’étais juste là parce qu’il me l’avait demandé. « Tu attends un ami ? Tu as appelé tout ton répondeur c’est ça ? ». Je ne savais pas trop comment réagir, je ne l’avais jamais vu ainsi, et je ne l’avais jamais vu utilisé ce temps avec moi. Je finis par m’approcher légèrement de lui avant d’ajouter « Si c’est pour passer tes nerfs sur moi que tu m’as appelée, je m’en serais bien passé ! ». Je ne comptais pas me laisser faire comme si de rien était, s’il était énervé, il n’avait qu’à se trouver un autre punching-ball. Je voyais bien que quelque chose clochait et je ne comptais pas partir en le laissant seul ainsi. « Et regarde-moi quand je te parle s’il te plait ! ».


   

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Dernière édition par Aislynn J. Jenkins le Mar 10 Fév - 19:32, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mar 3 Fév - 17:39

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Aislynn était postée devant moi. Je devais sans doute rêver ou alors le trop plein d’alcool que j’avais ingurgité me faisait halluciner. Il m’était pourtant sûr d’avoir appelé un ami et non pas  Aislynn. Non pas qu’elle ne faisait pas parti de mes amis mais tout simplement parce que j’essaie de la retirer de ma vie. Pour son bonheur, je me devais de l’oublier, de la rayer de ma vie, de ne plus jamais penser à elle. L’objectif était bien compliqué. Mon cœur avait perdu quelques miettes après son départ et encore quelques unes après son discussion sur la plage. Comme à chaque fois que je recroisais son regard, mon cœur manqua un battement, j’en avais le souffle coupé. Je me demandai bien ce qu’elle pouvait faire ici, devant moi, prétextant que je l’avais appelé. « Ce que je vous là ? Je dois te rappeler que tu as laissé un message sur mon répondeur pour me demander de venir ? » J’avais envie de lui répondre que oui, que je ne me rappelais pas de l’avoir appelé, que je ne me rappelais pas d’avoir composé son numéro, je ne me rappelais pas de la voix que j’avais entendu sur le répondeur, avant de laisser mon message. Je la regardai, sourcils froncés. La situation actuelle n’allait certainement pas arranger les choses entre nous et mon état encore moins. Aislynn ne m’avait jamais vu ou rarement vu, dans cet état d’ébriété. Et je ne voulais pas non plus qu’elle apprenne que j’avais pris de mauvaises habitudes suite à son départ. « Je t’avoue que je pensais pas t’avoir appelé mais bon, maintenant que tu es là, j’aurai bien besoin de ton aide en fait. »

Je me résignais, je n’avais pas d’autre choix. Moi qui croyais avoir appelé la bonne personne pour ses situations là, je m’étais complètement gouré. D’un autre côté, revoir Aislynn me faisait du bien, j’en avais besoin. C’est dingue l’emprise qu’elle peut avoir sur moi, l’effet qu’elle me fait. Sentiments ou non, avec le temps, je m’étais rendu compte qu’elle était importante à ma survie. La preuve que lorsque je me sentais seule, je me mettais à boire. J’avais encore plus honte de me montrer sous un tem angle à Aislynn. Elle ne méritait pas de me voir comme ça, même après ce qu’on a pu se dire. Certes, notre histoire était belle et bien terminée, mais je voulais qu’elle sache qu’elle était toujours autant importante à mes yeux et qu’elle restera mon unique amour dans ma vie. Je ressentirais toujours le besoin d’avoir son avis sur l’un de mes choix, de la savoir heureuse, d’avoir de ses nouvelles. Même si je pensais que l’amitié ne serait pas la meilleure des choses, entre nous deux. Nous avions vécu tellement de choses intenses et importantes en tant que couple, que l’amitié ne me suffirait pas avec Aislynn. « Tu as appelé un ami ? Tu as appelé tout ton répondeur c’est ça ? » Aislynn paraissait hors d’elle. Et je pouvais comprendre. Surtout que je n’avais pas désiré l’appeler, que mon intention n’avait pas été de la voir. « Pas tout à fait, j’en aurais été incapable mais … Mais c’est pas toi que je voulais appeler. » Certes, elle me connaissait, mais elle ne me connaissait pas complètement ivre et incapable de me contrôler.

Elle avait raison de me sermonner, ou presque. « Si c’est pour passer tes nerfs sur moi que tu m’as appelée, je m’en serais bien passé ! » Je soupirai. Non seulement, je ne l’avais pas appelé mais je me permettais de l’envoyer boulet alors qu’elle ne voulait que m’aider. Je me sentais vraiment mal à l’aise qu’elle me voit dans cet état mais à présent, c’était bien trop tard. Je ne lui répondis pas et préférai baisser la tête et me passer une main sur le visage. « Et regarde moi quand je te parle s’il te plait ! » Je relevai aussitôt la tête pour lui faire face et la regarder dans les yeux. J’aurai tellement aimé de ne pas vivre cette situation. « Voilà, t’es contente ? Qu’est ce que tu veux d’autre maintenant ? » Lorsque j’avais bu énormément, je pouvais être sacrément désagréable, avec qui que ce soit.


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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mer 4 Fév - 0:22


   
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  Je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à passer ma soirée de la sorte. La seule chose que je voulais, c’était de me poser tranquillement et de me reposer, le shopping avait eu un effet assez soporifique. Tout ce que je souhaitais, c’était de me poser calmement devant un film sans ne rien demander d’autre, surtout que la journée m’avait apporté assez d’émotions comme ça. C’était le genre de journées auxquelles j’étais plutôt bien habituée autrefois, mais aujourd’hui, tout me paraissait nouveau, j’avais besoin de me réhabituer à cette vie que j’aimais tant, il y a encore quelques années.

L’appel de Rohan m’avait plutôt surprise. C’était bien la dernière personne avec qui je m’attendais à avoir un contact maintenant, et  à vrai dire, pour toujours. Notre dernier échange avait été tellement brutal que pour moi, il avait marqué la fin de tout entre nous. Il était clair que plus jamais il n’y aurait d’échange entre nous, et encore moins un moment que l’un ou l’autre aurait provoqué. Or, c’était ce qui se passait à présent. Son appel m’avait plus que déconcertée, mais je n’avais pu me restreindre à ignorer son appel. Je pense qu’il aura toujours une influence sur moi, quoi qu’il arrive, il me possédait entièrement, corps et âme, et malgré tout, je ne pouvais m’en empêcher. Je me tenais devant lui, je l’avais trouvé sans réelle difficulté, à croire que même deux ans et demi ne changeaient pas grand-chose. Et l’homme qui se tenait en face de moi n’était pas celui que j’avais connu, celui avec lequel j’avais passé plusieurs années, celui qui m’avait rendu éperdument folle amoureuse de lui. Je l’écoutais, et ces paroles semblaient tellement a contrario de ce qui se passait. « Je t’avoue que je pensais pas t’avoir appelé mais bon, maintenant que tu es là, j’aurai bien besoin de ton aide en fait. ». Je ne savais trop comment le prendre, je dois avouer qu’au fond, j’étais plutôt qu’il ne m’ait pas appelé de lui-même. Mon cœur s’était quelque peu emballé en écoutant son message. Il fallait que je me fasse une raison, les choses étaient finies entre nous et on n’y changerait plus rien maintenant. « Qu’est ce qui t’est arrivé Rohan ? ».

J’avais l’impression d’avoir un inconnu en face de moi, il n’était pas l’homme que je connaissais si bien. Ces années l’avaient changé. Pourtant, en le regardant de plus près, en le regardant comme j’avais appris à le faire depuis qu’il était rentré à l’armée, j’étais capable de cerner que quelque chose n’allait pas. Je me doutais qu’il n’en parlerait pas, mais le voir ainsi, me faisait bien plus de mal que je n’aurais pu le penser. « Pas tout à fait, j’en aurais été incapable mais … Mais c’est pas toi que je voulais appeler. » Et là ce fut le coup de massue, toutes mes illusions s’effondraient. Je ne savais même pas ce que j’aurais pu imaginer, puisque les choses avaient été très claires la fois dernière, mais à le voir en face de moi, mon corps ne pouvait cesser de s’emballer. « Je peux partir si c’est ce que tu veux … » Il était blessant, et même si l’alcool devait y être pour quelque chose, ça me touchait. Malgré tout ce qui s’était passé entre nous, tout le mal qu’on avait pu se faire, mon cœur ne cessait de battre pour cet homme, et de se briser par la même occasion.

Je ne l’avais jamais vu dans cet état, il tenait à peine debout. Certes Rohan était festif par le passé, mais pas au point de ne pas tenir debout, et surtout de boire seul. « Voilà, t’es contente ? Qu’est ce que tu veux d’autre maintenant ? ». Je commençais  à avoir les larmes qui me montaient, un mélange de colère et de tristesse, mais je ne laisserais rien paraitre. « Peut-être la même chose que toi la fois dernière ? Que tu me dises réellement si ça va ou non ? ». Je m’approchais doucement de lui, je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ses réactions dans cet état. Je finis par poser ma main sur son bras en ajoutant « Viens, je te ramène chez toi ! ». Je n’étais pas du tout sure qu’il accepte, je m’attendais même au contraire à le voir ainsi.


   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mer 4 Fév - 17:27

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« Qu’est ce que tu veux qu’il m’arrive ? J’ai juste trop bu, c’est tout. Y’a pas le feu au lac, non plus. » Lui répondis-je sur un ton assez désinvolte. Je me doutais qu’elle ne devait rien comprendre à la situation, ni rien comprendre à mon comportement. Dans un premier temps je l’appelais sans le vouloir afin qu’elle m’aide et dans un deuxième temps, je l’envoyais boulet. Il y avait de quoi la rendre folle et hors d’elle. De plus, j’avais littéralement gâché sa soirée. Mais après la discussion de la dernière fois, les choses entre elle et moi n’étaient pas prête de s’arranger. De mon côté, une partie de moi-même lui en voulait toujours de ne pas m’avoir dit la vérité, de ne pas m’avoir dit qu’elle m’avait vu embrasser une autre fille. Et elle, elle devait sans doute m’en vouloir encore, malgré les deux ans et demi qui nous ont séparés. J’étais exténué. Crevé de prendre autant de temps pour l’oublier, fatigué de réfléchir chaque jour à la situation. Même si j’avais enfin eu les réponses à mes questionnements. La discussion que l’on avait eu ce jour là, sur la plage, m’avait un tant soit peu libéré. Dans le sens où je comprenais enfin la raison de son départ. Mais je ne pouvais cesser de me dire que nous avions loupé énormément de choses si elle m’avait dit toute la vérité avant son départ. Cela aurait évité bien des ennuis, autant à Aislynn qu’à moi-même.

A présent qu’elle était devant moi, je me rendais compte qu’elle serait toujours là pour moi, quelque soit la situation dans laquelle je me trouvais. Je me rendais compte qu’au final, elle avait autant besoin de se rendre utile auprès de moi, que moi j’ai le besoin de la savoir près de moi. Je voulais qu’elle soit heureuse, qu’elle soit loin de moi et à la fois, je voulais la savoir près de moi, afin d’être sûr qu’elle aille bien. Même si elle devait être heureuse sans moi, je crois que jamais je n’accepterais qu’un jour elle m’annonce qu’elle a quelqu’un dans sa vie. C’est comme ça. Elle est et restera mon unique amour, mon premier et mon dernier véritable amour. J’en avais eu des conquêtes, oh ça oui, mais sans grand intérêt, sans implication. Et je ne voulais pas de quelqu’un d’autre. A croire que je cherchais, en chacune de mes conquêtes, une petite partie d’Aislynn. Et c’est pour cela que je n’imaginais pas être un simple ami aux yeux d’Aislynn. « Je peux partir si c’est ce que tu veux … » C’était de loin la dernière chose que je voulais. Malgré tout, j’étais content d’avoir appelé Aislynn et non pas la véritable personne que je pensais avoir appelé. Cette soirée prenait une autre tournure, un autre goût. Et malgré le fait que je sois content de la voir, j’arrivais à être complètement désagréable et arrogant avec elle. Alors qu’elle faisait juste ce que je lui avais demandé dans mon message. « Non je … Je ne veux pas que tu partes … Mais si tu veux vraiment partir, je ne te retiens pas … » Je ne voulais pas la voir de nouveau s’éloigner de moi, de nouveau la voir m’échapper. Même si la dernière fois, nous avions mis un point final à notre histoire.

Je tenais à peine debout, je luttais pour ne pas m’écrouler au sol. La terre tournait à une vive allure, à m’en donner la nausée. Je me maudissais d’avoir autant bu mais il était trop tard. Et c’était à chaque fois pareille. Je me rendais compte des effets qu’une fois rentré, qu’une fois les effets de l’alcool disparus. « Peut-être la même chose que toi la fois dernière ? Que tu me dises réellement si ça va ou non ? » J’avais envie de tout lui dire, de lui dire que non je n’allais pas bien, que non rien dans ma vie n’avait de sens depuis qu’elle n’y faisait plus partie. Mais ce serait la faire culpabiliser et là n’était pas mon but. Je la regardai comme j’avais l’habitude de le faire lorsque nous étions ensemble. Elle s’inquiétait de nouveau pour moi. « Tu t’inquiètes toujours pour moi alors, c’est bon signe ça ! » Je tournais la situation à la dérision. Je voulais la voir de nouveau sourire, la faire de nouveau rire, après tout ça. « Mais oui, je vais bien, du moins j’essaie ... tout comme toi. » Elle s’était alors approchée de moi. Elle me prit par le bras afin que je ne me retrouve pas le visage à même le sol. On se dirigeait doucement vers sa voiture. Elle était pourtant garée juste devant le bar et pourtant, j’avais l’impression qu’elle était garée à l’autre bout de la rue. J’acceptais son aide, j’acceptais qu’elle me ramène chez moi, de toute façon, je n’avais pas d’autres choix. Une fois devant la voiture, je me suis complètement laissé tomber sur le siège passager, ne prenant même pas la peine de mettre la ceinture de sécurité. Aislynn prit le volant et démarra. « Tu te souviens d’où j’habite, au moins ? »


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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mer 4 Fév - 20:47


   
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  Je ne m’attendais absolument pas à ce que ma soirée prenne cette tournure. Je l’avais prévu très calme, posée, et là, ça semblait être tout l’inverse qui se produisait. J’avais d’abord été surprise par son coup de téléphone, c’était la dernière personne à laquelle je m’attendais, mais je n’avais pas pu l’ignorer. Il se tenait devant moi, et je ne l’avais jamais vu ainsi. Son ton était dur, et je sais qu’autrefois, il ne se serait jamais permis de me parler de la sorte. « Qu’est ce que tu veux qu’il m’arrive ? J’ai juste trop bu, c’est tout. Y’a pas le feu au lac, non plus. » Ses paroles étaient aberrantes, surtout que si j’étais là, c’est parce qu’il me l’avait demandé. Dans le fond, ça me blessait de le voir ainsi, de l’entendre utiliser ce ton avec moi. On avait mis le mot fin à notre histoire, mais je ne pensais pas qu’il se comporterait ainsi face à moi. « Qu’est ce qui t’arrive Rohan ? Ce n’est pas toi là … » lui dis-je, sans réellement attendre d’explications. Je ne comprenais pas ce qui avait pu lui passer par la tête, pour en arriver au point de se mettre dans un état pareil. Et je dois reconnaitre que ça me fait mal de le voir ainsi.

