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Message(#) Sujet: You used to mean the world to me {Nemo} Dim 4 Jan - 23:57


You used to mean the world to me...


Mon regard passait par-delà la vitre de ma chambre où j'étais revenue la veille et que je peinais de plus en plus à reconnaître. Et je m'étais surprise à refuser de m'allonger et de m'assoupir dans ce lit que je n'avais pas même touché ni regardé plus de quelques secondes avant que de me pelotonner en boule dans un coin de la chambre protégeant mon corps de cette couverture sous laquelle ma mère venait de me trouver toujours assoupie quelques heures plus tôt. Je savais qu'elle s'inquiétait terriblement pour moi et que chacun de mes retours de mission s'accompagnaient de moments et d'échanges douloureux pour elle comme pour moi. Elle attendait ces rares moments où je lui revenais avec une impatience sincère et cet amour que je voyais luire au fond de ses yeux lorsque je passais le pas de la porte de leur maison aurait du me réchauffer le cœur. Mais il n'en était plus rien. Chaque séparation m'était douleur mais chaque retour m'était souffrance et enfer. Je perdais mes repères et ces retours, toujours si brutaux, à ce qui n'aurait peut-être bien jamais du cesser d'être ma réalité, m'étaient de plus en plus difficiles. Et, parfois, il me fallait bien admettre que je caressais parfois l'envie de ne jamais revenir. Ou simplement pour m'en aller voir Zacharia et lui faire ces rapports qui me devenaient, eux aussi, tortures. Pourtant je continuais de revenir, encore et encore. Parfois même bien plus souvent que je ne l'aurais du ou qu'il n'aurait fallu. Parce que mon cœur demeurait sur cette île. Dans mon esprit les traits de leurs visages dansaient au point presque de se superposer et de se confondre. Et mes paupières se fermèrent alors que je laissais mon front venir reposer sur la vitre de ma fenêtre. Et une larme unique perla à mon œil alors que je sentais mes poings se serrer jusqu'à en faire blanchir mes jointures.

J'étais en train de me perdre !! J'étais en train de perdre le moindre de mes repères ! Et alors que je me redressais pour mieux m'en aller me poster devant ma glace, je ne reconnus pas celle que j'y vis alors. Les traits s'étaient comme légèrement durcis et cette insouciance qui faisait jadis flamboyer mon regard avait été chassée par cette dure détermination que je voyais maintenant y luire. J'étais pour ainsi dire une enfant quand le rôle d'espionne m'avait échu mais celle que je voyais était une femme. Et je n'étais pas certaine de savoir quoi en penser. Oh j'aimais ce que je devenais ! Comme si cela avait été une révélation à moi-même. Comme si partir pour cette insensée mission m'avait permis de me délester de ces oripeaux d'apparences derrière lesquels je m'étais trop longtemps cachée. Et, oui, quelque part Laura était réellement moi. A moins que je ne sois réellement elle ? Un grognement qui m'échappa alors que je levais mes doigts tremblants et relevait ce t-shirt qui couvrait ma peau où se dessinaient, s'esquissaient et s'étalaient ces bleus et ecchymoses trophées et témoins de mes dernières pérégrinations. Vivre au milieu des rescapés n'était pas de tout repos et je ne pouvais me permettre de jouer la petite princesse ! J'étais devenue l'une des leurs et si j'étais parvenue à m'en faire accepter c'est parce que je ne renâclais jamais à prêter main forte. Ici j'étais oisive. Là-bas j'étais une travailleuse forcenée. Ici j'étais presque évaporée et futile me noyant dans la fête et les amours d'un soir. Là-bas j'étais une jeune fille traumatisée qui ne voulait que se faire accepter et aimer pour ce qu'elle était. Laquelle de ces deux femmes étais-je ?

Je grimaçais lorsque j'aperçus cette plaie pas vraiment jolie à mon flanc droit. Je m'étais blessée ? E ne m'en souvenais pas même... Même la douleur semblait m'être devenue familière au point qu'elle et moi ayons conclu une sorte de pacte tacite et qui me valait sa clémence. Sans même me troubler de ces chairs abîmées et encore sanguinolentes, je me décidais simplement à ôter mon haut et à commencer à le déchirer avec une minutie qui confinait à l'habitude. J'étais chez moi et il m'aurait été simple de me rendre au dispensaire afin de me faire soigner comme il se devait. Mais je venais à peine de rentrer et j'avais encore les réflexes de Laura. Une fois mon vêtement lacéré en bandes presque parfaites je commençais à  me rendre vers la salle de bains. Y faisant couler un peu d'eau, j'en imbibais mes pansements de fortune et commençais à les apposer sur cette plaie que j'entendais nettoyer quand je me figeais et relevais la tête pour mieux voir apparaître dans le miroir cette silhouette aimée et chérie qui parvint à m'arracher mon premier sourire depuis un bon moment.

On ne t'a jamais appris à frapper ou à t'annoncer avant de pénétrer dans une pièce ? J'aurais pu être totalement nue... avais-je taquiné celui vers qui je me tournais lentement sans même prendre le temps de me vêtir. Nemo et moi nous connaissions depuis toujours et me voir en soutient-gorge ne devait pas le perturber plus que cela. Pas comme cette plaie qui semblait se rouvrir et saignait m'arrachant une grimace de douleur diffuse alors que j'appuyais dessus un bandage vite maculé de ce sang dont je me fichais éperdument. Sans plus le regarder je m'efforçais de comprimer la plaie et de juguler l'hémorragie légère et, mes yeux dissimulés par mes longs cheveux en bataille, je murmurais et presque grommelais Laisse-moi deviner... Ma si chère mère s'inquiète de mon attitude et comme elle et moi ne parvenons plus guère à communiquer elle est venue te chercher toi ? puis, relevant mon visage et me rapprochant de lui au point de pouvoir me pencher pour déposer un baiser sur chacune des joues de cet homme qui comptait tant pour moi je murmurais au creux de son oreille Parce que, tout le monde le sait, il n'y a guère qu'à toi que je ne cache rien ! Et à toi seul que je ne puisse quasiment rien refuser !   puis, me reculant légèrement, je ne pus m'empêcher de rajouter, le regard perdu et le rose aux joues Enfin toi et...  

Mais je me tus et me gardais bien de prononcer le prénom de cet autre auquel je ne pouvais m'empêcher de penser. Lui aussi me manquait. Ce fut ce regard que je sentais peser sur moi qui me fit sortir de mes douces songeries et me ramena à celui dont je pris la main et que je regardais sans encore sortir de la salle d'eau. Nemo... Lui et moi avions toujours tout partager. Tout !! Sauf cette intimité que seuls les amants et les amoureux peuvent partager. Pourtant... Pourtant elles furent nombreuses les fois où, isolée sur cette île maudite, je me demandais ce qui se serait passé si lui et moi nous étions donnés cette chance. Si nous avions osé franchir le pas qui aurait fait de nous bien plus que ces meilleurs amis, ce frère et cette sœur que nous avions si longtemps prétendus être. Ma main était venue caresser sa joue pour se perdre à sa nuque. Nemo... Il avait toujours été mon petit rayon de soleil rien qu'à moi ! Il avait toujours été mon phare et ce rivage vers lequel, maintenant encore, je désespérais et me languissais de revenir à chaque fois. Pourtant... Ma main qui retomba alors que je m'éloignais, rejoignais cette chambre qui était mienne et où je savais qu'il finirait par me rejoindre. Me jetant à même le sol, délaissant ces meubles dont je ne voulais plus même, je le regardais avec cette tristesse au fond de mes prunelles. Cette insondable tristesse qui ne me quittait jamais depuis que j'avais commencé ma mission. Enfin... si. Elle me quittait lorsque je les retrouvais. Lahas et lui. Lahas... Mon regard était inconsciemment parti regarder cette brousse et ces champs où je savais que je me précipiterais aussitôt que Nemo et moi aurions fini de parler. Parce que je voulais retrouver Lahas. Parce que j'avais envie, viscéralement besoin de le voir. Besoin de...

