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Message(#) Sujet: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Ven 21 Fév - 23:49


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Assise dans l'herbe dans un coin de la forêt que peu de gens connaissait, elle plaça une feuille sur sa langue et la mâcha lentement. Le goût était absolument affreux, mais ce n'était pas de la gastronomie qu'elle voulait. Oxalide laissait entrer les toxines dans son organisme et lorsqu'elle commença à se sentir toute chose elle s'allongea. Les yeux écarquillés vers le ciel elle découvrait à nouveau ces illusions qui lui faisait passer le temps, qui rendait cette île plus belle encore. Toutes les couleurs autours d'elle étaient amplifiées, elle avait l'impression d'être dans un autre monde. Les effets n'étaient pas seulement sur sa vision, mais aussi sur son corps, ça la faisait se sentir incroyablement bien. Sachant qu'elle dormait peu, qu'elle était préoccupée par pas mal de chose, elle était enfin réellement détendue.
Oxalide consommait toujours très peu, mais le nombre de fois où elle avait recours à cette herbe miracle augmentait. La douleur d'imaginer que toute sa famille l'imaginait morte ou encore volant d'un bout à l'autre du monde. Le hasard, elle y avait cru longtemps et puis ce crash avait ébranlé sa foi. Elle méritait d'être là. A force d'avoir fait ce qu'elle voulait sans ce soucier de rien, elle avait créé son propre enfer. Oh Lucifer. Son deuxième prénom.
Les effets s’estompaient et Oxalide se releva doucement, se frottant les yeux aux pupilles dilatées. Le plus dur c'était le retour à la réalité. L'enfer, le bagne. Elle tentait de se convaincre avec tant de mal qu'elle avait tord, que tout allait bien. Bordel c'était faux. Si tout était parfait pourquoi ces remords ? Pourquoi ces addictions ? Pourquoi cette drogue ? Pourquoi ces regrets ? Elle étouffe. Satanas c'est qu'elle boue de l'intérieur. La faute à ces pensées, à cette panique, à ces angoisses. Un bad trip comme elle en avait horreur. Cette impression soudaine qu'elle allait mourir. Le sol se dérobait sous ses pieds. Le souffle court, elle voulait revenir. Elle voulait que ça s'arrête. Un vent de panique soufflait sur Oxalide.
Un bruit et Oxalide tente de reprendre sa contenance. Elle se mord la main pour sentir la douleur, pour se prouver qu'elle est bien vivante, pour savoir dans quel monde elle est. La morsure était rouge et saignait légèrement. Oxalide regarda autours d'elle, l'impression nette qu'il y avait quelqu'un dans les parages.    

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Sam 22 Fév - 23:07


         
Hunt is my play and

this wood will smother

your scream


Coban le chasseur et Oxalide le témoin

Il courait , comme un écureuil qui tente d'échapper à sa proie. Et je courais derrière lui, muscles contractés. Je m'obligeais à ne pas accélérer , à ne pas sauter sur lui directement. Je voulais qu'il se sente traqué. Et qu'il voit au bout de ce tunnel une lumière. Je voulais qu'il atteigne la frontière de cette lumière. Et l'achever alors qu'il voit un bout d'eau. Ce petit carré de paysage qui signifiait qu'il était sauvé. Je contrôlais ma course , mimant d'être distancé et fou de rage. Je voulais que l'espoir germe en lui.
On y était. Je voyais l'eau bleu et calme ,comme toujours. J'entendais le vent qui me ramenait des sons , des bribes de conversations . Mais ce n'étaient que mirage. Et je le savais depuis le temps que je jouais à ce funeste jeu dont j'étais le seul gagnant possible. Mais lui l'ignorait. Dans sa tête il était sûrement sauvé. Je m'élançait. Le plaquant au sol , sur ce tas de branches mortes et menaçante. Même moi j'étais griffé et ça n'apportais qu'une couche supplémentaire à mon bonheur. Ça signifiait que je ne rêvais pas. Que nous étions tout deux dans ce labyrinthe , sans fil , aucune Ariane . Je suis le minotaure et il serai mon dîner. J'enfonçais ma lame dans son flanc. Et admirait le sang couler sur ce corps qui se tord de douleur. Mais il m'en faut plus. Plus de sang , plus d'agonie , plus de joie dans mes yeux et dans mon sang. Je le perçais de part en part , m’esclaffant de ce sang qui m'asperge le corps. Si je pouvais je plongerai en lui pour m'enduire de ce liquide comme les gladiateurs s'enduisent d'huile avant d'entrer dans l'arène . Mais je me suffisait de ce maigre substrat. Il renonçait à la vie. Ses yeux s'éteignaient. « Tu as vu l'espoir n'est-ce pas ? » . Il me regardait , comme s'il était incapable de traduire mes mots. Il est trop endommagé . Ma poupée n'est plus qu'un bout de plastique qui se vidait de son dernier souffle. J'allais devoir jouer en solo. Et je m'acharnais sur son corps , hurlant de plaisir ,Comme un râle qu'on pousse sur le corps de son amante. Son sang refusait de couler et je m'acharnais bientôt sur sa boîte crâniène. C'est à ce moment que je l'aperçu , dubitative. M'observant comme si j'étais un abruti. Je me relevais , heureux d'avoir un peu de rab sur mon plaisir . Mais quelque-chose dans son regard me stoppa net. Elle n'avait pas peur. Elle n'était que dégoûtée. Mais pas ce dégoût que j'ai l'habitude de lire dans les yeux de mes témoins. Ses cheveux multicolores tombaient sur ses épaules , blanches malgré le bronzage. Elle était là , bras étendus le long du corps. Quand on a peur, quand on voit une pareille scène on reste pas stoïque les bras le long du corps. On court. Et si on est paralysé , on se crispe. Elle avait les muscles bandés mais ils n'étaient pas crispés. Voulait-elle se battre ? Se joindre à moi ? Ses lèvres bougeaient pour sortir un son , des mots , des paroles. Une consistance qui pourrait me permettre d'avancer mon puzzle




Dernière édition par Coban V. Callaway le Ven 14 Mar - 14:30, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Dim 23 Fév - 2:14


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

C'était totalement flippant cette impression de ne rien contrôler. Un coup du plaisir, du laisser aller et puis d'un coup de masse de l'angoisse arrivait. Une impression qu'il y avait un trou béant sous ses pieds et qu'elle allait tomber dedans au moindre faux pas. Elle se releva difficilement. Elle prenait appuie sur les arbres qui l'entourait et heureusement, ils étaient nombreux. Sa main la lance, mais c'était bien la seule chose qui lui rappelait que c'était le monde réel et qu'elle n'allait pas mourir. Cette peur de mourir la faisait suffoquer.
La douleur qui naissait de l'étau de ses dents lui donnait l'impression qu'elle était en train de redescendre légèrement. Et puis il y eu ce bruit. Elle entendait des bruits terrifiants. Une course poursuite ?  Si Oxalide n'était pas quelque chose, c'était bien peureuse. Toujours dans les vapes de sa consommation de plantes quotidienne, elle se décida à approcher, peu certaine qu'elle verrait du vrai ou du faux.
Un spectacle des plus atroces se déroulait sous les yeux de l'arc-en-ciel. Un bain de  sang des plus vulgaire. Sans aucune grâce, sans finesse. Du simple barbarisme, pour le plaisir. Ça la laissait sans mot. Elle, petit génie de la médecine, ne comprenait pas comment on pouvait gâcher l'oeuvre d'art qu'était le corps humain. Aussi psychopathe qu'on pouvait l'être, elle ne saisissait pas pourquoi on ne voyait pas le beauté pure.  Un os cassé et elle cilla légèrement. Observateur omniscient elle ne ressentait pas la douleur du cadavre, ni la hargne de l'assaillant. Tout ce que ses beaux yeux saisissait c'était la destruction de la beauté. Une oeuvre d'art salie.  
Elle l'avait mauvaise Oxalide. Elle avait l'impression que c'était son travail à elle qui était détruit. Elle l'avait mauvaise Oxalide. Elle y voyait presque une attaque personnelle. Elle l'avait mauvaise Oxalide quand il leva les yeux vers elle.
Pas un poil ne bougea, ne se leva. Calme paisible, calme tranquille. Il n'y avait que cette douleur à la main. Elle serrait les poings. L'arc-en-ciel regardait dans les yeux du tueur et vit que quelque chose n'allait pas. Un temps avant de saisir, de comprendre.  Elle ne fuyait pas. A vrai dire, courir, ça n'avait jamais été son truc. De l'effort inutile. Son corps était de ceux qui restaient mince et ferme avec un peu de marche chaque jour.
Courir ou ne pas courir ? Pourquoi fuir ? Elle le voyait à la taille et aux muscles du tueur, jamais elle ne ferait le poids. Si jamais elle se défendait, il la ferait voler comme une plus. Si elle courait, elle ne tiendrait même pas cinq cent mètres, pitoyable. Le seul sport dans lequel elle se démarquait à peut près était dans le sport en chambre, mais là c'était encore une chose. Une bouffée de chaleur la prit. Un soupçon de réalité ? Et si ce n'était qu'illusions ? Qu'hallucinations ? Sorcellerie ?  Un mauvais trip comme elle n'en avait jamais fait.
Ses cheveux devant les yeux, elle passa la main dans la foison aux milles couleurs pour les remettre en place. Non, elle ne rêvait pas. Un coup d’œil au soleil et elle comprit que les effets étaient largement passé. Réalité quand tu nous tiens.
Son regard se fit froid et son ton sec, comme un blizzard. Plus qu'elle ne l'aurait voulu, mais ça faisait longtemps qu'elle n'avait plus peur pour sa vie. Qui l'attendrait ? Une famille dont elle est la honte ? L'ignominie. La traînée. Ignoble traînée. Autant mourir. Paradoxalement, elle avait peur de mourir, comme une échéance à tout. Une fin. Oxalide n'était pas très happy ending et encore moins ending. Les mots sortirent enfin, acerbe. L'air de dire "Tu viens de détruire La Joconde, barbare."  Fines lèvres rosées capable de parler de ce genre de barbarisme sans peur.  « Un simple coup dans la carotide aurait suffit. Tu l'aurais laissé se vider de son sang, je suis sûre que ça t'aurais amusé tout autant. »  Refusez le barbarisme, approuvez le meurtre. Nouveau slogan d'Oxalide. Elle le mettrait sur ses prochains pin's. Elle s'approcha du corps  et s’agenouilla devant, vieux réflexe de ses heures de stages elle posa deux doigts sur le poignet du cadavre pour prendre sa tension. Le vide. Le néant. Elle ne savait pas ce qui était le pire, que ça ne l'étonne pas ou qu'elle ouvrit sa veste, l'ôta et la posa sur le visage couverte de sang. A peine reconnaissable, certes, mais elle refusait de s'imaginer témoin de ce massacre. La Joconde bordel ! La Joconde ! Un coup de couteau en plein dans son sourire. Elle le voyait bien dans le regard du tueur qu'il était à mille lieu de se douter de la gravité de son acte. Elle ne se souciait guerre de sa poitrine nue, beaucoup trop occupée à considérer ce corps, à la peau pâle quelque peu entaillé. Elle parcourait du doigt une plaie ouverte, se vidant encore de son sang. Sur ses lèvres entrouvertes semblait flotter un pourquoi. Pourquoi tant de violence ? Elle avait sa réponse bien sûr. Passionnée de l'ultra violence, elle avait lu tous ce qui 'y rapportait.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Lun 24 Fév - 19:13



Je ne veux pas te voir ,
mais je veux savoir que
tu es toujours là

Coban taché de sang et Oxalide à moitié nue


« Un simple coup dans la carotide aurait suffit. Tu l'aurais laissé se vider de son sang, je suis sûre que ça t'aurais amusé tout autant. »[/color]
Et le seul acte qui se joint à ses paroles c'est le fait qu'elle recouvre son visage comme on recouvre un mort sur le continent. Elle n'était même pas gênée à la vue de tant de sang. En même temps après ses paroles , je j'en déduis rapidement qu'elle est trop différente pour être choquée. Et m*rde ! J'avais pas vu mais elle a rien sous sa veste. Rien. Nada ! C'est quoi cette meuf ? Elle a les cheveux tricolores ... euh non 4 ... 5 ... Je sais même plus c'est quoi l'adjectif dans ce cas ! Elle me éclater la boîte craniène de ce type et tout ce qu'elle trouve à dire c'est que j'aurais du le saigner par la carotide ! Je viens de pousser le râle du type au bord de l'orgasme, Je suis couvert d'hémoglobine , j'ai un couteau à la main et elle se fout à poil? Elle cherche la mort? Ou alors elle est tombée sur un des champs et elle est complètement défoncée c'est pas possible ! Mais elle m'intrigue trop pour la bâillonner tout de suite. Depuis quand les débiles de cette île n'ont pas peur de nous? D'habitude la simple prononciation du mot Hostile les fait frémir.Et elle tout ce qu'elle trouve à faire c'est ... ça ? J'arrive même pas à réfléchir . Je comprends pas. Et puis de quoi elle se mêle?
"-T'en sais quoi de mon plaisir? J'en ai rien à foutre qu'il meure sans douleur . Ou du premier coup. C'est pas une performance  . Mais de la durée. Je suis pas un foutu lache. Tu vois ce con allongé ? -Je pointais du doigt le cadavre gisant à nos pieds- Je lui ai couru après 5 bonnes minutes. Et tu veux rire ? -Je m'approchais peu à peu- j'aurais pu le rattraper une bonne quarantaine de fois. Mais je veux qu'il ait peur . Si peur qu'il en implore chaque divinité qu'il connaît. Et je veux voir son sang. Le sentir, le goûter. Alors je sais pas c'est quoi ton problème. Je sais pas ce que tu piques dans les champs de mes collègues. J'ignore pourquoi tu tiens si peu à ta vie .-J'étais déjà à quelques centimètres d'elle- . Mais saches une chose : si tu es trop lâche pour mettre fin a tes jours. Si tu compte sur moi et ma barbarie pour amocher ton joli petit corps. Si tu penses me donner envie avec tes deux seins qui pointent -et ils pointent bordel ! Il pointent ! Souffle Coban souffle , c'est pas le propos- et tes cheveux teints par je ne sais quel miracle ! Abandonne le projet. Je ne tue et ne fais l'amour que par désir . Pas parce qu'une inconnue shooté me l'a supplié. Je pouvais sentir son souffle sur mon cou , hauteur à laquelle elle m'arrive. Il était saccadé mais maîtrisé. Pas la précipitation de la peur non , celui de la colère. -je riais- Et en plus tu es en colère ? Ou peut-être vexée? Vu ton état je dirais que tu n'est pas là depuis 6 ans . Tu fais partie des derniers débarqués. Alors que ce passe-t-il? Tu t'adaptes mal aux conditions de vie sur l'île et tu te shoote seule dans les bois? Et ça ne te suffit plus ? Tu as besoin d'une dose d'adrénaline? Tu veux le grand frisson d'approcher le grand méchant vilain ? Passes ton chemin. Je ne te tuerais pas. Parce que tu n'as pas peur. Parce que la dernière chose à laquelle tu penseras avant de clamser c'est pas moi. Ni les dix dernières minutes. Ce sera une connerie . Et ça m’intéresse absolument pas. Alors va chercher quelqu'un d'autre pour ta dose. Ou va au bunker voir le compte à rebours défiler mais ne m'emmerde pas. J'ai raté les dernières gouttes de ma victime. Je ne veux plus savoir quel goût il a. Il est froid. Pourri. Immangeable. Je n'en veux plus. Fais en ce que tu veux. Enterre-le. Jette le à la mer ou laisse le pourrir ici. Mais n'espère pas de moi la  mort ou l'orgasme." Et à peine mes derniers mots envolés que je les regrettais déjà. Ils faisaient partis de ceux qui s'envolent trop vite....