Il semblait totalement éteint, il ne possédait plus la petite étincelle qui le caractérisait si bien, cette petite lueur dans le regard que j’avais toujours connu. Même lorsqu’il revenait de mission, aussi dur soit-il, il avait toujours possédé cette petite lueur. « Non je … Je ne veux pas que tu partes … Mais si tu veux vraiment partir, je ne te retiens pas … ». Je crois que je ne l’ai jamais vu aussi perdu, mais sa remarque eu le don de me redonner un peu de baume au cœur, il voulait que je reste. Je me haïssais de ressentir ce genre de choses, tout était fini entre nous, notre histoire faisait désormais partie du passé. Mais tout ce qu’il pouvait dire agissait sur moi, il avait encore le moyen de me réduire en miettes s’il le voulait. « Si je voulais partir, je n’aurais même pas pris la peine de venir tu sais … ». Je ne vois pas l’intérêt que j’aurais eu de me déplacer pour le laisser en plan comme ça. Je ne pouvais pas, je m’en voudrais tellement s’il lui arrivait quelque chose, alors que je l’avais vu dans cet état et que j’avais préféré le laisser. Malgré tout le mal que j’avais pu ressentir par sa faute, je n’arrivais pas à me résoudre à l’oublier, à le faire sortir définitivement de ma vie. On avait beau avoir vécu deux ans et demi sans se voir, ni même avoir de nouvelles l’un de l’autre, mon cœur battant toujours pour lui. Pourquoi fallait-il que malgré tout, je n’arrive pas à arrêter de penser à lui ? Pourquoi suis-je incapable de ressentir, ne serait-ce qu’un dixième de ce que je ressens pour lui pour un autre ? J’avais essayé de l’oublier sur l’île, mais rien n’y avait fait.

Je savais que quelque chose n’allait pas, et comme par le passé, je ne le forcerais pas à me parler s’il ne le voulait pas. J’étais là pour lui, et je ne pouvais pas en faire plus à cet instant. « Tu t’inquiètes toujours pour moi alors, c’est bon signe ça ! ». J’esquissais un sourire à sa remarque, j’avais bien envie de lui tirer la langue, mais je ne me sentais pas encore prête à agir ainsi avec lui. Tout ce qui s’était passé était encore bien trop frais pour faire comme si de rien était. « Tu sais bien que je m’inquièterais toujours pour toi » avouai-je sincèrement « je n’y peux rien, j’arrive pas à m’en empêcher, c’est comme ça … ». Je préférais ne pas répondre à sa remarque sur son état, qu’est-ce que j’aurais pu lui dire de toute façon ? Qu’il avait raison et que je ne faisais que donner le change aux autres ? Je ne voulais pas m’aventurer sur ce terrain là, et encore moins quand il est dans cet état. J’avais fini par couper court à tout ça en l’emmenant dans la voiture pour pouvoir le raccompagner. « Tu te souviens d’où j’habite, au moins ? ». Je tournai vivement la tête vers lui avec un air ahuri, comment osait-il me poser cette question ? Je me mis à rire avant d’ajouter « Je dois te rappeler que je vivais quasiment là-bas avant ? Alors oui, je me souviens de la route, merci. » Je gardais un sourire sur les lèvres, je ne me serais jamais attendu à cette question.

On finit par arriver en bas de chez lui, et je doutais réellement qu’il puisse rentrer seul jusqu’à son appartement. Je sortis de la voiture avant d’en faire le tour et de l’aider à sortir à son tour. La dernière fois que j’avais mis les pieds ici, ça s’était plus que mal terminé. Je soufflai un bon coup avant de me diriger vers l’entrée, tout en soutenant Rohan du mieux que je le pouvais.



   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Jeu 5 Fév - 12:00

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Rien ne se passait comme je le voulais ou comme j'avais pu l'envisager. Mon début de soirée avait été assez médiocre pour que je me retrouve dans ce bar à boire comme un trou sans fond. Mais maintenant que j'avais gaffé et appelé Aislynn en renfort, c'était le maximum que je pouvais faire. Ou presque. Ceci dit, sa présence me faisait du bien et de la savoir près de moi me remonter le moral, me réchauffer le coeur, malgré tout ce que l'on avait pu s'envoyer dans la figure. La discussion sur la plage avait permis de nous libérer, autant elle que moi. Cependant, je n'arrivais pas à me mettre en tête que plus rien ne serait comme avant, comme avant son départ. Dans un premier temps, parce que ce qu'elle avait vécu sur cette île pendant tout ce temps la changerait à tout jamais, mais dans un deuxième temps, parce que nous avions tous les deux le coeur brisé par l'autre. «Qu'est ce qui t'arrive Rohan ? Ce n'est pas toi là ... » Je ne voyais pas où elle voulait en venir avec sa réponse. Je savais qu'elle ne m'avait vu que très rarement dans cet état là mais je ne voulais pas lui dire que c'était devenu une sale habitude de me mettre minable dès que j'en avais l'occasion. Et je voulais encore moins qu'elle sache que depuis, je collectionnais les conquêtes. Au final, heureusement qu'elle était là. « Je ne vois pas où tu veux en venir. Je t'ai dit que j'ai juste trop bu, je vois pas où est le mal. »

Je n'avais pas le courage de réfléchir à quoi que soit. Je buvais, justement pour que ma tête arrête de tourner dans tous les sens, pour que je puisse avoir quelques heures de répits. Aislynn paraissait perdue, elle ne savait pas ce qu'il m'arrivait et au fond de moi, j'avais envie de lui dire de ne pas s'en faire pour moi, de ne pas s'inquiéter, ce n'était pas la première fois que je me trouvais dans cet état pareil. « Si je voulais partir, je n’aurais même pas pris la peine de venir tu sais … » Sa réponse me réchauffait tant soit peu le coeur. Malgré que tout soit terminé, que chacun de nous avait pu faire des erreurs par le passé, il y aurait toujours cette petite flamme, cette petite étincelle qui brille pour l'autre. La mienne de flamme, elle jaillissait plus que jamais pour Aislynn. Si elle pouvait réellement lire en moi, lire en mon coeur, elle pourrait voir que rien n'est effacé, qu'elle y est toujours aussi présente. Mais la situation était on ne peut plus complexe et je ne pouvais me permettre de lui dire que je l'aimais encore et que je voulais qu'on soit de nouveau ensemble. Ce ne serait pas raisonnable.  « Je te remercie AIslynn ... d'être venue ... Je ne sais pas comment je serais rentré, en fait. » Une lueur m'était alors soudainement apparu de la remercier. C'était la moindre des choses, je l'avais dérangé en plein milieu de la soirée. Mais je n'aurai jamais misé pour qu'elle débarque comme ça, surtout après un appel de ma part. Après ce qui c'était passé, il aurait été normal qu'elle ne veuille pas se déplacer, surtout pour me venir en aide. Aislynn avait cette capacité à mettre les sentiments de côté, à passer outre ce qu'il a pu se passer entre nous, juste pour me venir en aide. Mais je crois que j'aurai pu faire la même chose pour elle, si elle avait pu me le demander.

« Tu sais bien que je m’inquièterais toujours pour toi ... Je n’y peux rien, j’arrive pas à m’en empêcher, c’est comme ça … » Je souris à la remarque d'Aislynn et elle me réconfortait. A vrai dire, j'étais un peu dans le même cas qu'elle. Je me demandais bien comment c'était possible de l'aimer toujours autant après tout ce temps d'absence. Dès son départ, je savais que ça allait être difficile. Mais je me disais, au regard de son absence, qu'un jour j'arriverais à l'oublier et à passer à autre chose. Et en réalité, le contraire s'était produit. Plus je voulais l'oublier, plus elle était présente en moi, comme une sorte de petite voix intérieure. « Comme ça, on est deux ... Je ne supporterais pas qu'il t'arrive à nouveau du mal ... » Je voulais parler de cette île, cet enfer dans lequel elle a survécu. Je n'avais pas pu être là pour la défendre, pour la réconforter, pour la soutenir. Je la savais forte mais c'était plus fort que moi, je devais la savoir en sécurité. Son sourire me fit également sourire, il me faisait du bien au coeur ce sourire, j'avais été tellement impatient de le revoir. Surtout après tout le mal que je lui avais fait, la revoir sourire me faisait plaisir.

Une fois dans la voiture, elle se mit à rire de ma question. J'avais complètement oublier qu'il fut un temps nous vivions dans mon appartement. « Je dois te rappeler que je vivais quasiment là-bas avant ? Alors oui, je me souviens de la route, merci. » Je soupirai et à la fois, j'avais envie de rire. Je me trouvais ridicule de lui avoir poser cette question. Je me revoyais plusieurs années en arrière, lorsque je la draguais. « Désolé, ça fait tellement longtemps que tu n'es plus venue chez moi ... » Je ne voulais pas la blesser. Je lui répondis sur un ton nostalgique, ressassant le passé. Quelques minutes plus tard, nous étions arrivés en bas de chez moi. Par magie, j'arrivais à mettre la clé de l'immeuble dans la serrure afin d'ouvrir la porte. Je me retournais vers Aislynn. Je savais que si elle remettait les pieds chez moi, cela lui ferait se remémorer le temps où nous vivions tous les deux ensemble. Je lui demandais tout de même : « Tu veux monter ? » Je ne voulais pas deviner sa réponse, je ne savais pas comment elle allait le prendre, ni si elle allait accepter. Je restais là, tenant la porte ouverte et attendant sa réponse.



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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Ven 6 Fév - 13:16


   
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Je ne m’attendais aucunement à passer ma soirée de cette façon et je m’attendais encore moins à le revoir maintenant, c’était tellement inconcevable après la dernière confrontation qu’on avait eu. Mais je n’avais pas pu ignorer son message, je ne le ferais pas pour un autre ami, alors je ne le ferai encore moins pour lui. Malgré tout ce qui avait pu passer entre nous et le mal que j’avais pu ressentir, je ne me résoudrais jamais à le laisser tomber alors qu’il a besoin de moi. Je suis consciente que ça ne durera pas et qu’un jour, je ne serais que l’ex, mais tant qu’il aura besoin de moi, je serais là. « Je ne vois pas où tu veux en venir. Je t'ai dit que j'ai juste trop bu, je vois pas où est le mal. » . Je ne savais pas quoi lui répondre, je ne l’avais jamais réellement vu ainsi, et je n’aimais pas ça. Le pire, c’est qu’il semblait se borner à dire que ce n’était rien, à croire que c’était devenu habituel pour lui. « Depuis quand tu bois Rohan ? » , j’avais posé la question de but en blanc, mais il était clair que quelque chose n’allait pas et si je savais toujours lire aussi bien en lui, je saurais immédiatement s’il me ment ou pas. Mais j’étais sure de moi, il y avait quelque chose qui n’allait pas, il n’était pas lui-même.

Ca me blessait au fond qu’il puisse penser que je ne serais pas venue suite à son appel. Certes, les choses n’étaient pas au beau fixe entre nous, loin de là, mais il reste une chose dont je suis sure, c’est qu’il sera toujours là pour moi, si j’ai besoin de lui, tout comme je le serais toujours pour lui. Il me suffisait de le regarder dans les yeux pour être sure de ce que j’avançais. Je ne pourrais pas me résoudre à le laisser seul alors qu’il avait besoin de moi, il m’aurait appelé au milieu de la nuit, que j’aurais eu la même réaction, je serais venue aussitôt. C’était insensé d’agir comme ça, inexplicable, mais j’avais ce besoin de savoir qu’il va bien et que j’y suis un minimum pour quelque chose. C’était bête, j’avais l’impression de m’accrocher au passé, alors qu’on avait été très clairs l’un avec l’autre, plus rien ne nous rattachait, si ce n’est un passé commun. Je doute réellement qu’on soit censé garder ce genre de relation après avoir mis un point définitif à une relation, qui était loin d’être une simple amourette de jeunesse, mais je n’arrivais pas à m’en empêcher. « Je te remercie AIslynn ... d'être venue ... Je ne sais pas comment je serais rentré, en fait. » Un sourire naquit sur mes lèvres, c’étaient les premières paroles agréables qu’il daignait me dire ce soir. Même si je ne lui tenais pas rigueur pour les autres, l’alcool devant y être fortement pour quelque chose, je préférais autant entendre celles-ci. « Tu as bien fait de m’appeler … » Je préférais un million de fois qu’il m’appelle, plutôt qu’il lui arrive quoi que ce soit. Je ne suis pas le genre de filles qui va faire tout pour pourrir la vie de son ex parce que c’est fini. Même s’il m’a blessée bien plus que ce que je pensais possible, je ne pouvais pas me résoudre à l’abandonner de la sorte, je doute même de pouvoir y arriver un jour.

Je n’aurais jamais pensé qu’aimer pourrait à ce point faire mal. D’un côté, j’avais passé mes plus belles années avec lui, même si tout n’était pas facile tous les jours et que son métier ne nous aidait pas, on avait toujours réussi à traverser les épreuves les unes après les autres, et elles ne représentaient rien comparé au bien qu’il m’avait apporté et aux moments gravés à jamais dans ma mémoire. « Comme ça, on est deux ... Je ne supporterais pas qu'il t'arrive à nouveau du mal ... » . Je le fixais afin d’essayer de déceler quelque chose dans son regard, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il me réponde ceci, et mon cœur venait une fois de plus de rater un battement. Il semblait sincère, tellement que ça me faisait à nouveau mal et que mon cœur se serrait dans ma poitrine. Apparemment, je n’étais pas la seule à avoir du mal à tourner la page et à passer à autre chose. Pourtant, tout le monde est déjà passé par ici. Rares sont les personnes qui n’ont jamais connu de rupture de leur vie. On est censés aller de l’avant et tirer les leçons de ses échecs, on est censés réussir à avancer même si les débuts sont difficiles. « Il ne m’arrivera rien, c’est promis ». Je me demandais comment la conversation avait pu devenir aussi sérieuse d’un coup, et son regard persistant me déstabilisait. Je commençais à sentir le rouge me monter aux joues, il fallait que je me reprenne, ce n’était pas le moment de gâcher tous les efforts que je faisais depuis que je l’avais recroisé pour essayer de mettre notre passé de côté.

Même si je le voulais, je ne pourrais pas oublier son adresse, j’y ai passé la plupart du temps les quatre années précédentes mon départ pour Tokyo. D’ailleurs, cela ne plaisait pas toujours à mes parents, mais ils me faisaient confiance et il en était de même concernant Rohan. Ils n’avaient juste pas eu le temps de me voir grandir et me voir quitter la maison, rendait al chose plus réelle. « Désolé, ça fait tellement longtemps que tu n'es plus venue chez moi ... » . Trois ans quasiment, oui, c’était long, c’était même très long. Je prenais sa remarque comme un reproche, une façon de me mettre face à ce choix que j’avais fait. « Je crois que ça ne sert à rien de ressasser le passé, les choses sont claires entre nous non ? ». Je ne voulais pas le blesser, juste éviter de me faire encore plus de mal en imaginant telle ou telle chose possible. Non, en fait, rien n’était possible, on avait été très clairs la fois passée, on s’était détruits mutuellement et rien ne changerait ça. « Tu veux monter ? » Sa proposition me prenait au dépourvu et à vrai dire, je ne savais pas trop. J’en avais envie, oui, mais ce ne serait pas raisonnable. « Je ne suis pas sure que ce soit une bonne idée … ». Devais-je l’être ? Pas forcément, et puis c’était juste pour être sure qu’il soit bien rentré et sans risque. « Pas longtemps alors … » finis-je par céder.


   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Ven 6 Fév - 19:03

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« Depuis quand tu bois Rohan ? » Aislynn me posa la question à laquelle je ne voulais surtout pas la répondre, la question que je ne voulais pas qu’elle me pose. J’étais honteux et je le serais encore plus lorsqu’elle saura la vérité. J’allais lui mentir, je lui mentirais. Mais elle me connaissait encore et saurait lire dans mon regard que je lui mens. Elle avait toujours su lire en moi comme dans un livre ouvert. Ca en était même agaçant mais elle avait un don pour ça. Je ne savais plus où me mettre, les effets de l’alcool s’estompant peu à peu. Je ne voulais pas que l’ex-future-femme de ma vie me voit comme un alcoolique, un homme qui boit presque tous les jours et qui ne sait pas y résister. Surpris par sa question parce que je ne l’imaginais pas qu’elle me la pose, je baissais la tête. Une fois de plus, elle devinerait que je ne lui dis pas la vérité. « Depuis ce soir. Pourquoi cette question ? Tu me prends pour un alcoolique ou quoi ? »  Je faisais genre d’être vexé par sa question. Malgré les grammes d’alcool qui coulaient dans mes veines, j’arrivais à réfléchir et je me disais que si je m’énervais, elle saurait d’avantage que je lui mentais et qu’elle m’avait percé à jour. « C’est pas comme si tu ne m’avais jamais vu bourré, Aislynn. » Je n’aimais pas le regard qu’elle m’adressait. Un regard inquisiteur qui souhaitait que je dise toute la vérité.

