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» Laïla-Chilali G. Liliana "
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Message(#) Sujet: (laïla&thais&fernando) + prendre chez l'un, remplir chez l'autre Dim 25 Jan - 17:03



✈ FERNANDO & LAILA-CHILALI & THAIS
prendre chez l’un, remplir chez l’autre

Tout était à la fois si semblable et si différent, comme une copie déformée de sa vie d’avant, sans qu’elle ne parvienne à mettre le doigt sur ce qui, dans ce campement, entrainait chez elle cette nostalgie qu’elle ne savait comment gérer. Dans les premiers temps, elle l’avait laissé prendre le dessus et s’était complétement repliée sur elle-même sans s’intéresser réellement à ce qui l’entourait. Mais depuis quelques jours, quelques semaines peut-être, elle cherchait à éloigner ce sentiment en ne se laissant plus le temps de réfléchir, s’occupant nuit et jour jusqu’à s’effondrer de fatigue sans que les pensées ne puissent s’immiscer en son esprit. Du jour au lendemain, celle dont la moitié du campement ne connaissait même pas le prénom était devenue la plus active et la plus enjouée du groupe. À peine quelqu’un prenait la parole pour demander « Qui veut m’accompagner fa… ? » qu’elle se levait en déclarant « Moi ! » sans même avoir entendu de quoi il était question. Cela allait du tour en forêt pour chercher du bois mort afin de raviver le feu aux nuits de veillée, souvent inutiles mais indéniablement rassurante, en passant par l’espionnage des autres clans et la garde des quelques enfants du groupe. Tout était prétexte à s’occuper l’esprit, et elle s’impliquait à fond dans chaque tâche qui lui était confiée. Elle avait le sentiment de servir à quelque chose, d’être un rouage indispensable dans cette machine bien coordonnée, et cela était tellement nouveau pour elle qu’elle ne parvenait pas à s’arrêter. C’est pourquoi, ce matin-là, tandis que certains Kappas examinaient avec attention l’idée d’aller voler quelques ressources aux Sigmas, autant pour les affaiblir que pour consolider leurs propres réserves, la jeune amazone s’était portée volontaire. On avait tenté de lui faire changer d’avis, on lui avait conseillé d’aller se reposer, mais aucun argument n’avait porté ses fruits, et on avait finalement fini par s’exclamer que, si elle voulait se tuer à la tâche, qu’elle le fasse, ce n’était pas faute de l’avoir prévenu. C’est donc légèrement agacée que la jeune fille était allée s’installer à l’entrée du campement, attendant que d’autres volontaires la rejoignent. Assise en tailleur sur un tronc couché au sol, tandis que les oiseaux faisaient entendre leur douche mélodie, elle tâcha de lutter contre la déferlante de souvenirs qui ne manqueraient pas de l’entrainer dans un abime de découragement total. Elle attrapa alors un bout de bois au sol et, attrapant le petit poignard que Mina lui avait offert en douce quand elle avait compris que Laïla allait partir sans qu’elle ne puisse l’en empêcher, elle se mit à le tailler. Peu à peu, un petit tas de copeaux s’amoncelait à ses pieds, tandis qu’elle devait faire attention à ne pas se couper les doigts tant son morceau de bois était devenu petit. Elle se dit que personne n’allait venir, qu’ils avaient accepté sa requête pour qu’elle les laisse tranquille. Elle se dit qu’elle ferait mieux de rejoindre le campement et de trouver autre chose à faire.

Mais voilà que deux silhouettes sortent à leur tour de la clairière, poursuivis par quelques enfants qui scandaient que les vilains méchants n’allaient plus rien avoir à manger et que c’était eux les plus forts. Si elle ne les trouvait pas aussi mignons, à courir ainsi dans tous les sens, Laïla leur aurait sans aucun doute demandé de se taire, car leurs hurlements portaient si loin que n’importe quel Sigma à proximité risquait de les entendre. Mais la jeune fille s’était laissé attendrir par ces petites têtes blondes, et quelqu’un mit rapidement fin à leur chant de guerre improvisé en les envoyant cueillir des fruits au potager. Quand la dernière petite fille sortie de son champ de vision, elle reporta son attention sur les deux nouveaux-venus, qui allaient donc l’accompagner chez les hostiles. Quand elle les reconnu, elle ne put s’empêcher de grimacer. Fernando et Thais. Elle ne s’entendait pas particulièrement bien avec la jeune fille, qui se méfiait d’elle sans que Laïla ne parvienne à comprendre ce qu’elle avait bien pu lui faire, et ne savait pas vraiment comment se comporter vis-à-vis de Fernando. Toute son excitation envolée, elle se leva en marmonnant un maigre « S’lut », espérant que l’un d’entre eux enclenchera la conversation sur leur expédition. Elle ne voulait pas paraitre malpolie, ni même désagréable, c’est juste qu’elle ne savait absolument pas comment se conduire avec ses deux camarades, et qu’elle préférait se taire plutôt que de raconter des choses qu’elle pourrait plus tard regretter d’avoir dit. Quelques mois auparavant, elle aurait demandé aux esprits de la nature de combattre l’irritation qui grandissait en elle, mais elle savait maintenant qu’il ne tenait qu’à elle de se calmer. Le problème tenait bien là, car elle avait le sentiment que seule elle ne parviendrait pas à s’en défaire. Tout était, dans le fond, tellement plus simple lorsqu’elle croyait encore à Leplynnia et aux autres, quand elle se tournait vers eux en cas de soucis. Persuadée d’être aidée par des forces extérieures, cela la poussait inconsciemment à s’aider elle-même. Mais maintenant ? Maintenant qu’elle n’avait plus ni divinités ni sœurs pour la soutenir, elle se retrouvait seule face à ses problèmes et n’avait aucune idée pour parvenir à les résoudre. Un instant, elle eut l’idée de passer sa colère sur Fernando, qui lui avait fait comprendre que les esprits n’étaient rien et qui l’avait donc - sans le vouloir sans doute, elle voulait s’en persuader - plongé dans cet état de confusion totale, mais très vite elle l’oublia : cela ne servirait à rien de s’énerver maintenant. Alors elle inspira profondément et demanda calmement : « On passe par où ? ». Sous-entendu : par la plage ou par la jungle ? Si le premier itinéraire avait l’avantage - ou l’inconvénient selon le point de vue - d’éviter de passer sous le couvert de la forêt luxuriante, le second était plus direct. Mais elle laissait ce choix aux autres, pour ne pas qu’on pense qu’elle regrettait sa vie chez les amazones. Même s’ils n’auraient pas complétement tort …
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Message(#) Sujet: Re: (laïla&thais&fernando) + prendre chez l'un, remplir chez l'autre Lun 26 Jan - 17:09





Le malheur des uns fait le bonheur des autres



Un coup d'épaule à la sienne et son minois espiègle qui se relevait, venant chercher le regard si azuré de cet homme assis à ses côtés et qui lui désignait sans la moindre discrétion ce petit conciliabule qui se tenait non loin d'eux et où bien des choses semblaient se décider si on en jugeait aux mines austères des uns, résolues des autres... et à la présence de ce militaire qui eut tôt vite fait de faire sourire la jeune fille tandis que son compagnon, lui, poussait déjà le plus agacé des soupirs. Fernando était en effet présent et, rien que pour cela, Thaïs entendait déjà se rapprocher de ce petit groupe où on ne les avait nullement invités Raphaël et elle. Son mentor adoré serait-t-il encore fâché ? Depuis ce jour où la petite saloperie de Laura et lui étaient revenus, ensemble et entiers, du bunker l'homme semblait encore plus les garder à l'oeil le reporter et elle. Et ce matin là ne ferait sûrement pas exception ! Tant pis ! Ce n'était pas cela qui aurait pu retenir la petite tornade brune de venir s'immiscer dans ce cercle restreints d'initiés où, à bien ouvrir ses écoutilles et en remuant un peu ses neurones, on discutait ni plus ni moins de lancer une descente chez les Sigmas. Et il n'en fallait pas plus pour que s'allument au fond des océans de la demoiselle une myriade d'étoiles impatientes. Alors que son ami, toujours si prompt à se faire remarquer – et honnir- en posant les pires des questions au pire des moments , s'apprêtait à ouvrir la bouche elle l'en dissuada d'un coup de coude violent assené dans son ventre et qui , s'il lui valut une méchante claque derrière la tête et un regard noir, eut au moins le mérite de le faire se tenir cois.. Thaïs allait prendre la parole lorsque l'intervention d'une tête rouquine lui arracha une grimace et la fit se renfrogner quelques instants de plus.

