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Message(#) Sujet: ❝visons la lune. peut-être qu'on touchera les étoiles. ❞ #1RST PART Sam 24 Mai - 15:58



❝ il s'appelle boones, elle noreen ;
ensemble, ils vont changer le monde (oupaas) ❞
Le ciel s'était violemment assombri. Au dessus de la tête de l'irlandaise, les nuages grossissent dangereusement. Mais elle ne veut pas les voir. Non, elle préfère ne pas y penser, car voir que le temps pouvait jouer contre eux et leur petit projet secret, d’une façon ou d’une autre, c’était accepter les obstacles et, peut-être même, l’échec. Et ça, c’était bien le dernier souhait de Noreen. Alors elle préfère ne pas y penser ; parfois, ignorer reste la meilleure des solutions.
Son cœur bat à vive allure ; en fait, elle peut sentir chaque passage de son sang dans ses veines sans réaliser le moindre effort. Sous adrénaline, elle ne cesse d’observer le monde extérieur. Ce monde vide, totalement dépeuplé, à des kilomètres à la ronde. Comment ils ont fait, pour tracer leur route si rapidement ? Elle n’en a franchement aucune idée ; d’un côté, le temps semble s’être arrêté, depuis le moment précis où ils ont pris la route – ou plutôt la mer. Pourtant, d’un autre côté, elle a autant l’impression que le temps défile sous ses yeux à une vitesse incroyable ; et elle voudrait déjà être arrivée, tandis qu’une part de son être tente vainement de profiter du trajet. Le sentiment que lui procure cette traversée est incroyable ; tandis qu’elle se perd à observer la grandeur et l’immensité de cette prison d’eau qui les sépare de la réalité du continent, elle ne peut s’empêcher de se demander si c’était une bonne idée. Et s’ils sont dans la bonne direction. Et si le vent va, pour la première fois, tourner en sa faveur. C’est peut-être bien Boones qui, pour une fois, lui portera chance et éloignera les nuages du ciel bleu. Seulement, l’incertitude la tiraille, lui brûle les yeux, lui file la gerbe et la contraint à s’inquiéter. Bêtement, mais sûrement ; du Noreen à l’état pur, en somme.
« Il est tard, on est partis y'a longtemps, il devrait pas faire aussi nuit, c'est pas normal, » souffle la jeune femme. A ce moment, perdue sous les nuages de plus en plus gros, et excessivement sombres, il faut avouer qu'elle ne sait plus très bien si elle a simplement peur d'être trempée par la pluie, peur de faire une crise à cause de l'orage, ou juste... Peur de réaliser, à ce moment précis, que l'idée était mauvaise. Son idée. Sa petite idée à elle, qu'elle avait laissé germer un moment dans sa tête, qu'elle avait balancé sur la table et maladroitement expliqué à une personne qui croyait surement moins en elle que le reste de l'île entière. Mais si elle ne croit plus à cette idée qu'elle a eue, alors qui pourra le faire ? Elle lance un regard inquiet en direction du fou qui a accepté de l'accompagner. Elle ne sait même plus pourquoi il a choisi de la suivre ; peut-être parce que, finalement, ils sont aussi débiles l’un que l’autre ? Aussi tarés, et peut-être autant désespérés. C’est sûrement ça, à l’instant, qui devrait la rassurer. Mais il avait refusé, pourtant. Peut-être que, finalement, ils auraient du s'en tenir à ça. A son « non » clair, net et précis. Elle a envie de s'arracher les cheveux tellement, maintenant qu'elle y pense, son idée lui parait débile. Maintenant, surtout, maintenant qu’il est trop tard.




❝ flashback bitchies
quelques heures plus tôt ❞
Elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Enfin, c’était vite dit puisque, bien-sûr, elle avait tenté de trouver le sommeil, en vain. Trop d’idées dans la tête, de pensées à se balader dans son esprit, un peu d’espoir et beaucoup trop de craintes. Elle avait eu l’impression de dormir, mais elle ne pouvait pas vraiment tomber dans le sommeil ; elle aurait risqué de se lever trop tard, et de tout faire foirer. Elle ne pouvait pas se le permettre, pas maintenant qu’ils avaient tout construit, tout préparé, tout imaginé. Alors elle n’avait pas dormi, pas plus d’une minute, cette nuit-là. Car elle le savait : demain, elle avait le choix de faire changer le cours de sa vie entière et, avec elle, celle de tous les autres survivants. C’était une chance sur laquelle elle ne pouvait pas faire l’impasse ; dans tous les cas, son choix était déjà fait. Elle allait remuer ciel et terre, traverser l’océan, et changer l’avenir de tous ces gens brisés par la vie. Brisé par le vol, par un bateau, et par bien autre chose. Pour une fois, elle ne restera pas sur le côté ; elle avait trouvé la clé pour changer son monde et elle tâcherait de s’en servir ; manquait plus qu’à savoir si elle avait trouvé la bonne porte. Car, non, toutes les clés n’ouvrent pas toutes les portes et, finalement, c’est peut-être ça qui, cette nuit-là, l’avait vraiment empêché de fermer les yeux.

Alors elle s’était levé bien plus tôt qu’elle n’aurait dû ; au moment où on entend moins bien les vagues, car le vent stoppe momentanément sa course, qu’ils s’étaient dit. Il y avait encore du vent lorsqu’elle avait quitté sa tente, à présent totalement vide ; il devait être trois heures du matin, peut-être un peu moins. Elle avait effectué le chemin jusqu’au point de rendez-vous les mains dans les poches de son sweat, pour se donner un air rassuré même si, dans sa tête, toutes ses idées se mélangeaient. Elle avait presque autant peur que son acolyte malheureux ne change d’avis et ne se pointe jamais, que peur qu’il ne vienne réellement la rejoindre.
Persuadée de devoir l’attendre, elle avait pris son temps sur le chemin, pour ne pas faire de bruit, pour ne pas risquer de tomber et de réveiller l’île entière – s’il y avait bien un jour où il ne fallait croiser personne, c’était aujourd’hui, elle ne le savait que trop bien. Elle pensa l’espace d’un instant à tous ces gens qu’elle quittait pour un jour, ou peut-être une semaine sans même leur en avoir touché un mot. Elle espérait qu’ils s’inquiéteraient et, d’un autre côté, elle était persuadée qu’il n’en était rien. Elle pouvait très bien passer inaperçue ; occupée à traverser la forêt, c’est exactement ce qu’elle était en train de faire.
Elle retint un cri lorsqu’elle aperçu une silhouette au lieu de rendez-vous. Jamais elle n’aurait cru ne pas être la seule à ne pas avoir dormi de la nuit, à avoir été trop stressée pour oublier de penser à tout ça. Et, maintenant qu’elle s’approchait de Boones, elle avait comme l’impression de voir une sorte d’hésitation dans ses yeux. Peut-être bien qu’elle se trompait, que son esprit lui jouait de vilains tours ; et peut-être qu’elle avait bien raison, peut-être que lui aussi se demandait si c’était une bonne idée. Seul le temps finirait par le dire. « Alors, on est déjà levé, Kirton ? » C’était un peu une blague, parce qu’ils savaient tous les deux que c’était impossible de dormir avec de telles idées dans la tête. Mais il fallait qu’elle garde son calme, alors elle s’approcha un peu plus de lui et, toisant leur radeau de fortune, ne put s’empêcher de lever une petite inquiétude. « T’as été suivi par personne en venant, hein ? Pas que j’aime pas toutes tes petites minettes, mais ce serait pas très pratique qu’une d’entre elle ne décide de s’incruster dans notre plan « sauvons-le-monde-en-radeau ». Tu vois c’que je veux dire, j’suppose. » Elle adorait le taquiner, et il ne le savait que trop bien ; au moins, comme ça, elle agissait un peu comme si elle était elle-même. Comme si tout allait bien, au fond.