Dernière édition par Coban V. Callaway le Ven 14 Mar - 18:25, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Mar 25 Fév - 4:38


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Tous ces bouquins ingurgités pendant tant d'années vinrent lui faire tourner la tête. Elle revoyait distinctement chacune des parties sensibles du corps humains, les points vitaux. Bien sûr qu'il n'y avait pas que la carotide , c'était même cliché de dire ça. Elle n'aimait pas les clichés, elle en était déjà un à elle toute seule. Le petit génie associable. Peur de fournir des efforts, peur de s'investir, Oxalide fuit. Elle prend toujours la voie la plus facile et pourtant Oxa est là, face à ce qui est manifestement ce qu'ils appelaient Hostile. Oxalide avait oublié d'avoir peur. Oxalide trouvait plus important d'assumer les contre coups de sa consommation de drogue.
Oxalide regardait le cadavre, foutu réflexe d'étudiant en médecine. Elle ferma les yeux pour reprendre sa contenance. Oxalide voulait oublier toute notion de beauté, comme lui le faisait. Devenir un monstre n'avait-il pas quelque chose de tentant ? Non. Elle était déjà assez répugnante comme ça. Elle lit dans le regard de l'Hostile. Oxalide y lit des choses et If en rigole. Le situation ne la fait même pas un peu frissonner, comme si c'était anodin, comme si elle se trouvait face à son miroir. Oxalide n'était pas sûre de comprendre pourquoi elle était dans cet état. Bercée par une mélancolie, une envie de changer. Bouger, s'agiter, voyager, comme avant le crash. Puis elle réalisa, elle fuyait plus qu'elle gigotait. Fuir, courir, ne pas faire face à son passé, ne pas le laisser la rattraper.
Voilà qu'elle se retrouvait devant un gros bras qui voulait lui faire la morale. Tu te crois plus intelligent qu'elle du con ? Son poils se hérissa, juger juste par ses yeux et rien d'autre, elle détestait ça. Il s'approchait d'elle et elle ne bronchait pas. Un air d'affront plus que de peur.  Plus il parlait, moins elle avait peur de lui, plus une chaleur montait depuis sa poitrine. Colère, le besoin de lui envoyer sa main dans la figure. Elle serrait la mâchoire. Prétentieux, ignare, tu te crois le plus fort, c'est ça ?  Il lui parle de peur et elle ne peut réprimer un léger soupire supérieur, hautain. If vaut mieux que lui, sombre crétin vivant dans l'ignorance. Embrassant l'idée que la peur est la pureté absolue. Oxalide pourrait pas en être plus en désaccord avec lui.
Les mots tombèrent "inconnue shootée". Oxalide dû avaler la pilule. Oxalide fuyait la réalité. Oxalide n'était plus là. "Alors que ce passe-t-il? Tu t'adaptes mal aux conditions de vie sur l'île et tu te shoote se ule dans les bois? Et ça ne te suffit plus ? Tu as besoin d'une dose d'adrénaline? Tu veux le grand frisson d'approcher le grand méchant vilain ? " Les mots étaient de plus en plus dur à encaisser. Elle allait le tuer, l'étrangler, le fusiller. Il ne serait qu'un ramassis de lambeau à ses pieds.
Ne pas broncher, ne pas bouger, ne pas lui montrer qu'il est le plus fort.   Il avait cru qu'elle était sa pute ? Qu'elle allait courir pour répondre à ses désirs narcissiques ? Crève.
Une p*tain, manquait plus qu'elle soit ça, qu'elle vende son corps pour un peu de cannabis. C'était dégradant, surtout qu'elle fumait très peu de joints. Elle se fournissait de ces plantes psychotropes qui poussaient sur l'île et dont elle gardait le secret. Un foutu sourire se dessina sur les lèvres de l'arc-en-ciel. Oxalide se rapprocha du corps musclé, elle posa ses mains sur son torse, amusée, provocatrice, tentatrice. « Tu es vraiment sûr que tu ne veux pas me mener à l'orgasme ? Oh que c'est dommage.» Sur sa dernière phrase se sentait toute l’hypocrisie de son propos. Ô sarcasme, son meilleur ami dans les pires moments. Bien sûr qu'elle n'en passait pas un mot ! Dignité ! Il n'eut pas le temps de réfléchir qu'elle avait déjà récupéré le couteau de ses mains, pas le temps de réagir qu'elle avait reculé.
Elle regarda le couteau avec amusement, encore ensanglanté. Elle sali sa peau nue avec le sang du cadavre présent sur le couteau, pour nettoyer la lame. Salir pour purifier. Un p*tain de pistolet sur la tempe évoquait le couteau dans la main de l'arc-en-ciel.  Elle allait le flinguer, c'est ce que disait le sens de la lame. D'un geste des doigts et dans un sourire malicieux elle tourna la lame vers elle. « J'ai pas besoin d'aide ni pour un p*tain d'orgasme ou pour qu'on me tue. J'peux le faire toute seule. Comme une grande. On peut se donner la mort seul, sans ton aide, ça t’épates hein ? » D'un coup sec elle se planta la lame dans le ventre. Un coup d'sang, un coup d'éclat. Un simple regard à la plaie dégoulinante de sa sève lui permit de vérifier qu'elle n'avait touché aucun point vital. C'était un genre de coup à blanc, mais lui, l'idiot devant elle n'était pas censé le savoir. La douleur était là, saisissante, violente et pourtant, un irréductible sourire était là, sur ses lèvres, fière d'avoir prouvée qu'elle pouvait être plus c**** que lui. C'était bien ça. A qui faisait le plus le con. Elle gagnait la manche.   

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Jeu 27 Fév - 14:53



Stupide sourire pour un visage si naïf

Oxalide and Coban


Sa détermination m'annonçait que j'avais tout faux. Si elle était comme toutes les autres elle aurait fuit. Et si elle avait envie de se suicider mais n'en avait pas le courage elle aurait montré un peu plus de peur , moins d'affront. Et si elle a pu avoir envie de moi à un moment donné , ce moment était déjà bien dépassé. J'suis vraiment con.
Elle posait ses main chaudes sur mon torse refroidit. Et prononçait des mots qui ne rimaient à rien dans l'instant. « Tu es vraiment sûr que tu ne veux pas me mener à l'orgasme ? Oh que c'est dommage.» Même les oiseaux riaient. Ils riaient de moi. Son sarcasme ne me plaisait pas et mon envie de tuer me démanger me chatouillait le bout des doigts mais le temps d'y penser que je voyais déjà ma lame chérie dans ses doigts fins. Qu'allait-elle faire ? Me tuer? Alors c'était ça . J'allais m'éteindre ici dans cette forêt miteuse atteint à la carotide? Et c'est elle qui me ravira mon dernier souffle. C'est à elle que je penserai en dernier. Elle préparait sa lame. La nettoyait sur son corps blanc. Se souillait pour faire briller la lame qui entrerait bientôt en contact avec mon corps. Mais elle ne s'approchait pas. Et sa lame n'était pas dans la bonne orientation. « J'ai pas besoin d'aide ni pour un p*tain d'orgasme ou pour qu'on me tue. J'peux le faire toute seule. Comme une grande. On peut se donner la mort seul, sans ton aide, ça t’épates hein ? » Et sans hésitation elle planta la lame dans son ventre . Laissant s'écouler un fluide des plus purs le long de son corps désormais en danger. Et elle souriait. Cette idiote souriait. Elle me regardait et elle souriait. C'était le plus beau et plus troublant . Le temps s'areta sur ce sourire. Elle était divine. Ses cheveux multicolore tombant en cascade sur ses épaules. Encadrant ces yeux plantés dans les miens. Et son sourire. Celui de la personne la plus lucide de la planète. Qui se rie du destin et des conséquences. Je me fichais de ses seins. Je ne voyait que ce flot de sang qui dégringolait de ses profondeurs. Il coulait naturellement. Comme s'il n'allait jamais s’arrêter. Il ruisselait le long de ses jambes interminables. Rouge. Sublime. Chaque couleur à côté est devenue terne. Je ne voyait plus que ça. Ce sang qui s'échappe d'elle. Qui m'appelle. Et sans réfléchir je me rue sur elle. Ce sang n'a pas lieu d'être gâché. Il n'a pas sa place dans cette terre impure . Je l'allonge précautionneusement et lui retire le couteau. Elle a perdu plus de sang qu'elle ne peut le supporter. Elle ne mourra pas. J'en suis certain , mais elle ne peut plus reposer sur ses jambes. Et une fois le couteau jeté au loin je pouvais faire ce que je désirais mais tout ce que je faisais c'était appuyer sur ce gouffre béant. Cette fontaine au miracles pour qu'elle cesse de s'épancher sur sa peau douce . Je ne savais pas quoi faire. Je ne suis pas fait pour faire subsister d'autres personnes. Je suis un voleur d'âme. Un traqueur de souffle. Coban n'a jamais tenu entre ses bras quiconque méritait de vivre ou du moins ne méritait pas de briller en vie. C'était la première . Elle devait survivre. Si je l'amène à la grotte on se foutra de ma gu*ule et on l'achèvera. Je ne peux pas aller dans les différents camps de réfugiés. Je refuse de me faire voir. Plus j'appuyais , moins le sang sortait mais ça n'allait pas suffire. Elle a parlé de carotide. Elle n'a pas flanché en enfonçant la lame en son sein. Son regard sur ce corps. C'était le même que le Docteur Nibs , mon chirurgien . Il avait eu ce regard quand mon camarade de chambre s'éteint éteint. Et il avait ce même ton de je-sais-tout à la fois passionnant , fascinant, et fatiguant , exaspérant. Elle savait quoi faire. Mais elle ne faisait rien. «-Dis moi quoi faire ! Arrête de te laisser mourir. Tu dois vivre! Tu dois continuer à montrer au monde que ta différence n'est ni de la lâcheté, ni de la perversion , ni même de l'infériorité. Tu dois leur faire voir ta magie! Et morte tu ne sers plus à rien. Tu dois continuer à respirer ! Dis moi quoi faire plutôt que de sourire! Je ferais ce que tu voudras! Si tu survie je promet de ne plus être un barbare. Je serai un chirurgien de la mort! Tu dois survivre , je t'en supplie , ne gaspille pas ce fluide si précieux. Imagine ce qu'il peut devenir une fois mûr!» Et c'est sur ces paroles désespérées que je portais ma main ensanglantée à ma bouche. Pour appuyer mes paroles et goûter au filtre . Il est doux. Sans pareil. Il n'a pas cet affreux goût de terre et de rouille de ces personnes insipide. Il a le goût de la vie. Celui de la beauté.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Ven 28 Fév - 14:49


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Le sang coulait, il semblait vouloir fuir son corps, partir loin, se mélanger à la terre. Liquide qui rencontre solide. Un mélange fusionnel. Son sang qui semble avoir trouvé sa place auprès de la terre plus que dans son corps. Trahison. La douleur est franche, ses forces s’écoulaient en même temps que le liquide rouge. Force  vitale qui fuit, jambes qui s’écroulent, qui ne tiennent plus. C’était comme une évidence mathématique. Oxalide laissait le sang couler, Oxalide ne se laisserait pas vivre, Oxalide voulait montrer qu’elle avait raison. Elle le voit dans son regard que ce sang la fascine autant qu’elle, qu’il n’a plus le regard porté sur ses seins. Il regarde juste la plaie et elle voit le trouble. Elle aussi doute, elle se demande ce qu’elle a foutu, pourquoi elle agit comme ça, elle a envie de s’insulter. Puis le vide. Elle se sent tomber. Tout tourne autour d’elle. Le sol l’atteint lentement, il lui faut un temps avant de comprendre qu’il l’a rattrapé. Un temps même, avant d’envisager cette possibilité. Il aurait pu la laisser pour morte et pourtant il la rattrapait. Elle ne comprenait pas. Oxalide ne cherchait pas à comprendre. Elle faisait juste une liste de ce qu’il lui faudrait pour refermer la plaie. Elle s’imagine déjà morte. Déjà éteinte.
Il lui retire le couteau des mains, et elle ne saisit pas. Son cerveau asphyxié par le manque de sang refuse de comprendre. Elle se sent c*nne, dans les bras de l’hostile. Hostile qu’elle avait provoqué, Hostile qu’elle n’arrivait pas à déchiffrer, comme beaucoup de chose à vrai dire. Oxalide c’était un petit génie, pourtant, Oxalide comprenait pas les motivations des humains, c’était un p*tain de mystère. Le rapport à l’autre, elle y arrivait pas. Alors pourquoi il appuyait sur sa blessure pour arrêter l’hémoglobine ? Il aurait pu la tuer, la  violer, faire tout ce qu’il voulait d’elle. Elle n’était plus qu’une poupée arc-en-ciel sans force. Ses mains sur son corps qui se voulaient salvatrice. Oxalide abandonna. Elle n’y chercherait plus de logique. Elle n’y était pas arrivée. Les mots de l’hostile la perdirent encore plus. Un flot de parole, dont elle saisissait les mots, même plus sûre de les comprendre ensemble. Elle doutait, elle souriait. Cacher son trouble. Cacher sa faiblesse. Oxalide, elle cachait tellement de chose que c’était naturel. Oxalide elle avait du mal à montrer ce qu’elle pensait vraiment. «-Dis-moi quoi faire ! Arrête de te laisser mourir. Tu dois vivre! Tu dois continuer à montrer au monde que ta différence n'est ni de la lâcheté, ni de la perversion, ni même de l'infériorité. Tu dois leur faire voir ta magie! Et morte tu ne seras plus à rien. Tu dois continuer à respirer ! Dis-moi quoi faire plutôt que de sourire! Je ferais ce que tu voudras! Si tu survie je promets de ne plus être un barbare. Je serai un chirurgien de la mort! Tu dois survivre, je t'en supplie, ne gaspille pas ce fluide si précieux. Imagine ce qu'il peut devenir une fois mûr!» Les mots étaient trop violents pour qu’Oxalide puisse les encaisser. Il voulait l’aider. Il ne voulait pas qu’elle meurt. Elle était magique. Magique. Magie magique. Les mots tournaient en rond dans la tête d’Oxalide. C’était fou, bizarre, offusquant. Elle ne savait pas comment réagir. Personne ne lui avait parlé comme ça. Personne n’avait jamais voulu la convaincre de faire quelque chose à ce point-là. Les derniers mots de son père n’étaient pas « Tu n’es qu’une pauvre pute Oxalide, je refuse d’avoir une p*tain dans ma famille ! » Reniée de sa famille, de son monde et acceptée par un Hostile. Le monde avait dû s’arrêter, ou il ne tournait plus rond. Elle ne voulait pas savoir. Oxalide se sentait torturée, plus que si il l’avait poignardé, arraché les ongles. C’était dans son âme que tout se jouait. Son sourire tomba, comme un masque qu’on laisse tomber. Elle se laissa aller à une grimace, très légère, un pincement de lèvre. Elle avait mal après tout. Oxalide n’était pas surhumaine, elle avait ses peurs et ses faiblesses à son plus grand regret. Oxalide elle avait pas peur de mourir ni de provoquer un hostile, elle avait pas peur de se planter un couteau dans le ventre, elle ne semblait pas avoir peur des choses qui font peur. Oxalide elle a juste peur d’être aimée, qu’on la regarde, qu’on fasse attention à elle. Oxalide elle a peur d’exister. Un arc-en-ciel ne se montre que les jours de pluies.
Elle se mord les lèvres et se laisse à parler, à le laisser l’aider. Sa voix est assurée, bien plus qu’elle ne devrait l’être. Elle parait ne pas souffrir, être plus forte que tout. Quoi qu’il arrive elle ne se montre pas. Elle reste cachée derrière ce masque de fierté et d’insensibilité, elle a dû ramasser le masque quand elle n’y faisait pas attention. Elle se demande pourquoi elle ne lâche pas définitivement les apparences. Ça ressemble plus à une malédiction qu’à une vie. Finir poignardée par sa propre main. If elle semble folle, If l’est peut-être. Il n’y a plus de doute à avoir, elle ne peut plus être sauvée Oxalide. Sa blessure peut être refermée, mais elle est cinglée. Elle est plus le genre de personne à qui on parle. Déjà qu’elle était le genre de personne qu’on ignore. Sa voix, elle était donc sûre, par humaine et elle se laissa à lui donner des ordres. « Dans la poche intérieure de ma veste y a une bobine de fil et une aiguille. Il me la faut. » Elle sort de la poche de son pantalon une petite fiole transparente et la verse sur sa blessure. Son corps se tord de douleur, elle ne supporte pas le liquide qui la lave, qui nettoie sa plaie. Elle retient un cri en se mordant la main. Elle retrouve ses esprits, loin de l’ensommeillement que son cerveau avait connu précédemment. Oxalide elle a mal. Reprendre ses esprits, ne pas avoir mal, prendre le dessus sur son corps, t’essayes If, mais tu sais que ce n’est pas suffisant. La douleur est lisible sur son visage. L’alcool qui désinfecte sa plaie, elle arrive pas à le gérer, elle se dit que refermer sa plaie ça peut pas être pire. Elle ne l’a jamais fait sur elle-même, toujours sur les autres. Avant ça, elle n’avait jamais été assez idiote pour se blesser gravement jusqu’à présent. Elle se relève doucement en faisant attention à sa blessure. L’hostile revient et elle pose ses doigts sous son menton pour l’embrasser, le remercier, le savourer.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Ven 28 Fév - 23:47



YOU'RE NOT HUMAN .

