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Message(#) Sujet: Rom po po pom - Gaby Jeu 30 Jan - 15:24


Man Down


C'était ca! C'était exactement ca, l'extase! Debout sur le bar, elle balaye les gens autours d'elle du regard. Le temps semble s'être arrêté, chaque instant semble plus intense. La brise marine dans ses cheveux, la musique, puis cette dégueulasse odeur d'alcool et de fin de soirée. Il y a bien longtemps qu'elle ne s'est pas sentie aussi vivante. Bien trop longtemps qu'elle ne s'était pas mise dans un tel état. Leur merdier sur ce tas de sable valait pourtant bien la peine d'être fêté. Car de toute facon, on en est tous conscient, on n'a rien de mieux à foutre que faire la fête. Qui s'en plaindrait? Ce soir, pas elle.

Elle fait le vide, le néant dans ses pensées. Plus rien ne peut l'atteindre, elle se sent invincible. Debout sur le bar, à danser, le monde entier lui appartient. Si elle savait... pauvre gamine piégée sur quelques hectars de terre ingrate au beau milieu de l'océan. Mais laissez la rêver trois minutes. Seulement trois alors.

Si la gnôle vous donne des ailes, elle ne se fera pas prier pour vous ramener à terre en moins de temps qu'il faut pour y penser. Touchant mortellement vos facultés d'équilibre, et ce à l'abris de votre conscience. Un pied échappe à son corps et l'oiseau se ramasse au sol, le dos plaqué dans la terre et la poussière. Et la bière.

Les yeux tournés vers le ciel, Violante reste à terre quelques secondes le temps de comprendre comment elle s'est retrouvée là.  Belle pelure de banane sous son pied qu'est un bar lubrifié à la bière. Et merveilleux antidouleur qu'est ce brevage, d'ailleurs. Elle cligne plusieurs fois des yeux. Ca y est, le ciel tourne au dessus de sa tête, le sol se dérobe sous elle. Elle cligne à nouveau, passe sa main sur son visage. Elle n'est pas si loin, elle le sait. Elle ouvre les yeux, ca va mieux. Mais déjà la réalité la ratrappe. Un visage se pointe au dessus d'elle et la fixe. Il lui semble familier, elle jurerait le connaitre.  

« Ja... »

Erreur.

« Gab! »

Elle éclate de rire en se redressant et jette un regard accusateur vers le haut du bar. Mais le regard de Gabriel pesant sur elle lui coupe l'envie de rigoler. Net elle redevient sérieuse et expire lentement.

« Pourquoi tu me regardes comme ca?»

Parce qu'il la regardait toujours comme ca, parce que ces derniers temps Gabriel était horriblement désagréable avec elle. Loin de l'attrister ou la toucher, ca la mettait en rogne. Ca n'aurait pas du, elle en était consciente. Ca ne devait pas l'atteindre, rien ne l’atteignait jamais, pourtant c'était le cas. Et pour une raison qui lui échappait totalement. L'opinion des gens lui importait peu, en temps normal. Alors pourquoi se prenait-elle la tête avec ce que Gabriel pensait d'elle ou ne pensait pas? Et quelle en était la raison? Lui. Seulement lui. Il était ainsi, c'était clair que quelque chose ne tournait pas rond le jour où il lui proposa de l'héberger. Simplement parce que Gabriel n'était pas comme ca. Il était ce genre de bougre acerbe, mais au fond c'était pour cela qu'elle le supportait plus que quiconque. Ca collait entre eux. Y avait ce truc qui le rendait aussi singulier que détestable. Et qui faisait qu'elle l'appréciait autant qu'elle le haïssait. Ils n'étaient pas si différents, au fond.

Ca y est, le monde s'était bel et bien réveillé autours d'elle. Fini l'euphorie. Comme quoi rien n'est éternel sur cette île, sauf peut-être l'île elle même. Ô désespoir.





Dernière édition par Violante H.Carter le Dim 9 Fév - 14:01, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Rom po po pom - Gaby Mar 4 Fév - 18:27

Ça n'aurait pas du le faire rire, il n'avait plus envie de rire avec Vio. Sa colocation avec elle avait perdu tout son sens, parce qu'il était jaloux et qu'il ne voulait pas d'elle dans l'entourage du brun. Malgré ça, il continuait à la trouver aussi identique à lui qu'elle aurait pu l'être, la version féminine du blond, en moins pire peut-être. La version plus supportable, avec un poil d'auto-dérision en plus. Bref, ça n'aurait pas du le faire rire de la voir se casser lamentablement la gu*ule après avoir dansé comme la soûlarde qu'elle était sur le bar de l'île. Quand il se pencha au dessus d'elle, il avait repris contenance, aussi aigri qu'il l'avait été ces derniers temps avec la pauvre Violante qui après tout, ne savait ni d’où ça sortait ni pourquoi elle avait mérité ça. L'avait-elle seulement mérité, comme beaucoup de choses que pensaient ou faisait Gabriel, c'était rarement justifié. Cette fois-ci, lui-même avait du mal à expliquer pourquoi il ressentait autant d'agacement envers Violante, après tout c'étaient juste de vagues impressions et des gestes minimes qui l'avaient rendus aussi... Enfin. Les grands yeux bleus de la blonde eurent du mal à faire le point sur son visage, déjà, elle l'avait pris pour un autre. Pas besoin d'être un génie pour savoir avec qui elle avait failli le confondre. Gabriel finit par sourire, un peu, quand elle lui demanda pourquoi il la regardait comme ça. « A ton avis, bécasse, tu t'es vue quand t'as bu ? » lui répondit-il d'un ton sarcastique en la relevant tant bien que mal -on ne pouvait pas dire qu'il était franchement le mec le plus sobre du coin non plus.