Laïla... Toutes deux étaient issues des terres mêmes de la ungle. Elles y avaient vécu et y avaient renoncé. Pourtant elles en connaissaient la moindre parcelle, le moindre trésor comme le plus petit danger et, en ce sens, elles se révélaient des recrues de choix pour ces rescpés qui se lançaient parfois si promptement dans les plus malheureuses des initiatives. Comme celle qui consistait à aller fureter du côté de cette grotte où les Hostiles avaient été élu domicile. Alors, pendant une poignée de secondes, Thaïs avait retenu son souffle, se demandant ce que l'Amazone reprentie ou revenue à la lucidité pourrait bien avoir à proposer... rien, si ce n'était son aide ? Vraiment ? Cela n'en était que plus décevant et horripilant encore ! Comment une femme ayant appartenu au groupe de femmes le plus fier que la terre ait jamais porté pouvait-elle ainsi s'abaisser et n'être que gentille et docile demoiselle prête à tout pour être acceptée, appréciée.... Comment pouvait-on ainsi renoncer à tout ce qui avait été sa vie ? Comment ? Un murmure de Raphaël à son oreille et la jeune fille brune qui se figeait. Et soupirait tout en passant bien nerveusement la main dans ses si longs cheveux. Peut-être pas si inimmaginable que cela en fait l'attitude de la rouquine... Après tout, et même si les circonstances étaient plutôt différentes, toutes deux se ressemblaient et tentaient de reconstruire leur vie loin de toutes ces amarres qu'elles n'avaient larguées que trop tôt, trop brusquement aussi et surtout. Et puis, alors que son regard glissait vers le Major, Thaïs devait bien admettre que ce bonhomme là aussi elles se le « partageaient ». Partager l'affection de Fernando ? Non, la petite sauvageonne n'aimait pas cela et, serrant bien fort son ours en peluche tout contre elle , Thaïs avait attendu, silencieuse et sage au point que cela en devienne suspect, la fin de ce conciliabule.

Même Raphaël semblait en être demeuré cois et, lorsqu'elle finit par se lever et rejoindre l'endroit du camps où ils avaient comme qui dirait poser leurs pénates, il ne manqua pas de l'assaillir de questions. Auxquelles elle ne répondit pas ou seulement de ce sourire et de ce regard qu'elle laissa glisser vers ce bunker où ils n'avaient plus pu retourner depuis que Fernando avait été mis au courant de leurs petites recherches. Oh ils auraient parfaitement pu y retourner mais l'un comme l'autre avaient la certitude qu'ils auraient été suivis et incapables de faire ce qu'ils voulaient vraiment sans être découverts. Alors ils avaient rongé leur frein et patienté. Certains que l'occasion finirait bien par se présenter. Et au sourire que lui adressa le reporter alors qu'il la prenait dans ses bras, la soulevait de terre pour mieux la faire tournoyer dans les airs, le jeune homme avait compris.  La reposant à terre il avait néanmoins tenté d'émettre des réserves quant au fait de la voir ainsi aller jouer avec un feu qui, à force de le provoquer, finirait bien par la brûler ! Thaïs avait d'abod grommelé, pesté qu'elle en avait plus qu'assez de n'être prise que pour une enfant inoffensive et incapable ! Elle était une Taykar quand même ! A l'évocation de ce nom le visage du reporter s'était troublé puis fermé et quand bien même elle avait tenté de le retenir Raphaël avait préféré s'éloigner avant que leurs mots, à l'un comme à l'autre, ne dépassent leurs pensées. Elle avait juré de le suivre lorsqu'il quitterait l'île. Tout comme il avait juré de l'emmener. Mais à chaque fois qu'elle évoquait ses origines, surtout avec autant de fierté, le doute s'immisçait. Et durait généralement un bon moment.

« Sois gentil et évite d'avoir l'ait trop réjoui de notre dispute... »avait-elle dit alors qu'elle rejoignait, la moue boudeuse et les mains dans les poches, ce militaire qui devait en effet goûter le fait de la voir enfin séparée de plus d'un mère de celui à qui, le reste du temps, on eut presque pu la croire menottée ou collée ! Sans même laisser le temps à Fernando de répliquer ou d'objecter quoique ce soit elle avait passé son arc à son dos, rangé ses dagues à sa ceinture et murmuré « Si elle peut y aller alors moi aussi ! Et, non, ce n'est pas négociable ! Il ne sera pas dit que je te laisserai seul avec une amazone ! » et encore moins avec celle-là d'ailleurs ! « D'ailleurs je comprends même pas pourquoi ni comment tu peux lui faire confiance après ce que son peuple vous a fait à tes hommes et toi ! A croire que... »n regard qui se faisait plus perçant et colérique encore alors qu'elle laissait la fin de sa phrase se perdre dans les murmures du vent. Laïla était déjà arrivée et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle ne semblait pas forcément plus encline que Thaïs à faire la causette ! Répondant à son salut par un signe de la tête la petite sauvageonne avait commencé à s'éloigner, humant l'air et laissant son regard azuré tenter de percer dans les mouvements des nuages ces indices sur ce temps qui pourrait jouer en leur faveur ou non. Quand la question de savoir quel itinéraire prendre fut mise sur le tapis elle avait grimacé et, sans se retourner, le nez en l'air et le doigt pointé en direction des cumulus qui approchaient et annonçaient un méchant grain à venir « La jungle... On pataugera mais dès qu'il se mettra à pleuvoir et à tonner alors on peut être certains qu'aucun Sigma ne s'aventurera trop loin de son campement. Et surtout pas dans cette jungle qui, même quand on la connaît, réserve bien des mauvaises surprises. Ils sont bien des choses mais pas assez fous pour aller combattre la foudre rien que pour un honneur qu'ils ne possèdent pas même. Au moins nous aurons l'avantage de la surprise... » puis, se retournant vers le militaire elle lui avait souri et levant les mains en signe de reddition « Et puis la plage est trop à découvert nous ne pourrons pas nous y cacher si besoin. Mais puisque ici c'est toi l'expert..  » avait-elle dit sans mépris ni même la moindre arrogance mais toute la rare douceur dont elle était capable « Je ferai ce que tu décideras Fernando.. En toi j'ai confiance. »

Puis son regard avait glissé vers la jjolie amazone... En elle par contre... Pas sur. Mais elle ne demandait qu'à être détrompée la petite brunette hein ! Ou pas en fait...



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Message(#) Sujet: Re: (laïla&thais&fernando) + prendre chez l'un, remplir chez l'autre Jeu 29 Jan - 15:10

PRENDRE CHEZ L’UN, REMPLIR CHEZ L’AUTRE

Il était temps de passer à l’offensive, de faire quelque chose pour montrer que nous n’étions pas que des petits rescapés apeurés. Sigmas et Epsilons se faisaient un plaisir de nous prouver qu’ils n’hésiteraient pas à user de la violence pour obtenir ce qu’ils voulaient. Nous ne pouvions vraiment pas rester les bras croisés et attendre que cela se passe. Les tensions sur l’Île n’ont sans doute jamais été aussi fortes depuis que je me suis échoué ici. Ainsi, il était temps de montrer qu’on pouvait se défendre et que nous n’étions pas un ennemi à sous-estimer. Quoi qu’être sous-estimé pouvait être utile c’était aussi extrêmement frustrant. Devoir se contenter d’encaisser des actions ou des réflexions sans la moindre chance de prouver sa véritable valeur. Mais aujourd’hui il n’était pas question de sous-estimer qui que ce soit. Il allait falloir être juste et frapper là où cela faisait mal. Et c’était de cela que nous étions en train de discuter. Je ne pensais pas me proposer en volontaire pour cette mission. Il y avait sans doute d’autres militaires qui seraient heureux de s’y investir. Mais quand j’avais vu Laïla se proposer, j’avais commencé à hésiter. Elle n’était plus une amazone. Elle n’en avait plus les croyances et avait ouvert les yeux à bien des choses depuis ce jour où je l’ai… kidnappée… sur la falaise. Je n’aime pas ce mot car il est bien le nœud des problèmes que j’ai avec la rousse. Nous n’avons pas vraiment commencé sur des bases saines et j’apprécie réellement la jeune femme. Mais j’ai parfois le sentiment qu’elle ne me pardonnera sans doute jamais de l’avoir sortie de la jungle. Cependant, je ne suis pas le genre d’homme à aimer jouer sur plusieurs tableaux émotionnellement parlant. Je n’avais pas prévu de m’attacher autant à la rouquine, maintenant je devais faire avec. Et le malaise qu’il y a entre nous ne m’empêchera pas de m’inquiéter pour elle. Ainsi, la savoir là-bas, chez les Sigmas… Cela ne sonnait pas comme quelque chose avec lequel je pouvais tout simplement m’adapter avec un sourire. J’y réfléchissais tandis que la conversation continuait de battre son plein. Mon choix dépendrait sans doute du prochain volontaire. Si c’était l’un de mes gars, je n’aurais probablement aucun problème à la lui confier mais que cette expédition se compose d’anciens rescapés uniquement et je ne donnais pas cher de leur peau. Pas que je les sous-estime mais les Sigmas sont connu pour leur violence. Il vaut mieux éviter que quoi que ce soit ne dérape car cela risquerait de faire plutôt mal. Et je ne tolérerais pas qu’il y ait des blessés ou des prisonniers suite à cette action.