YOU'RE MAGIC

Coban et la fée Oxalide


Sa réponse mit du temps à venir. Elle hésitait. Elle hésitait à ce que je lui sauve la vie. Elle préférait mourir que de devoir ses prochains battements de coeur à un cinglé. C'était paradoxal. Une folle qui juge un fou. Avec un air faussement désabusé de celle qui ne risque pas sa vie. Elle ne m'indiquait pas . Elle ne me demandait pas. Elle ordonnait. Les boyaux en sang et la mine pale elle trouvait le courage et l'audace d'ordonner au psychopathe qui la maintenait en vie de récupérer du stupide fil et une stupide aiguille. Pourquoi elle avait ça dans sa poche en plus? C'est quoi son trip ? Une sutureuse en série ? Ce qu'elle prenait dans sa poche elle ne me laissait pas le manipuler. C'était une fiole. I'avait quoi là dedans ? de la poudre de fée ? Des larmes de licorne ? Elle se balançait le tout sur sa plaie béante et vu la mine qu'elle fait c'est plus du destop à l'eau de javel que de la poussière de fée. Et pourtant elle reste stoïque. Le liquide se mélange à ses entrailles et elle bronche tout juste. Je commençais à croire que sous cette petite fée se cachait l'incroyable Hulk , sans crainte de la douleur. Quand il s'agissait de sauver sa vie en me faisant confiance elle devait réfléchir. Mais il était question de s'enfoncer une lame aux tréfonds de son âme elle ne cillait même pas. Un trésors pareil je voudrais le garder sous mon aile à jamais. Ne le montrer à personne. Pour que personne ne l'abîme. Et quand quelqu'un montrerai du doigt la différence je pourrai lui montrer la jolie luciole. Lui coller cette fée aux couleurs de l'arc-en-ciel et lui faire voir tout ce qu'il n'est pas dans sa normalité normale. C'est une arme dangereuse. Vous pouvez se faire suicider des gens avec des mots. Et vous serez la seule cause de leur torture psychologique. Mais je sens que cette arme ci allait être difficile à amadouer et utiliser. Surtout avec une aile cassée. Et alors que j'étais parti chercher ce qu'elle voulait dans sa poche , comme un docile soldat. Parce que je l'avais promis. Je ferais tout ce qu'elle voudrait . Et je commençait tout de suite. Pour protéger ce petit bout. Pour que personne ne puisse la blesser. Jamais. Elle se relevait difficilement . Je ne savais pas si je devais l'aider. Je risquait de faire encore plus de mal avec mes pattes ensanglantées et maladroites. Et alors elle recommençait. Elle secouait ses petites ailes et elle faisait briller le monde d'une lumière nouvelle. Elle posait ses lèvres sur les miennes et c'était comme si je n'avait jamais ressentit ça. Ce n'était ni de l'amour ni du désir. Ce n'était pas charnel. C'était un bout de mon âme qu'elle embrassait sans le savoir. Elle ne voulait rien. Elle ne faisait que ce qui lui traversait l'esprit . Ni plus ni moins. Comme si rien d'autre que l'instant présent ne comptait.
Mais elle avait toujours cette plaie béante. Qui recommençait à se vider. Et j'avais dans les mains cette aiguille et ce fil. Et alors je compris. Je n'allais pas la recoudre. J'en serais bien incapable. Je risquait de lui faire mal. Et elle était bien trop intelligente pour me laisser faire. Elle allait le faire elle-même. Hulk allait resurgir décliné en une myriade de couleurs. Il allait mettre son masque de parfaite je-m'en-foutiste et s'emparer de son aiguille et son fil pour recoudre ce gouffre et contenir sa magie. Elle allait user de son miracle pour se sauver seule. Sans l'aide de personne . Devant mes yeux ébahis elle m'empêchait de voir sa douleur derrière son masque mais je voyais sa main trembler au fur et à mesure q'elle marquait son corps. Quoi qu'il arrive elle allait se souvenir de moi . Parce que ce sera jamais le genre de plaie qui disparaît . Parce que je ferais en sorte que ce moment lui redonne confiance en sa magie. Et alors qu'avec peine elle faisait son dernier point je me rendais compte. Plus jamais je ne goûterai son sang. Je n'aurais jamais plus ce goût venu des cieux sur ma langue amorphe. Et alors je me précipitais sur elle . Pour goûter une dernière fois ce sang pur. Ce sang que je promet de cacher aux yeux du monde. Une fois cette promesse faite au plus profond de moi je me relevais pour repartir sur de meilleurs termes.
"-Alors par quoi on commence? Tu as remplit ta part. Je dois faire quoi pour honorer ma part? "



Dernière édition par Coban V. Callaway le Ven 14 Mar - 18:29, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Sam 1 Mar - 1:24


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Baiser né de la colère, de l'affront. Baiser perdu, tel l'esprit d'Oxalide. Oxalide se perd, Oxalide se noie. If n'arrive pas à faire face, elle sait pas quoi faire pour une fois. Le doute est lisible, il l'a vu, elle le voit. Elle se mord les lèvres de doute, de terreur. Vivre ou mourir ? Elle avait hésité, il l'avait convaincu, elle l'avait embrassé. Suite logique des choses. C'était un baiser un peu étrange, qui avait le goût de son sang. Il en restait un peu sur ses lèvres. Un baiser lié par le sang et rien d'autre. Baiser sans signification, baiser chaste, baiser nu.
Elle frissonne sous l'alcool. Douleur violente et masque plus fort. Elle se refuse à montrer ce qu'elle est, elle se refuse à tout laisser tomber. Oxalide c'est la fille dont on se fiche, Oxalide elle attire l’œil que par ses cheveux. Cheveux d'arc-en-ciel.
Le sang ne les attend pas, la sève se remet à couler sans préavis, séparant leurs corps. Il lui donne son fil et son aiguille. Sa petite trousse de secours qu'elle a toujours dans sa veste. Oxalide elle est prévoyante, toujours quelque chose sur si jamais elle doit aider, à son plus grand malheur. Oxalide n’est pas bienveillante. Oxalide c'est un monstre, elle aide pas, elle laisse crever. Tout ce qu'elle fait c'est préserver la beauté humaine. C'est sa petite passion à elle. La beauté humaine. Voir ces corps écorchés, ce sang qui coulait inutilement, exagérément. Barbarisme. Oxalide elle veut juste arrêter ce barbarisme ignoble et vulgaire. Dans les mains d'Oxalide l'aiguille et le fil deviennent des armes redoutables, les siennes. Elle joint les deux lambeaux de peaux coupés nettement et commence à suturer. Elle grince des dents. Ça fait mal. Ça la torture. Oxalide pense qu'a sa petite douleur. Oxalide elle regarde plus l'hostile. Elle lui fait assez confiance pour ne plus le regarder. Oxalide embrasse, Oxalide fait confiance. Idiote, c’est ce que t’es If, arrête de serrer des dents en enfonçant cette aiguille dans ta chaire, regarde-le If ! Oxalide l’écoute pas sa voix dans sa tête, elle continue et elle s’apprête à fermer sa plaie définitivement. L’hostile se jette sur elle et elle sursaute. If je t’avais prévenue ! Ta gu*ule connasse, If elle veut pas t’entendre.
Elle regarde l’hostile au-dessus de sa plaie. Elle sait plus trop quoi faire, elle est étonnée. Elle échoue à saisir la logique des faits. Ils ont l’air hors du temps, ils ont l’air inhumains tous les deux. Pleins de défauts, pleins de joies. Ils sont étranges. Ils sont magiques. Le mot résonne encore dans la tête d’Oxalide, il ne la lâche plus. Elle le laisse faire l’hostile, elle fait semblant de ne pas avoir peur alors que son cœur battait la chamade. Juste une frayeur, If, pas une peur, une frayeur, le truc qui vient d’un coup, brutalement, tu ne t’y attends pas et qui redescend aussi vite.
Il se relève finalement et elle peut enfin finaliser sa couture, mettre le point final à son œuvre. Réparer la beauté humaine et pour une fois, elle le faisait pour elle, Oxalide qui réparait sa propre beauté. Oxalide aux noms de fleurs, paisible et on lui demandait quoi faire. L’hostile ne cessait de la prendre de court. Il sollicitait son aide pour savoir ce qu’il devait faire, accomplir sa part du marché. Oxalide laissa le doute passer sur son visage. Elle devait faire quoi au juste ? Oxalide qui avait déjà du mal dans les relations humaines se trouvant dans une situation qui ne devait existait dans aucun manuel. Elle aurait presque préféré qu’il la viol plutôt que de montrer qu’elle n’était sûre de rien.
Commence par faire simple If, ne t’attaques pas au plus compliqué, tu n’y arriveras pas. T’es trop abasourdie pour réfléchir, pour faire appel à ce génie qui te pourrie la vie. « Déjà ton nom. » C’était un bon commencement, de savoir comment il s’appelait. Quoi que. Vivre dans le mystère n’était pas si mal. Ça avait toujours amusé Oxalide la frustration de ne pas connaitre le nom de quelqu’un, quelque chose, ce besoin de mettre un nom sur quelque chose. Mais là, c’était différent, autre chose. Oxalide était déjà assez perdue pour jouer jusqu’au bout, elle sentait qu’elle n’allait plus suivre, qu’elle allait se perdre elle-même dans le jeu. Il fallait mettre un nom sur cet hostile. Sur ce qui se passait devant elle. Un nom, un doute, un moment, une magie. Encore de la magie, toujours de la magie. Oxalide être magique aux yeux de quelqu’un ? Elle n’y croyait définitivement pas, comme si ça ne pouvait pas exister, comme si ce n’était pas normal. Oxalide elle était perdue dans ses propres songes. Son regard se perd un instant sur sa blessure puis trouve le regard de l’hostile. « Oxalide. » Dit-elle simplement, comme un mot de passe, un nom secret, qu’il est censé comprendre, identifier, assimiler. Oxalide est un secret à elle toute seule, peut-être qu’un jour il le saura, peut-être qu’un jour il le découvrira. Oxalide n’aime pas prévoir, elle vit comme ça vient, comme elle le sent. De toute façon qu’est-ce qu’on peut prévoir sur cette île où vivre un jour en plus est une bénédiction ? Où réussir à ne pas mourir avant midi est un miracle. Réussir à éviter d’être le petit-déjeuner d’un hostile était le défi de la journée. « Qu’est-ce que tu veux savoir ? » Oxalide avait toujours été bonne élève, mais en professeur, elle n’avait jamais essayé et ne se sentait pas à la hauteur. Elle ne se voyait pas à la hauteur du deal qu’ils avaient fait.
Oxalide elle doute, Oxalide elle sait plus. Elle n’a jamais rencontré quelqu’un qui la fasse douter avant ça. Elle se mord la lèvre, elle est en position de nette infériorité, à moitié nue, sans force. Il va lui falloir du temps avant de récupérer le sang perdu. Une mauvaise prise de sang, c’était la terre à qui on avait greffé son sang, avec mauvais goût.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Sam 1 Mar - 3:15



It's the disease of the age

It's the disease that we crave



Coban -&- La fée arc-en-ciel




De tout les ordres qu'elle pouvait me donner. De toute les phrases qu'elle aurait pu prononcer. Elle a choisit la seule à laquelle je ne puisse pas répondre sincèrement. Alors je la regardais. Me demandant quoi faire? Lui mentir? Etaler la vérité? ou ne rien dire? Je n'avais pas le temps de choisir qu'elle balançait encore un mot.

OXALIDE.

C'est quoi ça? Son prénom? Elle a un prénom de fée? Elle est sérieuse? Non. Elle est magique.

"-Je m'appelle John. Doe."

Et comme si elle n'avait pas entendu. Comme si elle ne m'écoutait plus elle demanda dans la foulée : "Que veux-tu savoir?"

Je voulais en savoir des choses. Je voulais savoir vivre par moi même; Je voulais savoir être heureux; Je voulais qu'elle savoir comment faire pour qu'elle vive à jamais; Je voulais tout savoir de sa magie . Mais elle ne m'apprendrai rien dans cet état. Alors il fallait faire simple. Elle devait se reposer. Il fallait qu'elle se régénère pour briller et illuminer l'île. Dans la grotte elle ternirait. Dans le bunker aussi. Dans sa propre grotte peut-être. Après tout , je peux être invisible quand je veux.

"-Je veux savoir où tu habites. "

Elle était surprise. Tu m'étonne.Un cinglé qui a ton sang sur les lèvre qui te demandes où tu habites c'est louche. Je devais l'éclairer. Elle avait pas la force d'être dans le noir.

"-Je veux simplement te ramener chez toi. Tu dois te reposer. Une fée à l'aile casée ça peut plus voler. Et toi ton aile est bien abîmée. Alors je te ramène. Je te nettoie. Je t'apportes de l'eau et je te couches. Puis je disparais. Jusqu'à ce que tu puisse battre des ailes. Tu le sais pas mais j'ai décidé de garder un oeil sur toi. De te garder en vie. Alors quand tu iras mieux je reviendrais. Sagement pour que tu puisses me dire quoi faire et pourquoi faire. Même pas. Juste quoi faire. Alors? C'est pas où?"

Tu m'étonnes qu'elle soit déroutée et hésitante. Je suis même pas clair.

