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Message(#) Sujet: Thrill Me, Kill Me or... Kiss Me ? {Lahas <3 } Mar 20 Jan - 14:02


Thrill me Kill me or Kiss me  




Les jours passaient et n'en finissaient plus de se ressembler. Ils commençaient par cette agaçante manie qu'avait le soleil de laisser ses fils de lumière venir, pourtant si doucement, m'extirper de ces songes qui avaient peuplé ma nuit pour mieux me ramener à cette réalité qui n'était jamais que duperie et mensonge. Autour de moi la rumeur étouffée de ce camps où je me réveillais, les yeux encore embués de sommeil et cette lueur morne luisant au fond de mes iris. Sur mon visage de poupée rares étaient maintenant les sourires et certains commençaient même à s'inquiéter de cette morosité que je ne semblais plus vouloir quitter. Comme un spectre je me le levais, me traînais jusqu'à ce cours d'eau où je me lavais non sans me désespérer de jamais pouvoir retrouver le confort et la chaleur de ma douche. Comme une marionnette j'enfilais ces vêtements de fortune qui étaient désormais les miens et puis je les rejoignais. Eux qui étaient devenus comme une famille que je feignais d'apprécier et d'aimer mais que je trahissais pourtant un peu plus à chaque jour qui s'écoulait. J'écoutais leurs récits, ces espoirs et secrets qu'ils me confiaient avec candeur et je savais que dès que j'en aurais l'occasion je m'en irais les reporter, les rapporter, à Zacharia et à ce conseil qui n'en feraient jamais que le pire des usages. Je mentais... Je trichais... Mais, au final, à qui mentais-je le plus ? Il m'arrivait bien souvent de me poser la question. De plus en plus fréquemment d'ailleurs. A force d'interpréter ce rôle que j'avais pris tant de plaisir à élaborer avec minutie et application je m'en découvrais aujourd'hui prisonnière. Laura n'existait pas ! Et, pourtant, c'était comme si un peu d'elle avait commencé à déteindre sur moi. Comme si sa sincérité, sa franchise et son humanité s'immisçaient en moi et finissaient par toucher ce cœur que je pensais pourtant bel et bien mort.

Mon cœur... Un soupir d'agacement m'échappa alors que je posais machinalement la main sur ce sein bien froid où je le sentais battre, palpiter de façon mécanique et si sereine. Mon cœur n'était plus le siège de ces émotions que je me refusais à seulement plus éprouver mais un simple organe qui permettait à mon sang d'affluer en mes veines et de me maintenir dans ce semblant de vie que je subissais bien plus que je ne m'en réjouissais. Mais comment l'aurais-je pu ? Comment être heureuse alors que je me retrouvais ainsi seule et perdue au milieu de tous ces êtres qui ne demandaient pas mieux que de m'épauler, de me soutenir et, comble de l'ironie de m'aimer. Ils aimaient Laura peut-être même encore bien plus qu'ils ne pourraient détester Penopoline si jamais ils venaient un jour à devoir la rencontrer. Ils aimaient, veillaient et protégeaient cette muette qu'ils tentaient d'aider à surpasser son traumatisme. Cette horreur qui la plongeait chaque jour un peu plus dans un marasme qui, lui, était réel. Oui, je me sentais décliner, me perdre... mais les raisons étaient bien loin d'être celles que les rescapés imaginaient. Lorsque j'étais arrivée sur cette île de malheur cela avait été avec la rage au ventre et la plus ferme des intentions de mener à bien cette mission qui était tout ce qu'il me restait puisqu'il m'avait clairement signifié que mes rêves ne seraient jamais qu'utopie et que, quoique je pense ou désire, jamais aucun ne se réaliserait. Il ne le voulait pas, le refusait catégoriquement. J'étais née chez les Originaires et dès lors mon destin était scellé. Je leur appartenais... Et, lui et moi, ne serions jamais appelés qu'à nous opposer. Peut-être même nous affronter. Nous étions des ennemis en puissance... Alors pourquoi ne pouvais-je m'empêcher de l'aimer plus encore que je ne le maudissais ?

Lahas... C'était le seul et unique mot que je m'autorisais jamais à prononcer du bout des lèvres et dans un souffle chaud alors que je me savais seule et loin des oreilles indiscrètes qui auraient pu m'entendre. J'aurais du l'oublier, le haïr et ne garder de lui que le plus ambigu des souvenirs. Aimer nos moments heureux et maudire la façon qu'il avait eue de me rejeter, de me renvoyer à cette existence dont je ne voulais pourtant déjà plus. J'aurais du agir ainsi et, sincèrement, j'avais vraiment et de toutes mes forces tenté de le faire. Lahas... Ma vie était tellement parfaite avant que nos routes ne se croisent ! Je savais qui j'étais et ne me préoccupais jamais que des si parfaites futilités de ma si parfaite vie ! Et je n'avais à cœur qu'une chose : faire la fierté des miens ! De ces êtres qu'aujourd'hui je me sentais trahir, eux aussi. Parce que je leur avais menti, par omission certes, mais un mensonge quelle que soit la forme qu'il revêt n'en demeure pas moins un mensonge. Je ne comptais plus même les fois où mes lèvres s'étaient entrouvertes pour leur déverser ces éhontées vérités truquées... Oui, je connaissais cet homme qui travaillait aux champs et sur qui certaines personnes, notamment Butch, se posaient bien des questions. Il s'appelait Lahas et lui et moi étions amis depuis longtemps. Et , tout comme au reste des nôtres, je lui faisais confiance. Au moins n'avais-je pas menti sur la dernière partie de ma phrase... L'ironie étant que l'inverse semblait loin d'être vraie. Il ne me ferait jamais confiance ! Il me l'avait clairement dit, non ? Alors pourquoi me perdre dans une douleur indicible pour cet homme qui m'avait rejetée ? Parce que l'amour ne se choisissait pas, ne se raisonnait pas et, quel enfoiré, ne pouvait jamais que s'endurer. Surtout quand il n'est pas réciproque !

Idiote ! Je n'étais qu'une parfaite idiote ! Ce n'était quand même pas les hommes ou les prétendants qui manquaient ! Et peut-être devrais-je finalement me laisser convaincre par mes parents qui caressaient de plus en plus l'idée de me voir m'unir à un homme de leur choix. Nemo, pour ne pas le nommer, étant leur premier et unique choix. A moins qu'ils ne soient prêts à céder aux sirènes du pouvoir et ne cherchent à m'unir à l'un de ces Hamilton qui leur donnait bien du fil à retordre au sein du Conseil. Mais bien sur... Moi, épouser Zacharia ou Ernst ? Quelle fumisterie ! Pourtant, je le savais, un jour ils me marieraient et, à vrai dire, je n'avais plus aucune raison de m'y opposer. Si encore j'avais pu prétexter être déjà amoureuse d'un autre peut-être cela les aurait-il découragés ? Mais quand bien même cela était vrai je ne pourrais jamais le leur confesser. Parce que cela aurait été trahir Lahas. Et quand bien même il m'avait si rudement éconduite, j'entendais bien ne pas trahir la promesse que je lui avais faite. Celle de toujours protéger ce secret dont je saisissais de mieux en mieux la teneur. Celle de ne jamais lui mentir, à lui. Celle de toujours le protéger, lui. Stupide ! Je suis stupide de me mettre ainsi en danger pour un type qui ne voulait pas de moi ! Lahas... Il me manquait. Viscéralement et douloureusement. Et plus je cherchais à le détester, plus je me maudissais de penser à lui avec cette tendresse dont je ne ms serais jamais cru capable. Lahas... Un autre soupir qui m'échappait alors que je rejoignais sans même m'en apercevoir cette plage jamais déserte. Je secouais mes longues boucles dorées chassant d'un geste machinal toutes ces pensées aussi douloureuses que vaines. Il avait choisi de sortir de me faire sortir de ma vie et j'avais accepté. Plus jamais nous ne nous reverrions. Fin d'une histoire pas même commencée. Dommage mais qu'y pouvais-je ? Rien, et cela me rendait véritablement dingue !

J'entendais les rires de ce petit groupe de jeunes rescapés qui avaient allumé un feu sur un coin de la plage et étaient assis autour tentant de trouver un sens à leur nouvelle existence en se perdant dans une fête étrange où ils voulaient m'inviter à renfort de grands gestes et de cris lancés dans ma direction. Deux d'entre eux se précipitèrent même vers moi et agrippaient déjà mes mains pour mieux me contraindre à sortir de, je les cite, « cette dépression » qui n'avait pas lieu d'être. Notre nouvelle vie était ici et je devais m'y faire, en tirer mon parti. Vraiment ? Si seulement ils savaient ! Si seulement je pouvais le leur hurler ma vérité à moi ! Leur jeter à la face ce qu'était réellement ma vie et les raisons qui me faisaient me noyer ce soir encore ! Mais je n'en fis évidemment rien et m'apprêtais même à me laisser traîner lorsque un cri me fit me figer. Ici tout le monde criait toujours pour une raison ou pour une autre. Mais ce cri là me tétanisa et je sentis mon cœur se serrer en mon sein et louper plus d'un battement avant que de repartir d'une manière furibonde. Le sang qui pulsait sous ma peau et tambourinait à mes tempes alors que j'imitais les autres et tournais mon regard vers cet endroit où une gamine guère plus haute que deux pommes braillait à s'en exploser les poumons et désignait du doigt cette masse sombre portée par l'onde. La lune naissante nimbait de son aura opalescente ce que nous reconnûmes tous comme étant un corps à la dérive.

