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Message(#) Sujet: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Sam 15 Mar - 16:29


C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.
ft Coban, Alexandre, Oxalide et Benji.
Coxa deuxième du nom.

Soleil qui tape, soleil qui caresse sa douce peau. Elle est là, dans l’eau jusqu’à la taille. Elle sent les vaguelettes créées par le courant qui s’écrasent sur son corps simplement couvert d’un maillot. Oxalide elle se laisse flotter. Oxalide se laisse porter par le courant. Elle aime ça, l’eau, se laisser emmener elle ne sait pas trop où. Quelques mouvements de brasse et elle revient là où elle était. Là où elle a laissé ses affaires dans un tas peu ordonné. Elle s’assoit sur un rocher et savoure le soleil qui séché les gouttes d’eau qui perlent sur sa fine peau. Un soleil qui la réchauffe. Un soleil qui la berce. Oxalide tord ses cheveux arc-en-ciel et les range en chignon sur sa tête. Oxalide laisse ses pieds tomber dans l’eau elle les laisse se faire emporter par le courant. L’arc-en-ciel aime bien cet endroit. Elle aime le bruit de l’eau qui tombe, qui se fracasse, l’eau qui coule. Oxalide regarde son corps. Il commence à se couvrir de maques, de traces. Elle regarde cette cicatrice qui parcoure son ventre. Oxalide touche cette trace du bout des doigts. Elle soupire, c’est moche, c’est affreux. Ça a mal cicatrisé. Elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Tu l’as cherché If, pas vrai ? Tu ne peux pas t’en plaindre d’avoir fait l’idiote avec un couteau. Oxalide siffle, Oxalide se laisse aller.
Oxalide se penche sur ses affaires, plonge sa main pour en ressortir ces feuilles dont elle a le secret. Elle en glisse quelques une sur sa langue et laisse les effets se répandre dans son corps. Elle les aime. Elle en est presque totalement accroc. Oxalide ça lui change les idées. Ça la transporte dans d’autres temps, d’autres endroits. Elle est bien. Elle se sent bien. Oxalide se lève, toute puissante. Oxalide se fige. Oxalide dévisage.
Oxalide le regarde. Puis elle sourit conquérante. L’arc-en-ciel ne sait pas depuis quand il là. Elle ne sait pas depuis quand il est derrière elle. Près de cette cascade, sur cette île. Elle ne sait pas. Elle regarde son visage. Son visage qu’elle connait si bien. Elle s’approche de lui. L’arc-en-ciel lui caresse la joue. Tu te rappelles que t’es sous hallucinogène If ? Tu t’en rappelles que ce n’est peut-être pas la réalité ? Oxalide s’en fou. Oxalide elle passe un bras autours de son cou. Ses doigts caressent sa joue. Elle sourit avec cet air conquérant. « Alors Benji ? Je te manque ? » Elle rit, son rire cristallin. Qui se fou de lui son amant. Son demi-frère, elle ne sait plus si c’est lui d’ailleurs. Elle lève les yeux au ciel et elle rit. Oxalide est admirative. Elle le contemple un temps, laissant retomber ses bras le long de son corps. « Il est beau ce ciel violet… Pas vrai ? » Violet, elle aime le violet. Un mélange de rouge et de bleu. Un rose plus foncé. Une couleur qui est le mélange de tout et de rien en même temps. Elle se détache. Oxalide sautille en arrière, elle tourne autour d’elle-même, ses cheveux noués se détachent et volent au vent.
Elle se retrouve face à la rivière. Elle s’arrête net. Rivière rouge. Rivière qui s’écoule du sang. Il pleut du sang. Oxalide panique. Oxalide cri. Combien de cadavre il a fallu pour une rivière de sang ? Tu le sais ? Non Oxalide le sait pas, elle veut pas savoir. C’est beaucoup trop de sang. Elle se retourne. Elle ne veut plus voir ce reste de massacre. Massacre qu’elle hallucine, elle espère. Ce n’est qu’une mauvaise hallucination. Elle veut redescendre. Elle veut pas de telle hallucination. Elle en a assez dans ses rêves de ces images. Elle se mord la lèvre et puis son regard s’arrête. Encore, il ne fait que ça. Découvrir de nouvelles choses. Benji n’est plus là. A-t-il vraiment été là ? Elle sait pas. Elle ne sait rien. Elle veut pas savoir Oxalide. Elle regarde celui qui l’a remplacé. Elle le détaille. Parce qu’elle le connait. Elle sait qu’elle ne le rêve pas. Mais elle ne sait pas si elle doit vouloir le rêver ou non. Elle se confuse. Elle se perd. Oxalide disparaît, Oxalide se terre. If rougit. Elle a touché cet homme-là en pensant  que c’était Benjamin. Elles veulent s’enterrer.
Oxalide sourit timidement. Devant elle, elle découvre l’hostile. Pas n’importe qui. L’Hostile. Celui qui l’avait provoqué. Celui qui avait voulu qu’elle meurt. Celui qui l’avait sauvé. Celui qui l’avait prise dans ses bras. Celui pour lequel elle était la fée Oxalide. Celui pour qui elle avait l’étrange impression de compter. Alexandre. Ou Coban. Mais elle l’appelle Alexandre. Celui qui n’a de nom qu’avec elle. Celui qui est né de leur baiser. Et puis juste par esthétisme. Parce qu’elle trouve que ça sonne bien. Parce qu’elle trouve que ça lui va bien à ce blond. A ce bel hostile qui ne l’est plus lorsqu’elle est avec lui. Il lui a fait comprendre.
Oxalide ne sait pas quoi faire et c’est pas nouveau. Oxalide regarde le sol. Ses cheveux tombent sur ses yeux, elle passe sa main pour les réarranger. Oxalide mal à l’aise. If perdue. Elle ne sait plus où se mettre quoi dire. Et puis y a cet effet qui tranche, celui euphorisant, celui qui la fait se sentir toute puissante, celui-là même qui commence déjà à s’estomper. Le ciel n’est plus violet. Il est redevenu bleu. Il lui chauffe toujours ses épaules habillées du simple cordon de son maillot. Elle n’a pas besoin de se retourner pour que la rivière soit redevenue eau. Oxalide lève les yeux. Effrontée, sauvage. Fidèle à elle-même. « Ça va ? » Comme une conversation normale entre deux êtres normaux. Elle le regarde sans réussir à déchiffrer son regard. De toute façon Oxalide elle a jamais su. Quand elle voit des yeux Oxalide, elle voit des yeux. Elle ne voit pas la peine, la joie, les sentiments. Juste des yeux. C’est moins compliqué d’être seul. C’est ce qu’elle a toujours pensé. Et puis il a lui dont elle a apprécié la présence comme on apprécie la glace.

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Dernière édition par Oxalide If Rousseau le Jeu 19 Juin - 22:42, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Mer 19 Mar - 21:10

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La réalité adaptée d'Oxalide et Coban

C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.



Tu es seul. Encore et toujours. Mais tu te parles à toi même. Tu te perds dans tes pensées sur cette cascade qui te rappelle de glorieux souvenirs. Comme celle de cette brune que tu avais torturé pour lui soutirer sang et larmes puis lavé là, dans cette eau claire. Ces longues baignades au soleil qui te réchauffaient la peau tandis que tu calculait l'itinéraire de ces crétins de l'île. Aujourd'hui tu étais venu te rafraîchir. Il faisait chaud , comme toujours et par ici l'eau avait le mérite d'être agréable. A la fois violente et douce.  Tu arrivais tout juste sur les grands rochers qui te permettaient une vue sur la cascade que tu repérais le point multicolore qu'une part de toi , silencieuse, attend depuis des jours , des semaines, des mois, des vies. A l'intérieur tu brûlait , en pleine mutation. Une bagarre intérieure qui se jouait sans que tu ne puisse compter les points. Une joute qu'Alexandre menait en preux chevalier , que Tyler encourageait en parfait méchant de conte et dont John jouait les jimini criquet.
«-C'est elle nous devons lui parler!
-Lui parler seulement ? je pense plutôt qu'on devrait la baiser en la tenant par la tignasse...
-Arrête un peu tes saloperies! T'es qu'un porc bon qu'à se branler dans notre tête, qu'on on se déploie  physiquement dans une fille , une vraie, une femme , tu contrôles quedalle , tu convulse comme un pauvre demeuré dans notre subconscient. Même pas assez résistant pour échapper à l'orgasme psychologique...
-Tu veux pas fermer ta gu*ule la guimauve? C'est bien la première fois qu'on t'entend depuis que t'a sauvé cette pute de son suicide! Et t'es toujours aussi abrutit!
-Calmez vous , vous me donnez mal à la tête! Je devrais vous buter mentalement tout les deux pour pouvoir me baigner en paix! Non on va pas la "baiser" , ni aller la voir. Tout simplement parce que j'ai pas que ça à foutre , j'ai bien assez de meuf en réserve pour m'attaquer à celle-ci. Et ensuite parce qu'on lui a dit. On lui a dit que si elle voulait nous revoir elle avait qu'a venir nous chercher. Elle a assez de culot pour se planter un couteau de 10cm dans le bide mais pas assez pour venir nous rendre visite chez nous? Alors qu'on l'oublies! Jt'ai pas tué la guimauve parce-que tu pourrai être utile un jour , mais si tu nous pose des problème j'hésiterais pas à te faire taire ! C'est pas parce qu'elle t'a ridiculement nommé que tu existe. Tu n'es rien qu'un bourdonnement insignifiant et faible de mon esprit! Et inutile de rire toi, l'autre puceau parce qu'en attendant le seul dont t'as réussi à prendre le dessus c'est le chamalow et qu'il t'a renvoyé au tapis en quelques secondes! Alors fermez-là et laissez moi me reposer tranquille»

Tu avance et tu l'observes du coin de l’œil. Parce que tu observes toujours ceux qui t'entourent. Parce qu’elle est elle est belle aussi. Tu la regardes sur la plage comme un con. Tu te souviens du goût de son sang et tu luttes. Tu frappes psychologiquement le Roméo de ton esprit. Tu imagines son corps entre tes bras et tu met un uppercut au puceau qui se masturbe. Tu restes maître de toi même et elle s'approche de toi. Doucement. Elle a un regard vague mais tu t'en fous. Tu fais comme si c'est toi qu'elle regardait et tu attends. Une explication ? Même pas. Juste des mots que tu balaieras du revers de la main. Elle ne parle pas tout de suite. Tu l'a observée Oxalide et tu sais qu'elle ne va pas tarder à faire quelque-chose d'absurde. Alors tu t'attaches , tu mets ta ceinture et tu enfermes son preux chevalier. Et elle commet son crime. Elle t'a « touché la joue ». Ou plutôt caressé la joue. Tu sais pas trop. Comme si elle caressait un autre. De façon charnelle. Pas aguicheuse. Intime. Elle continue , toujours muette. Elle passe maintenant un bras autour de ton cou. Les doigts toujours sur ta joue. Elle n'est plus là. Ou alors c'est toi qui n'est plus là. Tu ne sais plus. Tu ne bouges plus. Comme si tu essayais d'être invisible. Puis elle parle. Elle prononce des mots sans intérêt. Et elle balance un prénom. Coban ? Non. Alexandre ? Non. Tu portes bien douze prénom mais tu ne connais aucun Benji. Elle rit. Ce même rire que tu as entendu la dernière fois. Elle regarde le ciel et te demande si tu en apprécie le violet. Pourtant le ciel est bleu. Tu dois halluciner , c'est pas possible. T'es paumé , perdu et tu regardes le ciel à la recherche du violet. Puis elle bouge. Elle recule et elle hurle. Telle une banshee qui trouverai un cadavre elle hurle à la mort. Tu ne bouges surtout pas. Tu observes. Elle crie et tu restes muet. Doux contraste. Elle est près de l'eau quand elle se retourne. Et elle arrête de crier. Elle te regarde. Toi. Pas un autre. Elle s’apaise et s'interroge. Comme si elle ne venait pas de te toucher. Comme si elle ne t'avais pas vu. Elle entame les questions d'usage. Comme si vous étiez deux amis qui se rencontrent sur la plage après un lendemain de soirée. Comme si tu n'étais pas un Hostile avide de sang. Elle te demande si ça va. C'est ça Oxalide. Elle te cajole ,te hurles dessus puis te demande si tu vas bien. Tu vas bien. Alexandre lui va mal. Alors tu souris et tu lui jettes : « Moi je vais bien, Alexandre va très mal et Benji je sais pas. Toi par contre je te retournes pas la question. Moi je m'en fous. Je suis juste venu me baigner et me rafraîchir. Si tu veux voir Alexandre il t'a déjà donné la marche à suivre. Et je connais pas de Benji alors 'va falloir chercher ailleurs poupée ». Et tu vas dans l'eau , le défi dans les yeux. Tu espères qu'elle viendras à la charge. Tu n'as pas envie que l'autre mule se détache et qu'il te saute à la gorge pour aller porter secours à la belle.





Dernière édition par Coban V. Callaway le Dim 23 Mar - 0:56, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Sam 22 Mar - 0:04


C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.
ft Coban, Alexandre, Oxalide et Benji.
Coxa deuxième du nom.

Oxalide imbibée de substances aux effets néfastes sur son corps si frêle. Oxalide qui marche pas droit. Oxalide qui voit le ciel violet. Oxalide qui voit Benjamin au lieu de voir un p*tain d'hostile. Un hostile avec lequel elle a échangé des baisers, un moment assez étrange où elle s'est plantée un couteau prête à mourir. Elle a merdé Oxalide. Oxalide sait pas comment réparer son erreur et If tu te fou bien de sa gu*ule pas vrai ? Ouais parce qu'il fallait bien qu'elle soit con pour s'halluciner dans un endroit comme les cascades, un endroit où il y a toujours ces pseudo romantiques qui viennent. Un endroit à vomir de romantisme. Benji c'est pas ce qu'il était ? Un profond romantique ? Non c'était pas son style, elle sait plus comment il était Benji. Elle se souvient juste de ses mouvements sauvages, de leurs échanges fougueux, de son odeur, ô sa belle odeur et puis de leur secret. C'est ça dont elle se souvient en premier quand elle se souvient de ce con, de leur secret et puis de sa trahison. La trahison qui a fait qu'elle est là, s’jour là à fantasmer qu'elle lui enterre la tête dans le sol poussiéreux de la forêt. Alors ouais Oxalide se sent un peu honteuse d'avoir confondu l'homme de ses cauchemars avec Alexandre.
Alexandre il lui a montré qu'il était l'opposé de Benji. Il avait pris soin d'elle. Oxalide elle avait jamais vécu ça, que quelqu'un veuille absolument veiller sur elle. Tu devais faire ça plus souvent If, attenter à ta vie pour qu'on te cajole, pour qu'on te borde, pour qu'on s'endorme à tes côtés. Mais voilà. Elle avait pris Alexandre pour Benji. Et elle s'en était rendu compte trop tard. Plus de marche arrière possible. Elle cherche maladroitement un truc à dire, un mot à placer pour sauver la face. Elle balance un banale "ça va" et elle se rend compte à quel point elle n'est vraiment pas douée pour le dialogue, la prise de conscience. Elle essayait d'appliquer bêtement des règles de politesse qui ne s'appliquait pas dans son cas. Oxalide elle est perdue avec toutes ses exceptions à la règle. Oxalide doit en être une, d'exception à la règle. Et lui il sourit. Il se fou de la gu*ule d’Oxalide. Oxalide revoit le sourire qu’il avait en tuant ce mort qui avait fait leur rencontre. Ce n’est pas Alexandre, c’est un de ces pauvres mecs qui pensent que le meurtre c’est plus que tout. Oxalide elle voit bien dans quel débat impossible elle s’engagerait si elle lui en parlait. « Moi je vais bien, Alexandre va très mal et Benji je sais pas. Toi par contre je te retourne pas la question. Moi je m'en fous. Je suis juste venu me baigner et me rafraîchir. Si tu veux voir Alexandre il t'a déjà donné la marche à suivre. Et je connais pas de Benji alors 'va falloir chercher ailleurs poupée » Elle serre la mâchoire Oxalide. Oxalide dit rien pour le coup. Enfin pas tout de suite. Il doit être habitué. Oxalide réfléchit toujours avant de parler. Oxalide parle pas bêtement. L’hostile passe à côté d’elle pour aller se baigner. Y a cet air de défi dans son regard et Oxalide elle sait pas trop quoi en faire. Elle est censée lui prouver encore une fois qu’elle est capable de se planter un couteau en son sein ? Oxalide soupire, elle a pas envie de s’abimer pour un con pareil. Oxalide se sort de quoi fumer et finalement allume la denrée si rare sur l’île. A quelques choses près on pouvait presque avoir une vie normale sur cet ilot. Pas mal hein ?
Oxalide elle prend place sur un rocher en face de lui, les pieds dans l’eau, elle tire sur la cigarette et crache un nuage de fumée. Oxalide le dragon. « C'est cool tu ne connaisses pas de Benji, il doit être mort depuis le temps. » Ou pas. Sa mère était tellement surprotectrice, qu’il doit peut-être vivre toujours sous sa jupe, elle en sait rien Oxa. Oxa elle se sent qui déc*nne. « On est deux que intéresse pas alors, on ne doit même pas être les seuls à s'en foutre de comment je vais. » Oxalide tout le monde s’en fou. Oxalide on la regarde que pour ses beaux cheveux, Oxalide on regarde que ses cheveux. Le visage, on l’oublie, on s’intéresse pas à elle. Oxalide elle ne relève pas tout ce qu’il a dit à propos d’Alex. Parce qu’elle a eu un pincement au cœur et qu’elle ne veut pas que ça se réitère. Elle préfère presque avoir affaire à un con plutôt que de s’attacher. Mais elle se sait bornée, elle se sait têtue, elle sait que dans l’hostile qu’elle regarde, y a Alexandre. Quelque part, elle ne sait pas trop où. Elle ne sait même pas si elle doit vraiment aller le chercher. Si elle en a envie d’être enveloppée de tout cet amour. « Qui te dis que je veux le revoir ? » Oxalide regarde la cigarette qui se consume entre ses fins doigts. Oxalide écrase le mégot contre le rocher et le laisse tomber par terre. Oxalide se glisse dans l’eau, encore une fois, parce qu’elle aussi elle était là pour se baigner non ? Elle sait faire autre chose que se défoncer la gu*ule Oxalide. T’es sure If ? Tu fais que ça à longueur de temps et tu te penses savoir faire autre chose d’autre ? C’est pas mal. Oxalide elle évolue calmement dans l’eau, elle ferme les yeux, elle laisse le soleil caresser sa peau. Oxalide c’est un petit poisson, elle s’est toujours vu poisson, ou singe, elle ne sait pas trop. Oxalide elle préfère avoir les pieds qui ne touchent pas le sol, elle trouve que c’est plus agréable de rêver comme ça.

