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Message(#) Sujet: COXA | Ce n'est pas un texte de plus, ce n'est pas juste un poème Lun 15 Déc - 23:00


Joyeux anniversaire mon cœur
ft Coban

Un morceau lui manquait. Que ce soit dans sa tête ou sur sa peau. Écorchée et bancale. Dans sa tête rien n’allait plus. C’était sécheresse et connerie. Elle tenait plus la route dans sa tête. Oxalide et If menaient des combats permanents. Ses cheveux délavés par le soleil et le temps. Elle n’avait plus de couleurs. Pâle comme les nuages. Elle avait perdue toutes ses couleurs.
Les blessures ouvertes qui saignaient. Oxalide se souvenait à peine ce qu’elle foutait là. Oxalide qui avait perdu la notion du temps. Ca faisait un mois, mais un mois qui lui avait paru une année. Sauvage. Agressive. Elle était sur ses gardes. Oxalide qui avait tout ignoré. Oxalide qui avait ignoré les rescapés. Oxalide qui avait ignoré les hostiles. Oxalide au cœur pesant. Oxalide qui n’osait plus paniquer.
Un mois que le paquebot était passé. Un mois que son monde s’était arrêté. Elle ne savait pas exactement pour ça. Dans sa tête, il n’y avait plus de pensées. Entre ses lèvres gercées il y avait juste un joint, comme pour oublier. Comme pour ne pas se figurer ce qui l’embêtait. Elle se refusait d’imaginer la silhouette. LA silhouette. Celle de l’Homme. Celle de celui dont elle se refusait d’évoquer la pensée.
L’Homme. Lui et sa nonchalance. Lui et ses mots étranges. Lui et sa folie. Lui et ses changements d’humeur. LUI. Lui dont elle ne parvenait pas à chasser la pensée. Lui qui l’obsédait. Lui qui avait rendue folle If. If qui ne pensait qu’à lui. Tu l’aimerais pas un peu hein ? Et If qui secoue la tête. Elle préfère ignorer. C’est trop d’information pour elle. C’est une info trop capitale pour s’en rappeler. Oxalide qui va pas bien. Écorchée et bancale.
Oxalide qui regarde ce qui l’entoure comme un paysage tout nouveau. Un paysage qu’elle n’aurait jamais imaginé. Un paysage qu’elle fréquente depuis deux ans. Un paysage fade et pâle depuis un mois. Depuis tous ces jours qu’elle ne compte plus.
Un mois. Date clef. L’Homme et le paquebot. Cette scène qui lui a retourné l’estomac. If t’aurais pas peur des fois ? Tu serais pas un peu terrifiée ? If qui tremble. If qui ne veut pas y penser. If qui préféré nier. If qui aurait préféré être en déni. If qui n’arrive pas à se défaire de cette tête blonde. Ce diable qui ne la lâche plus. Ce diable dont elle n’a plus de nouvelles. Plus depuis le paquebot. Plus depuis que certains sont partis. Elle n’a pas les noms. Mais elle se le voit déjà, en train de retrouver cette civilisation qui ne lui manque pas.
Elle est terrifiée. Comme une âme en peine, elle avance. Elle se retrouve dans ce lieu qui lui dit vaguement quelque chose. Un lieu qui lui était familier. Elle y allait parfois. Elle y allait lorsque plus personne ne faisait attention à elle au campement lorsqu’elle y était encore. Elle y allait pour fumer en paix les herbes qu’elle récoltait dans la nature. Elle se souvient de ses habitudes d’autrefois. Avant de sombrer dans la lividité de ses cheveux.
If qui hurle « Il faut aller mieux » Oxalide qui se bouche les oreilles. Trop de bruits. Trop fort. Elle ne veut pas affronter cette réalité. Cette réalité ou If et Oxalide sont la même personne, la même personnalité. If et Oxalide se rappellent. Elles se rappellent leurs pas intrigués vers un bruit. Une forme. Du sang. Elles se rappellent le choc de titan au milieu de la clairière. Leurs pieds guide le corps abîmé jusqu’au point lumineux de la forêt. Ce point d’herbe. La clairière. Oxalide qui se souvient de sa rencontre avec l’Homme.
Un bruit et sur ses gardes, elle reste au milieu de la clairière. La lumière épousant ses formes. Elle sait qu’il y a quelqu’un. Oxalide qui préfère l’ignorer. Oxalide qui sait que la clairière lui permet de voir arriver tout ce qui pourrait l’attaquer. Oxalide au souffle lourd. Oxalide qui sent l’adrénaline. Oxalide qui a envie de revivre. Oxalide qui a enfin laissé l’Homme de côté. Oxalide enfin prête à passer à autre chose. Oxalide enthousiaste. Oxalide qui peint déjà mentalement ses cheveux.
Réparée et bancale.

© EKKINOX
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Message(#) Sujet: Re: COXA | Ce n'est pas un texte de plus, ce n'est pas juste un poème Mar 16 Déc - 5:11



Toi aussi ptit bébé!