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Message(#) Sujet: Re: ❝visons la lune. peut-être qu'on touchera les étoiles. ❞ #1RST PART Dim 25 Mai - 20:15

in the night, the stormy night, she'll close her eyes.

NOREEN&BOONES


Voilà quelques heures déjà, que les deux aventuriers de choc avaient pris le large, pour une mission des moins banale. Boones en avait fait des choses ridicules dans sa vie, et l'idée, qu'était venue lui présenter la jolie irlandaise, entrait sûrement dans le top 1 3 des pires idées débiles qu'il ai pu entendre et surtout, réaliser. Pourtant, il avait beaucoup réfléchi avant d'accepter la proposition de la jeune femme. Franchement, qui est assez fou pour vouloir quitter une île, rejoindre un continent, sur un radeau qui avait été construit par un médecin militaire qui ne s'y connaissait absolument rien en menuiserie ? Eh bien, lui, était assez fou d'avoir accepter cette idée qui lui paraissait tellement débile et complètement irréelle. Mais, comme on dit, on en apprend plus de ses erreurs et ils sauront si oui ou non, leur idée folle les aura mené quelque part. Armé d'une minable rame en bois et presque cassée au bout, Boones donnait le meilleur de lui-même pour faire avancer au plus vite, le radeau en bois. Le ciel s'était maintenant assombri depuis quelques heures, et le jeune homme ne savait pas s'il devait faire une pause pour dormir ou continuer leur incroyable voyage. Il n'avait aucune idée de l'heure, ils étaient partis assez tôt, pour pouvoir faire une bonne partie du chemin en journée. Seulement voilà, le jeune homme n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être. Il ne savait pas s'ils étaient en train de naviguer en plein après-midi ou si la nuit était maintenant tombée. C'était anormal, il le savait mais il ne voulait pas éveiller les soupçons de Noreen, qui avait l'air si calme. « Tu sais, si tu dis qu'il est tard, je pense que ce soit normal qu'il fasse aussi nuit.. » Boones était un incroyable menteur, puisque non, le ciel qui s'était alors assombri, n'était pas aussi normal qu'il aurait pu l'être. Alors oui, le naufragé se devait de rassurer celle qui avait eu l'idée folle des les emmener ici. Il ne pouvait pas simplement lui dire, « Ok, t'as raison, c'est pas normal, le temps change on va sûrement finir tremper – et noyer – par la pluie » mais il ne pouvait pas. Déjà parce qu'il aurait sûrement plus peur que la blonde mais, aussi parce qu'il ne voulait pas avouer que quelque chose allait se passer. « Tu veux peut-être qu'on s'arrête quelque part.. » qu'elle belle phrase remplie d’ironie, lui avait-il lancé, en passant son regard derrière son épaule, apercevant une Noreen pas aussi rassurée qu'il y a quelques heures. Boones, lui, était déterminé à poursuivre son chemin, qui pourrait changer la vie de tous les habitants de l'île. Lui, qui au départ, n'était pas prêt à quitter l'île, bien qu'il y avait pensé chaque seconde, de chaque minute, de chaque jour.

this is like a flashback.



C'est le regard perdu vers le radeau à peine terminé que le jeune homme avait passé les 5 dernières heures de la nuit. Il n'avait pas pu fermé l’œil. C'était fou, comment une nana, une idée folle et une sorte de bateau raté avait pu le tenir éveillé toute cette nuit là. Durant ces dernières heures, le jeune homme s'était remémoré ses instants sur l'île et ce qu'il allait laisser dernière lui. Mais m*rde, il avait passé des journées, des semaines et des mois seul, il ne pouvait pas commencer à douter de son départ. Puisque de toute façon, il n'abandonnait personne. Alors non, il n'avait pas pu fermer l’œil de la nuit, puisqu'il était trop occupé à penser à ce qui s'offrait à lui, une fois sur le continent, à réaliser que enfin, il quittait cet endroit qu'il avait toujours détesté. Les mains dans ses poches, le jeune homme s'était enfin levé, et, retirant le sable collé sur son short, a finalement décidé de tirer le radeau jusqu'à la plage, l'endroit où les deux naufragés s'étaient donnés rendez-vous. Il n'avait rien emporté avec lui. Tout simplement parce qu'il n'y avait pas assez de place pour ses affaires sur les quelques planches en bois mais, aussi, parce qu'il ne voulait rien emporté de sa vie sur l'île.
Une fois arrivé au lieu de rendez-vous, il peaufina son chef d’œuvre en fixant les bouts de bois à l'aide d'une corde ancienne. Il ne pensait à rien. Trop de choses auraient pu fuser dans sa tête mais là, il ne voulait tout simplement pas y penser. C'est alors qu'il aperçu au loin, la jeune femme qui se rapprochait doucement, mais sûrement, de lui. Jamais il n'aurait pensé qu'elle soit si en avance. « Déjà ? En fait, j'ai aussi bien dormi que toi, Noreen. » Il était toutefois, impossible de dormir avant une journée aussi spéciale que celle qu'ils allaient passer. Un sourire s'affichait sur les lèvres du jeune homme, après avoir entendu les dernières – ou pas – inquiétudes de la jeune femme. « Tu sais, maintenant, avec cette foutue barbe et ces vêtements, les minettes ne sont plus aussi facile à séduire. Pour une fois, je peux admettre que j'ai vachement du mal avec les femmes. » Boones se devait vraiment de lâcher son ego, qui était toujours présent chez lui. Peut-être qu'en quittant l'île, il quitterait également l’ego qui vivait en lui depuis presque toujours. Non, faut pas trop rêver non plus. C'est vrai, qu'à ses premiers mois sur l'île, le jeune homme n'avait pu abandonner ses habitudes de séduction. Seulement, avec le temps, il s'était dit que pécho, sur l'île était peut-être une mauvaise idée, à moins qu'il ne veuille repeupler l'île. Il avait donc cesser toutes activités absurdes mais, continuait à draguer quelques nanas de temps en temps. Histoire de tuer le temps, un peu. Alors qu'il finissait de raccorder les derniers morceaux du radeau, le jeune homme avait complètement oublié de répondre à la question qui lui était normalement posée. « Oh, j'pense pas avoir été suivi. Enfin, j'pense pas avoir été vu depuis quelques semaines, donc on a rien à craindre. » avait-il soufflé avant de se redresser devant la jeune femme, l'air inquiet et en la pointant du doigt. « Enfin, c'est pas toi qui est censée être maladroite. Tu sais, l'genre à crier qu'elle quitte l'île quand elle a un peu trop bu. Ou même sans...J'dois sûrement me tromper de personne alors. » Même si les relations entre les deux jeunes pouvaient être très tendus, le jeune homme ne pouvait pas se résoudre de taquiner la jeune femme. Comme il l'avait toujours fait, depuis le début. ♡
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Message(#) Sujet: Re: ❝visons la lune. peut-être qu'on touchera les étoiles. ❞ #1RST PART Lun 26 Mai - 1:32