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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Dim 23 Mar - 1:55

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L'orgueil est le pire des péchés...

C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.


L'eau tape sur tes hanches et tu plonges pour qu'il n'y ait plus la moindre parcelle de ton corps à la surface. Pour que tu n'aie plus aucun contact avec cette réalité qui s'entête à te tirailler de tout les côté laissant au passage des cicatrices sur ton cadavre. Tu n'entends plus ni ne vois celle qu'il appelle la fée. Si seulement ce n'était pas une part de toi qui s'obstinait à te lier avec une chaîne d'amour à sa pauvre âme tu l'aurais tuée. Tu l'aurais noyée. Tu te serai approché de son frêle corps et tu l'aurais portée à l'eau. Puis tu l'aurais plongée comme on plonge un enfant à son baptême. Tu l'aurais maintenue sous l'eau jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus tenir sa respiration. Tout le monde fait ça , ils retiennent leurs respiration et meurent douloureusement, leur tête éclate et il meurt à petit feu, sans pouvoir bouger, se débattre ,se battre , combattre. Se laisser aller serait tellement plus facile et moins douloureux. Juste s'abandonner à l'eau. Ouvrir la bouche , respirer et quitter ce monde dans un contrôle total de soi. Tu mets du temps à te rendre compte que tu ne nages plus. Que tu te laisses aller. Que tu es tout simplement en train de mourir. Alors tu remontes à la surface avant que ce ne soit trop tard. Tu n'as même pas besoin de la chercher, elle est là face à toi. Fumant encore et toujours. Elle a les pieds dans l'eau et tu te dis que ce serait si facile de les tirer pour l'entraîner sous l'eau. Mais avant que tu n'avances elle parle. Comme toujours elle a ce temps de retard, de décalage , de ceux qui réfléchissent et ruminent chacune de vos paroles.
« C'est cool tu ne connaisses pas de Benji, il doit être mort depuis le temps. »
Bon là elle a pas du réfléchir beaucoup , mais apparemment ce Benji est important pour elle.
« On est deux que ça intéresse pas alors, on ne doit même pas être les seuls à s'en foutre de comment je vais. »
Si tu avais un cœur ça t'aurais fait de la peine mais il n'y a que l'autre qui chiale en ton sein.
« Qui te dis que je veux le revoir ? »
Tu souris. Pauvre agneau blessé et meurtrit qui se jette dans ta gu*ule de loup.
« Tu aurais pu dire beaucoup de choses tu sais. Ou ne rien dire du tout. Tu aurais pu me dire que tu t'en fiches clairement. Ou m'avouer que ça t'intéresse. Mais non tu es trop fière Oxalide. Trop orgueilleuse. Alors tu me jette à la figure que tu te contrefiche de la personne qui t'a sauvée et ouvert son coeur de la manière la plus stupide qui soit. Tu sais l'orgueil est le pire des 7 péchés capitaux. La luxure , l'orgueil et l'avarice ne sont rien face à l'orgueil. Il ne sont que stupide défauts et vices qui ne te font courir qu'à une perte sociale. Mais ce dont tu souffre toi te mène droit au fossé. Il t'obliges à accomplir des actes stupides et à les transformer en actes héroïques. Comme le couteau planté. Comme la séduction fortuite d'un esprit torturé et malveillant. Ils te tuent sans que tu ne daigne reculer. C'est ça l'orgueil , foncer dans un mur et prétendre que tu en es fière. Mais le mur il est fêlé alors tu as de la chance. Il  une brique qui t'aime bien. Mais tu sais ça te sauvera peut-être pas. Tu vas tomber sur la mauvaise brique qui sait? Mais quand tu fume ton petit hypnotique qui te rends amnésique et psychotique, sais-tu que tu te met au bord d'une falaise un jour de vent? Sais-tu à qui tu piques tes précieuses petites feuilles? Non , bien sur. Tu te ries du monde et des conséquences Oxalide. Tu l'emmerde le destin....»
Et tu la fixes , le défi plus présent que jamais. Tu sens l'eau te ricocher sur la hanche et tu souries de savoir une arme si vaste à ta main.







Dernière édition par Coban V. Callaway le Mar 25 Mar - 0:59, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Lun 24 Mar - 1:03


C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.
ft Coban, Alexandre, Oxalide et Benji.
Coxa deuxième du nom.

Les pieds dans la flotte, les pieds qui patauge. Elle sourit entre deux bouffées de fumée. Parce qu'Oxalide elle est comme ça, elle parle et puis après elle se dit que c'était peut-être dangereux. Oxalide elle s'en fou de sa vie. Elle pourrait mourir comme vivre qu'elle en aurait rien à foutre. Alors parler avec affront à l'hostile ça la fait même pas frémir. Elle se laisse pas impressionner facilement la Oxalide. Elle regarde simplement l'hostile plonger, sans grand intérêt, de toute façon elle est dans un autre monde. Un monde meilleur. Un monde ou le soleil dégèle son cœur. Et puis il remonte pas. Oxalide lève la tête légèrement paniquée, elle se demande un court un instant où il est passé, tu t’inquiètes pas vrai If ? Allez te planque pas derrière la fumée que tu craches. Elle flippe qu'il remonte pas. Sans vraiment savoir pourquoi. Elle dit qu’elle se fou des autres, et pourtant là, il y a comme le temps en suspens. Elle regarde la surface de l’eau, attentive et finalement, il remonte. Son soupir de soulagement passe pour un coup de vent dans la cime des arbres.

Et puis elle parle, peut-être de façon moins réfléchis que ce qu’elle a déjà fait auparavant. Ouais on te pardonne If, on dit que t’as paniquée y a quelques secondes alors t’as du mal à reprendre tes esprits. Et puis comme d’habitude il part dans son speech, et comme d’habitude, elle l’écoute à moitié, ou que les passages qui l’intéresse un minimum. Il lui parle d’orgueil comme si elle se sentait touchée, comme si elle se sentait visée. Elle était pas d’accord avec ce qu’il disait. Mais elle se taisait et elle attendait qu’il finisse. Elle attendait et elle répliquerait. Ou pas. Ne voulait-il pas au fond juste qu’elle se taise ? Mais elle serait moins amusante pour lui. Si tu ne parlais pas il se lasserait If tu sais ? Il repartirait ennuyer tu t’en doute pas vrai ? Alors pourquoi tu t’en-têtes à répondre ? Sans doute parce qu’au fond elle a pas envie qu’il parte. Pas envie qu’il s’en aille et qu’il la laisse seule au démon. Oxalide la solitaire qui a besoin de compagnie. La blague. Mais c’est pas n’importe quelle compagnie, c’est celle d’un hostile qui tente désespérément de cerner une fille qui se cerne pas elle-même. « Tu parles trop. » Qu’elle lâche à peine qu’il est fini sa tirade à la façon d’un dramaturge. Oxalide elle parle concis, elle parle peu, elle aime pas ça utiliser sa salive dans les mots.

Oxalide elle se glisse dans l’eau, elle se laisse à quelques brasses. Elle arrive au niveau de l’hostile. Celui dont elle a oublié le nom. Parce qu’y a Alexandre et l’autre, ou les autres. Enfin il est pas seul dans sa tête. C’est même pas une façon de parler. Elle l’a compris rapidement. De toute façon, elle se démonte pas Oxalide. Oxalide il lui faut beaucoup pour qu’elle montre un soupçon d’étonnement. Ses pieds touchent à nouveau le lit de la rivière qui prend sa source dans la cascade à quelques mètres d’eux. Elle s’approche de lui, féline ou poissonneuse, on sait plus trop c’est quoi le terme dans l’eau. Oxalide tourne autour de lui, elle le regarde sous toutes les coutures cet hostile. Parce que jusque-là, elle ne l’avait que sentit, touché, sentit, goûté, mais elle ne l’avait pas vraiment vu, plutôt aperçu. « Le silence c’est vraiment cool par fois. Toi comme tous les autres dans cette caboche, vous êtes de vrais moulins à parole à raconter des putains d’inepties. » Oxalide souffle et elle a fait un tour complet, elle retourne en face de lui. Oxalide qui répond au défi. Oxalide qui a cette étincelle dans le regard. Et puis elle repense à Alexandre. Pendant un instant. C’est juste assez pour que le doute s’installe. Elle le regarde et hausse les épaules. C’est toujours à elle de parler. Ou pas, au pire elle brûle son tour. Oxalide elle est un peu mauvaise joueuse. « De toute façon, même si jamais j’avais voulu le revoir, qui me dit que c’est pas juste toi qui se fou de moi ? Que tu l’as pas déjà bouffé dans ton être salit par le sang de la carcasse de tes victimes ? » Elle se tient là. Devant lui. Oxalide qui s’en fou est devenue Oxalide qui répond. Oxalide elle se sent concernée, comme rarement. Oxalide elle s’était décidée à se défendre à ne pas se laisser ballotter dans les bras d’un malade. Elle tourne sur elle-même et se laisse tomber en arrière dans l’eau. Elle disparaît dans les profondeurs Oxalide. Elle réfléchit un peu, c’est un genre de temps mort et puis elle remonte à la surface. L’arc-en-ciel brille à nouveau de mille feux. Et l’arc-en-ciel le regarde depuis le ciel où elle est accrochée. Et les rayons de soleil la guide. Elle fait un pas devant l’autre. Provocante, scintillante.

Ça se voit qu’elle est à la fois pas dans un élément qu’elle fréquente souvent, mais ça se voit aussi qu’elle est faite pour. Oxalide elle est faite pour déranger. Oxalide est constituée pour détraquer. « De toute façon tout ce que tu veux c’est vider mon corps de mes tripes non ? Ça se voit dans ton regard de con. » Et puis Oxa elle est là, devant lui. Elle fait bien une tête de moins que lui, mais elle se démonte pas pour autant. Oxalide pose sa main sur son épaule musclée, comme si c’était un acte normal, comme si sa main avait toujours été faite pour se trouver là. Et puis Oxalide, elle s’hisse sur la pointe des pieds. Et puis Oxalide elle l’embrasse. Et puis Oxalide a fermé les yeux le temps d’un contact entre leurs lèvres. Et puis Oxalide elle passe ses bras autour du cou du blond. « Alors pas trop d’orgueil pour toi ? » Et puis Oxalide rit. Parce que ça l’amuse. Parce qu’elle fait ce qu’elle veut.

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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Mar 25 Mar - 1:07

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Ce sacré dans tes mains
Abîmés mais tranquilles


C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.


Tu la regarde faire son éternel numéro de grande ponte. Tu sais qu'elle t'entends plus qu'elle ne t'écoute et elle finis par te sortir d'un ton trop dédaigneux à ton goût: "Tu parles trop." T'en as rien à foutre. Mais tu n'es pas d'accord. Tu es plutôt muet d'habitude. C'est juste elle qui a vécut trop longtemps et qui a cette impression. Tu penses que tu devrais remédier à ça. Et tu serres les poings sur cette immensité liquide comme tu serrerais une lame. Tu l'épies quand elle descend de son rocher pour te rejoindre en quelques brasse. Elle s'approche et tu ne la vois plus. Tu n'as plus qu'un immense voile de fureur et tu vois rouge. Rouge comme le sang. Comme son sang qui se mêlerait à l'eau que tu saisis désespérément. Violemment plutôt. Comme on saisirait un corps en plein étreinte. Et elle continue à déblatérer comme une philosophe des temps moderne. Mais la seule philosophie que tu connaisse c'est celle de la mort. Alors tu penses à la lui apprendre. Tu penses à lui marteler ta philosophie à grand coup de mains dans le crâne. Joindre les actes à la parole. Elle parle et elle juge.  " Le silence c’est vraiment cool par fois. Toi comme tous les autres dans cette caboche, vous êtes de vrais moulins à parole à raconter des putains d’inepties. " Et tu souries. Tu penses plus à elle en sang mais au visage d'Alexandre qui souffres le martyr dans ta tête à la vison de tes pensée. Tu l'entends hurler et tu frappes plus fort. Elle disparaît derrière toi et tu torture Alexandre. Tu l'attache et serre un étau psychologique autour de lui. Tu la tues encore et encore. A petit feu. A grand coup de sang. Tu te maudit d'avoir laissé tes armes sur cette plage et tu regardes l'eau devant toi qui s'abat sur les rochers calmement. Tu pense à son crâne qui se cognerai contre ces mêmes rochers et tu souries de plus belle. Elle reviens devant toi mais tout ce que tu vois c'est son corps échoué sur le rivage. " De toute façon, même si jamais j’avais voulu le revoir, qui me dit que c’est pas juste toi qui se fou de moi ? Que tu l’as pas déjà bouffé dans ton être salit par le sang de la carcasse de tes victimes ? " Alors c'est ça. Elle s'inquiètes et ça t'amuses. Et ça le détruit. Parce qu'il aurait pu espérer quelque chose mais tout ce qu'ils feront c'est mourir ensemble dans ce océan qui s'appelle ironiquement pacifique. Et tu la fixes prêt à passer à l'acte. Tu te prépares. Tu l'enfermes dans une prison de verre et tu détends tes doigts sur cette eau. "De toute façon tout ce que tu veux c’est vider mon corps de mes tripes non ? Ça se voit dans ton regard de con. " Mais c'est qu'elle voit clair la gosse. Tu veux la vider de sa vie. Pour qu'elle ne parle plus jamais. Pour qu'elle ne hante plus jamais. Tu regrette juste de pas avoir pu te la faire. Mais c'est trop risqué. Parce qu'il pourrait profiter de ce pic d'émotion pour refaire surface. Alors que tu allais lever tes bras bandés elle pose ses mains sur toi. Un contact naturel. Comme si vous étiez pas là à vous balancer du venin en pleine gu*ule. Comme vous n'étiez que des vieux amants. Des vieux amis. Comme si elle allait pouvoir être vieille un jour. Comme si elle avait une chance de survivre à ton attaque prochaine. Et là tu sais ce qu'elle va faire. Tu sais qu'elle va t'embrasser quand elle se hisse jusqu'à tes lèvres. Alors tu profites de l'instant sans t'emporter. Tu veux qu'elle termine avant de commencer. Pour que vous ne soyez pas en totale osmose. Pour qu'elle ait un temps de retard sur sa propre mort. Elle se détache et balance. Parce qu'elle ne parle pas Oxalide. Elle balance des mots sans suite vraiment logique.  "Alors pas trop d’orgueil pour toi ?". Et tu te mets à rire en t'approchant de son visage. Tu lui susurre. Tu lui chuchote. Tu lui hurle. Tu lui dit. Tu lui balance. Tu lui lance. "Non. Je vais te montrer." Je tu lui attrape les reins et le tête. Tu l'embrasse. Tu inspire et expire. Tu l'embrasse en tenant la cage de l'autre bien fermée. Et tu la plonge sous l'eau. Tu l'emporte dans les profondeurs de ta marre d'eau. Tu l'embrasse et tu l'étouffe. Tu gardes les yeux ouverts pour voir la mort défiler devant ses yeux. Parce qu'il n'y a plus de vie. Il y a plus que la mort. Et l'amour. Comme un dernier cadeau à ton compagnon d'infortune. Tu l'embrasse et la plaque sur le sable dur et tassé sur lequel vous reposiez. Tes lèvre toujours sur les siennes. Tu sais que tu tiendras plus longtemps qu'elle sous cette eau sans oxygène. Alors tu entrouvres les lèvre et tu fais passer un peu de vie jusqu'à ses poumon et son cœur. Pour faire durer l'instant. Pour faire durer le plaisir. Vous êtes toujours sous l'eau et c'est comme une union tacite dans la mort. Pour qu'elle t'appartienne juste une fois. Pour qu'il y ait un peu de toi en Elle. Tu te laisses aller mais cette fois-ci tu en es conscient. Tu la fait mourir entre tes doigts. Apocalypse enfin. Vous êtes là dormant au fond ce cette eau calme. Mourants mais tranquille. Vous êtes là les yeux éteins. Jouant à qui survivra. Priant pour gagner l'ultime combat.




Dernière édition par Coban V. Callaway le Mer 26 Mar - 3:18, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Mer 26 Mar - 0:15


UNDER THE WATER.
ft Coban, l'appel à Alexandre, Oxalide morte et If seule.
Coxa deuxième du nom.