Ce n'était pas la première fois que l'océan venait nous offrir un corps et, jusque là, j'avais toujours souri intérieurement me demandant simplement si cette-fois nous repêcherions un cadavre à enterrer ou une bouche supplémentaire qu'il nous faudrait nourrir. Cynique, je l'étais devenue et le sort de ces naufragés m'indifférait au plus haut point. Et il ne fallait jamais compter sur moi pour prêter main forte et jouer les naïades altruistes ! Ah ça non ! Pourtant, ce soir-là, je n' hésitais pas même et quittant les jeunes comme interloqués je me défis de mes chaussures et courais jusqu'à cette mer où je me jetais avant que de nager jusqu'à ce corps que le courant ramenait doucement vers la rive. Des voix derrière moi qui hurlaient qu'elles allaient chercher du renfort et des secours. Rien à foutre de ce qu'ils faisaient. Mes bras fendaient l'onde, me rapprochant de cette silhouette que je tremblais presque de reconnaître. Je devais me tromper ! Il le fallait ! Je ne pouvais pas me fier à mon instinct ni à ces émotions qui s'agitaient furieusement en moi ! Non, ce ne pouvait pas... Mon corps qui se figea, comme en suspends, alors que j'atteignais le noyé et le reconnaissais. Lahas ? Vraiment ? Un regard jeté par dessus mon épaule en direction de tous ces êtres qui ne me quittaient pas du regard et dont certains se jetaient à leur tour à l'eau et venaient me rejoindre. Puis un sifflement qui m'échappa alors que je me retrouvais prise dans un bien étrange dilemme : envie de hurler de joie de le voir là et envie, plus viscérale encore, que de noyer celui qui n'échouait certainement pas ici par hasard ! Lui, se noyer ? Lui, atterrir ici comme par enchantement et par le plus pur des hasards ? Bien sur ! J'agrippais son corps et le prenant comme un noyé que l'on entendait sauver je passais ma main autour de lui et commençais à le ramener vers les autres. Mais je ne pus résister à l'envie de me pencher vers lui et de glisser, susurrer au creux de son oreille ces quelques mots

Profites bien de ton sursis le faux noyé ! Et ne t'avises même pas de jamais croiser ma route sur ce camps Lahas ! un soupir et mon souffle chaud qui se perd sur sa nuque alors que je poursuis toujours à mi-voix Tu as voulu que nous soyons des ennemis... Ton arrivée sur cette plage sonne comme une déclaration de guerre ! Alors ne t'avises pas de me trahir sinon tu n'auras pas même besoin de ce genre de mise en scène : je te tuerai ! C'est toi qui a fait de moi ce que je suis devenue... puis, avec une douceur que je ne pus retenir devant son silence, et après avoir bu la tasse tant mon corps amaigri peinait à nous maintenir à flots, je finis Et je te jure que si tu t'avises de seulement crever vraiment je traverserai les neuf cercles de l'enfer et irais défoncer Satan lui-même pour te ramener ! Tu n'as pas le droit de m'abandonner tu m'entends ? Je te l'interdis !

Puis je retombais dans mon mutisme alors que les autres me rejoignaient et me délivraient du poids de ce corps. Laura... Ils m'appelaient Laura et s'inquiétaient enfin de savoir comment allait le faux naufragé. Il vivrait ! Il le fallait ! Et, ensuite, je le tuerai ! Ou pas... Alors que nous rejoignions enfin la plage et son sable fin je m'écroulais dessus et toussais, crachais cette eau que j'avais avalée. Déjà ils parlementaient entre eux, décidant arbitrairement de me laisser seule ici avec le noyé vivant et d'aller chercher un médecin. Une hache, j'aurais voulu leur ordonner de me ramener une hache  Que  je lui coupe la tête ! Mon regard qui se tournait vers ceux qui me donnaient des ordres et me conseillait de lui faire comprendre, s'il se réveillait, que je ne pouvais pas parler. Bah ils n'avaient qu'à pas laisser une muette auprès de lui d'abord ! Mais il semblerait que le sort s'acharnait et ils déguerpirent tous et, une fois encore, Lahas et moi nous retrouvions seuls. Je vins à lui et m'assurais que son pouls était régulier. Evidemment qu'il l'était ! Fichu comédien tiens... Une fois certaine que nous étions seuls et sans plus personne pour m'entendre je me penchais vers lui et caressant ses cheveux détrempés je souris avant que de grimacer et de lui asséner la plus magistrale des gifles. Quoi ? Il fallait bien l'aider à reprendre ses esprits, non ?

Espèce de... Qu'est-ce que tu fous ici ?! puis un baiser donné du bout des lèvres alors que je murmurais tout contre les siennes Tu me manquais Lahas... un grognement alors que je m'éloignais de lui et plissais mes yeux et lui filais une autre gifle   Et t''avises plus jamais de me faire une telle frayeur  Idiot ! J'ai presque cru que tu te noyais vraiment ! Abruti ! J'ai cru que tu étais mort ! Débile ! J'ai eu peur moi !

Paradoxale, moi ? Si peu !

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Message(#) Sujet: Re: Thrill Me, Kill Me or... Kiss Me ? {Lahas <3 } Ven 23 Jan - 1:11



Thrill Me, kill me or... Kiss me ?

 
Paix à ton âme




Ce matin, le soleil me réveilla par sa chaleur rasante et dure. Ma peau légèrement couverte de gouttelettes de sueur rejoint l’humidité de l’air pour ne faire qu’un. Je suffoquai doucement et ouvrait les yeux comme pour voir s’il n’y avait personne qui me prenait mon oxygène. J’avais besoin d’air immédiatement ! Je me redressai en position semi verticale et me penchai vers ma petite lucarne pour l’ouvrir à son maximum. L’air suave et parfumé de la jungle empli la pièce et je me sentais à nouveau revivre. Je soupirai à pleins poumons en me relaissant tomber sur mon oreiller. Aujourd’hui était un jour spéciale pour moi. Enfin encore plus spéciale que tous les autres. J’allais faire connaissance du groupe qui résidait sur la plage. Je me demandais comment ils pouvaient être réellement. J’avais envie de les comprendre mais aussi de les faire partir des terres qui sont mienne. J’avais des aprioris comme tout homme aurait pu en avoir mais je fini par me dire que tout se passerait bien. J’avais tout mis en place depuis des mois avec Gaëd ça ne pouvait pas échouer. Pendant mon absence durant deux semaines, il reprendra ma place de chef de  tribu et les dirigera comme je le ferais. J’ai une entière confiance envers lui, je suis sûr qu’il tiendra son rôle avec sérieux et ferveur. Même si nous nous connaissons depuis l’enfance tous les deux, il a toujours eu besoin de chercher ma reconnaissance alors qu’il sait éperdument qu’il est haut dans mon estime. Jamais il ne m’a déçu et j’espère que ce ne sera jamais le cas. Je fixai le plafond de ma chambre avec insistance en arborant un léger rictus. Je pensai que je jouais clairement avec le feu et que je n’avais pas intérêt à faire la moindre erreure. Tout est une question de timing parfait.  Pour l’instant, je l’ai toujours eu mais est-ce que cela durerait ? Je n’en avais aucunes idées mais je voulais y croire jusqu’au bout…

En ce qui concerne les originaires, je m’en étais occupé. J’avais demandé deux semaines de « congés » pour m’occuper de mon père malade. Ils ont longuement hésité mais ils ont fini par plier. À près tout, j’ai toujours été un employé exemplaire et sérieux ils ne pouvaient que me faire cette fleur. Et s’ils doutaient et allaient dans les bois pour trouver l’homme malade qui joue le rôle de mon père ? Et bien ils trouveraient une personne âgée dans son lit qui m’innocentera d’un seul revers de la main.  Et s’ils restaient pour attendre mon retour ? Et bien ils me verraient arriver avec du gibier à la main. Il y a toujours un moment creux dans la journée où je pourrais m’éclipser et puis il fallait que je m’assure qu’il aille bien. Cet homme m’a toujours soutenu quel que soit mes choix et fait en quelque sorte partie de la tribu à mes yeux. Il déteste ces gens autant que moi et pense que mes valeurs sont bien plus saines que les leur. Tous des hypocrites menteurs doublé d’audace mal placée il m’a toujours dit. Je ne pouvais que l’appuyer sur ce coup-là. D’ailleurs, je me remémorai son expression dure et légèrement moqueuse quand il disait cela. Je souriai un peu plus et me décidai enfin à poser pied à terre. Le camp était déjà éveillé depuis plusieurs heures mais personnes n’étaient venu me réveiller. Voudrait-il m’épargner avant mon voyage vers les plages ? Sûrement…Ils voyaient mes efforts et mes sacrifices et tentaient de me soutenir à leur manière. Nombreux étaient ceux qui voulaient passer à l’offensive sans même réfléchir. J’arrivais à les contenir mais une partie ne comprenait pas pourquoi je voulais jouer sur l’infiltration. J’avais beau leur expliquer, il n’y avait que la violence qui ressortait. Je n’attends que ça d’eux mais ils auront tout le temps de décharger leur rage quand le moment sera venu. Quand on désir ardemment quelque chose, on l’apprécie encore plus quand il se produit.