Quand Vio fut sur pieds, il fit de son mieux pour l’entraîner loin des autres bougres alcoolisés. Il ne savait même pas pourquoi il faisait ça. Il aurait pu laisser traîner son cadavre près du bar et il l'aurait vue débarquer le lendemain matin avec une tronche de déterrée., puis peut-être qu'il se serait marré en la voyant dans un sale état. Mais bon, malgré tout, Vio et lui s'étaient bien entendus un jour. La laisser là toute seule, c'était débile, et c'était traître. Il n'avait aucune raison de ne pas la ramener alors que visiblement, elle n'allait pas se ramener toute seule. Avec un peu de chance elle ne se souviendrait pas de son coup de pouce le lendemain, ça ne l'aurait pas surpris étant donné toute la concentration dont il devait faire preuve pour la tenir debout -en plus de lui. « Ramène-toi Vio, t'es plus en état de danser, on rentre. Et t'en fais pas, j'ai pris quelque chose pour le sevrage » lui glissa-t-il d'un ton moqueur en lui tendant une bouteille rescapée, une des seules que Vio n'avait pas descendue au cours de la soirée. En y repensant, Gabriel ne savait même plus ce que lui avait fait de sa soirée. De toute façon, ça ne devait pas avoir grand intérêt puisqu'il n'avait toujours pas adressé la parole à Teddie depuis la dernière fois et que ça lui pesait tellement qu'il n'était plus en état de s'intéresser à quoi que ce soit. Entre autre chose. p*****, sa vie était nulle et tout ce qu'il trouvait à faire, c'était s'acharner sur Hell alors qu'elle était une des seules à qui la faute ne revenait absolument pas.

Violante chanta tout le long du chemin à mi-voix, plus pour elle que pour eux, et Gabriel fit de son mieux pour la mener dans la bonne direction, c'est à dire vers leur fausse cabane, ce qui leur servait de colocation. Personne n'avait compris pourquoi Gabriel, lui, avait fini par proposer à Hell de partager son toit. Même lui ne savait pas du tout ce qui l'avait motivé ce jour là alors que jusque là, il s'était très bien porté tout seul dans son coin. Pourtant il n'avait jamais regretté sa démarche jusqu'à tout récemment. Au moins une chose qui n'avait pas foiré depuis son arrivée sur l'île -pas encore.

Ils ne devaient plus être très loin normalement, Gabriel ne comprenait pas pourquoi ils mettaient autant de temps à rentrer ; il avait l'impression de tourner en rond même si, c'était le seul fait d'avoir consommé il ne savait trop quoi et d'être responsable de quelqu'un d'autre que de lui-même. Ouh, l'horreur. « p***** m*rde. On est ou là ? » Violante ne semblait absolument pas faire attention à la route et sa remarque la fit glousser comme une gamine, ce qui l'irrita encore plus. Aide-moi ou on va finir bouffés par les tarés de l'île, Vio. Il songea un instant à la jeter dans le lac avant de la ramener, histoire de lui raviver l'esprit.






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Message(#) Sujet: Re: Rom po po pom - Gaby Dim 9 Fév - 13:47


Gabriel et son aigre ironie, détestablement juste. Il avait mis le doigt dessus, sur le pitoyable état de la blonde. Exactement là où ça pouvait faire mal, en plein dans sa dignité et sa fierté, de quoi calmer ses ardeurs et lui décrocher une grimace.  Au moins elle, avait l'illusion de s'amuser un peu. Il ne pouvait pas en dire autant. Vexée elle se contenta de le fusiller du regard alors qu'il l'aidait tant bien que mal à se relever. Gabriel avait l'art de briser le peu d’enthousiasme, si rare soit-il, dont elle pouvait faire preuve. Elle l'avait vu comme son sauveur ce jour là, comme le seul être à faire preuve d'un brin d'humanité sur cette île. Elle s'était bien plantée, et sur toute la ligne. Les premières apparences peuvent s'avérer bellement trompeuses. On parle de Gabriel, pas du saint esprit.  « Déride toi Gab, lâche du lest.» Lui lance-t-elle sèchement, se campant devant lui. Elle n'a pas à se sentir coupable d'être la seule à profiter. Un peu d'égoïsme, après tout! Elle ne le sait que trop bien, ses humeurs massacrantes sont contagieuses. Mais alors qu'elle veut baisser les armes et lui tourner le dos, il lui annonce que sa soirée est terminée et qu'ils rentrent. Hors de question! Je ne rentre pas avec toi! Elle ne proteste même pas. Elle n'en est pas vraiment capable en son état présent, de toute façon. Il pourrait lui suggérer de sauter d'un pont qu'elle daignerait réfléchir à la question.