J’étais content qu’elle soit venue à mon aide. Je ne sais pas vraiment où j’aurais pu atterrir, ou même comment je serais rentré chez moi et surtout avec qui. Malgré tout ce qui avait pu se passer, tout ce que l’on avait pu se dire, tout ce qu’on avait fait pour détruire l’autre sans s’en rendre compte, je serais toujours présent dans la vie d’Aislynn. Qu’elle le veuille ou non, qu’elle le souhaite ou non. Il m’était impossible de mettre une croix sur elle, de la rayer de ma vie. Et pourtant, chacun de notre côté, nous devions nous rayer de la vie de l’autre. Je me devais de l’oublier, je me devais de faire de nouvelle rencontre, de tomber à nouveau amoureux, de revivre une belle et grande histoire d’amour. Mais avec une autre fille, même si mon cœur et ma tête ne voulaient qu’elle et uniquement elle. Ce n’était pas raisonnable de continuer à penser à elle jour et nuit. « Tu as bien fait de m’appeler … »  Sa réponse me fit sourire intérieurement. A la base, je ne l’avais pas appelé, je ne pensais pas l’avoir appelé et je ne l’avais pas voulu. En aucun cas, je n’avais pensé à elle pour venir à mon aide. Mais Je ne voulais pas remettre le sujet sur le tapis, de ce mauvais numéro composé. Au final, j’avais bien fait de me tromper et de composer le numéro d’Aislynn. Après notre dernière discussion, je ne pensais pas la revoir aussi tôt. « Même si à la base, je ne pensais pas t’avoir appelé… » Lui répondis-je sur le ton de la plaisanterie. Je voulais en rire, à présent de cette situation.

Je ressentais tellement de choses pour Aislynn, c’était indescriptible. Jamais, je n’aurais cru pouvoir ressentir ça pour quelqu’un. Je ne pensais pas que ça puisse exister. Et malgré le fait qu’avant je ne lui témoignais que rarement de mon amour, je ressentais bien plus que de l’amour pour elle. Rien que pour ça je ne voulais pas mettre un ridicule point final à notre histoire. Elle méritait une nouvelle chance, elle méritait qu’elle soit terminée réellement comme elle se doit. Notre histoire a été tellement forte et différente des autres, que tout le monde devrait la vivre au moins une fois dans sa vie. Et je ne supporterais plus l’idée qu’Aislynn soit en danger, mon cœur en prendrait à nouveau un coup. Même si je montrais le contraire, mon cœur était déjà assez abimé comme cela. Je ne répondis pas à la remarque d’Aislynn, voulant changer l’ambiance légèrement morbide de la conversation. Oui j’étais sincère et plus que sincère même. Je voyais que ce que je venais de lui dire, la mettais assez mal à l’aise et ça n’avait pas été mon but. « Enfin, je voulais juste dire que si tu as le moindre problème, tu sais que tu pourras toujours compter sur moi. » Je tentais de rattraper les choses. L’alcool avait le don de ma délier la langue et j’aurai très bien pu lui dire que je l’aimais encore grâce ou à cause de l’alcool.

C’était l’inconvénient de l’alcool, c’était de passer de l’état d’euphorie à un état nostalgique. Pourtant, je détestais ressasser le passé, me remémorer les moments passés. « Je crois que ça ne sert à rien de ressasser le passé, les choses sont claires entre nous non ? » Et la réponse d’Aislynn me fit revenir au présent, au moment présent. Malgré qu’elle ne fasse qu’enfoncer un peu plus le couteau que j’avais au cœur. Mais elle avait raison, les choses étaient plus que claires entre nous. « Si je te disais qu’elles ne le sont pas, tu ferais quoi ? … Les choses sont plus que claires, en effet. » Je reprenais mon sérieux. Dans ma réponse, je voulais lui faire comprendre que même si elles n’étaient pas claires, elles ne changeraient en rien la situation. Je ne savais pas comment Aislynna allait réagir mais je n’avais pas réellement réfléchi à mes propos, elles étaient sorties avant même que je ne le pense. Une fois devant chez moi et la porte de l’immeuble ouverte, j’avais proposé à Aislynn si elle voulait monter avec moi chez moi. C’était un peu par politesse que je lui avais posé la question, puisque je ne savais vraiment pas comment elle allait réagir. Je pensais même qu’elle allait refuser directement. « Je ne suis pas sure que ce soit une bonne idée … » J’avais alors baissé la tête. J’avouerais qu’elle avait raison sur ce point mais elle n’avait rien à craindre et je ne voyais plus vraiment en quoi ce n’était pas une bonne idée. « Pas longtemps alors … » Elle finit par accepter. J’étais surpris qu’elle accepte finalement, mais au fond de moi, j’étais content. Je ne voulais pas qu’elle s’en aille comme ça, une fois qu’elle m’ait déposé en bas de chez moi. Je lui indiquais alors d’entrer avant moi, refermant la porte de l’immeuble derrière nous. Nous montions jusqu’à mon appartement où j’ouvris la porte sans trop de mal. J’entrais le premier dans mon appartement et me dirigeais directement vers le salon. « Je n’ai pas besoin de te dire de faire comme chez toi, je pense. »


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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Lun 9 Fév - 18:40


   
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  La question était sortie toute seule, je savais très ben que quelque chose n’allait pas, il avait beau me dire le contraire, j’étais sure à 100% de ce que j’avançais. Je le connaissais, je l’avais connu du moins, et cela m’étonnerait réellement qu’il ait changé à ce point et que je ne connaisse plus rien de lui. Ce serait totalement insensé comme situation. Même si les années avaient passé, il était impossible que les choses aient changé à ce point et qu’on soit devenus des étrangers, on avait traversé tellement de choses, que ça ne pouvait pas ne rien signifier. « Depuis ce soir. Pourquoi cette question ? Tu me prends pour un alcoolique ou quoi ? » Et là, un nouveau coup pris en pleine poitrine, comment pouvait-il croire que je puisse avoir une opinion si négative de lui ? Je n’avais jamais été comme ça, et ce ne serait pas moi si je le devenais. « Pourquoi cette question ? Parce que je sais que quelque chose ne va pas, même si tu dis le contraire ! » J’avais préféré ne pas relever la remarque sur l’alcoolique, je n’étais pas là pour m’engueuler avec lui ce soir.  « C’est pas comme si tu ne m’avais jamais vu bourré, Aislynn. » Il continuait à essayer de nier, à croire qu’il ne croyait plus du tout en moi, c’est tout ce que sa réaction voulait dire pour moi, je pense qu’il n’aurait pas pu faire pire niveau réaction. Je pensais que malgré tout ce qui avait pu se produire on pouvait encore se comporter comme des adultes, c’est ce que j’avais fait en écoutant son message. Il faut croire que ce comportement n’était valable qu’à sens unique. « Et toi tu me prends pour quoi hein ? Depuis quand tu es capable de me mentir en me regardant dans les yeux ? » Je n’avais même pas sortie cette phrase de manière agressive ou dédaigneuse, non, ma voix reflétait simplement de la déception ou de la tristesse, je ne saurais vraiment le dire.

J’étais venue pour l’aider, et une fois de plus, je ne me sentais pas réellement à ma place. Ça aurait sans doute été plus simple et mieux s’il ne s’était pas trompé de numéro et qu’il avait bien appelé son ami en question. Dire que quand j’ai entendu sa voix dans mon téléphone, une part de moi avait été heureuse qu’il pense à moi en cas de besoin. Je ne saurais dire pourquoi, mais mon esprit s’était emballé et mon cœur quelque peu réchauffé. Pourtant, je savais bien que ça ne voulait pas dire grand-chose, mais pour moi, ça signifiait que même si notre histoire d’amour était belle et bien finie, j’avais toujours une place dans sa vie, même si celle-ci était toute petite et ne serait jamais aussi représentative de celle que j’avais pu occuper, ça me suffisait sur le moment. Mais au final, je m’étais juste fait une idée, une mauvaise idée, et je devais affronter la chute qui m’attendait, une fois de plus. Il prenait à la rigolade le fait de s’être trompé de numéro, mais je préférais un million de fois que son erreur ait été dirigée vers moi que vers une autre fille. Je n’avais pas le droit d’être jalouse, et pourtant, je sais que le jour où ça arrivera, puisque c’était sûr que ça arriverait un jour, il ne finira pas sa vie seul, et je n’ose pas imaginer la liste de prétendantes qu’il doit avoir, je sais que ce jour-là, ça me fera quelque chose. « Enfin, je voulais juste dire que si tu as le moindre problème, tu sais que tu pourras toujours compter sur moi. » L’alcool semblait lui faire dire des choses qu’il aurait préféré garder pour lui, et le voir un peu mal à l’aise me fit décrocher un sourire. C’était une chose que je ne connaissais pas vraiment de sa part. Rohan a toujours été du genre sûr de lui, à ne rien laisser paraître, et encore moins au sujet de doutes qu’il pourrait ressentir. Ça me faisait bizarre de le voir autant se livrer, enfin si on peut dire ça, depuis qu’on s’est revus. A chaque fois, il s’est laissé un peu aller, j’aurais adoré qu’il le fasse lorsque nous étions ensemble, mais c’était très loin d’être le cas, il préférait tout garder pour lui. J’avais appris à faire avec, et même s’il me parlait peu, j’arrivais à le cerner et à savoir ce qu’il pensait et ressentait en général. « Ne t’en fais pas Rohan, j’ai compris … » conclus-je avec un sourire.

Le trajet s’était passé plutôt calmement, surtout vu l’état dans lequel Rohan se trouvait, cela aurait pu être beaucoup plus difficile. Cependant l’alcool ou du moins ses effets, semblaient avoir pas mal redescendus, même s’il avait l’air de toujours se livrer un peu plus facilement.  « Si je te disais qu’elles ne le sont pas, tu ferais quoi ? … Les choses sont plus que claires, en effet. » Sa remarque m’avait interpelée et j’avais immédiatement tourné la tête vers lui pour jauger son visage et voir s’il était sérieux ou non. Il l’était, et je ne savais pas trop quoi lui répondre. « Je te demanderais ce que tu entends par là exactement ? » Je ne le quittais pas du regard attendant une réaction avant de rajouter « Et je te le demande quand même … » ajoutai-je. Je voulais savoir ce qu’il pensait de tout ça, je m’étais faite mon idée, mais ça ne semblait pas être aussi clair que ce que je pensais, sinon, on ne serait pas là à en reparler une fois de plus. Tout se bousculait de nouveau dans ma tête.

J’avais fini par accepter de monter chez lui, alors que ma raison me disait que ce n’était pas une chose à faire, j’avais préféré ne pas l’écouter. « Je n’ai pas besoin de te dire de faire comme chez toi, je pense. » Je l’écoutais à peine et redécouvrais cet endroit que je connaissais si bien autrefois, et très peu de choses avaient changé. Je n’osais trop bouger et me sentais pas très à l’aise, je regardais autour de moi, et toute notre histoire défilait à nouveau devant mes yeux, tout me rappelait des souvenirs ici, et je finis par le revoir sur ce canapé avec cette fille. Même s’il m’avait assuré que ce n’était pas du tout ce que je croyais, je ne pouvais me résoudre à l’oublier à cet instant. Je crois qu’il était encore bien trop tôt pour que je puisse venir ici et ce sentiment ne fit que se renforcer lorsque j’aperçus un cadre dans un coin, plutôt dissimulé, contenant une photo de nous. « Je suis désolée Rohan, je n’aurais pas dû venir, je … ce n’était pas une bonne idée … » Bafouillais-je tout en me dirigeant vers la porte d’entrée. Je n’étais pas aussi forte que je pouvais le penser.


   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mar 10 Fév - 22:19

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La soirée prenait une tournure que je n’aurais jamais pu imaginer. Jamais je n’aurais cru, en me rendant dans ce bar, que j’aurais appelé Aislynn pour qu’elle vienne m’aider à rentrer chez moi, qu’elle me pose tout un tas de questions quant à mes habitudes de vie. Jamais, je n’aurais aussi misé un centime sur ce genre de soirée. Et si, à l’heure actuelle, j’aurais pu prendre mes jambes à mon cou et partir le plus loin possible, je crois que cela aurait été la meilleure chose que je puisse faire. Aislynn était toujours postée devant moi, l’air inquiet et à la fois inquisiteur. Elle abordait un sujet périlleux, un sujet dont je voulais cacher aux yeux de tout le monde. Oui, j’étais un alcoolique, oui je passais mes permissions à me bourrer la gu*ule. Et personne n’était au courant, ou presque. Je ne voulais pas la faire d’autant plus souffrir que ce n’était le cas. Je ne voulais pas qu’elle ne voit plus en moi le même homme qu’elle voyait auparavant. Et en même temps, je me cachais ce problème avec l’alcool. Je me le cachais à moi-même, me disant que je réglerais ce souci plus tard, lorsque j’aurais un peu de temps pour moi. « Pourquoi cette question ? Parce que je sais que quelque chose ne va pas, même si tu dis le contraire ! » Bingo ! Elle m’avait démasqué. J’étais sur le cul de voir qu’elle me connaissait encore autant. Je sais que cela ne s’oublie pas, mais j’étais persuadé qu’elle n’irait pas chercher plus loin avec ma réponse. « Pourquoi tu ne veux jamais me croire quand je te dis la vérité ? Pourquoi tu vois toujours des problèmes là où il n’y en a pas ? » Plus le temps passait, plus je m’enfonçais dans mon mensonge. Non seulement j’avais honte de boire mais en plus j’avais honte de mentir à Aislynn, l’unique femme de ma vie. « Et toi tu me prends pour quoi hein ? Depuis quand tu es capable de me mentir en me regardant dans les yeux ? » Je n’avais pas envie de me disputer une énième fois avec elle, je n’avais pas la force, ni la tête assez claire pour parlementer des heures, pour me justifier. Après tout, elle avait décidé de ne plus faire partie de ma vie, qu’elle assume maintenant ! Elle n’avait plus à s’inquiéter pour moi, malgré que je l’aie appelé. Mon regard se fermait et je n’étais plus vraiment ouvert à cette discussion. Portant mes mains au visage, je me retenais de ne pas m’énerver. « Depuis que tu es partie, Aislynn. Depuis que tu m’as laissé en plan comme un couillon. » Je n’avais pas voulu remettre ce sujet sur le tapis, mais cela avait été plus fort que moi, je n’avais pas réellement réfléchis aux conséquences de mes propos. J’allais la blesser, mais elle aussi me blessait dans ses paroles.

Malgré que je sois fort mentalement, j’étais souvent à fleur de peau lorsque j’avais pu. L’alcool me faisait ressortir tout ce que j’avais sur le cœur et me faisait dire ce qu’en temps normal, je n’aurais jamais osé pu dire. L’alcool pouvait également me rendre méchant et me faire dire des choses blessantes, sans que je m’en rende compte. C’est seulement le lendemain que je ressens cette pierre sur le cœur et que je sais que j’ai blessé des gens avec mes paroles. Là n’était pas mon but de la blesser, mais j’avais l’impression qu’elle ne se voyait qu’elle en victime dans toute cette histoire. Et je savais que j’étais la raison de son malheur, de son mal-être. Mais j’étais autant mal qu’elle, malgré les apparences. « Ne t’en fais pas Rohan, j’ai compris … » J’adressais un sourire à Aislynn. Malgré tout le mal que l’on s’était fait, malgré le fait que je voulais la sortir de ma vie, je ne pouvais me résoudre réellement à l’oublier. Tellement elle occupe une place importante à mes yeux et dans ma vie. Je contentais uniquement de lui sourire. J’étais fatigué de ma soirée, j’avais l’impression d’avoir fait un marathon. J’allais finir par me résoudre à mes sentiments et à tout lui dire. Mais j’avais tellement peur d’elle, de se réaction, de notre avenir. J’avais tellement peur que ce soit si différent d’avant. Ni elle, ni moi étions les mêmes qu’avant.