Je me détournai, voyant du coin de l’œil quelqu’un nous approcher. C’était Thaïs. Elle était seule. Le petit merdeux qui lui collait le train étant apparemment ailleurs dans le campement. Cela ne pouvait dire qu’une seule et unique chose ; ils se sont disputés. « Sois gentil et évite d'avoir l'ait trop réjoui de notre dispute... » Je ne pus cependant retenir le léger sourire qui redressait mes lèvres. Elle ne me laissa pas le temps de lui répondre que déjà, elle parlait à nouveau. « Si elle peut y aller alors moi aussi ! Et, non, ce n'est pas négociable ! Il ne sera pas dit que je te laisserai seul avec une amazone ! D'ailleurs je comprends même pas pourquoi ni comment tu peux lui faire confiance après ce que son peuple vous a fait à tes hommes et toi ! A croire que... » Mon sourire disparu tout aussitôt. Génial. Maintenant, j’étais obligé d’y aller où les deux filles allaient finir par se battre avant même d’avoir atteints le territoire Simga. Je lançai un regard au reste du groupe de rescapés, leur signifiant par la même que je m’occupais de gérer ça. Cela n’allait pas être simple mais, que voulez-vous, rien n’est jamais gagné d’avance dans la vie n’est-ce pas ? On se mit alors en route. Si possible, j’aimais autant éviter de gaspiller des munitions mais cela ne m’avait pas empêché de prendre une arme de poing avec moi en plus de mon couteau habituel. Les armes à feux étaient rares dans la jungle. Ainsi leur utilisation ne passaient jamais inaperçue. J’ose espérer que je n’aurais pas à en faire l’usage. Il ne fallut pas longtemps avant que nous rejoignons Laïla à l’entrée du camp. « S’lut » La rouquine ne semblait pas particulièrement heureuse de nous voir ici, tous les deux. C’était un peu douloureux mais j’avais fini par me faire à la distance qu’elle avait placée entre nous deux. Après tout, je suis celui qui l’a arraché de la jungle non ? Et je n’en ai pas le moindre remord en plus. Quant à Thaïs, je savais bien qu’elles ne s’entendaient pas. J’aurais été bien incapable de dire pourquoi mais il semblait que la brune ne s’entendait pas avec grand monde à part avec le petit con qui ne la lâchait jamais. Beaucoup sur le camp me reprochaient parfois avec un humour douteux d’avoir appris l’anglais à la jeune femme. Soit disant qu’ils n’avaient pas besoin que la petite sauvageonne ne leur réponde. Je n’étais pas vraiment de leurs avis. Une fois qu’on savait comment s’y prendre avec Thaïs, ce n’était pas difficile de se faire obéir d’elle de temps à autres. « Salut Laïla » Je fourrai mes mains dans mes poches. Trois personnes… S’était un bon nombre. Nous étions encore assez peu pour être discrets mais nous n’étions pas non plus seuls. J’aurais préféré y aller avec mes hommes, bien plus préparés à ce genre de missions mais avec les filles, nous avions un avantage sur certains terrains.

« On passe par où ? » Les choses sérieuses commencent donc. La question était véridique. Évoluer sur la plage serait plus facile que dans cette p*tain de jungle mais nous serions aussi à découvert. Et, ayant entendu suffisamment sur les Sigmas que pour vouloir en croiser le moins possible, il me semblait plus sage d’évoluer sous le couvert des arbres. « La jungle... On pataugera mais dès qu'il se mettra à pleuvoir et à tonner alors on peut être certains qu'aucun Sigma ne s'aventurera trop loin de son campement. Et surtout pas dans cette jungle qui, même quand on la connaît, réserve bien des mauvaises surprises. Ils sont bien des choses mais pas assez fous pour aller combattre la foudre rien que pour un honneur qu'ils ne possèdent pas même. Au moins nous aurons l'avantage de la surprise... Et puis la plage est trop à découvert nous ne pourrons pas nous y cacher si besoin. Mais puisque ici c'est toi l'expert… » Elle était douce et calme. Quelque chose qui n’arrivait pas souvent. J’appréciais ces moments même si nous n’étions apparemment que deux sur le camp à pouvoir en bénéficier. Ses arguments étaient corrects, pour ce coup-ci, nous étions sur la même longueur d’onde. Je ne connais pas leurs armements mais il valait mieux éviter d’être des cibles à découvert. C’était largement plus sage. « Je ferai ce que tu décideras Fernando... En toi j'ai confiance. » J’hochais la tête, sachant que c’était véridique. La brune n’accordait pas sa confiance à grand monde et savoir qu’elle me l’accordait totalement était agréable. Agréable et surtout bon à savoir. « Tes arguments sont justes Thaïs. Laïla, tu connais la jungle comme personne. C’est sans doute l’un de nos meilleurs atouts, nous serions idiots de ne pas en profiter. » Je n’aimais pas la jungle. Je ne l’avais jamais aimée. Elle était étouffante et sans pitié. La moindre erreur pouvait y être fatale. Mais je savais reconnaître un mal pour un bien et je faisais confiance à la jeune rousse pour nous guider à travers la végétation dense sans nous mettre en danger. J’observais les deux filles. Aucun doute, j’allais devoir prendre le rôle de leader pour notre petit groupe. Ca évitera tout crêpage de chignon en plus d’être logique compte tenu de mon expérience professionnelle. « Bon, je le répéterais qu’une fois. Tant qu’on n’est pas trop proche de chez eux, vous pouvez parler et faire du bruit comme bon vous semble. Dès qu’on sera suffisamment proche, j’attends de vous deux que vous vous déplaciez le plus silencieusement possible et que plus personne ne parle. L’effet de surprise est l’un de nos plus grands atout, ce serait con de le perdre. Si vous devez vraiment parler, vous chuchoterez. Laïla. » Je me tournai vers la rousse, plantant directement mon regard dans le sien. « Tu prends la tête. Tu seras notre éclaireuse et notre guide. Thaïs. » Je me tournais cette fois ci vers la brune. « Toi et moi on fait attention aux alentours et au moindre signe suspect, tu cours rejoindre Laïla si elle a pris trop d’avance pour qu’on se regroupe. Une fois sur le campement il faudra quelqu’un pour s’assurer qu’on ne se fait pas prendre à revers le temps de faire ce qu’on a à faire. Je peux compter sur toi ? Tu es bonne à l’arc et ça nous permettrait de rester discret un maximum. » Je reposais mon attention sur la rousse. « Laïla, toi et moi, on s’occupe des ressources le plus vite possible. Le retour se fera à travers la jungle aussi mais comme on sera chargé, la formation change, on restera en groupe. Thaïs gardera nos arrière et sera moins chargée que nous pour qu’elle puisse réagir si jamais on se fait suivre. Si personne n’a rien à y redire, on peut se mettre en route. »
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Message(#) Sujet: Re: (laïla&thais&fernando) + prendre chez l'un, remplir chez l'autre Ven 30 Jan - 21:24