Nemo ? m'étais-je entendu murmurer alors que je ramenais mon regard à lui et l'invitais à me rejoindre pour que je puisse, comme toujours, me glisser au creux de ses bras. Sans le quitter une seule seconde des yeux je posais la question qui me brûlait les lèvres depuis bien trop longtemps pour que je puisse encore la retenir Pourquoi on est jamais sortis ensemble toi et moi ? Pourquoi n'avons-nous jamais tenté notre chance ? Après tout , aujourd'hui encore, mes parents rêveraient de me voir t'épouser...   un léger rire qui s'échappait de mes lèvres alors que j'ajoutais en haussant les épaules Non mais tu nous imagines mariés ?   mon regard qui se trouble alors que je porte à nouveau mon regard sur les champs et que je murmure bien plus pour moi-même que pour lui mais de façon bien trop forte pour qu'il ne puisse pas l'entendre A une époque j'aurais rêvé de t'épouser en fait. Mais maintenant...  mes longues boucles blondes qui se secouent alors que nie d'un signe de la tête et ajoute, amère et en même temps presque rêveuse Mais il semblerait que toi et moi préférions les amours compliquées voir impossibles... autant de sentimentalisme me rendait mal à mon aise parce que, si je voulais parler à Nemo, je refusais de parler de cet autre homme qui avait pris, sans même que je comprenne comment ni pourquoi, avait pris beaucoup d'importance dans ma vie. Alors que je pensais à eux deux je sentis mon cœur se serrer et je me pelotonnais plus encore dans les bras de mon meilleur ami et je murmurais m'accrochant à lui et ancrant mon regard au sien Pourquoi es-tu venu Nemo ? Pourquoi aujourd'hui … Et qui es-tu venu voir ? Laura... ou Peny ?

Il savait que j'aurais couru pour le voir alors pourquoi avoir fait le déplacement en cette maison ? Pourquoi être venu me voir ici ? Tout semblait prendre une tournure tellement sérieuse ! Tellement formelle ! Je ne voulais pas perdre Nemo ! Jamais !! Même si... Même si j'avais l'impression que chacune de mes missions nous éloignait un peu plus chaque jour. Et, ça, j'en étais malade !! J'avais besoin de Nemo. Et j'en crevais de seulement penser pouvoir le perdre ! Mais si je devais choisir... que ferais-je ? Je fermais les yeux et ne les rouvris que pour mieux chercher au fond des prunelles de mon meilleur ami une réponse que je connaissais pourtant parfaitement. Et lui aussi peut-être... Parce que s'il était là aujourd'hui, ce n'était malheureusement pas j'aurais pu le parier, pour parler avec cette légèreté et cette insouciance qui avait si longtemps bercé nos vies. Nous avions grandi ensemble et les enfants que nous étions s'adoraient ! Qu'en était-il vraiment des adultes que nous étions devenus ?



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Message(#) Sujet: Re: You used to mean the world to me {Nemo} Mer 21 Jan - 2:49

“ You used to mean the world to me ”
J'étais assis sur cette vieille chaise qui grinçait toutes les trente secondes, les yeux rivés sur les écrans de la tour de garde. Les vidéos projetées, avec des bandes grésillant par moments, montraient des images en temps réel de l'autre île. Rien de plus que des parties de la jungle, un bout de la plage, et aussi là dans un coin, une partie d'un des campements des rescapés. C'était toujours bizarre de voir tous ces inconnus, aux visages à peine distinguables, qui faisaient des allers et venues sur les écrans de l'Hydre, sans se rendre compte de rien. A quoi bon les filmer ? A quoi bon les regarder faire leur train-train quotidien inlassablement ? Je trouvais ça d'un ennui. Avachi dans mon siège, les jambes étendues, les pieds posés sur la table de commande,  je somnolais presque. Et puis je sentis le superviseur me lancer un regard noir, et je m'empressai donc de me redresser sur ma chaise, en virant mes pieds crades du panneau de contrôle. Je ne comptais pas m'attirer des ennuis, j'en avais déjà bien assez souvent. Je ne pouvais cependant pas m'empêcher de lâcher un soupir. Ce boulot m’exaspérait. Etre de surveillance dans la tour de garde, comme ça en pleine journée, ça donne juste envie de faire une sieste ! Je préférais quand je faisais des rondes pour garder les prisonniers, ça c'était un minimum divertissant. Mais il y avait de moins en moins de captifs, avec cette histoire "d'accueillir des rescapés volontaires dans notre clan". Cette nouveauté ne me plaisait pas, sans raison particulière... Je n'ai jamais apprécié les hostilités envers les survivants de l'île, et il y a une époque (peut-être quand l'amour m'avait un peu rendu aveugle) où une paix avec l'autre île aurait été une très très bonne chose. Mais accepter des inconnus dans nos rangs, ça en devenait grossier. J'avais eu trop de désillusion, et j'avais pris mes distances avec la grande île, je n'y posais plus les pieds, et j'avais décidé de ne plus accorder ma confiance à personne d'autre que les gens de mon peuple.

Les heures parurent passer si lentement, que je crus que jamais je ne descendrais de cette foutue tour de surveillance. C'est surement aussi parce que j'avais hâte de me rendre quelque part en particulier. En effet, ma meilleure amie était rentrée hier d'une mission sur l'autre île, et j'étais plus qu'impatient de voir comment elle allait. Un des points positifs à mon nouveau job dans le poste de garde : je gardais souvent un œil sur Penopoline, je la voyais parfois là, au milieu des rescapés, à jouer à l'ingénue, et je broyais du noir ; je n'aimais pas la voir comme ça. Se rapprocher d'étrangers, finir par peut-être tomber dans leurs filets. J'avais eu ce genre d'expérience avec une des rescapées, mais j'avais vite compris que c'était un risque à éviter, qu'il fallait qu'on arrête de vouloir tenter de se mélanger avec eux... On a rien en commun avec ces gens. J'étais content que Peny soit revenue sur l'Hydre, et j'avais beau lui avoir laissé un peu de temps pour se reposer, ma patience avait des limites et il fallait que je la vois. Les mains dans les poches de mon grand bermuda délavé, j'avançais à grands pas jusqu'au village. Je passais rapidement dans les allées de maisonnettes, le regard pensif, et je savais très bien la direction que je suivais. En un rien de temps, j'étais sur le pas de sa porte. Je ne prenais même pas la peine de frapper, et je me glissais dans son salon. Quelques enjambées de plus et je la distinguais enfin, dans sa salle de bain, à moitié dévêtue, face à son miroir. Je fronçais les sourcils, et sans gêne ni impudence, je venais m'appuyer contre le cadran de la porte, les bras croisés sur mon torse. Je n'avais à ce moment-là de yeux que pour ses cheveux blonds à peine coiffés, ses yeux qui me paraissaient si fatigués, et cette plaie béante qu'elle était en train de rafistoler à sa manière. Mais à quoi avait-elle joué encore ? C'est ce que je craignais à chacun de ses retours ; j'avais toujours cherché à la protéger, mais désormais je ne m'en sentais plus capable, comme si je ne pouvais plus l'atteindre.