J’avais été assez calme le long de la route, la fatigue m’envahissant petit à petit. La conversation et les réponses d’Aislynn me faisaient me réveiller en sursaut. A chacune d’elle, cette épine que j’avais au cœur s’enfonçait un peu plus. « Je te demanderais ce que tu entends par là exactement ? » Un silence avait envahi l’habitacle de la voiture. « Et je te le demande quand même » Aislynn s’était directement tourné vers moi lorsque je lui avais répondu. Je ne la lâchais pas du regard, voulant lire dans son regard ce que cela lui avait fait. Je la sentais mal à l’aise. « Que ce ne sont peut-être que des apparences. Que dans le fond, les choses sont peut-être loin d’être claires … » J’avais l’impression de m’embrouiller et je devais surement l’embrouiller. Je ne savais pas si elle allait comprendre là où je voulais en venir mais j’espérais qu’elle ne me poserait pas trop de questions à la suite. « Enfin, non rien, oublie ce que je viens de dire. Les choses sont bien claires en réalité. » Je regardais à nouveau devant moi, voulant oublier ce passage de la discussion. Mais j’étais persuadé qu’Aislynn ne serait pas de ce même avis et qu’elle m’en demanderait plus.

Nous étions à présent chez moi, là où Aislynn et moi avions vécu pas mal d’année. Je n’avais fait aucun effort pour changer quoi que ce soit, pas même les photos. Je n’avais rien bougé, je n’en avais pas eu envie. Aislynn restait près de la porte d’entrée, avec l’impression de ne pas savoir où poser son regard. La voir dans mon appartement, là où on était passé par toutes les émotions, me faisait bizarre. Ce genre de sensation qui retourne le cœur et le ventre, une sorte de papillon dans le ventre mais avec un goût différent. « Je suis désolée Rohan, je n’aurais pas dû venir, je … ce n’était pas une bonne idée … » Elle se dirigeait vers la porte. Je ne voulais pas qu’elle parte, pas tout de suite, pas comme ça. Mais je n’allais pas la retenir si vraiment c’était ce qu’elle voulait. Je m’approchais d’elle lui attrapant le bras. « Attends Aislynn … Tu ne veux pas boire quelque chose ? » Je ne savais pas trop quoi lui dire afin qu’elle reste, même quelques minutes de plus. Je savais que ce n’était pas raisonnable mais je ne voulais pas la laisser partir, pas comme ça. « Je voudrais que tu restes un petit peu … pour qu’on … discute ? » Certes, je n’avais pas les idées claires en raison de l’alcool que j’avais ingurgité mais concernant Aislynn et notre histoire et mes sentiments, je ne pouvais pas être plus clair.


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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mer 11 Fév - 19:32


   
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  Je ne savais plus vraiment comment agir avec lui, je ne savais plus si je devais agir comme une personne de qui il était très proche et qui le connaissait, comme une simple amie, ou encore comme une simple connaissance. Et son attitude était loin de m’aider, j’avais l’impression qu’il faisait tout pour me repousser, alors qu’il avait eu besoin de moi, et que c’était lui qui m’avait demandé de venir, par erreur ou non, peu importe, j’étais venue. Désormais, je me demandais si j’avais bien fait ou non de venir, alors que je savais très bien, que peu importe la situation entre nous, même si on en arrivait qu’à se détester, je serais venue au moindre coup de fil. Il y avait ce lien entre nous qui était indéniable, et qui ne disparaitrait pas, peu importe le temps, les années, les situations, je serais toujours liée à lui sentimentalement. Certains se retrouvent lié à l’autre par obligation, par leurs enfants ou autre, personnellement, c’était par mon cœur qui ne cessait de s’accélérer en sa présence, de souffrir au moindre choc émotionnel. « Pourquoi tu ne veux jamais me croire quand je te dis la vérité ? Pourquoi tu vois toujours des problèmes là où il n’y en a pas ? » Il s’entêtait dans son idée, il avait beau dire ce qu’il voulait, je savais reconnaitre lorsqu’il ne me disait pas la vérité, et même plusieurs années après, c’était toujours le cas, son expression était légèrement différente quand il voulait me cacher quelque chose. En général, cela arrivait quand on parlait de l’armée, mais je comprenais parfaitement qu’il ne veuille pas forcément en parler, alors je laissais parler, mais là, ça n’avait rien à voir. « Parce que malgré ce que tu as l’air de penser, je te connais toujours, et je sais reconnaitre quand tu me caches quelque chose … » Je ne le quittais pas du regard et je n’avais pas l’intention de me laisser faire « Je pensais pas qu’on en arriverait à ça … C’est donc à ça qu’on en est réduits, à se mentir et se cacher les choses ? » Ce comportement était encore pire que de se résigner au silence. Même si j’avais très mal vécu cet éloignement durant deux ans et demi, il ne valait rien en comparaison aux chocs émotionnels que j’avais ressentis depuis mon retour à New York. « Depuis que tu es partie, Aislynn. Depuis que tu m’as laissé en plan comme un couillon. » Je dois avouer que je m’attendais à tout sauf à ça. Je pensais qu’il allait continuer à s’enfoncer mais certainement pas tout me sortir de but en blanc.

Je me repassais sa phrase dans ma tête, depuis que j’étais partie … Je me sentis immédiatement mal à l’aise et coupable. A chaque fois que je repensais à mon départ, je me voyais comme la seule à souffrir dans cette histoire, hors c’était loin d’être le cas. Je savais la douleur que j’avais ressentie, mais je ne l’étais jamais demandé la façon dont il avait pu le vivre. A vrai dire, je pensais qu’il aurait rapidement tourné la page, c’était ce qui me paraissait le plus logique, étant donné la dernière image que j’avais pu avoir de lui. Je le voyais mal, vraiment mal et je n’aimais pas du tout ça. J’aurais aimé le prendre dans mes bras, comme je le faisais auparavant, lui dire à quel point je suis désolée, pour ça et pour tout le reste, lui dire que je n’arrive pas à l’oublier, malgré toute la force que j’y mets … mais je ne pouvais pas, je n’en avais pas le droit, je ne pouvais pas revenir sur ce qu’on s’était dit dernièrement. « Pourquoi ? » c’est tout ce que je réussis à prononcer, tant sa révélation m’avait chamboulée. Je n’osais même plus le regarder, je me sentais juste honteuse à cet instant, honteuse de l’avoir mis dans cet état, de ne pouvoir me taire, d’être toujours obligée d’en demander davantage que ce qu’on veut bien me dire.

La discussion avait pris une tournure assez dramatique, ce n’était pas du tout ce à quoi je m’étais attendue en le voyant ivre contre le mur du bar, je doutais d’ailleurs qu’il soit capable de tenir une conversation sensée vu son état. J’étais loin du compte … Je pense au final que l’alcool a plutôt aidé à ce qu’il me parle aussi librement. « Que ce ne sont peut-être que des apparences. Que dans le fond, les choses sont peut-être loin d’être claires … » Je n’avais même pas eu le temps de lui répondre qu’il avait déjà enchainé, me perturbant un peu plus. « Enfin, non rien, oublie ce que je viens de dire. Les choses sont bien claires en réalité. » Je n’arrêtais pas d’y penser, de penser à ces paroles échangés. Je ne pouvais nier que les choses n’étaient pas aussi simple qu’on voulait bien se le dire, moi la première, je préférais me dire que ce n’était que de l’histoire passée, pour ne pas prendre de risques à nouveau. « Je ne suis pas sûre qu’on ait été réellement sincère l’un envers l’autre … » On serait amenés à en parler un jour, autant cesser dès maintenant de continuer sur des faux semblants. « Du moins, je ne l’ai pas été … ». Si je n’en parlais pas maintenant, je ne pense pas que je trouverais la force de le faire un autre jour, surtout en l’ayant en face de moi dans son état normal.

a peine avais-je mis les pieds dans son appartement que je le regrettais déjà. Non pas que je n’avais pas envie d’y être, mais c’était encore trop dur, tout semblait encore frais dans ma tête, et cet endroit me rappelait surtout encore beaucoup trop de choses, bien plus que n’importe quel autre endroit. Je me pensais assez forte pour affronter tout ça, mais j’avais tort, et je me devais de m’en aller. « Attends Aislynn … Tu ne veux pas boire quelque chose ? » Rohan ne semblait pas du même avis que moi, et je dois dire que le contact de sa peau contre la mienne me fit frissonner « Rohan … » Je n’osais même plus le regarder, je me sentais bien plus jeune que je ne le suis et ridicule à cet instant. « Je voudrais que tu restes un petit peu … pour qu’on … discute ? » Je finis par me retourner vers lui et l’affronter, il faudrait qu’on y vienne tôt ou tard, alors s’il était disposé à le faire, autant le faire aujourd’hui. Je retournais finalement sur mes pas, et je sentis son léger sourire. Je ne me sentais pas des plus à l’aise et je me posai finalement dans le canapé. « D’accord, mais je ... je ne resterais pas longtemps … ».


   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Ven 13 Fév - 11:51

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Je me trouvais autant perdu qu'Aislynn. Je ne savais plus quoi penser, je n'osais même plus penser à quoi que ce soit. Malgré les apparences, je n'avais pas envie de m'énerver, ni même de me justifier sur quoi que et encore moins sur les raisons de mon alcoolisme. La discussion avait pourtant bien démarré avec Aislynn, aussi bien qu'on aurait pu le croire. Sauf que l'alcool accompagné des questions d'Aislynn avaient fait que le ton avait monté. Lorsque j'avais bu autant que possible, plus rien ne comptait dans ma tête. Pas même les sentiments. Et c'était là mon erreur. Aislynn ne devait pas trop comprendre pourquoi la situation prenait un tel tournant et j'en était l'auteur. Comme j'étais l'auteur de ses blessures, je serais à nouveau celui de cette plaie réouverte en abordant le sujet de son absence. "Parce que malgré ce que tu as l'air de penser, je te connais toujours, et je sais reconnaitre quand tu me caches quelque chose ..." Elle paraissait hors d'elle que je puisse lui mentir. Auparavant, jamais je n'aurais osé, pour la simple et bonne raison que l'on valait plus de simples mensonges. Elle renchérit. "Je pensais pas qu'on en arriverait à ça ... C'est donc à ça qu'on en est réduits, à se mentir et se cacher les choses ? " J'avais l'impression de revivre un cauchemar. Le même genre de cauchemar que celui que j'avais vécu lorsqu'elle était partie si loin de moi et pendant autant de temps. Je crois que cette histoire nous marquera à jamais et que rien n'y ferait qu'on l'oubliera, quelque soit le lien que nous avons l'un avec l'autre. Malgré ça, je souhaitais oublier tout ça, oublier ce que j'ai pu vivre pendant trois ans. "Mais qu'est ce que tu crois Aislynn ? Que tu peux sortir de ma vie et revenir comme ça sans que rien ne change ? Que tu peux te permettre de me poser des questions sur ma vie alors que toi-même tu ne peux répondre aux miennes ? " Je ne voulais pas m'énerver, pas sur elle. Je n'avais pas le droit. Pas après que je l'ai appelé, qu'elle soit venue pour moi et à cause de moi. Certes, je ne voulais pas qu'elle sache pour mon alcoolisme mais je n'avais pas le droit de l'envoyer sur les roses d'une telle façon. Et je savais qu'avec mes paroles, je tapais là où elle avait encore mal. "Tu ne peux pas revenir comme ça sans que ça ne change. Parce que entre nous, ce ne sera plus jamais comme avant. Rien ne sera comme avant. "

J'avais répondu à Aislynn avec une telle vivacité et un tel tact qu'à peine les mots sortis, je me demandais comment j'avait pu lui répondre ces mots là. Je me permettais de remettre le sujet sur le tapis. Je me permettais de changer les rôles et de me faire passer pour la victime, de noyer le poisson sur l'origine de la conversation. Certes, elle était partie pour une raison bien précise. Mais jamais elle ne s'était demandé le mal que cela m'avait fait, de la savoir loin de moi, sur cette île, entouré de gens plus fous les uns que les autres et que sais-je encore. Durant tout ce temps, je m'étais juré de ne plus replongé, de ne plus succomber à elle. Sauf qu'une fois devant moi, les sentiments avaient refait surface et à présent, il était difficile de me les cacher et de les cacher. Mais je ne pouvais pas les dire à voix haute. Tout simplement parce que la situation n'était pas ouverte à ce genre de conversation. Et je n'avais pas envie de la blesser plus que je ne l'avais fait quelques minutes plus tôt. "Pourquoi ?" Me répondit-elle. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi elle me répondait uniquement avec ce mot. Je ne comprenais même pas moi même vers où la discussion partait. Je regardais Aislynn, qui n'osait plus affronter mon regard. " Je suis désolé  ... " Je ne voyais que cette réponse à lui offrir. Pour la simple et bonne raison que oui j'étais désolé d'avoir sorti une telle bombe de ma bouche. Là n'était pas mon intérêt et pourtant, j'aurai voulu que la conversation sur ce sujet continue.

Rien ne se passait comme on aurait pu le prévoir. Un début de soirée assez mouvementé et une fin également. Jamais je n'aurai imaginé finir la soirée avec Aislynn et encore moins aborder autant de sujet. Malgré mon état d'ivresse, j'avais de plus en plus les idées claires et la langue qui se déliée. J'avais répondu à Aislynn d'une façon qui voulait en dire plus que prévue. Elle me regardait et je pouvais lire dans son regard qu'elle se posait beaucoup de questions. "Je ne suis pas sûre qu'on ait été réellement sincère l'un envers l'autre ..." J'avais aussitôt tourné mon regard vers elle, voulant lui poser mille et une questions sur le pourquoi de sa réponse. "Du moins, je ne l'ai pas été ... " Je me demandais où elle pouvait bien vouloir en venir. Je n'osais pas répondre, de peur de ne la couper dans ce qu'elle souhaitait me dire. Mais je lui répondis tout de même. "Qu'est ce que tu veux dire exactement ? ... Je crois que tu as raison ..."  Je baissais la tête. Je ne savais pas si c'était le bon moment ou non, mais je me disais que c'était l'occasion de le faire. Plus jamais j'aurais d'autres occasions.  "Moi non plus je n'ai pas été totalement sincère ..."

Arrivés chez moi, j'avait montré un visage déçu lorsqu'Aislynn décida de partir comme ça. J'avais été content qu'elle accepte de monter et je ne voulais pas qu'on termine la soirée comme ça, sur un simple merci, au revoir. Je voulais au moins qu'on termine notre discussion. Alors lorsqu'elle s'était dirigé vers la porte d'entrée, je l'avais rattrapé, comme ce que j'aurai dû faire lorsqu'elle avait voulu prendre cet avion. Je lui avais demandé de rester, lui proposant quelque chose à boire. "Rohan ..." Me répondit-elle. Je la regardais presque en la suppliant de rester quelques minutes de plus, juste le temps d'un verre. "D'accord mais je ... je ne resterais pas longtemps ..." Elle s'installa dans le canapé et avant de m'installer près d'elle, je me dirigeais vers la cuisine. "Tu veux boire quelque chose ? " J'étais un homme de parole. Je souris. J'étais content de la revoir assise sur ce canapé et de voir qu'elle avait accepté de rester un peu plus longtemps. Je ne savais pas trop comment la soirée se terminerait mais j'avais l'espoir qu'elle se termine bien.