Oxalide elle parle, Oxalide parle plus que d’ordinaire. Elle se laisse à la parole, pour déclamer, dénoncer, décrire le con qu’il est. Elle se sait déjà en danger. Il ne dit rien, mais pour une fois elle lit dans son regard un truc qui va pas. Un truc d’Hostile. Un vrai, pas un hostile bisounours, le mec qui tue de sang-froid. Mais Oxalide n’a pas peur. Oxalide n’a jamais peur. Oxalide se confronte au danger comme si c’était crème glacée. Oxalide le regarde qui ne répond rien et elle continue. Elle ne fait pas dans la longue tirade, par contre, elle fait des phrases qui piquent, qui lancent, elle les dissémine le temps de faire  le temps de l’hostile. Oxalide le regarde comme si ce n’était plus qu’un meuble. Oxalide le contemple. Oxalide attend qu’il réagisse. Oxalide l’embrasse. Elle l’embrasse avec un naturel à faire peur. Elle l’embrasse comme s’ils avaient toutes les raisons du monde pour le faire alors qu’elle n’en a aucune de raison. Elle le fait par provocation Oxalide. Oxalide s’était faite ondulante contre le corps de l’hostile. Oxalide tentatrice. Il semble répondre, il profite. Elle rompt le baiser pour lancer un de ses piques. Lui demandant si ce n’était pas trop d’orgueil pour lui. Elle se fou de sa gu*ule, elle se croit plus forte. Oxalide invincible. Et puis il répond. L’illusion d’Oxalide se brise. Oxalide comprend pas.  « Non. Je vais te montrer. » Qu’est-ce qu’il va lui montrer ? Elle ne sait pas, elle va le découvrir. Oxalide appréhende. Oxalide sent qu’un truc pas bon du tout va se passer.
Il l’attrape, il la happe. Il la plonge dans l’eau. L’eau est devenue bain d’acide. Oxalide ne crie pas. Oxalide ne peut pas. Parce qu’If c’est une salope. If elle a laissé ses bras autour du cou de l’Hostile. If elle lui rend le baiser. Un échange brulant, enflammé, si bien qu’elle ne sent pas l’eau la recouvrir. Elle perd pied. If elle se fait fougueuse et langoureuse. Alors qu’Oxalide elle meurt. Là dans l’eau elle peut pas se débattre parce qu’If prend son pied. Oxalide crève. Elle crève comme un ballon de baudruche. Même l’air s’il lui insuffle de l’air, elle décède. Il le sait. Il attend que son corps s’éteigne dans ce méandre aquatique. Dans ses bras. Parce que c’est ça ce qui le fait bander, sentir un corps mourir contre lui.
Sa main sur la joue de l’hostile, elle l’embrasse, elle l’embrasse, elle l’embrasse. T’aime hein If ? C’était ce que tu voulais depuis le début ? Faire crever Oxa tout en embrassant le danger ? Oxalide elle voit soudainement l’échéance de sa vie se rapprocher. Oxalide sous l’eau. Oxalide pleure. Oxalide embrasse. Leurs corps serrés l’un contre l’autre. Elle ne lutte plus. Elle ne l’a jamais fait. Elle n’y fait rien.
Et puis l’air manque. Oxalide se fane. L’air manque et elle en peut plus respirer. L’air qu’il lui donne vicieusement ne suffit plus. Elle lui a tout prit. Oxalide ne peut plus respirer. Oxalide suffoque. Les muscles d’Oxalide lâchent. Ses bras quittent le corps de l’hostile pour reposer sur le sol où il les maintient. Oxalide ne répond plus au baiser. Oxalide ne réagit plus. Oxalide git.
Oxalide est morte.
Morte.
Morte.
Et puis If, elle se sent partir à son tour. Et If elle s’accroche à son morceau de vie sucré, à la lumière qui traverse l’eau. Tout lui semble magnifique dans la mort. If contemple. If contemple la mort, parce que c’est beau. If la regarde à son tour. Elle savoure les dernières minutes du nectar de la vie qu’il lui reste. Elle se sent seule dans ce corps inerte, qui se laisse retomber sur le sol. Corps vidé de tout oxygène. Corps où il ne reste plus qu’If seule à elle-même. If qui ne va plus rester longtemps.
Et puis If se rend compte qu’elle ne veut pas mourir sous l’eau. If veut voir le soleil une dernière fois. L’arc-en-ciel ne peut pas mourir là où le soleil ne passe qu’à peine. Alors If elle réunit ses dernières forces. Et il y en a peu, juste assez pour une ultime action en l’honneur du soleil. If utilise ses dernières forces dans son genou. Elle le lève dans un geste aussi violent que ses forces le lui permettent. Mais l’eau rend les choses plus facile, elle se sent plus légère dedans. If elle est totalement consciente de son geste.
BOUM.
Et son genou, brutalement est bloqué par l’entre-jambe de l’hostile.
If elle n’attend pas mille ans. If se dégage. If remonte à la surface. Sa première goulée d’air est difficile, douloureuse, mais elle n’est rien que pour Oxalide. Oxalide qui a bu la tasse. Oxalide elle ressuscite, comme Jésus. If retrouve le bord et Oxalide veut s’en aller énervée, furieuse. Mais elle n’a plus de force Oxalide.  Tout ce qu’elle fait c’est respirer avec douleur. Oxalide remonte sur la terre ferme avec difficulté et elle fixe le fil d’eau semi-inquiète. Elle a la cruelle impression de n’avoir fait que retarder sa mort. L’Hostile l’a mise KO. Elle n’est plus en état de se battre. Oxalide veut fuir, mais Oxalide se casse la gu*ule. Ses jambes ne la soutiennent pas. Faut croire que c’est le gag de répétition de la rencontre Oxalide et Hostile, elle qui perd le contrôle de son corps. Elle panique. Oxalide veut un temps mort. Elle le voit. Là encore elle ne sait pas ce qu’elle voit dans son regard : de la douleur ? de la colère ? de la haine ? de la joie ? Elle pourrait même pas le dire. Oxalide elle est étalée sur le sable, comme une poupée désarticulée, haletante, le visage mouillé de larmes. Parce que oui, les larmes d’Oxalide continuent de couler hors de l’eau. Elle murmure un truc incompréhensible, un truc qu’il n’y a qu’elle qui comprend. Et puis le murmure s’affirme alors qu’elle sanglote. Elle est pitoyable, minable. Et dans tout ça, If tu laisses faire. If elle a aimé l’adrénaline du baiser. L’adrénaline due à la mort. Et le murmure continue. Et le murmure devient compréhensible. « Alexandre, s’il-te-plait, Alexandre, s’il-te-plait » En boucle. Elle répète. Comme un disque rayé.
Elle a les mains sur les yeux. Elle retient les larmes. Elle retient sa vue. Elle ne veut pas le voir la tuer. Persuadée qu’Alexandre est mort. Elle demande une pause avec autant d’une classe qu’une prostituée après avoir fait son job. Elle laisse tomber ses mains de son visage et elle le regarde. Les yeux rougis. Fébrile. Elle est prête à mourir. Pour de vrai, sous la main de l’Hostile. Parce que tu l’aimes pas vrai If ?

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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Mer 26 Mar - 3:42

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Nous sommes de ceux
qui se délavent de jours en jours.


C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.


T'es là.  T'es sous l'eau avec son corps qui s'estompe entre tes bras. Et tu sombres avec elle. Tu te dis qu'au final c'est dangereux et que c'est peut-être stupide comme modus-opéranti. Tu commence à relâcher ta prise pour vous faire remonter à la surface mais voilà. Elle change. Elle mute et transmute entre tes lèvres. Elle te rends ton baiser et tu sombres encore une fois. Tu ne penses plus à 'oxygène. T'es là au fond de cette eau comme dans les limbes. Tu peux plus reculer, t'es coincé entre ses bras. Parce qu'elle meurt mais qu'elle a toujours sa main posée sur ta joue et qu'elle t'embrasses plus que tu ne l'embrasses. Tu oublies depuis combien de temps vous êtes immergé et comment on fait pour respirer. Tu lui rends son baiser comme si c'était elle qui t'avais embrassé. Vous êtes là sur ce sable réchauffé et mouillé comme si vous étiez sur une simple plage à la surface. Comme si vous n'étiez qu'un couple qui se montre un amour mutuel. Parce que son baiser à pas le goût de d'habitude. Parce que c'est plus un baiser volé mais un baiser partagé. C'est une promesse tacite entre vos deux corps immergés. Noyés. Noyés sous votre amour qui n'a rien de la définition usuelle. C'est un amour caché protégé au fond de ces récifs avec pour seul témoins des poissons muets. Oxalide c'est plus un arc-en-ciel. Oxalide c'est plus Oxalide. C'est une sirène qui inverse les rôle. C'est plus toi qui la tue. C'est elle qui vous tue. Et dans cette eau limpide tu pleure. Tu caches ta honte dans cette immensité inexplorée , inhabitée.  Tu la sens périr et tu lui insuffle l'air que tu te réservais pour survivre à sa mort. Tu la sauve à tes propres dépens. Tu sais si tu vous tues tout les deux ou si tu vous sauves à deux. Tu oublies tout sens logique à la vie. Tu oublies de vivre. Tu te perds sur ses lèvres. Le hic c'est qu'Alexandre est silencieux dans sa cage de verre. C'est pas Alexandre que la sirène embrasse. C'est toi qu'elle embrasse à pleine bouche. Et tu t'embourbes encore plus dans ta folie. Tu n'es plus dans l'eau. Tu n'es plus sur terre. Tu es dans les airs. Tu comprends que tu es mort. Quelque part dans ce lagon bleu tu as tué deux corps qui disparaissent dans le sable. Et alors sans rien comprendre tu remontes à la surface. Surement parce que tu n'as plus la force de contenir vos deux dépouilles cloués au sol. Parce qu'un mort refait toujours surface. Mais tu sens encore ta pauvre carcasse et tu as la tête hors de l'eau, à genoux dans ce cimetière. Oxalide elle jaillit plus qu'elle ne remonte. Et l'air te brûle les poumons. Tu es plus en vie que jamais. C'est la souffrance qui nous maintient en vie. Elle court et trébuche. Elle rejoins le rivage maladroitement. Elle s'étale sur le sable se cachant les yeux. Alors tu accours. Tu ne cours plus pour la mort. Tu vas l'aider. Mais c'est bien toi qui l'aides. Alexandre il pleure au fond de toi. Vous pleurez tous. Tu fais l'appel et quelqu'un manque à l'appel. Tu ne sais pas qui mais il manque quelqu'un. Parce qu'on sort jamais indemne d'une confrontation avec la grande faucheuse. On perd toujours un bout de soi. Et toi tu as perdu l'un des tiens. Tu t'es perdu , égaré. Tu es affaiblis mais tu cours vers elle. Elle qui n'est plus très loin. Elle qui marmonne. Tu t'approches pour comprendre. Tu veux savoir. Tu as besoin de savoir. Tu as peur. Peur qu'elle aussi ait perdu un bout d'elle-même. Peur d'avoir abîmé ta jolie poupée avec un cœur. Peur d'avoir perdu celle qui te rendais tes baisers sous cette étau coulant. Tu ne comprends pas. Tu as les oreilles qui sifflent et ça camouflerait presque le bruit strident qui te paralyse presque. Mais tu finis par entendre. Elle ne demande pas. Elle n'ordonne plus. Elle ne parle surtout pas. Elle supplie. Et tu t'en veux. Tu te sens ridicule. Tu as oublié quelle pulsion vous as rendus vide et sans âme. Mais tu es blessé. Pas une goutte de sang ne sort de ton corps mais  elle t'a blessé. Elle a appelé. Elle a réclamé Alexandre. Pas toi. Lui qui n'a rien pu faire. Alors tu t'approches et manque de t'écrouler sur son corps. Tu esquive de peu son cadavre vivant. Tu t'avachis. Non. Tu tombes à côté d'elle. Ton visage commence à sécher mais tes larmes l'inondent toujours. Tu te tournes vers là où tu ne la vois plus. Vers cet autre horizon. Tu t'échappes cloué sur le sable qui te brûle la peau. Tu tente de parler mais tout ce qui sort de ta bouche c'est de l'eau salée. Parce que t'as bu la tasse. Parce que l'oxygène te meurtrit les voies respiratoires mais l'eau salée t'acidifie la luette. La bouche. La langue. Elle est trop pleine de ce venin pour pouvoir articuler. Ton cœur il bat à cent à l'heure. Mais tu sais plus si c'est le choc ou le baiser. Malgré les trombes d'eau tu as toujours le goût de sa vie au bout des lèvres. Alors tu fermes les yeux et tu décline. Tu fais éclater la cage de verre dans un bruit sourd. Tu te meurtris de l'intérieur pour libérer le seul qui pourrait parler. Tu le supplies de reprendre sa place aux côté de l'effrayée mais il peine à se lever. La mort de l'un a trop affecté les autres. Tu lui tends la main pour le hisser jusqu'à tes cordes vocales aphones. Tu le pousses et le soutient maladroitement. Mais il ne se dirige pas vers le bon chemin. Tu ne sais pas où il va parce que tu ne sais plus où tu es. Tu sens. Tu vois. Ta main se mouvant. Se fourvoie.  S'échoue dans la sienne. Ton pouce tente comme il peut de dessiner des cercles rassurant sur le dos de sa pauvre main. Celle qui quelques instant plus tôt était sur la joue dure. Celle qui l'avait assouplie. Tu ne sais plus qui réconforte qui. Si c'est elle qui t'apaise dans l'horreur de ton deuil silencieux ou si c'est toi qui la rassure sur son espérance de vie qui s'annonce optimiste. Mais tu voudrais lui parler. Mais tu as peur d'essayer. Peur d'échouer. Peur d'être prisonnier de ton propre corps. De ne plus jamais pouvoir t'exprimer et que les gens ne voient plus qu'une guerre qui s'éteint dans ton iris bleu qui se ternirait au fur et à mesure que les combattants tombent. Mais pour elle tu rassemble tes derniers soupirs pour lâcher quelques mots. Parce que si toi le tyran attaquant et violent te retrouves dans une léthargie sourde sur ce bout de monde. Elle n'est plus qu'une serpillère apeurée dans un grain d'univers. Et pour elle. Pour Elles. Pour Oxalide, l'arc-en-ciel , la fée et la sirène. Pour toutes celles que tu avais blessé, chaque parcelle d'elle même que tu avais souillé. Tu lui devais bien ça. Tu es paumé et elle subissait tes coups d'essais ratés. Et tu étais tout sauf un lâche. Tu étais un criminel, un sans-coeur, un pauv'con. Mais pas un lâche. Vous vous rassembliez comme pour une veillée funèbre et vous souffliez des mots comme une flamme qu'on éteindrait. Tu poussais ton ultime bruit comme un glas qui sonnerait une fin. Ta fin. Un bruit qui muait en écho dans sa pauvre dépouille qui finissait par gire presque sans vie.
"Désolé. Je sais plus. Je sais pas. Je voulais pas...."
Ils étaient l'un à côté de l'autre à bout de souffle, plus rien ne sert de panser, immortelle est la plaie. Mais ils ne se souciaient plus de leurs maux. Seul importait leur esprit torturés sur ce pan d'humanité. D'apparence serein ils n'étaient qu'une tranchée emplie de cadavre. Et dans la bouche du blond évanoui on pouvait deviner dans un murmure sur ses lèvres desséchés un prénom. Celui d'un inconnu. De l'Inconnu. D'un invisible, un fantôme , une ombre, une trace.




Dernière édition par Coban V. Callaway le Jeu 27 Mar - 1:23, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Mer 26 Mar - 18:29


We are alive only in holding our hands.
ft Alexandre et Oxalide.
Coxa deuxième du nom.