Elle attrape la bouteille qu'il lui tend et lui emboite le pas en fredonnant un petit air de reggae. Elle ne fait pas vraiment attention au chemin, elle pourrait presqu'avancer les yeux fermés. Malgré toutes leurs discordes, elle pourrait lui faire aveuglément confiance, et il n'est nullement ici faute à l'alcool. Même si son amitié avec Gabriel est précaire, elle sait qu'elle peut se reposer sur lui.  Et si jamais elle ne l’admettra, il est bien à ses yeux synonyme de sécurité. Une confiance instable et incertaine, dont elle a indéniablement besoin, n'est-ce là une forme de naïveté consciente?
Trahir son meilleur ami, jamais elle n'en serait capable. Avant tout, peut-être lui manque-t-il l'essentiel pour ne serait-ce que pouvoir y songer. Si a notion d'amitié ne dépend au fond que de la force et de l'importance que chacun accorde au mot, le meilleur ami, lui, est universel. Et si Gabriel ne respectait pas cela, il ne méritait aucun crédit, elle aurait du le savoir. Mais qui était-elle pour juger? Elle qui agissait n'écoutant que son propre égocentrisme.

Perdus? Il doit être moins sobre qu'il n'essaie de le montrer. Et évidemment elle n'a aucune idée d'où ils peuvent se trouver, ce qui n'a pas l'air de ravir Gabriel. Lui peste, elle c'est le dernier de ses problème. A le voire jurer, elle éclate de rire. L'île n'est pas bien grande, ils retrouveront bien assez tôt leur chemin, quitte à attendre que le soleil se lève, il n'y a pas mort d'homme. Rien ne les tient, ils sont plus libre qu'ils ne se l'imaginent.D'autant qu'ils ont de quoi se mettre bien, s'ils ne le sont déjà.

Elle s'arrête net dans leur marche, et attend que Gabriel s'en rende compte. Lorsqu'il se retourne exaspéré, elle s'assied à terre, en tailleur. « T'es pas plus capable de nous ramener que moi, alors arrête les frais!» lui lance-t-elle en déposant la bouteille face à elle. « Laisse toi vivre!» Ajoute-t-elle un sourire malin au lèvres. Jeu dangereux, soit il explose, soit il la largue sur place, seule avec son ébriété et les étoiles pour s'orienter, de quoi se retrouver bien avancée.  « Vérité ou vérité?» engage-t-elle espérant ainsi ne pas lui laisser le temps de réagir. Vérité.  «Ok. Alors qu'est ce que je t’ai fais pour que tu sois si dégueulasse avec moi ces derniers temps?!» Cette question, jamais elle n'aurait du l'oser, et jamais ce ne serait arrivé si son taux d'alcoolémie n'était pas aussi élevé que ce soir. Demain si elle se souvenait de ça, elle s'en mordrait la langue, car elle venait de lui montrer que ça l’atteignait. Mais ce soir, franchise était de mise, elle comptait mettre les choses à plat et voire où ils en étaient. S'il le fallait, même à remord, elle irait se trouver une autre piaule dès le lendemain, pour l'heure elle attendait qu'il ait les tripes d'assumer et d'enfin lui expliquer ce qu'était son p***** de soucis avec elle. Car elle n'était pas aveugle, ça crevait aux yeux.




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Message(#) Sujet: Re: Rom po po pom - Gaby Sam 15 Fév - 19:04

« Vio ? » Dans le silence qui avait suivi sa prise de conscience, Gabriel eut peur qu'elle n'ait disparu, qu'on la lui ait subtilisée sous son nez, qu'elle soit partie... c'était complètement stupide. Ils étaient à deux pas de l'endroit où les cabanes étaient montées, à deux pas de l'immense lac qui était pourtant bien visible de là ou ils étaient. Mais ils étaient tous les deux trop soûls pour s'en apercevoir, et Gabriel commençait à s'échauffer. C'est dire comme il lui en fallait peu, surtout ces derniers temps. Il se retourna, soudain inquiet, pour la voir poser ses fesses par terre dans une attitude de défi. Elle ressembla alors à une enfant de cinq ans, qui faisait un caprice dans un super-marché pour une boite de petits pois-carottes. Bon, il était possible qu'effectivement, on ne puisse plus vraiment faire la distinction sur lequel des deux était le plus à traîner jusqu'à la hutte, mais ça le fit quand même grincer des dents. « Laisse toi vivre ! » lui lança-t-elle. Se laisser vivre ! Puis le jeu commença, initiative brillante de Vio pour l'enfoncer encore plus des ses grognements de troll en colère. Elle n'aurait pas pu trouver pire pour engager la conversation. Bien sûr qu'elle avait remarqué son attitude exécrable envers elle, ça ne le surprenait pas, mais il n'avait quand même pas envie de s'expliquer, il avait juste envie de continuer à être désagréable, et en plus de ça, il voulait qu'elle soit d'accord. Comme si Vio était le genre à se laisser faire, à subir sans rien dire. Ce qui l'étonnait en fait, c'était que ça ait à ce point l'air de l'agacer. Habituellement, elle était détachée, désintéressée de tout. Elle aurait du s'en foutre, voilà, et ce n'était pas le cas, et c'était bizarre. « Action : tu te lèves et on essaye de rentrer. » rétorqua-t-il, évitant sa question avec autant d'adresse qu'un tracteur slalomant entre des grains de riz. Voyant qu'elle n'en faisait rien et qu'elle ne semblait pas décidée à faire quoi que soit dans cet ordre là, Gabriel soupira et se laissa tomber à côté d'elle, face à la bouteille qu'il avait ramené du bar. L'air était glacé, et Gabriel s'imagina mourir ici, sous le regard des étoiles, avec une bouteille d'alcool et une amie trop intelligente pour son propre bien. Allongé sur le dos et les bras en croix, il sentit la terre tourner sous lui, et il posa une main sur son front en espérant que ça calmerait un peu le roulis qui lui donnait la nausée.