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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Ven 13 Fév - 13:51


   
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La soirée prenait une tournure dramatique que je n’aurais jamais imaginée, rien ne prédisait cela, et ça avait été plus fort que nous, il avait fallu qu’on aborde, ou plutôt que j’aborde des sujets dérangeants, alors que les choses auraient pu se passer très simplement. J’aurais pu tout simplement répondre à son appel, l’aider à rentrer chez lui, sans chercher à connaitre la raison du pourquoi, et les choses se seraient passées de la façon la plus simple qui soit. Parfois, je m’en voulais de toujours chercher à tout savoir, j’avais le don de gâcher pas mal de moments, et j’avais l’impression que c’était encore pire depuis mon retour, comme si j’avais besoin de comprendre tout ce qui avait pu se passer durant mon absence, même des choses sans importance, je n’arrivais pas à seulement laisser le temps faire les choses. « Mais qu'est ce que tu crois Aislynn ? Que tu peux sortir de ma vie et revenir comme ça sans que rien ne change ? Que tu peux te permettre de me poser des questions sur ma vie alors que toi-même tu ne peux répondre aux miennes ? » Et c’est ce que semblait apparemment me reprocher Rohan également, son ton était dur, et l’entendre me parler ainsi n’était pas facile à supporter « Je dois m’excuser de m’intéresser à toi, c’est bien ça ? » Mon ton s’accordait au sien. On dirait un de ces couples qu’on s’était promis de ne pas devenir, de ceux qui se disputent constamment et qui n’arrive pas à discuter sans se hurler dessus. Même si nous n’étions plus un couple, je pensais pas qu’on en arriverait à un tel stade, le non-retour n’était pas très loin … « Tu ne peux pas revenir comme ça sans que ça ne change. Parce que entre nous, ce ne sera plus jamais comme avant. Rien ne sera comme avant. » Et ses dires semblaient confirmer ce que je pensais, nous n’étions plus ensemble, nous ne le serions plus jamais, nous n’arriverons pas à être amis, mais malgré ça, on était incapable de rester loin de l’autre et de sortir de nos vies respectives, quel choix nous reste-t-il alors ? « J’ai très bien compris que rien ne sera plus comme avant… Qu’est ce que tu veux Rohan ? Si c’est que je sorte de ta vie, il suffit que … » Je n’avais pas fini ma phrase. Même si je le pensais depuis que je l’avais revu, le fait de le dire à haute voix s’avérait bien plus difficile et la chose plus réelle.

On semblait ne même plus être capable de communiquer comme des personnes civilisées. Il parait que de la haine à l’amour et de l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas, c’était peut-être bien vrai finalement. A cet instant, je m’en voulais de ne pas réussir à l’ignorer, de ne pas réussir à faire comme si de rien était, de ne pas réussir à le sortir de ma tête, de ma vie, de mon cœur. Quasi personne ne trouvait la personne faite pour lui du premier coup, pourquoi fallait-il qu’il en soit différemment pour moi ? J’avais beau essayer, je n’arrivais pas à m’imaginer avec quelqu’un d’autre que lui depuis que je l’avais revu. Ce serait mentir de dire qu’il n’y a eu personne d’autre durant trois ans, mais aucun n’a su me faire devenir dépendante de lui, autant que je semble l’être de Rohan. « Je suis désolé ... » J’avais l’impression que c’était tout ce dont on était capable de se dire, depuis qu’on s’était revus sur la plage, on ne cessait de s’excuser, seulement ça ne résolvait pas tout. Au contraire, ça compliquait un peu plus la situation, ça montrait que toutes ces horreurs qu’on arrivait à se dire pouvaient blesser tout autant celui qui les disait que celui qui les recevait. « On s’excuse beaucoup depuis qu’on s’est recroisés … ».

je savais que ma remarque ne passerait pas à la trappe, mais il était temps qu’on ait cette conversation, plutôt que de continuer à se faire du mal mutuellement, la situation ne changerait pas d’elle-même si on ne se disait pas tout ce qu’on retient depuis tant de temps. « Qu'est ce que tu veux dire exactement ? ... Je crois que tu as raison ... » Je savais que le moment délicat allait arriver très vite, mais je ne voulais pas faire marche arrière maintenant. Je n’avais rien à perdre, et cela ne pourrait que faire améliorer les choses, le contraire semblait réellement difficile. « Je n’y arrive pas Rohan … » Je le regardai légèrement avant de souffler pour me donner du courage et continuer. « Je n’arrive pas à faire comme si de rien était, à continuer comme ça… » Je me doutais bien que mes propos n’étaient pas très clairs, mais je ne savais pas trop comment tourner les choses. « J’essaie de t’oublier, mais … mais j’y arrive pas, je peux pas … » Mes yeux étaient légèrement brillants, cette vérité était difficile à accepter, surtout que la douleur que j’avais ressentie à cause de lui était toujours présente, mais celle de son absence, alors qu’on se trouve dans la même ville s’avère bien pire. « Moi non plus je n'ai pas été totalement sincère ... » Ces quelques mots me faisaient me sentir moins gênée, je n’étais pas la seule à avoir essayé de cacher des choses. Je tournais la tête vers lui pour l’inciter à continuer. Je savais que ce que j’avais lâché était loin d’être anodin, mais il fallait que j’arrête de me mentir.

Cet appartement, je l’avais tellement de fois revu dans mes souvenirs, mes rêves et mes cauchemars, rien n’avait changé, il était toujours le même. Je doutais même qu’il ait changé ou rajouté un peu de décoration. Je connaissais cet endroit par cœur, mais jamais je n’aurais pensé y remettre les pieds, et encore moins aussi rapidement. Cet endroit me déstabilisait, je ne savais trop pourquoi, ça ne s’expliquait pas, il était le lieu de tellement de souvenirs. « Tu veux boire quelque chose ? » Je refusais rapidement sa proposition, je ne voulais pas m’éterniser pour rien. J’attendais qu’il revienne, et sa proximité me déconcerta. « De quoi voulais tu parler ? » . Je le regardais et sa beauté me faisait chavirer une fois de plus, les années n’avaient rien enlevé à son charme, loin de là.



   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Ven 13 Fév - 18:21

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Aislynn n’était pas la seule à se sentir gênée, mal à l’aise ou encore tout autre sentiment possible dans cette situation. A cet instant précis, je me demandais pourquoi je ne lui avais pas tout simplement dit que je buvais, et que je n’arrivais pas à me sevrer, pourquoi j’avais tout gâché avec mon franc parler, mon impulsivité et cette façon de ne jamais rien vouloir dire. J’étais énervé après moi-même, toute cette discussion était de ma faute, comme bien d’autres choses. Je ne supportais plus mon côté impulsif, à toujours réagir à la moindre question ou parole qui ne me plais pas. Et ce que j’avais répondu à Aislynn, ce que je venais de lui envoyer en pleine face, était le résultat de mon impulsivité. Je n’arrivais pas à me maitriser et à réfléchir. Et ce sont les premières paroles qui me viennent à l’esprit, ce que je pense tout bas, qui sortent. « Je dois m’excuser de m’intéresser à toi, c’est bien ça ? » Je baissai la tête. Heureusement que nous étions que nous deux dans cette rue, personne n’était témoin de notre scène de petit couple de gamins à s’énerver pour la moindre parole de travers, ou à faire des crises de jalousie à tout va. Ce n’était pas non, ce n’était plus nous. Jamais nous n’avions autant élevé la voix l’un avec l’autre. « Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire … » Je me rendais compte de mes erreurs, des mauvais choix que je faisais mais surtout de l’erreur que j’avais faite de ne pas lui dire tout simplement la vérité. « J’ai très bien compris que rien ne sera plus comme avant … Qu’est ce que tu veux Rohan ? Si c’est que je sorte de ta vie, il suffit que … » Je ne lui laissais pas le temps de renchérir et je relevais immédiatement la tête. « C’est bien la dernière chose que je voudrais, que tu sortes de ma vie … Même si pour ton bonheur ce serait mieux … » Je le pensais, même si au fond de moi, une petite voix me disait de rattraper ce que je venais de dire. Je ne voulais certainement pas qu’elle sorte de ma vie, mais en plus de cette soirée, je me rendais compte que je ne faisais que de la rendre malheureuse. Et aucun homme n’avait le droit de rendre la femme qu’il aime malheureuse. « J’aurais dû tout simplement te dire la vérité. » Même si ce n’était pas vraiment ce que je voulais, j’aurais dû être raisonnable et répondre à ses interrogations concernant mon état d’ivresse.

Il est vrai que depuis que j’avais revu Aislynn, je passais mon temps à m’excuser auprès d’elle. M’excuser pour tout le mal que je lui avais fait. C’était plus fort que moi. Certes, je n’étais pas quelqu’un à exposer mes sentiments sur une table, mais parfois, j’étais raisonnable et je reconnaissais toujours mes erreurs. Et j’étais surtout honteux de la faire autant souffrir. « On s’excuse beaucoup depuis qu’on s’est recroisés … » Je baissais une énième fois la tête. Je n’avais pas eu d’autres mots en tête depuis qu’on s’était revu. Enfin si, d’autres mots concernant mes sentiments pour elle. Mais le moment propice ne s’était pas encore présenté. Aislynn était devant moi, j’aurais voulu la prendre dans mes bras, la serrer contre mon cœur, sentir son corps près du mien. Je m’approchais alors d’elle, tout en la regardant. Je ne savais pas comment elle allait réagir. Alors que je venais de faire quelques pas devant elle, je me rétractais de peur de la réaction d’Aislynn. J’avais alors baissé la tête et je m’étais reculé de quelques pas.

J’écoutais Aislynn attentivement. Je crois que c’était le seul moment de la soirée où j’étais le plus concentré et le plus attentif. Je ne savais pas exactement ce qu’elle allait me répondre, ni même m’annoncer. Je savais uniquement ce que moi j’allais lui dire. Malgré l’alcool que j’avais bu, mes esprits revenaient petit à petit. Et j’espérais qu’elle ne mette pas cette discussion sur le compte de l’alcool, qu’elle ne me dise pas que tout ce que je lui avais dit, je ne le pensais pas car j’avais trop bu. « Je n’y arrive pas Rohan ... » Je regardais Aislynn attentivement, la laissant parler jusqu’au bout. « Je n’arrive pas à faire comme si de rien n’était, à continuer comme ça … » Je voyais que ces paroles étaient difficiles pour elle à les prononcer, qu’elle était gêné. Elle semblait chercher ses mots. « J’essaie de t’oublier, mais … mais j’y arrive pas, je peux pas … » Mon cœur se réchauffa à cet instant précis. Même si elle n’avait pas dit franchement les mots, les choses. J’avalais ma salive avec quelques difficultés, ne sachant par où commencer dans la réponse que j’allais lui donner. « Moi non plus Aislynn … Je ne t’ai jamais oublié et … en même temps, j’ai pas envie de t’oublier. » Je la regardais intensément dans les yeux. C’était le moment, le bon moment pour lui ouvrir mon cœur, lui dire réellement ce que j’avais sur le cœur depuis tant d’année. « Je n’ai pas envie que tu sortes de ma vie, que t’oublier, de passer à autre chose, de rencontrer d’autres femmes. Je ne veux que toi, Aislynn … » Je m’arrêtais là, j’avais eu une peur soudaine de la réaction d’Aislynn. Je ne savais pas exactement comment elle allait prendre ce que je venais de lui dire mais j’avais une bonne impression.

J’avais proposé un verre à Aislynn qu’elle refusa poliment. Je m’étais alors installé près d’elle, à quelques mètres, voire centimètres d’elle. Elle paraissait gênée d’être là, mal à l’aise, ne sachant pas quoi dire ni quoi faire. Pourtant, j’aurai pu jurer qu’elle se serait sentie à l’aise là où elle avait presque vécu pendant plusieurs années. « De quoi voulais-tu parler ? » Je la regardais dans les yeux. Dans ma tête, les mots tournaient en boucle sans savoir vraiment ce que je voulais aborder avec elle. « De toi, de moi … surtout de nous … »


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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Sam 14 Fév - 11:14


   
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La soirée prenait une telle tournure qu’il était difficile de suivre tout ce qui se passait. J’en arrivais à me perdre moi-même et à voir Rohan, il était dans la même stature que moi, perdu, gêné. Ce genre de choses ne nous était jamais arrivé. J’étais à fleur de peau depuis quelques instants, comme si tout ce que j’avais essayé de refouler et de garder pour moi revenait maintenant. Tous ces non-dits ne faisaient que nous causer encore plus de torts qu’on en avait déjà au final. Autant dire que c’était très difficile à gérer, je ne savais même plus quoi dire ou faire, surtout qu’il semblait partir au quart de tour, peu importe ce que je disais, tout lui apparaissait comme une attaque, alors que ce n’était pas mon but. Je me demandais si on se comprenait toujours au final, je commençais sérieusement à en douter. « Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire … » J’avais l’impression qu’on ne faisait que se déchirer un peu plus, autant que cela était possible et ça faisait mal, mal de voir que tout ce qu’on avait vécu par le passé n’avait plus aucune importance, qu’on n’était même plus capable de se comporter comme des personnes civilisées et de se parler normalement, mal de voir que tout ce qu’on arrivait à faire, c’était de se cracher des horreurs à la figure. Je l’écoutais, j’essayais de saisir ce qu’il disait, même si j’étais réellement perturbée par ce qui se passait. Une larme commençait à perler au coin de mon œil, je ne saurais dire si c’est de tristesse, de stress ou autre, mais la soirée s’avérait de plus en plus éprouvante émotionnellement parlant. « C’est bien la dernière chose que je voudrais, que tu sortes de ma vie … Même si pour ton bonheur ce serait mieux … » Mon cœur qui avait raté un rebond en l’entendant, se brisa de nouveau aussi rapidement. « Qu’est-ce que tu veux réellement Rohan ? J’ai besoin de le savoir … » J’avais besoin d’éclairer les choses, de savoir ce qu’il en est réellement, pourquoi on en arrivait à se faire autant de mal pour le regretter juste après ? « Et ne me réponds pas par ce que tu estimes le mieux pour moi … Qu’est-ce que tu sais de mon bonheur ? Tu trouves que j’ai l’air heureuse comme ça ? » Mes mots sortaient tous seuls, mais j’étais totalement incapable de réfléchir depuis quelques instants, je n’en pouvais plus de contrôler tous mes faits et gestes en sa présence. « J’aurais dû tout simplement te dire la vérité. » Je ne relevais as sa dernière remarque, à cet instant, ce n’était plus ce qui comptait pour moi, on aurait le temps d’en reparler plus tard.

Tout ce que je voulais, c’était enfin réussir à comprendre ce que je veux, ce qu’il veut réellement. Pourquoi cette page de ma vie ne veut pas tout simplement se tourner. Je n’avais même pas réussi à me débarrasser des quelques affaires que j’avais de lui, de tout ce qui pouvait me rappeler notre histoire, et encore moins de ma bague de fiançailles. J’ai essayé de la jeter pour ne plus la voir, mais j’en avais été incapable. Certes, je ne la portais plus au doigt, mais je n’avais pas pu me résoudre à m’en séparer il y a trois ans, pourtant, elle me rappelait sans cesse tout ce que j’avais perdu. On avait l’air de deux idiots au milieu de la rue, deux idiots attirés l’un par l’autre comme des aimants, mais bien trop fiers pour se l’avouer. J’y avais cru, je l’avais espéré en le voyant s’approcher de moi, avant qu’il ne se recule aussi rapidement. « J’ai besoin de toi … » Murmurai-je plus pour moi alors qu’il avait la tête baissée, et tant pis pour tout ce que je m’étais promis, tous les conseils que je m’étais jurée de suivre, je ne pouvais pas. Je finis par me jeter dans ses bras, j’avais besoin de ce contact, de sentir de nouveau ses bras autour de moi, de me sentir à nouveau en sécurité. « J’ai besoin de toi, même en tant qu’ami, j’en ai besoin … » Il pouvait me repousser à n’importe que moment, mais j’en avais eu assez de me retenir, de ne rien faire, en me demandant constamment quelle serait sa réaction, et à me dire et si ceci, si cela.

J’ignore d’où m’était sorti ce courage de m’ouvrir à lui, de lui dire ce que j’avais sur le cœur, mais surtout de prendre le risque de souffrir une nouvelle fois. Je ne pense pas que mon cœur supporterait encore un nouvel affront. J’avais supporté tellement de choses durant mon absence, mais aucune ne me semblait aussi douloureuse et difficile à surmonter que ce qui se passait à cet instant. « Moi non plus Aislynn … Je ne t’ai jamais oublié et … en même temps, j’ai pas envie de t’oublier. » J’absorbais attentivement ses paroles, et son regard, toujours aussi profond, me déstabilisait totalement. Il arrivait toujours à avoir cette emprise sur moi, que je n’avais connu avec personne d’autre. « Je n’ai pas envie que tu sortes de ma vie, que t’oublier, de passer à autre chose, de rencontrer d’autres femmes. Je ne veux que toi, Aislynn … » Je sentais mon cœur s’accélérer à chacun de ses mots, à ce rythme-là, il allait finir par exploser et sortir de ma poitrine. « Je ne sais pas quoi te répondre … » Le voir se confier était plus déstabilisant que je n’aurais pu le penser, sans doute parce que j’avais tant de fois espérer qu’il le fasse autrefois, sans succès. Même si je sais ce que mon cœur veut, ma tête me dit de rester prudente, et qui sait si nous sommes sur la même longueur d’onde, ses dires ont l’air surs, mais je ne peux m’empêcher de rester prudente.