Elle me vit, et prit la parole en première, des remarques légères et joyeuses, munies d'un sourire, auquel je ne parvins décidément pas à répondre. Mon visage était figé, énervé et inquiet, luttant une fois de plus pour ne pas me fâcher à cause des ces foutues missions qui creusaient chaque fois un fossé plus grand entre elle et moi. Elle se rapprochait enfin de moi, physiquement parlant,  je sentis sa main passer sur mon visage, et je me décidais enfin à dire quelques mots :  “ Ta mére n'a pas eu besoin de m'appeler, j'étais impatient de te voir, voir si tu allais bien, c'est tout. ” Je voulais pas passer pour le gars super lourd, surtout que Penopoline avait déjà nombre de gens qui avaient dû lui demander de ses nouvelles. Finalement je la regardai rejoindre sa chambre et s'asseoir au sol, et elle me lançait ce regard profond, plein de tristesse.  “ Tu me manquais. ” avais-je murmuré, avant de venir me placer prêt d'elle et l'entourer de mes bras. Elle me paraissait si fragile, j'aurais voulu veiller sur elle ainsi et la garder juste là pour toujours. Il y a une époque où je la trouvais beaucoup plus forte que ça, beaucoup plus forte que moi. Aujourd'hui, malgré tous les faux semblants qu'elle voulait donner, je distinguais combien elle était troublée, confuse, pensive, distante. Je l'écoutais, me parler de mariage, et même si je ne trouvais pas la force de lui sourire aux vue de la situation, ça m'amusait quand même intérieurement. Je ne savais que lui répondre, mais je me rappelais toutes ces fois où, depuis notre enfance, notre amitié avait souvent été à la frontière de l'amour. Il m'aurait paru si naturel de l'aimer, de m'imaginer faire ma vie à ses côtés (comme nos parents respectifs y avaient peut-être également songé de nombreuses fois). Mais à côté de ça, il n'y avait pas d’ambiguïtés, parce que Peny était mon pilier, mon égal, ma moitié, et je ne l'avais jamais considéré comme ce genre de fille douce et fragile que j'aurais chérie et protégée, et qui aurait pu être ma compagne. Ca paraissait lointain. Et pourtant, ces temps-ci, mon coeur se méprenait. Je la voyais si frêle et si perturbée par ses expériences sur l'autre île,  je ne saivais pas ce qu'elle vivait exactement, et je voudrais juste la garder à mes côtés.
Et puis elle me parlait "d'amours compliquées" et ça m'intrigua soudain, parce que elle était certes au courant de ce que j'avais vécu il y a quelques temps sentimentalement, autant j'avais du mal à cerner ce qu'il en était de son côté. Ca pimenta mon inquiétude et je bouillonnais un peu plus à l'intérieur. Mais elle enchaîna, en me demandant cette dernière question étrange : “ Pourquoi es-tu venu Nemo ? Pourquoi aujourd'hui … Et qui es-tu venu voir ? Laura... ou Peny ? ” Je fus pris de court, et malgré toute la force que j'avais mis à rester calme depuis mon entrée dans la maisonnette, je ne pouvais m'empêcher de réagir enfin. Je m'écartais soudain d'elle, pivotant pour être face à elle, et mon regard était grave. Fini les cachotteries, le mystère et les non-dits. Cette histoire de missions, de "Laura", ça me rendait fou, et j'en avais assez de faire semblant.  “ Tu te moques de moi ? Qu'est-ce que j'aurais à faire de venir voir "Laura" ? Réveille-toi Peny, il n'y a pas de "Laura". Tu te perds dans ta double-vie, tu n'es plus là, je ne te reconnais plus ” J'avais été direct et j'aurais aimé avoir plus de retenue, mais c'était sorti tout seul. Je ne connaissais pas "Laura", je ne connaissais que Penopoline, et elle seule comptait. Ca me rendait malade de la voir divaguer, de la voir faire sa vie d'un côté, de l'autre, qu'elle devienne peu à peu une autre personne, une étrangère que je ne comprenais pas.
Il y avait brusquement de la colère dans mes yeux. Bien sûr qu'elle pouvait se douter que quelque chose n'allait pas et que j'étais là pour une raison. “ Ca t'étonne tant que je m'inquiète ? Que j'accours pour voir ma meilleure amie, après des jours d'absence ? Je t'ai attendue, je me suis fais du soucis pour toi, pendant que tu t'amusais dans ta jungle, à faire ta marionnette muette au milieu de cette bande de pantins. Tu dis que tu ne peux rien me cacher, mais j'ai l'impression qu'on est déjà à des années-lumières l'un de l'autre... ” Je m'étais relevé, debout dans la pièce, tendu, les mains sur le haut de mon crane, je tentais de reprendre mon calme. Finalement je m'asseyais sur le lit et je reposais mon regard lourdement sur Peny. Je ne voulais pas me disputer avec elle, ni même la rendre triste. Mais je ne savais juste pas quoi faire pour la sentir à nouveau proche de moi. Et si je ne lui disais pas ce que j'avais sur le coeur, je la laisserais juste repartir sur son autre île, devenir cette inconnue...? Où alors c'était plutôt cette discussion franche qui me conduirait finalement à la perdre ? C'était une pente glissante, mais je m'y étais engagé, et il n'y avait plus de retour en arrière possible.
1563 mots & 129 lignes complètes ♦ Images by Tumblr, fiche by © Summers



DON'T WANNA GO ANOTHER ROUND
It just breaks my heart to look at all the pain I've caused, but what am I gonna do when the rage is gone ? And the lights go out in that trailer park. And I'm frozen cause there's no more emotion for me to pull from (c) Alas.

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Message(#) Sujet: Re: You used to mean the world to me {Nemo} Jeu 22 Jan - 3:07


You used to mean the world to me...