« On on parlera un autre jour, ok ? »
lui dit-il d'un ton las. L'absence de réaction le fit tourner la tête vers elle, et s'apercevoir que la jeune femme l'observait avec une fixité étonnante compte tenu de la quantité d'alcool qui devait courir dans son sang, ses yeux brillants comme deux petites flammes sous la lueur de la lune. « Oh, sérieusement. Je vois pas de quoi tu parles. Je suis pas dégueulasse, et je le suis pas particulièrement avec toi, je sais pas d’où tu sors ça. » Mensonge, mensonge, mensonge. Allongé là sur le sol gelé, Gabriel se rendit soudain compte à quel point il avait été stupide d'agir ainsi avec Violante. Maintenant qu'elle lui demandait des explications, il se sentait incapable de les lui fournir. Il ne se voyait vraiment pas lui avouer que c'était à cause des gestes à peines visibles qu'elle et Jason avaient bien pu avoir un jour l'un envers l'autre. C'était tellement ridicule qu'il sentit ses oreilles et ses joues chauffer, et il fut d'autant plus heureux qu'il fasse aussi sombre. Violante et Jason étaient deux adultes consentants sur lesquels il n'avait aucune emprise, les deux là ne lui devaient rien et n'avaient absolument pas à réfléchir sur ce qu'il fallait faire ou non pour lui préserver son petit ego pourri, à lui. Ils faisaient ce qu'ils voulaient et ça ne le regardait pas... enfin, ça n'aurait pas du le regarder. A vrai dire, quand il avait capté ce moment entre les deux, il avait été... jaloux. Gabriel Milton Griffin, à New-York, n'aurait jamais eu aucune raison d'être jaloux, tout venait à lui, les gens comme les choses, tout lui appartenait. Sur ce bout de terre paumé au beau milieu de pacifique, il n'était pas nouveau que Gabriel avait du se confronter à certaines situations qu'il n'aurait jamais vécues ailleurs, et qu'il avait du mettre de côté bien des certitudes : il n'était pas tout seul, il n'était pas le roi du monde, il n'était pas non plus Dieu et compte tenu de tout ça, il n'avait rien à dire si Jason et Violante finissaient par sortir ensemble. Ce qui ne l'aurait pas surpris le moins du monde, ça le plongeait simplement dans une colère noire contre le monde entier. Il savait qu'en terme de probabilité, Violante avait réellement toutes ses chances avec le brun et ça, ça c'était vraiment chiant. Gabriel se demandait ironiquement si Jason n'était pas porté sur les personnes un brin égoïstes ou juste chiantes. Qui n'aurait pas remarqué la ressemblance entre les deux caractères, celui de Gabriel et celui de Vio, à peine différents.
Comme Violante ne disait toujours rien, boudeuse ou juste trop ivre pour parler, Gabriel se tourna de nouveau vers elle et lança : « Vérité. La dernière personne que as voulu dans ton lit. Et ne mens pas. » Il fallait soit être idiot, soit être vraiment alcoolisé pour demander une chose pareille à sa colocataire. Tant pis, il encore une chose à ajouter à tout ce qu'il regretterait demain.






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Message(#) Sujet: Re: Rom po po pom - Gaby Jeu 20 Fév - 22:03



En plus d'être un ami atroce, Gabriel était un menteur pitoyable. Et par dessus-tout un lâche incapable d'assumer ses comportements. Elle le fixait, béa, les yeux à deux larmes de sortir de leurs orbites. Elle le croyait pas, c'était tellement gros qu'elle n'avait plus rien à lui dire, rien à répondre. De quoi en faire une grève de la parole. Elle le fixait juste, droit dans les yeux, déçue, dégoutée. Il n'avait même pas essayé d'inventer une histoire bidon pour lui faire plaisir, il lui avait juste balancé son mensonge grossier à la figure, et elle était là, le cul gelé, à bénir sa franchise.