❝ il s'appelle boones, elle noreen ;
ensemble, ils vont changer le monde (oupaas) ❞
Plus ils avancent et moins elle a l’impression de savoir où ils vont. De quel côté sont-ils partis, Boones a-t-il suivi un quelconque chemin, ou les laissent-ils voguer au gré des envies de cet océan bien morose ? L’irlandaise n’en a aucune idée et, aux vues des battements de son cœur, du tremblement de ses mains et de son teint encore plus pâle qu’à l’accoutumé, il ne fait absolument aucun doute que cette pensée est loin de la rassurer. Le regard perdu sur l’immense onde immobile, elle tente de trouver du réconfort auprès de son unique interlocuteur ; en somme, la personne la moins à même de la rassurer. Car, aussi cohérent et logique que deux droites parallèles qui ne se croiseront jamais et que le soleil qui ne se couchera jamais à l’est, Boones et Noreen ne s’entendront jamais. Simplement parce qu’il y aura toujours cette ironie acide entre eux, ce semblant de mensonge absolument toujours mélangé à un soupçon de vérité, et inversement. Parce qu’ils sont deux foutus opposés bien trop différents pour se rapprocher, et sûrement bien trop semblables pour se séparer. Boones et Noreen, c’est comme une évidence incompréhensible, une espèce de misérable duo de fortune, pris au piège dans un monde trop grand pour eux. C’est là leur plus grande qualité, et aussi leur plus grande force. Elle frissonne aux premiers contacts de la brise et médite sur le sens de ses mots. Il pense donc qu’il est si tard, qu’ils sont sur ce même radeau depuis plus de six heures ? Ramenant ses doigts à sa bouche, elle se mordille le bout des ongles en tentant de trouver une quelconque cohérence à ses dires. C’est impossible, car elle, elle a juste l’impression que ça fait une heure, peut-être deux, qu’ils sont partis. Et puis, ils ont presque quitté l’île au beau milieu de la nuit… Non, il ne devrait définitivement pas faire si noir. Et pourtant… Pourtant, elle ne dit rien. Car, quelque part, c’est un peu comme si ses mots, son air si rassuré et ses pauvres yeux bleus suffisaient à la rassurer. Comme si elle n’avait pas besoin de plus ; pas de mots en plus, ni même de la vérité. C’est un mensonge, et elle ne le sait que trop bien ; mais, déjà, elle sent son cœur s’apaiser et, croquant un peu plus ses pauvres ongles innocents, elle pose finalement son regard dans celui du jeune homme, qui vient simplement de lui sortir la pire chose au monde. Ses yeux ne perdent pas de temps et le fusillent avidement, tandis que sa colère prend rapidement forme. « Sérieux Boones, sérieux ? Tu veux qu’on s’arrête où, hein ? Tu veux t’arrêter pisser sur le bord de la route, ou acheter un paquet de chips, peut-être ? T’es vraiment con, tu sais. » Mais c’est comme si ses derniers mots mouraient dans un énième souffle, au moment où elle se rend compte que c’est carrément elle qui déraille, là. Alors elle repose ses yeux vers la mer, consciente de son inquiétude grandissante, presque même paralysante, et finit par sourire, certes, un peu niaisement. « Mais ouais, dépose-moi au prochain Starbucks, j’ai des envies de café en ce moment. » C’est encore plus ridicule, mais elle n’a trouvé que ça. Pour simplement lui dire : okay, c’est de ma faute, désolée. Seulement, devant sa détermination inébranlable, elle ne peut s’empêcher de l’encourager… A sa manière. « Allez, rame plus vite feignasse, sinon on y sera pas avant l’été prochain. »


❝ flashback bitchies
quelques heures plus tôt ❞
Quelque part, même si jamais elle ne se résignerait à l’avouer, ça lui faisait plaisir de le trouver là. Il était déjà ici, sur leur lieu de rendez-vous, déjà prêt à quitter cette île. Bien-sur qu’il l’avait attendu – à vrai dire, elle n’avait pas imaginé une seule seconde qu’il aurait pu partir sans elle, et cela n’avait aucun rapport avec une quelconque confiance que Noreen pouvait avoir en Boones. Oh non, pas du tout ; elle avait simplement supposé qu’il se contenterait de l’accuser, et de la blâmer elle, si leur petit projet secret n’aboutissait finalement qu’à un gros échec. Alors non, il n’était pas parti sans elle ; mais ça lui faisait quand même plaisir de le voir là. Lui, seule présence humaine sensiblement réveillée à des kilomètres, et excessivement prête à boucler ses valides imaginaires. Elle se contenta d’un simple sourire ; au moins, là-dessus ils se comprenaient. Oh oui, ils en avaient passé, une nuit de m*rde. « Surement la meilleure de toute ma vie ! Enfin, après celle où je t’ai entendu chanter, évidemment. » En fait, elle ne s’en souvenait même pas, mais elle avait réussi à le forcer à lui raconter. Elle l’observa silencieusement, suivant méticuleusement chacun de ses gestes et, finalement, ne put retenir un rire lorsqu’il répondit à sa boutade. En fait, Noreen n’avait jamais vu chez Boones un quelconque charme ; ce qui était une évidence chez probablement toutes les femmes de la terre était simplement quelque chose auprès de laquelle Noreen était complètement passé à côté. Parce qu’avant d’être un mec, le genre qui fait se retourner toutes les nanas, et surement aussi quelques mecs, sur son chemin, il était juste cette sorte de petit con qui se jouait tout le temps d’elle. Pourtant, jamais elle n’avait eu de quelconque doute par rapport à sa capacité à… Pécho, tout simplement. « Alors il semblerait bien que le monde tourne à l’envers ces derniers temps. » Car si lui, foutu séducteur des masses avait du mal avec les femmes, alors personne ne devait plus réussir aucune relation. Noreen, de son côté, en était à peu près toujours au même niveau et, dans tous les cas, jamais elle n’en parlerait avec quelqu’un comme Boones ; ça, c’était sa seule certitude.
« Eh, sors de ta grotte, ça fait des lustres qu’y’a plus une goutte d’alcool sur ce bout d’enfer, » souffla-t-elle d’un air rieur. Mais en vérité, c’était sa façon à elle de détourner la réalité, et de dire qu’elle n’avait plus de problèmes. Ou alors, qu’elle ne tentait simplement plus de les noyer dans l’alcool, et son pauvre être avec. Il ne comprendrait sûrement pas, ou, alors, c’est ce dont elle était persuadée. « Mais tu peux m’faire confiance, si j’ai crié quelque chose, c’est certainement pas ça. Même si j’t’avoue que j’en reviens pas moi-même qu’on soit capable de garder un secret. Notre secret. » Elle entendit ses derniers mots résonner dans sa tête un millier de fois, et ça sonnait si faux qu’elle laissa son regard tomber jusque sur ses propres pieds. Leur secret, à eux ? Mon dieu. Si un jour elle avait seulement pu imaginer qu’ils partageraient plus que l’île, tous les deux, jamais elle n’y aurait réellement cru. Mais c’était pourtant bien en train de se produire. Ici, et maintenant.





