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» Tina Henley-Madden "
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Message(#) Sujet: × c'est pas grave de faire des erreurs, si on peut les réparer à plusieurs. (tisra') Sam 20 Sep - 12:37



❝tina + israel❞

❝ Est-ce que ça va ? ❞, s’inquiéta la petite blonde. Son poignet la faisait effroyablement souffrir et, l’espace d’un instant, elle se surprise même à le chercher. A vrai dire, il n’était pas dans l’alignement logique de son corps. Dans un effort vain, elle tenta de se relever, mais n’y parvint pas car, à présent, ses jambes aussi la faisaient souffrir. Elle ignorait quelles parties du corps avaient été touchés, mais elle avait cette drôle d’impression que tout son être venait de prendre un gros coup en pleine face. En tentant de caler son dos contre la paroi la plus proche, l’adolescente n’eut d’autre choix que celui de se cacher les yeux du soleil, en mettant ses mains juste devant ses yeux. Elles étaient effroyablement tremblantes et, l’espace d’un instant, la demoiselle eut comme l’impression d’avoir la possibilité de secouer le monde rien qu’en l’effleurant du bout du doigt. Elle ne se connaissait pas si facilement affectable, mais il fallait se rendre à l’évidence : la chute avait été violente et elle ignorait encore quelle partie de son corps nécessitait le plus d’attention. Elle avait l’impression d’avoir mal partout et, à la fois, de ne plus rien sentir. Le choc troublait par moment sa vue, et lui intimait de rester dans la même position sans bouger d’un centimètre sous peine de subir de plein fouet les conséquences de son acte… débile, sans aucun doute. Elle se tourna finalement vers Israël, qui semblait être dans un état plus ou moins comparable au sien. La seule différence, c’est que l’autre blonde avait très certainement déjà vécu ce genre de choses : elle saurait les sortir de cette situation. Tout au moins, c’est ce que Tina se contentait secrètement d’espérer, maintenant qu’elles avaient réussi à se faire prisonnières de leur propre piège. Littéralement.

Alors, maintenant qu’elles étaient au fond du trou, aussi littéralement que possible, Tina se demandait comment les choses avaient pu déraper de la sorte.

Voilà comment tout avait commencé.

C’était pourtant partie d’une bonne intention. Disons-le : une intention hostilienne, sans nul doute. Mais, lorsqu’Israël était venue proposer cette idée à Tina, la nouvelle recrue n’avait pu dissimuler un grand sourire sincère, comme elle avait eu quelques difficultés à retenir son excitation. Alors elles avaient pris le chemin de la forêt, les mains pleines d’ustensiles divers et variés, et la tête remplie d’idées presque aussi étranges qu’effrayantes. Il ne leur avait pas fallu plus de trois jours : le premier pour trouver l’idée, la meilleure idée qui soit, celle de la terre, que dis-je, de l’univers entier. Le second pour tout mettre en œuvre, et c’est ainsi que les deux blondes avaient du passer quelque chose comme sept bonnes heures à creuser un trou presque aussi profond qu’elles. Et puis le troisième, pour terminer et admirer leur œuvre. C’est précisément à ce troisième jour qu’elles se trouvaient à présent : épuisées de leurs efforts, fatiguées d’avoir tant creusé, mais heureuses, ou même ravies d’avoir réussi. Ce qu’elles avaient dans la tête était à présent dessiné sur le sol et les deux demoiselles ne manquaient pas d’être fières d’elles. C’était l’une des premières fois que Tina travaillait main dans la main avec quelqu’un : et le résultat semblait, sans aucun doute, bien au-delà de ses expectations. Elle était ravie, car elle avait réussit ; et puis, elle s’était bien amusée avec sa grande copine. En somme, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et c’est ainsi qu’après tant d’efforts, les demoiselles s’offrirent un second réconfort – après celui offert par leur création des plus majestueuses : il était grand temps que leur piège serve à quelqu’un. Seulement, elles étaient à des lieues d’imaginer qu’elles feraient sûrement la prise de tous les temps. La plus belle, mais aussi la plus déroutante.
Alors elles avaient tracé leur chemin vers un endroit qu’Israël semblait bien connaitre : c’était un petit coin très discret situé juste à la lisière de la forêt, et presque trop prêt du camp des rescapés. Elles étaient à la fois parfaitement bien placées, et miraculeusement bien dissimulées. Suivant les ordres de son amie, Tina finit par se faire une place derrière les branchages, presque confortable et, semble-t-il, suffisamment bien cachée pour pouvoir espionner les rescapés. Ce camp, elle le connaissait par cœur, parce qu’elle y avait passé la première année de sa vie sur l’île. Elle y avait grandi, disons que c’est là qu’elle était sortie de l’enfance. Elle y avait vécu d’incroyables moments avec Savannah, Jamie, et avec ses sœurs – d’adoption, sans nul doute – qu’elle n’oublierait pas. Mais ça ne faisait pas louper un battement à son cœur, ça ne lui serrait pas la gorge et ça ne faisait pas trembler ses mains non plus. Simplement car, à présent, elle était passée à autre chose, la page de sa vie où elle s’appelait encore Tina Hunprey semblait doucement s’éloigner d’elle. Maintenant, elle avait réussit à entrer dans une drôle de transition qui la transformait chaque jour un peu plus en Abyss. Elle devenait une sombre partie d’elle-même et, pour tout dire, ça ne la dérangeait pas le moins du monde. Elle était sûre d’elle : elle avait choisit les hostiles et ne le regretterait jamais.