Je passai le pas de ma porte et saluai ceux que je croisai sur mon chemin. Je devais encore mettre en place quelques petites choses avant d’orchestrer ma dérive sur les côtes ennemies. J’avais rejoint mon amis d’enfance et nous nous sommes mis d’accord sur les derniers détails de l’opération. La nuit tombée, il m’accompagna jusqu’au pan de la petite falaise où nous nous sommes souhaité bonne chance l’un, l’autre. Nous nous fîmes une accolade musclée et il finit par se reculer pour me laisser prendre mon envole. Je m’approchai du bord de cette falaise que j’avais l’habitude de sauter et regardai ce vide qui signifiait une nouvelle vie à ajouter aux autres. Je sentis mes pieds être agressé par des petits cailloux qui trainaient sur le sol. Je tournai la tête une dernière fois vers lui et sautai enfin  pour plonger dans l’eau claire. Je fis pendant un petit temps la planche pour ne pas me fatiguer et me laissai dériver tranquillement. Le courant n’est pas très violent de ce côté de la baie alors j’allais y arriver dans moins d’une quinzaine de minutes. Je regardai le ciel parsemé d’étoile et savourai ce moment où je faisais encore une fois entièrement corps avec la nature. Les vaguelettes venaient fouetter mon visage tel une caresse d’une femme aimante.  L’eau salée pénétrait légèrement dans ma bouche comme si elle voulait m’abreuver. J’étais là à me laisser onduler sans ne penser à rien. Mon corps était lourd et se laissait un peu plus couler aux fils des minutes. Je me sentais bien et confiant. J’allais mener à bien cette mission et rien ne pourra m’en empêcher. Je fini par voir les côtes et quand je fus assez près, je me mis sur le ventre et immergea ma tête. Je voulais rendre cela plus vrai que nature et un homme à la dérive arrive rarement sur le dos en faisant la planche. Je retiens ma respiration et parfois tournai la tête sur le côté pour remplir mes poumons d’airs.

Sur la plage, des gens s’agitaient et criaient et ne semblaient pas savoir ce qu’ils étaient supposé faire. J’entendis une personne se précipiter à l’eau et me saisir. Elle me retourna afin que je puisse reprendre mon souffle. Je sentis à sa poigne que c’était une femme assez jeune qui m’avait repêché. Je sentis mon corps être tiré vers le rivage, elle se pencha vers moi et c’est là que je me rendis compte que je manquais réellement de chance. Peny…Il fallait que je tombe sur elle ! Il y a de nombreuses personnes sur ces plages et il avait fallu que ce soit elle qui me « sauve la vie ». Ses mots sonnaient comme un air de vengeance et de rancœurs. Elle me menaça de me tuer alors que je la savais incapable de faire cela. Tout dans ses gestes la trahissait, elle utilisait des mots durs avec une douceur à peine contrôlée. Et puis comme si j’allais risquer ma peau et la trahir et me trahir par la même occasion ! Je ne prononçais aucuns mots et me contentai d’écouter ce qu’elle avait à me confier. Elle avait menacé ma vie et la seconde d’après, elle m’interdisait de l’abandonner et de mourir. J’avais envie de sourire mais cela aurait trahis ma comédie parfaite. De plus, d’autres personnes nous avaient rejoint je me devais de rester le plus crédible possible. Ils lui donnèrent des indications et finirent par nous laisser seul. Le silence ne nous avait pas quitté il était toujours présent alors qu’elle prenait mon pouls. Est-ce qu’elle hésitait ? Croyait-elle que j’étais réellement mort ? Je trouvais cela attachant. Après tout moi aussi j’aurais eu le bénéfice du doute vu les coups que je semblais avoir eu à la tête. Gaëd n’avait pas voulu mais j’avais fini par le convaincre de ne pas se retenir, je ne lui en voudrais pas. Autant dire qu’il y avait mis toute sa force le petit enfoiré ! Je sentis sa main se balader sur mes cheveux et d’un coup sans prévenir sa main claqua contre ma joue.

Elle me payera pour ça ! Même si elle se rattrapa comme elle le pouvait en m’offrant un baisé du bout de ses lèvres, je lui avais manqué selon elle. Peny a bien une drôle de façon de me montrer son amour pour moi… Je me croyais épargné mais foutaise ! Je m’en repris une sans attendre. Elle me cria dessus en me disant que je lui avais fait peur. Je souris en ouvrant l’un de mes yeux. Essaie d’encore m’en mettre une et tu me payeras ! . Je lui souris en grimaçant car ma légère bosse se mit à faire pulser mon sang dans mes tempes. Elle leva une troisième fois sa main mais cette fois je l’attrapai et la plaquai contre le sable fin et doux. Si ton souhait est que l’on se fasse la guerre et bien que grand bien te fasse. Mais ne provoque pas parce que moi je n’hésiterais pas à laisser mon arme s’abattre sur ton corps. C’était un peu faux mais ça elle n’était pas censée le savoir. Je lui souris comme pour détendre l’atmosphère que je venais de créer.   Tu dis me haïr et puis tu m’embrasses pour ensuite me dire que je te manque ? Tu as de drôle de façon de t’exprimer. Pour être honnête j’espérais ne pas tomber sur toi afin de ne pas te faire plus de mal que ce n’est déjà le cas. Je la lâchai et m’assis en tendant les jambes vers l’eau tiède. Tu t’appelles Laura ici ? En plus de ça tu joues à la muette . Je ris doucement sans spécialement me moquer. Tu es aussi comédienne que moi sur ce coup-là, tu ne trouves pas ? Je tournai ma tête vers elle alors que je sentais mon visage prendre une autre forme. Je ne savais pas comment réagir et ni quoi faire. J’avais été brutale à notre dernière rencontre mais cela n’a pas l’air de l’avoir si affecté. Elle semble toujours nourrir l’espoir que l’on puisse vivre quelque chose tous les deux.

J’aurais aimé le croire mais les choses ne sont pas aussi faciles que l’on le voudrait. Je ne lui faisais pas confiance alors que tout semblait me pousser à croire le contraire. J’ignorais ce qui l’habitait pour autant m’aimer. Est-ce qu’être libre est un critère de séduction dans la société actuelle ? Je ne pense pas… Peny est quelqu’un de spéciale de toute façon, elle semble attirée par tout ce qu’elle ne peut posséder et se bat pour arriver à un résultat. Est-ce qu’elle arrivera à obtenir ce qu’elle veut de moi ? Elle semble persuadée que oui et moi que non.  Je ne suis pas devin mais je me connais un minimum pour savoir ce que je veux. Pour l’instant, je suis dans une légère impasse mais c’est sûrement un mauvais moment à passer. Le fait de la fréquenter ici va renforcer son amour pour moi et ce n’est pas ce que je désire pour elle. Peny mérite mieux que moi et serait moins en danger avec une personne appréciée. Ce n’était pas facile de trouver ce genre de personnes mais j’étais sûr qu’avec le temps elle me trouvera un remplaçant. Du moins je l’espère pour son cœur. Il faisait doux et les sons de la plage donnaient un air de rendez-vous galant à ces retrouvailles inattendues. Peny…Haïs moi je t’en prie…Cela sera moins dur pour toi de m’oublier que de t’accrocher. Je lui lançai un regard sincère en caressant du bout des doigts son bras. Je suis quelqu’un de dangereux. Tu vas en souffrir inutilement. C’était pourtant la stricte vérité mais mon instinct me dit qu’elle n’aurait rien voulu entendre…Et mon instinct se trompe rarement. Je soupirai légèrement en enfuyant mes mains dans le sable qui était à nos coté. Je jouai avec afin de pouvoir sentir chaque grains s’échapper de ma main comme si c’était la vie de nombreuses personnes qui y défilait. Il ne fallait vraiment pas que je m’attache… c’est trop dangereux.

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Message(#) Sujet: Re: Thrill Me, Kill Me or... Kiss Me ? {Lahas <3 } Dim 1 Fév - 4:32


Thrill me Kill me or Kiss me  




Le crépitement de ce feu allumé quelques instants plus tôt par mes petits « camarades » rescapés crépitait aussi joyeusement qu'étrangement sur cette plage devenue, bien malgré elle, la scène d'une sinistre pièce dont je me retrouvais être, tout aussi involontairement d'ailleurs, l'héroïne tragique. Et alors que je frissonnais, grelottant dans ces vêtements détrempés qui me collaient à la peau, incapable de quitter des yeux ce corps qu'ils m'avaient arraché, dont ils m'avaient soulagée pour mieux le ramener à cette rive où il serait sauf le nouveau … naufragé... Et si les flammes dansant au fond de mes prunelles trop claires pouvaient passer pour n'être que les reflets de ces danseuses ardentes auprès desquelles on m'amenait pour me réchauffer, moi seule savait ce qu'il en était réellement. La colère... La fureur même... Voilà ce que je ressentais alors que je les voyais tergiverser, s'agiter au point presque de paniquer au-dessus et aux côtés de ce corps que j'aurais tant aimé pouvoir jeter dans les flammes pour mieux le regarder se consumer au brasier de mon courroux et de ma rancoeur. Alors que l'un de mes petits camarades déposait une couverture chaude sur mes épaules tout en me félicitant pour mon héroïsme, j'avais soupiré tout en secouant violemment ma tête. Je n'avais fait preuve d'aucun héroïsme ! Je n'avais plongé que mue par l'envie de renforcer un peu plus encore cette couverture de fille décidément bien trop douce et bien trop serviable que je ne supportais plus du tout. Inventer Laura, lui donner vie avait été un amusement pour l'inconsciente donzelle que j'étais. La voir évoluer ici et parvenir, sans même un seul mot prononcer, à s'immiscer dans leurs vies à tous, avait été un régal dont je ne pensais jamais pouvoir me lasser.

Mais le manque était venu m'étreindre au point que cela en devienne chaque jour qui passait un peu plus douloureux encore. L'Hydre me manquait. A cause de ma famille et de mes amis ? Je pouvais bien tenter de m'en persuader. A cause de Nemo ? Là, je me rapprochais d'une première vérité. Celle dont j'usais toujours pour ne pas en voir une autre. Celle qui se terrait juste derrière et sur laquelle je n'avais eu de cesse de me morfondre. Si je manquais d'une chose ce n'était que de la présence dans mon univers de cet homme sur lequel je laissais glisser un regard aussi inquiet que furibond. Cet être que j'avais, comble de l'ironie perfide, contribué à amener dans la bergerie des Kappas. Lahas, naufragé ? Quelle bonne blague ! De tous les êtres présents ici et maintenant il était le seul dont je sois persuadée que, jamais, il ne pourrait se noyer dans ces eaux qui n'étaient que les siennes... Lahas, en danger ? N'importe quoi ! Il était le danger. Il était le mien, celui que je m'étais moi-même choisi et assigné, pauvre cinglée que je suis. Et il serait bien pire encore pour ceux que je regardais, stupéfaite, alors qu'ils m'assuraient aller chercher du secours et me priaient de veiller sur lui. Pardon ?! Moi, veiller sur lui ? Ils voulaient quoi... Ils espéraient quoi en nous laissant seuls tous les deux ? Parce que qu'il n'en avait tenu qu'à moi alors j'aurais achevé cet homme, ouvert sa panse pour mieux en arracher les viscères avec lesquelles j'aurais ensuite fini par le pendre ! Et j'aurais détourné les talons en priant pour qu'un fauve bien affamé en fasse son repas ! Voilà ce que je voulais faire de Lahas !