Et puis un baiser. Un baiser fou. Parce qu'ils embrassent la mort. Ils s'embrassent en ignorant tout autour d'eux. Ils oublient le froid de l'eau. Ils oublient qu'ils sont vivants. Ils oublient qu'ils doivent vivre. Ils oublient tout. Ils sont un. Ils sont deux. Ils sont morts. Oxalide ne sait plus ce qu'ils sont. Oxalide elle s'est perdue dans un genre de magie folle. Une magie qui ne née que dans un baiser. Un baiser fou. Un baiser entre deux fous. Un baiser entre mille personnalités. Un baiser qui fait mourir. Oxalide meurt, If survit. Elle ne sait pas ce qu'il se passe dans la tête de l'Hostile, d'Alexandre, elle ne l'a jamais vraiment sut. Elle sait seulement qu'il n'est pas seul. Qu'ils ne sont pas seuls. Là dans l'eau, ils perdent des pièces d'eux-mêmes. Ils se noient et leurs poumons s’asphyxient. Ils se noient et ils s'embrassent. Comme si l'eau qu'ils avalent, l'eau qui les berce avait la capacité de les ressusciter. Et puis il lui donne son air, tout son air. Celui qui lui était destiné. Elle vit à ses dépens. Elle profite de lui. Elle profite de son air. Oxalide à peine honteuse. Mais Oxalide pleure. Parce que c'est If qu'à prit le contrôle et qu'Oxalide elle n'a plus de forces.
If quitte ce monde aussi.
If a plus de force.
If va mourir.
Elle ne pourra plus dire si, If.
Et puis If découvre l'instinct de survie. Pour la première fois depuis le début de sa jeune vie. Elle se bat. Elle lutte pour de l’oxygène. Elle lutte pour la vie. If elle remonte à l'air. L'air qui lui viole ses poumons imbibés d'eau. Ses poumons qui avaient épousé l'eau le temps d'un baiser. If elle sort de l'eau et Oxalide revit. Oxalide veut fuir. Parce que tout son être est trempé de peur. Trempée dans un fourvoiement. Un fourvoiement où elle pense qu'il va la tuer. Parce qu'il court vers elle. Qu'elle est à terre. If est tombé, inconsciente. Comme si l'air avait été trop brutal pour elle. If a disparu et reste Oxalide qui revient des morts. Oxalide au cœur qui s'est arrêté. Cœur qui s'est remis à battre à l'air. Oxalide a appris à avoir peur de la mort. Il court et elle flippe. Flippe qu'il vienne l'achever, elle, poupée de sucre. Et puis il vient à ses côtés, et elle, elle supplie. Oxalide qui prend la solution de facilité. Elle veut le gentil. Celui qui ne peut la blesser. Ce lui la sauve.
Et pus il tombe à côté d'elle. Il est là, et il lui tourne le dos. Oxalide commence à se calmer. Elle retrouve son souffle. Mais Oxalide veut voir son visage. Oxalide ne sait pas vraiment pourquoi. Peut-être qu'If a déteint sur Oxalide. Peut-être qu'avec toute cette eau, les sentiments ont dégouliné. La peur est toujours là, dans son cœur. Comme une maladie cardiaque, elle ne part jamais réellement. Oxalide panique. Oxalide persuadée qu'il lui prépare un mauvais coup. Oxalide persuadée qu'il va l'amadouer pour mieux l'achever. Oxalide qui pleure. Oxalide tremblante.
Et puis sa main vient dans la sienne. Oxalide est surprise. Oxalide ne comprend pas. Pour elle la seule solution était qu'il l'achève. Avec violence. Avec brutalité. Avec toute la complexité qui les définissait. Et son pouce dessine des cercles que son esprit entier suit. Le contact de son doigt, de sa main, comme si tous son être y était contenu. Oxalide tousse. Elle crache encore de l'eau et puis elle crache sa peur. La peur qui s'envole au rythme des cercles. Peur qui s'en va en séchant les larmes sur la joue d'Oxalide. Et Oxalide titube dans son être. Elle s'essaye à retrouver un fil de pensée convenable. Mais elle y arrive pas. Ce pouce la rassure en-même temps qu'il la dérange. Parce que ces cercles ils rappellent If qui s'est suicidée dans l'appel à Alexandre.
Oxalide sert la main de l'hostile, d'Alexandre de tout le monde. Elle n'a plus assez de force pour une étreinte sûre d'elle. Elles s'effleurent plus qu'elles ne se touchent. Et puis il parle. Alexandre parle. Et le petit cœur d'If se sert. If l'a entendu malgré son suicide. Et Oxalide, elle dit rien. Oxalide ne sait pas quoi dire face à ces mots. Oxalide le tire contre elle. Le geste ressemble plus à un faon qui essaye de se lever. Pitoyable, un geste qui mène à rien, un geste qui évoque l'espoir. Et Oxalide elle passe son bras autours de lui et elle l'enlace. Elle cache sa tête et sa main reste  toujours dans la sienne. Oxalide veut pas qu'elles se quittent. Oxalide est rassurée. Oxalide se sent mieux. Oxalide respire. Oxalide s'apaise. Oxalide articule. Oxalide ravale de nouvelles larmes. « C'est pas grave... » Oxalide manque de mourir et Oxalide dit que ce n'est pas grave. Oxalide se veut rassurante alors qu'il a tenté de la tuer. Elle en oublie les motivations. Elle se souvient que de leurs lèvres et de la main dans la sienne. Oxalide ne sait pas quoi ajouter. Oxalide retrouve des forces. Et puis avec le temps, If elle sort de sa fausse mort. If elle avait honte. Honte d'avoir des sentiments. Honte d'aimer. Honte d'embrasser. Honte d'exister. Et Oxalide qui ose à peine regarder Alexandre. Oxalide qui ne veut plus affronter la réalité. Oxalide qui fuit. Oxalide qui fuit dans les bras de l'Hostile. Oxalide qui ne sait pas si elle préfère le monstre ou le romantique.
Et y a If qui toussote. If qui fait dire qu’elle est toujours là. Et Oxalide qui dessine des formes sur le corps d’Alexandre. Et elle ne sait pas quoi ajouter.  Elle a peur de dire le mot de trop. Le mot qui fausse tout. Et puis Oxalide finit par s’interroger. Et ça c’est fort, parce qu’Oxalide ne le fait pas souvent. Elle lève la tête, elle le regarde. Elle se mord la lèvre, elle le regarde. Puis elle demande, la question qu’elle avait sur le bout de lèvres. « Pourquoi tu m’as tuée ? »

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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Jeu 27 Mar - 1:24

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You want to feel how it feel?


C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.


Tu es dans un halo blanc. Tu n'es plus sur cette plage. Tu voles et t'envoles vers un futur indécis. Tu connais cet endroit. Tu y es resté un bout de temps plus jeune. Tu regardes autour de toi mais rien n'a bougé. Tu es dans ces limbes. C'est un décor sombre. Le même que celui où ton corps laisse fuir la vie. La dernière fois tu étais dans les rues de New-York et des ombres invisibles t'envahissaient. Des fantômes. Les fantôme de tes peur. Aujourd'hui tu es sur cette plage d'habitude si ensoleillée. Et portant tu distingue mal les rochers alentours. Derrière toi une lumière fuit et ris. Tu te retournes mais tout ce que tu vois ce sont les parcelles de ton esprit qui se séparent de ton pauvre ectoplasme d'âme. Tu es face à une multitude de silhouettes sans visage. Tu connais chacune d'elle sans avoir à les discerner. Et dans ce bardo cette armée saugrenue s'écarte sur un corps à terre. Tu vois posé là sur le sol cet homme que tu connais et alors une part de toi disparaît. Dans un nuage de rien elle devient inexistante et alors seul subsiste le vide. Celui qui est mort n'a pas de prénom. C'est l'inconnu de ton histoire. Une pièce fuyante au puzzle de ta vie. C'est celui qui te tiens à l'écart de tout sentiment fusionnel. Celui qui te restait en tête quand tu t'es réveillé à l'hôpital il y a 6 ans. C'est lui qui t'as posé sur des gardes solides chaque fois que tu t'élançais dans le brouillard d'une relation amoureuse. C'est lui qui voile beaucoup de détail de ton passé. Des détails qui pourraient tu le sais un jour te donner la clé d'une porte cachée. Tu verses des larmes qui n'apparaissent nulle part. Tu sens la lumière naître au loin et ces clones de reforment en un seul corps. Ce corps court vers ce point de lumière et tu le poursuit sans jamais le rattraper. Il s'enfonce dans la lumière qui devient chaude et agréable. Tu restes en suspend tandis que ton corps contre celui de ta meurtrière s'éveille dans un hoquet. Elle est posée à tes côtés comme deux amants après une fusion. Ces corps qui se touchent et qui se maintiennent en vie mutuellement. Son corps qui te tiens en vie. Sa main qui dessine des formes sur ta dépouille qui s'anime à peine. Qui insuffle de la vie par un simple désir. Parce que t'as jamais vu ça toi quelqu'un qui voulait que tu survives. Quelqu'un qui voulait que tu respires dans le même monde. Tu vois pas le visage de cette personne. Tu sais pourtant qui elle est puisqu'elle s'illumine en toi. Comme une luciole qui s'éveille quand on parle d'elle. Alors tu restes là. Pour ne pas l'effrayer. Pour qu'une fois elle soit face à un simple corps. Et puis tu sais qu'elle ne craint rien. Parce qu'aucun de ceux qui ont réintégré ta carcasse n'est assez fort pour tuer. Aucun ne veut retourner dans la vraie vie. Ils veulent tous rester dans ce mirage où vous êtes côtes à côtes le souffle court. Et Elle te parles. Tu entends. Et tu voudrais répondre. Lui dire que tu n'as jamais vraiment voulu la tuer. Que ce n'est qu'un sentiment de haine qui l'a poussé à s'élancer sur elle. Mais il bouge avant que tu ne puisse remuer les lèvre. Quelques instants auparavant tu avais du réunir toutes tes pauvres forces pour serrer sa main mais pourtant ton corps sur cette plage bouge. Il relève la tête et place sa main sur la nuque de la Belle. Et il s'arrête à quelques centimètres de son visage dans une hésitation enfantine. Et alors tu t'engouffres dans la brèche. En un clignement d'yeux chaque parcelle de ton esprit a rejoins ton corps. Tu es à nouveau au commande. Tu es là face à son visage. Tu ne peux voir que ses yeux. Des yeux bleus comme l'océan qui vous a confrontés , assemblés, réunis. Et à la vu de ses pupilles couleur de ciel calme et apaisant tu trouve la force d'envoyer ton corps à la conquête du siens. Tu jettes ton visage contre le sien pour que vos lèvres se retrouvent et s'unissent. Tu te place sur ton coude incertain et tu descend ta main contre ses reins pour la guider sur le sol. Tu te place au dessus d'elle. Tu répète le schéma de votre suicide involontaire poussé par tes émotions. Mais vous ne pouvez plus mourir. Parce qu'ici même si tu ne prends pas d'air tu peux toujours respirer quand le besoin se fera. Et dans ta tête les pensées se bouscules. Contradictoires. Tu as peur de casser ta poupée fragilisée par tes conneries. Alors tu poses son corps sur ce sable chaud. Avec une délicatesse inhabituelle. Tu inspire son odeur qui est devenue sel et tu quittes ses lèvres dans une profonde réticence. Tu écartes ton visage et tu te rend compte que tant que tu verras son doux visage tu ne pourras pas utiliser tes lèvres pour autre chose que l'embrasser. Alors ton coude quitte le sable et tu t'assoies face à cette mer qui n'est plus votre cimetière. Tu regardes l'horizon qui n'a plus rien d'un tombeau et tu penses. Tu te souviens de ce qui t'a mené à cet acte de désespoir inexplicable. Tu parles maladroit.
"Tu trouves que je parle trop. C'est pour ça. Parce que je parle trop. Je te parles trop. Mais je parle  peu habituellement. Habituellement je tue des gens en silence. Je ne fais pas la conversation juste pour faire bouger mes lèvre. Quand je parle c'est pure manipulation. Parce que c'est comme ça que je survie. Ou du moins que j'essaie. Dans la souffrance des autres. Dans leur malheur. Et avec toi je parle trop. J'ai eu peur. Peur de te parler assez pour ne plus pouvoir m'en passer. Peur qu'un jour tu m'abandonne comme tout ceux que j'ai aimé je suppose. Quelque chose en moi s'est jeté sur toi. Il nous a paralysé et t'as noyée. Et tu m'as embrassé. Et il s'est envolé, laissant le pauvre radeau qui me sert de pensée à la dérive. S'accrochant à tes lèvres. Puis quand nous sommes remontés Nous n'étions plus personne. Il est mort. Un crime devait être commis ici et nous avons décidé que ce serait nous. Mais nous ne sommes visiblement pas tous mort. Je suis désolé. Je sais pas ce qui s'est passé. Je comprend pas ce qui se passe. Regardes, je parle encore trop et tu respires. C'est incompréhensible."
Tu souries.
Tu te retournes les yeux fermés. Pas vraiment prêt à la voir. Tu reprend ta place sur ce sable chaud et ta main se remet à chercher la  sienne pour puiser encore un peu de vie.




Dernière édition par Coban V. Callaway le Mer 2 Avr - 23:30, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Jeu 27 Mar - 12:16


The runaway.  
ft Oxalide face à elle-même.
Coxa deuxième du nom.

Ses doigts dessinent les étoiles sur sa peau. La main d'Oxalide qui se balade sur le corps inerte de l'Hostile, elle dessine des choses jolies. Oxalide elle crée un monde sur la peau de l'Hostile. Elle invente des belles choses et elle y inscrit, dans une écriture invisible, des mots qui sont magnifiques. Il ne bouge pas et elle s'imagine sauve. Leurs mains l'une dans l'autre comme si ce contact allait les sauver. Oxalide ne sait même pas de quoi ils doivent être sauvés. Un danger invisible dont elle ne connait pas l'origine. Mais un danger quand même. Peut-être qu'ils soient découvert et que ce moment soit interrompu. Oxalide n'arrive plus à réfléchir. Elle ne veut pas le faire. De peur d'un retour à la réalité trop brutal.
Toute peur a été chassée au moment où leurs mains se sont scellées. Comme un pacte. Un pacte où il n'y a de la place que pour ce sentiment indéfinissable qui la traverse. Parce que oui, Oxalide ne sait pas à quoi elle pense. Elle ne sait pas ce qu'elle ressent. Elle est bercée d'un sentiment totalement inconnu.
Elle pose cette question. Pourquoi est-ce qu'il l’a plongé dans l'eau ? Pourquoi y sont-ils restés assez longtemps pour tuer Oxalide ? Oxalide escamotée. Oxalide qui survie aux coups de couteau, mais qui meurt à la noyade. La question se pose à If aussi. Pourquoi elle l'a embrassé ? Pourquoi If a gouverné ce corps ? Pourquoi If a posé sa main sur sa joue dure ?
Mais maintenant, If la sentimentale, If qui ressent, elle a coulée sur Oxalide l'effrontée. Elles ne font plus qu'un mélange d'une seule chose avec des sentiments. Des sentiments jolis. Des sentiments indéfinissables. Des sentiments qui touchent au cœur de l'arc-en-ciel. Des sentiments qui l'illuminent de couleurs encore plus fortes. Des sentiments qui effacent peu à peu ses questions. Il ne répond pas. Et finalement elle ne veut pas savoir. C'est mieux comme ça. Il risque de briser ses pauvres illusions.
Il bouge. Oxalide le sent à ses côtés. Elle ne le regarde plus. Elle a quitté les yeux de son corps il y a quelques instants. Le regard braqué sur le ciel, elle se questionne sans trouver de réponses. Elle les fuit les réponses. Et lui pose ses mains sur sa nuque. Ses yeux remplacent rapidement le ciel. Oxalide le regarde, elle le voit hésiter. Elle le laisse décider. Elle ne fait aucun geste Oxalide. Il pose ses lèvres contre les siennes. Il l'embrasse. Il pose ses mains sur son corps si frêle. Il la guide et elle se laisse faire. Elle ne réagit qu'à peine Oxalide. Oxalide elle est rongée par des questions. La plus grande étant, pourquoi est-ce que son cœur bat si fort ? Il est au-dessus d'elle, là contre ses lèvres. Elle ne répond qu'à peine au baiser. Il n'y a que sa main qui bouge. Une main qui se pose timidement sur le corps de l'Hostile. Oxalide a envie de pleurer. Il y a trop de choses qui se passent dans son esprit. Ça la torture. Elle n'en comprend pas la moitié. Il rompt le baiser, lui tourne le dos et répond à ses questions. Elle est pas psychologue Oxalide, alors elle n’est pas sure de comprendre toutes les motivations de l'Hostile. Mais Oxalide écoute. Pour de vrai cette fois. Parce que tous les mots l’intéresse. Elle en est curieuse de ces mots. Les mots la choquent. Lui servent d’électrochoc. Et elle repense à la raison de sa présence ici sur cette île. Sur cet îlot maudit. Elle repense à son passé. Celui avec qui elle a confondu Coban. Son diable personnel. Celui qui lui a fait croire qu'il l'appréciait avant de balancer son exil. Oui personne ne l'aimait. On la déteste comme on déteste le réglisse. On la déteste comme on déteste la pluie. Y en a qui l'aiment mais ils sont rare. Ils le font pas savoir. Ils le disent peu. Et ceux-là Oxalide a pour habitude de les fuir. Parce qu'au fond, être aimé c'est sa peur la plus profonde, celle dont elle ne se défait pas. Alors oui la peur est revenue. Elle est revenue au galop. Et Oxalide se sent la force de fuir cette fois. Fuir comme une couleuvre.
Il sourit, il se retourne vers elle les yeux fermés. Elle en profite pour laisser aller une larme. Larme qu'elle retient depuis le début de son discours. Une larme d'adieu, parce que même If elle est pas faite pour être aimée. If elle est en carton. If anesthésiée après ce baiser, après cet élan vers la mort. Alors If elle va faire comme Oxalide pour une fois. Elles vont le faire ensemble, pour être plus forte. Fuir. La gorge serrée, les émotions en vrac et décision prise. Il cherche sa main et sa main le fuit.
Oxalide qui se relève. Oxalide qui a essuyé sa larme avant qu'il ne la voit. Les yeux rougis par le seul, par les larmes, par tout, elle est là. Elle s'est relevée. Elle le regarde un instant avant d'aller chercher des affaires. Elle s'habille légèrement, juste de quoi aller dans la forêt. Ses gestes sont lents, parce qu'elle n'aime pas se presser, elle n'aime pas courir. Et puis elle le regarde, là. Oxalide et If ouvrent la bouche pour parler. Avec cet air à la fois blasé et blessé. Désolée et fière. Fière et blessée. « Bon. Il me semble qu’il y avait des choses que je devais t’apprendre. Je ne dégouline plus de sang, je respire normalement, je n’ai pas d’eau dans les poumons, alors c’est à toi de te lever. Ce n’est pas en m’embrassant que tu vas arrêter ces massacres. Allez lève-toi. On a plus important à faire. » Parce qu’Oxalide veut faire croire que ses sentiments sont pas important. Oxalide veut faire croire qu’If ne lui appartient plus. Oxalide veut qu’il l’oubli. Mais Oxalide veut qu’il se rappelle d’elle. Oxalide lui tourne le dos parce qu’elle n’est pas fière de ce qu’elle lui dit. Ça lui fait mal. C’est douloureux. Son cœur dégouline. Elle ne pensait jamais le sentir douloureux ainsi. Oxalide rationnelle n’avait jamais imaginé ça possible.