"-Je t'expliques : Je veux pas te violer ni te tuer. Et je veux que personne ne puisse avoir ce privilège. Parce que oui je le répète tu es magique. MAGIQUE. Comme une fée. La fée Oxalide. Ça sonne bien hein? Je sais pourquoi tu te défonces: parce que tu es trop belle pour ce monde. T'as jamais eu la sensation que le monde tournait mais que tu n'étais pas en phase? Moi oui. Et personne m'a aidé. Alors je suis mort. Et pour vivre je dois tuer. Toi je veux que tu vives. Avec ta pureté d'effarouchée. Mais pour que tu vives il faut que tu te reposes. Vite. Parce que Hulk est pas invincible. Parce que même Hulk quand il perd autant de sang bah on l'hospitalise. Avec un lit spécial géant vert et des aiguilles de la taille d'un doigt . Maison l'hospitalise. Pas de bol , ici on n'a pas d'hôpital. Mais ça t'empêche pas de dormir dans ton lit. D'accuser le contre-coup du choc. De réfléchir. Alors on ira où tu voudras. Toi dans mes bras. A un mètre du sol. Comme une fée qui rentre chez elle. Tu vas remplir ton pochon de poudre de fée et tout ira mieux. "

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Sam 1 Mar - 17:43


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Oxalide on la prend rarement de court. Oxalide elle se fou tellement de sa vie qu'il en faut beaucoup pour lui faire écarquiller les yeux, pour la surprendre. L'arc-en-ciel sait lorsqu'il y a des jours de pluie, l'arc-en-ciel vient toujours après. Pourtant l'hostile il est ce jour de pluie avec soleil, Oxalide ne sait pas si elle doit se cacher ou se montrer. Il avait dit son "nom" elle en aurait presque grincé les dents. Il se foutait d'elle ou quoi ? John Doe. Comme si elle savait pas ce que c'était. Elle ne dit rien sur coup, tachant de comprendre l'information, l'assimiler. En fait il n'y avait rien à assimiler, c'était sans doute ça le plus difficile à avaler. Une information vide. Elle fit comme si elle n'avait pas entendu, elle préférait ignorer ça un moment et enchaîna avec la question suivante.
Oxalide le voit réfléchir un court instant et puis arrive la question à laquelle elle s'attend le moins, à vrai dire elle s'attendait pas à grand-chose, elle y avait pas réfléchi. Oxalide réfléchit jamais aux réponses qu'on va lui donner, mais ça. Jamais elle n'aurait pu s'en douter, imaginer. L'hostile la surprenait, la laissait la bouche tombante.  Son esprit arrive pas à comprendre et il a l'air de l'avoir saisi, il commence à parler, lui expliquer des trucs, lui répéter qu'elle est magique, qu'elle était une fée. Les mots rebondissaient sur elle, sans trouver ancrage. Oxalide ne comprenait pas comment quelqu’un pouvait penser ça d’elle. Oxalide elle était perdue. Il lui dit qu’il va revenir. Son cœur s’arrête et puis redémarre de plus belle. C’est trop étrange comme situation. Elle ne savait plus comment réagir, comme agir. Elle qui était déjà perdue rien qu’à l’idée d’avoir des relations sociales, celle-là la laissait sur les fesses.
Personne n’avait jamais parlé comme ça à Oxalide. Oxalide c’était le fantôme, la connasse, l’incestueuse. Jamais on ne lui avait dit qu’elle était magique, jamais on ne lui avait dit qu’elle était forte. Elle avait l’impression d’être un ramassis des merdes de la vie et là  on lui dit tout le contraire de ce qu’elle avait toujours pensé. Un hostile. Un hostile pensait quelque chose de positif au point de vouloir la sauver, de lui donner fil et aiguille pour la recoudre. Il lui rappelle qu’il n’y a pas d’hôpital, ça tombe bien elle ne voulait pas y aller. Il ne lâche pas l’affaire, il veut vraiment la soigner, la faire se reposer et il tâche de comprendre pourquoi elle se défonce. Dingue, fou, hostile. Les mots virevoltent dans la tête, se cogne et elle tâche de trouver une solution, un truc à faire, un truc à dire. Finalement, elle croise les doigts. Son aile cassée ? Elle n’en a rien à faire. Oxalide fait la forte tête. Fait pas la c*nne, tu f’ras pas le poids. Tu sais qu’il peut te soulever d’un geste sans que tu puisses agir. Tu t’en doutes If, alors pourquoi tu cherches à te rebeller ? Elle ignore tout ce qu’il a dit pour revenir à la première question, à la première réponse. « Sérieusement ? John Doe ? »
Elle l’avait prononcé de cette façon à dire qu’elle n’y croyait pas une fraction de seconde. Comment pouvait-on supporter de s’appeler John Doe ? Au moins on s’inventait un nom, un prénom, elle ne savait pas. Elle n’aurait jamais supporté de perdre son nom et de devenir une inconnue, à tel point que même son prénom est courant, fondu dans la masse, dans l’anonymat. Un prénom des secrets, un prénom de l’inconnu. Elle s’y refusait. Elle ne l’appellerait pas comme ça. Oxalide lui donnerait une identité s’il fallait. John Doe ça la faisait frissonner avec un genre de dégoût. Mourir sans laisser de trace, mourir sans nom, sans âme. Oxalide trouvait ça affreux, inhumain. Elle aurait travaillé à la morgue elle aurait renommé tous les Doe. Pourtant Oxalide ne travaillait pas au service de la mort, elle travaillait au service de la vie. De la préservation de la beauté. Oxalide y revient toujours, à la beauté du corps humain, c’est son petit trésor à elle.
Oxalide continue d’être têtue, pire qu’un âne, pire qu’une gosse. Oxalide ne se laisse pas faire. Il ne tirera rien d’elle s’il ne coopère pas. Oxalide en position d’infériorité, Oxalide qui hérisse le poil. Oxalide frissonne et se rappelle qu’elle est à moitié nue, que sa veste est sur un cadavre. Elle prend conscience de là où elle est. Près d’un meurtrier, elle est presque en train de bien s’entendre avec lui. Les notions d’Oxalide sont cassées, elle ne sait plus qu’est-ce que bien s’entendre avec quelqu’un. La relation est juste étrange, ce n’est pas de l’amitié, ce n’est pas de la peur, c’est presque de la confiance, rien de ça ou tout mélanger, elle ne sait plus. « Pourquoi je devrais te laisser m’emmener ? Te laisser savoir où je vis ? » Tu n’es pas totalement cassée, t’es peut-être un peu en lambeau, mais je peux avancer par moi-même, If arrête de faire l’idiote, tu sais que tu ne tiendras pas deux pas. Elle sent ses forces revenir peu à peu mais jamais elle sera assez forte pour rentrer. Elle tente de soulever le poids de son corps. Oxalide tente de se maintenir debout. Rien que le fait de se lever a été douloureux, écorché sa blessure, écorché son égo. Elle retient un cri, elle retient insulte. Elle ne veut pas se montrer faible, pourtant la tête lui tourne. Oxalide ne va pas tenir et If le sait. If se fou de la gu*ule d’Oxalide. If est une connasse et Oxalide c’est une salope. Oxalide If, le Rousseau, elles l’ont planqués sous le tapis, elles sont reniées, on ne veut pas entendre parler d’elles. Et l’hostile, aujourd’hui lui propose de la raccompagner. Elle refuse, en solitaire, comme elle l’a toujours été. Elle avance, elle grimace, elle sent que les points de sutures ne vont pas tenir la plaie encore fraîche, pas protégée. Sa tête chavire, elle se laisse tomber.  

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Dim 2 Mar - 4:14



Tu n'es plus Hulk.

Tu n'es plus que son ombre


Coban éclaboussé des restes d'Oxalide


Elle ne pouvait plus réfléchir. Il lui fallait reprendre sa contenance. Et sa consistance . Elle avait un temps de retard. Comme l'arc-en-ciel qui ne surgit qu'après la pluie. Elle était sceptique face à ma première réponse. John Doe. C'était pas la réponse qu'elle attendait mais c'est la réponse qu'elle devait assimiler. J'étais lâche et méchant. Mais elle devrait se contenter de ça. Je ne jouais pas. Face à elle je n'étais plus Coban. Je n'étais plus personne. J'étais nu avec mon trou dans la tête. Mais c'est sa réponse suivante qui me désarçonna le plus. Elle était logique , évidente et intelligente. C'était une question. Les meilleures réponses sont des questions. Et celle-ci prouvait qu'elle n'avait pas perdu l'esprit. Pourquoi me dirais-t-elle à moi , Hostile sans vergogne , Inconnu immaculé de sang d'autre que moi, Ange de la mort en fin de service , pourquoi me dirais-t-elle où habites-t-elle? Pourquoi me révéler l'endroit où elle peut se sentir libre et elle-même? Et comme pour me dire qu'elle n'avait aucunement besoin de moi , que je n'étais qu'un sinistre intrus qui s'éternisait , elle se levait. Mais elle n'a pas eu le temps de m'indiquer une quelconque direction.
Elle s'écroulait déjà.
Poupée désarticulée qui rejoignait la terre.
A peine assez de force pour s'empêcher de s'écraser et d'ouvrir son puis.
Je me jetais comme un fou. Et ce n'est qu'en la tenant dans mes bras, en touchant sa peau froide et nue que j'en pris conscience. Elle était nue. Et il faisait froid. Sa veste était couverte de sang désormais. Elle ne pouvait pas remettre cette veste qui la protégeait tout juste. J'avais un pull. Malgré le soleil de plomb j'aime me couvrir pour roder dans la forêt glacée. Et sans perdre plus de temps je retirais mon pull pour l'enrouler dedans. Je pouvais faire deux tours tant elle était mince. Je faisais gaffe à sa plaie et je l'allongeais sur moi. Pour la préserver de l'inconfort du sol. Acceptant la morsure du froid et de l'humidité sur mon dos désormais nu. Elle ne pouvait pas riposter. Elle pouvait juste se blottir contre moi. J'aurais pu la soulever d'un seul bras mais pour aller où? Autant rester ici. Dans le manteau de la forêt. Le temps qu'elle se ressaisisse . Le temps qu'elle réfléchisse. Et comme pour la bercer , comme pour la rassurer je faisais quelque chose de nouveau , inédit pour moi. Je parlais. Je me livrais. Je me racontais.


"-Je suis John Doe. Je suis Jack, Franck , Denis , Fredrish , Alexis ,Dave , Coban. Je suis chacun de ces hommes mais aucun n'est moi. Sur l'île mes fréquentations , souvent sociopathes , m'appellent Coban. Mais tu peux m'appeler comme tu veux. Je ne suis personne de réel. Je suis un pion dans un jeu. Et je n'ai jamais réussi à vivre autrement que dans la souffrance et l'exaltation .Je suis un Déstructeur. Mon coeur bat au fur et à mesure que celui de ma proie s'éteint. Et aujourd'hui , pour la première fois j'ai sentit mon coeur battre. Sans raison. Simplement. -Elle s'apaisait, j'espérais qu'elle dorme- Et c'est grâce à toi. Alors je suis un nouveau né , et tu peux me prénommer . Tu peux me faire confiance. Si je te tue je mourrais , sans lueur d'espoir de pouvoir quitter ce jeu un jour. Et si quelqu'un te tue alors je m'éteindrai bêtement. Ma parole vaut ce qu'elle vaut. Mais je te la donnes. Gardes la. Je ne l'ai jamais donnée. Tu ne veux pas me dire où tu habites , ou du moins où tu t'isoles de cette folie soit. Nous attendrons tous deux ici que tu puisse marcher. Et je te porterais à l'orée du village pour que tu puisse rentrer dignement , fièrement. Il n'est que midi passé. Nous avons le temps avant que le froid ne nous gèles."

Et je me taisais , la berçant affectueusement. Dans un rythme régulier , sans fausse note.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Dim 2 Mar - 15:55


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Réfléchir, assimiler, lui coûte de l'énergie. Oxalide est dans le noir, Oxalide comprend rien.  La fierté plus forte que la douleur, elle se lève, avance et elle chavire. Ses points ne tiendront pas le retour elle le sait, elle chute. Elle a froid, elle va mourir. Impression qui la gèle jusqu'aux os. Elle le sait pourtant, que ça ne suffit pas à tuer quelqu'un. Elle sent des bras la rattraper. Encore. Trop de questions dans la tête d'Oxalide, elle si passive, elle si tournée vers elle ne cesse de s'interroger. Trop étrange, elle n'a jamais rencontré ce genre de situation. Elle agit par instinct, elle ne se doute pas des conséquences, mais elle se demande pourquoi il agit comme ça ? Pourquoi il ne se contente pas de la tuer ? Ce serait tellement simple pour lui, face à ce corps si léger, vidé de son sang. Il la retient, si près du sol, dans ses bras si chaud. Ses yeux se ferment pour savourer cette chaleur que son corps à perdu. Les yeux fermés, elle n'est pas sûr de comprendre les gestes qu'il fait. Oxalide met un temps avant de comprendre qu'il la enroulé dans son pull, qu'il l’a déposé contre son torse. Oxalide se blottit instinctivement, elle cherche un peu de chaleur. Oxalide se place pour ne pas gêner sa blessure. Elle réalise qu'elle est mal placée, qu'elle aurait pu viser la cuisse, même si c'était moins dramatique comme effet. Oxalide se demande, Oxalide se questionne. Et t'es même pas sûre de répondre à toutes ces questions, pas vrai If ? Trop de noir, trop de flou, engloutie par des points d'interrogation, elle n'arrive plus à réfléchir.
Oxalide glisse sa main dans son propre cou, deux doigts pour sentir son pouls, compter, savoir si tout y est, si c'est normal. Oxalide est tellement perdue, qu'elle a du mal à contrôler son propre corps, à le réguler.
Oxalide était là, comme une enfant, elle se laissait bercée par les mots qui sortaient de la bouche de l'hostile. Elle l’écoutait, comme si il lui racontait un joli conte de fée. A vrai dire, Oxalide n’avait jamais été friande des contes de fée, trop de niaiseries, trop de mensonges, Oxalide n’y avait jamais cru aux princesses. Jamais elle ne s’était laissée croire qu’elle en était une. Elle était un arc-en-ciel, rien de plus, rien de moins. Au son de sa voix, elle s’apaise, elle se détend, elle se repose. On l’appelle Coban, elle aime pas. Oxalide fait sa difficile. C’est ça la dignité, être exigeant jusqu’au dernier moment, même dans la mort qu’on choisit. L’hostile la touche par ses mots, l’hostile la fait sourire, le visage caché par le pull et ses cheveux arc-en-ciel il ne doit pas distinguer ce sourire. Ce n’était pas le sourire sarcastique qu’elle lui avait déjà montré, c’était un vrai sourire, celui qui vient du cœur. Elle le laisse parler, elle intègre tous ce qu’il lui dit.
Oxalide ferme les yeux, elle se laisse aller, elle a laissé tomber sa défense, laissé tomber l’arme. Oxalide se laisse à avoir confiance et c’est rare ça, qu’elle fasse confiance. Oxalide ouvre ses fines lèvres roses pour parler, pour enfin laisser passer des mots pour signifier qu’elle l’a bien écouté. Oxalide c’est pas une grosse bavarde, elle préserve ses mots, pour dire des trucs intéressants, des trucs pas cons. Oxalide jette un regard à l’hostile aux milles noms et puis son choix s’arrête. « Je t’appellerais Alexandre. Ça te va bien, mieux que John en tout cas. » Son rire glisse sur sa langue, il retentit dans le silence de la forêt, le silence qui les sépare. Un silence qui ne la dérange absolument pas, elle a toujours aimé le silence. Oxalide a toujours aimé être seule, avec elle-même et pourtant, là, elle savoure encore plus le fait de le partager avec quelqu’un. Oxalide comprend pas tout, Oxalide cherche pas à comprendre. Oxalide reprend des forces, Oxalide tente de devenir plus forte.
La dernière phrase de l’hostile met un temps avant de monter à son cerveau. Elle réalise enfin qu’elle est couverte et lui non. Comme si l’un des deux était obligé de crever de froid. Oxalide se relève doucement, sans pour autant aller mieux, son état s’améliore doucement. En tant que médecin elle savait qu’il fallait qu’elle arrête de bouger, qu’elle se repose, qu’elle écoute l’hostile une bonne fois pour toute et rester là. Pourtant If, elle voit pas ça comme ça, elle regarde le torse nu de l’hostile, de celui qu’elle a renommé Alexandre sur un coup de tête et elle s’inquiète. Elle se sent mal de profiter de ses biens. « Ça va ? Tu n’as pas froid ? » Elle se mord l’intérieur de la bouche, le monde tourne autour d’Oxalide. Oxalide s’occupe jamais du bien être des autres, alors pourquoi là elle le fait ? Elle se mordille la lèvre, elle s’est presque relevé, malgré la douleur émanant de son ventre qui la crispait jusqu’à ses doigts. Oxalide le regarde dans les yeux, une hésitation se lit. Elle se penche et place ses lèvres de son oreille. Elle met un temps avant de chuchoter là où elle s’est installée, là où elle vit. Oxalide s’écarte un peu plus loin, elle reprend un peu plus fort. « Tu m’y laisses à l’orée de la forêt. Je ne suis pas sûre que tu y sois le bienvenu. » Elle ordonne, encore, c’est plus fort qu’elle. Oxalide lui caresse la joue du bout des doigts, un contact entre deux inhumains qui en deviendrait presque humain. Elle regarde sa peau qui réagit au contact de ses doigts, Oxalide ne regarde plus que ça, elle oublie le reste. Ses mots tombent comme une chanson, sûr d’eux, mélodieux. « Je ne veux pas que tu attrapes froid par ma faute. » Elle laisse choir sa main sur son épaule nue, elle caresse du pouce les muscles de l’hostile, sans peur. Pas de peur, que du courage, que du silence. Oxalide se mord la lèvre inférieure. Oxalide le regarde. Oxalide s’inquiète, Oxalide s’apaise. Elle sépare leurs corps et  s’écarte légèrement de lui pour le laisser se lever. Oxalide défait légèrement le pull autour d’elle, son nez se perd un court instant dedans. Il sent le sang, la violence avec une douce odeur. L’arc-en-ciel fronça le nez, elle n’aimait pas l’odeur du sang, l’odeur du combat. Oxalide la passive qui resurgissait, comme une fleur. Elle regarde le corps étendu par terre et elle soupire, un pincement au corps. Elle a du mal à croire que face à elle se tient la même personne qui l l’avait considéré comme une suicidaire, une pute. La même personne qui a tué avec autant de barbarisme ce corps parfait. Oxalide distingue encore quelques coups sous sa veste qui cache le visage. Le dégoût d’Oxalide est toujours lisible sur son visage lorsqu’elle voit le corps. Oxalide se pince les lèvres et oublie.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Mar 4 Mar - 20:00