✈ FERNANDO & LAILA-CHILALI & THAIS
prendre chez l’un, remplir chez l’autre

La jungle. Quand la décision fut prise de passer sous le couvert de ces arbres millénaires, un éclat brilla dans les yeux de Laïla, sans qu’elle ne puisse déterminer si c’était de peur ou d’excitation. Pendant de nombreuses semaines après son retour chez les amazones, elle était incapable de s’aventurer dans la jungle, l’esprit tellement embrumé qu’elle en avait oublié jusqu’au chemin allant du camp au fleuve. Mais peu à peu, elle avait retrouvé son assurance et son aisance, même si elle ne se sentait plus à sa place en ces lieux. Elle avait parfois le sentiment que les arbres, l’herbe elle-même, lui en voulaient de ne plus croire aux esprits qu’ils abritaient, et ne se sentait plus en sécurité dans cette jungle qui l’avait vu grandir. Elle avait perdu ce lien privilégié qu’elle entretenait auparavant avec cette terre, et qui faisait d’elle une amazone. Elle n’était maintenant plus qu’une jeune fille comme les autres, qui foulait le sol sans parvenir à sentir la vie qui fourmillait sous ses pieds, qui vivait ici comme elle aurait pu vivre ailleurs. Parfois elle regrettait cette chaleur qui ne siégeait plus dans son cœur et qui lui assurait qu’elle n’était jamais seule. Parfois elle se disait que si elle retournait chez les amazones, celles qui avaient été ses sœurs ne la reconnaitraient peut-être même plus. Mais que pouvait-elle y faire, maintenant ? Elle ne pouvait ni forcer les amazones à l’accepter de nouveau, ni se forcer elle-même à croire à nouveau aux esprits. Elle se résignait donc à vivre avec ce manque dans le cœur, avec ce vide dans l’esprit. C’était surement pour cette raison que la jeune fille s’était mise à vivre à cent à l’heure, pour essayer de combler ce vide en le remplaçant par une occupation permanente. « En toi j'ai confiance. ». Au regard que lui lança ensuite la brunette, Laïla comprit que Thaïs s’attendait fortement à ce que la jeune fille finisse par abandonner les survivants au profit des amazones d’un instant à l’autre. Il y a quelques mois, en effet, elle aurait sans doute rejoint le clan rapidement en voyant qu’elle ne parvenait pas à s’adapter au mode de fonctionnement des rescapés. Mais maintenant, même si elle le souhaitait, elle n’était pas certaine que les amazones acceptent de la réintégrer au clan, aussi avait-elle pris la décision de rester chez les Kappas quoi qu’il arrive. Elle ne supportait pas la solitude, ou tout du moins aimait-elle sentir de la vie autour d’elle, sans forcément ressentir le besoin de parler avec ses camarades. Elle ne prit cependant pas la peine de réagir, elle se disait que la brune finira bien par se rendre compte par elle-même que Laïla n’avait nullement l’intention de les laisser tomber. Et puis, dans le fond, qu’en avait-elle à faire de ce qu’elle pouvait penser ? Elle ne comptait pas devenir son amie, même si elles se ressemblaient bien plus que l’une comme l’autre ne voulait bien l’admettre. Aussi sauvage l’une que l’autre, aussi indépendante. Mais ça, Laïla refusait de le reconnaitre. Elle n’aimait pas Thaïs, un point c’est tout.

C’est pourquoi quand Fernando félicita la jeune brune pour la justesse de ses arguments, Laïla ne put s’empêcher de grincer des dents. C’était de la pure logique, pas besoin d’être un génie pour savoir que rare étaient ceux qui s’aventuraient dans la jungle en cas de mauvais temps et qu’on était plus à même d’être discrets en passant par la jungle qu’en se promenant sur la plage. « Laïla, tu connais la jungle comme personne. C’est sans doute l’un de nos meilleurs atouts, nous serions idiots de ne pas en profiter. ». Cette fois-ci, la rouquine leva fièrement la tête, plongeant ses yeux dans ceux de sa rivale. Elles avaient toutes les deux grandis dans la jungle, même si elles ne s’y étaient jamais croisées avant de rejoindre l’une et l’autre le clan des rescapés, aussi connaissaient-elles toutes les deux parfaitement ces terres. Aussi la remarque du militaire remplissait de fierté la jeune fille, d’autant plus que cela lui permettait de prouver à Thaïs qu’elle n’était pas la seule à être appréciée du militaire. C’était un jeu stupide, dans le fond, à celle qui recevra le plus de compliments. Mais dans le fond, elles n’étaient toutes les deux que des gamines, qui avaient certes grandi trop vite mais qui avaient encore besoin qu’on leur témoigne de l’attention. Et il fallait dire que Laïla n’avait jamais eu, auparavant, besoin de partager avec quelqu’un l’attention qu’on lui portait, vu qu’elle était la plus jeune des amazones. Elle avait encore du mal à se faire au fait qu’elle n’était plus le centre de toutes les préoccupations, et regrettait parfois la sympathie que lui témoignaient toujours les amazones les plus âgées. Elle finit par détourner le regard pour le reporter sur la jungle. Quelque part, entre les ombres et les jeux de lumière, celles qu’elle avait considérées comme ses sœurs vivaient leur petite vie, sans plus s’intéresser à elle. C’était comme si elle n’existait plus, comme si elle n’avait jamais exister. La jeune fille n’écouta les recommandations de Fernando que d’une oreille. À vrai dire, elle n’avait pas pour habitude d’être très bruyante, et encore moins lorsqu’elle était dans la jungle. Avant, c’était par respect envers les esprits. Maintenant c’était par crainte de croiser une amazone et aussi parce qu’elle se sentait comme une intruse. Comment avait-elle pu trouver ces arbres accueillants, comment avait-elle pu considérer ce silence comme agréable ? Elle avait maintenant le sentiment que ces mêmes arbres n’attendaient qu’un instant d’inattention de sa part pour s’abattre sur elle, et le silence était terriblement oppressant. Elle se dit finalement que discuter un peu avec ses compagnons serait finalement bienvenu. Même si elle n’avait nullement envie de parler à Thaïs, vu que cela finissait en dispute à chaque fois qu’elles échangeaient la parole, et même si elle ne savait pas vraiment ce qu’elle pouvait bien raconter à Fernando. Au pire, elle les laisserait parler, et se concentrerait sur leur conversation et non sur le silence.

« Laïla. ». Elle releva la tête, et le regard du militaire capta le sien. « Tu prends la tête. Tu seras notre éclaireuse et notre guide. ». Elle hocha la tête, fière d’avoir ce rôle et dans le fond pas mécontente de pouvoir être un peu seule. Cela lui donnera une bonne excuse pour ne pas parler beaucoup. Les deux regards finirent par se séparer, et déjà la jeune rousse visualisait le trajet dans sa tête. Et la jeune fille se souvenait de chaque trajet comme si elle les avait effectué hier, se souvenait de chaque chemin comme si c’était elle-même qui l’avait tracé. Aussi ne mit-elle pas longtemps à décider du trajet qu’elle allait faire emprunter au petit groupe, et qui évitait tous les lieux les plus fréquentés par les amazones à cette heure de la journée. Elle ne s’était pas rendu très souvent aux alentours de la grotte des hostiles, mais savait qu’elle se situait pas loin du lieu de cueillette favori de Lorelaï, où la grande amazone avait souvent emmené Laïla petite, quand les hostiles n’avaient pas encore posé le pied sur l’Ile. À cette époque où rien ne pouvait laisser présager que la benjamine du groupe finirait par quitter ce dernier. Absorbée dans sa visualisation mentale du chemin à effectuer, la jeune fille ne prêta nullement attention à ce que Fernando disait à Thaïs, espérant cependant qu’elles n’auraient pas à trop collaborer. Elle ne supportait pas la méfiance qu’entretenait Thaïs envers elle, et avaient tendance à s’énerver de plus en plus rapidement. Autant donc, étant donné qu’elles n’étaient pas tranquillement au campement où elles pouvaient se crêper le chignon sans problème, ne pas leur donner l’occasion de trop se parler. C’est surement ce que dû se dire Fernando, puisque la jeune brune ne vint pas la rejoindre. « Laïla, toi et moi, on s’occupe des ressources le plus vite possible. Le retour se fera à travers la jungle aussi mais comme on sera chargé, la formation change, on restera en groupe. Thaïs gardera nos arrière et sera moins chargée que nous pour qu’elle puisse réagir si jamais on se fait suivre. Si personne n’a rien à y redire, on peut se mettre en route. ». De nouveau, elle hocha la tête. Elle se dit cependant, tout au fond d’elle-même, qu’elle aurait préféré ne pas avoir à traverser deux fois ce lieu devenu tellement étranger. Mais elle savait que c’était le plus sûr, puisque les Sigmas ne s’aventureraient pas dans la jungle. Ou du moins, s’ils s’y aventuraient, Laïla saurait comment faire pour les semer assez facilement. Tout n’était que coins et recoins, dans la jungle, et un chemin pouvait en cacher mille autres. À vrai dire, elle espérait ne pas croiser les sigmas, et encore moins les hostiles purs et durs. Elle savait, elle sentait, que c’était presque inévitable, mais elle désirait ardemment que les vilains de l’Ile restent abrités pendant la pluie et ne sortent pas de leur caverne. Elle se permit une petite question : « Et si les hostiles se pointent pendant qu’on choppe leurs ressources, on privilégie quoi ? Les ressources ou la fuite directe ? ». Lâche ? Pas vraiment. Angoissée ? Sans aucun doute.