L'ombre de Coban et la lumière d'Oxalide


C'est un anniversaire pas comme les autres. C'est nos un mois. Un mois qu'on s'est rencontrés. Un mois qu'on ne se quitte plus. Je me souviens encore du premier jour. De ce jour ou la joie et l'inconnu flottaient dans l'air de l'île. L'espoir était en chacun des nuls échoués sur ce morceau de monde.
La grande nouvelle de ce bateau au large qui emportait des rescapés vers le monde réel à toute vapeur qui m'avait coupé le souffle comme un coup de poing. Puis les jours qui passaient sans nouvelles de qui était partit. Qui avait plongé dans la mer pour fuir les souvenirs crées en deux années? Personne ne savait vraiment. Aucune liste placardée à l'orée du village. Aucun communiqué pour dénoncer.
C'est comme ça que l'angoisse m'a pris. Elle s'est accrochée à moi et ne m'a plus quitté.
Elle s'insinuait dans mon ADN et je passais mes journée à nourrir cette salope qui avait posé ses doigts fourchus sur mon coeur.
Cette angoisse qui me réveillais la nuit en sueur pour me montrer que je vis dans un cauchemar. Que personne n'entendra comment j'ai vu chez Morphée Sa crinière aux couleurs de la vie monter dans cet engin infernal et son minois se retourner. Pas une oreille pour me consoler quand j'ai imaginé que le bateau avait rejoint les poissons au fond de l'eau.
J'avais peur. J'étais seul. Le grand Coban qui n'a besoin de personne et qui ne tiens à personne est là à se balader sur les lieux du premier crime. Je marche sur mes propres pas. Je pourrais presque entendre le souffle de la pauvre victime qui était le témoin froid de notre rencontre.
Égoïste et narcissique je me dis parfois que mon seul regret est de ne pas l'avoir tué de mes dix doigts mais je sais très bien au fond de moi que c'est son absence qui me tue et qui m'a collé cette saloperie d'angoisse aux basques. Tout ces jours passé dans l'incertitude. Ces heures à traîner près des campements pour espérer la croiser. Elle que je n'aime même pas. Comment pourrais-je aimer? Un être comme moi. Aimer. Un être si beau qu'elle. Je ferme les yeux aux abords de la clairière et je revois ses yeux qui me scrutent ébahis. Je revois son air de rien. Son air de tout. Je vois ses épaules voûtées sur sa poitrine comme une fée trop fatiguée. Je revois même sa cicatrice sous son t-shirt trop court. Je l'imagine cicatrisée et guérie. J'imagine ses cheveux décolorés par le sel avec l'ombre des couleurs autrefois si magiques. Et je sens son odeur si spéciale. Son odeur sucrée. Celle qui m'a toujours donné envie de la croquer. De n'en faire qu'une simple bouchée. De la laisser fondre sur mon palais abîmé par la cuisine infecte de l'île.
J'ouvre les yeux.
J'ouvre les yeux.
J'ouvre les yeux.
Mais rien ne change.
Je cligne des yeux.
Je grogne.
Je ferme les yeux.
Je suis devenu encore un peu plus fou.
Devant moi le fantôme de mon Oxalide. La tige fanée de ma fleur toujours aussi belle.
Si je tends le bout des doigts je peux la toucher.
Elle doit être morte. Elle a du sombrer sans personne pour lui insuffler de l'air au creux des lèvres.
Le courant à du la ballotter jusqu'aux abord de l'île et elle est là. Elle me hante.
Puis je vois ce mouvement. Imperceptible mais magique. Celui qui fait fuir ma compagne d'un mois. Sa poitrine qui se soulève dans un rythme joyeux et festif. Ce n'est pas juste un ectoplasme. Pas un simple souvenir. Plus qu'une trace.
C'est elle.
Elle.
Oxalide.
La fée aux milles lumières. Celle qui remet mon cœur en route. Celle qui me lie à la vie.
Elle est devant mes yeux bleus avec ses iris lumineux.
Elle me regarde sans vraiment me voir.
Et pour la première fois en un mois. Pour la première fois en deux ans. Je suis moi. Je suis seul. Chaque voix dans ma tête s'éteint et je n'entends plus que nos souffles qui recouvrent le bruit de l'eau au loin. Mon souffle qui s’accélère. Mon pouls qui s'affole et je ne veux plus qu'une chose.
Je m'élance et je plonge. Sans crainte. Sans précautions. Je me lance sur son corps frêle. Et je la sens. Je la touche. Je la serre. Je l'étreins. Je la tiens. Sa tête contre ma poitrine. Mes bras tout autour de son si petit corps. Je n'ai plus peur. Je pourrais la casser mais je sais qu'ici entre mes bras trop dur et trop rêches elle est en sécurité. Dans mon paradis. Je ferme les yeux et je sens des larmes sur mes joues. Je sens que la terre s'arrête pour nous. Que le temps fait une pause dans sa lente course vers le néant. Un tsunami pourrait bien arriver. Le temps s'est arrêter et j'ai l'infini pour moi avec un ange entre les bras.







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