Nos deux silhouettes se reflétaient encore sur la surface polie embuée de ce miroir qui me faisait face et je sentis mon cœur se serrer douloureusement alors que je peinais à reconnaître ces êtres que nous étions et qui ne semblaient plus que deux ombres étrangères l'une à l'autre. Et si je tentais encore de feindre le contraire, d'ignorer ce danger qui menaçait la seule relation qui m'eut jamais été chère, Nemo semblait déjà bien plus lucide, lui. Je le lisais au fond de ces prunelles qui étaient siennes et que je n'avais jamais vues aussi dures et flamboyantes de toutes ces émotions que j'aurais tant aimé ne jamais y voir luir. La colère, l'inquiètude et cette once de déception qui me blessait plus  que tout. Cette image de moi que me renvoyait Nemo me faisait mal et je manquais de peu de m'effondrer comme le faisait déjà tout cet univers qui, jadis et il n'y avait pas si longtemps encore, avait été notre et rien que notre. Ces terres enchantées et bienveillantes où le garçonnet à la chevelure blonde touours en pagaille et la petite princesse aux anglaises mordorées s'étaient trouvés pour ne plus jamais se quitter. Nous n'étions pas plus haut que deux pommes et nous étions tellement innocents alors. Ignorants de tous ces secrets dont notre communauté détenait les clés. Inconscients de ce monde qui existait en dehors des frontières de note village et dont Nemo et moi avions parfois même rêvé d'explorer. Encore ensemble. Et lorsque nous avions commencé à grandir, c'était toujours ensemble que nous avions fait nos premières bêtises, commis nos premières incartades. Celles que nos parents évoquaient aujourd'hui avec bienveillance et de la nostalgie au fond des yeux. Nous étions leurs enfants et nous avions grandi ensemble. Et, un jour ou l'autre, nous finirions par franchir ce pas qui feraient de nous des époux légitimes. Logique... peut-être, je ne savais pas. Je ne m'étais même jamais posé réellement la question.

Du moins jusqu'à ce que je n'endosse ce rôle, n'accepte cette mission qui m'avait faite devenir une autre. J'avais prétendu le faire pour le bien de notre communauté et par allégeance envers ce Conseil où siégeaient mes parents et où, je le savais, ils espéraient voir un jour Nemo les rejoindre. Ses membres vieillissaient et leur autorité auprès de la jeunesse en pâtissait. Déjà certains, à l'instar de Zacharia, ne cachaient plus leur impatience de se dresser sur leur chemin. Leurs méthodes étaient éculées et surannées. Leur obsession de toujours réfléchir avant que de seulement envisager agir... Cela était pesant et condamnerait sûrement, à plus ou moins longue échéance, notre survie. Nous n'étions que des rois et des dieux de pacotille, bien trop vaniteux pour réaliser que cette plèbe de naufragés que nous parvenions encore à refouler au bas de notre Olympe finirait tôt ou tard par se soulever. Et alors ce serait notre chute à tous. La passivité n'avait que trop durée et puisque nous étions ceux qui avaient décidé de lancer les hostilités il nous incombait d'y mettre un terme. Le temps jouerait en notre faveur d'après les anciens. Le temps était venu d'agir et de songer à lancer l'offensive. Et ce discours que tenait Zacharia me plaisait et avait sans doutes du jouer dans ma décision de me jeter moi aussi, et avec ce que je possédais à sacrifier, dans la bataille. Ca, et mon envie, mon besoin irrépressible d'enfin faire la fierté de mon père. Et, si je me montrais parfaitement honnête il y avait d'autres raisons. Au moins deux. L'une m'ayant clairement signifié son intention de ne plus jamais me revoir et ce la veille même de mon premier départ. Et la seconde... se tenait devant moi et observait sans mot encore dire, cette plaie que je tentais de mon mieux de panser.

Depuis quand ne puis-je plus plaisanter ?

Avais-je demandé le sourcil légèrement haussé alors que je laissais les premiers mots de mon meilleur ami, de mon autre, venir me heurter de plein fouet. Evidemment que je savais que ma mère n'y était pour rien dans sa venue ! Quand bien même il serait évident qu'elle ne saurait que s'en réjouir. Ce n'était qu'une boutade... Une comme ces milliers d'autres que lui et moi avions l'habitude de nous lancer depuis toujours. Mais toujours n'était plus et je me sentis bien dépourvue alors que je réalisais que Nemo et moi étions arrivés à un tournant de notre relation que je ne me languissais pas le moins du monde de connaître. Un moment que je redoutais. Celui où nous allions enterrer notre relation d'amis d'enfances pour... Et c'était justement mon incapacité à achever la fin de cette phrase qui me terrifiait bien plus encore que je n'aurais seulement pu le croire. Nemo... L'avais-jje déà perdu ? Mes yeux s'étaient fermés et mon visage avait, pour une poignée de secondes, retrouvé toute sa sérénité enfantine alors que je le voyais venir me rejoindre et me prendre au creux de ces bras où je me sentais si bien. Là, près de lui et ma tête reposant au creux de son épaule je me sentais  à nouveau en sécurité, presque à ma place. Et un soupir de profond soulagement m'avait échappé alors qu'il admettait enfin que je lui avais manqué. Ma main qui vint s'accrocher à son t-shirt comme pour mieux l'empêcher de jamais plus me laisser partir avant que je ne réponde en un écho étrange et comme bercé par ces larmes que je ne versais pourtant pas

Si tu savais à quel point tu peux me manquer toi aussi... Si seulement tu pouvais savoir à quel point c'est dur et à quel point j'en crève là-bas et si loin de toi.. Si e pouvais te dire toutes ces fois où je te cherche sur ces terres étrangères en sachant pourtant que jamais tu ne surgiras de derrière un buisson comme tu aimais tant à le faire quand nous étions enfants... Tu te souviens ? Nous étions heureux alors. Non ?

Bien sur que si, nous l'étions. Et je maudissais le destin, tous les hommes et même les dieux, de ne pas nous avoir permis de le demeurer. Et je me leurrais encore un peu plus, niant avec férocité et aigreur cette réalité que Nemo, lui, appréhendait bien mieux que moi. J'avais de nouveau voulu plaisanter mais il ne m'avait pas laissée faire cette fois et ce fut avec une brusquerie que je ne lui connaissais pas qu'il m'avait rejetée après m'avoir cependant écoutée. Ces éclairs au fond de ses yeux si clairs d'ordinaire... Ces accents de pure colère qu'il tentait pourtant encore de juguler... Tout cela me faisait mal à un point que je ne peux pas trouver les mots pour l'exprimer. C'était comme si je le sentais m'arracher mon ultime part d'humanité et d'espoir. Cette unique étincelle de totale innocence que je n'avais jamais gardée que pour lui. Auprès des rescapés je n'étais jamais qu'une traîtresse qui faisait chaque jour de son mieux pour les perdre. Aux côtés d'Alekseï j'étais cette fille éprise de liberté et d'absolu qui laissait le laissait m'emporter dans son tourbillon d'inconscience. Et auprès de Lahas... Un sanglot qui me fit hoqueter alors que je reculais, mon regard baissé et incapable de désormais s'ancrer à celui qui ne cessait de parler, d'exprimer toutes ces choses qu'il avait sur le cœur et qu'il m'avait jusque là tues. Pour me préserver ? Peut-être. Pour préserver ce qu'il restait de ce « nous » auquel je voulais encore croire, toujours ? Oui. Il le fallait. Il fallait que derrière la dureté de ses mots se cache encore de l'affection et de l'amour sinon... Je serrais maintenant les poings et osais relever le visage pour mieux le regarder . J'aurais voulu crier, hurler, mais ma voix ne fut que filet mal assuré et secoué de sanglots réprimés à grand peine alors que je répliquais, tentais de me justifier

Tu ne comprends pas Nemo ! Tu ne comprends pas … Laura doit exister ! Je dois être Laura parce que, si je n'y crois pas moi-même, alors qui pourrais-je convaincre ? Voilà pourquoi cette poupée idiote de Laura doit vivre ! Parce que sinon Lahas aura raison et je ne rentrerai pas de cette mission suicide. Si je ne crois pas en Laura alors je crèverai. Déà que je me meurs à petit feu...