Et les voilà qui se mettent en route, Laïla trois mètres devant et les autres derrières. La jeune fille sentait le regard suspicieux que lui jetait parfois la brune, et se doutait que cette dernière surveillait attentivement le chemin qu’elle leur faisait emprunter, guettant sans doute une entourloupe. Elle se retint de soupirer, se disant qu’elle n’en avait de toute façon rien à faire de ce que pouvait penser la jeune fille. Le principal était que Fernando ne pense pas la même chose. Parce que dans le fond, il était le seul Kappa à vraiment la connaitre. Elle lui avait presque raconté toute son enfance, tandis que lui lui parlait de la vie sur le continent et lui expliquait scientifique tout ce qu’auparavant elle expliquait par la présence des esprits. Même si elle s’entendait bien avec d’autres personnes et même si elle ne parlait presque plus avec Fernando, c’était son avis qui comptait le plus, au fond. Mais ça, elle ne l’avouait pas vraiment, elle se retranchait dans son coin parce que c’était plus facile, parce qu’elle n’était pas douée pour parler. Et que, dans le fond, elle lui en voulait quand même un peu, car c’était à cause de lui qu’elle était maintenant incapable de se sentir chez elle sur cette Ile, parce que c’était à cause de ses explications qu’elle n’avait plus les esprits vers qui se tourner. Elle lui en voulait parce qu’avant de le rencontrer elle était encore une enfant et que maintenant elle devait faire elle-même ses propres choix, qu’elle devait grandir et que c’était douloureux. Elle lui en voulait parce qu’après avoir perdu ses parents lorsqu’ils l’avaient abandonnée, elle avait maintenant perdu ses sœurs parce qu’elles n’avaient plus confiance en elles, et qu’elles ne la considéraient plus comme une des leurs. « Attention aux racines, elles sont toutes gonflées à cause de l’humidité. ». C’est Sylvernya qui dit bonjour à Leplynnia, souffla la voix de Lorelaï dans son esprit. Elle secoue la tête. Non, non. C’est pas ça, c’est juste normal, ça se fait comme ça partout. Parfois, elle aimerait pouvoir considérer ces légendes comme des jolies histoires qu’elle pourrait raconter aux enfants de l’Ile, mais elle en est tout simplement incapable, parce qu’elle se dit que les raconter c’est y croire un peu. Et surtout, quand ils se rendront compte que c’est faux, ils lui en voudraient peut-être autant qu’elle en veut actuellement aux amazones. « Pourquoi les belles histoires finissent toujours par se révéler fausses ? ». Pourquoi fallait-il que les belles histoires ne soient que des mensonges ? Ne pourrait-il pas exister des belles histoires qui existent en vrai ? Aussitôt elle s’en voulut d’avoir posé la question à voix haute, elle craignait qu’on ne la prenne pour une folle. Et puis elle se dit qu’il était impossible de faire demi-tour, que ce qui était dit était dit, et qu’il ne lui restait plus qu’à attendre et écouter la réponse de ses deux camarades, s’ils l’avaient entendus et s’ils avaient quelque chose à répondre. Mais elle se dit aussi que, peut-être, personne n’avait la réponse à cette question …
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Message(#) Sujet: Re: (laïla&thais&fernando) + prendre chez l'un, remplir chez l'autre Lun 2 Fév - 0:35





Le malheur des uns fait le bonheur des autres


Rien. Pas un mot n'avait jailli de ces lèvres pourtant si promptes à laisser se déverser sans jamais le moindre filtre ni la moindre façon les plus sombres, injurieuses et terriblement spontanées des pensées de celle qui faisait preuve d'un sang froid aussi agréable que dérangeant. S'il y avait bien une chose pour laquelle Thaïs était plus que connue c'était son incapacité totale à se maîtriser et son penchant presque compulsif et plus que prononcé pour les joutes orales ou physiques. Elle était une sauvageonne sans manières à laquelle Fernando avait, par quel miracle nombreux étaient encore ceux à se le demander, réussi à donner des allures presque civilisées. Mais à la moindre anicroche, au moindre pas de travers la nature profonde de la demoiselle reprenait le dessus et alors la violence rejaillissait. Un peu comme celle que, en effet, l'ombrageuse demoiselle rêvait, se languissait presque de pouvoir laisser fondre sans retenue aucune sur celle qui s'enorgueillissait déjà de se voir confier ce rôle d'éclaireuse que Thaïs estimait avoir été toute aussi apte à tenir. Laïla connaissait la jungle ? Parce que, elle, non peut-être ? Un soupir étouffé juste à temps et un haussement d'épaules alors qu'elle peut presque sentir la face de souris de la rouquine s'illuminer devant cette marque de confiance que venait de lui confier cet homme que les deux filles se disputaient sans même réellement en être consciente. Thaïs, elle, ne voulait plus jamais partager quoi ou encore plus qui que ce soit. L'affection, la confiance et le respect de Fernando elle estimait les avoir gagnés en apprenant leur langue, en tentant de son mieux de dompter sa nature revêche et par trop indépendante. Elle avait mérité sa place auprès du militaire ! Et l'autre, là, à part s'agiter en tous sens en espérant se rendre utile et mieux faire oublier qu'elle appartenait à ce peuple de folles hystériques et castratrices qui avaient si bien retenu les militaires... A part se la jouer petite repentie perdue et qui tentait de se faire accepter des autres... Concrètement, elle avait fait quoi de probant l'amazone pour mériter ce respect et cette affection que Fernando semblait bel et bien lui porter ? Rien ! Du moins pas aux yeux de celle qui n'avait pas même daigné répondre autrement que par un hochement de tête.

Si Thaïs était connue pour avoir une langue aussi bien pendue que fourchue elle savait néanmoins la garder dans sa bouche lorsque la situation l'exigeait et cela était bel et bien le cas. Non, ce plan ne lui plaisait pas mais, en parfaite objectivité, aucun n'aurait pu réellement la satisfaire. Parce que, aussi enthousiasmante et amusante que puisse paraître cette expédition elle n'en demeurait pas moins et pour le moins des plus suicidaires ! C'était en effet une évidence sur laquelle les trois insensés ne pouvaient que tomber d'accord : la jungle serait leur meilleure alliée et les protégerait des regards bien trop perçants de ces monstres qu'ils entendaient délester d'autant de vivres que possible. Mais cela ne suffirait pas lorsqu'ils seraient bel et bien arrivés sur le territoire des sigmas. Lorsqu'ils seraient contraints d'avancer à découvert ou presque et que, alors, chacun de leurs gestes et chacune de leurs actions pourraient les mener à leur perte. Une arme de poing et des lames à la ceinture du major, un arc et des flèches plus deux autres dagues pour la brune et... Le regard de Thaïs qui glissait vers celle que, comble de l'ironie, elle devrait protéger si jamais la situation l'exigeait. L'amazone elle avait quoi, pour les défendre tous en cas de pépins ? Autre chose que cette lame ridicule qu'elle avait en main lorsque Fernando et elle étaient arrivés ? Il fallait l'espérer sinon cela risquait de très mal finir en cas de combat au corps à corps... et des deux camps la piquante brunette n'aurait pas parié une mangue sur le leur ! La poisse ! Et finalement Thaïs réalisa qu'il était bien plus méritant et glorieux de servir d'arrière garde que d'avant garde. Dans le pire des cas, ou le meilleur tout dépendait des points de vue adoptés, alors Laïla serait la première à tomber. Et elle n'y serait pour rien, si la vie n'était pas magnifique quand même parfois ! Un rire qu'elle ne peut s'empêcher de soupirer avant que de se reprendre en sentant glisser sur elle les regards des deux autres. Quoi, encore ? Quite à aller à l'abattoir autant y aller avec le sourire, non ? D'ailleurs l'impatience commençait à la rendre nerveuse et il lui tardait maintenant de cesser ces jacasseries cependant indispensables et d'aller au-devant de ce destin qu'ils avaient eux-mêmes décidé, choisi et qu'ils ne pouvaient plus guère éviter. Lorsque Fernando eut achevé d'exposer la façon dont ils allaient procéder, elle s'était contenté de lui offrir un sourire serein et entendu : cela lui convenait. Et quand bien même Thaïs aurait en effet eu bien des questions à poser elle préféra s'en abstenir déjà parfaitement consciente que cela n'avancerait en rien si ce n'est peut-être à exacerber encore un peu plus les appréhensions qu'elle les savait tous éprouver. Mais, évidemment, Laïla eut besoin de poser des mots sur ces dernières et après avoir roulé des yeux tout en levant ceux-ci vers ces cieux qui se couvraient plus que jamais, la brune avait senti monter en elle la plus irrépressible des envies de lui en coller une en pleine face. Parce qu'elle pensait quoi la pacifiste ? Qu'ils se laisseraient tirer comme des lapins peut-être ?