Ou pas... Mon cœur qui se met à battre la chamade alors que je le vois là, si près. Et plus encore que cet océan qui revient se briser, si doucement, sur la grève en une ronde de vaguelettes paisibles ce sont mes souvenirs que je vois déferler , revenir en force pour mieux me maudire, me mettre face à mes plus terrifiantes erreurs. Ce parfum iodé et enivrant que je sentais le nimber alors que, enfin seuls, j'osais revenir doucement à lui et affronter ma peur de le voir blessé, réellement mal en point. Et si je m'étais trompée ? Et si tout cela n'était pas qu'une sinistre comédie destinée à endormir la méfiance des habitants du camps pour mieux parvenir à s'attirer leur pitié et leur bienveillance pour mieux les pousser, comme je l'avais si bien fait moi-même, à l'accepter ? Et si... Ma main avait tremblé alors qu'elle venait effleurer, craintive, ces ecchymoses à sa peau humide et glacée. Puis mon cœur qui sembla comme s'arrêter, se figer en mon sein glacé alors que je venais chercher ce pouls que je trouvais ne pouvant, à l'occasion, m'empêcher de pousser le plus sincère des soupirs de soulagement. Il était en vie ! En avais-je réellement douté ? Oui. Est-ce que cela m'apaisait de savoir que, oui, Lahas était un fieffé tricheur et menteur qui était toujours en vie ? Non. Et les gifles que je lui assénais, me maudissant de les tempérer de ces baisers que je ne pus me retenir de lui offrir, ces gifles furent les témoins cinglants de cette frayeur qui avait été mienne et de ces ire sans fin qui était dorénavant mienne !

  Estime-toi heureux que je n'ai pas eu d'armes bien plus mortelles à portée de ma main sinon, je te jure par tous les dieux de tous les panthéons, que j'en aurais usé ! avais-je persiflé avec dédain et la plus boudeuse des moues accrochée à mes lèvres. Avant que je ne glapisse et ne grommelle alors que je le sentais me faire basculer sous lui et plonger dans mon regard alors qu'il faisait si bien mine d'accepter ma déclaration d'entrée en guerre et jurait de ne pas m'épargner si telle était réellement ma volonté de faire de nous des ennemis... Pourfendre mes chairs, vraiment ? Ma main qui se glisse à la ceinture de mon short et extirpe de derrière mon dos cette dague que je glissais dans sa main tandis que mon regard soutenait le sien et que, plus aucun sourire à mes lèvres et l'air plus sérieux que jamais je murmurais dans un souffle bien plus chaud que ce que je n'aurais souhaité   ce n'est pas moi qui ait voulu que nous soyons ennemis Lahas... Tu as choisi... Et, ironie du sort, c'est moi qui me retrouve à assumer tes choix. amenant les doigts du jeune homme à se refermer plus encore sur l'arme que je lui offrais, laissant les miens effleurer le dos de sa main en une caresse aussi volontaire qu'involontaire, je murmurais, ma voix se cassant à presque chacun de mes mots   Me tuer ne serait pas vaincre une ennemie mais achever de me délivrer de ce fardeau qu'est devenue ma vie depuis ce soir-là...

Cette nuit dont le simple souvenir me rendait tantôt ivre de bonheur pour l'instant suivant, me faire plonger dans les plus indicibles affres et tourments. Un rêve... Je lui avais demandé de me faire vivre un songe et il avait eu la cruauté de m'accorder mon vœu ce vilain mais si terriblement séduisant petit génie de la lampe qui me regardait maintenant, comme toujours amusé au point d'en sembler moqueur. Il énonçait tout haut ces contradictions, ces conflits et dilemmes qui étaient miens et que je ne parvenais pas à masquer en sa présence. Quand bien même je le désirais si ardemment. Lui aussi je le désirais. Encore. Toujours. Plus encore, et d'une façon si viscérale que cela m'effrayait, m'agaçait et me donnait des envies de tendresses charnelles comme les plus irrépressibles des envies de meurtres. Oui, il m'avait manqué ! Oui, je l'avais embrassé et, comme par défi et arrogance, je l'embrassais encore alors qu'il enfonçait une nouvelle lame intangible en mon cœur en jugeant utile de m'annoncer qu'il aurait préféré ne pas tomber sur moi. Parce qu'il espérait quoi, lui aussi ? Que sa venue au campement pourrait se produire sans que jamais je ne l'apprenne ? Il savait que je serais là ! Il le savait pertinemment ! Alors avoir eu pareil désir relevait soit de la bêtise la plus congénitale qui soit, soit d'une volonté farouche de se leurrer lui-même. Mais il est vrai que, à ce jeu-là, Lahas était doué. L'amertume de mes pensées et de mes rancunes me donnait la nausée et je dus me reculer pour ne pas laisser le trouble né de la proximité de nos deux cœurs me faire perdre totalement pieds. Sur l'Hydre je pouvais encore me le permettre. Mais pas ici. J'aurais pu lui arracher la langue quand je l'entendis vanter mes qualités de comédienne. J'aurais pu et j'aurais voulu le faire ! Mais...

  Il faut croire que nous avons décidément encore plus en commun que ce que je ne l'avais déjà deviné. Oses dire que nous ne sommes pas faits l'un pour l'autre maintenant ? Qui pourrait supporter un comédien si ce n'est une comédienne ? avais-je soupiré bien malgré moi dans un rire et un sourire radieux alors que j'abandonnais mon bras à sa caresse bien trop légère et furtive. Mais il n'avait visiblement pas changé , était toujours fermement décidé à faire de ma vie un Tartare perpétuel et les mots, encore eux, s'écoulaient de ses lèvres pour mieux venir faire poindre à mes orbes de jade ces larmes que je tentais, mais en vain, de ravaler. Alors que je pouvais presque entendre les pas de mes compagnons se rapprocher, je m'écartais brusquement de lui et, mon regard noyé de larmes et dardé de foudres je pris son visage en coupe entre mes mains avant que de murmurer tout contre ses lèvres en une nuée de baisers d'adieux   Un jour Alekseï m'a dit qu'aimer n'était qu'une façon de haïr autrui. Alors je dois drôlement te haïr et toi drôlement m'aimer pour que nous en soyons, encore et toujours, à cet édifiant constat. Pas faits l'un pour l'autre... Impossible... puis je l'embrassais à en perdre haleine pendant une poignée de ces secondes qui ne reviendraient jamais et je me reculais doucement cette-fois   Dangereux, tu l'es. Et pour moi plus que pour tout autre. Parce que souffrir semble être devenu mon lot quotidien depuis que je suis tombée amoureuse de toi ! une main qui se lève comme pour mieux le dissuader de me répondre, de me couper   Tu n'as rien demandé...je sais. Tu ne veux pas de moi... je sais aussi. Mais tu sais quoi ? On ne choisit pas d'arrêter d'aimer pas plus qu'on ne choisit de commencer ! Et, moi, que tu le comprennes ou pas, je t'aime Lahas. puis je m'étais relevée entendant des bruissements de feuillages au loin. Laissant la couverture que je lui jetais je le regardais, reprenais ma dague et m'éloignais tout en lui chuchotant   Et si souffrir pour toi est inutile... alors ainsi soit il ! un pas en arrière de plus   Garde mon secret et je tairais le tien. Je te l'ai dit quand bien même tu ne me crois sans doutes toujours pas : jamais je ne te trahirais. Plutôt crever que de rompre ce serment que je t'ai fait. Les promesses n'engagent que ceux qui y croient ? Ca tombe bien moi j'y crois à celle-là !

Puis, alors que les autres arrivaient je m'enfuyais en courant. Non pas dans la direction de ce camps où je savais qu'ils ramèneraient Lahas pour le soigner mais à l'opposé, vers cette jungle dans laquelle je disparus. Ce qu'il se passa après mon départ ? Pas la moindre idée. Les autres avaient du le trouver et le ramener. Comme ils m'avaient mue m'enfuir et parce qu'ils me connaissaient, sans doutes avaient-ils pensé que j'avais eu peur de cet étranger et de sa condition qui me ramenait trop bien à la mienne. Ou du moins à celle de Laura. Je m'enfuyais souvent, cela ne les inquiéta pas. Je reviendrais le lendemain matin et la vie reprendrait son cours. Sauf que le lendemain je n'étais pas là. Ni au petit-déjeuner, ni pour aider Jeremiah à la cueillette, ni même pour aider à préparer ce dîner auxquel je n'assistais pas. Le soleil déclinait à l'horizon mais, cette-fois, les rescapés commençaient à s'inquiéter. Certains étaient partis voir dans cette grotte où j'allais souvent me réfugier et que j'avais même faite découvrir à Maverick. Mais je n'y étais pas. Et la rumeur commença à enfler : j'avais disparu. Où étais-je ? Qui s'en souciait de toutes manières ? Qui s'en souciait de savoir que, en fuyant ce soir-là, j'avais couru encore et encore jusqu'à en perdre si bien haleine que j'en avais aussi perdu mes repères. Perdue, je l'étais. Mais pas encore autant que lorsque je marchais sur un amas apparemment inoffensif de feuillages et de mousses. Un bruit sourd alors que je sentais le sol se dérober sous moi. Et l'instant d'après je chutais dans ce piège peut-être installé par un Kappa ou par un Sigma et destiné à piéger un gibier bien plus épais que moi. Un cri étouffé alors que je sens le pieu posé là pour empaler une bête sauvage traverser mes chairs et que, dans ma bouche, le goût métallique du sang remonte. La douleur, intenable. Et puis, le noir. La suite... Qui s'en soucie ?