Un bruit la tira subitement de sa rêverie, et la fit bien plus sursauter que ce qu’elle avait imaginé. Rapidement, ses yeux se tournèrent vers ceux de l’autre blonde : c’était peut-être la première fois qu’elle voyait autant d’excitation chez sa comparse d’infortune. Alors, elle se contenta de laisser la folie d’Israël s’exprimer pour elles-deux et, déjà, la blonde prit ses jambes à son cou dans une direction dont Tina se souvenait un peu trop bien. En fait, elle avait peut-être compris son idée, ou peut-être pas. Elle était persuadée qu’Israël avait l’intention de conduire leur nouvelle victime droit dans le trou qu’elles avaient mis tant d’attention à creuser. Elle aurait simplement eu le droit d’y réfléchir à deux fois. Car, dans le doute, Tina n’avait même pas reconnu cet originaire qui, déjà, les avaient prises en flagrant délit d’espionnage. Il leur avait accordé le bénéfice du doute une fois, mais Israël semblait savoir que les originaires n’avaient pas pour mot d’ordre la seconde chance. Elle ne courrait pas pour rigoler, pour l’attirer dans leur piège ni pour s’amuser ; non, elle courrait simplement pour sauver sa peau. Et Tina, le sourire aux lèvres, n’y avait absolument rien compris. La réalité n’allait pas tarder à la frapper de plein fouet, lui assenant le plus gros des coups.




    “Il reste toujours au fond d’elle des tiroirs qui ferment pas bien, qui tous les jours lui rappellent qu’on est bien seul sur le chemin.”
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Message(#) Sujet: Re: × c'est pas grave de faire des erreurs, si on peut les réparer à plusieurs. (tisra') Sam 25 Oct - 21:37

✈ ISRAEL & TINA
c'est pas grave de faire des erreurs, si on peut les réparer à plusieurs

C’était, sans aucun doute, le plus beau piège que l’Ile n’ait jamais connu. Cela ne pouvait pas en être autrement. Elles y avaient travaillé des heures entières, y avaient mis tout leur cœur. Il était parfait, ça se voyait comme le nez au milieu du visage ou la mer autour de l’Ile. Presque parfaitement circulaire, suffisamment profond pour en contenir deux comme Israël et indéniablement admirable. Oui, les deux jeunes hostiles étaient en train de contempler leur piège, leur œuvre d’art. Elles avaient les mains et les vêtements pleins de terre, des bouts de bois dans les cheveux, et pourtant, elles rayonnaient. Elles avaient enfin terminées. De l’extérieur, il était impossible de savoir si elles étaient heureuses du résultat, ou bien contentes de ne plus avoir à remonter des tas de terre de cet énorme trou. Il y avait peut-être un peu des deux. Chez Israël, il y avait aussi de la fierté. Pour une fois, elle avait réussi à achever quelque chose d’utile, quelque chose qu’elle pourra montrer à sa mère en espérant recevoir une félicitation, ou du moins un peu d’attention. Car il ne fallait pas se leurrer, c’était bien ce manque de considération qui incitait la jeune fille à chercher encore et encore des idées. Mais jamais, jusqu’à présent, elle n’avait eu l’idée de demander de l’aide à quelqu’un. Après, il fallait bien dire qu’avant l’arrivée de Tina, il n’y avait pas grand monde qui aurait accepté de l’aider. Les adultes l’auraient gentiment rabroué en lui conseillant de s’occuper des enfants, et ces derniers auraient demandé à jouer à cache-cache. La jeune hostile s’empêcha de grogner, comme toujours lorsqu’elle repensait à ces journées entières passées à « s’occuper des enfants » tandis que les grands réalisaient leurs milles projets. Mais aujourd’hui, tout avait changé. Ensemble, elles formaient la preuve que même à 15 ou 16 ans, on pouvait avoir de bonnes idées et les mettre en œuvre. Même si, en l’instant présent, la réalisation n’était pas encore réellement achevée. Il fallait encore mettre quelqu’un dans le piège.