Elle se demandait jusqu'à ce qu'elle était en train de faire là, paumée elle ne sait où avec cette compagnie des plus indésirable. Elle n'aurait pas dis ca quelques temps plus tôt. Elle aurait donné cher pour une soirée avec Gaby et une bouteille, c'étaient toujours les meilleurs. Celles dont on se souvient longtemps, qui nous filent la gerbe et un mal de crâne atroce le lendemain, mais qu'on crève d'enchainer soirs après soirs. Parce que ca fait du bien de lâcher prise et de s'éclater avec des gens comme soi, à cracher sa bile sur le monde entier sans s'en tenir rigueur. Sauf que ce qu'elle n'avait pas compris, c'est que c'était peut-être plutôt la compagnie de la bouteille que celle de Gabriel qui rendait la soirée pétillante.
C'est vrais qu'après tout, ce qu'elle lui reprochait, il le reproduisait avec tout le monde, pourquoi espérait-elle sortir du lot? Franchement, elle pouvait l'avouer, elle y avait cru, à cette forme d'amitié avec son invivable colocataire. Aussi douteux que cela puisse paraître, elle commençait vraiment à l'apprécier. Il fallait vraiment être tarée comme elle pour apprécier un mec bourru comme il l'était.

De fait.

De but en blanc, il lui balance sa question. De peu et elle s'étranglerait. Sérieusement? Il lui demande ca? Elle ne sait même pas comment il ose, lui qui n'a même pas été foutu de deux minutes d’honnêteté, lui ordonne de ne pas mentir? Où va le monde, c'était le sommet de l'abérance. Elle le fixe à nouveau, dubitative, cherchant une once de compréhension dans son regard, un sourire complice, montrant qu'il plaisante, mais non, Gabriel est des plus sérieux. Il veut savoir qui est la dernière personne qu'elle a voulu dans son lit. Mais qu'est ce que ca peut bien lui faire? Et puis pourquoi raconterait-elle sa vie, et surtout à lui? Non, qu'il aille au diable, ce soir son mutisme serait d'or.

« Jason!» Voilà, t'es content, maintenant tu sais que je craque sur ton meilleur pote. Enfin le deuxième après Teddie, bref on s'en fout. Enfin non j'craque pas, je voulais juste me le taper, c'est tout. Oui c'est tout. T'es content? Tu vois, la voilà ta franchise. Tiens je te la passe, répond à la mienne de vérité, lâche. Qu'on soit au moins deux à regretter d'en avoir trop dis demain. Tout ca à cause de cette saloperie.

Elle darde la bouteille entre eux. Au point où elle en est, il ne lui reste plus qu'à oublier. D'un geste vif elle rafle la bouteille et saque une lampée, en profitant pour fuire le regard accusateur de son interlocuteur.

Puta*n la c*nne.



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Message(#) Sujet: Re: Rom po po pom - Gaby Lun 15 Déc - 15:50

Et la réponse qui fuse, qu'elle lui balance à la tronche avec un entrain excessif. De quoi le faire exploser de rire, tellement elle a l'air heureuse de sa propre réponse, mais non, il rit pas du tout, là. Quelle idée de demander ça, alors que la réponse crève les yeux, au moins autant que le fait qu'il a une soudaine envie d'étriper Vio. Il voudrait se lever et partir sans se retourner. Mais bon, au point où ils en sont, ça changerait pas grand chose, d'autant qu'il est presque certain que la miss ne pas laisser la conversation en plan, qu'elle voudra en savoir plus. Il ne lui a toujours pas répondu, lui. Pourquoi est-il aussi horrible avec elle, la seule personne sur cette île a encore daigner lui parler. A encore vouloir le fréquenter (hormis le fait qu'elle n'a pas le choix puisqu'ils habitent sous le même « toit », mais soit).  C'est vrai que Violante est ce qui se rapproche le plus d'une amie, ces derniers temps, ça ne l'empêche pas de se comporter avec elle comme avec le reste de l'humanité : comme un énorme con sans cervelle.

« Ah. » fait-il. Ce sera sa seule et unique réaction, en plus de lui prendre la bouteille des mains et de s'enfiler deux gorgées. C'est dégueulasse, ça brûle la gorge, ça pique les yeux. Au moins autant que le désarroi immense dans lequel cette stupide conversation va finir par le plonger. Ça craint, vraiment, de se sentir concerné à ce point. À se demander si son petit monde ne tourne plus qu'autour de Jason et ce qu'il peut bien faire, qui il peut bien fréquenter, aimer, baiser. La vérité ? Son monde s'est réduit à ses seules emmerdes, dont il n'arrive pas à faire abstraction jusqu'à ne se concentrer plus que sur ça. Gabriel n'était déjà pas un type vraiment optimiste, mais il n'avait pas besoin de le faire quand il était sur le continent. La moindre contrariété devient une affaire d'état depuis qu'il est ici. Le regard dans le vide, il regarde Vio, qui elle, regarde ailleurs. On dirait qu'elle a peur de sa réaction, ça le fait sourire. « C'était nul de demander ça », il admet, avant de reprendre une dernière gorgée. Il lui redonne la bouteille en s'intimant de ne plus y toucher, ou cette soirée déjà mal commencée risque de sacrément mal finir. « J'ai pas de réponse à ta question. » il balance, le menteur. Il enfonce le clou, fermement décidé à ne pas être honnête. Pour commencer, il faudrait déjà qu'il le soit avec lui-même et c'est pas tellement le cas, pas vrai ? Et puis, il se dit que Vio n'a pas besoin de savoir, que si elle savait, ce serait une cata pour tout le monde. En ne sachant pas ce qui le rend si horrible, elle reste la seule à ne pas avoir un pied dans les histoires foireuses. Elle reste la seule avec qui il se sent à l'aise et presque « comme avant », ces derniers temps. « Je crois que t'interprète mal les choses, et puis voilà. » il conclut.