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Message(#) Sujet: Re: Thrill Me, Kill Me or... Kiss Me ? {Lahas <3 } Mar 3 Fév - 23:51



Thrill Me, Kill Me or... Kiss Me ?

 
Paix à ton âme




Son arrogance et son entêtement ne cessera à jamais de m’étonner. Elle ne voulait pas se résoudre à me laisser tranquille et envisager de se reconstruire peu à peu. Non, elle croit dur comme fer que mes sentiments à son égard sont réels alors qu’ils ne font que s’étouffer à force d’insister aussi inlassablement. J’ai dans mon cœur les objectifs de ma mission, je n’avais pas le temps de penser à des amourettes qui finiront par s’éteindre avec le temps. Car l’amour est inutile, il est éphémère et finit par s’éteindre aussi vite qu’il s’est embrasé. Au vu comment elle est rapidement tombée amoureuse de moi, nous ne ferons pas long feu l’un avec l’autre. J’en suis persuadé ! Elle ne savait pas plus quoi faire que moi. Nous semblons nous contredire et revenir sur nos pas sans cesse afin de nous convaincre que ça n’ira pas-ou plutôt moi-. Elle me disait sans cesse qu’elle me tuerait mais elle en est purement et simplement incapable. Et moi ? Est-ce que je le serais ? Je crois…Je n’aurais rien à perdre à part une femme qui m’étouffe et augmente les suspicions des autres. En faites, j’ai tout à perdre ! Si je lui hôte la vie maintenant, cela compromettrait mon entrée, ma mise en scène et ma mission ! Et ça, je ne me le permettrais pas. Pas maintenant, pas en étant si près du but ! Je sentis sa main se faufiler pour aller courir je ne sais à quel endroit et en sorti une dague qu’elle mit dans ma main volontairement. Encore une fois elle me défiait en me regardant dans les yeux. Que cherchait-elle ? Voudrait-elle se convaincre que je puisse avoir de l’affection à son égard au point de ne pas la blesser ? Peut-être…Elle me dit que j’avais choisi que l’on soit ennemis et que c’est elle qui assumait mon choix. Bien piètre façon de sa part d’essayer de se décharger de sa culpabilité. J’émis un petit glapissement en signe de mon exaspérance du moment. Elle me sortait des phrases comme on aurait pu en trouver dans les théâtres. J’avais l’impression d’assister à une comédie grotesque dans laquelle j’avais le rôle du pigeon. Elle me parla de ce fardeau qu’était devenu sa vie comme si nous avions vécu ensemble depuis de longues années avant de nous séparer. Nous nous connaissons à peine…Comment cela peut  être possible ? Je ne comprends pas ! L’amour se construit sur une confiance, sur des souvenirs forts et un désir profond. Je n’ai rien partagé de tout cela avec elle. Enfin, à très légère dose du moins. Je maintenu son regard longtemps en serrant l’arme un peu plus dans ma paume à chaque fois que ces mots que je ne voulais entendre franchissaient l’orée de sa bouche. Je grimaçai et tentais de retenir cette bestialité qui était en train de couler dans tous mes membres. Je la sentais m’envahir, m’ensevelir peu à peu. Je devais me délivrer de cette emprise et tout de suite.

Je plissais les yeux à chaque secondes. Les mots me tournaient dans la tête, je ne savais plus quoi faire. Elle me parla de notre amour, qu’on était fait l’un pour l’autre et que je ne pouvais pas le nier. Elle me parla de mon secret et de sa promesse envers moi et il fut question de sa loyauté aussi. Je fronçai les sourcils et sans m’en rendre compte j’haussai la voix. ASSEZ ! Je plantai violemment la dague dans le sable à côté de son visage. Cesse de jouer avec moi, de me sortir des mots ou des phrases tragiques ! Tu es une femme et plus une enfant ! L’amour ce n’est pas forcer l’autre sans cesse ! Je rapprochai la lame vers son cou en la faisant glisser dans les grains aussi jaune que la poussière de lumière que nous offre le soleil. Arrêtes de tout me mettre sur le dos pour essayer de décharger ta culpabilité ! Tu as choisi de m’aimer et je te le répète je ne t’ai rien demandé. Je n’en ai rien à faire de ce qu’a pu dire ton ami, les mots ne restent que des mots ! Seuls les gestes changent le monde ou notre destin. Je pressai la lame contre sa chaire et la lui entaillai légèrement pour laisser paraître un mince filet de sang. Tu ne me connais pas, tu ne sais pas la quantité de sang que j’ai versé pour protéger les miens ! Et je n’hésiterais jamais à le refaire car ils me sont fidèle jusqu’à leur mort. J’ai tenté te préserver et tu insistes en m’étouffant ! Je fis un coup sec et ensuite renfonçai la lame dans le sable. Je ne m’entends plus penser tellement tu parles et essaie d’obtenir de moi une quelconque affection. Tu ne l’auras pas en m’obligeant ou en m’oppressant comme tu le fais ! Je connais tes sentiments maintenant à toi de les faire taire jusqu’à ce que je décide que tu ne les ravives. J’avais un regard dur et une expression qu’elle n’avait encore jamais vue sur mon visage. Je savais ce que ça allait causer en elle mais c’était peut-être mieux ainsi. Je lâchai la dague et alors que je m’enlevais d’elle sans même lâcher son regard. Oublie-moi.  Puis un bruissement de feuillage retenti à mes oreilles, elle se relava en s’emparant de sa dague. Je vis à son visage qu’encore une fois, j’avais franchi la limite. Qu’encore une fois je réduisais son cœur en une poudre que nul ne pourra refaire revivre à part moi. Je tentais de me convaincre que c’était pour son bien et d’un côté c’était le cas. Se serait bien mieux ainsi ! Si elle est fâchée contre moi, elle m’évitera et dissipera le moindre des soupçons qui aurait pu exister.

Ses amis arrivèrent et c’est à ce moment-là que je ne la revis plus de toute la soirée. Elle avait fui vers la jungle. Je me demandais ce qu’il lui était passé par la tête…Pourquoi la jungle ! Elle est totalement différente de celle de l’Hydre. Si j’avais eu peur pour elle ? Ce serait un mensonge si je disais non. Cette jungle est en grande partie mon territoire et je connais chaque recoins. Mais est-ce que c’est son cas ? Avait-elle un endroit où se réfugier en cas de tristesse ? Avait-elle analysé une partie de la jungle lors de son séjour ici ? Je ne savais pas, je ne voulais pas le savoir. J’avais envie de croire qu’elle savait ce qu’elle faisait et qu’elle reviendrait. Les personnes qui étaient venues me chercher m’avait soigné et offert le gîte sans trop me poser de questions. Enfin du moins le temps de me reposer. Ma matinée fut beaucoup moins calme que ma soirée. Les questions ne cessèrent de pleuvoir sans fin. J’aurais pu m’en plaindre mais pas du tout, jouer le rôle du lâche et couard cela les a refroidi  complètement. Plus ils enchainaient les questions plus je faisais semblant de me refermer sur moi-même en faisant preuve d’une grande timidité. Je répondu à toutes leur questions mais notre interrogatoire fut interrompu quand une personne du camp vint dire aux gens autour de moi que Laura avait « disparu ». Ils semblaient tous étonnés et inquiets et c’est à ce moment-là qu’ils se mirent à partir à sa recherche. Bon nombres restèrent au camp mais je me proposai de les accompagnés. Je voulais soit disant les aider pour les remercier de m’avoir sauvé. Après qu’ils aient échangés de nombreux regards entre eux, ils finirent par céder et je leur offris mon premier sourire.

Par Gravga ! Quelle mouche a pu la piquée ! Ou devrais-je plutôt dire quel moustique ! J’aurais dû m’en douter qu’elle ne connaissait pas plus que ça les dangers de ma jungle ! Nous nous engouffrâmes dans les fourrées et je les suivis sans dire un mot. Je fis comme si je ne repérais aucuns indices et les suivis gentiment. Ils passaient parfois à coté de certaines pistes évidentes. Ils criaient son prénom et ne pensaient pas que cela pourrait donner un quelconque signale à leur ennemi s’ils en avaient. Je fis mine de sursauter au moindre bruit et de me méfier de la moindre chose comme le trouillard que j’incarnais. Je les suivais de prêt pour leur transmettre mon stress inexistant et ils tentaient de me rassurer comme ils le pouvaient. Ils mordaient à l’hameçon à pleine bouche ! J’étais satisfait de ma performance qui atteignait presque la perfection. Je les laissai mijoter dans leur désorganisation jusqu’à ce que je n’en puisse plus de voir leur incompétence en matière de traque. C’est alors que je simulais mon propre égarement. J’inventerais une excuse de plus et puis ils me remercieront quand je l’aurais retrouvé par mégarde. Je pris une grande inspiration et pris soin d’inspecter chaque branches et traces de pas. Il y en avait tellement que je ne savais pas lesquels regarder en premier. Il était certain que la ronde de la tribu était passée par ici. Je marquais un temps de pause et puis Je relevai  la tête d’un coup et me mis à courir à travers la végétation. Je priai pour qu’ils ne l’aient pas trouvé avant moi ! Je courais sans perdre haleine un bon nombre de temps mais ma course fut freinée par un trou au milieu du sol. C’était l’un de nos pièges…J’entendis les feuillages au-dessus de ma tête s’agiter alors que je m’approchais doucement du trou béant. Je me stoppai et mimai le chant d’un oiseau dans l’espoir que l’on me réponde. Je marquai une pause et recommençai à émettre le son et c’est alors que l’on me répondit. Je vis la tête de Gaëd dépasser de l’un des arbres perché alors qu’il fit signe aux autres de partir. Je ne lui fis pas signe de descendre car je voulais voir si le piège était vide. Je m’approchai d’un pas félin et passai ma tête au-dessus du trou. Et sans grande surprise, je trouvai ce que je ne voulais pas qui y soit. Elle était là au fond en train d’agoniser. Sans réfléchir, je me précipitai au bord pour essayer de lui tendre la main. Dans quel merdier tu t’es encore mis…Hey ! Tu m’entends ? Elle semblait à moitié consciente et devait ressentir une douleur atroce.