C’est pourquoi elle avait entrainé sa nouvelle amie vers le campement des rescapés, rejoignant son point d’observation favoris. Car c’était une des choses qu’elle était autorisée à faire, et ce depuis bien longtemps : espionner les autres habitants de l’Ile. Était-ce pour se débarrasser d’elle en l’envoyant loin du campement ou bien était-ce parce qu’elle les aidait vraiment ? Plus jeune, elle avait aveuglément cru à la seconde possibilité, tandis que la crainte de la première flottait maintenant dans son esprit. Mais elle ne devait pas laisser ces sombres pensées venir gâcher la joie qui était la sienne en ce moment. Elles se serrèrent dans ce petit coin de verdure qui, s’il parvenait sans problème à l’accueillir quand elle était seule, devenait un peu plus étroit maintenant qu’elles étaient deux. Et les voilà qui, silencieuses, observent ces gens groupés ici, dans l’espoir d’en trouver un suffisamment intéressant pour les Sigmas pour qu’il se retrouve au fond du trou. Mais déjà, Israël, habituée à ce genre d’occupations, voit arriver au loin une silhouette qu’elle reconnut tout de suite. Un originaire. Pire. CET originaire. Celui qu’elles avaient déjà espionné il y a quelques jours, celui qui les avaient laissé tranquilles une fois mais qui, Israël le sentait bien, ne leur donnera pas cette chance une seconde fois. Elle espéra un instant qu’il allait s’arrêter, tourner, n’importe quoi, mais il semblerait que les Dieux n’étaient pas décidés à lui faire ce plaisir. Inexorablement, il approchait encore et encore. Sans réfléchir, sans même expliquer à son amie ce qui était en train d’arriver, elle prit les jambes à son cou. La fuite, l’instinct le plus naturel et le plus logique dans une situation pareille. Israël n’était pas tout à fait nette d’esprit, mais elle n’était pas suicidaire non plus. Elle savait reconnaitre quelqu’un de dangereux quand elle le voyait. Et, sans l’ombre d’un doute, cet homme était dangereux. Se souvenant soudain que, cette fois-ci, elle n’était pas seule, elle regarda en arrière. Elle n’aurait pas dû.

***

« Est-ce que ça va ? ». Une voix l’obligea à se concentrer sur autre chose que son crâne endolori. Bon sang, il s’était passé quoi, cette fois-ci ? Une crainte subite lui fit vérifier que ses poignets n’étaient pas entravés. Ils ne manqueraient plus qu’elles se soient fait enlever ! Bouger lui fit un mal de chien, mais au moins elle était rassurée sur ce point. Car Israël n’avait pas encore compris où elles se trouvaient : dans le piège qu’elles avaient elles-mêmes creusé. Non, pour l’instant, la seule chose que la jeune fille craignait, c’était de s’être fait rattrapée par cet originaire aux yeux remplis de haine et de folie. Mais il semblerait que les deux hostiles soient seules. Seules et coincées dans un trou. Petit à petit, le cerveau d’Israël se mit à additionner A + B. Elle s’écria soudain. « Attends, ne me dis pas qu’on est dans NOTRE piège, là ? ». À peine eût-elle prononcé ces mots qu’elle se reprit : « Enfin, si, dis-le moi, si c’est le cas. ». Elle préférait préciser, car elle avait remarqué que Tina avait tendance à prendre tout ce qu’elle disait au pied de la lettre. Maintenant que son cerveau s’était remis en mode « on », elle commençait à comprendre ce qui avait dû se passer. Il avait surement bien du rigoler, l’originaire, en les voyant tomber dans ce trou. À cette pensée, elle se mit à lâcher un chapelet de jurons plus imagés les uns que les autres. On ne dirait pas, mais vivre au milieu d’un groupe de méchant, ça enrichi fortement le vocabulaire. Et ici, pas de maitresse pour la reprendre, et on ne pouvait pas dire que sa mère se préoccupait de son langage. Sa mère … Elle allait être furieuse. Furieuse de constater que sa fille n’était qu’une bonne à rien. Mais ce qu’Israël craignait le plus, c’était la réaction de Sydney. Sa sœur allait lui reparler de cette affaire pendant des mois. Car, même si elles parvenaient à sortir seules de ce trou, comment pourraient-elles justifier leurs blessures ? Car à ce que voyait la jeune fille, elles étaient aussi amochées l’une que l’autre.