Aucune crédibilité ; il le sait, Gabriel, que Hell ne le croira pas. Alors il change de sujet, en espérant qu'elle en fasse de même. Il bombarde les questions, de quoi la faire causer un maximum, jusqu'à ce qu'elle oublie. « Tu ferais quoi si tu retournais à la civilisation ? T'as de la famille ? Ça te manque ? »

Spoiler:
 






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Message(#) Sujet: Re: Rom po po pom - Gaby Sam 27 Déc - 22:07

«Ah.» De toute facon il s'en fiche pas mal le Gabriel, elle aurait pu s'en douter. Le but dans la question c'était juste de salir de respect qu'elle méritait, mais ca elle est déjà trop saoule que pour le comprendre tout de suite. De toute facon, son égo naturel le rapelle. La vie de pauvres gens comme elle, comme Jason, ca lui importe peu. Qui elle peut bien désirer ou haïr, il s'en claque, que ce soit Jason ou lui ca change rien. Il l'écoutera pas épancher ses états d'âme, et ca tombe bien c'est pas son genre.

L'honneteté ca se joue au plus con. A celui qui trouve l'excuse la plus bidon, ou au premier qui croit que la franchise a quelque chose respectable. Jusque là ils étaient ex-aequo. Faut qu'elle cesse de chercher pourquoi,  il est comme ca et c'est pas elle qui le changera. De toute facon elle en voudrait pas, d'un colloc sympa. Qui en voudrait? Sérieusement. Alors elle peut continuer de se plaindre, et continuer d'espérer qu'ils seront toujours là dans 5 ans, à descendre cette bouteille. Parce qu'elle doit être un peu mazo. Et de toute facon elle se gerce bien de ce qu'il peut penser d'elle au fond, parce que plus rien n'a vraiment d'importance. A part peut-être le niveau inquietant qui diminue dans cette bouteille.


Ce qu'elle foutait là? Bon Dieu! La tête entre les mains, les genoux sur le plancher à moitié moisis de l'appart, à se repasser le film en boucle. A le détester toujours autant qu'il lui manque. Elle sert les dents et retient ses larmes.  Encore une nuit où elle ne parviendra pas à fermer l'oeil. Son monde l'opresse, il lui semble terne et sale. Le climatiseur résonne dans la pièce qui lui rend son écho  dans un bourdonnement continu. Sa tête est à deux doigts d'imploser. Et cette question qu'elle se répète. C'est abérent. Presqu'incensé. Comme une prémonition compétement foirée. Sur la tranche et la largeur.

« Tu ferais quoi si tu retournais à la civilisation ? T'as de la famille ? Ça te manque ? »


«Rien de plus qu'ici, mais au moins là bas je serais plus obligée de te supporter » Evidemment que le continent lui manque, enfin elle suppose. Comme à tout le monde. Mais elle a cessé d'espérer, elle se fait à cette vie, elle est peut-être sur cette île pour les dix années à venir et peut être bien qu'elle y crevera bien avant de toute facon, alors ca sert à rien de se torturer pour rien.

« J'ais pas envie de penser à un ailleurs plus tard, je suis bien ici. Et maintenant. Puis pose pas de question dont tu te fiche de la réponse.» Et peut être bien qu'elle se fiche de la réponse autant que lui. Pourquoi s'efforcer jour après jour à se demander si sa famille lui manque toujours. Elle a pas envie de se voiler la face en pensant qu'ils lui manquent quand au fond elle sait qu'il ne reste derrière elle qu'un peu de nostalgie. Mais ca sur l'île elle se le garde car personne ne comprendrait. Le tout c'est de faire la part des choses, c'est pas pour ca qu'elle espère rester ici, mais elle veut pas se faire croire que quelque chose l'attend là bas parce qu'elle sait que c'est faux. Ca elle s'est juré de ne jamais l'oublier. C'est ce qui lui permet de tenir et de faire son deuil.

Elle tend la main en sa direction en se rétamant à moitié. Il pose trop de question, elle a pas envie de répondre, pas les idées claires assez pour, pas envie de parler de ca, ou pas avec lui. Et puis ca lui donne soif.