« On va là-bas dans un but précis et, hormis un danger de mort immédiat pour l'un d'entre nous je ne vois pas ce qui pourrait nous empêcher d'atteindre notre objectif. » avait-elle dit sans même hausser le ton ni même s'énerver et en s'approchant doucement de celle qu'elle regarda pour la première fois peut-être avec une once de douceur « Je suis agile et très rapide avec mon arc et je ne laisserai personne vous approcher de trop près. Mais, s'ils devaient se révéler trop nombreux même pour moi et que tu devais te retrouver isolée et menacée...  » la jolie brune lui avait tendu doucement l'une de ses dagues l'obligeant à la prendre et murmurant sans moquerie mais avec une froide lucidité « Personne n'aime l'idée d'avoir à tuer pour se défendre. Mais si le choix devait se poser à toi alors dis-toi que, de l'autre côté, il n'hésitera pas. Si cela doit être toi ou un sigma alors que ce soit lui qui tombe. » un sourire ou ce qui y ressemblait et elle avait achevé en ces mots « Mieux vaut avoir des remords, des regrets mais être en vie que l'âme en paix mais sous terre ! Et puis ne t'inquiète pas Fernando est là et je sais qu'il veillera sur nos fesses. »

Boutade énoncée d'une voix taquine mais qui n'en demeurait pas moins vraie. Elle avait une confiance aveugle et totale envers cet homme dont elle soutint un moment le regard comme pour mieux lui dire sans l'énoncer qu'elle ne le décevrait pas et que, quels que puissent être ses sentiments et ses ressentiments envers l'amazone ceux-ci n'obscurciraient pas son jugement. Thaïs avait grandi dans une tribu où la loyauté et l'obéissance étaient des valeurs érigées au rang de vertu. Et tout ce que faisaient les siens n'étaient jamais que pour le bien de leur communauté... Était-ce cela qui avait poussé Lahas à commettre cet immonde parricide qu'elle ne parviendrait sans doutes jamais à lui pardonner ? Avait-il agi en sacrifiant leur famille sur l'autel du bien de tous ? Peut-être... Un soupir à ses lèvres alors qu'elle se redressait et prenait sa place dans ce cortège soudainement bien silencieux comme si chacun se retrouvait subitement confronté à ses propres questionnements, à ses propres angoisses et n'entendait pas les partager avec autrui. Alors que Laïla s'éloignait et leur ouvrait la voie, un soupir échappa à celle qui se tournait vers le militaire et, posant une seconde une seule sa main sur son bras lui confia du bout des lèvres

« Si tu lui répètes je crois que je t'arrache la langue mais même si je ne l'aime pas , et ne rêve pas je ne consentirais à l'apprécier que le jour où toi tu daigneras en faire autant avec Raphy... Bref disons que, sur ce coup-là je lui fais confiance. A nous trois nous avons peut-être une chance.  » puis elle s'était mordillé la lèvre et avait commencé à entrer en confession « Fernando... Je crois que j'ai un problème... Enfin je veux dire c'est possible que lui et moi on ait commis une légère erreur... Et je crois que je suis... » mais pas le temps d'aller plus loin dans ces confidences que déjà la voix de la rouquine revenait s'élever dans les airs. Leur avait-elle vraiment parlé ? Thaïs aurait pu jurer que non. Cependant ses propos faisaient trop bien écho à certaines des pensées de la demoiselle et la brune se surprit elle-même alors qu'elle s'entendait répondre « Parce que nous finissons toujours par grandir et par comprendre que, justement, ce ne sont que des histoires... Et, oui, ça fait vraiment mal de grandir. »

Et là elle était sincère.



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Message(#) Sujet: Re: (laïla&thais&fernando) + prendre chez l'un, remplir chez l'autre Lun 2 Fév - 19:51

PRENDRE CHEZ L’UN, REMPLIR CHEZ L’AUTRE

« Et si les hostiles se pointent pendant qu’on choppe leurs ressources, on privilégie quoi ? Les ressources ou la fuite directe ? » Une question juste. J’avais beau avoir fait le choix de servir les intérêts des kappas, il me paraissait évident que quelques ressources ne valent pas le prix de trois vies. J’avais confié nos arrières à Thaïs pour ses aptitudes à l’arc. Elle vise très bien et sait se faire silencieuse si nécessaire. Elle a la rage nécessaire en elle pour se battre. Chose dont je doute pour Laïla, malgré son ancienne affiliation avec les amazones. Elle m’avait toujours semblé à part du groupe, comme si elle était encore pure. Lui faire lâcher ses croyances n’avait pas été facile mais  maintenant j’étais presque parfaitement sûr qu’elle ne représentait pas le moindre iota de menace. La manière dont j’ai pu oser la reprogrammer ainsi n’a rien de monstrueuse. Je n’ai fait que lui montrer la vérité, lui ouvrir les yeux. Cependant, je ne comptais pas vraiment sur elle en cas de combat. Je ne doute pas qu’elle a quelques aptitudes, comme toutes les amazones mais Thaïs ne se privait pas pour faire ouvertement part de ses qualités de tireuse. Mais soyons clair, malgré cela je sais que si cela tourne vraiment au vinaigre, je ne pourrais faire autrement que les couvrir moi-même le temps qu’elles soient à l’abri, comme je l’aurais fait pour mes hommes. C’était bien pour cela que j’étais ici non ? Pour m’assurer qu’elles ne se mettent pas en danger plus que nécessaire, pour garder un œil sur leurs actes, pour qu’elles rentrent en un seul morceau. « On va là-bas dans un but précis et, hormis un danger de mort immédiat pour l'un d'entre nous je ne vois pas ce qui pourrait nous empêcher d'atteindre notre objectif. Je suis agile et très rapide avec mon arc et je ne laisserai personne vous approcher de trop près. Mais, s'ils devaient se révéler trop nombreux même pour moi et que tu devais te retrouver isolée et menacée... Personne n'aime l'idée d'avoir à tuer pour se défendre. Mais si le choix devait se poser à toi alors dis-toi que, de l'autre côté, il n'hésitera pas. Si cela doit être toi ou un sigma alors que ce soit lui qui tombe. Mieux vaut avoir des remords, des regrets mais être en vie que l'âme en paix mais sous terre ! Et puis ne t'inquiète pas Fernando est là et je sais qu'il veillera sur nos fesses. » Je soutins un bref instant le regard de la brune. Elle avait globalement raison. Là où on allait, cela risquait d’être eux ou nous. Personnellement, le choix était déjà fait. J’aurais peut-être dû insister pour qu’elles ne viennent pas, pour prendre quelques-uns de mes gars. Même si parfois ils ne s’entendent pas, ils sont entraînés pour ce genre de mission et savent mettre de côté leurs différents pour le bien commun. Cependant, je savais pertinemment que je ne pourrais pas raisonner ces deux têtes de mules. Je retins de justesse un soupire, espérant que je n’allais pas en arriver au stade d’avoir envie d’en prendre une pour frapper sur l’autre. « Thaïs a parfaitement raison sur plusieurs points. Cependant, si ça devient trop chaud au camp sigma, on se taille sans demander notre reste. Nos vies ne valent pas quelques ressources. » Avec des soldats en vie, on peut préparer une contre-offensive. Avec des soldats morts… eh bien, on ne peut plus rien faire. C’était rude mais c’était ainsi qu’on m’avait appris les choses au-delà de la camaraderie régnant dans l’unité qui nous empêcherait de toute manière de laisser qui que ce soit en arrière.