Je me retrouvais chez lui, notre ancien chez nous, et cette idée m’apparaissait comme un gout amer. Il était là, à quelques centimètres de moi, et je me comportais comme une adolescente qui ne savait pas quoi faire. « De toi, de moi … surtout de nous … » J’avais lancé la conversation, me sentant mal à l’aise face au silence, et avec Rohan aussi près de moi. « Alors il y a toujours un nous ? » Je savais que ça pouvait être mal pris, mais j’avais passé beaucoup de temps à essayer d’effacer ce pronom pour parler de lui et de moi. « Je pensais que … A vrai dire, je ne sais plus quoi penser ou faire … ».


   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Sam 14 Fév - 12:56

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Je me rendais compte que je m’embrouillais. Entre ce que je disais et ce que je pensais, je me rendais compte qu’il y avait un décalage. A vrai dire, je ne savais plus quoi penser. Jamais nous n’avions eu ce genre de conversation avec Aislynn. Et pourtant, même si elle faisait mal, elle était nécessaire à l’avenir de notre relation, que ce soit de l’amitié ou plus. Elle était nécessaire afin qu’elle et moi comprennent enfin où nous allions et où l’autre voulait aller. Sans discussion, il était impossible de comprendre la situation. Sauf qu’étant têtu l’un comme l’autre, les mots nous étaient difficiles à sortir. Je me demandais si Aislynn allait me prendre au sérieux, au regard de l’alcool que j’avais bu. Et pourtant, j’avais de plus en plus les idées claires. Même si la conversation était légèrement décousue et que Aislynn pouvait avoir l’impression que je délirais, j’étais entièrement sincère dans ce que je disais. « Qu’est ce que tu veux réellement Rohan ? J’ai besoin de le savoir … » J’avouais que mes paroles n’étaient pas claires et que surtout, je n’osais pas dire réellement ce que je pensais. « Et ne me réponds pas par ce que tu estimes le mieux pour moi … Qu’est ce que tu sais de mon bonheur ? Tu trouves que j’ai l’air heureuse comme ça ? » Je ne le savais pas si elle était heureuse ou non. En vérité, je ne lui avais jamais posé la question. Tout ce que j’avais su faire, c’était de lui dire ce qui serait mieux pour elle, sans lui demander ce qu’elle voulait et ce qu’elle en pensait. « Toi. C’est toi que je veux. » Je n’avais pas réfléchi. A l’heure qu’il était, j’étais incapable de le faire et j’avais juste dit tout haut ce que je pensais tout bas depuis bien longtemps. J’en avais assez de me voiler la face, de me demander ce qu’Aislynn pensait réellement, de me cacher mes sentiments, de les lui cacher. « Alors dis moi ce qui te rendrais heureuse, dis moi ce que toi tu veux réellement. On parle de moi mais toi, tu ne dis pas vraiment ce que tu veux pour ton bonheur. » A mon tour, je voulais savoir ce qu’elle pensait de ce que je venais de lui dire. Aislynn ne relevait pas la remarque que j’avais fait, mais je savais que ce n’était que partie remise, que ce sujet resterait dans un coin de sa tête et qu’elle me reposerait des questions.

J’avais tenté une approche auprès d’Aislynn. Je m’étais rétracté au dernier moment, ne voulant pas la brusquer. J’avais tout tenté pour ne plus que cette envie de la serrer contre moi ne me hante plus. Pendant qu’elle se trouvait sur cette île, bons nombres de fois j’avais eu cette envie soudaine, ne sachant pas quand j’allais la retrouver et si j’allais la retrouver. J’étais passé par tellement d’émotions  durant tout ce temps, que je ne savais plus quoi ressentir à quel moment. « J’ai besoin de toi … » J’entendis les mots qu’Aislynn avait murmurés pour elle-même. Je ne relevais pas puisqu’à peine quelques secondes après, elle se jetait dans mes bras. Mon cœur rata alors un bon et je n’osais même pas y croire qu’elle était dans mes bras. Je n’osais pas non plus poser mes mains sur elle, pour la serrer encore plus fort. A l’intérieur de moi, j’étais heureux de la voir dans mes bras et jamais je n’aurais cru la resserrer un jour. « J’ai besoin de toi, même en tant qu’ami, j’en ai besoin … » Je souhaitai que ce moment ne se termine jamais, qu’elle reste dans mes bras pour le restant de mes jours. « J’ai besoin de toi aussi, Aislynn. Depuis que l’on s’est rencontré, j’ai toujours eu besoin de toi … » J’avais réussi à poser mes mains dans le dos d’Aislynn, serrant un peu plus son étreinte. J’avouerais que si l’on continuait à se demander ce que l’autre allait penser, comment l’autre allait réagir, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Cependant, je n’aurais pas osé croire qu’elle se jetterait dans mes bras, pas comme ça, pas dans cette situation, pas maintenant. Elle resta quelques minutes dans mes bras. Ne voulant pas que l’étreinte s’arrête brutalement, j’avais reposé mes yeux dans les siens, puis j’avais posé l’une de mes mains sur l’une de ses joues. Nos visages étaient trop proches l’un de l’autre. Caressant du pouce sa joue, j’avais une envie soudaine de poser mes lèvres sur les siennes. Je ne réfléchissais plus, je n’avais plus envie. Aislynn, en se jetant dans mes bras, avait ouvert une porte que je m’empressais de franchir. Je ne voulais pas rater cette opportunité, quoi que l’avenir nous dire, quelle que soit sa réaction et ce que nous deviendrons. Lentement, je rapprochais mon visage du sien, pour venir poser délicatement mes lèvres sur les siennes. Un frisson me parcourut tout le corps, et je n’osais croire en ce qui se passait. Plus rien de comptait à présent autour de moi. Je voulais profiter de l’instant présent, avant qu’une énième tornade ne vienne tout détruire sur son passage et qu’elle emporte nos cœurs dans sa fuite. J’offrais à Aislynn, un baiser des plus tendres, des plus passionnés que je pouvais lui offrir. Sans me soucier du reste.

Au fond de moi, j’étais content de la tournure que prenait la discussion. Autant elle que moi, étions prêts à ouvrir nos cœurs à l’autre, témoignant enfin ce que nous avions sur le cœur une bonne fois pour toute. Aislynn avait été captivé par mon discours et je dois dire qu’une fois terminé, le poids que j’avais constamment eu sur le cœur, disparu aussitôt. « Je ne sais pas quoi te répondre … » Je me doutais légèrement de sa réponse, elle qui n’avait pas eu vraiment l’habitude que je confie autant à elle, auparavant. Je comprenais qu’elle pouvait être troublée et mal à l’aise par mes mots. Mais ils étaient sincères et je ne lui disais pas cela pour lui faire plaisir. « Ne dis rien alors … » Lui dis-je en souriant légèrement. Je ne voulais pas la brusquer, ni même la rendre mal à l’aise. Je voulais juste qu’elle sache où moi j’en étais, après qu’elle m’ait dit où elle en était dans ses sentiments. Je regardais alors devant moi, ma tête me faisait légèrement mal. Je n’osais plus affronter le regard d’Aislynn, à mon tour j’étais mal à l’aise après ce que je venais de lui dire. Je n’avais pas l’habitude d’exprimer autant mes sentiments, de me dévoiler autant. Mais je m’étais rendu compte que si je voulais revoir Aislynn dans ma vie, je me devais de le faire.

Une fois chez moi, j’avais l’impression de faire un bon en arrière de plusieurs années. Je me trouvais dans mon canapé, Aislynn près de moi. « Alors il y a toujours un nous ? » Me demanda Aislynn, suite à ma réponse. Je ne répondis pas, ne sachant quoi lui dire. « Je pensais que … A vrai dire, je ne sais plus quoi penser ou faire … » Je ne savais pas plus qu’elle. Je regardais mes mains, ne sachant pas quoi lui répondre. « J’y ai toujours cru à nous, puisque je ne savais pas les raisons de ton départ. Oui je t’en ai voulu d’être partie sans me dire la vraie raison, mais j’ai envie de passer à autre chose, d’oublier tout ça et d’avancer … Avec toi … » A ce moment, j’avais relevé la tête pour regarder Aislynn et attendre sa réponse.


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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Dim 15 Fév - 13:51


   
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Comment passer de quelqu’un en état d’ivresse qu’on vient simplement aider à une discussion qui changerait sans aucun la suite des évènements, et surtout qui compterait réellement pour ce qui adviendrait de nous, de notre avenir, de nos vies ? C’est ce qui venait de se produire, sans que je ne l’explique réellement. Je sais que ma curiosité avait un peu poussé à la chose, mais je n’avais pas cherché à aborder ce sujet, qui restait plus que sensible entre nous, et pourtant, là, il semblait calmer la conversation alors que le sujet était plus que sensible. Mais il était désormais nécessaire, nécessaire pour qu’on cesse de se faire du mal, de souffrir chacun de notre côté, mais surtout pour enfin savoir si je devais continuer d’essayer de tourner la page sur cette histoire qui m’a fait tant de bien mais aussi beaucoup de mal, nécessaire pour faire le point sur nos sentiments respectifs. « Toi. C’est toi que je veux. » Mon cœur s’accélérait dans ma poitrine, j’avais tellement voulu entendre ces mots, que j’avais du mal à réaliser qu’il venait de les dire. Il avait parlé tellement vite que j’ignorais s’il réalisait ce qu’il venait de dire. Les larmes commençaient à couler sur mes joues. Je n’étais pas triste, non, loin de là, mais tout le stress accumulait s’évacuait à cet instant. Mais je ne devais pas me faire de faux espoir avant d’être totalement sure de ce qu’il avançait, il me voulait, mais comment ? Si c’était en amie, je l’accepterais. « Alors dis moi ce qui te rendrais heureuse, dis moi ce que toi tu veux réellement. On parle de moi mais toi, tu ne dis pas vraiment ce que tu veux pour ton bonheur. » Autant jouer cartes sur table, il s’était livré, c’était à mon tour de faire la même chose, même si la douleur était toujours présente en moi, elle était insignifiante comparée à celle de le voir près de moi et de ne pouvoir être avec. « Mon bonheur, je l’ai déjà eu mon bonheur … Et c’est quand j’étais avec toi … » Les années qu’on avait passées ensemble, même si elles étaient loin d’être toujours faciles à cause de nos absences pour nos vies professionnelles, avaient été les plus heureuses que j’ai eues, tout simplement parce qu’il était là. « C’est toi qui me rendais heureuse, et sans toi je peux pas, je peux plus … ».

Je n’aurais pas pensé dire ou redire ces mots aussi tôt, surtout qu’en revenant, je ne voulais pas revoir Rohan, j’avais même prévu de l’éviter au possible, vu la souffrance que son acte avait provoqué en moi. Mais le destin en avait décidé autrement, il avait décidé qu’on e recroise sur cette plage la première fois, puis qu’il se trompe de numéro ce soir. Dès que je l’avais revu, j’avais su que mes résolutions le concernant allaient être plus que difficile à tenir, il n’y avait qu’à voir ce soir, à peine me laissait-il un message que j’accourais. Faible femme que j’étais, mais je ne le pense pas, il fallait du courage pour réussir à tourner la page sur quelque chose qui vous a brisé, mais surtout ce jeter à nouveau dans les bras de la personne qui vous a fait tant de mal. «J’ai besoin de toi aussi, Aislynn. Depuis que l’on s’est rencontré, j’ai toujours eu besoin de toi … » On dit qu’un cœur brisé ne peut être réparé que par celui qui l’a fait, il faut croire que c’est vrai. Personne n’a réussi à me faire sentir aussi vivante que lui, et ses mots ne faisaient que me faire revivre un peu plus à chaque seconde. On est deux … » J’étais dans ses bras, j’étais bien, je retrouvais cette sensation qui m’avait manquée plus que tout, la chaleur de son corps, ses bras m’enveloppant, la sécurité qu’il m’apportait. A cet instant, je n’avais envie de rien d’autre, surtout pas que notre étreinte ne se termine brutalement. Je retrouvais son odeur si particulière que j’aurais pu reconnaitre parmi mille autres. Je n’avais réussi à avoir ce degré de bien-être dans les bras d’aucun autre, tout simplement parce que c’était lui, lui et personne d’autre dont j’avais besoin. « C’est toi … » lui dis-je en le fixant, alors que sa main caressait ma joue. Je frissonnais de toute part, son toucher faisait frémir ma peau à chaque passage. Je savais très bien où nous allions, mais je n’arrivais pas, je ne voulais pas le repousser et le stopper. Ses lèvres finirent par atteindre mes lèvres, et ce que je ressentais à cet instant ne pouvait pas mentir, cette sensation, je ne pourrais l’avoir avec personne d’autre que lui, tout simplement parce que mon cœur battait pour le sien, et ce serait toujours ainsi.

A cet instant, tout le mal qu’on avait pu se faire n’avait plus aucune importance, je ne voulais plus y penser pour le moment. Je voulais tout simplement profiter de ce qui venait de se passer, on parlerait bien assez tôt de la signification de tout ça. Je ne savais moi-même pas si cela signifiait quelque chose, enfin si, ça signifiait forcément quelque chose, après, ce que cela allait donner à l’avenir, je l’ignorais. Je m’étais détachée difficilement de lui après notre étreinte, de peur de briser ce lien qui s’était recréé entre nous. « Ne dis rien alors … » Je lui souris pour toute réponse, parfois les mots ne servaient à rien. Et là, l’ambiance était loin d’être pesante. J’étais plongée dans mes pensées, essayant de réaliser ce qui venait réellement de se passer entre nous.