Je me perdais dans mes pensées, dans ces envies contradictoires qui étaient les miennes et qui me rendaient chaque jour un peu plus proche du gouffre de la démence la plus totale. Et Nemo, celui auquel je pensais pouvoir venir trouver réconfort et soutien ne m'aidait en rien, ne faisait qu'accroître mon malaise. Il tournoyait devant moi ne sachant visiblement plus que dire ou que faire et je ne savais plus moi-même ce qu'il convenait de dire ou de faire pour que cesse cette torture que nous nous infligions mutuellement. Il m'avait désignée comme étant cette meilleure amie pour laquelle il s'inquiétait et mon regard s'était fait plus luisant de cet espoir auquel je n'osais pas vraiment croire. Qu'il tienne à moi m'avait toujours paru évident. Nos mots, nos gestes tendres en avaient toujours attesté. Mais quelque chose avait changé entre nous. Quelque chose qui avait commencé à se briser lorsque … En fait je ne savais pas quand cela avait commencé à déraper. Parfois je me disais que cette relation qu'il avait entretenue avec Dakota avait du jouer. Elle me l'avait comme volé et bien que je me sois sincèrement réjoui du bonheur qui était alors celui dont je tus le secret, je m'étais sentie comme dépossédée de ce que j'avais le plus cher au monde alors : lui.

Tu es injuste Nemo ! Complètement injuste et tu le sais ! avais-je dit en me relevant et en venant à lui. Mon regard qui s'animait des feux de la colère et de la déception eux aussi alors que j'agrippais son bras et le contraignait à me regarder en face. Pointant un doigt vers cette fenêtre d'où l'on pouvait apercevoir la silhouette de l'autre île je murmurais le cœur au bord des lèvres  Tu crois vraiment que je m'amuse là-bas ? Tu crois que je prends mon pied à jouer la muette complètement traumatisée ? A ne pas pouvoir me doucher ou me glisser sous ma couette bien moelleuse le soir venu ? Tu crois que ça m'amuse de ne jamais savoir ce que je mangerais au prochain repas ou même si je mangerais d'ailleurs ? mon doigt qui vient de nouveau se pointer sur lui alors que je plonge mon regard dans le sien et me débarasse de mes vêtements en des gestes empressés et furibonds et lui montrais, lui laissais voir ces marches, ces plaies et ces ecchymoses à ma peau voilà ce que c'est ma vie là-bas  Là-bas je suis comme eux : une proie ! Là-bas je me bats pour survivre ! Et sais-tu ce qui me donne la force de continuer ? C'est ces regards que je jette parfois sur notre ile à nous et où je t'imagine au miliieu des nôtres . En sécurité et heureux ! Tu penses quoi Nemo ? Que tu ne me manques pas ? cette fois je n'avais pas retenu mes larmes et ce fut les yeux emplis de ces dernières que je me tournais vers lui, plus fragile que jamais Tu sais mieux que quiconque pourquoi j'ai accepté cette mission : pour mon père évidemment. Pour lui prouver à lui, comme à tous les autres d'ailleurs, que je n'étais pas que cette blonde écervelée et volage qu'ils veuillent voir en moi. Et j'espérais ainsi gagner leur respect, le vrai et non celui qu'ils me vouent parce qu'ils craignent mes parents et ce fichu Conseil ! Mais si j'avais su ce que cela me coûterait alors jamais je ne l'aurais fait. Tu ne sais pas ce que c'est que de vivre parmi eux et loin des siens. mes joues rougies par l'émotion et mon souffle plus court que jamais alors que je  me détourne et vais coller mon nez à cette fenêtre depuis laquelle je peux voir les deux mondes flirter. Celui où je vis le jour et grandis mais où, aujourd'hui, je me sentais comme étrangère. Et cet autre où je devrais bientôt retourner. Mon front qui se collait à la vitre alors que je sentais mes épaules s'affaisser sous le poids trop lourd des responsabilités et des secrets aussi . Les miens ? Si seulement... Pensais-tu vraiment que je pourrais partir et te revenir sans changer d'un iota ? Pensais-tu vraiment que ce que je verrais et vivrais là-bas ne me changerait pas ? J'ai changé et à chaque jour passé là-bas je change encore. Mais peut-être est-ce ton regard sur moi qui a changé ? Ou alors peut-être ne m'as-tu jamais aimée moi mais simplement une image ! Une foutue image ! Je suis humaine Nemo et, crois-moi, si je le pouvais alors je remonterais le temps et ferais en sorte que jamais cela n'arrive. Mais je suis allée trop loin pour renoncer maintenant. Je n'ai plus le choix tu comprends ? Plus le choix... Toi tu l'as ...  

Celui de continuer à m'aimer malgré tout et de nous accorder une chance de nous redécouvrir. Autrement et adultes. Celui de nous permettre de construire quelque chose de solide et de, vraiment cette-fois, dépourvu de tout mensonge ne serait-ce que par omission. Ou celui de refuser et de partir. De tout briser. Je ne voulais pas qu'il parte ! « Ne m'abandonne pas Nemo... Je t'en supplie. » Ces mots, je voulais vraiment les dire mais j'en étais incapable. Espérons que mes yeux parleraient pour moi parce que, non, je ne supporterais pas de le perdre. Pas lui aussi.... Pas lui tout court.





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Message(#) Sujet: Re: You used to mean the world to me {Nemo} Jeu 22 Jan - 16:44