© EKKINOX
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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Mer 2 Avr - 23:47

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A quoi bon se tuer à naître si ce n'est pour connaître le plaisir ?



C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.


Et ta main cherche la sienne mais ne trouve que le sable. Le sable encore et toujours. Un sable qui t'étouffe, te noies et t'enterre. Tu te lève plein de sable et tu te couches sur ce même sable. Mais aujourd'hui il te semble que tout n'est que sable. Tu n'es plus qu'un grain de sable qui se perd dans la dune chaude. Tu ne peux plus ouvrir les yeux à cause de ce soleil qui te brûle les joues. Mais de toute manière tu veux même plus les ouvrir. Tu pourrais les garder fermés jusqu'à la fin de tes jours. Parce que tu refuses de voir le vide à tes côtés et le sable qui file entre tes doigts. Tu te sens un peu comme un amant abandonné au petit matin. Comme une vieille photo qu'on range sous son lit. Qu'on planque et qu'on oublie. Elle parle mais tout ce que tu entends c'est une voix qui fuit. Qui s'échappe et qui te happe. Parce que tout ce qu'elle dit c'est qu'elle ne t'aimes pas. Pas comme ça. Mais tu l'aimes pas. Pas comme ça. En fait tu sais même pas. Un grain de sable ça aime pas. Et puis tu sais pas aimer toi. Tu sais juste baiser. Tu fais l'amour en deux temps comme on dit. Tu baises et puis t'oublies. Tu gémis et tu te barre. Mais là tu te barres juste en goguette. Tu te casses et tu parque tes émotions. Tu ranges tes palpitations et pour la première fois tu n'as qu'une envie c'est de retourner dans ton jeu. De redevenir un pion sur l'échiquier de ta vie ironique. Parce que t'aimes pas trop ça être un grain de sable. Un grain de riz encore. Mais un foutu grain de sable. Alors tu te lève les yeux ouverts. Tu te redresses comme un mort dans son cercueil. Tu respire à peine. Ton cœur redémarre et tu reprends ton sourire stupide. Tu remets ton masque hideux d'affreux. Parce que c'est toi. Dans l'eau c'était pas toi. Sur ses lèvre c'était un inconnu. Un intrus. Un squatteur. Tu la regarde et tu te demandes si tu peux oublier. Comme tu as oublié la trace à ton annulaire. Cette trace qui te faisait appartenir à quelqu'un. L'inconnu c'est ça ton trip. Pas vrai? T'aimes pas connaître les premières pages du roman. Tu veux juste des lignes pour y foutre un point. Mais quand tu regardes son corps entaillé tu vois que des virgules. Et tu essaies de poser des points. Mais t'y arrives pas. T'as peur de jamais y arriver. T'as peur d'échouer. Tu passes ta main sur tes cheveux trop chauds. Tu ramasses ton t-shirt déglingué et tu l'enfiles. Tu souries toujours comme un abruti. T'es un abruti et t'es même pas désolé. Parce que t'es jamais désolé. Tu ries à la face du monde mais c'est qu'une façade. Tu sais pas ce qu'elle veut t'apprendre mais tu te réjouies un peu quand même. Parce que tu vas pouvoir te perdre pour ton instinct. Celui de prédateur. Celui de tueur. Tu vas pouvoir te rétablir à grand coups de lames. Comme cette lame que tu as dans ta poche. Celle que tu as oublié. Celle que tu as omise. Parce que les lames quand elles sont dans tes mains elle posent toujours des points de fin. Et que dans l'eau face à elle tu voulais pas. Alors tu la sort ta lame rouillée et tu la sers entre tes doigts. Tu la sers si fort qu'au finale elle te transperce. Mais tu sens plus la douleur. Tu te demandes si tu sais ce que c'est de souffrir au fond. Tu suis le petit lutin dans la forêt et tu oublies le sang qui dépose un goutte sur le sol à chaque pas. Tu sers un peu plus pour tenter de sentir quelque chose et décrocher ton regard sur la silhouette que tu suis.
Après plusieurs dizaines d'arbre tu t'arrêtes. Tu réfléchis et tu la hèle. Comme désabusé et désintéressé alors que son nom ricoche dans ta plaie. Tu lui dis de t'attendre ici. Parce que t'es pas sur qu'elle puisse courir derrière toi. T'es pas sure qu'elle puisse chasser avec toi. Tu préfère ramener un gibier. Tu hésites à lui proposer de ramener un lièvre mais non. Si elle aime pas ces corps chauds qui refroidissent sous tes ongles elle a qu'a fuir. Elle a qu'à partir loin de toi. De vous. Mais tu lui dit surtout pas. Parce que t'en as pas vraiment envie pas vrai? Tout ce que tu veux c'est retourner sous cette eau et mourir encore et encore entre ses lèvre. Comme une clope. Mais rêves pas. T'es plus qu'un mégot qu'elle s'apprête à jeter à ses pieds avant de l'écraser encore fumant, pas tout à fait éteint. Certains trouvent ça beau de mourir aux pieds de sa bien-aimée. Mais au final c'est juste ta mal-aimée. Parce que tu l'aimes pas tout à fait. Tu l'aimes mal, et elle t'aimes pas. Alors il n'y a pas de happy-end. Mais c'est surfait les happy-end. Tu crèves d'envie de voir la fin. Mais elle s'annonce pas la fin. T'es juste perdu dans cette forêt en face d'elle et tu ne vois que ta lame tachée de sang. Tu pourrais la fabriquer ta fin. Créer ton épilogue et retourner à ta vie d'avant. Quand t'avais pas de ratés, pas d'électricité dans les yeux. Quand ton cœur battait le temps d'un orgasme. Tu veux retourner quelques semaines plus tôt, quand tu te battais encore pour le cœur pris de Lysandre. Tu veux retourner orchestrer son désespoir. C'était tellement plus simple. Quand tout ce que tu voulais c'était briser les monuments de l'amour. Là tu sais même pas ce que tu construis. T'es qu'un môme avec une pelle au bord de la mer qui entasse du sable sans savoir ce qu'il fait. Tu sais pas aimer. Tu sais juste qu'on est jamais seuls dans une histoire d'amour. Qu'on est ceux et celles qui ont aimé avant. Mais tu sais pas ce qu'il y avait avant. Tu sais même pas s'il y a un avant. Et pourtant tu pries pour un parfait après. Alors tu la regardes en cachant ta paume rouge et brulante. Tu la quittes du regard avant d'y penser. Avant de trop penser. Tu avances et tu t'arrêtes encore. Comme un disque rayé qui sait plus quoi jouer. Tu regardes le ventre de la forêt et tu te retournes. Tu lui tends ta lame tachée et tu lui dis d'attendre sur ses gardes. Tu lui dis que tu vas revenir avec de quoi jouer. Tu as peur tout à coup. Parce que ta famille rode. Parce que les tiens n'hésiteront jamais à la faire disparaître. Tu as peur de ne plus pouvoir revenir et surtout tu as peur de revenir. De plus la trouver. Tu lui dit d'ouvrir ses grands yeux bleus et de viser le cou ou le haut de la cuisse. Tu lui dit de courir vers le village mais surtout pas vers la plage. Tu lui dit de ne surtout pas crier et tu lui dit de pas bouger. Tu lui dit que tu reviendras. Mais tu lui dit pas tout ça. Tu lui dit quelques trucs. Tu regardes ailleurs et tu montres des directions. Puis tu disparaît sans subtilité dans la forêt. Tu traques et te détraque loin de son ombre. Tu fermes les yeux et tu les rouvres sur un immense terrain de jeu. Tu oublies qui tu es et ce que tu fais. Tu tends l'oreille et tu suis les fibres de ton corps. Tu sais que tu trouveras un pauvre égaré. Tu essaies de pas oublier qu'il ne faut pas le tuer et tu te lances. Tu t'élances dans le creux des reins de la forêt. Tu marches , tu cours , tu déambules , tu respires et te courbe. Tu te caches et cherche des yeux de qui tu te caches. Et surtout tu penses à ne pas penser. Tu penses à ne pas y penser. Tu tentes d'oublier d'y penser. En vain. Tu cours et tu t'imagines sautant sur elle. Et tu ouvres les yeux sur un inconnu entre tes doigts crispés...



Dernière édition par Coban V. Callaway le Jeu 10 Avr - 20:23, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Sam 5 Avr - 1:14


Don't touch me.
ft Oxalide, l'Hostile et le pauv'mec.
Coxa deuxième du nom.

Il ne la regarde plus. Il a fermé les yeux et Oxalide le regarde. De loin. Avec cette distance qui signe sa sécurité. La sécurité de sa vie. La sécurité de ses sentiments. Oxalide se sent hypocrite de se dire qu'elle préserve sa vie. N'avait-elle pas prouvé à mainte reprise que la mort n’était rien pour elle ? Sans faux semblant, c'était de ses sentiments qu'elle le tenait éloigné. Parce qu'il réveillait en elle des choses qui l'inquiétait. Des choses qui la mettaient mal à l'aise. Oxalide n'aime pas cette sensation. Cette sensation qu'un baiser puisse mettre à mal toutes ses bonnes résolutions. Alors Oxalide s'est levée. Oxalide l'a laissé enlacer du sable. Oxalide a préféré fuir plutôt que de le regarder en face. Plutôt que de céder à nouveau à ses lèvres empoisonnées. Empoisonnées de bon sentiments, empoisonnées d'un truc mièvre qui ne la sied pas.

Oxalide s'est levée. Oxalide se la joue rebelle et effrontée. Oxalide ne veut pas s'attacher à un meurtrier sans vergogne. Oxalide se rappelle ce qui les a unis. Un baiser et une promesse. Elle restait en vie et il lui avait promis d'apprendre. Apprendre à faire quoi ? Apprendre à tuer proprement. Apprendre à ce que tout ce barbarisme ne refasse plus jamais surface. Apprendre à voir la beauté du corps humaine. Elle avait beaucoup de chose à lui apprendre et le temps ne manquait pas à Oxalide. En rien elle n'était pressée.

Finalement il se leva. Il la suivait, elle. Il ne l'insultait pas. Il ne la tue pas. Il la suit. Comme un brave élève. Attentif à la leçon. Mais bien sûr, Oxalide n'y a pas pensé qu'il n'y avait pas de sujet de leçon. Que la beauté du corps humain, à part eux deux, il n'y en avait pas. Et elle se refusait à frôler la mort alors que sa plaie était à peine cicatrisée. Et il partait. Oxalide se doutait qu'il allait revenir. Il reviendrait et il n'aurait certainement pas un animal sous le bras. Il aurait un mec qui avec un peu de chance, serait coupable d'un crime. Au plus grand malheur d'Oxalide. On ne peut pas demander à un lion de manger des haricots verts.

Il s’en va, il la laisse seule. Avec la promesse qu’il va revenir. Elle ne sait même plus si elle doit s’en inquiéter. Si elle doit trembler. Ça fait longtemps qu’Oxalide a laissé tomber toute façade d’une quelconque civilité. Et elle est là, les bras ballants dans cette forêt. Alors elle fait ce qu’elle a l’habitude de faire lorsqu’elle est à proximité d’un arbre. Elle y grimpe, habilement, agilement. En quelques secondes elle se trouve déjà allongée sur une branche. Les jambes qui tombent dans le vide. La tête appuyée contre l’écorce de l’arbre, Oxalide fermait les yeux. Oxalide oscillait entre le sommeil et une profonde réflexion. Une élucubration où elle se demandait ce qu’elle foutait sur cette île. Oxalide ponctuait ses phrases de « Si » alors qu’elle avait ce mot en horreur. Oxalide refusait de s’inventer une nouvelle vie. Oxalide avait du mal à se défaire de son idée idyllique du destin. Mais en quoi donner des leçons d’anatomies à un vulgaire tueur était son destin ? Et puis même en quoi ça allait la mener vers quelque chose où elle serait bien. Un moment où elle serait épanouie. Oxalide plongée dans ses pensées. Oxalide qui se détend. Oxalide écoute le bruit des feuilles dans le vent. Oxalide se laisse bercer. Oxalide se détend. Oxalide ne sent plus ses membres. Oxalide dans son état de parfaite relaxation. Oxalide elle entend un bruit. Un bruit d’herbe. Un bruit de quelqu’un. Elle ouvre doucement les yeux. Et là, elle le voit. Lui. De retour. Avec sous le bras, pour elle un pauvre homme qui regrettait soudainement d’être né. Il la cherchait.

Oxalide le regardait du haut de son arbre. Elle s’imagine ce qui traverse son sombre esprit. Ce à quoi elle, elle penserait. Elle serait un peu déçue. Elle se serait imaginé qu’il avait fui. Qu’il l’avait fui. Vaut mieux tard que jamais. Et elle aurait relâché le pauvre homme. Et elle serait repartie chez elle en traînant des pieds. Et pourquoi elle aurait traîné les pieds ? Pourquoi elle aurait voulu qu’il soit là ? Elle n’en sait rien et de toute façon ce n’était pas la situation. Mais la question se réitéra dans son esprit, sous une autre forme. Pourquoi l’avait-elle attendu sagement ? Pourquoi elle était toujours là, dans son arbre ? Pourquoi n’était-elle pas repartie aussi simplement qu’il s’était retrouvé ? If avait les réponses. Mais If a décidé de se taire. Parce qu’If elle n’aime pas ce qu’il se trame. If elle voit le pauvre mec dans les bras de l’Hostile. Et elle sait qu’elle pourrait dire quelque chose. Et elle sait qu’elle va rester muette. Oxalide se dit qu’elle est a jamais été doué pour savoir ce qu’il se passait dans la caboche des autres. Oxalide. Oxalide sait pas trop quoi faire. Oxalide perchée sur son arbre hésite un peu.

Oxalide se laisse glisser sur sa branche et elle se retrouve chauve-souris. La tête en bas, ses jambes enroulées autours de la branche et ses bras croisés derrière la tête, elle regarde le pauvre inconnu. Elle a de la peine pour lui. Et Oxalide sait qu’elle ne fera rien. Oxalide se désespère. Oxalide prend une grande inspiration. Parce qu’elle a dévoilée sa présence, mais maintenant faut-il encore agir, dire quelque chose. Ne pas rester morte sur sa branche. C’est vrai que son corps encore humide a du mal à mettre de côté la noyade et puis la drogue qu’elle a consommé. Celle qui a le plus de mal, c’est If. C’est devenu une petite boule mouillée, qui se tait, qui attend que ça se passe. Et Oxalide elle a toujours le défi au regard. Le défi avec lequel elle allume l’Hostile. Sans savoir vraiment pourquoi elle le fait. De toute façon, après tous ces baisers, fallait-il vraiment s’expliquer ? Oxalide qui n’aimait pas beaucoup parler. Elle l’avait prouvé. Elle balance. Elle déclenche. Elle provoque. Mais Oxalide ne parle pas. Pas pour rien. Elle parle pour se provoquer des ennuis, mais pas plus. Oxalide elle a ce sourire sur ses lèvres et elle regarde les traits de l’Hostile à l’envers. Oxalide fait des constats. Des constats bêtes. Des constats qui résonnent comme « Si ce n’était pas un tueur, si il ne s’apprêtait pas à tuer ce pauvre mec sous mes consignes, je me le ferais. » Parce que c’était ça, le truc. Le truc qui faisait qu’ils étaient là, dans la forêt au lieu de toucher le firmament sur le sable, leurs corps encore humide. Parce qu’il avait les mains salis de sang. Elle se souvient de leurs premières rencontres. Et Oxalide s’essaye à éprouver un dégoût profond pour cet homme. Mais Oxalide qu’y arrive pas. Oxalide, le seul dégoût qu’elle voit, c’est dans ce corps mutilé à l’excès. Oxalide se rend compte.

Oxalide qui n’éprouve aucune sorte de peine quant aux motivations du tueur, mais qui grimace en voyant les coups de trop. Les coups qui déforment. C’est à ce moment-là qu’Oxalide se dit qu’elle a dû prendre un de ces coups dans  sa normalité. Parce qu’elle sait que ce n’est pas normal, sans savoir vraiment pourquoi.
Oxalide se rend compte qu’elle est figée là, que le sang reste figé dans son doux visage devenu rouge. Oxalide se rend compte qu’elle fixe et qu’elle ne parle pas. Oxalide se rend compte qu’elle est toujours là ? Pourquoi tu fuis pas If ? Pourquoi tu fais pas la bonne chose ? Pourquoi tu ne m’écoutes pas ? Mais If, elle est là. Elle aime bien passer du temps avec l’Hostile finalement. C’est des moments palpitants. Des moments où il n’y a qu’elle et lui. Des moments où elle ne pense plus à grand-chose. Et ça lui fait du bien de ne pas penser à grand-chose. Comme une aération. Mais maintenant elle pense à ce pauvre mec. Qui n’a rien demandé et qui va se faire tuer. Oxalide se demande si elle l’a déjà vu. Oxalide se demande si quelqu’un dans son entourage le connait. Oxalide se demande s’il va manquer à quelqu’un.
Oxalide descend de son arbre. Elle fixe ce pauv’mec. Et elle jette parfois un regard neutre à l’Hostile. Comme si elle cherchait un mot. Un truc à dire. Comme si elle cherchait l’exact mot. La formulation parfaite où il n’y aurait rien de trop. Mais Oxalide cherchait juste ses mots. C’est tout ce qu’elle voulait. Des mots. Qu’un truc à peu près correct sorte de sa bouche. Mais pour l’instant elle avait tous juste possession de son corps.