On était assis chez lui, et comme je le pensais, la conversation arriva bien assez vite. J’étais sure, à le voir et à l’entendre, que l’alcool n’avait plus aucun effet sur lui. Les effets s’étaient très rapidement dissipés vu l’état dans lequel il était quand je l’ai rejoint. J’étais proche de lui, et malgré ce qui venait de se passer entre nous, je me sentais assez mal à l’aise et je n’osais pas le toucher ou être plus proche de lui. « J’y ai toujours cru à nous, puisque je ne savais pas les raisons de ton départ. Oui je t’en ai voulu d’être partie sans me dire la vraie raison, mais j’ai envie de passer à autre chose, d’oublier tout ça et d’avancer … Avec toi … » Et une fois encore, l’évocation de mon départ me faisait mal. Plus ça allait et plus je réalisais qu’il en avait beaucoup souffert, presque même autant que moi, alors que j’ai longtemps cru que j’avais été la seule, qu’il devait s’en ficher et être en train de refaire sa vie avec une autre. « Je pense qu’on devrait laisser le passé où il est… » C’était la meilleure chose à faire pour avancer, surtout que si on reparlait une nouvelle fois de mon départ, on en arriverait encore à se reprocher les mêmes choses. « Et se tourner vers l’avenir … ensemble … »


   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Lun 16 Fév - 19:17

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Je me croyais dans un rêve. Ce même rêve que j’avais pu faire pendant de nombreuses nuits, ce rêve qui avait hanté mes esprits et dont j’aurai fait n’importe quoi pour qu’il se réalise. J’avais du mal à y croire, à croire en cette réalité, en cette situation. Ce rêve, j’avais commencé à le faire lorsque j’avais retrouvé Aislynn, lorsque nous nous étions retrouvés sur cette plage. Je n’aurais pas cru entendre ces mots sortirent si rapidement de la bouche d’Aislynn. Après tout ce qu’on s’était dit, tout ce qu’on avait fait subir à l’autre, je n’imaginais pas une seule seconde vivre ce moment. Mon cœur s’était accéléré en même temps que je prononçais ces paroles. Ils avaient été si faciles à sortir que je m’en voulais presque de ne pas les avoir prononcés avant. Aislynn me faisait toujours autant d’effet et à chaque fois que je posais mon regard sur elle, mon cœur s’accélérait à mesure qu’elle s’approchait de moi. Lorsque je lui avais enfin tout dit, Aislynn était restée devant moi, sans rien dire. A la fin, je me demandais ce qu’elle pouvait bien y penser. Et le retour à la réalité fut plus rapide que prévu. A la voir devant moi, sans rien dire, j’avais l’impression d’être complètement à côté de la plaque et d’ouvrir mon cœur à quelqu’un qui, elle, ne souhaitait pas la même chose. « Mon bonheur, je l’ai déjà eu mon bonheur … Et c’est quand j’étais avec toi … » J’avais la drôle impression que mon cœur allait s’arrêter, que j’allais m’évanouir presque. Lorsqu’elle avait commencé à parler, mon rêve allait se détruire mais ce qu’elle ajouta par la suite me remplissait de bonheur. Je ne voulais pas montrer que j’étais heureux, heureux de sa réponse. Je ne voulais pas lui montrer l’effet qu’elle me faisait. Maintenant qu’elle savait tout concernant mes sentiments, je devais rester prudent sur la suite des évènements. Je me disais qu’elle n’allait peut-être pas vouloir tout de suite reprendre notre histoire là où on l’avait laissé. « C’est toi qui me rendais heureuse, et sans toi, je peux pas, je peux plus … » Un sourire se dessinait sur mes lèvres, je baissais la tête. J’avais envie de la prendre dans mes bras, de la serrer fort contre moi. J’osais relever la tête afin de la regarder dans les yeux, le sourire aux lèvres. « Je peux toujours te rendre heureuse tu sais … Et c’est la seule chose que je souhaite, que tu sois heureuse … »

J’avais une drôle de sensation dans le ventre. Ce genre de sensation que l’on a lorsque l’on a en face de soi la personne que l’on aime. Lorsqu’elle était partie, elle avait emmené mon cœur avec elle et l’avait réduit en mille morceaux. A présent, elle venait de recoller les morceaux et de me réanimer. Mais j’avais peur. J’avais de nouveau peur de mes sentiments. Avant, j’avais peur de tout lui dire. A présent, j’avais peur de ce que nous allions devenir après toutes ces paroles, après tout ce qui venait de se passer. Je n’avais plus envie de tourner la page. Après qu’Aislynn m’ouvre son cœur, j’avais envie d’avancer avec elle, main dans la main. Après que je me sois confié à elle sur mes sentiments, je me sentais bizarre, comme vide. Ces sentiments prenaient tellement de place en moi qu’une fois déversé, je me sentais libéré. « On est deux … » Me répondit-elle. Je n’en espérais pas moins comme réponse. Elle était restée dans mes bras, sans cesser l’étreinte. Visiblement, elle n’avait pas eu envie que l’on se sépare, pas si tôt. Et j’aurais été frustré qu’elle décide d’arrêter notre étreinte. « C’est toi … » Ajouta-t-elle en me regardant. J’avais emprunté la porte qu’elle m’avait ouverte en se jetant dans mes bras. J’avais pris les devants et je l’avais embrassé. Aislynn ne m’avait pas repoussé, acceptant ce baiser. Durant toute la durée de ce baiser, j’étais ailleurs. J’avais alors fermé les yeux et devant mes yeux apparaissaient tous les bons moments que j’avais pu vivre avec elle. Mon cœur battait à tout rompre, à m’en fendre la poitrine. Après le baiser que je venais d’offrir à Aislynn, j’avais reposé mon regard dans le sien, ma main caressant toujours sa joue. « Je n’ai jamais cessé de t’aimer Aislynn … »

J’étais assez perdue. La tournure de la soirée n’avait pas aidé à éclairer mes pensées. J’avais gros sur le cœur et pourtant, je venais de me libérer d’un poids. J’avais encore cette mauvaise impression d’avoir fait tout ce chemin pour pas grand-chose. Aislynn, ce n’était pas le genre de fille à se laisser aller aussi facilement, qui que ce soit face à elle. Je me doutais qu’au fond d’elle-même, elle avait toujours des doutes, qu’elle restait prudente par rapport à ce qu’elle avait pu voir dans le passé. La première étape était franchie, la suivante me faisait peur, je dois dire. Elle semblait plongée dans ses pensées, réfléchissant à tout ce qui venait de se passer. J’avais peur de briser ce silence qui régnait entre nous. Ce n’était pas un silence  lourd et pesant mais il m’angoissait assez. N’osant pas aborder une énième conversation, je me contentais de ce silence.

Nous étions chez moi et nous étions même proches. La conversation s’enchaina bien assez vite. Je dois dire que j’avais plutôt intérêt à savoir quoi lui dire puisque j’avais souhaité qu’elle reste pour qu’on discute. J’avais vraiment envie qu’on en finisse avec cette histoire, qu’on mette toutes nos cartes sur la table et qu’on discute sereinement. Après ce qu’il s’était passé, il était d’autant plus important qu’on discute de la suite des évènements. Je me doutais qu’il lui faudrait du temps et que rien ne serait comme avant mais j’avais espoir qu’un jour nous reformerions un nous. « Je pense qu’on devrait laisser le passé là où il est … » Et elle avait raison. Il m’arrivait d’être parfois buté et de rester buté sur les choses du passé. Mais là, j’en avais assez de tourner en rond, de ressasser les mauvais moments du passé. Je souhaitais passer à autre chose, avancer. « Et se tourner vers l’avenir … ensemble … » Ces dernières paroles me faisaient plaisir et me réchauffaient le cœur. J’avais eu soudainement peur qu’elle ne partage pas la même envie que moi et qu’elle me freine totalement dans mon élan. Je m’étais alors permis de lui prendre la main. Je lui adressais un sourire avant de lui répondre. « Je suis content de savoir que tu veux la même chose que moi … Ca fait tellement longtemps que ce n’était pas arrivé. »


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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mar 17 Fév - 12:53


   
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J’avais totalement arrêté de réfléchir à ce qui se passait, aux conséquences que telle ou telle chose pourrait avoir sur ceci ou cela. J’avais besoin de vivre à cet instant et non de réfléchir, car si je continuais ainsi, je ne pourrais jamais avancer dans ma vie et ce n’est absolument pas ce que je voulais. Je ne voulais plus … j’avais besoin d’aller de l’avant et laisser ce que j’avais vécu pendant quasiment trois ans derrière moi. Je ne devais pas m’arrêter de vivre à cause de tout ça. Au contraire, j’avais eu la chance d’être de retour à New-York et je devais saisir cette chance. C’est ce que je voulais, j’en prenais enfin conscience, je devais cesser de me renfermer sur moi, et relever la tête pour espérer pouvoir être un minimum heureuse. Et je savais que je ne pourrais pas y arriver, tant que le vide dans mon cœur ne serait pas comblé, et il n’y avait que Rohan qui pouvait le faire. C’était ainsi, on était liés l’un à l’autre depuis qu’on s’était rencontrés. Il était l’homme de ma vie, malgré le mal qu’il avait pu me faire, je ne pouvais pas me détacher de lui et des sentiments que je ressentais pour lui. « Je peux toujours te rendre heureuse tu sais … Et c’est la seule chose que je souhaite, que tu sois heureuse … » Un immense sourire ornait mes lèvres, une bombe aurait pu exploser à côté de nous que j’étais sure que je n’y aurais même pas porté attention. Tout ce qui comptait à ce moment-là pour moi, c’était lui et la bulle invisible qui nous entourait. « Alors ne me laisse pas … » répondis-je. Je savais très bien que c’était moi qui étais partie la fois dernière, mais on en avait été tous les deux responsables. On s’était fait souffrir mutuellement, et bien plus qu’on l’aurait voulu. « Ne me f ais plus jamais souffrir, je ne suis pas sure … je … je crois que je ne le supporterais pas cette fois … » Je bafouillais, j’étais perdue entre toutes mes émotions, entre la joie de le voir près de moi, de nous sentir aussi proche l’un de l’autre et la peur de me faire briser le cœur une nouvelle fois. Ce cœur qui semblait enfin revivre, grâce à sa seule présence. Il n’avait jamais battu autant pour quelqu’un d’autre et ça, ça ne pouvait pas mentir sur ce qu’il représentait pour moi, c’était mon tout, celui de qui dépendait mon bonheur et ma vie.

Certes, les blessures étaient toujours présentes et elles ne partiraient sans doute pas de sitôt et, probablement jamais pour certaines. Je pensais notamment à la perte de mon, de notre bébé, mais je savais d’ores et déjà que ce serait beaucoup moins difficile à vivre à ses côtés. Il avait toujours eu le don de m’apaiser, c’était quelque chose que je n’avais jamais su expliquer, et en période de grand stress, il suffisait qu’il soit près de moi, pour que je me calme immédiatement. « Je n’ai jamais cessé de t’aimer Aislynn … » J’étais toujours dans ses bras, réchauffée par la chaleur de son corps. J’étais bien, incroyablement bien même, et je ne peux pas dire que cette phrase m’a laissé indifférente, loin de là, mon cœur fondait au fur et à mesure, mais je n’arrivais pas lui répondre que moi aussi je l’aimais, alors que oui, je crevais d’amour pour lui, j’étais prête à tout pour lui, mais c’était trop tôt, beaucoup trop tôt, je n’en étais pas encore prête. Je le fixais et pour toute réponse, je l’embrassais à nouveau, mettant tous mes sentiments dans ce baiser. Je ne m’exprimais pas avec des mots, mais cela représentait tout autant pour moi. C’était un peu comme si on inversait ce qu’on avait connu durant des années. J’avais toujours été celle qui livrait ses sentiments alors que lui, les exprimait très peu, c’était l’inverse qui se produisait à ce moment. Cependant, même si j’avais besoin de lui dans ma vie, je ne pouvais pas m’empêcher d’être sur la réserve, pour essayer de me protéger.

On était chez lui, et j’avais déjà oublié le fait que je ne voulais pas rester longtemps. On discutait, et c’était une chose assez rare, alors je préférais en discuter, surtout que là, on en avait besoin si on voulait pouvoir avoir une chance de reconstruire quelque chose ensemble. « Je suis content de savoir que tu veux la même chose que moi … Ca fait tellement longtemps que ce n’était pas arrivé. » Je m’étais tournée face à lui, assise en tailleur sur le canapé, je retrouvais peu à peu mes repères et je souris à nouveau, en voyant nos mains enlacées. « Je ne peux pas te promettre que ce sera facile … » Je savais que les choses ne seraient pas simples, que j’avais besoin de retrouver cette confiance en lui, mais aussi en moi, en nous. Je ne pourrais pas effacer de ma mémoire ce qui s’était produit, même si je voulais laisser ça derrière nous, il me faudrait sans doute du temps, beaucoup de temps. « Mais je suis sure qu’on peut y arriver. » continuai-je en serrant ses mains tout en les portant à mon cœur « Parce que malgré tout ce qui s’est passé, tu as toujours été là … » Il lui avait toujours appartenu et je savais désormais qu’il lui appartiendrait toujours. Il pourrait me le briser, me le piétiner, qu’il ne cesserait jamais de battre pour lui. Je ne le quittais pas des yeux, et j’avais l’impression de redécouvrir peu à peu ses traits et j’étais totalement obnubilée par sa beauté. Même s’il n’était pas dans son meilleur état ou à son avantage, je ne pouvais cesser de le trouver plus que séduisant. D’ailleurs, cette pensée finit par me faire rougir et je me mordillai la lèvre inférieure en y pensant. Je sortais enfin de ma contemplation avant de souffler et d’ajouter « Qu’est-ce qu’on va faire ? » Je ne savais pas ce qu’il allait advenir de nous, si nous nous étions réellement remis ensemble, si c’était un écart qui s’était produit ce soir. A vrai dire, mon cerveau commençait à nouveau à s’embrouillait, l’heure tardive et la fatigue n’aidant pas forcément à éclairer les choses.

   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Mer 18 Fév - 10:55

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A ce moment précis de la situation, un tas de questions tournait dans ma tête. Je ne savais plus quoi penser de ce qui venait de se passer, ni même oser y croire. Mon esprit était brouillé et j’avais peur que ce ne soit qu’un rêve. J’avais peur de me réveiller et que tout ce qui venait de se passer n’était que l’ombre de mon imagination. Je ne le supporterais pas si c’était le cas. J’aurais voulu que ce moment ne s’arrête jamais, qu’Aislynn ne s’arrête jamais de me dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. Je prenais conscience petit à petit qu’au final, nous avons souffert tous les deux de cette situation, de cette séparation plus que douloureuse. Je prenais conscience qu’il ne me fallait qu’Aislynn dans ma vie pour que mon bonheur soit à son maximum. Et je comprenais que si je voulais la rendre heureuse, il ne fallait plus que je la fasse souffrir comme j’avais pu le faire. Mais je n’avais plus envie de souffrir non plus. Et je me rendais compte que tout ce temps que j’avais attendu avant de tout dire à Aislynn avait été en partie la cause de ma souffrance. Le fait de les garder au plus profond de moi, de me cacher mes sentiments m’avait permis de construire une carapace d’une solidité impensable. Et encore une fois, c’est grâce à elle, la seule qui puisse la percer, que j’avais pu lui ouvrir mon cœur. Après cette épreuve, j’en avais le souffle coupé, tellement la sensation de liberté était forte. « Alors ne me laisse pas … » Me répondit Aislynn. Ce n’était plus mon intention malgré ce que soit-elle qui se soit éloigné de moi. Je n’avais plus envie de passer les soirées comme celle que j’avais passée avant de retrouver Aislynn. Je n’avais plus envie de passer mon temps libre à me mettre plus bas que terre et à faire de nouvelles rencontres. Je voulais m’en sortir pour elle, la femme de ma vie. « Ne me fais plus jamais souffrir, je ne suis pas sure … je … je crois que je ne le supporterais pas cette fois … » J’avais plus que conscience de ce que je lui avais subir durant tout ce temps et pourtant, je n’avais jamais voulu lui faire de mal, cela avait été contre mon gré. « Je te promets de ne plus te faire autant de mal. Mais à toi aussi de me promettre de ne plus t’éloigner aussi longtemps de moi. » Je ne voulais pas à nouveau remettre le sujet sur le tapis mais je devais m’assurer qu’elle non plus n’allait plus faire cette même erreur. Mon cœur avait que trop peu apprécié son départ pour des raisons que je n’avais pas su tout de suite.

Aislynn ne devait sans doute pas me reconnaitre. Je dois dire que moi-même je ne me reconnais pas. Moi qui étais si souvent renfermé sur moi-même, qui ne montrais aucun sentiment, pas l’ombre d’une émotion, je me permettais de lui ouvrir mon cœur, au beau milieu d’une rue. Ce qui me faisait changer, c’était la douleur que j’avais pu ressentir lors du départ d’Aislynn. Elle s’était alors intensifiée lorsque je la savais sur cette île voire même morte. De là, je m’étais juré de ne plus jamais tomber amoureux et encore moins de pardonner à Aislynn, la femme qui avait été capable – et qui le serait toujours – de me faire autant souffrir. Mes promesses, j’étais loin de les avoir tenu. Le fait de revoir Aislynn, de m’être rendu compte qu’elle pouvait m’échapper me faisait me rendre compte que pour elle, je me devais de changer, de lui prouver mon amours non seulement par des actes mais aussi par des paroles. Je connaissais Aislynn et je savais que c’était ce don elle avait toujours voulu, que je me confie sur mes sentiments. Elle n’avait pas répondu au fait de je lui dise que je n’avais jamais cessé de l’aimer. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle y réponde non plus. Je la connaissais, elle qui avait appris à se méfier au fil du temps. En guise de réponse, elle m’embrassa à son tour. Légèrement surpris, j’acceptais ce baiser, y mettant tout mon amour pour elle. J’aurai voulu que ce baiser ne se termine jamais, cependant, je me rendais compte que nous étions peut-être allé trop vite et qu’il fallait que je me protège moi aussi. Même si je n’avais plus peur de souffrir, à présent, l’avenir me faisait peur.