“ You used to mean the world to me ”
Je la voyais, essayer de plaisanter, avec son éternel sourire et son humour que je lui connaissais si bien. Mais elle ne pouvait pas jouer à ça avec moi, parce que je dissociais avant tout des parts d'elle qui m'étaient inconnues : tristesse, déception, douleur. Elle se laissait aspirer dans une spirale infernale, elle sombrait jour après jour et elle croirait que je ne le verrais pas. Quel genre d'ami serais-je, si je venais juste l'accueillir les bras grands ouverts ? Si je la regardais revenir de mission épuisée, si je la réconfortais gentiment et la divertissais pendant quelques heures, avant qu'elle ne reparte ? J'en avais été capable à quelques reprises , mais ce n'était plus le cas désormais. Je ne voyais que la blessure qu'elle avait sur son corps autrefois si parfait. Je la laissais donc aller se détruire extérieurement ? Et se détruire intérieurement ? Elle m'échappait et je ne le supportais plus. Je voulais y mettre un terme, je voulais qu'elle stoppe ses souffrances, même si j'en viendrais à la faire souffrir moi-même.
Elle était dans mes bras, elle mettait des mots sur sa peine, elle se rassurait en se remémorant le passé. Mais je n'arrivais plus à me rappeler notre enfance heureuse. Le présent était trop sombre, ce monde d'adultes était trop lourd et compliqué. Nous aurions dû rester des enfants. Nous aurions pu rester des enfants, si elle n'avait pas choisi de s'éloigner. Oui, je me surprenais à lui en vouloir, à elle, de nous avoir fait ça, à nous. Elle aurait pu être à mes côtés sur l'Hydre. Mais elle avait choisi cette mission à la place. Elle avait choisi cette souffrance et ce mal. Peut-être qu'elle méritait juste ce qu'il était en train de lui arriver. La colère était en train de m'aveugler. Et plus elle répliquait, plus je sentais cette incompréhension monter en moi. “ ... cette poupée idiote de Laura doit vivre ! Parce que sinon Lahas aura raison et je ne rentrerai pas de cette mission suicide. ”Est-ce que c'était une blague ? Depuis quand les circonstances étaient-elles devenues aussi graves ? "une mission suicide" ? S'infiltrer parmi une bande d'ignorants et revenir faire des rapports, c'était juste un job, de l'espionnage, une excursion avec des risques certes, mais avant tout une aventure enrichissante, est-ce que ce n'était pas pour ça qu'elle s'était engagée dans ça en premier lieu ? Mais non, elle prenait tout ça bien trop à cœur, elle se laissait mourir elle-même à petits feux, pour donner vie à Laura. Elle mettait son âme dans cette expédition, et je ne voyais qu'elle à blamer pour le mal qu'elle s'infligeait à elle-même. Et "Lahas" ? Depuis quand préférait-elle écouter les dires d'un autre ? Il y avait de moins en moins de confiance entre nous, parce que je ne savais plus quel genre de personne pervertie elle devenait. Cette femme en face de moi était une inconnue. Je me décidai à la regarder en face, je la voyais se lever, se mettre un peu en colère également, me traiter d'injuste, je l'écoulais me donner ses explications, je buvais ses paroles, et c'était en même temps comme si elles me survolaient et qu'elles ne m'étaient même pas destinées. Parce que ses justifications me faisaient mal à moi aussi, et son indignation, et ses hématomes, et ses larmes. Dans tout ça, la confusion continuait à m'emporter, et malgré qu'elle avait gardé une voix assez basse, moi je ne pouvais pas m'empêcher d'hausser le ton : “ Tu pense sérieusement que je suis en sécurité et heureux ? Tu es vraiment déconnectée de la réalité ! Tu ne crois pas que moi aussi je dois faire mes preuves ? On a tous des responsabilités aux yeux de cette communauté et tu n'es pas la seule sur qui les attentes sont pesantes. En choisissant de t'éloigner de l'Hydre, tu as choisi la facilité... Tu sais que si j'avais pu prendre cette mission à ta place, je l'aurais fait. Mais non, toi seule a l'autorisation d'aller là-bas, parmi les rescapés ; tu as une chance, mais tu n'arrives qu'à la gâcher ! ” Mes mots étaient très durs. Et sûrement même que je ne me rendais compte de cette amertume que je ressentais, qu'au fur et à mesure que les mots sortaient de ma bouche. Et évidemment que tout ça dépassait largement la situation avec Penopoline. C'était un problème plus grand, par rapport à mon rôle sur l'Hydre, à cette subordination du Conseil, à cet appel de mon peuple, et le fait que tout ça m'avait conduit à être séparé d'une autre personne qui m'était chère : Dakota. Cette pensée dissipa soudain toute haine, et mon énervement fut remplacé par des larmes qui me piquèrent les yeux. Heureusement, Peny s'était tournée vers la fenêtre, et je m'efforçait de reprendre mon calme, au son de ses dernières paroles. Elle doutait de ce que je ressentais pour elle, et du fait que je n'accepte pas qu'elle ait changé. J'en avais gros sur le coeur. Je ne pouvais pas la laisser penser une chose pareille, c'était faux. Elle était si importante pour moi et je me faisais du soucis parce que je ne voulais que son bonheur. Je me rapprochai enfin d'elle, je me collai contre son dos et j'enroulai finalement mes bras autour de ses épaules, pour poser ma tête au creux de son cou. Je lachai un long soupir , et puis je me contentai finalement d'ajouter, dans un murmure qui remonta à son oreille : “ Ne doute jamais que je t'aime. Je t'aime telle que tu es. Je t'aime à en crever, tu le sais. ” J'aurais tout donner pour elle. Elle est ma meilleure amie, ma moitié. Et malgré que je ne comprenne plus ses raisons, je voulais qu'elle sache que je ne la laisse pas tomber. J'étais chamboulé, trop d'émotions se battaient en moi. J'obligeai Penopoline à se tourner vers moi et je plongeai mes yeux dans les siens. Pourquoi était-elle si bornée ? Pourquoi ne renonçait-elle pas ? Je serais là pour elle, je veillerais sur elle. Comme toujours. Dans mon élan, mes lèvres virent se poser longuement contre les siennes... Puis j'appuyais mon front sur le sien, et je gardais les yeux baissés. J'étais à court d'arguments. J'étais mal-à-l'aise. Pas par rapport au baiser, non ça ce n'était pas la première fois qu'on s'embrassait ; c'était même plutôt un jeu quand on était plus jeunes, de tester les limites de notre amitié, de se laisser aller, c'était affectif, réconfortant. Non ce qui me gênait, c'était ce que je lui avait dit plus tôt : je regrettais mes dures paroles, parce que malgré toute l’honnêteté que je lui devais, elle ne méritait pas ça. Ma main caressa son visage, mes doigts essuyèrent sa joue encore humide de larmes. “ Peny, on a toujours le choix. Tu pourrais tout arrêter. On trouverait bien une solution, pour rendre nos parents fiers d'une autre manière... ” Je serais près à tout pour la convaincre. Je serais capable de n'importe quoi pour la retenir à mes côtés, et pour l'aider, mais ça elle le savait déjà.
1170 mots & 97 lignes complètes ♦ Images by Tumblr, fiche by © Summers


DON'T WANNA GO ANOTHER ROUND
It just breaks my heart to look at all the pain I've caused, but what am I gonna do when the rage is gone ? And the lights go out in that trailer park. And I'm frozen cause there's no more emotion for me to pull from (c) Alas.

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Message(#) Sujet: Re: You used to mean the world to me {Nemo} Ven 23 Jan - 1:47


You used to mean the world to me...


Il y avait eu ces rires, joyeux et si purs, qui s'étaient élevés depuis le devant de la maison de mes parents et, sans que je comprenne immédiatement pourquoi, je me rapprochais de la fenêtre et laissais mon regard venir caresser ces deux silhouettes qui courraient le long du chemin. Ils étaient à peine plus jeunes que moi, peut-être tout juste une poignée d'années, mais là et maintenant il me semblait qu'une vie entière nous séparait. Ils étaient deux et,comme Nemo et moi à une époque pas si lointaine que cela, ils semblaient avoir le monde à leurs pieds et les rêves scintillaient au fond de ces prunelles qui étaient leurs et qu'ils ne pouvaient s'empêcher de laisser se rejoindre encore et encore. Un peu comme ces mains qu'ils nouaient, s'abandonnaient. Elle le regardait avec confiance et tendresse. Il la couvait de son plus bienveillant et doux regard. La paume de ma main qui vint toucher la vitre comme pour mieux tenter de rattraper ce couple qui déjà disparaissait dans le brouillard de mes souvenirs. Je me secouais et frissonnais en réalisant qu'il n'y avait personne devant chez moi... Juste les spectres de ces deux amis que Nemo et moi avions été et qui venaient se rappeler à mon bon souvenir. Cette fille souriante et emplie d'assurance c'était moi. Et ce garçon où se mêlaient détermination et espièglerie c'était lui. Ou, du moins, cela avait été nous. Mais alors que je sentais les émotions trop longtemps tues nous submerger je me demandais comment, l'un comme l'autre, nous avions bien pu faire pour en arriver là. Que nous était-il arrivé ?! Comment avions-nous pu, en si peu de temps, en venir à nous éloigner au point aujourd'hui de ne plus même réellement réussir à communiquer ? Hier un regard nous suffisait. Aujourd'hui même ces torrents de mots dont nous n'étions ni l'un ni l'autre avare, ne suffiraient pas. Nemo et moi étions comme deux sourds qui entendent sans comprendre. Comme deux muets qui parlent mais n'expriment rien. Nous étions en train de devenir tout ce que nous nous étions juré de ne jamais être . Des étrangers. Des inconnus.