« Toi, ça va ? ». Elle-même n’avait pas répondu à cette question, mais elle n’en avait même pas le souvenir. Sa tête lui faisait bien trop mal, et elle était obnubilée par leur situation. Elles avaient tout raté, en fait. Non seulement elles n’avaient pas réussi à attirer quelqu’un dans leur piège, mais en plus elles avaient réussi à y plonger tête la première ! Si elle n’était pas concernée, cela aurait sans aucun doute fait rire la jeune Jakarta. Là, elle était plus proche des larmes que du rire, même si elle se défendait fortement de pleurer malgré la douleur et la honte. Elle n’était même pas certaine qu’elle avait vraiment envie de sortir. Elle avait suffisamment mal comme ça, et ne se sentait pas capable d’affronter le regard des autres hostiles. Elle voulait leur prouver sa valeur, et bien c’était gagné ! Elle allait juste leur prouver qu’elle était belle et bien une idiote, qu’elle n’était capable de rien de bon et qu’ils avaient bien raison de la cantonner à la surveillance des enfants. « Désolée, hein, j’ai été stupide ». Elle ne précise pas quand. En fait, elle doit sous-entendre que c’est tout le temps. À force de se l’entendre dire, elle finit par y croire. Et puis, elle devait bien se rendre à l’évidence : si elle ratait tout ce qu’elle entreprenait, ça devait bien venir de quelque chose. En l’occurrence, de sa nullité propre. Ouais, elle y croyait dur comme fer. « Bon, j’présume que va falloir trouver une solution pour sortir de là … ». Ce devait surement s’entendre, qu’elle n’en avait pas la moindre envie, en fait.
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Message(#) Sujet: Re: × c'est pas grave de faire des erreurs, si on peut les réparer à plusieurs. (tisra') Dim 18 Jan - 19:08



❝tina + israel❞

Trop longtemps, Tina s’était sentie à l’écart. A vrai dire, elle n’avait jamais, semble-t-il, réussit à trouver sa place. Pour une quelconque raison, nulle part elle n’était parvenue à se sentir réellement chez-elle ; et chacune de ses tentatives s’étaient soldées par un échec, sans qu’elle puisse faire beaucoup plus que simplement le constater. Et puis, elle avait rencontré les hostiles. A vrai dire, les premières fois, même si elle avait osé prétendre le contraire, ils l’avaient un peu impressionnée, parce qu’ils semblaient si forts, si grands et si sûrs d’eux qu’en fait, ils n’en étaient presque pas humains. Et puis, elle avait grandi, un peu. Et, enfin, elle avait croisé la route de celle qui lui semblait être son double ; celle qui, d’un seul regard, avait compris sa détresse, lui avait tendu la main et s’était prise d’amitié pour cette petite chose perdue qui semblait ne pas trouver son chemin. Mais Israël avait été là ; elle lui avait indiqué la voie et, mieux encore, elle l’y avait mené.
Quelque part, Tina avait souvent l’impression qu’Israël était la meilleure chose qui lui était arrivée sur cette île et, même plus généralement, dans sa vie. Car l’autre blonde avait réussit à la comprendre, et à lui offrir ce qu’elle n’avait jamais eu : une place, importante, utile, et désirée. C’était une évidence que Tina l’aurait suivi partout, même dans ses idées folles, parce que, plus qu’une simple envie de lui faire plaisir, Tina avait les mêmes idées, aussi dénuées de sens que terrifiantes. Et oui, définitivement, leur piège était le meilleur que cette île n’avait jamais connu. Et, maintenant qu’elles se trouvaient au fond de leurs propres trous, on peut dire que les deux adolescentes démoniaques en étaient pour le moins certaines.
Tina, levant les yeux au ciel, le comprit plutôt rapidement, lorsqu’elle observa la hauteur qui les éloignait de la surface de l’île. Bien-sûr, il lui fallu un moment pour mettre des mots dessus, mais sa première crainte fut en direction de sa copine ; il fallait s’assurer qu’elles allaient bien. Ensuite, elles aviseraient ; de toute manière, Israël aurait probablement une idée aussi géniale qu’elle-même. Il le fallait bien, après tout.
Elle ne put s’empêcher de relever les yeux au ciel lorsqu’elle entendit la question de son amie. A vrai dire, elle aurait tellement aimée qu’elle lui dise le contraire, qu’elles étaient simplement tombées en même temps et qu’elles n’avaient qu’à se relever pour reprendre leur course ; mais ce n’était définitivement pas le cas. La situation semblait bien plus complexe, malgré elles. ❝J’crois bien que oui, on est pile tombées dedans, » acquiesça la demoiselle. Finalement, la situation aurait pu être très drôle ; si seulement tout son corps ne la lançait pas à intervalles réguliers. Fixant Israël dans les yeux, elle remarqua un petit quelque chose qu’elle y avait rarement vu. Elle ne comprit pas ce que c’était, remettant à plus tard de déchiffrer sa nouvelle amie. Après tout, elles avaient autre chose de plus important à faire, comme trouver comment se sortir de cette misère, par exemple.