« Je suis content de vous voir vous impliquer toutes les deux dans le conflit mais vous avez intérêt à rentrer en un seul morceau, que je ne regrette pas de vous avoir remplacées par quelques-uns de mes gars pendant que j’en ai encore l’occasion » Pourtant, il fallait bien reconnaître que notre équipe bien qu’étrange pouvait fonctionner. Elles connaissaient toutes deux parfaitement la jungle, Thaïs était fine tireuse en plus d’être agile. J’avais l’expérience du terrain. Il n’y a pas de raison à ce que cela se passe mal. Enfin, si. Ce genre de mission peut toujours se passer mal et un volontaire en plus ne serait pas de refus mais je ne me fais pas d’illusion. Avec Thaïs dans l’expédition, la plupart des personnes ayant voulu se porter volontaire ont sans doute dû revus leur jugement. Je sais qu’elle ne fait pas l’unanimité alors savoir qu’en plus Laïla était aussi membre du groupe, cela a du finir de faire fuir les derniers volontaires. Moi-même, je suis s pas parfaitement à l’aise à me retrouver entre le feu croisé des jeunes femmes. Et nous voilà maintenant en route. Je sentais le poids de mes pas nous éloigner du campement, de tout retour en arrière possible. Je n’étais pas inquiet pour moi. J’avais déjà participé à des missions semblables. Je m’inquiétais surtout pour les filles. Pourvu que tout se passe bien. Ce genre de choses font parties de mon métier, elles ne sont que des jeunes femmes qui ont été jetées dans un conflit sans avoir la moindre chance d’y échapper sur cette foutue île. La vie pouvait parfois être foutrement injuste. Laïla prit un peu d’avance et nous la suivîmes de quelques mètres. Le silence se jeta sur nous comme un oiseau de proie  et je ne pus que l’accepter. Après tout, c’était moi qui l’avait demandé. Je retins un soupire. Combien de temps encore je pourrais les empêcher de se sauter à la gorge ? Thaïs ne s’entendait pas avec grand monde mais elle semblait s’appliquer à repousser Laïla plus que les autres. Les choses auraient sans doutes étés plus faciles pour moi si les deux jeunes femmes étaient parvenues à une entente. Parfois j’ai l’impression qu’elles se disputent mon attention, ce qui rend les moments où nous sommes tous trois assez tendus. « Si tu lui répètes je crois que je t'arrache la langue mais même si je ne l'aime pas, et ne rêve pas je ne consentirais à l'apprécier que le jour où toi tu daigneras en faire autant avec Raphy... Bref disons que, sur ce coup-là je lui fais confiance. A nous trois nous avons peut-être une chance. » Je hochai la tête en silence. Elle faisait des efforts et le fait qu’elle reconnaisse que nous ayons nos chances était un grand pas à mes yeux. Enfin, nous aurions plus que vaguement une chance si elles étaient capables de travailler main dans la main. Mettre les conflits de côté le temps de cette mission serait sage. Plus que sage même. « Fernando... Je crois que j'ai un problème... Enfin je veux dire c'est possible que lui et moi on ait commis une légère erreur... Et je crois que je suis... » « Pourquoi les belles histoires finissent toujours par se révéler fausses ? » Je manquai m’arrêter, totalement surprit face à cette révélation. D’un côté, à qui pourrait-elle en parler d’autre ? Mais j’avais peur de comprendre ce qu’elle avait voulu dire avant que la rouquine ne lui coupe involontairement la parole. Et j’avais surtout envie de rebrousser chemin pour dévisser la tête de ce petit merdeux qui avait pour habitude de coller de trop prêt la brune. Je ne sais pas trop si je palis sous le choc ou si je m’empourprais de colère vaguement maintenue.

Il avait vraiment fallu qu’elle en parle maintenant hein ? De tous les moments possibles, il a fallu qu’elle attende celui où j’avais besoin de garder l’esprit clair pour nous éviter un maximum de risque inutile. « Parce que nous finissons toujours par grandir et par comprendre que, justement, ce ne sont que des histoires... Et, oui, ça fait vraiment mal de grandir. » Oui, la vie était rarement aussi belle qu’on pouvait la dépeindre mais je n’avais pas la tête à philosopher là-dessus pour le moment. D’un autre côté, je savais que Laïla souffrait du fait que j’ai brisé ses croyances. De l’autre, Thaïs venait de me lancer une bombe en plein visage et attendait sans doute une réaction de ma part. Je m’accordai un long soupire, essayant de me calmer moi-même, de me recentrer sur la mission. En rentrant il faudrait que j’aie une discussion avec ces deux-là. « Ce n’est pas le moment. On en reparlera en rentrant jeune fille. » Soufflai-je à la brune. Je l’appelais assez rarement ainsi. Généralement c’était pour la réprimander ou tout simplement lorsque je suis en colère. « On a beau être en terrain connu pour le moment, restez concentrées les filles. On n’est pas là pour faire de la randonnée. » Dis-je plus fort pour être entendu de Laïla aussi. « Combien de temps penses-tu que cela prendra pour arriver au clan Sigma ? » Cela faisait longtemps que je n’étais pas partit en mission avec quelqu’un d’autres que mes gars. J’avais l’habitude de notre routine militaire. Hiérarchie et ordre. Si les choses avaient un peu changés entre nous sur le campement, lors de telles sorties, nos grades nous revenaient naturellement. C’était une question d’habitude. Je savais de qui je pouvais prendre des ordres et à qui je pouvais en donner. J’étais habitué à une discipline supérieure que celle ne notre chaotique petit groupe. Mais je suppose qu’il faudra faire avec. Je ne peux pas non plus leur demander d’agir comme des soldats car elles n’en sont pas et je ne veux pas les voir en devenir. Elles méritent mieux que ça et elles méritent surtout mieux que cette foutue île et son p*tain de conflit interne. « Soyons clair, je ne m’attends pas à une obéissance aveugle de votre part à toutes les deux mais pour le bien de cette mission je vous demanderais de mettre vos différents de côté. On doit être organisés et agir vite si on veut éviter de se faire repérer bêtement. Les disputes n’ont pas leur place ici. » Un éclaircissement que je ne pensais pas nécessaire mais mieux vaut prévenir que guérir non ?
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Message(#) Sujet: Re: (laïla&thais&fernando) + prendre chez l'un, remplir chez l'autre Ven 6 Mar - 12:23



✈ FERNANDO & LAILA-CHILALI & THAIS
prendre chez l’un, remplir chez l’autre

« On va là-bas dans un but précis et, hormis un danger de mort immédiat pour l'un d'entre nous je ne vois pas ce qui pourrait nous empêcher d'atteindre notre objectif. ». Laïla s’était attendu à une remarque bien plus acerbe que celle-là, aussi ne sut-elle absolument pas quoi répondre à la jeune fille qui lui faisait désormais face. Elle se tendit imperceptiblement, incertaine. Elle ne comprenait pas la raison de cette soudaine gentillesse, et se tenait sur ses gardes tandis que celle qui était sa plus farouche rivale au sein des Kappas continuait de lui parler. « Je suis agile et très rapide avec mon arc et je ne laisserai personne vous approcher de trop près. Mais, s'ils devaient se révéler trop nombreux même pour moi et que tu devais te retrouver isolée et menacée... ». Thaïs lui remit une petite dague dans la main, l’obligeant à la prendre, et alors Laïla se retrouva propulsée des années en arrière, le jour où Evanäh fit ce même geste, lui offrant cette petite dague qui ne servait maintenant plus à personne. Laïla, du haut de ses douze ans, avait alors protesté : si les animaux de la jungle ne l’avaient pas attaquée en l’espace de dix ans, il n’y avait aucune raison qu’ils s’y mettent. Mais son ainée était restée inébranlable, et la petite fille n’avait eu l’autorisation de quitter le campement qu’une fois la dague solidement accrochée à sa ceinture. Elle se souvient que, les premiers temps, ce poids la gênait à chaque pas qu’elle faisait. Elle secoua la tête. Pas besoin de ressasser sans cesse ces souvenirs. Elle ne retournera pas chez les amazones, alors il fallait qu’elle cesse de tout comparer à sa vie d’avant. Elle tâcha de se concentrer sur ce que lui disait Thaïs. « Personne n'aime l'idée d'avoir à tuer pour se défendre. Mais si le choix devait se poser à toi alors dis-toi que, de l'autre côté, il n'hésitera pas. Si cela doit être toi ou un sigma alors que ce soit lui qui tombe. ». Elle hocha la tête. Même si tout le monde semblait la considérer comme une petite chose fragile incapable de faire du mal à une mouche, Laïla avait grandi entourée de guerrières, dont certaines étaient franchement belliqueuses. La jeune fille n’était pas aussi prompte à manier les armes que ses ainées, déjà car elle n’avait jamais eu besoin de mettre en œuvre ses entrainements puisqu’elle était toujours mise à l’écart, mais elle savait parfaitement se servir d’une arme. Même si, elle devait bien l’avouer, elle n’était pas franchement bonne pour viser. D’une certaine façon, elle était plus à l’aise au corps à corps, car tout ce qu’elle lançait avec bizarrement tendance à aller dans le sens opposé. Bref. Retour au présent. « Mieux vaut avoir des remords, des regrets mais être en vie que l'âme en paix mais sous terre ! ». Effectivement, dit comme cela, on n’avait rien à opposer. Et, étrangement, alors qu’en temps normal elle prenait un malin plaisir à contredire absolument tous les propos de la brune -même si, secrètement, elle était parfois d’accord avec elle- cette fois-ci, elle n’avait même pas envie de répliquer. Surtout lorsque Fernando prit à son tour la parole. « Thaïs a parfaitement raison sur plusieurs points. Cependant, si ça devient trop chaud au camp sigma, on se taille sans demander notre reste. Nos vies ne valent pas quelques ressources. ». Comme elle ne risquait pas de contredire le militaire, elle allait être d’accord avec Thaïs. Quand celle-ci retourna à sa place, en fin de cortège, elle se dit qu’au fond, elles pourraient presque s’entendre … Elle se contenta donc d’un simple « Merci » à l’attention de Thaïs.