Les Fée ont une mélodie délicieuse



Alexandre , Coban , et Oxalide


Elle ne bougeait plus . Je pensais qu'elle s'endormait. Puis elle a parlé. Elle a juste dis un truc normal. Sans attaque , sans révolte. Elle m'a baptisé. Alexandre. La manière dont ce son roulait sur sa langue,sans s'accrocher , comme s'il n'avait de sens que dans sa bouche. Puis il était suivit d'un rire. Un rire flûté . Alors c'est ça le chant des fée? Un rire cristallin et pur? Et ce rire il me fait sourire. Il me réchauffe. Il me fait oublier la terre humide sur laquelle je suis. Il me fait oublier que j'ai tué il y a quelques instant. Il me fait tout oublier sauf ce petit rire entre mes bras. La plus jolie chose que j'ai faite. Sauver une vie qui en vaille la peine. Alors je lui dis. Je lui dis que c'est un très joli nom. Qu'elle le fait sonner dans sa bouche comme un chant mélodieux. Mais elle n'y pensait déjà plus. Parce que tout ce qu'elle se demandait c'était si moi j'avais froid. Elle avait le ventre déchiré et elle se demandait si j'avais froid.Alors elle était ce genre de personne? Le genre qui se fiche pas mal d'elle-même pour s'intéresser aux autres? Moi qui la pensait intelligente elle n'était que bêtise humaine. Sauver les autres et se laisser mourir. Le problème avec ce genre de personnes c'est ça. Elles se laissent mourir et oublient de vivre. Elles mentent. Elles vous sourient à la tronche et elles cachent leur blessures. Et puis un jour elles s'effondrent et vous savez pas quoi faire. Vous êtes là. Les bras ballant. Vous demandant quoi faire. Mais vous savez que c'est la mauvaise question. La bonne question c'est "qu'est-ce que je n'ai pas fait? Qu'est-ce que j'ai laissé faire?" L'Humain est doué pour deux choses : L'autodestruction , et la Destruction. Ce n'est pas la même chose. Pas le même jeu. Moi je détruit , elle , elle s'autodétruit. Certains diraient que c'est mignon et attentionné. C'est cruel. Je suis là. Je lui ai promis de la sauver. Je lui ai donné mon but. Et elle elle le sabote. Si c'est ça vivre dans le monde réel je n'en veux pas. Mais pourtant je veux vivre. Non , je veux Vivre. En majuscule, en gras et en taille géante. Même si je dois vivre dans la peine. Souffrir veut dire que vous ressentez quelque chose. Et elle me fait souffrir sans le savoir. Pourtant je suis heureux. J'aime son rire , et je tuerai des armées pour l'entendre encore et encore.
Elle se relève. Qu'est ce qu'elle fout?Elle se contorsionne. Sa plaie béante et elle se contorsionne. Elle s'approche de mon oreille.Elle chuchote. C'est un secret. Elle le chuchote comme si quelqu'un pouvait l'entendre. Alors c'est ça? Elle me crois plusieurs? Alors elle me chuchote à moi , à Alexandre pour que Coban n'entende pas? Elle pense que si elle parle trop fort d'autres vont surgir et l'assaillir? Je ne comprend pas. Je ne comprend plus. Il me suffit d'un coup d'oeil pour cerner les gens. Un regard et je connais leurs secrets les plus profonds. Pourtant elle , il n'y a rien à quoi s'accrocher. Il n'y a que des bouts épars. Sans histoire. Ou trop peut-être. Je ne la comprends pas. Je n'y arrive pas. Je la juge seulement. Je spécule comme ces vulgaires profilers qui m'ont décrit à la télé. Et comme eux je me trompe. Je ne fais que ça , me tromper avec elle. Elle n'est à rien y comprendre. Alors je ferai avec. Je ne comprendrai que ce qu'elle veut bien me montrer. En évitant d’entacher cette vision par mes images troubles. Elle se décide à chuchoter son secret et il est effacé par sa phrase suivante. Elle recommence. Elle m'ordonne. Je devrais la laisser à la lisière de la forêt. Soit. J'obéirais. Je ferais comme un pantin. Sans conscience. Comme si la laisser était la meilleure solution. Cet ordre elle l'a parlé. Elle l'a crié. Elle l'a ordonné. J'ai promis. Et comme pour s'excuser , comme pour se reprendre elle passe sa main sur ma joue. Elle ne caresse pas. Quand on vous caresse on vous regarde dans les yeux. Elle regarde sa main. Elle marque ma joue. Comme si elle voulait faire passer quelque chose. De la force ou du courage. J'ignore dans quel sens. Sa main est là et moi je suis paralysé. Je profite de sa main chaude sur ma joue immobile. Comme quand un papillon se pose sur vous. Comme si au moindre geste elle allait s'envoler. Et quelqu'un parle. Ni moi. Ni elle. Quelqu'un ne veut pas que j'attrapes froid. Quelqu'un s'inquiète mais j'ignore qui. C'est peut être elle. Je ne sais pas. Je ne sais même pas quoi ressentir. Elle ne veut. Pas. Que. J'attrape. Froid. Ces mots n'ont aucun sens. Qui ça pourrait intéresser un banalité sans répercussion directe? Elle visiblement. Ou peut-être ElleS. Je l'ignore. Mais je ne peux plus essayer de comprendre. Je dois simplement saisir. Et sa main tombe. Elle est sur mon épaule . Oxalide se concentre pour exercer une pression infime sur ma clavicule. Elle s'insuffle de courage pour toucher l'arme innée de l'Hostile. Mais elle ne devrait pas en avoir besoin. On a pas besoin de courage pour toucher ceux qui vous... Oui c'est ça . Ceux qui vous AIMENT. Je l'aime . Mais pas d'Amour. Je l'aime d'amour. Un amour simple. Sans mouvement. Sans envolée lyrique. Un amour plat et ... bienveillant. Je ne connais aucun de ces mots barbares et pourtant je les emploie sur moi même. C'est Alexandre qui prend vie. Il s'étire en moi et s'impose. On vit avec ses sentiments. Ceux d'Alexandre sont beaux et chauds. J'ai peur pour la suite. Pour la cohabitation d'un être si chaud dans ce domaine si glacial. Il est en danger Alexandre au milieu de Coban ,Jack , Eric et Fredérique. Mais il s'en fiche. Il marque ses terres. Et Oxalide peut y vivre dans ces contrées. Elle ne craint rien. Actuellement tout ce qu'elle risque c'est l'hypothermie. Elle retire mon pull de ses épaules. Mon pull salit par cet inconnu. Et encensé par son sang à elle. Elle lui dit au revoir. Comme si une part d'elle savait qu'elle devait le garder. Comme si elle se battait avec elle même pour préserver sa dignité. Son identité. Et puis elle s'écarte . Sans se lever. Juste pour que moi je puisse me lever. Alors j'avais le choix c'est ça? Rester allongé à côté d'elle , nue sur ce sol humide ou me lever et faire quelque chose?
"-J'avais pas froid. Il fait pas froid. Tu as froid à cause de ton choc. Alors je te propose quelque chose: Je veux bien te ramener , en fait je vais te ramener. Mais tu gardes le pull. Je te porterai. Tu n'es pas lourde et sans me vanter , j'ai des muscles. Oublies ce corps sordide sans aucun sens. Il n'a plus de sens. Quelqu'un l'a tué et ce n'est pas moi. C'est quelqu'un d'autre. Ce quelqu'un existe. Mais tu ne le verras plus. C'est moi qui vais te porter. Doucement. -Je joignais le geste à la parole, la couvrant pour la porter-Tu ne protestes pas. Tu te reposes. Tu reprends des forces pour ton trajet. Si tu n'arrives pas à marcher d'ici là , je me contrefous de qui peux me voir. Je te porterais jusqu'à ton lit. On va faire un détour par un point d'eau. Il faut que tu nettoie ça. Je reviendrais ce soir. Je t'apporterais de quoi soulager ta douleur. Ne protestes pas. C'est à mon tour d'ordonner. Si tu protestes j'engouffre ma langue au fond de ta gorge! Me demandes pas pourquoi , c'est juste comme ça."
Et ignorant ce qu'elle me disait je la soulevais , déterminé à la maintenir en vie.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Ven 7 Mar - 4:56


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Oublier, parce qu'il lui a demandé. Oublier, parce que c'est mieux comme ça. L'arc-en-ciel se demandait pourquoi il était si facile d'oublier là, alors qu'elle vivait noyée dans son passé.
Oxalide avait laissé tomber le pull, elle le lui avait tendu. C'est quoi cette charité If ? Tu déconnes ? T'es cassé ? Ça devais être ça.  Totalement pétée par la vie la pauvre Oxa, elle tient plus la route. Le tissu tombe le long de ses épaules, dévoilant la chaire nue au froid mordant. Elle ne suivait plus son esprit, trop de fatigué. Elle se sentait déconnectée. Elle était pourtant sure que l'effet des plantes étaient partit depuis le temps. Puis elle se rappelle, le coup de couteau, le sang partout sur ses jambes, sur ses vêtements. Oxalide se rend compte qu'il parle. Alexandre parle. Avec son bel accent français, le nom sonnait naturellement. Il lui allait comme un gant. Alexandre ordonne. Oxalide grince des dents. Oxalide elle aime pas quand on lui dit quoi faire. Oxalide va se taire pourtant. Elle a pas peur de l'affront pourtant. Elle l'écoute juste dans son monologue. L'arc-en-ciel est pas sûr d'en comprendre les mots. Les mots ça a toujours été son fort,  mais c'est la tournure qu'ils prennent dans la bouche de l'hostile qui lui devient yaourt. Le yaourt lui manquait soudainement. Ce lui manquait de ne pas manger des repas comme sur le continent. C'était peut-être la seule chose qui lui donnait envie de retourner chez elle. Là où rien ne l'attendait. Elle regardait l'hostile sans savoir quoi lui dire.
Les derniers mots d'Alexandre la prirent par surprise. Entendre des menaces ne l'étonnait pas vraiment, mais celles-là c'était autre chose. Oxalide se questionnait. Qu'est-ce qu'une langue pouvait avoir de si inquiétant qu'elle soit une menace ? Il venait de la menace de lui rouler un patin si elle n'avait pas faux ? If se marre, Oxalide hausse les épaules. Oxalide elle est comme ça, elle se soucie pas des menaces, des remarques. Elle se croit plus forte que tout Oxalide, toute puissante fée.
L'arc-en-ciel peste contre elle-même. Sans broncher elle a remit le pull sur ses épaules pour se réchauffer. Sans broncher elle a accepté de lui donner raison. Oui elle avait froid, oui elle se sentait à côté de la plaque, mais le sang qui s'était mélangé à la terre y était pour beaucoup. Il fallait qu'elle se repose. Il le faut bordel If ! Scarlatine et sacripant. If ! Arrête de bouger ! Arrête de remuer ! T'es pas médecin pour un sou sur ce coup là ! Le génie ? T'as du l'oublier sur le continent ! Oxalide se dit que c'est ça, elle a pas toute sa tête. Elle se décide à l'écouter, ce serait pas plus mal. De toute façon il avait l'air d'être décidé à ne plus lui laisser le choix. A ce qu'elle ne fasse plus la con. Ça à l'air compliqué vu l'état de la belle arc-en-ciel. Son cerveau lui fait faire des conneries. Elle est peut-être devenue folle avec le temps ? Elle a peut-être perdue la raison. Oxalide se dit que c'est ça, elle a plus toute sa tête. Folie. Folle folie.
Oxalide elle comprend pas l'hostile, même si elle ne cherche pas vraiment à le comprendre. Elle voit un homme qui tue et la seconde d'après qui tente de la maintenir en vie. Elle comprend pas. Oxalide proteste à peine quand il la soulève avec la volonté de l'amener à bon port. Oxalide fait pas vraiment le poids, plus de force, pas de force. De toute façon, même si elle était en pleine forme, se débattre voudrait dire fuir, courir. Oxalide elle aime pas courir. De tout les sports, c'est celui qu'elle tolère le moins. Trop d'énergie dépensé pour rien et puis quand on cours on pense à quoi ? Oxalide elle préfère l'escalade ou tu réfléchis à ta prochaine prise plutôt qu'autre chose. Oxalide elle aime la réflexion, même si ce n'est pas de ça dont elle a brillé au côté d'Alexandre. Oxalide tournée au ridicule. Oxalide qui a plus fière allure derrière ses airs d'arc-en-ciel.
Oxalide sur le dos de l'hostile elle fait pas le poids, elle se sent plus ballotté que portée. Plutôt du genre à être seule, à ne compter que sur elle-même, elle n'aime pas être aidée. Pendant un instant, Oxalide se dit qu'il aurait mieux fait de la tuer. C'est vrai, combien de temps elle va être immobilisée avec cette blessure ? C'est un point faible. Un point mort. Morte elle n'aurait pas besoin de sa colocataire pour prendre soin d'elle. Elle avait peur qu'il tombe sur elle en réalité. Sa jolie et adorable colocataire. Si il y avait un accord tacite entre eux pour que l'hostile maintienne l'arc-en-ciel en vie, il n'y avait rien qui concernait les proches. Oxalide espérait juste qu'elle ne soit pas là. Elle ne se pardonnerait jamais d'avoir du sang sur les mains. Oxalide était là posey contre Alexandre qui la portait. Elle faisait grise mine.  Finalement elle se laisse à parler. Oxalide retrouve le détachement qu'elle avait pour la première phrase qu'elle avait prononcé à l’égard de l'hostile. C'était sans un frisson qu'elle se rendit compte que les conseils qu'elle lui avait donné aurait pu être utilisé contre elle. « En quoi le fait que tu m'embrasses est censé m'emmerder au point que j'puisse me taire ? » Elle soupire. Oxalide sait pas si c'est pour lui ou pour elle. Elle a abandonné. Elle l'a écouté sans l'interrompre, maintenant elle a bien le droit de soupirer pour son petit plaisir personnel. « Pourquoi tu veux revenir ce soir Alexandre ? Je sais m'occuper de moi toute seule. Je sais comment me soigner. Pas besoin d'aide soignant. » Elle se laisse rire un coup, un rire snob, qui dit je sais ce que tu sais pas. Oxalide en réalité pensait juste au fait que l'hostile voulait soigner le soignant. La situation devenait ridicule, plus qu'Oxalide.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Dim 9 Mar - 3:31