❝ Israël ? Est-ce je peux… Enfin… ❞ Dans la vie, il ne faut pas se plaindre, jamais ; voilà ce que Tina avait toujours appris. Les gens qui se plaignent sont chiants, ennuyeux et, surtout, ne supportent pas la douleur. Ils ne sont probablement pas assez forts pour affronter la vie et ça, Tina l’était, elle. Mais elle se souvenait pourtant bien de ce jour où sa nouvelle copine hostile lui avait fait promettre de toujours lui dire la vérité. Et, maintenant qu’elle y pensait, Tina n’avait aucune envie de mentir ; ce serait trop bête, et manquer au règlement de leur amitié si récente mais déjà si belle la répugnait. ❝ J’ai mal. Partout. ❞ Un très léger sourire se dessina sur son visage ; oui, elle avait mal, mais c’était plus une bonne nouvelle qu’une mauvaise. Ça voulait dire qu’ensemble, elles avaient réussi à créer un piège dangereux, douloureux, effroyable. Un piège à la hauteur des hostiles, voilà ce à quoi songea la nouvelle recrue. Alors, tout en levant son poignet en l’air pour montrer à sa comparse que ce dernier n’était même plus dans l’alignement de son corps, elle ne manqua pas de les féliciter. ❝ Notre piège est parfait. Finalement, on a bien fait de le tester, on aurait pas su à quel point il est génial sinon. ❞ Oh oui, elle était plutôt fière ; c’était une première tentative totalement réussie. Le seul souci ? Oh, rien de plus grave que de parvenir à en sortir, à vrai dire.
Tina retint sa respiration comme pour essayer d’y comprendre quelque chose lorsqu’elle remarqua l’air dépité de son amie. A vrai dire, si Henley le prenait avec un sourire particulièrement brillant et fier, ce n’était absolument pas le cas d’Israël. Sur le coup, Tina ne put comprendre pourquoi. Elle ne savait pas qu’elle avait honte, qu’elle savait que les autres se moqueraient d’elles. Tina, elle, elle était fière, parce qu’elles avaient fait quelque chose de cool et que, même si elles avaient fini par –très- bêtement tomber dedans, au moins elles savaient à présent que leur piège était redoutable. C’était de ça dont Israël devait se rendre compte, bien plus que tout le reste. Tina prit sa mission très à cœur ; c’est important de dire aux gens qui font de bonnes choses qu’ils sont doués. Surtout Israël. Voilà ce qui traversait l’esprit de la demoiselle, qui en aurait presque oublié ses multiples blessures.
❝ T’as été super intelligente, au contraire. Notre piège est cool et si on arrive pas à en sortir, ça voudra dire qu’on est les meilleures, tu vois ce que je veux dire ? ❞ Elle se permit de lui envoyer son plus beau sourire, comme pour lui redonner envie de croire en ses mots. C’était étrange, finalement, d’être celle qui guidait l’autre vers la destination à prendre ; mais Tina ne détestait pas cela. A vrai dire, c’était elle qui avait occupé cette place, pendant de longues années. ❝ Puis, de toute façon, on va réussir à s’en sortir. J’parie que t’as déjà une idée géniale. ❞ Le truc, c’est que Tina mettait Israël sur un piédestal un peu trop haut. Et ce truc finirait sûrement par devenir un problème. Dieu seul sait comment les hostiles règlent leurs problèmes ; voilà ce que Tina aurait dû penser. Ce n’était simplement pas le cas.[/color]




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Message(#) Sujet: Re: × c'est pas grave de faire des erreurs, si on peut les réparer à plusieurs. (tisra') Sam 7 Mar - 14:30

✈ ISRAEL & TINA
c'est pas grave de faire des erreurs, si on peut les réparer à plusieurs

Israël avait envie de casser quelque chose. Ou de taper. Ou de mordre. Bref, elle avait envie d’extérioriser sa colère. Mais comme la seule personne sur qui elle pouvait se défouler était sa meilleure amie, elle se contenta de serrer les dents. Elle n’avait pas eu beaucoup d’amies, mais elle se doutait bien que ce n’était pas en lui tapant dessus qu’elles allaient le rester. Alors elle prenait sur soi pour ne pas laisser sa fureur prendre le dessus. Elle se dit que ça aurait été super si c’était sa sœur qui était là : elle n’aurait pas eu besoin de se retenir, puisqu’elles passaient leur temps à se taper dessus. Mais elle se dit aussitôt après que, si sa sœur était là, elles ne seraient pas tombées au fond de leur propre piège. Ou alors, Sydney se serait arrêté juste avant et l’aurait laissé tomber toute seule. Penser à sa sœur et à leur relation pour le moins compliquée ne fit que l’énerver encore plus, et la jeune hostile finit par décharger sa colère sur la paroi qui lui faisait face. « Ouch. ». Pas très malin, finalement. Elle ne fit que permettre à la douleur qui irradiait dans l’ensemble de son corps d’étendre encore un peu sa domination. Pourtant, en mathématiques, - et -, ça fait +, non ? Donc une douleur -négatif- plus une autre douleur, ça devrait s’annuler … non ? Finalement, sa mère avait raison. Ca servait à rien, l’école. Ce qu’on y apprend, c’est complétement stupide. Tout aussi stupide que de regarder en arrière quand on fuit quelque chose. C’est le meilleur moyen pour tomber dans un trou/une embuscade/une rivière/un piège/un nid de guêpes. Bref. Elles avaient été imprudentes. Surtout Israël, qui étant en tête aurait dû faire plus attention. « Israël ? Est-ce je peux… Enfin… ». Elle hocha machinalement la tête. Tina lui demandait presque toujours l’autorisation avant de dire ou faire quelque chose, au point qu’Israël avait fini par dire « Oui » dès qu’elle entendait « Est-ce que je peux ? ». Sans véritablement attendre la suite. De toute façon, elles étaient libres de faire absolument tout ce qu’elles voulaient. Même de faire exploser une partie de l’Ile si ça les amusait, et si elles trouvaient le matériel. C’était assez cool, de vivre avec les hostiles. Le seul interdit était de tuer quelqu’un du groupe, enfin, sauf si ça avait été décidé à plusieurs. Israël espérait uniquement que l’incompétence et la bêtise ne faisaient pas partie des « pêchés mortels » si l’on peut dire. Car sinon, elle pouvait d’ors et déjà dire adieu à Tina. Elle avait été complétement idiote, sur le coup, à regarder ainsi en arrière.