Et le trajet se poursuivait, Laïla sursautant au moindre bruit, au moindre craquement. A chaque instant, elle s’attendait à voir surgir une amazone, ou, pire, Laïlynn. Elle savait parfaitement bien que la chef ne lui avait pas pardonné son imprudence, et encore moins son départ volontaire. Elle ne savait même pas si le conseil avait voté ou non son bannissement. Elle espérait que non, sinon elle ne sortirait pas de cette jungle. Ou du moins pas en un seul morceau. Alors elle était sur le qui-vive, s’appliquant de plus à ne faire aucun bruit, au point de se demander si respirer n’était déjà pas trop bruyant. Si quelqu’un avait la judicieuse idée de lui taper sur l’épaule pour lui faire une blague, il était fort probable qu’elle hurle de frayeur. Alors elle tentait de se calmer, ce n’était pas productif, d’être aussi tendue. Alors elle tâcha de se concentrer uniquement et exclusivement sur le chemin. Elle pourrait presque le suivre les yeux fermés. Même ces racines, elle savait pouvoir les éviter sans avoir à y réfléchir vraiment. C’était ancré en elle, sans qu’elle se sache comment, et sans qu’elle n’ait envie de savoir comment. Ca l’arrangeait, tout simplement. Mais ces racines, ces simples racines qui se régalaient de l’humidité ambiante, suffirent à lui faire perdre le fil de ses pensées et même à lui faire poser une question à voix haute. Pour un peu, elle aurait bien voulu donner un coup de pied à ces maudites racines. Mais comme ça allait surement être elle qui allait en souffrir le plus, et que ce n’était pas très intelligent, elle respira profondément en enjamba la maudite racine. N’ayant entendu aucune réaction, elle osa espérer que ni Fernando ni Thaïs n’ait entendu sa question, et s’apprêtait à reprendre la route comme si de rien n’était. Mais ses espoirs furent vite déçus. « Parce que nous finissons toujours par grandir et par comprendre que, justement, ce ne sont que des histoires... Et, oui, ça fait vraiment mal de grandir. ». Surprise, elle se retourna. Non seulement elle ne s’attendait pas à une remarque de la place de la jeune brune, mais de plus, elle ne pensait pas que Thaïs puisse être aussi clairvoyante. Thaïs furieuse, elle connaissait. Thaïs hautaine, elle connaissait. Mais Thaïs sensible, c’était quelque chose d’inconnu. Elle leva la tête, persuadée qu’une amazone avait balancé elle ne savait quelle préparation sur la jeune brune pour la déstabiliser. Mais il n’y avait personne. Elle fronça les sourcils, ne sachant que répondre. Thaïs avait parfaitement résumé ce qu’elle ressentait, et n’avait fait que mettre des mots sur ce qu’elle savait déjà sans vouloir se l’admettre. Elle ne voulait pas grandir, parce que cela apportait tout un tas de responsabilités et de conflits, parce que cela l’obligeait à prendre des initiatives qu’elle regrettait plus tard, parce que cela l’avait coupé de ses racines et de sa seule famille. Heureusement pour elle, Fernando prit la parole. « On a beau être en terrain connu pour le moment, restez concentrées les filles. On n’est pas là pour faire de la randonnée. ». Honteuse, elle reporta son attention sur le chemin. Elle savait bien que c’était stupide de poser une question, comme ça. Maudissant sa satanée impulsivité, elle se promit d’être plus consciencieuse désormais. Aussi, lorsque Fernando lui demanda dans combien de temps ils arriveront au camp des Sigmas, elle prit la peine de réfléchir le plus calmement possible. « Bientôt. Je vois déjà l’orée de la jungle, et après il n’y a que la rivière et la clairière à traverser. Ils ont bien choisi leur emplacement. Ils sont dans une petite cavité, donc de l’extérieur il est difficile de trouver leur planque. Mais eux voient parfaitement bien les alentours. Et puis, ils ont pleins de plantes médicinales à proximité … ». Et là, elle se tut. C’était tout simplement une remarque digne de Lorelaï, ça. Hormis les amazones, rares étaient ceux qui connaissaient les propriétés de ces plantes propres à l’Ile. Quand on ne connaissait pas, on ne voyait que des jolies fleurs ou des mauvaises herbes. Pas des remèdes.

« Soyons clair, je ne m’attends pas à une obéissance aveugle de votre part à toutes les deux mais pour le bien de cette mission je vous demanderais de mettre vos différents de côté. On doit être organisés et agir vite si on veut éviter de se faire repérer bêtement. Les disputes n’ont pas leur place ici. ». La première réaction de Laïla fut de penser « Mais c’est elle qui commence à chaque fois ! ». Mais, conformément à la promesse qu’elle s’était faite quelques minutes auparavant, elle ne dit pas le fond de sa pensée. Surtout qu’elle avait bien conscience que cette réaction n’aurait fait que confirmer les propos de Fernando. Oui, elle se disputait pour un oui ou pour un non avec Thaïs. Et, contrairement à ce qu’elle aurait voulu protester, ce n’était pas toujours la brune qui lançait le débat. Elle savait parfaitement bien qu’elle était souvent en cause. Elle se retint de lancer un regard furieux à la brune et murmura. « Oui, Fernando. Promis. ». Et, comme pour montrer sa bonne volonté, elle se tourna vers Thaïs. La mort dans l’âme, essayant de ne pas céder à la tentation de s’énerver de nouveau, elle lui annonça calmement. « Désolée. J’ai pas été très sympa. ». Elle se tut avant de hurler « Mais toi non plus. ». Niveau excuses, ça n’aurait pas marché. Et elle avait déjà fait un effort en s’excusant la première, alors autant rester calme jusqu’au bout. Elle se pinça la lèvre, comme toujours lorsqu’elle était contrariée. Elle n’aimait pas se sentir fautive, et ressentait déjà l’envie de faire payer à Thaïs la remarque de Fernando. Mais elle allait attendre qu’ils soient de retour chez les Kappas. Même si elle espérait que la colère serait tombée d’ici là. Elle se tourna vers Fernando, comme si elle attendait une quelconque approbation pour ce qu’elle venait de faire. Puis, elle se détourna de Thaïs et se remit à marcher. Un pas, un autre, expirer et inspirer, avancer encore et encore. Ils n’étaient plus bien loin du but, et à partir du moment où les arbres ne leur serviraient plus de cachette, ils allaient devoir être bien plus prudents. Elle avait une petite idée de comment contourner le campement pour ne pas être aperçus, mais elle espérait que les sigmas n’avaient pas été assez malins pour songer à cette possibilité. Leur campement était composé de grottes naturelles, et Laïla était souvent allé jouer dedans avant le crash du premier avion. Donc, si les sigmas ne l’avaient pas remarqué et bouché, il existait encore un petit passage discret qui allait leur permettre de s’infiltrer discrètement dans le camp. Elle s’arrêta quelques mètres avant la clairière pour expliquer aux autres. « On a deux possibilités, après qu’on ait traversé la rivière. Soit on va tout droit, et on arrive plus directement au campement. Mais ils risquent aussi de nous voir plus facilement. Soit on fait un détour par une petite grotte, et on devrait éviter de se faire remarquer. Ça dure plus longtemps, c’est bien plus compliqué, mais plus discret. ». La complication tenait surtout dans le fait que, si le passage était suffisamment grand pour une gamine de 10 ans, il allait être bien plus étroit pour des adultes. Mais elle comptait sur l’érosion pour les aider. Ça allait faire plus de 5 ans qu’elle n’y avait pas mis les pieds, donc la pluie, le vent et le gel avaient dû faire leurs effets. Elle attendait de voir ce qu’ils en pensaient. Elle n’aimait pas prendre des décisions, surtout quand ça ne concernait pas uniquement ses propres choix. Là, elle préférait largement que ça soit les deux autres qui tranchent.

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