La main d’Oxalide vint caresser sa joue. A lui. A ce pauvre inconnu qui voyait les dernières minutes de sa vie. A ce pauvre mec qui ne devait pas comprendre grand-chose à la raison de sa mort. Mais Oxalide fait taire ses remords qui commencent à l’emmerder. Elle commence à trouver ça embêtant. Comme si là, tout de suite, maintenant, elle avait besoin de ça. Et l’un de ses doigts tatoués atterris dans le coup de la future victime. Oxalide suivait le trait bleu qu’elle aimait tant et les mots sortirent enfin de sa bouche. « Les règles. » Elle se racle la gorge, comme si ces deux mots avaient été douloureux. « Il nous faut des règles. » Oxalide s’écarte et tourne les talons. Elle retrouve une distance raisonnable, là prés de cet arbre. « Tu tues. Je ne touche à rien. Je ne veux pas de sang sur les mains. Il y a un quota de deux morts par jour. C’est déjà pas mal. En une centaine de jours tu vas bien nous avoir décimé toute l’île. » Elle lâche un rire. Un rire mal placé. Un rire gêné. Parce quand il n’y aura plus personne à qui s’attaquera-t-il sinon elle ? Elle pimbêche. Elle qui met des règles, même là où il ne devrait pas en avoir. Elle, Oxalide. Et avant d’énoncer la suite, elle grimpe à nouveau à son cher arbre. Comme si c’était la dernière solution à sa liberté. « Sachant que tu as déjà attenté à ma personne aujourd’hui, ce sera le dernier cadavre pour les prochaines vingt-quatre heures. Ah ! Et je préfère te prévenir. On a pas signé de contrat, je viens quand je veux, je le fais si je veux. Et si t’es pas trop con surtout. » Et Oxalide se tait. Et Oxalide regarde la main de l’Hostile qui dégouline de sang. Et Oxalide se dit que c’est un abruti. Et If se demande s’il n’a pas trop mal. Parce que cette salope d’If, elle est toujours là, à s’inquiéter. Sans qu’aucune des deux ne sache vraiment pourquoi. Et du haut de son arbre Oxalide le fixe de ses beaux yeux bleus. Et du haut de son arbre, Oxalide a oublié le futur cadavre. Puis finalement les mots quittèrent ses lèvres. La sentence tomba sur ce pauvre homme qui ne devait rien comprendre à sa vulgaire mort. « Tue-le délicatement. Pas plus de deux coups de couteau. » Et Oxalide, entêtante, comme une mauvaise chanson. Oxalide qui ordonne avec un soupçon de supplication. Parce qu'Oxalide espérait que ses beaux mots empêcheraient cette folie meurtrière qu'elle avait déjà vue.

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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Jeu 10 Avr - 20:37

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Drink up baby, look at the stars I'll kiss you again between the bars



C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.


Et tes doigts sont sur le cou de cet homme. Cet homme que tu ne connais pas et que tu connaîtras jamais. Alors tu serres encore. Tu vas lui éclater le crâne mais quelque chose te retiens. C'est un goût lointain sur tes lèvres. Ou plutôt une ombre d'une saveur douce et salée. Alors tu décrispes les mains et tu relâches ta proie. Tu la regarde tousser et tu t'attrapes les cheveux. Tu te demandes qu'est-ce que tu fous. La seule raison qui te pousse à tuer c'est qu'il n'y a aucune règle dans la mort. C'est une glaciale anarchie. Et tu l'aimes cette anarchie. Alors tu pourrais simplement laisser partir cet homme ou l'abattre et retourner chez toi. Chez toi. Mais t'as plus de chez toi sombre idiot. D'ailleurs t'en as peut-être jamais eu. Alors tu regardes tes mains et tu vois cette trace. Cette marque que seul toi peut voir. Sur ton quatrième doigt. Le fantôme inexpliqué d'un anneau. Et c'est plus pareil. Parce que tu n'es plus pareil. Tu n'as plus cette amertume en voyant tes mains. Tu vois juste tes doigts trop bronzés. Trop sales et trop usés? Tu retournes tes pauvres poignets et tu vois cette trace. Cette ouverture rouge qui semble être une porte sur le temps et l'espace. Tu sais que si tu acceptes de regarder dedans tu pourras trouver des réponses que les médecins se posent depuis des dizaines d'années. Mais t'en as ptet pas envie toi. Tu veux peut-être pas trouver de réponse à cette question. Parce que tu sais ce que tu vas trouver. Tu le sais depuis le jour où tu t'es réveillé dans cet hôpital aussi glacial que la mort. Tu n'y trouveras que trahison, abandon et chaos. Et tu ne veux pas de ce chaos. Tu ne veux pas perdre pieds. Pas comme ça. Tu refuse de te laisser happer dans ce tourbillon de désolation. Alors tu serres les poings pour refermer cette brèche. Espérant l'oublier. Et pour la première fois tu as mal. Une douleur qui te fais trembler et qui te piques les yeux. Qui t'assèche la gorge et tu envoie ton poing dans la figure de cet inconnu. Tu le frappes comme si tu te frappais toi même. Tu le frappes de toute tes forces, toute ta rage et tu y laisse ton désespoir. Dans un total contrôle du manque de contrôle. Tu transformes l'ironie en paradoxe. Tu ne recommences pas. Tu te contente de t'allonger près de ce corps évanoui. Et tu le rejoins. Il a l'air si paisible. Il est abîmé et tu es tranquille. Tu regarde le ciel et tu ne vois qu'une chose: L'immensité. L'immensité de la nouveauté. Aujourd'hui pour la première fois tu as fait un choix irrationnel et stupide. Plus stupide encore que d'avoir décidé de fuir l'Amérique. Plus déraisonné que de te lancer dans les bombes. Tu revois ces pluies de cendres que tu aimais tant. Et tu te relèves. Tu empoignes la dépouille qui respire calmement et tu te diriges vers ce que tu penses être un avenir. Ton avenir. Tu fais un pied de nez au destin et tu souris. Comme toujours. Tu souris à la vie et tu te ris de la mort. Comme toujours mais pour la première fois tu as vraiment la sensation de l'avoir décidé. Un avenir qui laisse perplexe mais que tu embrasse avec calme et sérénité.
Mais voilà ton avenir il est plus là. Il s'est tiré et il a fui. Et tu t'étonnes sombre idiot? Toi aussi t'aurais fui si t'avais pu. Mais tu peux pas. Finalement c'est mieux comme ça. Tu as pris des décisions qui n'étaient pas les bonnes et le destin a repris ses droit. Eloigné le paradoxe et revoilà l'ironie. Alors tu t'apprêtes à fuir toi aussi quand tu entends ce bruit. Ce bruissement au dessus de ta pauvre tête découragée. Et tu la vois tête en bas. Toujours aussi belle. Même les cheveux  en l'air. Les bras croisé comme si c'était la position naturelle d'une fée. Chauve-souris de mille couleurs qui regarde désolée le corps à tes pieds. Mais juste un instant. Parce qu'après envolée l'innocence. Elle te regarde le défi dans les iris. De toute façon tu sais même pas si tu l'as déjà vue sans cet air belliqueux. Avec cet affront à la mort moi le nœud. Et vous avez enclenché une espèce de routine un peu spéciale. Tu le sais bien qu'après le défi vient les baisers, mais voilà cette fois-là tu ne bouges pas. Tu restes immobiles en te demandant ce qui peut bien se tramer en haut...ou plutôt en bas. Elle s'est retournée et elle t'as chamboulé. Et puis elle glisse de sa branche comme Bagheera  rejoindrait le berceau de l'enfant. Et elle s'approche muette te regardant parfois. Comme pour se sécuriser. Mais se sécuriser de quoi hein? Pour vérifier que tu es toujours là ou pour être sure que tu ne l'a tue pas? Et c'est ça qui est douloureux , le fait que cette question existe. Le fait qu'elle existera toujours. Parce que parfois c'est même toi qui te la pose.
Et là penchée sur votre cobaye elle lance des mots. Des mots que tu es sensé comprendre et décrypter. Mais voilà pour toi des règles sont posées uniquement pour que tu les violes. Et pourtant tu l'écoutes. Tu acquiesce et approuve , sincèrement. Puis elle ris. Comme une récompense, un cadeau , une contrepartie. Comme pour te consoler de ne pouvoir tuer que sous des règles elle t'offre son rire que tu chéries tant. Et bien logée dans son arbre elle te dit les mots qui fâchent. Elle souille le beau souvenir de vos minutes partagées un instant plus tôt. Elle t'annonce que le destin reprend du terrain puisqu'elle n'a aucune volonté de le repousser. Mais tu espères, tu te dis que rien n'est perdu. Parce que c'est ça que tu aimes tant pas vrai? C'est l'incertitude qui te fait saliver. Et elle c'est la définition même d'incertitude.
Et quand dans une surprise à peine voilée elle lâche les petits mots magiques qui manquent de te noyer dans ton bonheur. "Tues-le". Avec deux consignes assez simples. Délicatesse et parcimonie. Alors tu ramasses la lame au pied de l'arbre et tu observes le corps du malchanceux. Tu réfléchis et te retiens. Tes instincts font que tu as envie de te jeter sur lui mais tu n'as le droit qu'à deux coups. Tu n'as peut-être pas de doctorat en chirurgie mais tu sais au moins qu'un coup dans le cœur l'achèvera. Alors tu prends ta vielle amie et tu la loges à gauche de son thorax. Tu as bien vérifié avant. Pour ton deuxième coup. Pour un peu de spectacle. Du drame pour compenser ta frustration. Alors quand tu retire la lame du cœur qui bat pour la dernière fois tu remontes vers le cou. Tu relies les deux oreilles pour voir le sang. Puis tu poses ton couteau et tu te relèves. Tu t'éloignes de ce corps que tu as tué. C'est le premier que tu tues. D'habitude tu les fauches. Mais là tu l'as juste tué sans réelle raison. Elle ne le sais pas mais la fille perchée sur sa branche t'as transformé en vulgaire tueur et tu acceptes les yeux fermés. Alors tu détournes le regard du corps et tu regardes Oxalide. Tu lui renvoies son défi. Tu te pose à ses pieds et tu lui dit l'œil brillant : "Je sais tuer. Je sais même tuer sans lame, d'un seul coup de poing. Mais ce qui m'attire c'est le sang. J'aime voire mes victimes se rependre en flots rouges." Puis tu t'accoudes à l'arbre qui protège la femme et tu lances les yeux dans le vague pour qu'elle ne décèle pas le mensonge ou le bluff : "Je ne savais pas que les demi-morts comptaient. Si tu veux compter il faut que tu sois morte tu sais." Et pourtant elle compte déjà pas vrai? Elle compte plus qu'elle ne devrait. Mais ça tu te gardes bien de lui dire. Parce qu'Alexandre il a jamais eu de vrai baiser. Puis c'est Coban qui s'y met à espérer ces fougueuses aventures sous-marines.

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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Mar 29 Avr - 22:14


I fall in love for you and it makes me die
ft La fée Oxalide déchue et le fantôme de sa vie.
Coxa deuxième du nom.

Dans son arbre, perchée, elle repense. Qu'est-ce que tu fou là au juste ? Pourquoi tu n'es pas chez toi tranquillement dans ton canapé ? If ne veut plus répondre à ces questions. Questions désobligeantes. Des questions auxquelles elle n'a pas envie de répondre. Elle y a assez répondue, à elle-même plus qu'aux autres. Les autres s'en foutent. C'est peut-être pour ça qu'elle traîne là. Avec ce monstre. Avec cet homme qu'elle se serait refusé à fréquenter. Oxalide avant l'avion c'était la fille un peu supérieure. Beaucoup en fait. Elle n'était pas la plus populaire des filles. Pas du tout en fait. Elle s'en foutait. Elle avait pas bonne réputation. Vraiment pas en fait. C'était la fille qui s'envoyait tout le monde mais qui faisait quand même la difficile. Elle ne choisissait que les bons garçons, les faisaient devenir mauvais garçons et puis elle les lâchait et recommençait. Inlassablement. Oxalide était une garce. Oxalide détruisait ce qu'elle touchait. Mais Oxalide ne parlait jamais sans raison. Oxalide pesait ses mots plus qu'elle ne parlait. Oxalide n'avait jamais dit je t'aime. Oxalide ne voulait pas mentir. C'était bien sa seule qualité. Ne jamais mentir. Dire ce qu'elle pensait plus que se laisser bercée par des faux-semblants.
Oxalide repensa aux derniers jours chez elle. Ses derniers baisers avec ce charmant garçon que jamais elle n’aurait dû embrasser. Oxalide n’en était pas honteuse. Elle n’éprouvait pas de regret. Oxalide n’arrivait pas à en éprouver. Oxalide était un monstre. Une bête de foire qui ne sait pas agir dans un groupe. Oxalide en lion solitaire. Oxalide seule. Oxalide qui prend la mouche. Oxalide qui ne supporte pas le chantage. La relation dévoilée et Oxalide qui avait fuis. D’avion en avion, elle avait savouré ce vent de liberté. De train en train, elle avait appris à n’avoir aucune attache. Un sac à dos, un sac de couchage et une gourde, c’était tout ce qu’elle possédait. Elle avait fini par jeter son téléphone portable à la poubelle. Les appels répétitifs de personnes dont elle ne voulait plus entendre parler l’avaient ennuyé.
Et puis l’avion avait chu. En même temps que la cavale d’Oxalide. Elle aurait peut-être dû prendre un autre avion. Oxalide avait encore prouvé que sa vie était inutile. Qu’elle n’en avait rien à faire de sa vie ou de sa mort. La mort ne lui faisait plus peur. Elle avait amadoué cette chose. Seulement quand il s’agissait d’elle. Oxalide se refusait à voir d’autres mourir. D’autres qui auraient pu être utile, plus qu’elle.

Et Oxalide avait affronté le diable. L’Hostile. Celui dont elle ne parlait jamais, mais mettait toujours un grand « H ». Celui dont elle avait oublié le prénom. Elle ne connaissait que celui d’Alexandre, mais Alexandre c’était un bon garçon. L’un de ceux dont elle retournait le cerveau jusqu’à ce qu’ils deviennent mauvais garçon. L’un de ceux qu’elle abandonnerait forcément un jour. Et puis il y avait l’Hostile. Il n’y avait plus de travail à faire, il était déjà le diable. Celui qui avait bu son sang. Celui qui l’avait sauvé. Celui qui l’avait tué. Celui qui l’observait, là, à faire le cochon pendu. Il était revenu. Il avait dû la croire envolée, évaporée à ne pas la voir. Et puis elle s’était montrée. Tête en bas, jambes accrochées à cet arbre qui l’avait protégé de son feuillage. Et puis elle était descendue Oxalide. Avec son regard plein de défi qui était devenu sa caractéristique principale. Oxalide fanfaronnante. Face à lui, c’était devenu une habitude. Elle avait peur de comprendre d’où venait cette assurance. Elle avait peur de comprendre pourquoi il lui fallait qu’il se souvienne d’elle. La noyade, les baisers, le couteau dans le ventre. Ce n’était que des souvenirs qu’il ne fallait pas qu’il perde. Oxalide ne savait pas pourquoi. Oxalide ne voulait pas savoir pourquoi. Et If savait. If c’était cette salope qui savait tout. Qui savait ce qu’Oxalide ignorait. If elle sait c’est quoi ce sentiment qui lui tiraille les entrailles comme une mauvaise blague. If, elle sait pourquoi elle embrasse. If sait pourquoi elle défie. If, elle sait pourquoi elle rit, pourquoi elle sourit. Pas vrai que tu sais ? Et Oxalide paumée. Oxalide perdue. Oxalide qui tente de se rattraper à ce qu’elle sait, ce qu’elle fait. Oxalide charme. Oxalide le fait parce qu’elle devine qu’elle peut le faire. Sa main sur sa joue. Une main qui se retrouve éternellement sur cette joue. A chaque fois. Mais il n’y a pas de lèvres qui s’enlacent. Il y a juste elle, elle qui énonce les règles. Elle qui se croit toute puissante. Ce sera quand elle voudra ce petit rituel. Autant dire jamais. Et puis elle fuit. Elle fuit dans son arbre. Elle fuit le danger. Elle fuit parce que c’est tout ce qu’elle a toujours su faire. Et puis elle pose l’ordre. Il la regarde surprit. Elle le regarde avec un demi-sourire qui voulait dire : Tu croyais que j’étais pas capable de dire ce genre de chose ? Moi ? Et puis elle jette un regard au mec qu’il a choppé. Elle croise son regard. Il doit se demander qui est l’être le plus mauvais des deux. Celui qui tue ou celui qui demande ? Est-ce qu’elle est un monstre ? Hein est-ce que t’es un monstre ? If se fige. If réfléchit mais If à la réponse. Elle en a toujours été un.