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Message(#) Sujet: Re: ❝visons la lune. peut-être qu'on touchera les étoiles. ❞ #1RST PART Lun 26 Mai - 14:06

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NOREEN&BOONES


Au fond de lui-même, il était quand même content de faire ce long chemin avec la jeune femme. Il savait très bien, qu'en acceptant de partir avec elle, tout ne sera pas tout rose. Mais, il sait très bien que chaque instant passé avec Noreen, était spécial. Il en avait fait un tas de choses avec la jeune femme, aussi exceptionnelles les unes que les autres. Il avait même tenter de séduire la jeune femme et à son grand regret – ou pas -, il n'avait pas réussi. Et au final, il s'était dit que c'était mieux ainsi. Noreen n'était pas une femme pour lui, trop niaise et romantique. Et il n'était pas fait pour elle non plus. Ils étaient un peu comme des bons potes, qui se détestent mais s'apprécient en même temps, tout en se voyant une fois tous les trois mois. Les pensées du jeune homme se stoppèrent lorsqu'il entendit le ciel gronder. Son regard inquiet s'était alors tourné vers la jeune femme avant de continuer de les faire avancer, comme si rien ne s'était passé. Un sourire moqueur se dessine sur les lèvres du jeune homme qui, visiblement, se foutait royalement de la gu*ule de son interlocutrice. A cet instant précis, s'il avait pu la balancer à l'eau et continuer son chemin seul, il l'aurait clairement fait. C'est un peu dans ces moments là, que le jeune homme se demandait ce qu'il foutait là. Pourquoi avait-il accepté l'idée aussi niaise que l'irlandaise, alors qu'ils ne pouvaient même pas se supporter deux minutes. Son regard en disait long sur ses pensées. Il ne pu s'empêcher de souffler, laissant la jeune femme sans réponse. Elle attendait quoi, clairement, qu'il affirme ses dires ? Non. Boones se contente de poursuivre son chemin. Noreen était limite lourde sur les bords. Elle avait beau être gentille, elle était clairement chiante aux yeux du jeune homme. Elle avait toujours une remarque déplacée, ou alors elle manquait peut-être d'humour. Mais c'était un peu pour ça qu'il avait accepter sa proposition. Genre, il savait très bien, que durant leur chemin, il ne s’ennuierait pas le moins du monde. Les dernières paroles de la jeune femme font sourire le jeune homme, qui, sans lui prêter la moindre attention, continu de ramer. « Tu sais que t'es carrément pas marrante ? Dieu sait que j'en ai croisé des femmes pas drôles, mais j'crois que, ouais, t'es dans mon top 3, » Il aime la faire ch*er, comme il aime quand elle s'énerve. Elle a toujours le dont de s'énerver à chaque phrase qu'il voulait lui sortir. Le jeune homme pouvait tout bonnement lui dire n'importe quoi, il savait qu'en retour, il n'aurait pas de réponse positive. « Mais, sinon j'peux toujours te laisser ici et venir te chercher à mon retour. » Il n'était pas tellement drôle non plus mais, si elle continuait comme ça, il pouvait parier qu'il la foutrait à l'eau. Boones ne comprend pas, c'était elle qui, normalement, était motivée à quitter l'île. Bon, il l'était aussi mais, beaucoup moins que la jeune femme. Peut-être qu'elle avait, enfin, finit par réaliser que son idée était totalement débile. Posant son regard sur la jeune femme qui, à l'arrière du radeau, ne foutait clairement rien, il décide de poser sa rame et d'attendre. « Je veux pas te faire peur mais, même en donnant le meilleur de moi-même, je sais pas si on arrivera vraiment avant l'été prochain, » avait-il lancé à la jeune femme, en levant les yeux vers le ciel qui s'assombrissait de plus en plus vite. Il était inquiet, mais, en tant qu'homme, il se devait pas ne pas le montrer. « Et puis, fais quelque chose un peu, c'était ton idée pas la mienne alors, la moindre des choses serait peut-être de m'aider, non ? » C'était un peu sa manière à lui, de lui dire qu'il n'avait pas la moindre idée d'où est-ce qu'ils pouvaient bien se trouver.

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« Ça m'étonnerait presque que tu t'en souviennes, d'ailleurs. » Les yeux du jeune homme se déposent sur la brise les entourant. Oh, bien-sûr, il était presque sûr qu'elle ne se souvenait de rien lors de cette soirée-là, et à vrai dire, tant mieux. Si elle se souvenait de la soirée, il aurait été l'homme le moins crédible de la planète, après swagman. Il souffle à l'idée de savoir qu'elle n'avait pas oublié cette vieille histoire et finit par tendre une corde à la jeune femme. « Bon, tu peux faire c'que tu veux avec cette corde...Mais, l'idéal serait de fixer les dernières planches. » Il finit par s’asseoir sur le sable frais de la plage, laissant la jeune femme se débrouiller. Il déposa alors sa tête sur le sol, les yeux fixant les nuages encore présents. « Quoi ? Il faut bien que j'me repose...Parce que jusque là, tu as seulement eu l'idée et j'ai fais le reste. » Le pire dans tout ça, c'était sûrement le fait qu'il ne blaguait pas une seconde, quoi. Son regard était perdu, il ne sait plus s'il doit avoir peur ou être serein. Bien-sûr, aucune personne ne pouvait garder son calme dans des situations comme celle qui se présentait à eux. Il avait alors fait cette légère allusion au femme, comme à son habitude, et la réponse de la jeune femme le fit sourire.
« Oh, n'en soit pas si certaine, Noreen. Je peux carrément t'affirmer qu'il en reste quelque part sur l'île. On doit juste pas avoir les mêmes endroits de fréquentation. » C'était un peu débile, parce qu'à part sa maudite tente, le jeune homme ne visitait aucun lieu de l'île. Et puis, c'était un peu ça façon à lui de dire que de l'alcool il en avait, mais chez lui.  tu peux m'faire confiance. Cette phrase sonnait tellement faux dans la bouche de la jeune femme, que ça en devenait presque inquiétant. Noreen est sûrement une personne de confiance, mais, elle est la dernière personne à qui, Boones, ferait confiance. C'est vrai, au fond, il ne la connaissait que très peu. Il ne savait que peu de choses à son sujet et c'est très bien ainsi. En fait, ils ne sont même pas amis, quoi. Alors oui, le jeune homme aurait probablement du mal à faire confiance à la jeune femme, lui qui n'accorde sa confiance qu'à lui seul. « Qui aurait cru, qu'un jour, on partagerait un secret ensemble, Blodwynn. » Si on lui avait dit, qu'un jour il partirait de l'île accompagner de la jeune femme, il aurait sûrement rit. Mais, il faut voir la vérité en face, qui à part Noreen, serait venu lui proposer à lui, de quitter l'île ? Personne, ou alors les secours qui ne seraient probablement jamais venus. « Tu sais ce qui est encore plus marrant ? C'est de pas savoir si on arrivera à destination, » Il avait dit cela sur le ton de la rigolade mais, tellement persuadé que ce qu'il disait était vrai. « Mais bon, tu as quand même choisis le meilleur pilote d'île, donc y'a aucun soucis à s'faire. » La vérité c'est que Boones n'avait jamais rien piloter de toute sa vie. Mis-à-part les femmes une voiture. Sous ses airs de mec sûr de lui, il savait pertinemment qu'elle avait choisit la mauvaise personne quand il était question d'orientation.
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Message(#) Sujet: Re: ❝visons la lune. peut-être qu'on touchera les étoiles. ❞ #1RST PART Sam 31 Mai - 13:54