Je relevai la tête vers Gaëd et lui priai de descendre alors qu’il hésitait. Je lui dis dans notre langue qu’elle connaissait mes origines et qu’elle tenait le secret et c’était les mots qu’il avait besoin d’entendre visiblement, car il sauta sans attendre pour me venir en aide. Je lui demandai de m’aider à me descendre dans le fond de la fosse pour que je lui porte secours au plus vite. Je me précipitai à travers les pieux et me dirigeai vers elle. Qu’est ce qui t’a pris de partir dans la jungle si loin !? Regarde dans quel état tu t’es mise. Ces endroits sont dangereux ! Tu ne dois plus jamais y revenir, compris ? Je pouvais sembler insistant au premier abord mais c’était de l’inquiétude à peine dissimulée. Elle avait perdu beaucoup de sang et sa jambe était dans un sale état. Par chance, elle est plutôt bien tombée…Il aurait plus manqué qu’elle se soit empalée ! Là ça aurait été moi qui aurait été la chercher par-delà les morts pour la tuer une nouvelle fois. Ce qu’elle peut-être imprudente ! J’examinai sa plaie et lui dit que ce ne sera pas très agréable. Je déterrai le pieu délicatement et pris soin de le retirer avec délicatesse afin qu’aucun morceaux parasites ne reste dans sa plaie béante. Elle ne ria pas face à cette douleur et je crois même qu’elle perdit connaissance et avec le recul ce n’était pas plus mal. Je me saisis de son corps et le tendis à Gaëd pour qu’il la hisse hors de ce trou et m’aide par la suite. Je lui souris en lui donnant une tape amicale dans le dos et le serrai dans mes bras pour lui faire mes adieux et surtout le remercier. Il se contenta d’un simple geste de la tête et partit en courant en remontant dans le premier arbre qu’il pouvait trouver.

Je la regardai alors qu’elle était allongée sur le sol empli de feuilles mortes. Je soupirais et la pris dans mes bras et la ramenai jusqu’au camp. Les autres étaient revenu et avaient constaté ma disparition mais leur joie fut grande quand ils me virent arriver avec elle dans mes bras. Ils étaient tous inquiet à son sujet.  Ils finirent par l’emmener jusqu’à l’infirmerie où j’attendis qu’elle se réveille pour prendre de ses nouvelles et présenter mes excuses. Je déteste être dans ce genre de situations…

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Message(#) Sujet: Re: Thrill Me, Kill Me or... Kiss Me ? {Lahas <3 } Mer 4 Fév - 7:20


Thrill me Kill me or Kiss me  




Le monde est empli de ces sons, de ces couleurs et de ces images auxquels nul ne prête jamais que si peu d'attention et encore moins d'intérêt. Le monde est merveilleux et nous ne le réalisons,le plus souvent, que lorsqu'il est déjà trop tard et que la vie, cette perfide traînée, ne s'apprête à nous abandonner. Du moins est-ce la première pensée qui m'assaillit alors que je reprenais peu à peu conscience et me découvrais allongée dans ce puits de terre meuble et rendue humide par la fraîcheur désormais nocturne. Le temps s'en était allé pendant que je voguais sur les flots paisibles de cette inconscience qui m'avait, au moins, permis de ne pas éprouver ni endurer cette indicible souffrance qui vint se rappeler au pire de mes souvenirs à peine mes paupières avaient-elles commencé à papillonner. Il m'avait fallu plus d'une poignée de secondes, à moins qu'il n'ait s'agit de minutes en ces circonstances la notion de temps étant somme toute bien étrange, pour que je réalise où je me trouvais... Et que je me souvienne pourquoi j'en étais donc là, la jambe empalée sur ce pieu de bois acéré qui me faisait endurer une chose que je ne pouvais qu'estimer proche du martyre. La panique fut évidemment la première à me saisir et, fichue saloperie, à me faire commettre tous ces gestes que ma raison, si elle n'avait pas été anesthésiée par le choc de la chute, m'aurait fortement déconseillés. Evidemment je tentais de bouger, de me relever pour mieux libérer mes chairs meurtries et sanguinolentes de ce bois qui les triturait, les écartelait et m'arrachait des cris aigus et désespérés. Chaque mouvement m'était intolérable. Comme si chacun de mes muscles ne se bandait que pour mieux me faire éprouver la cuisante conséquence de ma si parfaite bêtise. Parce que, n'était-ce pas pour cela que je me mourrais ? Parce que j'avais été stupide au point de penser qu'il aurait pu m'aimer, répondre à ces sentiments que j'avais eu l'idiotie de lui déclamer encore et encore... Et je crois bien que ce fut là que je versais la première de mes larmes. Quand je réalisais que chacune de mes déclarations aussi sincères que bien trop spontanées n'avaient jamais fait que le détourner encore un peu plus de moi. Je m'étais montrée honnête... Et je pleurais plus encore en réalisant que je ne l'étais jamais vraiment qu'avec lui. Lui dont j'avais fini par tomber éperdument amoureuse parce qu'il était, de son côté, le premier à ne pas me mentir. Aussi douloureux et blessant ses mots puissent-ils être... Il ne m'aimait pas... Il ne m'aimerait jamais... Pire, maintenant il me détestait.

Je sanglotais sans pouvoir me retenir et je sentais l'eau de mes propres larmes dégouliner sur ces joues que je devinais blêmes comme la mort pour mieux venir périr sur ces lèvres tremblantes et étrangement froides maintenant. J'avais renoncé à m'extirper de ce piège qui me serait sans doutes fatal et je reposais, résignée, au fond de ce trou à mes yeux si profonds et qui me faisait l'effet d'être le plus terrifiant des cercueils. J'étais dans ce qui serait ma dernière demeure, ma tombe, et une fois de plus c'était vers lui que volaient ces pensées que je pensais sincèrement être les dernières. Personne ne savait où j'étais et si je savais que mon absence finirait par être remarquée et que les secours seraient sans doutes envoyés je ne me faisais pas la moindre illusions sur les chances de réussite de cette expédition de la dernière chance ni sur mes chances, à moi, de réchapper indemne de cette mésaventure où les tribulations de mon cœur amoureux auraient fini par me conduire. Un rire nerveux qui s'écoulait, éraillé et entrecoupé de sanglots, de mes lèvres plus tremblantes que jamais. Il me l'avait bien dit, non ? La dernière fois où nous nous étions vus, sur mon île... Que cette mission que j'avais consenti à accepter sans réfléchir plus loin que le bout de mon petit nez, oui il me l'avait bien prédit que cette tâche que je m'entêtais à ne voir que comme un jeu me coûterait la vie. Et je me souvenais parfaitement de ce que je lui avais répondu alors que, déjà, il me repoussait et me demandait de l'oublier. Je lui avait dit que si jamais ces rêves éveillés que nous avions faits ensemble avait jamais signifié quoique ce soit pour lui alors qu'il prie pour que, jamais en effet, e ne revienne. Parce que, quand bien même n'avait-il pas du me comprendre, je pensais ce que je lui avais dit. En devinant sa différence et en la taisant... En éprouvant ces sentiments qu'il avait raison de nous dire interdits... J'avais moi-même scellé mon propre destin. Et puisque je n'étais pas assez stupide ou utopiste pour croire que l'amour pouvait s'oublier aussi vite qu'il m'était venu... alors, oui, la seule issue me semblait être la mort. Me voilà sur le point d'être exaucée... et lui aussi...

Ces mots qu'il avait murmuré, de sa voix aussi glaciale que brûlante de colère, ne cessaient de tournoyer en mon esprit, torturant mon âme et mon cœur bien plus encore que ce pieu de bois ne le faisait à mes chairs déjà en train de s'engourdir. Chacune de ses phrase, chacun de ses mots... Je ne les oubliais pas, ne pouvais qu'y penser et me les réciter, encore et encore, comme une prière impie qu'un mourant voudrait réciter au moment de sa dernière heure. Je pleurais, voulais hurler mais n'en avais plus même la force... Je me perdais dans les délires et le labyrinthe de pensées saugrenues que la fièvre faisait naître dans ma tête. Il n'avait pas brisé mon cœur... Il avait brisé mon âme cette fois ci. De cœur je n'en avais plus depuis la première fois où nous nous étions vus et où nos corps s'étaient si bien épousés pour si bien s'enflammer au contact l'un de l'autre. Je fermais les yeux et soupirais, tentant de retrouver dans ces souvenirs sensuels et doux une sérénité qui me manquait vraiment. Autour de moi les oiseaux de nuit entamaient leurs chants sépulcraux comme pour mieux m'offrir une berceuse doucereuse qui m'aiderait, me guiderait lentement vers ces rives d'inconscience vers lesquelles je me sentais glisser. La chaleur cuisante et étouffante due à la blessure laissait peu à peu la place à la morsure de la froidure de la nuit et je ne dus de rester éveillée qu'à ces frissons glacés qui remontaient à mon échine pour mieux se répandre dans tout mon corps. J'avais froid, je pensais mourir là seule et loin de tous mais, pourtant, je n'avais pas peur. Et le seul sentiment que j'éprouvais quand, à bout de forces, je finis par plonger dans l'inconscience, ce fut la plus insondable des tristesses. J'étais triste. Et seule... si seule...