« J’ai mal. Partout. ». Elle ne pût s’empêcher de lancer « Ouais. Bienvenue au club. », avant de se reprendre et de s’inquiéter : « T’as rien de cassé, hein ? » en se demandant si elle avait encore des bandages dans sa sacoche. Elle devait si souvent garder les jumeaux d’Alys qu’elle avait fini par emprunter une des trousses à pharmacie qu’ils avaient trouvé dans le bunker. Il y a avait même des antidouleurs. Mais jusqu’à présent, elle ne s’en était pas servie. Peut-être que ce serait le bon moment pour tester s’ils étaient encore efficaces, non ? En voyant le poignet que Tina lui montrait, elle grimaça. Quand elle était enfant, elle avait songé -comme beaucoup de petites filles- à devenir infirmière. Mais en fait, heureusement que l’Ile était venu casser cette vocation stupide. Si cela ne dérangeait pas la jeune Israël d’infliger volontairement du mal à quelqu’un, elle osait à peine soigner quelqu’un de peur de lui faire plus de mal que de bien. Mais bon, elle n’allait quand même pas laisser son amie comme cela. Fouillant dans sa besace, elle finit par en sortir une vieille bande de tissu. « Passe ton poignet. Faut le redresser -elle grimaça- avant que ça ne soit trop enflé. ». Alors, serrant les dents pour ne pas s’excuser à chaque « Aïe » que faisait Tina, elle s’empressa d’emmitoufler le poignet et la main de son amie. Au final, ça ne ressemblait pas vraiment à un bandage conventionnel, mais ça semblait quand même tenir. Au moins, la main était de nouveau dans l’alignement du bras, ça devait donc être bon. « Notre piège est parfait. Finalement, on a bien fait de le tester, on aurait pas su à quel point il est génial sinon. ». Elle faillit s’étouffer avec sa propre salive. Alors, ça, c’était pour le moins inattendu. Remarquant le sourire radieux de son amie, elle fronça les sourcils. Mais comment elle faisait pour être aussi heureuse ? Si les grands apprenaient ça, non seulement elles n’auraient plus aucune crédibilité et seraient reléguées à la lessive pour le restant de leurs jours, mais en plus elles auraient le droit aux brimades et moqueries de leurs ainés. Et Israël pourrait définitivement dire adieu à l’attention minime qu’était en train de lui accorder Caleb. Ouais, c’était quand même dingue : elle était coincée au fond d’un trou, elles étaient blessées et n’avaient aucun moyen pour ressortir, et tout ce dont à quoi elle pensait, c’était au jeune homme. Elle était sérieusement atteinte. Elle s’obligea à ne plus penser au sourire éclatant de Caleb, si rare mais tellement …. STOP !