❝ il s'appelle boones, elle noreen ;
ensemble, ils vont changer le monde (oupaas) ❞
Le stress s’empare de tout son corps, la pression monte. Peut-être explosera-t-elle avant qu’ils ne posent les pieds quelque part, ou qu’ils ne dérivent jusqu’à un endroit palpable. C’est ça qui la rend folle, qui la ferait imploser à tout moment. Elle ne sait pas où ils vont. Boones non plus n’en sait rien ; et pourtant, il rame, comme si ses muscles le demandaient, comme si sa vie en dépendait. Sauf que sa vie en dépend. Leurs vies en dépendent : il suffit que le vent souffle dans la mauvaise direction, que les nuages ne soient pas de leur côté, que le courant décide de leur faire un sale coup pour qu’ils se retrouvent à l’opposé de là où ils devraient. De là où ils voudraient. De là où, en somme, ils seraient sauvés. Elle ne compte pas sur sa chance, simplement car elle sait qu’elle n’en a pas. Et, le plus hallucinant reste encore pour la jeune femme de réaliser que, provisoirement et de manière complètement imprévue, elle a fait de son compagnon de fortune son porte-bonheur. Pour un moment, quelques jours ou quelques semaines, elle a transformé Boones en une bonne étoile. Sa bonne étoile. Cette pensée lui donne le tournis, tellement elle a elle-même du mal à y croire. Boones quoi. Son meilleur ennemi, finalement. Sa réponse la laisse de glace ; parce qu’il n’a pas tord, elle n’est pas toujours très drôle, ou alors elle l’est sans le vouloir. Par contre, elle ne peut s’empêcher de hausser un sourcil en pensant à son top trois ; vu le nombre de nanas qu’il a rencontré, elle se contente de supposer que sa place dans son classement est relativement… Correcte. « Et j’serais genre plutôt troisième ou première dans ton top débile, monsieur je-saute-sur-tout-c’qui-bouge-et-après-je-les-range-par-catégories-juste-pour-rigoler ? » Comme si ça l’avait blessé. Ça ne blesse pas Noreen. Boones ne blesse pas Noreen ; ou alors pas comme ça, pas volontairement. Mais, en tout cas, c’est indéniable ; il se révèle être un bien meilleur antidépresseur, et régulateur de mauvaises idées qu’elle ne l’aurait cru. Car, maintenant, elle en a presque oublié ses questions, ses doutes et toutes ses craintes. Elle en a presque oublié qu’ils sont là, perdus en plein désert salé, au milieu de nulle part et cernés par leur propre connerie. Elle sourit encore dans sa direction, vaguement intéressée par ses désirs de solitude si soudains. « Tu rigoles, tu t’ferais tellement ch*er sans moi que tu tiendrais pas cinq minutes. » Vérité relative ; la réalité est bien différente. Au final, ils passent au quotidien si peu de temps ensemble, qu’il aurait été incorrect de dire qu’il se serait ennuyé sans elle. Mais le fait est que, pour le coup, elle constitue sa seule & unique attraction et, donc, le moment n’aurait pas pu être plus mal choisi que maintenant, s’il avait réellement été question de l’abandonner. La suite s’enchaine naturellement et, quelque part, dans ses mots elle commence à craindre de comprendre une chose à laquelle elle ne veut pas avoir à faire face. La peur de l’échec, tout simplement.
Elle esquisse un autre sourire, tentant de comprendre s’il commence sérieusement à perdre patience avec elle et son inactivité palpable, ou s’il s’agit encore une fois de simple boutade du genre de celles qu’ils se balancent à la figure à longueur de temps. S’accrochant éperdument au bord bien maigre du radeau, Noreen parvient à se glisser et à remonter jusqu’à atteindre son compagnon de fortune. « Forcément, si tu t’arrêtes toutes les trois minutes pour me parler de tes nanas et te plaindre, on n’y sera pas avant le siècle prochain. Alors, j’veux bien te laisser te reposer un peu, du moment qu’après tu t’y remets sérieusement. » Le pire, c’est qu’elle l’a dit très sérieusement, comme si c’était logique que ce soit lui, le chargé de la rame. Dans sa tête, en tout cas, il l’est définitivement. « Mais j’vais t’aider quand même, mais fais attention de n’pas être ébloui par mes talents cachés. » Puis, dans le silence le plus complet, elle souffle dans ses mains, les frotte et les pose finalement sur le dos de Boones. Elle lui a accordé une pause, il lui réclame de l’aide et, enfin, Noreen est un individu relativement intelligent. La voilà donc lancée dans un massage du dos de Boones, en attendant qu’ils puissent sagement reprendre leur route incertaine.