I think I'm Losing

MY MIND

Oxalide-Alexandre-Coban & Tyler


Elle ne bronchait pas. Ô miracle ! Cette éternelle rebelle savait donc garder sa langue en acceptant l'aide que je lui offrait. Je scrutait tout de même son visage. Je ne suis pas fou. Elle se pose encore des questions. Elle se demande , s'interroge , se questionne. Elle va parler encore. Comme toujours.
« En quoi le fait que tu m'embrasses est censé m'emmerder au point que j'puisse me taire ? »
Je souris. Je me concentre. Elle est là ,  ouverte , déchirée et elle se demande ce qui doit lui faire peur. Elle est là. Dans mes bras. Mes bras ensanglantés et elle n'a plus peur. Et je souris encore. Je la serre contre moi pour sentir son coeur battre. Pour qu'il fasse battre mon coeur. Je l'aime , de manière chaste, mais c'est la première fois. Et une impulsion est trop vite arrivée. Alors je me calme. Je m'apaise. Elle m'apaise. Par sa façon d'être là dans mes bras. Puis j'aime savoir que rien ne peut l'atteindre. Mais j'ai peur. De moi. De lui. D'eux. Ils guettent un moment de faiblesse pour attaquer je le sens. J'en suis sûr. Eux ce sont les rapaces. Les humains de pacotilles , sans coeurs et sans merveilles qui baladent dans mon esprit. Ils sont perfides et subtiles. Mais nous sommes là. Nous faisons rempart. Nous nous protégeons. Nous la protégeons. Elle ne crains plus rien. Elle ne crains que nous. Mais elle peut dormir sur ces deux oreilles. Ils savent. S'ils agissent nous mourrons tous. D'une traite , d'une lame ,d'une balle. Nous expirerons en coeur. Dans un dernier silence. Nous perdrons le jeu. Oxalide que je tiens entre mes bras bandés est la Dame de notre jeu d'échec. C'est la pièce à garder. C'est la pièce qui nous sauve tous.
« Pourquoi tu veux revenir ce soir Alexandre ? Je sais m'occuper de moi toute seule. Je sais comment me soigner. Pas besoin d'aide soignant. »
Je me met à rire. Elle pense que je vais la soigner tel un aide soignant avec des pansements. Mais je ne sais même pas quoi faire quand je me brûle. Alors soigner une fée décousue vous pensez. Non , ce que je veux c'est lui faire oublier. La faire planer. La faire voyager. Je sais que certains ont des herbes aussi magiques que ses cheveux et qui soulageront sa douleur. Puis quelques bouteilles d'alcool traînaient dans le bunker. Elle lui seront utile à s'auto-soigner.
Je ne ris plus. Je la regarde. Et tout à coup Tyler se met à hurler. Il beugle. À m'en crever les synapses. Si fort qu'elle doit entendre. Il hurle.

"-EMBRASSE-LA ; EMBRASSE-LA. ELLE FUIT. ELLE COMMENCE A S'ECHAPER PEU A PEU. EMBRASSE-LA. ASSOMME-LA"

Et ça résonne. Et sa bouille s'agite. Et je la sens partir à mon tour. Elle fuit. Me fuit. Je lui fais peur et elle cours. Sournoisement. Et je pense. À son baiser qui m'a provoqué. Et je ne suis plus qu'une voix. Tyler l'embrasse et je constate. Privé de tout mouvement. Il a hurlé si fort que nos lèvres se touchent. Leurs lèvres. Et alors un flot d'émotion me transperce de part en part. Me tue et m'abattent.De la passion. De l'attachement. De la folie. De l'envie. Du désir. Et je m'agites. J'agonise. Ses lèvres sont sucrées. Un goût de fruit sauvage. Un Kumkwat suave et sucré. Et nos bras. On l'écrase contre nous. Son corps frêle d'une cinquantaine de kilos, ses 4L et des poussières de sang, sa tignasse folle et affolante. On la serre contre nous. On l'avale. On la happe. Je ne sais pas ce qui se passe exactement. Je subis , à terre les émotions violentes et incohérentes. Je me force à ne pas sombrer. Car si Tyler en hurlant a pu l'embrasser , que peuvent faire certains en chuchotant. Alors je souffre alerte a toute variation anormale de la nature de ces sentiments qui me paralysent. Prêt à bondir pour saisir la belle dans mes bras. Pour la faire fuir. Je meurs et il jubile. Il ne me voit plus. Ne m'entend plus. Il a pu embrasser la belle. Et j'espère qu'il la ramènera sauve. Qu'il la protégera. Qu'il la sauvera. Qu'il nous sauvera.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Lun 10 Mar - 0:52


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Quand elle y repensait, Oxalide avait presque eut un avenir de danseuse étoile devant elle. Si seulement elle avait été moins intelligente, si elle n'avait pas ressenti se besoin de prouver son intelligence. Une jolie danseuse étoile. Oxalide ne cessait de refaire sa vie avant l'arc-en-ciel, avant l'île. Pourtant, Oxalide n'avait pas regret. Oxalide s'imaginait de nouvelles passions. Oxalide écrivait une vie pour se refaire, se réinventant des passions. Elle se voyait danseuse étoile. N'avait-elle pas la carrure, la prestance, la grâce et l'élégance pour être une magnifique danseuse étoile ? Oxa se voyait déjà sur scène à enchaîner quelques pirouettes. Comme à chaque fois qu'elle se refaisait, elle concluait en se disant qu'elle ne se serait jamais autant amusée que dans ses études de médecines.
Oxalide atterris, parce qu’il est temps. Elle est toujours dans les bras d’Alexandre, ou peut-être Coban, John, Jack, Denis ou Alexis ou beaucoup d’autres noms qu’elle n’avait pas réussie à assimiler. Oxalide n’avait surtout pas vu l’intérêt de les assimiler. Oxalide têtue, il lui en faut pour la convaincre. L’hostile a bien dû le constater. Oxalide qui doit passer pour folle, pourtant Oxalide ne se sent pas plus jugée que ça. Oxalide ne l’aurait pas autorisé à la juger, pas à voix haute.
Il avait parlé longuement et elle n’avait réagis qu’à la fin. Elle discutait les clauses du contrat qu’il voulait passer avec elle. Oxalide ne faisait que ça, discuter comme une marchande de poisson. Il ne lui répond pas à sa première question. Elle prend légèrement la mouche, mais ne dit rien, elle se contente de poser la seconde. Cette fois-ci l’hostile rit. Un beau rire, mais un rire qui lui donnait envie d’écraser sa belle gu*ule par terre. Oxalide vexée, tout ce qu’elle voit, c’est qu’il ne lui a pas répondu. Oxa délire, elle se sent bien dans les bras de l’hostile, d’Alexandre. If tu déconnes, t’es censée être morte de peur, t’es censée t’être barrée loin, tu dois même pas penser à être bien. Pourquoi tu lui fais confiance If au fait ? Elle ne savait pas, elle ne pouvait pas y répondre. C’était comme ça et pas autrement. Tellement étrangement, tellement bizarrement, sans introduction. Oxalide cinglée ? Peut-être. Elle n’avait jamais eu peur d’être considéré comme tel. Elle le petit génie n’avait jamais eu peur de rien… Ou presque.
Elle venait à peine de remarquer qu’il ne riait plus, il la regardait. Elle déglutit, elle n’avait pas peur, mais elle se demandait tout de même ce qui se passait dans sa tête blonde. Tête blonde dans laquelle elle n’avait même pas essayé d’entrer. Sans doute elle appréhendait d’y trouver un bazar plus énorme que celui de sa tête. Elle se contentait de regarder la surface, sans gratter. Fidèle à elle-même Oxalide ne s’intéressait pas plus que ça à l’hostile. Petit arc-en-ciel qui était né avec un chaudron d’or à ses pieds plutôt qu’une simple cuillère d’argent dans la bouche.
Blanc. Puis Boum.
Le sang d’Oxalide circule à une vitesse folle dans son corps. Ses lèvres sur les siennes. Pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe ? Elle est pas sûre de comprendre. Elle se dit qu’elle n’est pas mieux, elle l’a bien embrassé un peu plus tôt. C’était un baiser de remerciement, les mots n’auraient pas tournés comme elle voulait. Son cerveau semblait avoir court-circuité et ne lui donnait plus d’informations. Lâcheur. Oxalide dépourvue de ses moyens. Il la sert contre elle. Oxalide panique. Oxalide passe ses bras autours de son cou. Oxalide répond au baiser avec une certaine fougue. IF ! If qu’est-ce que tu fou ? Les herbes te montent à la tête ? Tu te sens en danger pour une fois et tu l’embrasses ? Tu déconnes If, t’es totalement fêlée ma pauvre. Oxalide le sait. Oxalide elle se sent pas à sa place dans ce baiser. Ce baiser ce n’est pas elle. Elle y répond par simple réplique. Parce qu’Oxa, elle se laisse pas faire, elle fait que ce qui lui plait. Pourquoi tu l’embrasses alors ? Pauvre idiote.
Oxalide rompt le baiser et elle le regarde avec un sourire étrange sur les lèvres. Un sourire loin d’être celui bienheureux. Le sourire qui dit tu m’as pas eu, je t’ai donné ce que toi tu voulais, mais rien de plus. Oxalide sortait vainqueur. Ça reste à prouver If. Une étincelle dans ses yeux, celle qui provoque, celle qui se sent toute puissante. Loin de la fée, plus proche de la salope. Le cœur d’Oxalide bat. Pourquoi ? Elle sait pas, elle veut pas savoir. Il bat trop fort s’t’enfoiré. Elle veut fuir. Pas à a sa place. Oxalide ce n’est pas la fille qu’on doit aimer. Elle n’aime pas ça, être aimée. Oxalide, elle ne s’abandonne pas dans les bras du premier inconnu qu’elle croise, pourtant Oxalide elle n’aime pas.  Du défi dans le regard annonce son geste, mais il ne doit pas s’en douter. Elle non plus. Sa main s’abat sur la joue de l’hostile. Oxalide regrette à moitié. Il n’avait qu’à pas l’embrasser comme ça. Ne dis pas que t’avais pas apprécié If ? Oxalide fait taire les voix dans sa tête. Elle l’a frappé. Le bruit du choc résonne dans sa tête comme si c’était elle qu’on avait frappé. Oxalide comprend son geste mais elle n’arrive pas à savoir pourquoi elle l’a vraiment fait.
Oxalide retire sa main de la joue de l’hostile. La vague impression que son Alexandre était fragile lui parcouru l’esprit un instant. Oxalide elle revoit le cadavre su lequel elle a laissé sa veste, préférée d’ailleurs. Oxalide se voit bien à sa place. Elle espère juste qu’il la tuera efficacement. Oxalide ne voulait pas d’un nouveau cadavre massacré inutilement. If elle prend la parole, effrontée, tête brûlée. « Mes lèvres c’est ma propriété, il y a que moi qui décide ce que j’en fait. Compris ? » Oxalide victorieuse. Oxalide se voit morte. L’arc-en-ciel se voit déjà teinté de rouge. Pourtant ça lui fait pas peur, la seule pensée qui lui traverse l’esprit c’est tu l’as mérité greluche.  

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Mar 11 Mar - 1:29



Roméo&Juliet

des temps modernes



Oxalide Capulet & Alexandre Montaigus


Allongé là sur ce sol spirituel je meurs sans prétention. Sans grande sortie , sans fracas. Je ne sais même pas qui je suis et je meurs.
Puis reviens la douleur qui tort mon ectoplasme dans tout les sens. La souffrance du plaisir. Parcequ'il avait réussit à avoir quelque-chose que je ne savais même pas vouloir.Il avait eu un baiser en retour de son acte barbare et vennu d'ailleurs. Il avait dans ses bras un trésor. Ou plutôt dans mes bras mon trésor. Il pouvait sentir son poids bander nos muscles. Entendre le battement fou de son petit coeur et regarder au plus profond de son âme. Il pouvait goûter ses lèvres et connaître la saveur de l'infini. Mais moi je ne pouvais perçervoir que ce qu'il entendait , regardait ou voulait sentir. Mais Tyler n'était pas un sentimal. C'était un pervers avide de souffrance. Et de ma belle fée arc-en-ciel je ne voyais qu'une victime potentielle. Je sentais cette adrénaline monter. Celle sui survient toujours à la lisière du meurte. Et cellequi captivait mon attention, qui se transformait enproie,c'était la seule personne que je voulais voir respirer , sourire , rire , vivre. Et c'était moi qui allait m'en priver. J'allais être le meurtrier de mon échappatoire à cette vie immonde sur ce sable collant. Et cette douce hirondelle qui me rendait mon baiser violent avec toute la beauté du monde. Sans violence superflue ,sans haine. Juste un fougueux baiser sortit de nulle-part , comme elle. Et tandis qu'elle m'embrassait je me tordait , suffoquait , crevais. Il jubilais et chacun de ses messages de bonheur était une écorchure. Chaque goutte d'endorphine qui passait d'un axone à une dendrite était une flèche qui se décochait pour finir dans mon coeur. Quand elle se séparait de sa bouche je replongeait dans mes limbes infernales.

BAM

En une fraction de seconde j'étais là. Face à elle. C'était moi qui la tenait. C'était ma joue qui était chaude. C'était moi qui entendait. Qui écoutait:
« Mes lèvres c’est ma propriété, il y a que moi qui décide ce que j’en fait. Compris ? »
C'était la plus douce mélodie que je pouvais entendre. J'étais heureux de la tenir dans mes bras. Je n'entendais plus personne. Il n'y avait plus que nous. Nous deux. Oxalide et Alexandre seuls dans les bois.On dirait presque le début d'une histoire d'amour. Mais c'était un peu ça. Roméo et Juliet des temps modernes. Sauf que c'est Juliet qui se poignarde et que Roméo survi. Puis dans les temps modernes on a compris que l'amour c'est pour les niais , les débiles et les bouseux. Ici Roméo n'aimait pas Juliet , il se contentait de l'aimer. Et Juliet n'était plus prisonière de sa tour de pierre. Elle pouvait se ballader cheuveux au vent et décidait de venir vous chambouler. C'est elle qui a tué Mercutio. C'est elle qui l'a sauvé aussi.
Vous vouliez une version alternative de Shakespeare? En voilà une.

"Acte I : Un meurtrier schizophrène qui n'avait d'yeux que pour l'une des siens qui rencontre dans son bal personel une belle lady aux cheveux en guerre contre la normalité.
Acte II : Il l'insulte , elle se plante et il ne voit plus qu'elle.
Acte III : Elle est incompréhensible , il décide de la protéger contre vents et tempêtes."


Le problème c'est que les scènes ne se passent pas dans le bon ordre. Alors j'ai peur de l'acte final. Celui de l'agonie. Celui de cette pute de mort qui souille chaque merveille. Celui du desespoir de l'être perdu. Les temps modernes ont mis la main sur pas mal de chose. A une époque où un mariage sur deux finit en divorce que voulez vous conserver? Quand on vous dit que l'Amour est le plus beau des sentiments , la plus grande des ivresse , la clé du bonheur eternelle et que la moitié de la planète s'amuse à le piétiner et le mettre en miette. Qu'est-ce que je peux faire moi? Nouveau né dans ce monde brutal. J'essaie même pasde suaver un amour mais simplement de la tendresse , de l'affection. Alors oui , moi le sans peur et sans passé j'ai une trouille bleue de ce qui peut se passer. J'ai peur pour elle. J'ai peur pour moi. J'ai peur pour nous échoués sur cette île.
Je reviens à moi chassant tous mes doutes quand je m'aperçois que ça fait déjà quelques instants que je la fixe tantôt béat tantôt contrarié. J'avais eu une absence et je ne savais plus quoi faire. Alors j'ai souris , comme un foutu psychopathe, j'ai acquiescé et j'ai continué à marcher tout droit. Sans savoir où j'allais , suivant seulement mon instinct.
"-Si tu meurs je ne me le pardonnerai jamais. Promet-moi de ne pas mourir et je promet de ne plus jamais toucher tes lèvres..."