« T’as été super intelligente, au contraire. Notre piège est cool et si on arrive pas à en sortir, ça voudra dire qu’on est les meilleures, tu vois ce que je veux dire ? ». Tout ce qu’elle voyait, ou retenait, c’était le « si on arrive pas à sortir ». Pour elle, c’était surement comme cela que ça allait finir. Sauf que dans ce cas-là, personne ne saurait jamais qu’elles avaient été les meilleures, car personne ne saurait que c’était leur piège. C’était ce qu’elle allait amèrement répliquer à Tina, qui après un sourire au moins aussi étincelant que celui de Caleb reprit la parole. « Puis, de toute façon, on va réussir à s’en sortir. J’parie que t’as déjà une idée géniale. ». Israël faillit gémir. Pour une fois, elle aurait préféré qu’on lui fasse un peu moins confiance. Elle aimait beaucoup Tina, elle la considérait comme sa meilleure amie -et peut-être même sa seule vraie amie- mais des fois, elle la trouvait un peu naïve et fatigante. Car franchement, pour s’imaginer qu’Israël pouvait trouver une solution à toutes les situations, fallait vraiment croire aux miracles. « Tina. A part en volant, je ne vois pas vraiment comment on pourrait sortir de là. Et comme je ne suis pas un oiseau, et toi non plus il me semble, j’vois pas trop ce qu’on peut faire. ». Elle avait envie de tout laisser tomber, en fait. A quoi ça servait de sortir d’ici, si c’était pour refaire une erreur aussi monumentale dans les jours ou semaines à venir ? Mais, malgré ce découragement, elle essaya quand même de réfléchir à un quelconque moyen de s’extirper de ce trou. Il était en effet très bien fait, leur piège. Trop bien. Elle se promit, la prochaine fois, de faire quelque chose d’un peu moins abouti. Au fond, un piège n’avait besoin de retenir quelqu’un que le temps de revenir le chercher. Car on piégeait rarement quelqu’un pour le laisser pourrir dans le piège. On l’en sort, après. Pour le torturer, le traumatiser, le découper en morceaux ou autres réjouissances. Bref. Sortir d’ici. Sortir d’ici. Ca devait être sa seule pensée. Ne pas s’égarer, sinon c’était fichu. « Suffit qu’une d’entre nous sorte, aille chercher une corde et vienne chercher la seconde. Sauf que faut quand même que l’une d’entre nous sorte. ». Avant, elles avaient une corde, justement pour remonter celle qui creusait. Sauf que, quand elles eurent fini, elles étaient allées la redonner à son propriétaire, le vieil Hardy. Car, tout vieux qu’il était, si on osait lui voler quelque chose, on était mort et enterré. Donc, elles n’avaient plus de cordes. Et même si elles en avaient une, faudrait déjà que l’une d’entre elle remonte.

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Message(#) Sujet: Re: × c'est pas grave de faire des erreurs, si on peut les réparer à plusieurs. (tisra') Mer 22 Juil - 21:31



❝tina + israel❞

Si ses paumes la brûlaient, ce n’était définitivement rien à côté de ce que Tina ressentait au fond d’elle. Elle se sentait comme quelqu’un à qui on a répété cent fois de ne pas faire une chose, et qui a quand même finit par le faire. Parce qu’au fond, c’était sûrement ça, le comble pour un hostile : de tomber dans son propre piège. C’était ridicule au point que Tina en avait presque envie de s’exploser la tête contre la paroi, mais une chose l’en empêchait. La petite tête blonde à ses côtés, qui semblait bouillonner intérieurement, ne pouvait définitivement plus lui faire confiance. Parce qu’au fond, elle le savait, Tina, que c’était de sa faute. Seule, il n’y avait eu aucune chance qu’Israël tombe dans son propre piège, parce qu’elle était rusée, intelligente et entraînée. La nouvelle hostile se sentait responsable de leur épique échec, parce qu’elle avait définitivement l’impression d’avoir été incompétente ; quelque part, c’était presque comme si elle avait poussé sa copine à tomber avec elle. C’était définitif : les hostiles ne voudraient jamais d’une recrue aussi stupide et elle se ferait virer dès qu’ils apprendraient la nouvelle. En laissant son esprit se faire prendre en otage par cette pensée, Tina ne put que détourner le regard, et admirer le merdier dans lequel elles venaient de se glisser. C’était pas simplement un machiavélique trou, c’était le symbole de l’échec, aux yeux de l’adolescente. Elle avait été nulle, elle était mauvaise et, à présent, tout le monde allait pouvoir s’en rendre compte. Elle ne put cependant s’empêcher de bloquer toutes ces pensées négatives en observant son amie frapper la paroi. Oh, bien-sûr que Tina avait eu envie de le faire, elle aussi, mais ça ne lui avait pas franchement semblé être une très bonne idée – parce qu’elles ne risquaient pas de sortir plus facilement si elles se mutilaient elles-mêmes et, surtout, parce que son poignet était très probablement déjà cassé. Elle l’observa silencieusement, manqua de lui demander si tout allait bien mais réalisa que la réponse était très claire lorsqu’elle leva les yeux vers le ciel. Il avait toujours été loin, mais vu d’ici c’était encore pire. Il leur faudrait une idée de génie pour s’extraire de leur bêtise commune, et pour ça Tina ne pouvait compter que sur Israël.