❝ flashback bitchies
quelques heures plus tôt ❞
Noreen n’était pas vraiment du genre à se vexer pour un rien, et la remarque de Boones ne la fit même pas sourciller. D’une part, parce que son avis ne l’avait jamais véritablement intéressé mais, mieux encore, parce que c’était la vérité. Non, elle ne se souvenait absolument pas de cette soirée ; les fragments s’étaient mélangés dans son esprit et à ceux-là s’étaient ajoutés de drôles de fabulations qu’elle pouvait parfois croire réelles. Elle le laissa partir dans ses délires de roi du monde, l’observa d’un œil peu intéressé et se contenta de bouffer ses plaintes sans rien en faire. La corde en main, elle commença à jouer avec un bout, se demandant si les nœuds qu’elle savait faire pouvaient résister au voyage qu’ils s’apprêtaient à faire. « C’est parce que le timing était parfait. J’veux dire, j’ai eu l’idée au moment où t’as commencé à construire le radeau, et le reste s’est fait tout seul. » C’était plutôt faux car, comme lui, elle savait pertinemment qu’elle n’avait pas foutu grand-chose. Elle jeta tout de même un œil à l’engin censé les faire quitter cette île de malheur et, au moment où elle se demanda s’il suffirait, elle chercha un endroit où accrocher sa corde. Elle le laissa ensuite parler, comme si ce qu’il raconta ne l’intéressait pas, mais elle n’hésita pas à répondre à son histoire de secret. « L’univers entier a tout fait pour qu’on partage un secret ensemble. C’était écrit dans les étoiles, Kirton. » Sa phrase transpirait évidemment l’ironie, elle abusait clairement mais, finalement, ses mots étaient presque aussi drôles que la situation, et sûrement autant ridicules. Seulement, la suite la fit hausser les sourcils et ses craintes réapparurent d’un seul grand coup, sans prévenir. Personne ne pouvait le dire, ça, c’était bien la vérité. Si elle avait préféré ne pas y penser, ignorer la réalité était sûrement bien pire. Mais Noreen n’était pas vraiment courageuse, alors elle s’approcha de lui, se plaça juste au-dessus de sa tête et, dans un mouvement, vint placer la corde autour du cou de Boones, un drôle de sourire aux lèvres. « Je sais c’que je peux faire avec cette corde. Ouais, j’pourrais bien tenir cette corde autour de ton cou suffisamment longtemps pour que t’arrêtes de m’emmerder alors qu’on n’est même pas encore partis. » Un instant suffit et leurs regards s’accrochent avec une intensité incroyable. Quelque chose se dégageait des yeux du jeune homme, quelque chose qui criait à Noreen : t’as bien fait de choisir cette espèce de couillon. Peut-être bien qu’ils pouvaient leur sauver la vie, finalement.





you gotta get up and try.


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» Boones H. Kirton "
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Message(#) Sujet: Re: ❝visons la lune. peut-être qu'on touchera les étoiles. ❞ #1RST PART Lun 4 Aoû - 14:25

in the night, the stormy night, she'll close her eyes.

NOREEN&BOONES


Finalement, sauver le monde n'était peut-être pas une mauvaise idée. Enfin, le jeune homme de nature solitaire et clairement insociable pourrait bien changer le cours de la vie d'une centaine d'habitants. Peut-être que c'était son destin à lui. Que sa vie devait être à ch*er jusqu'à ses presque trente ans et passé l'âge, il resterait à jamais gravé dans les mémoires de tous. Ou bien, au contraire, personne ne saurait jamais vraiment l'idée que les deux débiles avaient eu le malheur d'accomplir, puisqu'ils n'étaient clairement pas certains de terminer sur le continent. Et peut-être même que s'ils réussissaient à arriver à destination, leur histoire passerait probablement comme le plus gros des mensonges aux yeux de la Terre entière. Comme deux gogoles, ils finiraient leur vie en psychiatrie et alors, ni l'un ni l'autre n'aurait pu sauver la vie de qui que ce soit, puisqu'ils n'auraient déjà pas réussi à sauver la leur. Pourtant ils étaient cool ses deux là ensemble. Enfin j'veux dire que leur voyage ne serait sûrement pas anodin. Le jeune homme était finalement tombé sur la bonne personne avec qui l'idée ne pouvait être que plaisante. Elle avait bien fait de le choisir lui. Sauf que voilà, en y repensant bien, le jeune homme n'aurait sûrement pu opté pour un autre choix niveau accompagnatrice. Bien que la jeune femme ne sois clairement pas drôle et que leur relation soit un peu trop étrange et tendue à son goût, c'était sûrement le bon moment pour enterré la hache de guerre. Enfin, pas maintenant puisque Boones venait clairement de dire que Noreen était loin d'être la personne la plus drôle qu'il connaisse.  « Tu serais sûrement deuxième. Enfin, tu vois, j'veux pas te laisser l'exclusivité en ayant la première place du classement, surtout pas dans cette catégorie et puis, tu ne méritais pas d'avoir la dernière place non plus. » Avait-il répliqué en esquissant un sourire moqueur sur son visage. Il avait beau dire que la jeune femme n'était pas drôle, cela n'empêchait pas le fait qu'elle le soit à sa façon, c'est à dire sans le vouloir. Alors, sans prêter attention à la blonde, Boones continuait son chemin doucement. Il ne savait toujours pas si la direction qu'ils avaient empruntés les mènerait quelque part ou si, au contraire, il était perdu au beau milieu de l'océan. La seule chose dont il est certain est qu'il ne pouvait pas les laisser en danger dans cette étendue d'eau salée. Pourtant à chaque respiration, à chaque mouvement de bras et à chaque regard tourné vers sa partenaire, le jeune homme se demandait ce qu'il foutait là. Lui qui était si tranquille sur l'île, dont la vie était aussi palpitante qu'un verre de terre, se demandait vraiment pourquoi il avait accepté une telle proposition comme si sa vie n'était pas assez nulle comme ça. Il fallait toujours que quelque chose lui tombe sur la figure. Il faut dire aussi qu'il n'avait pas vraiment eu le choix d'accepter l'idée de l'irlandaise dont la détresse de quitter cette vie sur l'île se lisait clairement dans ses yeux. Pourtant, Noreen était loin d'être la personne avec qui le jeune homme pouvait passer plus d'une journée entière. C'est vrai, elle parle sans jamais s'arrêter, ne fait presque aucun effort pour s'entendre avec le blond – bon, c'est réciproque -, elle est finalement l'opposé du jeune homme. Tout ce qu'il aurait pu détester si elle n'avait pas été Noreen, finalement. La dernière remarque de le jeune femme fit sourire Boones, qui ne pu s'empêcher de pousser un soupire de pitié avant de prendre la parole, à son tour. « Tu rigoles ? Ma vie est tellement belle quand tu n'es pas dans mes pattes. » Il était tellement difficile pour lui de dire à quoi sa vie ressemblerait s'il côtoyait un peu plus la jeune femme au quotidien. Elle resterait sûrement inchangée. Ils ne pouvaient pas s'entendre ne serait-ce qu'une heure, alors l'idée de croiser Noreen tous les jours ne lui venait absolument pas maintenant.
L'idée de faire une pause après toutes ces heures de voyage était bien présente dans la tête du jeune homme et, évidemment, il ne s'était pas gêné pour le faire savoir à la jeune femme, qui visiblement avait l'air d'en avoir marre du comportement de Boones. Il esquisse alors un sourire avant de déposer son regard en direction de son interlocutrice. Elle n'avait pas forcement tord dans ses dires mais, le jeune homme se refusait de croire qu'il était la seule cause du ralentissement de leur traversée. Brisant les quelques secondes de silence, le jeune homme ne pu s'empêcher de rire. « Tu mérites vraiment pas mon aide, Noreen. Non, en fait tu mérites seulement que j'te laisse au beau milieu de l'océan pour que je sois le véritable héros de cette histoire tellement bizarre. Il ne peut y avoir deux héros, on le sait tous les deux ! » Ses paroles sentaient l’ironie à plein nez. Il n'était pas sérieux, comme à peu près tous les jours de sa vie. Le jeune homme aurait très bien pu continuer sans son analyse qu'une fin correcte se termine avec un seul super héros, pas deux ni trois, un seul mais il avait sentis les mains de la jeune femme se glisser dans son dos. Se fut étrange. S'en était limite gênant d'avoir un contact aussi 'proche' avec l'irlandaise. Bien que ce n'était pas du tout désagréable, le jeune homme ne put s'empêcher de rendre ce moment gênant encore plus de ce qu'il était déjà. « C'est donc ça ta technique de drague ? » avait-il dit en déposant les rames doucement sur le bord du radeau. C'était plutôt agréable, il faut l'avouer. « Enfin, c'est pas du tout déplaisant, au contraire c'est plutôt agréable. Et non, je ne savais pas non plus que ces mots sortiraient un jour de ma bouche. » Pour la première fois depuis leur rencontre, Boones avait pu sortir quelque chose de presque gentille. Il continua alors dans sa lancée. « Mais si c'est vraiment ta technique de drague, je suis désolé mais ce n'est pas comme ça que tu pourras me charmer. » un sourire se dessinait sur son visage. Il aimait ça, la taquiner et voir sa réaction.

this is like a flashback.