Il s'énervait à chaque nouvelle phrase et mes tentatives d'apaiser les choses en m'expliquant ne faisaient qu'empirer les choses, nous rapprocher un peu plus de ce dénouement que je redoutais plus que tout. Je voulais que cela cesse ! Je voulais hurler moi aussi et l'implorer au travers de mes cris et de mes larmes de se taire, de ne pas dire ces mots qui nous achèveraient. Mais aucun son ne sortit de ma bouche alors que je l'entendais me fustiger, me reprocher tantôt un égoïsme dont je l'avais pourtant toujours protégé, tantôt mon idiotie et mon ingratitude envers ce Conseil qui m'avait donné une chance unique. Une opportunité qu'il semblait me jalouser, arguant presque sans réellement le dire que, à ma place, lui aurait su réagir. Là j'avais littéralement explosé et mes mains étaient venus attraper le premier bibelot qu'elles purent trouver avant que de l'envoyer valdinguer contre ce mur derrière Nemo et contre lequel il se fracassa bruyamment. Une pluie de débris qui tombent mollement sur le sol de ma chambre mais je m'en fiche éperdument. Je n'accepte pas. Je refuse d'entendre ces mots fielleux sortir de la bouche de cet homme dont je me rapproche maintenant, le regard à la fois et étrangement plein de pure colère et d'insondable tristesse. Il osait me reprocher mon choix ? Lui qui avait été, comme toujours, le premier à qui j'étais allée annoncer ce que je considérais alors comme la plus merveilleuse des nouvelles. Nemo et moi avions fêté cela seuls, juste lui et moi, comme toujours aussi. Toute la nuit nous l'avions passée à discuter chastement enlacés et le nez levé vers ces étoiles qui semblaient ne briller que pour nous. Toute la nuit nos rires et nos soupirs d'impatience avaient résonné, ponctuant tous ces fabuleux projets que nous avions alors échaffaudés. Je partirais là-bas et je m'acquitterais de ma tâche. Ce serait comme un jeu rigolo dont je m'empresserais de venir lui raconter les moindres détails à chacun de mes retours. Et c'était bien lui qui, ce soir-là, avait su comprendre mon désir pressant d'enfin sortir du rôle de la peste délurée dans lequel je m'étais moi-même trop longtemps enfermée, cantonnée. Il savait, mieux que quiconque, ce besoin viscéral et vital de parvenir à faire luire au fond des yeux de mon père cette fierté qu'il m'avait jusque là toujours refusée ! Et, nous nous l'étions aussi promis sous la voûte céleste, un jour lui et moi prouverions à tous ce dont nous étions capables. Pendant toute notre enfance j'avais vu Nemo lutter pour ne pas être qu'un gamin ingérable et dont on ne tirerait jamais rien de bon. Et, lui, m'avait vue passer pour une ravissante blonde complètement écervelée et futile au point de ne s'intéresser qu'à ses amants d'un soir. Les gens se méprenaient sur nous et c'est ensemble que nous voulions les détromper. Nous avions même ri en chuchotant qu'un jour nous siégerions nous aussi au Conseil en lieu et place de nos aînés. Le monde serait à nous et rien qu'à nous. Nous nous en étions fait le serment. Mais...

C'est moi qui suis déconnectée de la réalité ? De qui te moques-tu Nemo ! Tous les jours je me heurte à cette réalité où les intérêts nébuleux et politiciens des uns et des autres  se heurtent ! Tu parles de responsabilités et tu oses insinuer que j'en ignore le sens ? Tu dis que 'ai changée et que tu ne me reconnais plus mais, moi, je pourrais t'en dire autant. Le Nemo que je connaissais et aimais ne se serait jamais montré méprisant, hautain et envieux avec moi ! L'homme que j'adore et auquel je tiens plus que je ne tiens à ma propre vie ne m'aurait jamais parlé ainsi ! je fulminais intérieurement et je sentais mes chairs s'immoler au feu de mon ire et, pourtant, ce fut avec bien plus d'amertume et de tristesse que de fureur que je ne pus m'empêcher de répliquer, appuyant sciemment là où je savais pouvoir le blesser Tu voulais prendre ma place... Vraiment ? Pourquoi Nemo ? Toi qui n'a eu de cesse de me vanter les merveilles de notre île alors même que je te confiais mes rêves de voir ce monde qui nous entoure et dont nous ignorons tout. Tu riais et m'assurais que rien ne te ferait jamais renoncer ou quitter l'Hydre alors pourquoi ? Parce que Dakota vit là-bas elle aussi ? Serait-ce pour la rejoindre, la retrouver, que tu voudrais tant être à ma place ?

Les mots fusaient, plus cinglants que jamais, avant que je ne me fige, consternée par ma propre méchanceté. Je ne voulais pas dire cela. Du moins pas ainsi. Quand Nemo était venu me confier sa bien trop tendre inclination pour l'une de ces rescapées, je me souviens parfaitement avoir été frappée de stupeur et d'incompréhension. A mes yeux cela était juste... inimaginable. Pas seulement parce que ma jalousie et ma possessivité légendaires refusaient de voir Nemo jamais me préférer une autre mais parce que, à cette époque là, je ne pouvais pas même concevoir que l'un des nôtres, lui moins que tout autre, puisse seulement songer à pareille hérésie, pareille mésalliance. Nous étions des Originaires et nous en étions fiers ! Notre sang, notre savoir et notre supériorité évidente nous pouvait tolérer de voir nos cœurs se mettre à battre pour les mauvaises personnes. Joli discours en effet... Et, aussi fou que cela me semble aujourd'hui, je pensais chacun de ces mots que j'avais tenté de défendre, avec douceur et tact, auprès de celui que j'avais vu presque se perdre pour les beaux yeux de cette prisonnière de malheur. Je haïssais Dakota pour avoir su inspirer pareil amour à mon meilleur ami. Et je l'vais maudit lui plus encore pour s'être ainsi laissé séduire par pareille … erreur ?... succube ?... Mais j'aimais Nemo et je ne voulais que son bien. Et quelles qu'aient pu être mes pensées d'alors j'avais promis de protéger et de taire le si doux mais pesant secret de mon ami. Il me parlait de responsabilités ?