« Quoi? Ca te manque à toi? »



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Message(#) Sujet: Re: Rom po po pom - Gaby Mer 4 Fév - 22:32

Gabriel se marre franchement à la remarque de Vio. Si seulement il pouvait en dire autant. Lui aussi voudrait bien trouver un moyen de ne plus avoir se supporter. D'autant qu'il ne pense pas vouloir se passer de la compagnie de cette blonde ingrate et grognon. « Menteuse. Ça te tuerait, c'est de devoir me supporter qui te fait vivre. » fait-il avec l'arrogance qui lui est propre. Sans doute que c'est vrai, d'une certaine façon, du moins aime-t-il le croire, comme pour beaucoup de mensonges dont il serait le sujet principal. Est-ce que ça nous manque ? Est-ce qu'on voudrait y retourner, plonger tête en avant dans le passé en faisant fi de ce qui nous est arrivé ? En serions-nous même capables ? En avons-nous réellement envie, dans le fond ? Des questions futiles, auxquelles il n'a pas envie de répondre. Interrogations inutiles que Violante s'empresse de lui renvoyer en pleine figure, acerbe, vraie, sincère. Bien sûr qu'il s'en fiche, après tout s'ils avaient la chance de quitter cette ile de dégénérés ce ne serait que pour rejoindre une autre jungle, bien plus sauvage que celle-ci. Au moins sur l'île, l'hypocrisie n'a pas sa place, chose que l'on serait bien en mal de dire du continent et de la ville. Son monde a lui ne tournait qu'autour de l'hypocrisie, des faux semblants, des on dit. Aucun doute que s'il remettait les pieds dans cette existence, rien n'aurait changé. L'évolution serait infime en comparaison de celle opérée sur tous les survivants de ce crash, s'y confronter serait bien plus difficile que toute autre chose. Un retour à la réalité pourrait signifier un nouveau départ pour beaucoup, une chance d'améliorer ce qui n'allait pas. Lui ne ferait que recopier ce qu'il était avant, bien trop con pour ne pas renouveler ses éternelles erreurs. Ça doit être ça, le problème : Gabriel aimait bien mieux ce qu'il était avant d'atterrir ici. Son 'lui' actuel le répugne, le dégoûte. Ou, plus proche de la vérité, il aimait bien mieux l'image qu'on lui renvoyait de lui-même. Ça lui rappelle une remarque piquante reçue de Jason, il y a quelques temps de ça, blessante mais terriblement véridique. Avec le recul, il se rend compte à quel point mettre le doigt sur ses défauts le blesse mais ne l'aide en rien à changer. Buté comme un bœuf ce garçon. Gabriel se permet de rire d'elle, de lui, et il lui rappelle à quel point il (pense-t-il) la connaît. « C'est ça. Ne va pas me faire croire que tu as envie de rester cloîtrée ici jusqu'à la fin de tes jours, à moisir dans ce trou sans rien voir d'autre que l'océan autour de toi. C'est déprimant. Personne ne souhaiterait une chose pareille, à part les fous. Mais t'as le droit de dire le contraire, si ça t'amuse. Il doit bien y avoir des trucs qui te manquent. Il y a toujours un truc qui nous manque. » Des fous, ils semblent être nombreux à l'être. La solitude en est forcément responsable. Douce solitude à laquelle il a fini par s’accommoder au fil des jours, à apprécier, unique alliée lors de ses premiers instants après l'accident. Des gens l'en ont tirés petit à petit, lui ont redonné goût aux relations sociales. Aux conversations, à la magie qui opère lorsque l'on se permet de refaire le monde. Un manque terrible s'insinue de nouveau en lui en repensant à Teddie, son cœur se resserre dans sa poitrine. « Quoi? Ca te manque à toi? »  « N'importe quoi, bien sûr que ça me manque, tu crois que ça me plaît d'être ici ? Ma vie d'avant était bien plus palpitante que l'ennui perpétuel qu'on se paye maintenant. Il y a rien pour nous sur cette île. » L'alcool délie les langues dit-on. On s'en fout. « Rien pour évoluer, rien pour se réaliser pleinement. » Pas pour des gens comme lui en tout cas. Gabriel est de ceux qui ne se réalisent qu'avec des gens de son calibre autour de soi. Après deux ans, ça n'a toujours pas changé, et il lui faudrait encore des années pour accepter et cesser de ruminer sur ce que pourrait être sa vie si ce crash n'était pas arrivé. Quant à voir le bon côté des choses, impossible.

« Bon. La bouteille est vide, et tu commences à me casser les pieds. On bouge. » Elle commence, ou elle continue ? Bizarrement il apprécie bien plus qu'il ne le pensait cette soirée, une espèce de retrouvailles assez curieuses avec Hell, qu'il a pourrie plus qu'elle ne le méritait sans savoir pourquoi -toujours sans savoir. Pauvre d'elle, mais entre gens cons, ils se comprennent. Jason lui est sorti de la tête, ça paraît plus facile de se lever -de tituber en se mettant sur ses pieds- et de lui tendre une main amicale pour l'aider à faire de même. « Ramène-toi ! » On va essayer de retrouver notre route. On va essayer de rentrer. On va essayer d'oublier à quel point c'est chiant, de devoir réfléchir. Elle est là la solution, arrêter de réfléchir. Viens Hell, on a qu'à faire ça, jeter nos cerveaux dans le lac, ne plus penser à rien et même arrêter de se parler tiens, ça nous évitera de nous taper dessus, tu crois pas. Il tire sur son bras pour relever le gros sac du sol, et garde sa main dans la sienne quand il reprend la route en direction du lac qui reflète la lune comme un miroir. « T'as envie de quoi là tout de suite ? »