En attendant, s’il y avait bien une chose que Tina pouvait faire, c’était féliciter sa copine, parce qu’elles avaient bien bossé. Non, définitivement, l’adolescente n’avait jamais été éclairée par un quelconque optimisme, et pourtant elle avait envie de dire à Israël que c’était un piège affreusement génial – ce qu’elle fit, une fois après avoir obtenu la permission. Tina n’était plus vraiment elle-même, depuis qu’elle avait croisé la route d’Israël, et il lui semblait parfois que c’était pour le mieux. C’était une évidence, pourtant, que si la plus vieille hostile n’avait pas réussi à la changer, elles auraient définitivement passé leur temps à se haïr. Car Tina, elle n’aimait pas qu’on lui parle comme ça, qu’on l’oblige à faire des choses et encore moins qu’on la prenne pour ce qu’elle n’était pas. Allez simplement savoir pourquoi, c’était un droit qu’elle accordait à Israël, qui était bien l’unique exception. Alors elle observait sa copine, les yeux remplis d’une admiration nouvelle, et elle se demandait toujours s’il valait mieux lui mentir, ou passer pour une chochotte – elle qui, habituellement, ne disait presque jamais la vérité. Elle se contenta de nouveau d’un entre-deux, presque honteuse de s’être blessée dans leur chute. ❝ J’crois que ça pourrait être pire, ❞ lança-t-elle avec un semblant de sourire aux lèvres. Pour le reste, elle s’exécuta sans broncher, et se récita mentalement l’alphabet à peu près cinq fois pour se forcer à ne pas penser à la douleur. Elle maitrisait bien la douleur mentale, celle qui l’avait bloquée pendant longtemps et rendue si… Folle. Mais la douleur physique, fallait bien avouer qu’elle ne la connaissait pas vraiment, au point que ses yeux s’embrumèrent rapidement tandis qu’Israël se transformait en infirmière. Ne pas tourner les yeux pour ne pas passer pour un lâche, voilà une des leçons qu’elle avait apprise ici, et elle dut rassembler toutes ses forces pour supporter les gestes de son interlocutrice. Garder la tête haute et faire bonne figure, voici la seconde leçon qu’elle avait retenu, alors elle se transforma littéralement en soleil radieux, prête à noyer Israël sous une pluie de compliments. L’ancienne Tina aurait certainement hurlé de rage, frappée toutes les parois jusqu’à en faire glisser la terre, et accusé tous les autres, sauf elle, d’avoir été si débiles. La nouvelle Tina prenait tout cela avec le sourire, comme si c’était le déroulement logique des choses – c’était à se demander si elle était en train de postuler pour une place chez les hostiles, ou bien chez les premiers agneaux du coin.

Malgré tout, la ténacité ne manquait pas à Tina, et cette force ne l’avait jamais quitté. Elle était pleine d’espoir, elle s’en doutait : elles en sortiraient vivantes, et en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire ! Rien ne dérangeait vraiment l’adolescente, qui ne cessait de répéter qu’il y avait une solution à chaque problème. Pourtant, le tourbillon Israël manqua de la faire tomber de son nuage, tant sa désillusion et son nouvel énervement semblaient palpables. A vrai dire, si ça n’avait pas été Israël, Tina aurait probablement fini déçue. Elle se contenta à la place de boire ses paroles, sans remarquer ce léger rictus de défi qui se dessinait déjà sur ses lèvres. Elle ne semblait plus y croire, mais ça ne faisait rien, car Tina fournirait de l’espoir pour deux ! Se relevant finalement, elle observa la hauteur du gouffre avec plus de précision, et plaça instinctivement son doigt sur sa bouche, comme pour faire mine de réfléchir. ❝ Notre piège est génial, mais y’a aucune chance qu’on reste coincées ici, tu sais pourquoi ? Parce qu’on est encore plus géniales que lui ! Suffit de, de… ❞ Okay, elle pouvait bien se l’avouer, pour le coup, elle manquait un peu d’idées. Mais elle en était certaine, il suffisait qu’elles unissent leurs forces, ne laissent pas le découragement prendre toute la place, et elles en sortiraient presque indemnes. Observant son poignet à présent caché sous un semblant de bandage, Tina sourit de plus belle. ❝ Suffit de se servir de notre matériel ! Ton sac est plein, je suis sûre qu’on peut trouver de quoi nous sortir de là ! ❞ Tina, elle, elle avait pas de sac, parce qu’elle trouvait qu’elle courait plus vite quand elle avait les mains vides. Elle se jura cependant de ne plus jamais s’aventurer nulle part sans outils, juste au cas où elle se piégerait encore elle-même. Son optimisme était si débordait qu’elle espérait en faire glisser un peu sur sa copine, sans pour autant en avoir la moindre certitude. N’osant fouiller dans le sac d’Israël, elle se tourna vers la paroi, et réalisa quelque chose qui lui avait échappé. Maintenant qu’elle y pensait, elle ne savait plus trop pourquoi elle n’y avait pas pensé avant. ❝ Eh, c’est de la terre ! Ça veut dire qu’on peut creuser dedans, on peut même faire des marches et l’une de nous pourra s’en aller ! ❞ C’était une idée de génie. Dans sa tête, tout du moins.




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