Et puis il le tue. Avec une mise en scène qu’elle trouvait déplacée. Un coup sec dans le cœur. Il n’y avait que ce sourire de sang qui l’avait fait frissonnée. Tu fréquentes un mauvais garçon Oxalide, tu aurais dû le savoir. Oui, elle aurait dû le savoir. Elle le savait. Mais il y avait quelque chose de vraiment morbide et glauque dans ce spectacle. Or le meurtre. C’était différent du mec qu’il avait abattu dans la forêt le jour où l’enfer l’avait enterré. Le jour de leur rencontre. Et il la regarde. Il te regarde Oxalide. Et Oxalide détourne les yeux. Juste un instant. Juste de quoi ignorer le sang sur ses mains qui lui avait donné un haut le cœur si humain. Il lui parle. Il lui dit ce qu’il aime. Il lui dit que c’est le sang son amour véritable. C’est le sang qu’il adore. Il s’accoude à son arbre et elle s’assoit confortablement sur sa branche. Elle est le guépard, il est le lion. Il regarde dans le vague et le regard de l’arc-en-ciel retombe enfin sur l’Hostile. Il énonce des mots terribles. Des mots auxquelles elle ne s’attendait pas. Oui, elle respirait, oui, elle était en vie. Mais dans cette eau, dans ce courant, dans ce baiser, elle y avait laissé un morceau. Elle se sentait plus gelée à l’intérieur en temps normal. Et la vitalité d’Oxalide n’y avait rien fait. « Je ne savais pas que les demi-morts comptaient. Si tu veux compter il faut que tu sois morte tu sais. » Les mots tournaient en rond dans sa tête, comme des poignards qui frôle la peau de sa victime en laissant une traînée de sang.

Mourir. Elle n’avait pas peur de mourir. Elle se récitait ça comme une devise. Comme un leitmotiv. Elle le prouvait déjà assez tous les jours en frôlant le danger, en provoquant les méchants. Elle n’était pas une guerrière, elle était une kamikaze. Elle fuyait ses problèmes pour finalement s’en servir comme d’une arme qui ne blessait qu’elle. Elle avait beau eut s’en défendre, elle était peut-être suicidaire finalement. Pourtant elle tenait à la vie. C’était juste qu’elle ne laisse personne derrière elle. Tristement. Elle se lève sur sa branche et elle devient le corbeau et il devient le renard. Elle refait la fable. Mais cette fois le camembert, c’est sa vie. « Sache que les morts vivants sont quand même bien embêtants. » Sur sa branche, elle sourit. Sur sa branche, elle domine. Elle joue le même jeu que lui. Elle l’a toujours fait. Parce que ça lui plaisait. Parce qu’elle n’arrivait plus à l’ignorer. Elle savait faire douter de la véracité de ce qu’elle avançait. Elle avait appris à faire hésiter son adversaire. Parce qu’elle est intelligente Oxalide. Elle sait comment agir dans ces moments-là. Oxalide qui a fait du sarcasme et la manipulation ses jeux favoris. Oxalide princesse. Oxalide arc-en-ciel. « Tu veux que je compte comme mort c’est ça ? » Oxalide rit, hautaine, If pleure, blessée. « Tu l’as voulu dès le premier jour. Ça ne fait pas longtemps qu’on se connait. Tu aurais pu attendre un peu avant de réitérer ta demande. » Oxalide avance puis fait demi-tour sur sa branche. Elle a des airs de funambules. Les bras tendus, elle prend la branche comme un fil. Le fil qui retient sa vie. « Ce n’est vraiment pas poli. » Oxalide se fou de lui. Elle est là-haut, elle joue plus qu’elle ne devrait. Mais ne veux-t-il pas la voir morte ? Oxalide se méfie d’If. If blessée doit y être pour quelque chose. If, elle doit être furieuse. Parce qu’If c’est une femme avant tout. Et il ne faut jamais blesser une femme. « C’est ça qui te ferais bander, pas vrai ? Mon corps étendu par terre, inerte. Et puis faut que tu sois à côté pour que mon sang soit encore chaud. Pour que tu puisses me vider de mon sang ? C’est ton p*tain de fantasme, hein ? Que mes lèvres se referment à jamais et qu’elles cessent de t’embrasser ? » Oxalide a laissé place à If. If furieuse. If qui cache des larmes de fureurs. Parce qu’il faut bluffer. If cache pour du bon vieux bluff. Mais c’est Oxalide le monstre la meilleure pour bluffer. Oxalide a décidé de la jouer papier peint, elle laisse If se défouler. La douce If qui a toujours été avenante. Oxalide tend l’oreille. Il y a un bruit qu’elle aime bien. Un bruit qui lui berce l’oreille. Le bruit qui serait la finalité de tout. Alors qu’If fait les cents pas du funambule, elle regarde en bas. Elle regarde la raison de sa haine. Elle hésite à descendre déverser sa colère. Mais elle ne fait pas le poids. Elle ne fera jamais le poids face à lui. Il n’y a qu’une seule solution. Se blesser pour mieux le blesser. Oxalide compte sur Alexandre pour que ça le touche, pour que ça le frappe. « J’aurais pu être de mauvaise humeur et ne pas te faire se plaisir. » Elle soupire. C’est le moment fatidique. Ses mains se crispent. « Mais je suis d’humeur généreuse. » Elle sourit. « Je vais te donner ce que tu veux. » Elle le regarde. Elles le regardent. Elles écoutent. Le silence a repris ses droits sur l’environnement qui les accueillait. Et enfin le bruit qu’Oxalide écoutait se fait entendre. Un craquement, une suite de mini craquements qui forment un long craquement sinistre. Oxalide fait un brusque mouvement sur sa branche et la branche ne tient plus.

Elle bascule.

C'est son requiem.

Elle tombe.

Le sol qui se rapproche, elle ne peut plus se rattraper.

Elle avait bien choisit son endroit, sa hauteur. Le temps que l’Hostile réagisse, il serait trop tard. Et elle percute le sol. Son épaule droite prend tout le choc tandis que le reste de son corps suit la chute. Nez à terre. Inerte.

p*tain de bordel de m*rde, qu’est-ce qu’elle s’est fait mal à l’épaule.

Elle mord le sol pour cacher la vie qui habite encore son corps.

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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Mer 7 Mai - 2:06

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Ma fille Impossible Reine des morte chez les vivants


C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.


Envolés tes mensonges, comme une envolée lyrique qui transpercerait le corps de ton pauvre public.
Non content de l'avoir blessée encore et encore il a fallut que tu lui demandes sans flancher qu'elle t'offres son âme. Tu sais plus pourquoi. Son âme t'en voulais même pas. Alors tu scrute l'horizon devant toi en priant pour que ces mots se soient perdus entre toi et elle.
"Il faut que tu sois morte pour compter." Conneries. Elle compte déjà. Elle compte parce qu'elle est spéciale. Oxalide la fille suicide. La fille la plus vivante que tu connaisse malgré que tu l'ai vu mourir une infinité de fois. Toujours par ta faute. Ta cruauté maladive. Et ton obsession pour elle. Tu l'as tuée encore et encore. Et quand tu la tuais pas tu l'embrassais. Vous vous comportiez comme un vieux couple de marginaux. Dans la douceur de la violence et la violence de la douceur. Alors forcément quand elle jouait les funambules sur sa branche elle t'effrayait. Tu avais peur de son orgueil et de sa spontanéité.
« Sache que les morts vivants sont quand même bien embêtants. »
Et tu en savais quelque chose. Tu embêtais le monde depuis déjà longtemps. Anomalie amnésique qui cherche sa place au creux du monde en la creusant avec des tombes bien emplies. Tu étais une des raisons pour lesquels Dieu n'a pas donné l'immortalité à l'Homme. Dieu. Encore une foutaise à laquelle tu n'arrivais pas à croire et à laquelle tu jouais.
« Tu veux que je compte comme mort c’est ça ? »
C'est bien trop tard. Parce qu'elle compte déjà. Elle est l'infinité dans le monde des morts, régnant à tes côtés auprès des Vivants.
« Tu l’as voulu dès le premier jour. Ça ne fait pas longtemps qu’on se connait. Tu aurais pu attendre un peu avant de réitérer ta demande. »
« Ce n’est vraiment pas poli. »
La politesse. Une notion que tu contrôle à peine. La preuve en est que tu te cloître dans ton mutisme. Bah alors Coban, où sont passés tes grands discours? Tu espères peut-être échapper à l'évidence? Tu te joues du Destin? HaHa. Tu ne sais pas depuis le temps qu'on échappe pas au destin? Il s'accroche à vous comme une maladie auto-immune née de vos entrailles et dont la disparition vous tuerais. Arrêtes de fixer ce foutu horizon. Comment ça tu y arrives pas? Regarde ta Marionnette pendue à sa branche. Regardes comme elle est belle. Bourgeon en plein automne. Espoir dans le chaos. Regarde-là. Ecoutes son destin qu'elle chante en dansant sur sa branche.
« C’est ça qui te ferais bander, pas vrai ? Mon corps étendu par terre, inerte. Et puis faut que tu sois à côté pour que mon sang soit encore chaud. Pour que tu puisses me vider de mon sang ? C’est ton p*tain de fantasme, hein ? Que mes lèvres se referment à jamais et qu’elles cessent de t’embrasser ? »
Alors Coban? C'est ça que tu veux? C'est pour ça que tu fixe cet horizon comme un idiot? Mais y'a même pas d'horizon. Y'a juste la forêt que tu scrute pour y voir l'Espoir. Mais lèves-les tes grands yeux bleus. Lèves-les sur l'Espoir enfin incarné. Réponds-lui. Dis-lui qu'elle se trompe.
Ah. Alors elle se trompe pas? C'est pour ça que t'es revenu? C'est pour ça que t'es pas juste rentré chez toi? C'est ça que tu souhaites au fond de toi? Regardes bien. Poses-toi la question. Oxalide Devin peut-être? Clairvoyante qui peut lire au plus profond de toi? Mais y'a quoi au plus profond de toi hein? I'a quoi? Tu sais même pas. Alors comment tu peux savoir si c'est ça que tu penses? Réponds Coban.
« J’aurais pu être de mauvaise humeur et ne pas te faire se plaisir. »
« Mais je suis d’humeur généreuse. »
« Je vais te donner ce que tu veux. »
NON!
Trop tard. Beaucoup trop tard. Toujours trop tard.
Oxalide poupée cassée sur le sol. Fleur qui fane , arrachée à sa tige majestueuse. Désarticulée. Etendue. Allongée. Abîmée.
Alors c'est ça aimer mal? C'est Abimer plutôt qu'Aimer? C'est ça être mauvais? Poison. Mauvaise graine. Insecte qui distille son venin par la bouche. Même dans le mutisme.
Tu la regarde ta Belle Oxalide. Mais c'est quoi ton problème? T'es obligé d'attendre la pluie torrentielle pour apprécier un Arc-en-Ciel? Tu me fais de la peine pauvre Monstre. Tu fais quoi exactement? Tu essaies de la marquer avec des cicatrices pour te l'approprier? T'en avais marre des baisers qu'elle te donnait? C'est l'inconnu qui t'effraies? C'est bien. Maintenant tu sais ce que ressentent les gens quand ils te voient. Alors quoi? Après le mutisme tu nous joue la paralysie? Tu vas tenter combien de maladie? Ton médecin s'est envolée. Infirmière éteinte.
Réfléchis Coban. Tu sais quoi faire j'en suis sur. Tu veux peut-être plus de moi mais elle doit prier pour me voir. Tu crois vraiment que c'est pour toi, pauvre fou, qu'elle a fait le saut de l'ange? Non bien-sûr que non! Elle l'a fait pour moi Coban. Parce que tu auras beau m'enchaîner tu peux pas t'empêcher de douter. Tu crois que c'est toi qu'elle a embrassé sous cette eau mortelle mais c'est bel et bien moi qu'elle a appelé sur ce sable brûlant. C'est ma main qu'elle a saisi pendant que tu mourrais. Et maintenant par pur jalousie tu vas laisser ta jolie Fée étendue sur ce sol? Tu vas la laisser souffrir? Tu veux ma place. Comportes-toi en temps qu'Homme. Agit. Pas pour moi . Ni même pour Elle. Mais pour moi. Tu sais ce que ça fait de se sentir abandonné. Souviens-toi cette trace blanche sur ton annulaire. Rappelles-toi la bague qu'on t'as rendu. Rappelles-toi l'inscription à l'intérieur. Tu sais pas ce qu'elle veut dire. Mais tu peux lui donner du sens. Tu peux enfon en être digne. Tu peux te venger. Mais si tu la laisse sur ce sol alors t'auras rien fait. Tu vas juste compter un peu plus. Avancer dans ces limbes que tu hais tant. Celle qui t'effraient quand tu vas te coucher comme un monstre dans un placard. Agis Bordel! Fais quelque chose. Elle est là. A tes pieds et tu trouves encore que la terre est trop basse? L'Homme est un loup pour l'Homme mais laisses-moi rire. T'es pas un Loup. T'es qu'un pauvre chien errant. Tu mérites pas son saut. Tout ce que tu mérites c'est d'attendre seul dans une chambre d'Hôpital avec un bracelet sans nom. Tout ce que tu mérites c'est ce vide. Cette absence.


Alors Tu fais taire la voix dans ta tête. Tu Le fais taire et tu te jettes sur la poupée désarticulée larme à l'œil et vide au cœur. Tu sais pas ce que tu fais mais tu le fais. Tu la retournes et tu la positionne. Tu demandes plus d'aide. Tu n'en as pas besoin. Tu sais quoi faire. Tu sais pas pourquoi , juste comment.
Juste comment tenir son flanc en tirant sur son coude. Mais pas comment ignorer la douleur. Seulement reconnaître le clac d'une épaule remise en place, pas quoi faire ensuite.
Tu sais pas quoi faire. Tu as réparé ta poupée mais elle te semble encore plus cassée. Toujours plus brisée. Infiniment plus morte. Encore plus en vie.
La douleur est ce qui nous différencie des morts. Pourtant tu aurais préféré ne pas pouvoir faire de différence. Pas qu'elle soit morte. Mais qu'elle ne puisse pas souffrir. Que tu ne l'es pas faite souffrir mais comme toujours il est trop tard et il ne te reste plus que tes yeux pour pleurer ta Fée Suicide. Tu pourras te recueillir sur sa tombe mais tu te refuses à imposer ta présence à sa forme la plus belle et la plus lumineuse. Parce que tout ce que tu arrives à faire c'est l'éteindre petit à petit.  Tu as essayé et tu as échoué. Tu lui serres la main et tu te relèves.
Tu tournes les talons dans un dernier élan de drame.
"Je vais m'en aller. Je veux simplement que tu sois heureuse et que tu aies une vie aussi belle que possible sur cette île mangeuse de bonheur. J'aurais voulu être à tes côté mais tout ce que je fais c'est t'éteindre comme l'eau éteint le feu. Ne m'oublies pas jolie Fée. Je t'oublierais pas moi. J'ai menti. Aujourd'hui j'ai tué plus d'une personne. Sous l'eau là-bas je sais que j'ai tué deux personnes. Et tu comptes bien plus que tu ne le penses. Sois heureuse Oxalide. Sois vivante et heureuse."
Et plus tu avances loin d'elle plus tu te sens vide. Vide. Toujours ce vide qui t'absorbes au fond de lui. Et alors c'est le noir. Le grand noir qui s'empare de ta vue pendant une seconde et qui te la rends sur ses yeux bleus et ses cheveux colorés.
"Il t'a dit au revoir mais je m'y refuse.



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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Mer 7 Mai - 21:19


we will make love
ft la fée Oxalide et Alexandre et Coban le fuyard
Coxa deuxième du nom.