J'assume mes responsabilités et tu ne le sais que trop bien, la seule faute que je puisse avoir eu à me reprocher jusque là fut d'avoir conservé le silence sur cette idylle qui, si elle était venue à s'ébruiter, aurait scellé à jamais ton destin. J'ai choisi ma priorité et c'était toi. Comme cela l'a toujours été et comme je voudrais que cela le reste toujours ! J'ai pris le risque de mentir par omission et de trahir mes engagements auprès des nôtres. Je l'ai fait parce que, jamais, je ne pourrais faire quoique ce soit qui te serait péjudiciable. Parce que je t'aime Nemo !  

Je ne l'avais pas vue mais je pouvais presque sentir la larme versée par Nemo rouler sur ma propre joue. Et si cela ne m'avait pas déchiré les tripes et soulevé le cœur alors peut-être me serais-je réjouie de constater que le lien entre nous deux n'était pas mort. Il était à notre image, grandissait et changeait mais, au fond, la sseule chose qui comptait était cet amour que je venais de lui confesser et qu'il me déclamait à son tour en réduisant enfin à néant la distance entre nous et en me serrant dans ses bras. La chaleur rassurante et apaisante de ses bras autour de mes épaules. Le contact de cette tête que je sens bien lourde venir se poser sur mon épaule. Et ces mots qui chassèrent mes doutes et mes craintes. Nemo et moi ne nous perdrions jamais. Parce que nous nous aimions et que, en un sens, nous ne faisions qu'un. Les êtres passaient dans nos vies et nous nous enflammions pour eux. Mais les feux, aussi ardents soient-ils, finissent toujours par mourir et par s'éteindre, non ? Un léger haut le cœur et un poignard à celui-ci alors que je savais que là aussi je me leurrais. Dakota ou Lahas... La situation était la même au fond. Il avait aimé la belle blonde. J'aimais Lahas. Certes pas de la même manière que j'aimais Nemo mais avec une intensité plus que similaire. Et je tremblais maintenant que je réalisais le dilemme qu'avait pu être celui de Nemo à une époque. Il s'était retrouvé confronté à ses propres contradictions, à ses propres et plus intimes paradoxes. Il avait eu à choisir ce qui comptait le plus pour lui : elle... ou les nôtres. Et ces derniers l'avaient emporté. Je l'avais donc, moi aussi, emporté. Ferais-je le même choix ? Mes paupières qui se fermaient alors que je m'apprêtais à lui confesser le seul secret que j'ai encore à lui avouer. Que moi aussi je m'enflammais pour la mauvaise personne. Que moi aussi je me perdais pour des yeux trop clairs et un sourire un peu trop envoûtant. Que... J'allais parler, vraiment. Je le voulais.

Mais il m'avait contrainte à lui faire face et, comme nous l'avions si souvent fait, il m'avait fait taire d'un baiser. Nos lèvres qui se trouvent mais... Ce baiser ne fut pas comme ceux que nous avions toujours su et voulu nous donner, parfois même en en riant ensuite. Parce que, cette-fois, j'y répondais et laissais un instant ma langue forcer la barrière de ses lèvres et venir taquiner la sienne. Ce fut bref mais intense. C'était stupide, désespéré et fou... C'était une erreur, peut-être bien aussi. Mais alors que nos lèvres se séparaient et que je sentais nos front se trouver je fermais les yeux, plus troublée que jamais. La caresse de sa main à ma joue pour mieux chasser les dernières traces de larmes à ma peau. Mes lèvres qui viennent se poser sur cette main que je retiens pour mieux la garder dans la mienne, laissant nos doigts se nouer plus fort que jamais. Et mon minois qui se relevait alors que je l'écoutais m'offrir cette issue, ce choix que je ne pensais plus avoir et que Lahas lui-même m'avait refusé lorsqu'il m'avait rejetée dans notre grotte aux merveilles. Je dodelinais un instant de la tête, craignant ou me réjouissant de comprendre tout ce que ces mots pouvaient ou non bien vouloir dire. Nemo, je le savais, était comme moi et voulait trouver, forger sa place au sein de cette communauté qui ne l'avait que trop sous estimé, parfois même méprisé. Et je ne pouvais l'en blâmer moi qui connaissait mieux que personne son intelligence et sa valeur. Il valait mieux que ces  tâches subalternes dans lesquelles on le cantonnait encore et encore. Et parce que je le voulais aussi libre et heureux que je me voulais devenir, moi, je savais que je ferais déjà tout, et même le plus insensé, pour lui. Parce qu'il avait été mon meilleur ami. Parce qu'il était bien plus aujourd'hui. Parce que demain, peut-être, il serait...

La seule autre manière que nous ayons encore, toi et moi, je pense que tu la connais aussi bien que moi. Nos parents y songent et en parlent depuis toujours ou presque. Et leur céder ferait non seulement leur joie mais leur fierté. Et je n'aurais plus à repartir... Ma vie serait là, près de toi et pour toujours.   un mot de mariage que je ne parvenais pas même à prononcer alors que je sentais mes joues s'empourprer et que j'entraînais Nemo jusqu'à ce lit de petite fille où lui et moi avions si souvent dormi côte à côte. Roulant jusqu'à me retrouver sur mon flanc et face à lui. L'une de mes mains venant soutenir ma tête tandis que je continuais de lui abandonner l'autre Une jolie cérémonie auprès de nos amis et nos proches. Une maison encore plus jolie que celle-ci rien que pour nous. Un siège au Conseil pour toi et un enfant pour moi... Et même un chien, tiens...   un rire gêné qui vint ponctuer et conclure cette vision d'une vie idéale que nos parents avaient depuis longtemps esquissée pour nous. Un baiser chaste que je lui chaparde avant que de lui offrir, du bout de mon nez, un baiser esquimau. Mes yeux qui plongent dans les siens alors que je me dis que, en effet, Nemo et moi pourrions être heureux ensemble. Nous l'avions toujours été alors qu'est-ce que nous marier changerait ? Un soupir d'agacement contre moi-même alors que je me laisse retomber lourdement sur le dos et fixe le plafond tandis que mes bras viennent enserrer mon buste. J'avais fermé les yeux et murmuré, confessé Je... Je crois que je l'aime, lui aussi... Et, avant que tu ne t'énerves de nouveau... Ca n'a plus d'importance puisque je ne l'intéresse pas. Il ne pourra jamais me rendre heureuse et il refuse que je tente seulement de faire son bonheur. Il ne m'aime pas. Il me l'a dit. une larme qui roulait à ma joue alors que je me retournais pour mieux me blottir entre les bras de celui dont j'arippais le t-shirt et contre lequel je sanglotais Pouruoi ça fait si mal d'aimer hein ? Pourquoi doit-on toujours aimer ceux qui nous finissent toujours par nous blesser ? L'amour ça fait trop mal... Je veux plus jamais tomber amoureuse Nemo ! Etre amoureuse ça craint !   puis j'avais relevé mon visage vers lui et presque souri timidement alors que je finissais sur ces quelques mots que je pensais sincèrement et de tout mon cœur Mais toi je t'aimerai toujours ! Toujours Nemo. C'est promis.

Je m'étais blottie plus encore contre lui et avait fermé les yeux. Apaisée ou presque. En sécurité auprès d'un homme qui m'aimait et que j'aimais. Peu importait qu'il s'agisse d'amour ou d'amitié car, au fond, la nuance est frêle. Non ?




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Message(#) Sujet: Re: You used to mean the world to me {Nemo}

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