Boones ne pu s'empêcher de soupirer à la remarque de la jeune femme. Elle était sérieuse avec son histoire de timing qui était faux mais pas complètement. Il ne prit d'ailleurs pas la peine de répondre à son interlocutrice car sa phrase ne méritait pas de réponse concrète. Alors, il continua de nouer les derniers nœuds qui reliaient chaque planche entre elles sans prêter la moindre attention à la jeune femme qui, visiblement, n'était pas vraiment prête à l'aider dans quoi que ce soit. Mais alors qu'il était obstiné à terminer le radeau dans les minutes à venir, la remarque de la jeune femme lui fit arrêter toute activité. Elle était vraiment sérieuse avec son histoire d'étoiles qui ne tenait même pas la route. Alors, en prenant le temps de relever la tête en direction de la jeune femme, il laissa échapper ses quelques mots, le plus sérieusement possible. « Ouais, enfin je dirais plus que tu n'as trouvé personne d'autre pour pouvoir t'accompagner dans ton voyage. C'est vrai, ils sont tous poseyy posés ici. Ils ont leur petit train-train habituel et personne ne voulait risquer de perdre cela pour risquer sa vie au beau milieu de l'océan. C'est pour ça que tu m'as choisis, parce que ma vie est clairement à ch*er, que tu as sûrement eu pitié de moi et optionnellement parce que tu voulais passer un peu de temps avec moi. » Bon, mis à part ses derniers mots, le reste de sa réflexion était plutôt correcte. Il en était certain. Alors, pour éviter que la jeune femme ne sorte d'autres conneries de ce genre, il lui fila une corde et peut-être, je dis bien peut-être, qu'elle aurait enfin l'idée d'y mettre du sien et de l'aider à finir tout ce bordel. D'ailleurs, le jeune homme se demandait ce que la jeune femme pouvait bien foutre avec cette corde, elle ne pouvait clairement pas le tuer parce que son espoir de quitter l'île tomberait à l'eau. Alors il n'attendit pas pour lui faire comprendre, à sa façon bien évidemment, sinon cela ne serait pas drôle. « Bien sûr, tu pourrais m'étrangler là, tout de suite mais, dans ce cas, ton voyage serait : 1) littéralement ennuyeux parce qu'évidemment je n'en ferais pas partis et 2) bien que tu puisses choisir une autre personne t'accompagnant, je pense que je finirais par te manquer terriblement et c'est à ce moment là, et seulement à ce moment là d'ailleurs, que tu regretteras ton acte. » L'ironie la plus parfait flottait entre les lèvres du jeune homme. Tout n'était pas faux dans son message mais, c'était un peu sa manière à lui de la remercier de l'avoir choisis parce que bon, il faut dire qu'il forme un sacré duo explosif qui s’avérerait être beaucoup trop explosif. Alors, son regard plongé dans celui de la jeune femme, Boones esquissa un drôle de sourire sur son visage. Il aurait très bien pu lui dire que, de là où il était, il avait une vue incroyable mais, encore une fois il passerait pour le plus gros pervers du monde entier. Alors il se contenta de prolonger le silence qui planait entre eux avant de le briser avec la remarque la plus intelligente du monde. « Mais bon, comme je sais que tu ne vas pas me tuer parce que tu n'en auras pas le courage, tu pourrais simplement enlever cette corde de mon cou. »Peut-être bien qu'il finirait étouffer sur le sable et alors, elle aurait bien caché son jeu. What a Face
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Message(#) Sujet: Re: ❝visons la lune. peut-être qu'on touchera les étoiles. ❞ #1RST PART Jeu 14 Aoû - 19:46



❝ il s'appelle boones, elle noreen ;
ensemble, ils vont changer le monde (oupaas) ❞
Noreen & Boones, c’est toute une histoire que même les principaux protagonistes ne comprendront jamais. Comment c’était possible de détester autant une seule personne et d’apprécier autant les moments passés avec cette dernière ? La plupart du temps, Noreen n’y comprenait rien mais, comme maintenant, elle préférait ne pas y penser. Le regard perdu dans celui de Boones, elle l’écoute lui raconter sa dernière connerie de classement complètement bidon ; comme si il avait réussi à la mettre quelque part, franchement. « Bref, t’as pas trouvé de vraie place pour moi tellement je suis spéciale alors tu m’as foutue n’importe où. Classique. » D’un air dédaigneux, la blonde tourne la tête, exactement comme si elle avait l’habitude d’être classée dans les premières de n’importe quel top. Mais ses yeux finissent bien vite par retrouver le chemin de ceux de son partenaire ; si elle regarde trop longtemps l’océan, elle va se rendre compte qu’ils sont cernés par l’immensité. Et il ne faut pas se rendre compte qu’ils sont sur le point de se perdre. Un ultime sourire encourage Boones dans ses derniers dires ; elle n’est pas sans ignorer qu’il vit très bien son absence, comme elle vit très bien la sienne. Jamais Boones & Noreen n’ont besoin de respirer le même air plus d’une heure. Ils devront pourtant s’y faire ; ils l’ont décidé d’un commun-accord. « Que tu dis. J’sais que tu penses tout l’temps à moi au fond de ta grotte miteuse. Pauvre Boones, tout l’monde le sait que j’suis ta grande copine et on s’passe jamais de sa grande copine. » Les vannes, toujours les vannes. Mais la vérité est loin d’être exacte – pourtant, toute leur relation et leur histoire est sur le point d’être totalement bouleversée, juste à cause d’une idée à la con tout droit sortie de l’esprit d’une blonde. Les mains légèrement tremblantes, Noreen tente de stopper les minuscules secousses qui la traversent : oui, c’est une vérité difficile à admettre, et pourtant…