Jamais je n’aurai pu croire qu’Aislynn remette un pied chez moi de si tôt. Au plus profond de moi-même je l’avais tant de fois espérer malgré les apparences. Mais à présent, je ne voulais pas me faire de fausses idées. Pas après ce qui s’était passé entre elle et moi. Tout comme elle, je devais m’assurer que nous regardions dans la même direction pour aller ensemble au même endroit. Je me devais de me protéger également et être sûr de la tournure les choses. J’avais été content de savoir qu’elle désirait la même chose mais je me doutais de la suite de la réponse. « Je ne peux pas te promettre que ce sera facile … » Je m’en doutais. Je me doutais que si je voulais que l’on reforme un nous, je devrais redoubler d’efforts et être plus que patient avec Aislynn. A vrai dire, je n’étais peut-être pas réellement prêt à reconstruire quelque chose. Pas si tôt. « Mais je suis sure qu’on peut y arriver. » Elle me rassurer tout de même. Je ne savais pas comment les choses allait devenir mais j’avais de l’espoir. J’avais espoir après tout ce qu’elle m’avait dit tout au long de la soirée. Nos mains étant enlacées, elle en avait porté une de mes mains à son cœur. Je la regardais faire, tout en étant captivé. « Parce que malgré tout ce qui s’est passé, tu as toujours été là … » Je lui souris, sans savoir quoi lui répondre. Même si elle ne disait pas les choses clairement, elle me les faisait comprendre et j’étais le plus heureux des hommes. Mais je ne voulais pas d’emporter et me jeter directement sur elle, ce n’était pas moi. Puis, je la voyais gênée, par je ne savais quoi exactement. Elle se mordillait la lèvre, elle me faisait sourire lorsqu’elle faisait ce geste, témoignant son mal à l’aise. « Qu’est ce qu’on va faire ? » Je ne voyais pas où exactement elle voulait en venir. Je baissais la tête, je ne savais pas exactement quoi lui répondre. Mais je voulais la rassurer. « On va déjà prendre notre temps, je pense. » Je ne souhaitais pas précipiter les choses et faire tout ce qui était en mon pouvoir pour rendre notre histoire plus belle qu'elle n'avait pu l'être dans le passé. Et le temps était de rigueur. Me demandant quelle heure se faisait-il, je posais mon regard sur l’horloge de la cuisine. L’heure qu’il se faisait n’était plus vraiment une heure pour discuter. Ne sachant comme allait réagir Aislynn, je lui posais une ultime question. « Il se fait tard, tu veux rester dormir ici ? Je prendrais le canapé …» Je ne voyais rien de mal dans ma proposition. Je serais plus rassuré de la voir repartir le lendemain matin plutôt que maintenant.


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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Jeu 19 Fév - 18:39


   
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La soirée avait pris une toute autre tournure et je la préférais à celle de départ, de loin même. J’avais l’impression de me sentir à nouveau vivante, à nouveau moi-même et que désormais, les choses seraient plus simples pour moi, que j’allais enfin me retrouver et retrouver cette vie que j’avais perdue en partant. Je ne me projetais pas dans le futur, à me faire des films de telle ou telle chose, je savais que rien ne serait simple, que ce serait sans doute bien plus compliqué que ce que je peux penser à cet instant, mais je ne devais pas m’arrêter à ça. Je n’étais pas du genre à reculer devant les difficultés, je les avais toujours affrontées, quelles qu’elles soient, notamment sur l’île. La seule fois, où j’en avais été incapable, était celle où j’avais décidé de partir à Tokyo. Peu importe ce qui en a découlé, je savais que je ne referais jamais ce choix de fuir, j’étais bien plus forte que ça. Assez pour me laisser aller avec lui et essayer de peut-être reconstruire quelque chose. Je ne savais pas vraiment ce que tout cela signifiait, mais ça signifiait forcément quelque chose et seul le temps nous dira ce que c’est. « Je te promets de ne plus te faire autant de mal. Mais à toi aussi de me promettre de ne plus t’éloigner aussi longtemps de moi. » Je le regardais et j’étais attendrie par son regard, son côté un peu plus fragile que je ne connaissais que trop peu. Je pouvais dire qu’il avait énormément muri durant mon absence, c’était l’image qu’il dégageait. « Je te le promets. » acquiesçai-je. Je ne voulais pas avoir à revivre une telle situation et souffrir à nouveau, comme j’avais souffert. Mais malgré tout cela, rien ne prédit que ça va marcher entre nous cette fois, nous ne sommes plus ces adolescents qui se sont rencontrés au lycée, nous avons changés, et surtout, nous avons évolué l’un sans l’autre pendant trois ans. Ce n’était pas rien, et qui sait si les personnes que nous sommes devenues sont compatibles entre elles. Certes, les sentiments sont là, je ne douterais jamais de ça, même la distance et le temps n’ont pas réussi à les effacer, c’est qu’ils sont plus que sincères, mais parfois, l’amour ne suffit pas, mais ça seul l’avenir nous le dira.



Je savais que j’allais casser l’ambiance, mais j’avais besoin de le savoir et d’aborder le sujet « Tu repars quand ? » . Oui je pensais déjà aux côtés les plus négatifs de notre relation, mais j’avais besoin de savoir. Je me demandais même si ce n’est pas le fait de devoir repartir bientôt qui l’avait aidé à se livrer, peut-être de peur de ne pas pouvoir le faire plus tard. Je savais à quel point l’armée comptait pour lui, que c’était son métier et je l’acceptais complètement. Je voulais juste savoir si je pourrais le revoir avant qu’il ne parte ou non. « J’ai juste besoin de savoir … » Je savais que c’était égoïste de ma part, mais j’aurais aimé pouvoir le garder davantage avec moi, et pouvoir profiter du fait de le retrouver, mais je savais d’ores et déjà que ce ne pourrait pas être possible. Déjà, alors qu’on était ensemble, je ne pouvais le voir que quelques jours par ci, par là, toujours trop peu à mon gout. Je me doutais bien que les choses devaient être toujours à peu près similaires. L’idée qu’on soit bientôt à nouveau séparés alors qu’on vient à peine de se retrouver ne m’enchantait pas. J’avais fait avec durant des années, et je continuerais à le faire si les choses continuent entre nous deux.
J’avais du mal à me détacher de ses bras, de peur de me rendre compte que tout cela n’était pas réel, j’avais juste envie de rester dans ma petite bulle, où seuls lui et moi comptions. On avait perdu du temps, beaucoup de temps, mais j’étais désormais prête à repartir sur de bonnes bases. J’avais appris de mes erreurs, enfin je ne sais pas si ce sont forcément des erreurs, mais je me sentais et j’étais différente de celle qui était partie. Pourtant, malgré cela et tout ce qui s’était passé, Rohan restait mon point d’ancrage dans la vie, peu importe ce que je faisais et ce que je pourrais faire, je savais que ça ne changerait pas et qu’il serait toujours présent.

Je ne me sentais pas réellement à ma place ici et je ne saurais pas dire pourquoi. Certes, cet appartement me rappelait les raisons de mon départ, mais il était également le témoin de notre amour et des nombreux bons moments qu’on y a passés, pourtant, je n’arrivais pas à me sentir à l’aise. Je m’étais finalement concentré sur Rohan, c’était lui qui m’importait à cet instant, plus que ce qui nous entourait. Il y a une chose sur laquelle on semblait s’accorder, on ignorait tous les deux où on allait, mais on voulait y aller. « On va déjà prendre notre temps, je pense. » Je souris à sa réponse, c’était exactement ce que je voulais également. « C’est ce que je veux aussi ! » Je n’étais pas prête à me précipiter tête baissée dans une histoire, même avec lui, sans réapprendre à le connaitre, mais surtout, je n’étais pas prête à reprendre notre vie où on l’avait laissée, et faire tout pour la rattraper rapidement. « Mais j’espère vraiment que cette fois sera la bonne … » C’était ce que je voulais, j’en étais sure, mais je ne pouvais m’empêcher d’avoir des doutes en moi. Après tout, j’ai déjà vu que la vie n’est pas toujours comme on peut la prévoir, puisque je n’aurais jamais imaginé vivre tout ce que j’ai vécu. « Il se fait tard, tu veux rester dormir ici ? Je prendrais le canapé …» Il était vraiment adorable avec moi, mais je ne pouvais pas accepter, ça, ça irait bien trop vite si c’était le cas, et pour le moment, je ne me sentais pas prête à franchir ce cap. Je finis par me lever pour m’approcher de lui avec un léger sourire aux lèvres. « Ce n’est pas que je veux pas, mais ce n’est pas une bonne idée Rohan … » Je ne doutais pas de sa bonne foi et du fait qu’il dormirait sur le canapé, mais je ne me sentais vraiment pas prête à redormir dans ce lit, sans lui. Ça me ferait remonter encore plus de souvenirs à l’esprit et ce n’était pas toujours bon. J’étais à sa hauteur et je finis par me baisser pour lui déposer un baiser sur la joue « Il vaut mieux que j’y aille maintenant. » Je n’avais pas forcément envie de me séparer déjà de lui, mais c’était al chose la plus raisonnable à faire. On venait de se retrouver, il fallait maintenant laisser le temps au temps de faire le reste.
   

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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN Ven 20 Fév - 11:35

If you love me, you 'll do this and not ask why ...
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Cette soirée avait été riche en émotions et en rebondissements. Je n’aurais jamais misé pour qu’elle se déroule de cette manière. Mais j’avais préféré cette tournure des choses plutôt qu’à une autre. Je me sentais tellement bien en présence d’Aislynn que j’aurais voulu que la soirée ne s’arrête jamais, que nous ne devrions jamais renter chacun chez soi. Je n’avais plus envie de la quitter après tout ce qui venait de se dérouler. J’étais dans ma bulle et pourtant, je savais que ma bulle allait bientôt éclater pour rendre la réalité encore plus dure. Tout était à refaire, en réalité. Nous avions ouvert notre cœur, bien. Etape suivante. Et j’en avais la trouille. J’avais la trouille de ne plus être à la hauteur des espérances d’Aislynn, de ne plus lui convenir comme elle l’aurait souhaité, de ne pas être capable de la rendre heureuse, qu’elle se rende compte au final que son avenir devait être avec quelqu’un d’autre que moi. Ca m’effrayait mais j’avais envie d’en voir les premières images de cet avenir incertain. J’avais envie de voir ce que cela donnerait à nouveau, de ressentir les mêmes choses que j’avais pu ressentir trois ans auparavant. Même si cette fois sera la mauvaise et la dernière, nous aurons tout essayé, tout ce qui était en notre pouvoir. « Je te le promets. » Une belle promesse que j’étais persuadé qu’elle tiendrait. Aislynn était une femme de parole, tout comme je l’étais. Ce n’était pas notre genre à faire des promesses dans le vide et à ne surtout pas les tenir. Sauf cas extrêmes. J’adressais un sourire à Aislynn. J’avais envie d’y croire, je croyais en nous, en cette nouvelle chance. Pour toute réponse, je lui avais souris. Je ne voulais pas briser ces paroles. Je ne voulais pas briser ce moment si tendre, ce moment que j’avais attendu pendant tellement longtemps, ce moment qui me resterait à jamais gravé en tête.

Aislynn aborda l’un des sujets les plus importants dans notre histoire. Le fait que je sois militaire et que je parte durant plusieurs jours loin d’elle, pouvait faire naitre des doutes concernant notre avenir ensemble. Même si dans le passé, tout se passait pour le mieux et que nous avions trouvé le bon rythme de vie, à présent, rien n’était pareil. Je ne sais pas si Aislynn me ferait assez confiance pour que tout cela ne dure, pour que je puisse repartir pour mes missions en étant sûr qu’elle m’attendait ici, à New-York. Elle savait très bien que mon métier me tenait à cœur et que même pour elle, je ne changerais pas de métier. « Tu repars quand ? » Me demandait-elle. Je réfléchissais dans ma tête au nombre de jour qu’il me restait auprès d’elle. « Dans 3 jours. » J’étais précis et je me devais de l’être afin qu’elle comme moi sachions le temps qu’il nous reste avant d’être de nouveau séparé. « J’ai juste besoin de savoir … » Avait-elle ajouté. Je ne savais pas réellement l’effet que cela lui faisait de savoir que j’allais repartir, je me doutais que ce serait différent d’avant. Et pourtant, j’avais confiance en elle, en moi, en nous. Même si l’avenir me faisait peur, j’avais confiance. « Ca te fait peur que je reparte ? » Lui demandais-je. Au moins, je serais fixé et j’avais besoin de savoir si je pouvais partir tranquille ou non. Cette situation n’allait pas être facile mais elle savait que mon travail me tenait à cœur. Même si je risquais ma vie, elle savait que de là où j’étais mes pensée lui étaient totalement dédiées. Je ne voulais pas qu’elle se fasse de fausses idées, qu’elle doute de moi à présent. Et je me demandais si elle allait aussi bien le vivre qu’avant.

Le fait de revoir Aislynn assise sur le canapé me faisait un drôle d’effet. J’avais si longtemps espérer la revoir un jour dans mon appartement, dans cet appartement où on avait passé la plupart de nos nombreux bons moments ensemble. Je voyais dans son regard qu’elle ne se sentait pas à l’aise, limite pas à sa place, alors qu’elle aurait toujours une place dans cet appartement. Lorsqu’elle était partie, je n’avais pas eu envie de déménager, ne voulant pas déplacer tous mes souvenirs, tout ce qu’il me restait d’elle à ce moment là. Je lui avais répondu que nous prendrions notre temps pour que cette nouvelle chance que l’on s’accordait soit la bonne. « C’est ce que je veux aussi ! » Me répondit Aislynn. Je savais d’avance qu’elle voulait du temps, qu’elle ne m’accorderait pas sa confiance de si tôt. Mais je voulais également prendre mon temps, ne pas gacher la seule chance qui nous restait. Je voulais prendre mon temps pour réapprendre à la connaitre, après ce qu’elle avait vécu sur cette île. « Mais j’espère vraiment que cette fois sera la bonne … » « Si on le veut tout les deux, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. Cette chance sera la bonne, je te le promets. » Je lui souris. J’étais toujours aussi mort de peur mais je voulais me lancer de nouveau avec elle, et surtout avec elle. Nos mains étaient toujours enlacées et je les lui serrais un peu plus, lui montrant que j’étais sincère et que je voulais réellement que cela marche entre nous. Je lui avais alors proposé pour rester dormir ici. Je me sentirais plus rassuré de la savoir ici, vu l’heure tardive qu’il se faisait. Sauf que je me doutais d’avance de la réponse d’Aislynn. Elle allait sans doute penser que ma proposition ne conviendrait pas avec le fait que je lui dise que nous prendrions notre temps. Au fond de moi, j’espérais qu’elle accepte, je me sentirais content de savoir que le lendemain, je verrai son visage endormi. « Ce n’est pas que je veux pas, mais ce n’est pas une bonne idée Rohan … » Elle avait sans doute raison. Je baissais alors la tête, me rendant compte de la proposition que je lui avais fait. « Tu as sûrement raison … » Je pouvais comprendre qu’elle n’était pas encore prête à passer la nuit ici, là où notre amour régnait encore. Elle s’était alors levée du canapé. Elle me faisait face et venait de déposer un baiser sur ma joue. Je ne lui en voulais pas, loin de là, mais j’étais légèrement déçue de sa réponse, bien que je me doutais de sa réponse. Je me levais à mon tour du canapé, afin de l’accompagner vers la sortie. « Il vaut mieux que j’y aille maintenant. » Je m’approchais une dernière fois vers elle pour la serrer une nouvelle fois dans mes bras. « Je te remercie d’être venue, j’ai finalement passé une excellente soirée. » Lui dis-je une fois mon étreinte terminée. Je m’avançais alors vers la porte tout en regardant Aislynn s’avançait vers le couloir de l’immeuble. Je lui adressais un dernier signe ainsi qu’un sourire avant de refermer la porte de mon appartement derrière elle. J’avais le cœur à la fois lourd et léger. Mais j’étais heureux, heureux de la tournure des choses et ravi d’avoir finalement passé la soirée avec la femme pour qui mon cœur bat.


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Message(#) Sujet: Re: If you love me, you'll do this and and not ask why • AISLYNN&ROHAN

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