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Mer 12 Mar - 1:12


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Lèvres contre lèvres, Oxalide avait répondu pour donner le change. Parce qu’elle n’était pas du genre faussement offusquée. De toute façon elle n’était pas en état de le repousser et de partir en criant au viol. Il n'avait pas vraiment violé tes lèvres en plus If. If elle a aimé le baiser sauvage auquel elle a répondu par un baiser fougueux mais simple. If elle se ment en passant au-dessus. Comme si ça ne lui avait rien fait.
Oxalide elle le regarde et elle attend sa mort. Il n'y a que ça qui peut arriver. Elle le regarde. Dans les yeux. L'attente semble interminable. Elle remarque ses yeux qui changent. Des émotions. Changeante. Elle se rend compte qu'ils ne sont pas logiques et puis elle réalise. Il ne va peut-être pas la tuer. Rester dans l'illogisme qui les entouraient, dans lequel ils étaient nés. If tu déglutis. Qu'est-ce qui arrive ? If elle se rend compte qu'elle a cette boule dans le ventre. Ça la travaille. Elle aurait préféré mourir plutôt que de s'en rendre compte. Oxalide se mord l'intérieur de la joue. Elle veut retourner à ses hallucinations qui lui laissent des marques de mâchoires sur ses mains lorsqu'elle veut en sortir. Morsure. Comme la trace de ses lèvres sur les traits roses qui dessinait les siennes. Morsure. Elle avait envie d'en laisser une nouvelle marque sur sa peau halée par le soleil. Tout ça parce qu'elle avait l'impression d'être face à une belle histoire. A une romance. Là dans ses bras. Il l'embrasse. Elle refuse d'en faire partie et elle le remet à sa place. Alexandre la regarde. Oxalide le regarde. If, qu'est-ce que tu nous fais ? Tu vas réécrire un conte de fée ? Faire un mélange entre le Chaperon rouge et la Belle au bois dormant en prenant tout de la belle et la bête.
Elle pense qu'elle va mourir et puis il parle. Il lui fait promettre de ne pas mourir. Elle tombe des nus.  Loin de tout ce qu'elle s'imaginait. Oxalide le dévisage. Incapable de dire quoi que ce soit. Elle était bouche-bée. Bien la première fois qu'Oxalide perdait les mots dans cet échange incompréhensible qu'ils avaient depuis le début.
Oxalide se glisse dans le pull de l'hostile. Elle y cache son sourire et ses joues qui s'empourprent. If arrête ton délire. T'as perdu trop de sang ? Tu as de la fièvre ? Pourquoi tu réagis comme ça ? Oxalide et If elles savent. Parce qu'il a dit qu'il ne se pardonnerait jamais si elle meurt. Pardonner. Comme si elle était la dernière héritière d'un grand Royaume et que des milliers de vie dépendait de la sienne. Comme si elle comptait. Comme si on se souciait d'elle. Oxalide gênée. If qui se la met en sourdine. C'est un long moment de silence qui suit. Elle arrive plus à réfléchir, à penser. Oxalide oublie. Oxalide avait oublié ses morsures. Oxalide oublie la plaie dans son ventre. Oxalide oublie qu'elle est dans les bras d'un tueur. Oxalide est dans les bras d'Alexandre. Alexandre. Un ange dans la beauté du corps humain. Alexandre. Celui qui voulait à tout prix qu'elle soit vivante. Plus que quiconque. Elle était touchée. Il continuait à marcher, sans doute parce que ça faisait bien de garder le cap plus que l'urgence de la ramener chez elle.
Un hostile If. Un hostile je te rappelle. Sors-toi ça de la tête. Oublie-ça aussi. Les belles paroles c'est bien beau quand elles ne sont pas imbibées de sang. Cette voix prude. Cette voix qui lui disait de se reposer, de ne pas écouter l'hostile. Cette voix qui se refusait à accepter que le baiser lui avait plu. Oxalide s'en cache, If le revendique et cette voix qui ne veut rien entendre mais qui fait que parler. Oxalide se demande bien d'où elle sort. Peut-être était-ce cette voix qu'elle devrait écouter quand elle voulait être sociable.
Ce pull dans lequel elle se cache. Dernière barrière entre lui et elle. Elle ne répond pas. Ses mains ne sont toujours sur son torse ou peut-être pas. Elle ne sait plus trop. Elle sent ses muscles bandés sous ses doigts, sans que ce soit une force impressionnante. Oxalide se sent en sécurité. Et en même temps non. Oxalide sait plus. Oxalide s’est perdue. Oxalide se sert du pull comme cocon. Pull qui n’est pas le sien. Pull dont elle apprend à aimer l’odeur. Pourquoi tu veux aimer cette odeur ? Oxalide détourne le regard, elle regarde à travers ses mèches vertes, le chemin. Elle sourit doucement. « Tu devrais prendre plus à droite, aller en contrebas et reprendre tout droit. Ça irait plus vite. » Oxalide le GPS. Son sens de l’orientation ne lui faisait presque jamais défaut. Elle se balade seule dans les bois et les connait, sait s’y repérer. Oxalide se rend compte qu’elle tutoie l’hostile depuis le début, comme si ils se connaissaient de longue date, comme si ils n’avaient plus rien à se cacher. En réalité Oxalide avait encore beaucoup à cacher, elle avait tout à dissimuler.
Oxalide appuie sa tête contre le torse d’Alexandre, parce qu’elle ne se sent plus de force, elle le sent le coup de fatigue qui la guettait depuis le coup de couteau. Adrénaline redescendue en même temps que toute énergie. Elle ferme les yeux Oxalide, parce qu’elle veut se reposer, qu’elle a entendu à moitié cette voix prude qui lui ordonnait beaucoup de chose. Elle se repose, mais pas au bon endroit. A moitié ensommeillée, elle se rend compte qu’elle n’a pas répondu à Alexandre. Oxalide qui ignore. Oxalide elle n’aime pas ça. Elle ne s’y reconnait pas. Oxalide va juste prendre son temps pour remettre les mots en place. Parce que les mots ils se sont barrés, elle sait plus trop quand mais ils ont fait la malle. Oxalide se souvient de son sourire, sans doute un peu psychopathe, pas des plus rassurant, mais t’es pas en train de t’endormir dans ses bras bel arc-en-ciel ? Oxalide ne juge pas. Oxalide ne juge plus. Les yeux fatigués, ses poings qui se referment comme les mains d’un nourrisson, elle parle. Elle a réussi. Les mots sortent de sa bouche. Elle est parvenue à passer outre les mots qui touchent, les mots qui font rougir. Oxalide veut plus y penser parce qu’elle a peur de fendre sa carapace de fille que rien ne touche, qui s’en fou. Oxalide elle s’intéresse qu’à ce que qui la concerne et à son plus grand malheur ça la concerne de plein fouet. Ça l’a frappée tellement fort qu’elle ne peut même plus l’ignorer, faire semblant que ce n’est plus d’elle dont on parle.
« Promis. »
Les mots sortent sûr alors qu’elle ne l’est pas. Elle doute de cette promesse. Elle sait que cette promesse est impossible à tenir. Oxalide défaitiste se dit comme tous les matins "on va bien tous mourir un jour ". Elle y repense là, à sa pensée matinale. Oxalide a envie de la lui partager, mais elle a pas l’impression qu’il faut qu’elle le fasse, pas maintenant. Enfin… Elle ne sait pas. Elle voudrait tant savoir exactement quoi faire au bon moment. Puis finalement elle laisse les mots passer. Comme la morale d’une fable. Elle est le corbeau, il est le renard. Elle est la cigale, il est la fourmi. « Je ne suis pas immortelle tu sais. » Oxalide elle rompt le charme, brutalement, comme si elle n’avait que ça à faire. De toute façon Oxalide un peu garçon, n’a jamais été très princesse. Elle le regarde furtivement avant de fuir dans sa chevelure. Oxalide ferme les yeux. Oxalide rêve. Oxalide est bercée dans les bras d’Alexandre. Oxalide elle ne veut pas entendre sa réponse, parce qu’elle ne sait pas ce qu’il va lui répondre. Oxalide si imprévisible à peur de ne pas prévoir ?
Sur ses paupières se dessinent des ombres. Les ombres qu’elle revoit chaque nuit. Elle reconnait chacune d’entre elles. Parce qu’elles l’appellent Oxalide. Oxalide les regarde, les yeux fermés. Elle ne veut pas les rejoindre. Les ombres prémices de cauchemar disparaissent. Le nez froid appuyé contre le torse d’Alexandre. Son odeur infiltre tout son corps, chaque partie de son corps. Et elle l’aime. L’odeur. Pas Alexandre. Enfin elle ne sait pas. Oxalide elle n’arrive même pas à savoir si elle l’aime bien. Oxalide elle n’arrive pas à mettre des mots sur ce qu’elle ressent, sur ce qu’il se passe autour d’elle. Oxalide comprend rien au monde et encore moins à l’hostile.
Oxalide n’a jamais vu le monde tout noir ou tout blanc. Elle le voit gris. Bleu, rose, orange, multicolore, mélangé. Elle voit le monde en marron. Oxalide elle sait qu’il n’y a pas que du mauvais en une personne. Parfois elle a dû mal à le différencier, à le voir, mais elle le sait. Pourtant c’est un hostile. Un hostile. Ceux qui font les gros bras juste pour se montrer entre eux qu’ils sont les meilleurs. Un genre de pression collective. Encore quelque chose qu’Oxalide la solitaire comprend pas. Elle ne comprend pas pourquoi il faut faire attention aux regards des autres.
Oxalide sent que le bercement s’arrête. Oxalide s’est peut-être assoupie, elle a du sable dans les yeux. Elle rouvre doucement ses paupières. Oxalide tourne la tête. Oxalide reconnait. Oxalide n’avait jamais été perdue, mais là elle est arrivée. Ils sont arrivés. Oxalide se frotte les yeux ensommeillés avant de comprendre qu’il faut qu’elle lui indique sa hutte. Elle donne quelques indications en espérant que la brune ne soit pas là. Oxalide n’avait pas envie d’imaginer la tête de sa colocataire arrivant dans cet état-là. Oxalide elle se languit, elle en a marre de devoir compter sur l’hostile. Elle veut enfin s’occuper d’elle. Seule. Oxalide serait bien allée chercher quelques affaires à l’infirmerie, mais elle ne se sent pas de faire courir Alexandre partout. De toute façon, le plus gros était fait, elle était recousue, il ne manquait plus que le bandage. Alexandre la dépose dans son lit et puis Oxalide se contorsionne. Parce qu’elle sait faire que ça, aggraver une plaie qui pourrait guérir paisiblement. Elle attrape sous le lit un sac et en sort de quoi faire un bandage. Oxalide n’est plus fatiguée, elle a assez dormit, plus ou moins. Oxalide elle repose tout lâchement sur la couche. Elle regarde Alexandre de ses beaux yeux bleus avec un peu du chien battu « Alex, j’ai mal. » Elle ne l’avait pas dit de façon désespérée, c’était une affirmation joyeuse. Oxalide le regarde amusé et finit par ajouter, pour ne pas laisser le reste en suspens « Tu peux me trouver de l’alcool s’il te plait ? » Parce qu’Oxalide elle est polie. Elle dit s’il te plait quand ça l’arrange. Oui, pour une fois elle a pas ordonnée. Elle a demandée, comme une jolie jeune fille. Oxalide fait comme chez elle. Oxalide est chez elle. Oxalide se laisse à rire, parce qu’elle se rend bien compte qu’elle est plus logique. Oxalide elle délire. Trop de fatigue. Trop de sang dans la nature, s’en est trop pour l’esprit de l’arc-en-ciel. Elle rit dans un rire incontrôlable et des larmes perlent. Des larmes de douleurs. Oxalide se tord, Oxalide a mal. Oxalide rit, Oxalide à mal. Elle n’en pourrait même pas expliquer pourquoi elle rit. Elle place ses mains devant son visage et tente de calmer se fou rire. Oxalide folle. Folle. Folle.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Jeu 13 Mar - 21:05



On se jette, on se prend

Contre un peu d'éphémère,



La douce folie d'Oxalide et l'abandon de d'Alexandre et Coban


J'étais là , à porter ce petit bout de femme que je connaissais à peine dans mes bras. Je l'emmenais dans une arène sans aide. Elle pourrait très bien se transformer en fauve et hurler à la mort pour que ses comparses m'achèvent mais qu'importe. Je me fichais de ma vie. On sauve ceux qui nous semblent importants. Ça ressemble presque à une grande phrase digne et noble. Mais on ne change pas notre nature. On est tels que nous sommes et on ne peut pas changer. Je ne sais pas vraiment pourquoi je fais ça mais quelque chose me dit que Coban sait quelque-chose. J'ai beau avoir le contrôle de ses bras il mène toujours la danse. Il se tapit au fond de ma tête et il tire des ficelles invisibles.
« Tu devrais prendre plus à droite, aller en contrebas et reprendre tout droit. Ça irait plus vite. »
Elle avait prononcé ces mots comme si de rien n'était. Comme si nous étions toujours dans la grande Pomme et que nous tentions de rejoindre un cinéma pour voir la dernière création d'un de ces cinéastes fous qui ont la côte. Et pourtant nous n'allions pas au Cinéma. Nous étions le film projeté et nous traversions cette forêt pour rejoindre une arène. Plus rien n'avait de sens dans cet îlot de sable cuit par le soleil. Et alors qu'elle finissait par se calmer et blottir dans mes bras pour enfin se reposer elle murmurait dans un souffle , comme on avoue un secret au bord du sommeil...« Promis. »Je pensais qu'elle s'était endormie et qu'elle ne voulait pas dire ça , comme une énième divagation. Pourtant non, car après ces mots elle remua encore un peu. Cachant un sourire sous mon pull.