  «  Lahas... »

Son prénom fut évidemment le dernier des mots que je m'entendis prononcer avant que de me perdre dans ces contrées étranges et terrifiantes où réalité et songes dansent en une étrange sarabande. Cette silhouette masculine que je crus apercevoir, perdue entre les feuillages de cet arbre au dessus de ma tête était-elle réelle ? Et ces voix que j'entendais hurler mon prénom l'étaient-elles ou n'étaient-elles pas plutôt les manifestations cruelles et perverses de mon esprit qui continuait de se battre, de lutter et qui refusait obstinément de renoncer à cette existence dont, pourtant, mon cœur lui ne voulait plus. J'avais voulu hurler à mon tour, indiquer ma position à ces êtres ou ces fantômes fantasmés qui me cherchaient mais mes forces m'avaient depuis longtemps abandonnée et tout ce que je parvins à faire fut de me blesser un peu plus encore et à me noyer dans ce sang, le mien pour ce que cela avait d'ironique, qui coulait dans ma gorge serrée. Des larmes j'avais l'impression d'en verser des rivières mais peut-être n'était-ce aussi là que des mirages ? Tout comme cette forme étrange mais plus encore familière que je vis à un moment se découper dans la silhouette aveuglante de ce soleil qui s'était levé il devait y avoir un moment déjà si j'en jugeais par sa position dans le ciel. Mes yeux qui se plissaient et qui se mirent à papillonner alors que je croyais rêver en découvrant les traits de ce visage d'homme que je n'avais que trop aimé. Lahas ? J'aurais voulu pouvoir dire que je possédais encore une once de mon ironie féroce et détachée habituelle mais il n'en était rien et, à cet instant où il avait paru, j'avais prié. Prié tout ce que je pouvais connaître de dieux ou de déesses pour que ce soit bien lui et non un merveilleux songe éveillé.

Des mots qui jaillissaient de ces lèvres que je le voyais remuer sans pour autant parvenir à en saisir la teneur. Lahas était là, allongé au bord de ce gouffre où je reposais, parfaitement immobile, parfaite petite poupée déshydratée et se vidant de son sang et qui ne respirait encore que par elle ne savait quel miracle. Il me tendait sa main et je crois bien que je dus sourire alors que je sentais presque se rallumer au fond de mes prunelles cette étincelle d'espoir qui m'avait presque désertée plus tôt. Lorsqu'il me demanda si je l'entendais j'aurais voulu pouvoir hurler pour lui répondre mais tout ce qui sortit alors de ma bouche n'était que borborygmes incompréhensibles entrecoupés de gémissements de pur douleur. Lahas était là et, avec lui, l'espoir revenait... et la souffrance aussi. Je ne compris pas ce qu'il se passa ensuite, hésitant encore à croire que tout ce qui se déroulait devant mes yeux étaient réels. Que tout cela n'était pas que le projection de cet inconscient qui, même aux portes de la mort, refusait de renoncer à lui... Fichue obstination tiens ! Lui était là, au fond de ce trou dans lequel je gisais et qu'il semblait presque connaître... Il était là et je l'entendais tonner et, comme toujours ou presque depuis que nous nous connaissions, me faire la morale et me reprocher mon intrépidité et mon entêtement. Voir mon inconscience et ma témérité. Mais cette-fois il y avait quelque chose de nouveau... Comme un écho d'inquiétude derrière ces reproches dont il m'abreuvait tandis qu'il arrivait près de moi et s'efforçait de me libérer de mon funeste sort. Ses mots étaient aussi durs que ses gestes, eux, se faisaient attentionnés et presque doux. Il me parlait, me prévenait comme pour mieux tenter de me maintenir encore un peu éveillée moi qui glissais encore et encore vers une inconscience qui aurait pu m'être fatale. Sauf que je ne mourrais pas. Pas cette-fois ci. Parce que je refusais de renoncer et que, une fois encore, Lahas était celui qui m'insufflait cette force dont ma blessure m'avait si insidieusement privée.

  « Apprends... moi... à... survivre... dans ton royaume... Plutôt que m'engueuler...  »avais-je murmuré alors que je me raccrochais inconsciemment à sa présence, à la chaleur que je sentais émaner de son corps et venir, si chastement, réchauffer le mien. Chaque mot, chaque syllabe que je m'entêtais à prononcer m'était torture et pourtant je m'obstinais, tenant à ajouter deux mots... rien que deux... Et je les prononçais alors que je laissais mon regard s'ancrer au sien   « Pardon.... Merci... »

Mais quand bien même je l'aurais voulu je n'aurais pas pu en prononcer un autre. Lahas m'avait prévenue et il avait beau faire de son mieux pour ne pas me blesser plus encore je sentis mon corps tout entier s’arque-bouter sous la douleur quand il extrait le pieu de mes chairs. Mes muscles qui se bandaient alors que ma tête se renversait et que mes doigts griffaient ce sol tandis que mes articulations blanchissaient. J'avais voulu hurler mais je ne réussis qu'à tousser laissant des filets de sang s'échapper de mes lèvres alors que je sombrais une fois de plus dans les limbes sombres. Lorsque je m'éveillais il fut la première personne que je cherchais du regard mais je ne le vis pas. La panique qui me gagnait de nouveau alors que je ne réalisais pas encore où je me trouvais. Des mains qui se posèrent sur mes épaules et me contraignirent si doucement cependant à me rallonger. Puis cette voix que je connaissais sans pour autant la reconnaître et qui me rassurait : tout allait bien j'étais sauvée. L'homme que j'avais arraché des flots m'avait à son tour sauvée. Lahas ? Je dus faire de gigantesques efforts sur moi-même pour ne pas laisser transparaître mon inquiétude envers celui que je n'étais pas même supposé connaître. Le médecin du camps m'aida à me rallonger et me fit avaler un de ces cachets trouvés dans la carlingue et dont on usait jamais qu'avec la plus grande parcimonie sur le camps. Les médicaments étaient une denrée plus que rare sur cette île... Il me raconta ce qu'il m'était arrivé et dont je semblais peiner à me souvenir. Foutaises ! Je me souvenais parfaitement. Chaque fichue seconde passée au fond de ce trou... Chaque p*tain de minute que j'avais crains être la dernière... Et qui l'aurait sans doutes été si Lahas ne m'avait pas trouvée et secourue ! Alors, oui, je lui devais la vie et je me jurais que, d'une manière ou d'une autre, je saurais un jour m'acquitter de ma dette devenue d'honneur. Pourtant...

Quand le médecin et d'autres naufragés venus prendre de mes nouvelles me demandèrent ce qui s'était passé et comme le nouveau avait bien pu me retrouver je soupirais et à l'aide de mes mimes habituels et de quelques mots griffonnés d'une main tremblante sur le calepin qui me fut donné je tentais de m'expliquer. Du moins je brodais l'un de ces mensonges dont j'étais venue plus que coutumière dès lors qu'il s'agissait celui dont j'assurais ne rien savoir. Mais dont je remerciais la chance qui l'avait conduite jusqu'à moi. Sans lui... Je serai morte ? Evidemment. Ils ne le dirent pas mais je pouvais le lire au fond de leurs prunelles et sur ces lèvres qu'ils ne remuaient même plus. J'étais fatiguée et devais me reposer avait interrompu le médecin qui les faisait tous sortir et me promit que nul ne viendrait me déranger désormais. L'infection à ma jambe avait pu être jugulée mais je devais me montrer prudente et me reposer pendant quelques jours. Et puis il avait eu cette expression étrange sur son visage... Celle qui ne laissait jamais rien présager de bon. Devant mon regard insistant il avait soupiré tout en me répétant qu'il me fallait dormir. Que nous reparlerions de tout cela à mon réveil. Ou plus tard. Ma main sur son poignet et mon regard qui se fait plus impérieux que jamais : je voulais savoir ! Et je sus. Et je regrettais.

Quand je me retrouvais seule dans la pièce je me recroquevillais en boule sur moi-même me contrefichant éperdument de la douleur atroce que mes mouvements et ma position venaient de réveiller à mes chairs. Et je pleurais en silence plus perdue que jamais, quand il entra. Mon sauveur... Si on voulait. Lahas m'avait sauvée d'un enfer pour mieux me laisser en affronter un autre. Un qui me terrifiait plus que la mort ne le pourrait jamais. Un que je ne partagerais pas avec lui. Après tout il me l'avait bien dit non ? Il ne voulait plus que je l'étouffe... Il ne voulait plus que je le colle... Il ne voulait plus que je parle... Il voulait que je sorte de sa vie... Je lui devais bien ça. Mais... moi... comment je faisais pour le sortir de ma vie à moi ? Je ne savais comment réagir face à celui vers qui je n'osais plus même relever mon visage. Celui que je n'osais plus même regarder. J'aurais voulu lui faire signe de partir, le lui murmurer à défaut de pouvoir le lui hurler. Mais je ne le pus pas. J'aurais voulu pouvoir me blottir au creux de ses bras et lui confier, sans plus de fierté ou d'orgueil mal placé, à quel point j'avais eu peur et à quel point je lui étais reconnaissante. Mais je ne le pouvais pas plus. Si ce que j'avais vécu cette nuit avait été un véritable traumatisme qui me laisserait bien des séquelles les jours et les semaines suivantes ce que m'avait annoncé le médecin n'était pas mieux. J'étais perdue et déboussolée. Je voulais pleurer de peur, de frustration et de colère mais je n'y arrivais pas et ce furent des yeux baignés de larmes refoulées que je levais vers lui. J'avais besoin de lui... Tellement besoin de lui... Mais, comme toujours Lahas était libre et, cette-fois, je ne ferai pas un geste vers lui. Pourtant... Si seulement il avait pu savoir... Si seulement...