Tombée, désarticulée. Elle avait mal. Elle ne sentait son bras que par la douleur qui s’en dégageait. Elle ne sentait son cœur que par la douleur qu’il émanait. Il avait juste hurlé non. Il avait juste crié. Il avait juste parlé quand c’était déjà trop tard. Elle était tombée, désarticulée. Démembrée. Elle n’était pas morte. Elle savait que la hauteur de la tuerait pas. Elle se déboiterait un membre, se casserait une jambe au pire. C’était son épaule qui avait pris tous le choc. Son silence la fatiguait. Elle mangeait le silence et il se taisait. Le temps était une éternité. Peut-être était-il partit. C’était peut-être ça. Partit. Il l’avait laissé seule dans sa douleur. Elle l’avait cherché. Elle aurait très bien pu descendre de sa branche avant qu’elle ne craque. Elle aurait très bien pu le provoquer autrement. La provocation est un jeu dangereux. Et là elle était sacrément abîmée. Tombée, désarticulée. Elle était inerte, sur le sol. Et puis finalement elle entend le bruit de la vie. L’Hostile qui bouge. L’Hostile qui se déplace. Vers elle. Ça se trouve il va définitivement la tuer. Rien que cette pensée lui donne envie de pleurer. Pleurer parce qu’il aurait envie de la tuer plutôt que l’aimer. C’est quoi ces sentiments soudain Oxalide ? Tu fais la guerre et après tu demandes à être aimée ? Tu ne te foutrais pas de la gu*ule du monde Oxalide ? Mais If elle comprend. Elle comprend trop bien. If elle est encore plus abîmée qu’Oxalide. Il n’a même pas cherché à la retenir. La retenir du bout des doigts. Écorchée If. If elle pleure. Pleure que l’Hostile ne soit pas déjà à ses côtés. Pleure parce que l’Hostile ne lui a pas dit mot. Pleure parce que l’Hostile l’a laissée faire le saut de l’ange. Il la répare, mais If elle pleure toujours des larmes invisibles et silencieuses. Des larmes qu’il n’y a qu’Oxalide qui peut les voir. Des larmes de crocodiles pleurées par une fée. Oxalide c’est la fée des larmes. Oxalide c’est la fée de la tristesse. Oxalide et If elles ont mal en cœur. Elles souffrent de la vie. L’Hostile ou Alexandre, elles ne savent plus, qui essayent de la réparer. Réparer ce corps tombé, désarticulé. Ce corps égratigné, ce corps mal aimé. Les yeux bordés de larmes de douleurs, elle le regarde. Lui son mécanicien du cœur. Mauvais mécanicien. Mécanicien qui la règle et qui la dérègle à chaque parole, à chaque baiser.
Il lui serre la main et il s’en va. Il lui a serré la main et il s’en est allé. Il la laisse seule. Dans un discours si caractéristique de l’Hostile. Et dire qu’elle pensait qu’il avait avalé sa langue. Elle n’y croyait plus de l’entendre parler. Elle n’y croyait plus qu’il lève enfin le silence assourdissant. « Je vais m'en aller. Je veux simplement que tu sois heureuse et que tu aies une vie aussi belle que possible sur cette île mangeuse de bonheur. J'aurais voulu être à tes côté mais tout ce que je fais c'est t'éteindre comme l'eau éteint le feu. Ne m'oublies pas jolie Fée. Je t'oublierais pas moi. J'ai menti. Aujourd'hui j'ai tué plus d'une personne. Sous l'eau là-bas je sais que j'ai tué deux personnes. Et tu comptes bien plus que tu ne le penses. Sois heureuse Oxalide. Sois vivante et heureuse. » Elle voulait s’y opposer. Elle voulait apposer son veto sur sa décision. Mais la douleur lui coupe la parole. Mais la douleur traîtresse. Elle veut parler. Elle ouvre la bouche mais  aucun mot n’en sort. Elle prend une inspiration et le mot sort. C’est même plus un mot, c’est une insulte. Une insulte qu’elle pense autant qu’elle le regrette. « Connard. » Elle veut qu’il disparaisse. If elle est blessée et Oxalide a envie de pleurer. Elles font pitoyables. Elles ont l’air d’adolescentes s’étant faites larguée la veille du bal de fin d’année. Mais c’est pire que le bal de fin d’année. C’est le bal de son enterrement. Chacun des jours de sa vie est devenue une longue valse. Une valse qu’elle vit à travers ses partenaires.
If elle a pas envie qu’il parte. Elle ne sait pas vraiment pas pourquoi. Mais quand il part, son cœur se fait douloureux. Etendue par terre, elle se redresse. Elle vainc la douleur pour être enfin assise. If malade qu’il la laisse. Et puis soudain, il se retourne. Son cœur rate un battement. « Il t'a dit au revoir mais je m'y refuse. » Pas un seul instant elle se demande qui parle. Elle se relève vivement, même si elle a mal. Elle se jette à son cou. Elle ne se demande pas si c’est Alexandre, Coban ou un autre. Oxalide veut pas être seule. Oxalide veut plus être seule. Elle ne supporte plus la solitude mordante de la vie. Elle a la gorge qui se sert et là contre lui, elle réfléchit, elle pense, elle vit. Et comme un acte qui les définit, elle l’embrasse. Ses bras autours de son cou, ses lèvres contre les siennes. Elle pleure. Elle pleure parce qu’elle est abimée. Elle pleure parce qu’elle veut vivre. Elle veut vivre. Mais elle n’arrive pas à comprendre pourquoi elle est toujours mieux contre ses lèvres. If a compris, mais pas Oxalide. Oxalide elle est perdue dans des passions qu’elle n’a jamais fréquentées. Elle ne sait pas de quoi il s’agit. Elle ne sait pas pourquoi elle se sent obligée de l’embrasser irrémédiablement. Comme si elle y apposait la marque de son territoire. Oxalide et If se mêlent et se démêlent dans ce baiser. Encore un baiser différent. A chaque fois qu’ils s’embrassent, c’est différent. Elle détache ses lèvres des siennes, elle essuie ses larmes, lui laisse le temps de réaliser et finalement lui glisse à l’oreille, fébrile. « Tu ne me laisseras pas hein ? » Oxalide avait failli dire jamais. Mais elle n’aimait pas le mot jamais, elle ne le prononçait pas. Il était trop lourd en responsabilité. Elle voulait juste ne plus être seule jusqu’à aller mieux. Jusqu’à se sentir moins monstrueuse. Tombée, désarticulée. Oxalide se détache, mais c’est trop tard. Oxalide s’attache. Oxalide le regarde. Elle effleure ses propres lèvres, celles qu’elle a porté à celles de l’Hostile. Oxalide elle se sent soudain forte. Oxalide sourit. Oxalide nourrit son regard d’un dernier défi. Ce regard plein de défi avec lequel elle regarde Alexandre. Le même que celui qu’elle dédie à l’Hostile. Elle se mordille la lèvre inférieure. Par de beaux gestes lents qui faisaient des arcs de cercle, elle lève son haut. Doucement, sa cicatrice se dévoile. Elle découvre sa peau centimètres par centimètres. Elle met au jour sa poitrine nue et fini par laisser tomber son haut plus loin. Son corps est douloureux, il est en train d’être couvert de nombreux hématomes, mais dans son regard plein de défi, rien ne s’y voit. Un regard qui défi, un regard qui tente, un regard qui allume. Et elle sourit.


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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Sam 17 Mai - 16:08

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ça sert à quoi te Kaner dis moi? ça sert à rien.


C'est loin d'être évident moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec une fée.


T'es partis. T'as fui. Tu l'as écouté. Tu es resté silencieux spectateur de ton propre présent. Tu l'écoutais t'analyser et tu te voyais entrer dans le moule qu'il t'avais construit. Et maintenant qu'il se retourne héroïque prononçant son discours de vainqueur dédaigneux tu te risques à étendre les bras pour t'accrocher aux bords de ce moule qui semblait si bien te Sierre. T'accrocher pour vérifier la réalité de ce petit fourbe qui semblait si doux mais qui forgeait son arme dans ton âme. Tu étends les bras mais rien ne s'oppose à toi. Le moule est loin autour de toi. Il pourrait englober trois personnes avant qu'elles aient l'impression d'être à l'étroit. Il t'as eu. Il t'a balancé son venin sur de lui. Il avait répété son discours, l'avait travaillé, l'avait fondu sur toi pour que tu te reconnaisses dans chacune de ces paroles oubliant que c'est le fruit de ta propre imagination qui déclamait son parjure. Il avait recalé la petite fée au rang d'ordinaire. Ordinaire. OR-DI-NAI-RE. Il n'y a pas de mot sur cette terre qui ne lui conviendrait moins que celui-ci. Oxalide avec ses cheveux étranges. Oxalide et ses réactions surprenantes. Oxalide qui meurt et qui vit. Oxalide l'impossible avec qui tout devient possible. Celle avec qui tu verrais bien un long destin tracé d'un trait gras et propre et qui pourtant ne peut pas se tracer en continue. Oxalide l'anomalie que le destin a posé sur ton chemin comme un cheveux sur la soupe et qui t'as fait perdre pied dans ton quotidien. Envolées les folles soirées où tu battais la campagnes œil clos et poing armé pour aller te défouler. Aujourd'hui tu regardes le ciel chaque jour pour surveiller les étoiles. Pour vérifier qu'aucune étoile multicolore ne décore l'étendue noire. Mais le ciel est toujours moucheté de pâles couleurs et tes yeux toujours rivés sur ses perles bleus.
Tu regardes la poupée désarticulée qui se remonte et qui s'approche. Ta joue brûle déjà de la gifle qu'elle s'apprête à te mettre. Punition pour avoir loupé son tour. Pour ne t'être pas précipité la cueillir avant qu'elle ne se fracasse au sol. Châtiment d'avoir déserté le jeu au beau milieu d'une partie. Humiliation d'être revenu la queue entre les jambes sans t'excuser en bombant le torse tel un centurion qui s'en va en croisade pour sa patrie.
Ta joue pique encore quand elle passe les bras autour de ton cou et qu'elle cache son visage humide en t'embrassant. Embrasser. Mourir et renaître au bords des lèvres. Phœnix qui renaît à sa manière. Toujours le même baiser, toujours plus diffèrent des autres. Il a un goût de résistance ce baiser. Il crie au monde d'aller se faire foutre. Il est beau ce baiser. Mais il a une touche de tristesse. Pas de mais. C'est cette touche qui le sublime. Qui le rend épique. C'est un peu ça Oxalide. C'est épique. C'est pas commun et c'est beau même quand c'est laid. Surtout quand c'est laid en fait.
Quand elle quitte tes lèvres tu touches plus le sol et tu sais même plus quel sol. Tu n'es qu'un membre qu'on aurait arraché à sa racine qui se bat pour vivre.
Et quand de sa voix mouillée elle te demande de plus la laisser seule tu te perds en toi.
Toi aussi quelques années auparavant tu devait penser ça. Toi aussi tu devais avoir peur qu'on te laisse. Toi aussi tu t'accrochais à quelqu'un. Mais voilà aujourd'hui t'es seul. Seul avec toi même et tu ne t'accroches jamais. Tu es devenu amer. Froid et avec une pierre au milieu du thorax. Tu te bats pour jouer à faire semblant de vivre. T'es devenus esclave d'un jeu qui n'existe que dans ta tête.
Mais s'il est trop tard pour toi, pour Oxalide et ses prunelle couleur d'avenir rien n'est trop tard. Pour elle et sa moue triste et pleine de défi il ne sera jamais trop tard. Et puis peut-être que si tu la laisses pas elle te laisseras pas. Vous serez seuls mais ensemble.
Tu raisonnes et Oxalide perds la raison. Elle perd ses vêtements surtout. Lueur de défi qui vous unit aux yeux elle balances son t-shirt pour se retrouver comme au premier jour. Seins nus et peau blanche.
Excitation.
Excitation d'abord de sa peau nues offertes à tes yeux. De ses seins qui pointent pour toi. De son regard d'océan turbulent. De sa peau que tu sais salée. De sa tête haute qui veut dire "Tu comptes faire quoi?" De ses grands gestes gracieux, comme une danse exécutée pour toi.
Culpabilité.
Culpabilité ensuite. Culpabilité de tes yeux excités sur sa cicatrice qui la coupe en deux. Culpabilité du souvenir partagé. Un moment si peu magique et pourtant baigné dans de la poussière de fée. De la poussière d'étoile. Une étoile qui se sacrifiait pour réparer tes erreurs. Tes erreurs qui laissent des traces. Tes erreurs qui tachent et qui blessent. Des erreurs que tu pourras pas toujours réparer.
Protection.
Protection enfin dans la façon dont tu enlèves ton haut le défi dans les yeux. Protection dans ta démarche de jaguar qui s'approche de sa proie. Protection quand tu te plantes tout contre elle jusqu'à sentir ses sein contre toi. Protection qui s'éparpille comme chacune de vos rencontre. Protection qui hésite; Qui pose ta main rougie sur son épaule nue. Protection qui la serre contre toi pour vous unir. Pour ne faire plus qu'un. Pour qu'elle ne sente pas ton pull que tu dépose sur ses épaule désormais rouge. Protection qui vous ramène des heures plus tôt, dans cette forêt. Quand tu n'avais fait qu'une erreur. Quand tu ne la connaissais pas. Quand elle ne te connaissais pas. Quand elle n'embrassait pas toi. Quand il y avait l'Autre.
Et au final Toi.
Toi qui refuse de renoncer aux souvenirs qui se sont bousculés depuis. Toi qui plonge ta tête dans son cou pour ne pas oublier qu'elle t'a un jour embrassé au dépens de sa vie. Toi qui te perds en elle pour lui promettre de ne jamais la laisser. D'être toujours là. Toi qui dis Jamais et Toujours. Toi qui blasphème et qui ainsi accède à la certitude instable d'un avenir à deux. Peut-être main dans la main, peut-être poing contre poing. Mais toujours vous deux. Et Toi qui sait très bien que l'un est aussi alléchant que l'autre.
Toi qui te rends compte que tu la soulève dans tes bras. Qui te souviens du pantin désarticulé sur le sol tout juste rabiboché. Qui dépose la fleur délicatement sur le sol et qui promet. Qui dit Jamais. Qui dit Toujours.
Toi et Elle. Vous. Pour toujours, à jamais.
Avec cette silencieuse angoisse du remaniement qui transformerait votre trait gras et épais en Jamais pour toujours.

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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second. Jeu 19 Juin - 22:42


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Comme un chasseur, il l’approche, il la guette. Elle, la sauvage aux seins nus. Elle, l’arc en ciel qui se rebelle. Elle, l’inconnue aux cheveux en fleurs. Elle, la fille au regard de défi. Elle, la petite fille qui lui demande de rester. Elle qui n’a qu’une idée en tête. Elle qui sourit lorsqu’elle voit le corps musclé se dénuder. Ce corps qui se dévoile et elle défaille. Elle n’a plus de mots dans la bouche. Sa langue ne bouge que pour aller l’embrasser, trop anesthésiée pour prononcer mot. Elle meurt dans ses bras. Encore une fois. Mais cette fois, c’est son cœur qui meurt. Son cœur qui fond. Son cœur qui rompt. Mais cette fois, elle ne comprend pas pourquoi. Elle n’a jamais connu cette situation. Oxalide perdue. Oxalide qui se meurt doucement, dans une idylle. If au cœur libéré. If elle en sort magnifique de ce baiser. If, dans ce baiser, elle est devenue princesse. Princesse d’un royaume qu’Oxalide n’a jamais connu. T’es paumée Oxa pas vrai ? Cette fois c’est toi à qui on pose les réponses. T’es perdue ? Tu sais pas ce qu’il t’arrive hein ? Oxalide perdue. Oxalide qui meurt. If elle est couronnée. If à la couronne de fleur. If elle gouverne ce corps. Ce corps fluet enveloppé par les bras rassurant de l’hostile. Et pour une fois, pour une fois depuis longtemps, elle se sent en sécurité. If elle connait le monde dans lequel le défi a entrainé Oxalide. If elle se laisse guider. Elle sent un morceau de tissus caresser ses épaules, mais elle sent surtout leurs corps qui se touchent, qui s’effleurent, qui se caressent. If elle sent surtout sa peau qui frissonne aux contacts des doigts épais de l’Hostile. L’Hostile qui chasse tout le noir et blanc de son cœur. Hostile qui la fait devenir sensible. Hostile qui l’attendrie, qui la ramollie. Elle est inexplicablement bien dans ces bras. Ces bras qui la porte et qui la dépose au sol. Pull qui la sépare de la terre mère. Pull qui la sépare en l’unissant. Unissant au bras de l’Hostile. Hostile aux baisers charmants et aux doigts hostiles. Oxalide a plus la tête qui marche droit. Poupée de cire, elle est détraquée. Poupée de citron, elle ne sait plus où elle en est. Acidité qui lui ronge quelques moments de réflexion. Elle s’est perdue. Oxalide allongée sur le sol a perdu la raison. Perdu sa raison d’être. Perdu sa façon de penser. Perdu son air de défi. Accrochée aux lèvres de l’hostile, elle espère ne jamais s’en séparer.
Oxalide en loque, Oxalide qui s’imagine pas en cloque. Oxalide qui a besoin de ce contact pour se sentir réparée. Entière. Soignée. Elle est entière. Comme s’il était la partie manquante. La partie manquante de son esprit pervers sans doute. La partie manquante à ses connaissances. Ou alors, il était juste la rencontre qu’elle avait à faire. La rencontre qu’elle ne devait pas ignorer. La rencontre qui change tout. La rencontre qui fait oublier. La rencontre qui efface son passer et écrit son futur. Comme un livre vierge. Une histoire qu’il reste à relier. If elle a déjà écrit le bouquin entier. Elle sait quels mots dire, elle sait où ses doigts doivent aller. If elle a dû avoir les cours qu’Oxalide n’a jamais eu.
If mène la danse sous le corps épais de l’hostile. Elle sourit contre ses lèvres, elle se sent à sa place. Enfin. Ça faisait longtemps qu’elle était bancale. L’hostile, c’était sa cale, celle qui égalisait ses pieds. Celle qui égalisait ses pensées, celle qui arrêtait de la faire tanguer. Et pourtant, il ou elle devait être mal foutu. Maintenant c’était le monde entier qui tanguait. Ils étaient le monde entier. Ils étaient tous ensemble. Ils étaient deux météorites qui s’approche, qui se cogne, qui s’éclate et qui crée un nouveau monde. Entre deux souffles, elle est nue. Sous lui, face à ses yeux. Face à son corps. Elle voit la vérité plongée dans un monde de rêve. Elle voit le rêve dans un monde de réalité. Les mots se changent, les mots s’échange. Elle ne sait plus où penser. Elle ne sait plus quoi penser. Comme des mots à l’envers. Elle veut une boussole pour trouver le chemin. Chemin qu’elle a perdu. Yeux fermés, elle suit son instinct. Son instinct qui veut oublier qu’elle a un cœur. Un cœur qui bat a en mourir. Un cœur qui bat trop fort. Un cœur près à sortir de son corps. Cœurs de deux monstres en collision. Elle aime à penser que leurs cœurs battent en cadence. Elle aime croire, qu’elle n’est pas seule à avoir le cerveau retourné. If a découlé sur Oxalide et Oxalide disparaît. If c’est l’intouchable. If c’est l’invincible, elle meurt, mais jamais pour de vrai. Oxalide, elle se pensait la plus puissante. Oxalide misérablement puissante. Oxalide qui n’a que la connaissance. Oxalide qui a perdu tout le reste.
Leurs corps nus qui s’entremêlent. L’arc-en-ciel devenu terre. Arc-en-ciel abattu par terre. Arc-en-ciel qui monte au septième siècle. L’arc-en-ciel est sali mais il gagne en pureté. Elle n’a pas honte, elle veut le firmament. Dans ses bras à lui et à aucun autre. Océan de pureté que sont ses yeux avec lesquels elle le regarde. Elle capte son regard, comme si elle avait quelque chose d'important à dire.

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Message(#) Sujet: Re: COXA HOT - J'croise les doigts pour que tu sois comme moi dans un état un peu second.

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