Ça faisait déjà quelques dizaines de minutes que je marchais en direction de chez elle , de l'endroit où elle avait trouvé refuge après la catastrophe quand elle s'éveilla peu à peu. Elle ouvrait les yeux et j'étais déjà à l'orée du village ,le pas hésitant. Je suivais ses indications priant pour ne tomber sur personne de "familier". Je connaissais beaucoup de monde pour  un Hostile mais peu savaient qui j'étais réellement. Et ceux-là risquaient de faire foirer beaucoup de missions qui m'ont été données pour sauver les miens. Tout du moins les aider plus que les sauver.
J'atteignait la hutte et miracle il n'y avait personne. Je la couchait doucement sur sa banquette priant pour qu'elle trouve le sommeil rapidement . Mais je n'étais pas exhaussé. Homme déchu condamné à souffrir autant qu'il sème la douleur autour de lui. Elle se contorsionnait et son visage ne semblait pas serein. Pas comme lorsqu'elle dormait dans mes bras. Un instant j'hésitais à la reprendre dans mes bras pour tenter de soulager sa peine. Mais c'était Oxalide , la grande , la forte , la fière , l'intrépide Oxalide. Celle qui avait planté un couteau en son sein pour me prouver à moi , l'Hostile fou , inconnu , dangereux. Alors j'ai pas le temps de m'approcher qu'elle me parle déjà:
« Alex, j’ai mal. » Alex. Je n'étais plus Alexandre , j'étais Alex. On surnomme un ami , un proche. Un être qu'on aime et qu'on chéri. « Tu peux me trouver de l’alcool s’il te plait ? » Elle n'ordonne plus. Elle demande. C'est peut-être la souffrance , ou la douleur. Je préfère ne pas me mettre à trop espérer. Je ne veux pas imaginer qu'elle finit par bien m'aimer. Je ne veux pas me conter fleurette et me passer de la pommade. Elle ne peut pas m'aimer. Personne ne le peut. J'ai essayé , tant de fois. Lysandre elle disait m'aimer , m'apprécier. Pourtant elle ment. Elle se ment. Me ment. Comment peut-on m'aimer moi? Celui qui s'amusait de la souffrance des gens? Celui qui avait torturer une pauvre innocente jusqu'à me graver dans sa mémoire trouble? Jusqu'à m'acharner sur un pauvre corps? On ne peut pas. La seule passion que j'inspire c'est la haine. Mais la roue semble tourner ici et maintenant. Alors je cède à l'espoir. Je plonge dedans comme on plonge dans une baignoire. Je me laissait porter par le léger courant crée par mes balbutiement et avant même que je puisse lui demander elle se mit à rire. Doucement puis de plus en plus fort. Comme du sable qui s'insinue sournoisement dans vos oreilles. Mais sauf que vous n'aimez pas le sable. Moi j'adore ce sable. Il me tient chaud et me recouvre chaleureusement. Je n'ai même pas peur qu'il m'étouffe. Ce son. Ce rire, c'est la douce chanson de la folie. Une folie belle comme le jour qui m’estomaque d'admiration. Je me souviens. L'alcool. Je fais un rapide tour de la pièce pour trouver un flacon d'alcool tandis que la mélodie enveloppait la pièce. Je lui tends le flacon et comme un fantôme qui se perd je m'allonge calmement auprès d'elle. Simplement bercé par son rire. Sa respiration. Sa présence. Je m'allonge et alors dès l'instant où je ferme les yeux je me réveille alarmé. Dans le noir de ma tête je vois des images. Des images ensoleillées , lumineuses , vivantes qui dansent entre mes deux yeux. Alors je souris. Je comprends. C'est donc ça ce dont tout le monde parle mais que je n'ai jamais constaté dans ma courte nouvelle vie. Je RÊVE. Tout simplement. Je ne fais plus ces incessants cauchemars où j'étouffe et je me noie. Non dans celui-ci j'ai envie de plonger dans le vide pour découvrir des couleurs imaginaires. Alors je prend la main d'Oxalide. Je prends la main de cette belle fée brisée. Et je ferme les  yeux. Je veux continuer l'expérience encore un peu. Fuir le terne et monotone jaune de cette île de malheur et découvrir l'ocre des canyons, le bleu des yeux des femmes au Moyen-Orient , Le noir abyssal des cheveux des Sud-Américaines. Jusqu'ici je rêvais en noir et blanc. Un remake assommant d'un film Hitchcock qui aurait perdu son suspens. Puis elle m'a donné le RVB. Cette magie qui fait que je peux revoir chacun de ses cheveux dans ma tête. Ironie éternelle. J'ai l'habitude de graver mon visage dans la tête de mes victimes et aujourd'hui c'est elle qui inscrit le sien en moi.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Ven 14 Mar - 22:21


J'arrive plus à encaisser, comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?
ft Coban

Il est silencieux. Il n'a pas décroché mot depuis qu'il lui a fait promettre de ne pas mourir. Ce n'était pas un de ces silences dérangeant. De toute façon Oxalide s'était assoupie. Là sur son lit, elle le regardait et attendait qu'il bouge, qu'il réagisse à ses demandes. Il le fit après un instant ou Oxalide s'était demandé à quoi il pensait. Alors que c'était pas son genre à Oxalide. Se soucier des autres ? Non mais quelle connerie. Oxalide mettait ça sur le dos de la perte de sang, comme un joker. Il se décide finalement à chercher la boisson alcoolisé. C'était pas trop tôt. Pendant ce temps-là Oxalide prépare ses pansements. Il lui tient la bouteille et elle la lui prend dans un sourire. Elle dévisse rapidement le bouchon avant d'approcher le contentant de ses fines lèvres et d'en boire une grosse gorgée. Pour se désaltérer, pour se changer les idées. Elle se fit un pansement puis elle s'arrêta. Elle rit. Elle riait fort. Oxalide riait comme elle vivait. Follement avec sa dose d'irrationalité. Elle ne pouvait pas expliquer ce rire. Elle en avait besoin. Après tout elle avait un p*tain d'hostile chez elle la Oxalide. Oxalide referme la bouteille. Elle rit toujours mais ça se calme, ça s'estompe.
Il s'allonge à côté d'elle. Elle le regarde, un regard amusé. Un sourire enjôleur. Elle se met sur le côté, doucement et elle le regarde. Il ferme les yeux et sa respiration s'apaise, devient régulière. Oxalide le regarde encore quelques instant avant de se lever, elle enjambe le corps d'Alexandre. Elle touche le sol de la pointe des pieds, ça lui fait du bien de se sentir à nouveau à peu près forte. Oxalide marche. Oxalide met un pas devant l'autre. Oxalide s'est défait du pull chaud de l'hostile. Elle le pose délicatement sur les épaules d’Alexandre endormit. Oxalide se change. Oxalide change de peau. Oxalide remet un pull qui est le siens cette fois. Oxalide change de pantalon pour un propre, pas dégoulinant de sang. Oxalide regarde Alex, un sourire attendrit sur les lèvres. En silence, elle retourne à l’endroit où il l’avait déposé, à ses côtés. Elle le voit qui s’éveille un peu. Elle s’inquiéterait presque de l’avoir réveillé. Mais Oxalide au fond elle s’en fou, parce qu’elle aime pas se soucier des autres, ça fait beaucoup trop. Alexandre avait l’air paisible. Pas comme lorsqu’il avait tué cet inconnu dans la forêt. Loin de ce râle orgasmique. Loin de ces pulsions violentes. Alexandre avait l’air tranquille, posey. Un mec adorable qu’on présente à sa meilleure amie. Mais n’y a pas d’meilleur ami sur cette île, pas d’ami tout court. De la méfiance, partout. Toujours à regarder de travers. Comment on pouvait être encore innocent sur cet enfer ?
Alexandre glisse sa main dans la sienne. Ses doigts rugueux qui rencontrent les doigts de pianiste d’Oxalide. Leurs doigts s’enlacent. Leurs mains trouvent leurs places l’une dans l’autre. Oxalide le laisse faire. If se mord la lèvre. Elle a l’impression qu’elle frôle la mort, qu’elle joue avec, qu’elle lui sert la main. Oxalide se penche sur lui. Il a les yeux fermés. Il s’est rendormi. Elle le sent à son souffle régulier. Elle ne peut s’empêcher de sourire Oxalide. Oxalide caresse la joue d’Alexandre. Oxalide sent son cœur battre sous sa peau alors qu’elle caresse la peau de la mort. De la faucheuse. Elle ne sait pas pourquoi elle est comme ça Oxa. T’as pas assez de mec dans ta vie non ? Lui ce n’est pas assez ? Ferme-la If. Ferme-la. Ne pense à personne. Pense à toi. Oublie les autres. Oxalide elle panique. Elle a le cœur qui s’est arrêté. Oxalide s’affole. D’un geste vif elle retire sa main. Elle s’écarte. Oxalide se plante là. Ne penser à personne d’autre qu’elle. Ne sourire à personne d’autre qu’elle. Les mots torturent Oxalide, elle se torture toute seul. Elle regarde le bel endormi et hésite. Elle ne sait pas si elle doit le réveiller. Elle ne sait pas si elle doit le laisser dormir. Il a l’air paisible. Coup de panique. Ça se trouve il ne dort pas, il l’observe. Près à la tuer. Le souffle d’Oxalide s’accélère alors que son cœur se lacère. Oxalide elle a l’air con. Elle sait même pas ce qui lui fait peur. Qu’il l’a tue ? Non t’as bien prouvé que t’en avais rien à faire ? Qu’il trahisse sa confiance ? C’était peut-être ça à près tout. Peur d’avoir fait trop confiance. De ne pas avoir été assez sur ses gardes Oxalide se décide.
Boum.
De ses deux fines mains elle le pousse. Elle le fait chavirer. T’as peur de rien If. T’as peur de toi. T’as peur de lui. T’as peur de vous. Une conjugaison qui va tourner au fiasco. Il est tombé. Dans un fracas. Tu te sens coupable pas vrai ? Tu recommences à sentir la peur comme un vieux qui reviens. Il n’est plus à côté d’elle, il est par terre. Elle cache son visage dans ses mains le temps d’une seconde. Puis l’arc-en-ciel revient dans son visage. Oxalide se penche sur lui. Oxalide lui sourit. Ses cheveux arc-en-ciel lui tombent sur la figure. Elle se chatouille avec la pointe bleue. Oxalide sonne faux. Oxalide aime pas son sourire. Oxalide se sent branlante et If a carrément foutu le camp. Oxalide lui tend la main pour qu’il se relève. Une main tremblante. Parce que le passé ça hante, comme un mauvais cauchemar. Elle sait plus pourquoi elle y pense maintenant. Elle sait plus.
« Il faudrait que tu partes avant que quelqu’un ne vienne. » Elle se cache. Elle les cache. Oxalide se sent coupable. Bordel qu’est ce qui ne tourne plus rond avec toi If ? Ressaisi-toi ! C’est un p*tain d’hostile. T’aurais dû le sortir de ton lit plutôt ! Oxa n’y croit pas. If hésite. Oxalide est rongée de l’intérieur et elle aime pas ça. Elle déteste ça. Elle se préfère défoncée. Elle se préfère légère. Loin de toute cette panique de son cœur qui bat trop fort.

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN. Sam 15 Mar - 13:09



Quand d'une virgule tu

crée un point.

Oxalide-If ; Coban-Alexandre & John.



J'étais dans un lit. J'étais seul. Attaché. Dans la totale incapacité de bouger. On m'a enserré les poignets , les chevilles , la taille , le torse. Mon seul mouvement c'est tourner la tête. Des gens s'affairent autour de moi. Je les entends mais ne les vois pas. Pourtant ils sont là parlant de moi. Je suis seul dans cette pièce froide et inconfortable. Seul avec moi-même , avec nous-même. J'ai peur. On a tous peur. Parce qu'ici je le sens ma grande taille et mes muscles furibonds ne joueront pas en ma faveur. Parce que je suis attaché et surtout que des fils me sortent de partout. Des tubes transparents qui parfois captent le reflet d'un visage livide et apeuré. Celui d'un John plus que d'un Coban. Visage sans âme marqué par la douleur. Cette scène t'es familière , tu la connais par cœur. Pourtant aucun de nous ne s'en souviens. Fais un effort Coban , souvient toi. C'est toi qui la connaît. Je reconnais l'odeur amère de ta partie d'esprit. Cette obscurité rougie , avec des touches de magenta. Mais je m'en souviens pas. La suite revient pas. Alors j'attend. Allongé comme un con. A la merci d'une blouse blanche. Un connard avec des gants qui puent l'hôpital. Il va venir je le sais. Je tente de me remémorer ses traits. Puis il vient , il se penche. Je me décompose. Je fond et je gèle. Je me désagrège , je n'ai plus de consistance. Il est là, gants serrés , blouse fermée , immaculée. Sans visage. Sans apparence. Ma propre voix qui hurles "Tu m'oublies. Tu m'efface et me tue. Mais un jour je serais là et tu disparaîtra". Alors je comprend. Trop tard. La blouse blanche me sangle la tête et je ne peux que me liquéfier. Impuissant. Limite incontinent. Ça en devient humiliant. Et je pleures. Je ne sais pas qui de moi pleure mais il s'épanche , se vide et me ridiculise. Et les gants blancs montrent une grosse aiguille. Et il rit. Et je pleure. Et il hurle. Et il pleure. Et je me perd. Il a son aiguille sur mon oeil. J'ai soif. Je hurle. Mais je suis muet. Et il rit. Et il enfonce son aiguille. Il vise bien. Je ne le vois plus. Je l'ai jamais vu. Je ne pleure plus. Je suis mort.Nous sommes mort. Nous tournoyons dans le vide , dans le rien. Pas de place ou trop de place. Une toile immense qu'on ne peut pas peindre. Une toile noire. Un trou noir. Une étoile noire. Un vide lumineux noir aveuglant. Une aberration. Mais je suis mort alors qu'importe? Je suis mort et tout le monde s'en fout. Qui ça intéresserait que je meurs ou non? Qui m'aimerai alors que je me déteste? Je veux hurler mais je peux pas. Je suis en sourdine. Je suis plus.
Lumière
Je suis là. Dans un champ de fleur, la joue chaude.Un peu d'eau sur cette même joue. Je suis en pleine lumière. Libre. Mais tellement mal à l'aise. Mal à l'aise d'être si à l'aise. Et finalement à l'aise d'être mal à l'aise. Il fait beau. Et je suis seul. Au loin je vois une fée. La nuit tombe La fée s'illumine et fuis. Je la suis. Je cours. M'essouffle. Je la regarde. Elle s'éloigne puis revient voleter près de moi. Alors je commence à comprendre. Je fais des liens. Je défait des liens. Je comprends. Oxalide n'est pas le passé. C'est un présent. Comme il en existe des milliers. C'est simplement à moi de choisir dans quel présent je veux vivre. Pas plus le temps pour réfléchir mieux que le sol se dérobe sous mes pieds.
Chute
Je suis là , par terre , le sourire d'Oxalide qui me tend un bras pour me relever. Oxalide qui joue un jeu très prenant. Trop prenant. Un jeu qui prend la tête à certain et qui prend Alexandre dans sa spirale. Et moi tiraillé,le cul entre deux chaise. J'ai l'air d'un con. Elle me sourit de toute ses dents, de toute son innocence. Et moi j'hésite à bouger. Le sommeil ayant fait perdre du terrain à Alexandre. Alexandre qui a joué Alice en suivant un lapin blanc. Tu parles ,un rail de coke ouais! Les lapins ça vous fait pas ch*er des paillettes par la bouche. La coke non plus... C'est une drogue encore pire que ça!
Alors je m'abandonne et c'est quand elle me dit qu'il faut partir que je me relève. Je me relève , je l'embrasse sur le front , serein. Tout se passera bien. Je le sens je le sais je suis sûr de moiiii . C'est statistique. J'y connais rien en stat vous me direz mais même! ça se voit. Alors je m'écarte d'elle.
"Tu sais , je suis peut-être Alexandre , mais il reste toujours une part de Coban en moi. Et Il est fier le bonhomme. Je sais c'est bizarre dit tout haut mais je peux pas me l'expliquer moi même. Alors voilà je te le dis. Tu as crée Alexandre. Mais il risque de disparaître sans toi. Et Coban il risque de pas vouloir retraverser le village alors la prochaine fois c'est à toi de retrouver Alexandre. Quand tu iras mieux. Quand tu le voudras. Tu l'abandonneras peut-être... Peut-être pas. Mais c'est moins douloureux de tuer quelqu'un quine peut pas s'affirmer face aux autres. Je suis moi , je reste moi. Je pense d'abord à ma survie. Alexandre pense à la tienne mais le meneur de jeu pense à Moi. Alors je serais dans la forêt ou dans notre grotte , à nous les vilains. Alors si tu tiens un temps soit peu à Alexandre , viens et sauve le. Sinon laisses-le partir..." Et sur ce je tirais ma révérence. Partant. Fuyant. Me maudissant.
Non mais sérieusement, que j'aurais voulu la faire fuir que je m'y serais pas pris autrement.Je suis d'un niais , c'est affolant. Puis c'était quoi ce mélo? Même Alexandre essayait de se tirer une balle dans notre tête. Le pauvre , j'ai peut-être grillé toutes ses chances. S'il a un chagrin... un chagrin de je-sais-même-pas-quoi je vais lui tirer une balle vite fait bien fait! Pas qu'il soit trop pailleté pour coller au décor de la grotte mais quand même un peu quoi!
Et Coban se fâche. Alexandre déprime. Tyler s'énerve et John rigole. Il rit comme si c'était une pièce sans conséquence. Et tu regrettes. Et tu oublies. Puis t'y repenses quand Alexandre s'endort. Je sais plus qui t'es mais t'y penses. Sans paillettes et sans strass. Pourtant elle brille toujours Oxalide à travers ces yeux. A travers mes yeux. Elle danse la gigue sous mes yeux ébahis et je m'accroche. Je suis jaloux. Mais je laisse Alexandre en paix et je pries.Je pries une divinité obscure et étrange pour qu'elle vienne me voir , pour qu'elle garde en vie ce petit con et qu'on puisse profiter de ces débriefs ensembles , les yeux rêveurs , songeurs et comploteurs....

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Message(#) Sujet: Re: Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait. COBAN.

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