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Message(#) Sujet: Re: Thrill Me, Kill Me or... Kiss Me ? {Lahas <3 } Lun 16 Fév - 1:39



Thrill Me, Kill Me or... Kiss Me ?

 
Paix à ton âme




Elle m’avait demandé de lui enseigner à survivre dans mon royaume et j’aurais aimé mais une femme comme elle est bien trop fragile pour un monde aussi complexe que le mien. Je devais constamment surveiller mes arrières et surveillais les siennes parfois sans trop d’implications. Mais malgré le peu d’intervention que j’ai pu faire pour elle, j’ai déjà l’impression d’en avoir fait beaucoup trop. Comment elle pouvait se détacher de moi si j’étais toujours derrière elle pour la sauver ? À croire qu’elle est un aimant à mauvaises situations. Peut-être que c’est moi qui ai de la chance pour l’instant tout simplement ? Elle s’était excuser auprès de moi encore une fois et j’avais simplement envie de lui dire qu’elle économise ses forces car ce qui allait suivre n’allait pas la ravir. Elle cria à en perdre sa voix et finit par m’abandonner car elle perdu une seconde fois connaissance. Franchement, je n’allais pas m’en plaindre, je n’avais pas envie de l’entendre gindre ou encore qu’elle me fasse des tonnes d’excuses. Je n’aime pas vraiment me répéter mais j’aime encore moi quand on me répète sans cesse les mêmes choses. J’ai des oreilles, un cerveau et je peux très bien assimiler du premier coup ce que l’on me dit. Peut-être que sous le coup de l’émotion, elle oublie ce qu’elle raconte et du coup radote comme les ancêtres ? Cette vision me fit ricaner dans ma tête. Je ne me moquais pas d’elle mais je trouvais cela légèrement amusant -à petites doses-. J’avais traversé la moitié de la jungle pour rejoindre le camp. Je me dis qu’elle avait dû courir longtemps ou vite pour arriver à cet endroit. Je soupirai avant de franchir les dernières fourrées qui allaient nous ouvrir les portes du camp. J’appréhendais leurs questions et j’allais surtout devoir perdre mon air sérieux pour reprendre mon air paniqué habituel.  Je pris une grande inspiration et fendis le buisson en criant en feintant la peur la plus grande. Mon regard se perdait ici et ailleurs afin de trouver une figure à laquelle me raccrocher. Ma respiration était saccadée comme si j’avais couru sans m’arrêter jusque-là. Je n’omis aucuns détails et leur confiai le corps assez vite en prenant un air inquiet en les voyant l’emporter.

Ils me dirent de rester là et de me calmer car je tremblais de nervosité. J’étais tellement dans mon rôle que mon corps réagissait lui-même à cette situation peu commune. Ils me firent m’assoir sur un tronc d’arbre et me mitraillèrent de leurs regards interrogateurs et curieux. Car on savait tous que la première chose qu’ils voulaient savoir c’est comment je l’avais retrouvée. J’aurais pu être en état de choc qu’ils en auraient rien à faire et me bousculeraient mal habilement pour que je leur conte mon histoire. Enfin ce qui y ressemblait du moins car ça n’avait pas été un hasard et ça jamais ils ne seront au courant. Je relevai mon regard perdu vers eux et leur dis que je m’étais retourné car j’avais entendu un bruit et que quand je voulu reprendre ma marche j’avais perdu les autres. Je m’étais alors enfoncé dans la jungle et me suis encore plus perdu et c’est en ayant failli tomber dans une fosse que j’avais vu qu’il y avait quelqu’un dedans. Je suis donc descendu dedans et l’ai tiré de là du mieux que j’ai pu. Le reste de l’histoire vous le savez et comme je hais me répéter je ne vais pas revenir dessus. Ils avaient l’air pantois de mon exploit car s’en était un pour un pauvre mec comme moi. Beau, charmant mais froussard comme jamais et je voyais dans le regard de certain que je leur provoquais un sentiment de pitié. C’était justement le sentiment que je voulais véhiculer et ça avait l’air de marcher sur pas mal de personnes. Certaines se méfiaient ou croyaient que j’avais plus de potentiel que je ne le montrais. Mais pour qu’ils découvrent tout, il fallait qu’ils attendent un peu car je tiens à aller de manière progressive. Je veux garder une part de mystère.

Les heures qui suivirent furent les plus ennuyeuses de toute mon existence. Il n’y avait rien à faire d’intéressant ici et puis je ne pouvais pas rendre visite à Peny car les naufragés campaient sa tente. Je me suis dit que j’allais aller cueillir des plantes dans la jungle et déguiser ça en bouquet de fleurs. J’avais vu le genre de blessure qu’elle avait et ça pouvait être très grave si on ne faisait rien. Il fallait absolument désinfecter la plaie et la couvrir pour pas que ses tissus se nécroses et qu’on doive lui couper une jambe. Si cela arrivait, c’est certain que là je ne pourrais plus rien pour elle. Peny ne pourra plus fuir,  plus courir et cela deviendrait très handicapant pour moi. J’ai un semblant d’affection pour cette femme ou sinon, je ne ferais pas tout ça pour elle mais je ne pourrais pas me permettre de m’affubler d’un poids qui me tirerait vers le fond. Encore une fois, j’allais peut-être la sauver et en échange j’espère qu’elle sera se tenir à carreaux jusqu’à ce que je décide de retourner vers elle. Il fallait que je mène à bien mon dessein et je n’avais pas envie de passer mon temps à la rappeler à l’ordre. J’attendis que la nuit tombe pour pénétrer dans sa tente. Le médecin avait déserté les lieux en me voyant pointer le bout de mon nez. Je cachai mes fleurs derrière mon dos en arborant un air gêné et il s’enfuit en ricanant doucement. Quand il partit, je laissai disparaître mon sourire quasi intensément et me dirigeai vers Peny alors qu’elle était recroquevillée sur elle-même. Elle releva ses yeux mouillés vers moi et je compris qu’elle avait appris une nouvelle décevante. Je m’approchai doucement de sa couche et déposai le bouquet à ses pieds. « Laisse-moi deviner, il t’a dit que tu allais perdre ta jambe ? ». Je soupirais en relevant le drap et posai ma main sur sa jambe bandée et pris soin de lui enlever son pansement avec douceur. « Permet moi de te dire que c’est un incompétent. Ta blessure est grave mais il n’est pas trop tard, je t’ai amené un truc qui va te faire souffrir mais te remettre sur pied assez vite ». Je regardai la gravité de la situation en silence et me permis d’enfoncer doucement mon doigt dans sa plaie pour voir sa profondeur. « Ne me remercie pas, c’est ma façon de m’excuser ». Je relevai mon regard vers elle et déposai sa jambe doucement et me saisit du bouquet pour le gâcher en quelques coups secs. Je déposai les tiges et les fleurs dans un récipient et les écrasai en y ajoutant un peu d’huile. Je mis bien dix bonnes minutes à mélanger la mixture et revint ensuite vers elle. « Je te préviens, tu auras des hallucinations, de la fièvre et aura l’impression de mourir à nouveau mais c’est la seule chose qui puisse te sauver ». Je me saisis de la petite chaise qu’il y avait dans les environs et la positionnai devant elle. « Ça ne te ferra pas mal sur le moment, les effets secondaires viennent deux à trois heures plus tard ». Je commençai à appliquer la solution sur sa blessure qui avait arrêté de saigner il y a un petit temps maintenant. « S’il trouve la mixture empêche le de la retirer et essaie de lui faire comprendre que c’est bon pour toi. S’il pose des questions dis que c’est un inconnu qui est venu te l’appliquer ou que sais-je. Tu trouveras bien un mensonge à lui dire ».

J’étalai tout comme il faut en silence et puis rebandai sa jambe en douceur. « Excuse-moi de ne pas sembler impressionné par la gravité de la situation mais chez les mien tout peut être soigné même la pire des maladies. Nous sommes en harmonie avec la nature et le mentale. Si tu y crois, tu guériras. Si tu baisse les bras et perd cette jambes ne nourris plus un seul espoir à mon égard. Je t’abandonnerais et ne reviendrais jamais vers toi. À toi de me montrer ta force de caractère, de me montrer que tu es digne de l’homme que je suis réellement. Si tu ne passes pas ce test, tu auras beau lâcher toutes les larmes de ton corps, je n’aurais plus aucune pitié à ton sujet. » J’avais besoin d’une femme avec un caractère trempé à mes côtés. Il fallait que je me sente inébranlable et non faible face aux miens. Si elle acceptait aussi facilement la fatalité alors je saurais qu’elle ne sera jamais digne de moi, digne de ma protection, digne de ma tribu. Je voulais qu’elle me montre sa volonté et non les larmes de son échec. « Je ne serais pas venu te donner cette chance si je savais que tu étais incapable de relever le défis. Si dans trois jours tu as battu la fièvre et que tu marches à nouveau même en boitant, je saurais te récompenser ». Je n’avais aucune honte de la malmener mais je voulais m’assurer de ses sentiments si sincères comme elle le disait. Je ne prends prend en compte que les actes et non les mots. Je déposai le récipient sur la table de fortune. Je glissai ma main dans la sienne et la serra légèrement. « Je ne peux pas rester plus longtemps ou sinon cela semblera suspect ». Je lâchai sa main et lui tournai le dos pour partir mais avant de franchir l’entrée, je me retournai vers elle. « Bienvenu dans mon « royaume » ». Je ne lui laissai désormais plus le choix et m’enfuis en franchissant le tissu épais. Allait-elle réussir l’une de mes épreuves ? J’allais le découvrir dans peu de temps. J’espère que les résultats seront concluants. Ou sinon je risquerais d’être déçu.

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Message(#) Sujet: Re: Thrill Me, Kill Me or... Kiss Me ? {Lahas <3 }

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