Mais, dans les yeux du blond, elle sait lire la fatigue, le besoin de reposer un peu ses muscles. Sans plus tarder, la chef de l’expédition lui autorise alors un moment de répits, parce qu’elle le sait ; on est définitivement plus efficace après un peu de repos. Mais jamais, oh jamais s’empêcher de détourner l’attention en racontant n’importe quoi. Jamais cesser d’être soi-même, en fait. « Mais tu dis n’importe quoi ! Les super-héros ont besoin de leurs acolytes, sans eux ils sont rien ! On compte pas combien d’fois Iron Man serait mort sans War Machine ! Superman sans Lois ça craint, Robin est tellement plus cool que Batman… Nan, sérieux, les héros sont de gros losers sans leurs acolytes. Alors ouais, faut être au moins deux pour réaliser un exploit, et ça tombe vachement bien, tu sais pourquoi ? Parce qu’on est deux… Robin. » D’un geste machinal, elle vient lui taper sur l’épaule ; elle n’escompte aucune répartie de sa part, car elle sait qu’elle a marqué un point. D’une, les héros c’est un peu son rayon ; de deux, Boones fait un parfait Robin. Brisant la dernière barrière, Noreen se lève enfin et ose, pour la toute première fois, un rapport tactile entre le jeune homme et elle-même. A vrai dire, ça ne lui fait pas grand-chose ; elle était pompier, elle a déjà touché des tas de gens et, franchement, c’est simplement Noreen quoi : jamais aucune gêne, ni pudeur mal placée. Et, puisqu’ils savent qu’entre eux les choses se seront jamais plus compliquées qu’elles le sont déjà, il lui répond sur un ton qu’ils connaissent bien – celui de la rigolade. Parce que, m*rde, ils se marrent bien quand même, quand ils sont tous les deux. « C’est bien, laisse-toi aller mon petit, profite. » En fait, elle ignore si elle a un quelconque talent en matière de massage, parce qu’elle n’a jamais vraiment été tenté d’en faire. Mais les choses sont différentes et la jeune femme se voit même légèrement flattée des compliments de son premier testeur de massage. « T’as raison, ouais, c’est sûrement pas la meilleure technique de drague du monde. En fait, c’est p’t’être même la plus pourrie. Mais alors dis-moi Kirton… Comment je m’y prends pour te draguer correctement, alors ? »




❝ flashback bitchies
quelques heures plus tôt ❞
Est-ce que ce radeau allait flotter et leur permettre de quitter cette île de malheur ? Honnêtement, plus Noreen le fixait et plus elle se posait des questions. Elle aurait simplement pu se contenter de l’espérer, mais, finalement, c’était bien pire que ça : car elle ne savait tout simplement pas si cette construction leur permettrait d’aller un peu plus loin que là où ils étaient déjà. Elle avait misé beaucoup d’espoir dans cette idée des plus farfelues, et, maintenant qu’elle observait leur moyen de locomotion, elle commençait à douter d’elle-même, et quelque peu des capacités de Boones en matière de bricolage. C’était pas qu’elle ne lui faisait pas confiance – en fait, c’était bien pire que cela – mais elle n’avait pas vraiment l’impression de pouvoir faire plus de deux mètres sans couler là-dessus ; alors, imaginer passer suffisamment de temps pour découvrir le continent la faisait quelque peu trembler. Mais, il fallait se rendre à l’évidence : qu’elle apprécie ce qu’il avait construit ou non, c’était trop tard pour faire marche arrière. Ils allaient y aller, et elle croiserait secrètement les doigts pour qu’ils tiennent sur cet assemblage de bois un peu plus de dix minutes. C’est ce que Boones ferait aussi sûrement de son côté.
Son attention fut immédiatement éloignée de leur barque de fortune lorsque la voix de Boones transperça l’air pour l’atteindre d’un seul grand coup ; elle l’écouta attentivement, ne perdant surtout pas une miette de son piètre discours. Il n’avait pas vraiment tord ; ça ne faisait aucun doute qu’elle se serait ennuyée, sans lui. Car elle venait peut-être de trouver la seule personne de l’île qui pouvait parler autant qu’elle, à savoir, sans s’arrêter. « Tu m’as cerné Kirton, bravo. » Elle lui lança le plus ironique des sourires, avant de continuer sur sa lancée parce que, avouons-le, c’était drôle. « Comment s’ennuyer avec quelqu’un comme… Toi ? J’veux dire, même dans le plus grand des silences y’aura toujours ta voix en bruit de fond. Je sens que ça va être mer-veil-leux. » Elle blaguait sûrement autant que lui &, il fallait bien l’avouer, sur ce terrain-là, ils s’accordaient parfaitement. Elle aurait simplement pu lui dire qu’en fait, elle n’avait pas pu penser à quelqu’un d’autre que lui parce qu’elle avait toujours vu en Boones la même détresse d’être sur cette île qu’elle-même ressentait, et l’envie de se barrer. Elle aurait pu lui dire, aussi, qu’il n’était pas comme les autres, qu’il avait ce courage qui le rendrait certainement indispensable, et qu’elle avait cette étrange impression que, quoi qu’il arrive, elle pourrait toujours compter sur lui. Mais c’était tellement plus drôle de l’envoyer bouler, franchement.

La corde passée autour de son cou, elle l’écouta une nouvelle fois débattre avec lui-même pour savoir si elle allait vraiment le faire. D’accord, même si elle pouvait sembler un peu perturbée de temps en temps, c’était une évidence qu’elle ne foutrait pas à l’eau sa véritable chance de quitter cet enfer. Tout au moins, elle ne comptait pas le faire tout de suite, ni intentionnellement. « T’as raison sur presque toute la ligne. Je l’regretterais jamais, t’es tellement horripilant qu’à la seconde où tu vas me manquer je repenserais à tous tes monologues complètement inutiles et je me rappellerais pourquoi j’ai fait ça sans jamais avoir le temps de regretter. Et j’ai assez de courage pour oser ce voyage avec toi, plus rien n’est impossible pour moi maintenant. » Son sourire signifiait toujours le même me cherche pas trop ironique ; finalement, c’était peut-être leur meilleur moyen de se détendre avant le grand départ, et Dieu sait si l’irlandaise en avait besoin. Un peu trop d’ailleurs, peut-être. « Sinon j’pourrais te fouetter avec et faire de toi mon esclave silencieux… » Son dernier mot, et seulement celui-là, la conforta dans l’idée que sa phrase était totalement déplacée. Alors elle lança une espèce de sourire presque gênant avant de retirer la corde autour de son cou et de s’approcher du radeau, tentant de retrouver un semblant de sérénité après sa boulette encore plus grosse qu’elle. « Ou alors j’peux juste essayer de faire un foutu nœud qui, j’te préviens à l’avance, ne tiendra probablement pas. » Il fallait bien l’avouer, faire des nœuds ne faisait pas véritablement partie de ses compétences. Alors, comme un appel à l’aide détourné, elle ne put s’empêcher de lancer une énième pique à l’égard de celui à qui elle servirait de copilote pendant un petit moment. Puis, avouons-le, ça lui servait aussi pour changer de sujet car, finalement, ils n’étaient sûrement pas assez proches pour ce genre de réflexions. « Allez, bouge-toi feignasse, on n’a pas toute la journée. »






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Message(#) Sujet: Re: ❝visons la lune. peut-être qu'on touchera les étoiles. ❞ #1RST PART

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