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» Violante H. Carter "
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Message(#) Sujet: Re: Rom po po pom - Gaby Jeu 21 Mai - 20:38

« Menteuse. Ça te tuerait, c'est de devoir me supporter qui te fait vivre. »

Elle lui grimace son insulte en réponse. Grimace du gosse vexé par la part de vérité dissimulée derrière l'ironie. Contre quoi elle reçoit son sourire arrogant, fière d'avoir piqué au bon endroit.
J'comprend pas qu'on autorise pas les mariages célibataires juste pour toi Gabriel.
Tu t'aimes tellement.

Il y a toujours un truc qui nous manque. Elle le fixe, un peu ivre, les méninges se bousculant pour trouver réponse à sa question. Sans étincelle. Elle n'approfondira pas le sujet, elle ne lancera pas de discussion nostalgique sur la bonne vieille époque, sur les feuilletons à la mode, les boites in ou la dernière ligne de fringue sur laquelle elle avait flashé avant leur départ. Toutes ces choses futiles sur lesquelles il est si simple de reporter son malaise sans vouloir comprendre d'où il vient. Au fond.

« N'importe quoi, bien sûr que ça me manque, tu crois que ça me plaît d'être ici ? Ma vie d'avant était bien plus palpitante que l'ennui perpétuel qu'on se paye maintenant. Il y a rien pour nous sur cette île. Rien pour évoluer, rien pour se réaliser pleinement. »
Sa vie d'avant était bien plus palpitante. Elle reste songeuse. Sceptique. La sienne était loin de l'être. Terne, et accomplie. Parfaite et sans envol. Dont la jolie façade provoque la seule satisfaction de voire une vie qu'on fait semblant d'avoir se refléter dans des regards jaloux et inférieurs.

«Tu sais ce qu'on a en commun Gab. C'est qu'on avait des vies merdiques avant d'arriver ici, sauf qu'on était tellement passionnés par nous même qu'on était même pas foutu s'en rendre compte. Mais la différence entre toi et moi, c'est que toi t'as toujours pas pigé. Tu pourrais passer 10ans ici que t'aurais rien appris, rien compris. Si demain tu te retrouvais les deux pieds sur le continent américain, tu perdrais pas une seconde pour aller chercher le métro que t'as loupé 2ans plus tôt. Reprendre ta petite vie à laquelle tu t'accroche tant. »

Si au moins il le pensait. Evoluer et se réaliser pleinement. Personne n'est dupe, on en aurait même l'occasion, qui s'en donnerait les moyens? Toutes ces grandes ambitions d'accomplissements qui ne restent que des mots alignés pour faire bonne figure. Ca lui donne envie de vomir de savoir qu'après ca, on sera juste foutu de se retourner dans le même plumard jour après jour.Pris au piège par les lois de la gravité. Enfin ca c'est valable pour elle, pour lui, pour ceux de leur race, les branleurs sociétaux. Qui étaient tout juste foutu de faire vivre les commerçants d'aromates locaux.
C'est peut-être ça qui lui fait peur à Violante sans qu'elle n'ose l'admettre. C'est qu'elle a enfin trouvé une lueur sur l'île. Une lueur blonde qui a inversé les lois de sa pesenteur. Et qui lui glisserait sous le nez s'ils n'étaient pas piégés ici. Car d'entre eux, et personne ne l'ignore, Jason fait partie de ceux qui sont attendu par plus haut. Plus grand que cette île. On a tous besoin d'une chose à laquelle s'accrocher. Elle l'en blâme pas Gabriel, au fond elle l'envie. Parce que remise à zéro ou non, au moins lui il tient les plans pour tirer hors d'un gros bordel quelque chose qui en vaille le coup.

« Bon. La bouteille est vide, et tu commences à me casser les pieds. On bouge. »
Evidemment qu'elle lui casse les pieds. Soit parce qu'il n'aime pas la réalité qu'elle lui mets sous le nez, soit parce qu'il est fatigué d'écouter un autre son que celui de sa propre voix. Elle soupire en attrapant une main qui la hisse à la surface du monde. Une main qu'elle ne lache plus, celle d'une trève dans une soirée hors du temps. Demain il reprendrait certainement son attitude détestable, qu'il en soit ainsi. Pour l'heure elle cesse de penser, elle oublie le monde réel, leur prises de tête et quoi que ce soit qui sortait de la bulle dans laquelle ils s'étaient enfermés ce soir. Ils longeaient le lac, sans plus dire un mot. Et c'était ce silence, leur discussion la plus constructive de la soirée.
Ce qu'elle voulait. Maintenant. « Me jeter dans ce lac»



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Message(#) Sujet: Re: Rom po po pom - Gaby

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